Abbaye

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Abbatia, coenobium, monasterium, Abtei.

Communauté de religieux ou de religieuses qui a pour supérieur un abbé ou une abbesse. Bâtiment qui abrite cette communauté.

Sommaire

Les règles monastiques

Qu’elles aient été fondées sous une règle monastique primitive, en particulier irlandaise, qu’elles aient été soumises à la Règle de saint Benoît, d’origine ou de substitution, ou qu’elles aient été régies par la Règle de saint Augustin, les abbayes d’Alsace présentent un certain nombre de caractères communs.

La communauté monastique

L’autorité hiérarchique sur la communauté est exercée par un abbé (abbas, Abt), appelé prélat (Prelat) à l’abbaye des Augustins à Marbach, ou par une abbesse (abbatissa, Äbtissin). Cette instance locale suprême est assistée par un second, appelé prieur (prior, Prior) ou prévôt (praepositus, Probst) chez les moines et les chanoines réguliers et par une prieure (priorissa, Priorin) chez les moniales ou les chanoinesses. La communauté se réunit en convent (conventus, Konvent) pour célébrer les offices liturgiques et en chapitre (capitulum, Kapitel) pour délibérer des affaires communes. Le conseil (consilium, Rat), en partie nommé par le supérieur ou la supérieure, en partie élu par la communauté, forme une instance délibérative intermédiaire entre l’abbé ou l’abbesse d’une part, et la communauté des religieux ou des religieuses d’autre part.

Le plan architectural de l'abbaye

Cette communauté religieuse, formant institutionnellement une « abbaye », vit dans un ensemble architectural, appelé également « abbaye ». Il importe de ne pas confondre le sens institutionnel et juridique de ce terme avec son sens architectural et artistique. Pour autant que les fouilles archéologiques et les documents archivistiques en permettent la reconstitution, les abbayes irlandaises ou iro-mérovingiennes comprenaient un regroupement central des édifices communs (église, salle de chapitre, bibliothèque, réfectoire, cuisine) et une dispersion sur un territoire assez vaste et sans ordre prédéterminé d’un ensemble d’« ermitages » (cella, cellula, Zell, Zelle) où vivaient en groupes plus réduits deux, trois ou plusieurs moines. La réorganisation carolingienne a imposé le plan, dit de Saint-Gall, du lieu de sa conservation et dressé au premier quart du IXe siècle, vers l’an 825. Cette esquisse allait devenir la disposition générale et universelle des abbayes dans l’empire carolingien et par conséquent en Europe occidentale. La disposition des lieux est symbolique et signifie que la vie spirituelle ou « intérieure » se vit à « l’intérieur » dans un espace sacré, séparé du « monde » ou de la société laïque environnante. Le cloître (claustrum, Kreuzgang) en forme le centre. Un préau ou jardin intérieur, carré ou rectangulaire, signifiant le paradis, bordé sur les quatre côtés d’une galerie, ouverte ou fermée, donnant sur l’extérieur à travers des baies soutenues par des colonnettes en général finement ciselées, permet de faire le tour de cet espace intérieur. L’église abbatiale, parfois appelée simplement « l’abbatiale », orientée le chœur vers l’est et la façade vers l’ouest, jouxte le cloître sur toute sa longueur du côté nord ou lui est seulement accolée à l’angle nord-est ou nord-ouest. Les autres lieux claustraux (chapitre ou salle capitulaire, scriptorium, bibliothèque, réfectoire, cuisine) bordent les autres côtés du cloître. Le dortoir se trouve à l’étage. Un escalier, dit escalier de matines, le relie en général directement au transept de l’église ou aux stalles du chœur. Les bâtiments économiques et agricoles se trouvent à l’extérieur de ce complexe central, mais généralement à l’intérieur du mur de clôture qui fait le tour de l’ensemble du côté extérieur. Lors de reconstructions à la suite de dévastations guerrières ou d’incendies accidentels, l’on a parfois basculé tout l’ensemble architectural de l’abbaye du sud au nord de l’église abbatiale.

Abbayes primitives (Frühklöster)

Bien que chaque abbaye – relativement autonome – ait suivi sa propre évolution, son développement s’inscrit dans une histoire générale et globale, assez commune. Au VIIe et durant la première moitié du VIIIe siècle, les abbayes primitives (Frühklöster) se fondent dans l’Alsace mérovingienne. L’aristocratie franque, dont la dynastie des Étichonides fait partie, soutient ces implantations monastiques par sa protection politique et par ses donations. Les monastères reçoivent non seulement des terres ou des forêts dispersées, mais des villae entières. Héritée de l’organisation rurale gallo-romaine, une villa représente à cette époque une vaste entreprise agricole, tombée dans le domaine du fisc public. Les nouveaux maîtres des lieux se les ont annexées, pour les distribuer ensuite – entre autres destinataires – aux nouvelles fondations monastiques, qui les feront évoluer en village médiéval. Après la suppression du duché d’Alsace vers le milieu du VIIIe siècle, les abbayes ducales passent directement sous la tutelle de l’autorité centrale du royaume : de ducales, elles devinrent d’abord royales (Königsklöster), puis plus tard, après l’an 800, impériales (Reichsklöster).

L'essor des abbayes - VIIIe au Xe siècle 

Durant la période carolingienne, du milieu du VIIIe jusqu’à la fin du Xe siècle, les abbayes s’organisent et s’institutionnalisent. La Règle de saint Benoît devient la norme unique pour les monastères et la Règle de saint Augustin la loi générale pour les chapitres de chanoines et de chanoinesses. La distinction fut officiellement faite par les synodes d’Aix-la-Chapelle de 816 et de 817. Elle fut longuement préparée. Dès 728, l’abbé-évêque Pirmin imposa la Règle de saint Benoît à des moines pérégrinants iro-mérovingiens pour sédentariser ces groupes monastiques itinérants sous la direction d’un abbé-évêque et leur assigner une place stable dans l’organisation ecclésiastique de l’empire. Deux abbayes, Murbach en Haute-Alsace, alors au diocèse de Strasbourg, Wissembourg au diocèse de Spire, jouèrent un rôle de premier plan durant la renaissance carolingienne pour le développement des lettres et des arts, l’évolution de la liturgie latine et de sa traduction en langue populaire, la copie et l’enluminure des manuscrits. Les nouvelles fondations sont directement soumises à la Règle de saint Benoît. Les terres domaniales étant devenues plus rares, la dotation initiale de ces monastères de seconde génération se fit plus restreinte.

L'apogée du mouvement monastique

Les XIe et XIIe siècles marquèrent l’apogée du mouvement monastique. L’ordre de Cluny chercha à prendre pied à l’abbaye de Seltz, fondée par l’impératrice Adélaïde sur une terre reçue en douaire de son époux, Otton Ier. Le mouvement clunisien n’y parvint pas, car l’impératrice pouvait faire libre usage de son bien, qui restait d’Empire, mais non le soumettre directement à une puissance étrangère, fût-ce le Saint-Siège, comme elle avait pu le faire à Pavie en Lombardie et à Payerne en Bourgogne transjurane. Mais l’exemption territoriale des abbayes restait l’objectif de la politique monastique du Siège romain, afin de soustraire les abbayes et leurs biens à l’emprise des seigneurs féodaux, à savoir l’aristocratie régionale et même les évêques diocésains en tant que propriétaires territoriaux. C’est ainsi que le pape Léon IX prit directement sous la protection du Saint-Siège les abbayes d’Altorf (1048, 1052), d’Andlau (1049), de Hohenbourg (1050), d’Ottmarsheim (après 1049) et de Sainte-Croix-en-Plaine (1049). De leur côté, les abbayes cisterciennes – nouvellement venues sur l’échiquier monastique d’Alsace – Lucelle en 1123, Neubourg en 1133, Pairis en 1138, se soumirent d’emblée à l’avouerie générale des empereurs de la lignée des Hohenstaufen, pour échapper à l’avouerie locale de seigneurs, beaucoup plus voraces que le pouvoir central, qui se tenait davantage à distance. Les dépendances de Cluny et les abbayes de Cîteaux formaient chacun de son côté un ordre, clunisien d’une part et cistercien d’autre part. Un chapitre général réunissait tous les deux ou trois ans les abbés des monastères de l’ordre. Ce chapitre nommait des visiteurs canoniques pour faire la visite régulière des maisons de l’ordre et veiller à la régularité de l’observance. Dans l’Empire des Ottoniens (912-1002), des Saliens (1024-1125) et des Hohenstaufen (1138-1254), les abbayes, qu’elles fussent réunies en ordres monastiques ou laissées hors confédération, assumaient pleinement leur rôle religieux, évangélisateur, culturel, social, économique et même politique.

La concurrence des villes et des ordres mendiants

Mais parvenues au faîte de leur réussite et de leur gloire, ces abbayes entrèrent dans une lente et progressive phase de décadence (XIIIe – XIVe siècles). La discipline intérieure se relâcha. Les riches abbayes tendirent à devenir des pensionnats pour fils et filles de la noblesse ou de la bourgeoisie. Le centre de gravité de la vie sociale s’était déplacé de la campagne à la ville. Les ordres mendiants (Franciscains et Dominicains) faisaient concurrence aux anciens ordres monastiques. Les municipalités cherchaient à s’émanciper du pouvoir politique et économique, parfois exorbitant, des abbayes et des monastères. Les communautés villageoises leur emboitèrent le pas. Les serfs des monastères ne voulaient plus être « des gens de l’abbaye » (Gotshus Lit), mais « de libres gens » (Erbar Lit). Leur pléban, ou vicaire perpétuel, nommé par l’abbaye et réduit par elle à la portion congrue, rédigea une nouvelle version de l’ancien rôle colonger, qui réglait les rapports entre l’abbaye et le village : les droits de l’abbaye s’y trouvaient réduits et les droits des villageois augmentés d’autant. Si les villes réussirent assez vite à s’affranchir de leur monastère, les communautés villageoises mirent plus de temps. Le duc de Lorraine Antoine, dit le Bon, écrasa la révolte paysanne au printemps de 1525. Mais ce ne fut que partie remise. Léchec cuisant et rentré de 1525 préparait en sourdine, avec une violence accrue, la revanche de 1790 !

Survivre : regroupements et congrégations d'abbayes 

Au XVe et au début du XVIe siècle, malgré les efforts des évêques diocésains et les invectives des prédicateurs, comme Geiler de Kaysersberg, les monastères et les abbayes avaient atteint le creux de la vague. Les réformateurs du XVIe siècle, Martin Bucer et d’autres, jugeaient irréversible la décadence des abbayes et des monastères. Ne pensant plus pouvoir les réformer, ils exigent leur suppression. Dans la débâcle générale, quelques abbayes arrivèrent à survivre : les bénédictins de Basse-Alsace, d’abord affiliés à l’Union de Bursfeld (Basse-Saxe actuelle), font preuve de peu d’empressement pour un rattachement à un centre aussi lointain. Aussi l’évêque de Strasbourg réunit-il les trois abbayes cis-rhénanes d’Altorf, d’Ebersmunster et de Marmoutier, ainsi que les quatre abbayes trans-rhénanes d’Ettenheimmunster, Gengenbach, Schuttern, Schwarzach dans l’Ortenau – faisant alors partie du diocèse de Strasbourg – en une même congrégation bénédictine de Strasbourg (1624). En Haute-Alsace, l’abbaye de Murbach, dans le diocèse de Bâle, refusa d’entrer dans la congrégation suisse. Aussi fut-elle sécularisée en un chapitre noble équestre (1764). L’abbaye de Munster au Val Saint-Grégoire, par contre, réussit par un coup de chance à s’affilier à la congrégation de Saint-Vanne-et-de-Saint-Hydulphe (1659) et entra ainsi dans la mouvance érudite et savante, qui caractérisait cette confédération lorraine. Les abbayes cisterciennes de leur côté (Lucelle, Neubourg, Pairis et Koenigsbruck) s’agrégèrent à la congrégation cistercienne de Haute-Allemagne (1618) et trouvèrent en elle – et non directement à Cîteaux même – la source de leur régénération.

Les abbayes d'Alsace sous la monarchie française 

Sous l’Ancien Régime (1648-1789), le roi de France et l’Intendance d’Alsace respectèrent le principe de l’élection libre des abbés et des abbesses telle qu’elle existait sous les autorités politiques antérieures. Mais par un habile système de contrôle et des règles apparemment non-coercitives (exclusion des étrangers, trois noms de candidats éventuels à présenter, la présence de commissaires royaux aux élections) le roi et ses intendants parvinrent à éliminer les prétendants qui ne jouissaient pas des faveurs royales et à faire élire des sujets régnicoles agréables au roi. Durant cette période, l’esprit français se développa dans les abbayes. Si la langue française n’y était pas encore courante, elle y était du moins comprise. Les communautés abbatiales entrèrent dans le mouvement de renouveau catholique, promu par le Concile de Trente et appliqué en Alsace avec quelque retard en raison de la guerre de Trente Ans. Mais le contact avec l’Allemagne méridionale n’était pas rompu pour autant. Les abbayes bénédictines de Basse-Alsace et les abbayes cisterciennes de toute l’Alsace sont entraînées dans le mouvement baroque, comme toute la région de l’ancienne Alémanie. Les bénédictins de Basse-Alsace, fortement influencés par la spiritualité des Jésuites, adoptèrent les méthodes pastorales de la Contre-Réforme, avec des églises entièrement baroques comme à Ebersmunter ou « baroquisées » comme à Altorf et à Marmoutier. Les Cisterciens suivirent le même mouvement artistique, mais ils firent preuve de plus d’autonomie dans leur spiritualité et leur théologie. Les bénédictins de Munster au Val Saint-Grégoire firent exception. Ils se rattachèrent au mouvement lorrain, à son érudition et à ses académies, pour entretenir un lien culturel avec les milieux intellectuels de la région.

Le choc de la Révolution 

À la veille de la Révolution, les abbayes alsaciennes qui avaient passé le cap de l’épreuve du XVIe siècle avaient recouvré leur vigueur. Le recrutement avait repris et la pyramide des âges permettait d’entrevoir l’avenir avec sérénité. L’observance avait retrouvé sa discipline, la liturgie, sa dignité, les études leur sérieux, l’économie son équilibre. Alors pourquoi ce coup de grâce en 1790 de la liquidation totale du patrimoine, déclaré bien national, et la dispersion des religieux et religieuses, qui n’ont plus jamais retrouvé, ni même recherché, la vie commune ? Différentes explications ont été avancées. Dans l’ensemble, les abbayes avaient bénéficié autrefois de donations – faites pour assurer leur rôle religieux, culturel, éducatif et caritatif – et constitué un patrimoine domanial, devenu disproportionné par rapport au rôle social réduit qu’elles étaient encore appelées à jouer. Les milieux ruraux, qui avaient le sentiment d’avoir été exploités par les abbayes, auraient été heureux de leur suppression et ne désiraient plus leur rétablissement. Les milieux intellectuels, marqués par l’esprit des Lumières nourrissaient une hostilité grandissante et voulaient la suppression des abbayes. L’idéologie révolutionnaire comportait en elle-même une forte dose d’a priori antireligieux, anticléricaux et antimonastiques. Les milieux d’affaires étaient trop heureux de s’enrichir par l’acquisition des biens monastiques, déclarés « biens nationaux ». Toutes ces raisons ont certainement joué. Aucune n’explique le coup d’arrêt radical et fatal. Alors, ne faut-il pas chercher l’explication dans une raison plus lointaine et plus profonde ? Fondées au haut Moyen Âge sous le régime féodal naissant, les abbayes d’Alsace, comme d’ailleurs, ont évolué avec ce régime, et elles ont disparu avec lui. L’histoire des abbayes, en Alsace comme ailleurs, mérite d’être revisitée et revue à la lumière de nos connaissances historiques actuelles.

Abbayes alsaciennes « primitives » (Frühklöster)

Abbayes antérieures à la différenciation entre le statut monacal et le statut canonial, décidée par les synodes d’Aix-la-Chapelle en 816 et 817, appliquée progressivement au cours du IXe siècle.

Masculines

1) Vers 650 : Wissembourg. De fondation irlandaise ou iro-mérovingienne (631 ? 650-660 ? avant 661). Fondateurs laïcs : l’aristocratie d’Austrasie. Voir infra n° 11.

2) Vers 656 : Marmoutier. De fondation irlandaise ou iro-mérovingienne (vers 656-662). La date de 590, souvent proposée, ne correspond à aucun mouvement monastique ayant pu toucher l’Alsace. Voir n° 12.

3) Vers 660 : Munster au Val Saint-Grégoire. De fondation irlandaise ?, iro-mérovingienne ?, anglo-saxonne ? (633 ? 660 ? avant 675). Voir n° 14.

4) Vers 675 : Ebersmunster. De fondation irlandaise ou iro-mérovingienne (671-672 ? vers 675). Fondateur laïc : Étichon, duc d’Alsace, et son épouse Béreswinde. Voir n° 13.

5) Vers 720 : Honau. De fondation irlandaise (vers 720). Les cinq premiers abbés étaient également évêques (vers 722 – vers 772). Fondateurs et donateurs laïcs : le duc d’Alsace Adalbert et la famille des Étichonides. Puis, le monastère passe sous la direction d’un prieur. A une date indéterminée, il devient un chapitre de chanoines, transféré en 1290 à Rhinau, puis, en 1398, à Saint-Pierre-le-Vieux à Strasbourg.

6) Avant 749 : Surbourg. De fondation inconnue (VIIe-début VIIIe s. ?, avant 749). Un abbé dirige le monastère vers 824. Statut canonial avant la fin du XIIe siècle.

Féminines

7) Vers 720 : Hohenbourg (Mont Sainte-Odile). (Vers 720). Fondée par sainte Odile, sous l’observance irlandaise ou iro-mérovingienne. Fondateur laïc : Étichon, duc d’Alsace. Voir n° 36.

8) Vers 720 : Niedermunster (Vers 720). Fondée au temps de sainte Odile. Fondateurs et donateurs laïcs : les Étichonides. Voir n° 37.

9) Vers 720: Saint-Étienne à Strasbourg(Vers 720). Même observance qu’à Hohenbourg. Fondateur laïc: Adalbert, duc d’Alsace. Voir n° 38.

10) 778 : Eschau. Abbaye épiscopale, fondée par l’évêque Rémi de Strasbourg (778).

« Abbayes Bénédictines » sous la règle de saint Benoît, par adoption ultérieure de cette Règle de saint Benoît (dès 737 ?)

Masculines

11) A partir de 816 : Wissembourg. Saint Pirmin a-t-il effectivement introduit la Règle de saint Benoît ? A partir de 737, le partage des biens se fait selon cette règle. A partir de 816, les usages bénédictins sont progressivement adoptés.

12) A partir de 724 : Marmoutier. La Règle de saint Benoît semble avoir été adoptée dès 724 par l’abbé Maur sous l’influence de saint Pirmin. L’observance bénédictine fut confirmée par Benoît d’Aniane, abbé en 814/815.

13) A partir de 814 : Ebersmunster. Influence de saint Pirmin au milieu du VIIIe siècle. Adoption progressive de la Règle de saint Benoît au cours du IXe siècle, peut-être dès 814/824.

14) A partir de 826 : Munster au Val Saint-Grégoire. La Règle de saint Benoît fut introduite progressivement au cours du IXe s., d’abord pour la libre élection de l’abbé (826).

Féminines

15) Fin XIIe – milieu XIVe siècle. : Eschau. Abbaye bénédictine de la fin du XIIe au milieu du XIVe s.

Abbayes bénédictines de fondation ou d’origine

Masculines

16) Vers 728 : Murbach. Vers 728, l’abbé-évêque Pirmin réunit des moines itinérants et leur impose la stabilité sous la Règle de saint Benoît. Fondateurs laïcs : le comte Eberhard de la famille des Étichonides, et sa femme Hemeltrude.

17) Vers 741 : Neuwiller. Fondateur temporel et spirituel : l’évêque Sigebaud de Metz (748-761) avec l’aide de saint Pirmin ou d’un de ses disciples.

18) Vers 974 : Altorf. Fondateur laïc : le comte Eberhard III, de la famille des Eberhardiens, ancêtres des comtes d’Eguisheim.

19) Vers 987/991 : Seltz. Abbaye de bénédictins, fondée sous influence de Cluny. Fondatrice et donatrice laïque : l’impératrice Adélaïde. Observances germaniques et franques, issues de Saint-Maximin de Trèves. Officiellement intégrée à l’ordre de Cluny en 1418, avant sa transformation en chapitre séculier en 1480/1481.

20) 1er quart du XIe s. : Honcourt. Fondateur laïc : Werner, sire de Hurningen-Ortenberg.

21) Vers 1117 : Walbourg. Ermites en 1074. Règle de saint Benoît, sous l’observance de Hirsau (1117). Fondateurs laïcs : Thierry Ier et Thierry II, comtes de Montbéliard. Frédéric II, duc de Hohenstaufen.

22) Vers 1254/1260 : Valdieu. Fondatrice et donatrice laïque : Agnès de Commercy, veuve de Frédéric de Toul. Observance de la Chaise-Dieu (Haute-Loire).

Féminines

23) Avant 870 : Herbitzheim. Fondateur laïc : un comte de Metz ?

24) Vers 950 : Graufthal. Fondateur laïc : un comte de Metz ?

25) Entre 1006 et 1035 : Ottmarsheim. Fondateur laïc : les comtes d’Altenberg, ancêtres des Habsbourg.

26) Vers 1105 : Biblisheim. Fondateurs laïcs : Thierry Ier et Thierry II, comtes de Montbéliard.

27) 1126 : Saint-Jean-Saverne. Observance de Sankt Georgen. Fondateur laïc : Pierre, comte de Lutzelbourg.

Abbayes de cisterciens - Règle de saint Benoît, selon l’observance de Cîteaux

Masculines

28) 1123/1124 : Lucelle. Fille de Bellevaux, de la lignée de Morimont. Fondateurs laïcs : Amédée, Richard et Hugues de Montfaucon, près de Besançon.

29) Vers 1133 : Neubourg. Fille de Lucelle. Fondateurs laïcs : Reinhold de Lutzelbourg. Frédéric II, duc de Souabe.

30) Vers 1138: Pairis. Fille de Lucelle. Fondateur laïc: Ulrich, comte d’Eguisheim; 1125: fondation.

31) 1148/1153 : Baumgarten (affiliée à Cîteaux). Monastère épiscopal fondé en 1125 par l’évêque de Strasbourg Cunon. Affilié à l’ordre de Cîteaux entre 1148 et 1153. Fille de Beaupré, de la lignée de Morimont.

32) 1825 : Oelenberg : Trappistes établis en 1825.

Bâtiments reconstruits de 1901 à 1905 selon une disposition reprenant la forme traditionnelle des abbayes cisterciennes : avec la clôture à gauche, l’hôtellerie à droite de l’église et les bâtiments économiques à l’extrême droite. L’abbaye sera bombardée en juin 1914. (Coll. particulière)

Féminines

33) 1147 : Koenigsbruck. Vers 1147, Frédéric II le Borgne, duc de Souabe et d’Alsace, fonde un monastère de moniales. En raison des réticences de l’ordre cistercien à accepter des monastères de moniales, l’affiliation officielle à Cîteaux a lieu seulement entre 1224 et 1235. Fille de Maulbronn, puis de Neubourg.

34) 1825/1895 : Oelenberg. Trappistines établies à Oelenberg en 1825, transférées à Ergersheim en 1895 (Notre-Dame d’Altbronn), puis à Baumgarten (2009).

Abbayes canoniales

de chanoines réguliers par adoption ultérieure de la Règle de saint Augustin

35) Vers 1220 : Marbach. Abbaye vers 1220 jusqu’à 1463.

de chanoinesses régulières par adoption ultérieure de la Règle de saint Augustin

36) Fin VIIIe – IXe s. : Hohenbourg (Mont Sainte-Odile). Statut canonial introduit progressivement entre la fin du VIIIe et le début du IXe s. Voir supra n° 7.

37) Fin VIIIe – IXe s. : Niedermunster. Évolution semblable à celle de Hohenbourg. Voir supra n° 8.

38) Fin VIIIe – IXe s. : Saint-Étienne à Strasbourg. Les références à la Règle de saint Augustin apparaissent dans les textes à partir du milieu du XIIIe s. Voir supra n° 9.

39) Vers 850 : Sainte-Cécile à Erstein. Fondée vers 850 par l’impératrice sainte Irmingarde sur une terre d’empire. L’observance conventuelle est restée flottante entre la Règle de saint Benoît et la Règle de saint Augustin.

40) Fin XVe – début XVIe s. : Eschau. Statut canonial de fait dès la fin du XVe s., reconnu officiellement par le règlement épiscopal de 1521.

Abbayes canoniales de fondation ou d’origine

41) Vers 880 : Andlau. Abbaye fondée vers 880 par l’impératrice sainte Richarde.

Bibliographie sélective

Les ouvrages anciens, toujours utiles à consulter, n’intègrent pas les acquis des recherches régionales plus récentes sur des abbayes alsaciennes particulières, ni les conclusions des recherches européennes sur l’évolution du monachisme continental, en particulier dans l’espace rhénan. Il convient donc de les utiliser avec prudence.

Répertoires généraux, classés par ordre alphabétique de parution

Gallia christiana, t. 5, Paris 1781, c. 713-774 (diocèse de Spire : abbaye de Wissembourg) ; c. 831-c. 890 (ancien diocèse de Strasbourg, abbayes de Basse-Alsace et de l’Ortenau) ; t. 15, Paris 1860, c. 523-600 (diocèse de Bâle, abbayes de Haute-Alsace).

GRANDIDIER (Philippe André), Œuvres historiques inédites, Éd J. Liblin, t. 1, Colmar, 1865 (Monastères du diocèse de Strasbourg aux IXe, Xe et XIe siècles).

GLÖCKLER (Ludwig Gabriel), Geschichte des Bisthumbs Strassburg, t. 2, Eine geschichtliche Skizze der Klöster, Strasbourg, 1880.

Die ehemaligen Benedictiner-Klöster im Elsass », Studien und Mitteilungen zur Geschichte des Benediktinerordens und seiner Zweige, Bd. 1, Heft 2, 1880, 159-162. (Liste communiquée par Léon Dacheux).

GRANDIDIER (Philippe André), Nouvelles œuvres inédites, Éd. A.M.P. Ingold, t. 3, Colmar 1899 (anciens chapitres réguliers, puis sécularisés ; abbayes et monastères bénédictins, clunisiens et cisterciens) ; t. 4, Colmar, 1899 (chapitres de chanoines réguliers, en particulier abbaye de Marbach).

Germania pontifïcia, Ed. Albert Brackmann, Berlin, t. II, 2, 1927 (ancien évêché de Bâle), t. III, 3, 1935 (évêché de Strasbourg).

STINTZI (Paul), Elsässische Klöster. Ein Heimatbuch, Colmar, 1933.

BARTH (Médard), Handbuch der elsässischen Kirchen im Mittelalter, Strasbourg, 1960-1963, Bruxelles, 1980.

BORNERT (René), « Un projet : l’histoire des monastères d’Alsace », AEA 41, (3e série 2), 1982, 329-353.

BORNERT (René), Les monastères d’Alsace, Strasbourg, Éditions du Signe, 6 tomes en 7 volumes, 2009-2010. (Bibliographie critique exhaustive).

Études générales classées par périodes

BURG (André Marcel), « Die Benediktiner im Elsass. Ein historischer Querschnitt », Studien und Mitteilungen zur Geschichte des Benediktinerordens, 77, 1966, 161-171.

BURG (André Marcel), « Les débuts du monachisme en Alsace. Hypothèses et vraisemblances », AEA, 23 (2e série 7), 1956, 23-36.

BURG (André Marcel), Le duché d’Alsace au temps de sainte Odile, Woerth, 1959, (Société d’histoire de l’Église d’Alsace. Études générales, 2), Paris, 1987.

BÜTTNER (Heinrich), Geschichte des Elsass, I. Politische Geschichte des Landes von der Landnahmezeit bis zum Tode Ottos III, Berlin, 1939.

BÜTTNER (Heinrich), Geschichte des Elsass. I. Politische Geschichte des Landes von der Landnahmezeit bis zum Tode Ottos III und ausgewählte Beiträge zur Geschichte des Elsass im Früh‑ und Hochmittelalter, hg. v. Traute Endemann, Sigmaringen, 1991.

BORNERT (René), « Les origines du monachisme en Alsace : certitudes acquises, conclusions provisoires, nouvelles hypothèses », RA, 134, 2008, 9-77.

NUSS (Philippe), Les Habsbourg en Alsace des origines à 1273. Recherches pour une histoire de l’Alsatia Habsburgica, Société d’histoire du Sundgau, 2002.

NUSS (Philippe), Les regestes des comtes de Habsbourg en Alsace avant 1273, Société d’histoire du Sundgau, 2005.

RAPP (Francis), Réformes et Réformation à Strasbourg. Église et société dans le diocèse de Strasbourg (1450-1525), Paris, 1974.

RAPP (Francis), « Les abbayes, hospices de la noblesse : l’influence de l’aristocratie sur les couvents bénédictins de l’Empire à la fin du Moyen Âge », La noblesse au Moyen Âge, Mélanges Boutruche, 1976, 315-338.

SCHMIDLIN (Joseph), « Religiös-sittliche Verfassung und Reformbestrebungen in den alten Orden des Elsass am Vorabend des dreißigjährigen Krieges », AEA, 17 (2e série 1), 1946, 163-215.

VOLK (Paulus), Das Werden der Strassburger Benediktiner-Kongregation. Rixheim, 1937. Réunit des articles parus dans AEKG, 8, 1933 ; 9, 1934 ; 10, 1935 ; 11, 1936 ; 12, 1937.

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Abbaye de cisterciennes

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Abbaye des chanoines de Marbach

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Abbaye de chanoinesses du Mont Sainte-Odile

FISCHER (Marie-Thérèse), Treize siècles d’histoire au Mont Sainte-Odile, 2e éd. Strasbourg, 2006.

Notices connexes

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