Prince (Saint Empire), Prince-évêque, prince abbé, princesse abbesse

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Fürst, Fürstbischoff, Fürstabt, Fürstäbtissin, Fürstprobst

Souverains régnant sur une principauté territoriale.

Personnes à qui un souverain en a conféré le titre.

Personnes accédant à une dignité ecclésiastique comportant ce titre.

Le mot est issu du latin princeps qui désigne à Rome celui qui détient le pouvoir suprême (auctoritas et potestas). Il a été repris par les royaumes barbares et a évolué dans les royaumes chrétiens d’Occident au gré des développéments de leurs institutions.

Dans le Saint Empire et son aire de domination (ou d’influence), le titre princier (Fürst) est employé, par les historiens actuels, au sens générique pour désigner le détenteur de la souveraineté (Landeshoheit).

Les pouvoirs...

À partir du XIIIe siècle, les juristes comme le Saxon Eike von Repgow (Sachsenspiegel, v. 1225) considèrent que l’Empire s’organise suivant un ordre protocolaire, le Heerschild dont le degré suprême s’incarne dans la personne du souverain, une deuxième strate étant formée par les princes ecclésiastiques, une troisième, par les princes laïcs, la quatrième, par les comtes et les barons du Herrenstand, les trois dernières étant réservées aux hommes libres et aux dépendants. Dans ce système, les « princes » d’Église sont plus d’une centaine, les séculiers, une trentaine.

Ces distinctions sont formalisées dans une série successive de textes, dont la Bulle d’Or (v. Députation à la Diète, Droit de l’Alsace, Empire, Immédiateté). À partir de la fin du XVe siècle, l’organisation des pouvoirs publics se fixe et les titres princiers sont consacrés par les bancs et sièges occupés au Reichstag : le premier banc est celui des princes : les 7 princes électeurs, détenteurs des grandes principautés territoriales exerçant une Landeshoheit quasi souveraine (v. Ius supremi dominii, Immédiateté), les princes « laïcs » (Weltlicher Fürsten) gouvernant des principautés moins importantes et les princes ecclésiatisques (geistliche Fürsten) devenus princes par leur accès au siège ecclésiastique qui comporte ce titre : ein gewordener Fürst, kein geborener Fürst. Parmi eux, les princes des archevéchés et évêchés rhénans : Cologne, Worms, Spire, Strasbourg, Bâle, Besançon, Constance, tous princes-évêques, Fürstbischöffe, à qui il faut ajouter le prévôt-prince de l’abbaye (sécularisée) de Wissembourg, gefürstete Probstei.

Les princes votent par tête (virilstimme) alors que les autres membres du Reichstag (dont les villes) votent par collège (curialstimmen). Il est, cependant, assez rare que les titulaires prennent part aux séances, à l’exception, notable, de l’évêque de Strasbourg Guillaume de Honstein, présent à l’ouverture de la diète de Worms (1521). Ils sont généralement représentés par leurs plénipotentiaires, comme les chanceliers épiscopaux Ittelhans Rechburger puis Christophe Welsinger, sous le règne de Charles Quint. Le dernier cité représente également à la diète d’Augsbourg, en 1555, le prince-évêque de Bâle, l’abbé de Murbach et le prieur d’Allemagne de l’Ordre de Saint-Jean. À partir de 1594, les réunions du Reichstag se tiennent exclusivement à Ratisbonne, dans des modalités comparables : elles deviennent permanentes à partir de 1663 (immerwährender Reichstag). En 1653, les deux prélats alsaciens y étaient respectivement représentés par Johann von Geffen et Guillaume Nicolas de Reinach.

Les évêques de Strasbourg et de Bâle font partie du banc ecclésiastique des princes d’Empire (Reichsfürsten) en 1792, de même que le bailliage Alsace-Bourgogne de l’ordre de Malte, qui porte toujours son ancienne appellation.

... et les honneurs

Les listes de matricules établies lors des diètes peuvent être considérées comme le « catalogue » de l’immédiateté (v. Immédiateté). Le statut princier, resté assez flou, se mesure à des titres comme celui de Son Altesse (Ihre Hoheit), Sa Grâce (Ihre Gnade), son Excellence, et leurs attributs, comme sérénissime (durchleuchtig), etc. Cela peut se traduire par des signes, comme les couronnes surmontant les blasons, ou des sceaux de couleur rouge (en principe réservés à l’aristocratie du Herrenstand). L’existence d’une cour, centrée sur une ou plusieurs résidences, va de pair avec des institutions honorifiques illustrées par des grands officiers et une rhétorique du pouvoir. Celle-ci culmine lors des cérémonies d’intronisation d’un nouveau prince. L’avènement de l’évêque Guillaume de Honstein est la manifestation la plus spectaculaire du genre : le 4 octobre 1507, à son entrée à Strasbourg, le nouveau prélat est accompagné de 650 cavaliers. Il avait reçu l’investiture de l’empereur Maximilien, à Haguenau, le 16 mars 1507.

À la Renaissance, la théorie du Quaternions met en scène le pouvoir impérial autour de ses figures les plus prestigieuses, regroupées par « familles » de quatre : ainsi, les abbayes de Murbach et de Wissembourg et leurs homologues de Fulda et de Kempten passent pour les quatre abbayes dont les abbés sont considérés comme des princes d’Empire.

Princes, territoires et sujets

De ce fait, un grand seigneur territorial qui dispose de privilèges accordés par l’Empereur peut être considéré comme un prince (Landesfürst), même si son titre d’usage est différent : l’archiduc d’Autriche ou le duc de Lorraine sont princes, tout comme d’autres membres immédiats susceptibles de prendre part à la diète. Aux yeux des bourgeois de la Ville et du Val de Munster, qui relèvent directement de l’Empire, Charles Quint est lui-même Landesfürst à l’échelle qui est la leur, comme l’indique une expertise de 1521.

La limite inférieure de cette dénomination est incertaine : les sires de Lichtenberg, les Fleckenstein ou les Ribeaupierre dirigent un agrégat de terres qu’il est difficile de désigner sous l’étiquette de « principauté », mais leurs successeurs sont connus, au XVIIIe siècle, comme « princes possessionnés ». Certaines entités territoriales peuvent être distinguées par l’adjectif « princier » : le Tyrol, aux mains d’une branche cadette des Habsbourg, est tenu pour une gefürstete Grafschaft, de même que le comté de Salm, reconnu comme principauté en 1751. Des seigneurs ecclésiastiques disposant de l’immédiateté ont également droit à ce titre, à l’instar de l’ancienne abbaye de Wissembourg, désignée comme gefürstete Probstei.

Princes et principautés

Le pouvoir princier résulte de la juxtaposition d’une histoire longue et des circonstances politiques, en fonction de la puissance de son détenteur. Il se fonde sur une délégation de l’autorité impériale : ces prérogatives, appelées Regalia (droits régaliens), sont concédées et validées par l’Empereur, seul habilité à en donner l’investiture, à la manière d’un fief. La notion apparaît à la fin du règne de Frédéric Barberousse, dans les années 1180. Son corollaire se trouve, ultérieurement, dans l’existence d’un État « princier », d’un gouvernement central, même embryonnaire, et de ses relais auprès des habitants, désormais perçus comme des sujets (Untertanen).

Les institutions afférentes exigent une permanence, une « régence » (Regierung), comme celle de Saverne, dirigée par un chancelier (Kanzler) et par des conseillers spécialisés, avec des bureaux, des archives, un trésor, etc. Cet échelon supérieur administre les affaires courantes, à l’intérieur comme à l’extérieur, et rend la justice conformément aux privilèges de non evocando ou non appellando reçus de l’Empereur. Il dispose d’un pouvoir réglementaire, par délégation de ce dernier : c’est une autonomie.

Le droit de battre monnaie est intrinsèquement lié à la qualité de prince.

En matière religieuse, celui-ci a la capacité d’imposer son choix à ceux qui relèvent de son autorité, en vertu de la paix d’Augsbourg de 1555, et, peu avant, de la transaction de Passau (1552) reconnaissant la liberté de culte des princes protestants. Elaborée ultérieurement, par des jurisconsultes, la formulation Cujus regio ejus religio (« à chaque « région » sa religion ») peut apparaître comme la clé de voûte du système.

En Alsace même, la notion de prince laïc (weltlicher Reichsfürst) ne s’applique vraiment qu’à la Maison d’Autriche, dont les Vorlande, connectés au Tyrol, constituent un apanage entre 1411 et 1490 puis de 1565 à 1648, ou à la dynastie lorraine, pour ses possessions du versant oriental des Vosges et, incidemment, au comte palatin. Le banc ecclésiastique de la Diète d’Empire comprend plusieurs prélats ou maisons religieuses, mais seuls trois d’entre eux, les évêques de Strasbourg et de Bâle et l’abbé de Murbach, peuvent être pris en considération.

Le prince-évêque de Strasbourg

Bien avant la Confoederatio cum principibus ecclesiasticis (1220) et le Statutum in favorem principum (1231) par lesquels l’empereur Frédéric II garantit les privilèges et, partant, le statut d’autonomie des grands seigneurs territoriaux de l’Empire, le chef spirituel du diocèse est considéré comme un pilier du système politique en vigueur dans le royaume d’Allemagne. La formule « dilectus princeps » présente dans les actes impériaux rend compte du rang prépondérant de l’évêque depuis les diplômes d’Otton II conférant à ce dernier la juridiction de la ville en 982, puis le droit de battre monnaie. L’extension de sa seigneurie territoriale et l’acquisition de la fonction landgraviale (1359) contribuent encore davantage à cette reconnaissance, malgré l’émancipation de la cité épiscopale en 1262.

La proximité du souverain et de l’évêque de Strasbourg explique le rôle temporel attribué à celui-ci.

À partir du début du XVIe siècle, la capitale administrative de la principauté se fixe à Saverne, siège de la Régence épiscopale aux fonctions judiciaires (Kanzlei ou Hofgericht) et administratives (Regierung) jusqu’à sa réunion à la France en 1680, « soumission volontaire » (suivant les lettres patentes de Louis XVI, en août 1780) à la suite de laquelle les possessions de la rive droite du Rhin, demeurées sous la souveraineté de l’Empire, sont dotées de leurs propres institutions siégeant à Oberkirch.

Les regalia renouvelés depuis 1356 étant caducs après 1680, à l’échelle de l’Alsace (mais non sur la rive droite), le prélat n’en conserve pas moins son titre français de Prince-évêque et, dans l’Empire, celui de Fürstbischof. Entre 1648 et l’annexion définitive de 1680, le territoire était resté, théoriquement, dans son statut d’immédiateté, conformément à l’article 92 du traité de Munster.

Les relations entre les princes alsaciens et les instances supérieures de l’Empire demeurent très mal connues. Elles mériteraient des études approfondies, aussi bien avant 1648 qu’après le rattachement au Royaume de France. Les actes du Reichstag et de la chancellerie impériale sont, sur ce point, toujours en friche.

V. Prince-Évêque de Strasbourg de 1648 à 1803.

Le prince-évêque de Bâle

Voisin de l’Alsace, exerçant son autorité spirituelle sur la plus grande partie de la Haute Alsace, l’évêque de Bâle est prince d’Empire, et, par ailleurs, suzerain du Comté de Ferrette (et, ipso facto, des Habsbourg puis du roi de France après 1648, quoique les Bourbons se soient dispensés de lui faire hommage, en vertu du principe selon lequel le monarque « ne tient de personne »). Son territoire, qui s’étend surtout dans le Jura, est appelé « évêché » bien qu’il ne relève que partiellement de son diocèse depuis qu’il a perdu ses prérogatives sur la ville épiscopale (v. Bâle, Évêché de Bâle).

Ses origines remontent à la donation de l’abbaye de Moutier-Grandval par le roi de Bourgogne Rodolphe III en 999 puis aux libéralités des empereurs saliens. L’apogée de la puissance épiscopale se situe au XIIIe siècle, en tirant parti de la situation de carrefour des territoires concernés. Elle survit à son déclin, entre 1324 et 1422, pour se stabiliser ultérieurement autour de Porrentruy, sa capitale, en jouant un jeu de bascule entre l’Empire et les Confédérés suisses. Restée majoritairement catholique, après le choc de la Réforme et la guerre de Trente Ans, la principauté est un État à part entière, souvent aux mains d’évêques issus de familles nobles alsaciennes tout en étant une sorte de protectorat du Royaume de France. Ce dernier intervient pour rétablir l’ordre face à la contestation du pouvoir princier, en 1740. La contamination révolutionnaire aboutit à la proclamation de l’éphémère République rauracienne, le 27 décembre 1792, puis à l’annexion de celle-ci, d’abord en tant que Département du Mont Terrible, entre 1793 et 1800, puis à son intégration dans le Haut-Rhin, sous la forme des arrondissements de Delémont et de Porrentruy.

Abbé de Murbach

D’après la théorie des Quaternions (inspirée par Pierre d’Andlau, probablement en hommage à l’abbé Barthélemy d’Andlau, 1447-1476), une des quatre Reichsabteien (« unum ex quatuor Romani Imperii cenobiis, quorum abbates pro principibus habentur »). L’abbé est régulièrement qualifié de Fürst à partir du début du XVIe siècle (1505). Le mot Fürstentum est utilisé au milieu de celui-ci : en 1542, Erasme Boecklin est vogt de Guebwiller et oberamptmann der fürstlichen stifft Murbach (v. Murbach).

Accueillant exclusivement des religieux issus de la noblesse locale, au nombre d’une dizaine, l’abbaye n’a pas de cour permanente. L’organisation curiale est réduite. En 1338, l’abbé Conrad Wernher Murnhardt nomme son frère « bruder und phleger ». Le temporel abbatial est géré par le Schaffner de Guebwiller (vers 1400), puis, au XVIe siècle, par l’Obervogt. Le titre de chancelier apparaît en 1533, mais la chancellerie n’existe effectivement qu’au milieu du XVIe siècle. Le prince-abbé exerce la totalité des droits de justice. Il bénéficie de l’immédiateté (Reichsunmittelbarkeit) mais siège au Landtag (v. Landtag, États de l’Alsace) de l’Autriche antérieure (Vorderösterreich) au titre de la noblesse (Ritterschaft und Adel). En cas de vacance du siège abbatial (exemple : 1353-1354), les vassaux assurent l’intérim du temporel.

L’union personnelle des abbatiats de Murbach et de Lure (1556) valide l’immédiateté de ce monastère du sud des Vosges et l’agrège au peloton des Fürstabteien, bien qu’on ne connaisse pas d’occurrence du titre « prince-abbé » exclusivement pour Lure.

Le droit de monnayage est accordé par un diplôme impérial le 7 mars 1544 : l’atelier étant établi à Guebwiller où il fonctionne jusqu’en 1666. L’abbaye exploite des mines d’argent dans les Vosges. L’abbé conserve son titre de prince après la réunion de son territoire au royaume de France (1680), et la sécularisation des chapitres, au milieu du XVIIIe siècle (v. Mense abbatiale, puis collégiale de Murbach). En 1790, le prévôt Célestin de Beroldingen s’adresse à la diète de Ratisbonne pour contester la sécularisation des biens du clergé, en dénonçant l’annexion de 1680 et réclame, vainement, la reconnaissance de l’ancienne principauté abbatiale.

Autres entités susceptibles d’être assimilées à des « principautés »

Wissembourg

D’après S. Münster, dans la rééditon de la Cosmographia latine en 1559, Wissembourg est « unum ex quatuor Romani Imperii cenobiis, quorum abbates pro principibus habentur » avec Murbach, Fulda et Kempten, une désignation absente des éditions précédentes et des versions antérieures de la théorie des Quaternions, mais reprise par Bernhard Hertzog, dans le Chronicon Alsatiae (1592), qui le considère comme « l’un des plus anciens et des plus puissants monastères d’Allemagne ».

Wissembourg bénéficie de privilèges des Saliens – l’abbé Stephan († 1111) est un conseiller de Henri V – et des Staufen. Il est cité parmi les principes dans un acte de Conrad III (1150). L’avouerie relève du roi qui désigne un avoué général (Grossvogt). Ces fonctions sont exercées par Frédéric le Borgne, puis Barberousse, puis des vassaux.

Quoique placée sous le contrôle de l’électeur palatin, l’abbaye demeure toujours immédiate et apparaît sur la Reichsmatrikel. Au Reichstag de Francfort, 1486, elle occupe la quatrième position après Fulda, Hersfeld et Ellwangen et doit fournir 5 cavaliers. En 1524, elle est sécularisée sous la forme d’une collégiale de douze chanoines et reste un chapitre princier (gefürstete Probstei) dirigé par un prévôt coiffé de la mitre et pourvu de la crosse jusqu’à la Révolution française, l’évêque de Spire assurant ces fonctions à partir de 1564 (v. Mundat de Wissembourg).

Munster

Si elle n’était pas tombée sous la tutelle des Hohenstaufen à la fin du XIIe siècle, l’abbaye bénédictine de Munster aurait pu prétendre au statut d’abbaye d’Empire et son chef, à celui de Fürstabt.

Des tentatives ont été faites dans ce sens au XVe et au XVIe siècle. En 1663, deux religieux de l’abbaye prennent part à la procession inaugurale du Reichstag de Ratisbonne (« zwey Benedictiner Münch als Abgeornete von der Abtey Münster im S. Gregorien Thal », Eitel Freiderich von Herden, Grundfeste des Heil. Römischen Reichs Teutscher Nation, Francfort/Main, 1663) (v. Munster, seigneurie abbatiale).

Andlau

Fondée en 880 par Richarde, femme de l’empereur Charles le Gros, l’abbaye d’Andlau doit à ses origines prestigieuses sa réputation de Gefürstete Abtey évoquée, entre autres, par l’historien J.‐Chr. Lünig au début du XVIIIe siècle. Le titre de princesse (Fürstin) se substitue à celui de Domina et apparaît dans le Salbuch de 1348 ; il est utilisé officiellement sous l’abbatiat de Cunégonde de Reinach (1494-1537) et confirmé par Louis XIV en 1686. La participation au Reichstag est attestée entre 1582 et 1598.

La cour est signalée dans le Salbuch de 1348. Elle est présidée par un Hofmeister (Henin de Ratsamhausen en 1348), fonction honorifique maintenue sous le nom d’Obristhofmeister jusqu’au XVIIIe siècle. Elle comprend un Küchenmeister (maître cuisiner), un Marschalk (maréchal), un Schenck (échanson), un Kammerer (chambellan) recrutés (en 1348) parmi des bourgeois d’Andlau. La gestion du temporel est confiée à un Schaffner (intendant). Des chapelains et quatre chanoines sont associés à la communauté monastique.

Le temporel des chanoinesses ne justifie pas l’existence d’un territoire considéré comme une principauté (v. Abbaye, Chanoinesse, Chapitre d’Andlau).

Hohenbourg - Mont Sainte-Odile

Les privilèges impériaux sont tardifs (exemption d’impôt par Henri (VII) en 1224). Vers 1250 (1246 ou 1249), l’abbesse est qualifiée pour la première fois de princesse (mais l’expression n’est pas utilisée par celle-ci). Le temporel est confirmé en 1273, 1277 et 1280 (v. Odilienberg-Hohenburg, Sainte-Odile).

Sources - Bibliographie

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BISCHOFF (Georges), « Des princes par défaut, les Ribeaupierre », Les « petits princes » du Moyen Age (XIIe-XVIe s). Hommage au Professer Denis Clauzel, Boulogne, Cercle d’Etudes en Pays boulonnais, 2018, p. 153-174.

KÖBLER (Gerhard), Historisches Lexikon der deutschen Länder : die deutschen Territorien vom Mittelalter bis zur Gegenwart, Munich, 8e éd., 2019.

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Georges Bischoff