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<p class="mw-parser-output" style="text-align: justify;">''Direktorium''</p> <p class="mw-parser-output" style="text-align: justify;">Ligne directrice, collection de directives spirituelles ou liturgiques (dite aussi ''ordo'') ; organisme de direction.</p> <p class="mw-parser-output" style="text-align: justify;">1. Directoire du ''Reichstag'' du Saint Empire romain germanique, pris en charge par les fonctionnaires du Prince électeur de Mayence, qui en assurent les convocations et le bon déroulement.</p> <p class="mw-parser-output" style="text-align: justify;">2. Organe de direction collégiale des départements et des districts de la Révolution à l’an III : directoire de département, directoire de district.</p> <p class="mw-parser-output" style="text-align: justify;">3. Pouvoir exécutif du régime de la République française et organes de direction des départements&nbsp;et arrondissements municipaux de la Constitution de l’An III.</p> <p class="mw-parser-output" style="text-align: justify;">4. Organe de direction collégiale d’administrations ecclésiastiques.</p> <p class="mw-parser-output" style="text-align: justify;">Le terme ''Direktorium'' a été employé pour désigner les organes de gestion de certaines Églises territoriales protestantes du Saint Empire. Il peut aussi désigner les organes de gestion de certains diocèses catholiques.</p> <p class="mw-parser-output" style="text-align: justify;">5. Directoire de la noblesse de Basse-Alsace (''Ritterdirektorium'').</p> <p class="mw-parser-output" style="text-align: justify;">Reconnue par l’article 89 du traité de Westphalie, la noblesse immédiate de Basse-Alsace se dote d’une organisation approuvée par l’empereur Ferdinand III en 1651, puis par le roi en mai 1681.</p> <p class="mw-parser-output" style="text-align: justify;">A la tête de ce corps, un directoire dont la constitution est conforme à celle des directoires des cercles équestres de l’Empire, composé de dix juges, tous membres de ce corps dont sept directeurs, qui président chacun à son tour par semestre, de trois assesseurs et d’un syndic. Ils sont tous nommés et brevetés par le roi sur la présentation qui lui en est faite par le Directoire pour chaque place d’assesseur vacante, de trois sujets et d’un seul pour celle de syndic, le plus ancien des assesseurs prenant de droit la place du Directeur vacante. Il y a encore huit adjoints dont quatre catholiques et quatre de la Confession d’Augsbourg, qui ne siègent point, mais qui sont convoqués lorsqu’il s’agit des affaires qui concernent les intérêts du corps en général. Le Directoire nomme ses autres officiers. Il connaît tant au civil qu’au criminel des affaires qui concernent les gentilshommes immatriculés, ainsi que des appels des baillis des territoires de leur ressort. Il juge en dernier ressort jusqu’à la concurrence d’un somme de 250 livres. Le dernier ressort en fait d’amendes est fixé à 30 livres et la provision à 7 livres. Le Directoire de la Noblesse Immédiate est supprimé le 7 septembre 1790.</p> <p class="mw-parser-output" style="text-align: justify;"><span style="font-size:larger;">'''Bibliographie'''</span></p> <p class="mw-parser-output" style="text-align: justify;">GOETSMANN, ''Traité des Fiefs'', t. II, Paris, 1768.</p> <p class="mw-parser-output" style="text-align: justify;">CATTIN (Rodolphe), ''Recherches sur la Franche et immédiate Noblesse de la Basse-Alsace'', DES, Strasbourg, 1965.</p> <p class="mw-parser-output" style="text-align: justify;">V. [[Noblesse_immédiate|Noblesse immédiate]].</p> <p class="mw-parser-output" style="text-align: justify;">6. Directoire de l’Eglise de la Confession d’Augsbourg.</p> <p class="mw-parser-output" style="text-align: justify;">Le rédacteur du projet de constitution de l’église de la confession d’Augsbourg d’Alsace de 1791, Koch, emploie ce terme pour désigner l’organe de direction des consistoires regroupant les paroisses. On attribue parfois à Metzger de Colmar le recours à cette désignation qu’opère le rédacteur des articles organiques des cultes protestants, Portalis, pour désigner l’organe de gestion de l’Eglise de la confession d’Augsbourg, « dans le temps intermédiaire d’un Consistoire général à l’autre ». Il est présidé par le président du consistoire général, du plus âgé des deux ecclésiastiques inspecteurs, et de trois laïques (art. XLIII et XLIV) ».</p> <p class="mw-parser-output" style="text-align: justify;">STROHL (Henri), ''Le protestantisme en Alsace'', Strasbourg, 1950.</p> <p class="mw-parser-output" style="text-align: justify;">SCHEIDHAUER (Marcel), ''Les Eglises luthériennes en Fance (1800-1815)'', Strasbourg, 1975.</p> <p class="mw-parser-output" style="text-align: justify;">V. [[Articles_organiques_des_cultes_protestants]], [[Consistoire]], [[Inspecteur|Inspecteur]].</p> <p class="mw-parser-output" style="text-align: right;">'''François Igersheim'''</p>  
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<p class="mw-parser-output" style="text-align: justify;">''Direktorium''</p> <p class="mw-parser-output" style="text-align: justify;">Ligne directrice, collection de directives spirituelles ou liturgiques (dite aussi ''ordo'')&nbsp;; organisme de direction.</p> <p class="mw-parser-output" style="text-align: justify;">1. Directoire du ''Reichstag'' du Saint Empire romain germanique, pris en charge par les fonctionnaires du Prince électeur de Mayence, qui en assurent les convocations et le bon déroulement.</p> <p class="mw-parser-output" style="text-align: justify;">2. Organe de direction collégiale des départements et des districts de la Révolution à l’an III&nbsp;: directoire de département, directoire de district.</p> <p class="mw-parser-output" style="text-align: justify;">3. Pouvoir exécutif du régime de la République française et organes de direction des départements&nbsp;et arrondissements municipaux de la Constitution de l’An III.</p> <p class="mw-parser-output" style="text-align: justify;">4. Organe de direction collégiale d’administrations ecclésiastiques.</p> <p class="mw-parser-output" style="text-align: justify;">Le terme ''Direktorium'' a été employé pour désigner les organes de gestion de certaines Églises territoriales protestantes du Saint Empire. Il peut aussi désigner les organes de gestion de certains diocèses catholiques.</p> <p class="mw-parser-output" style="text-align: justify;">5. Directoire de la noblesse de Basse-Alsace (''Ritterdirektorium'').</p> <p class="mw-parser-output" style="text-align: justify;">Reconnue par l’article 89 du traité de Westphalie, la noblesse immédiate de Basse-Alsace se dote d’une organisation approuvée par l’empereur Ferdinand III en 1651, puis par le roi en mai 1681.</p> <p class="mw-parser-output" style="text-align: justify;">A la tête de ce corps, un directoire dont la constitution est conforme à celle des directoires des cercles équestres de l’Empire, composé de dix juges, tous membres de ce corps dont sept directeurs, qui président chacun à son tour par semestre, de trois assesseurs et d’un syndic. Ils sont tous nommés et brevetés par le roi sur la présentation qui lui en est faite par le Directoire pour chaque place d’assesseur vacante, de trois sujets et d’un seul pour celle de syndic, le plus ancien des assesseurs prenant de droit la place du Directeur vacante. Il y a encore huit adjoints dont quatre catholiques et quatre de la Confession d’Augsbourg, qui ne siègent point, mais qui sont convoqués lorsqu’il s’agit des affaires qui concernent les intérêts du corps en général. Le Directoire nomme ses autres officiers. Il connaît tant au civil qu’au criminel des affaires qui concernent les gentilshommes immatriculés, ainsi que des appels des baillis des territoires de leur ressort. Il juge en dernier ressort jusqu’à la concurrence d’un somme de 250 livres. Le dernier ressort en fait d’amendes est fixé à 30 livres et la provision à 7 livres. Le Directoire de la Noblesse Immédiate est supprimé le 7 septembre 1790.</p> <p class="mw-parser-output" style="text-align: justify;"><span style="font-size:larger;">'''Bibliographie'''</span></p> <p class="mw-parser-output" style="text-align: justify;">GOETSMANN, ''Traité des Fiefs'', t. II, Paris, 1768.</p> <p class="mw-parser-output" style="text-align: justify;">CATTIN (Rodolphe), ''Recherches sur la Franche et immédiate Noblesse de la Basse-Alsace'', DES, Strasbourg, 1965.</p> <p class="mw-parser-output" style="text-align: justify;">V. [[Noblesse_immédiate|Noblesse immédiate]].</p> <p class="mw-parser-output" style="text-align: justify;">6. Directoire de l’Eglise de la Confession d’Augsbourg.</p> <p class="mw-parser-output" style="text-align: justify;">Le rédacteur du projet de constitution de l’église de la confession d’Augsbourg d’Alsace de 1791, Koch, emploie ce terme pour désigner l’organe de direction des consistoires regroupant les paroisses. On attribue parfois à Metzger de Colmar le recours à cette désignation qu’opère le rédacteur des articles organiques des cultes protestants, Portalis, pour désigner l’organe de gestion de l’Eglise de la confession d’Augsbourg, «&nbsp;dans le temps intermédiaire d’un Consistoire général à l’autre&nbsp;». Il est présidé par le président du consistoire général, du plus âgé des deux ecclésiastiques inspecteurs, et de trois laïques (art. XLIII et XLIV)&nbsp;».</p> <p class="mw-parser-output" style="text-align: justify;">STROHL (Henri), ''Le protestantisme en Alsace'', Strasbourg, 1950.</p> <p class="mw-parser-output" style="text-align: justify;">SCHEIDHAUER (Marcel), ''Les Eglises luthériennes en Fance (1800-1815)'', Strasbourg, 1975.</p> <p class="mw-parser-output" style="text-align: justify;">V. [[Articles_organiques_des_cultes_protestants|Articles_organiques_des_cultes_protestants]], [[Consistoire|Consistoire]], [[Inspecteur|Inspecteur]].</p> <p class="mw-parser-output" style="text-align: right;">'''François Igersheim'''</p>
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Version actuelle datée du 26 mars 2020 à 16:46

Direktorium

Ligne directrice, collection de directives spirituelles ou liturgiques (dite aussi ordo) ; organisme de direction.

1. Directoire du Reichstag du Saint Empire romain germanique, pris en charge par les fonctionnaires du Prince électeur de Mayence, qui en assurent les convocations et le bon déroulement.

2. Organe de direction collégiale des départements et des districts de la Révolution à l’an III : directoire de département, directoire de district.

3. Pouvoir exécutif du régime de la République française et organes de direction des départements et arrondissements municipaux de la Constitution de l’An III.

4. Organe de direction collégiale d’administrations ecclésiastiques.

Le terme Direktorium a été employé pour désigner les organes de gestion de certaines Églises territoriales protestantes du Saint Empire. Il peut aussi désigner les organes de gestion de certains diocèses catholiques.

5. Directoire de la noblesse de Basse-Alsace (Ritterdirektorium).

Reconnue par l’article 89 du traité de Westphalie, la noblesse immédiate de Basse-Alsace se dote d’une organisation approuvée par l’empereur Ferdinand III en 1651, puis par le roi en mai 1681.

A la tête de ce corps, un directoire dont la constitution est conforme à celle des directoires des cercles équestres de l’Empire, composé de dix juges, tous membres de ce corps dont sept directeurs, qui président chacun à son tour par semestre, de trois assesseurs et d’un syndic. Ils sont tous nommés et brevetés par le roi sur la présentation qui lui en est faite par le Directoire pour chaque place d’assesseur vacante, de trois sujets et d’un seul pour celle de syndic, le plus ancien des assesseurs prenant de droit la place du Directeur vacante. Il y a encore huit adjoints dont quatre catholiques et quatre de la Confession d’Augsbourg, qui ne siègent point, mais qui sont convoqués lorsqu’il s’agit des affaires qui concernent les intérêts du corps en général. Le Directoire nomme ses autres officiers. Il connaît tant au civil qu’au criminel des affaires qui concernent les gentilshommes immatriculés, ainsi que des appels des baillis des territoires de leur ressort. Il juge en dernier ressort jusqu’à la concurrence d’un somme de 250 livres. Le dernier ressort en fait d’amendes est fixé à 30 livres et la provision à 7 livres. Le Directoire de la Noblesse Immédiate est supprimé le 7 septembre 1790.

Bibliographie

GOETSMANN, Traité des Fiefs, t. II, Paris, 1768.

CATTIN (Rodolphe), Recherches sur la Franche et immédiate Noblesse de la Basse-Alsace, DES, Strasbourg, 1965.

V. Noblesse immédiate.

6. Directoire de l’Eglise de la Confession d’Augsbourg.

Le rédacteur du projet de constitution de l’église de la confession d’Augsbourg d’Alsace de 1791, Koch, emploie ce terme pour désigner l’organe de direction des consistoires regroupant les paroisses. On attribue parfois à Metzger de Colmar le recours à cette désignation qu’opère le rédacteur des articles organiques des cultes protestants, Portalis, pour désigner l’organe de gestion de l’Eglise de la confession d’Augsbourg, « dans le temps intermédiaire d’un Consistoire général à l’autre ». Il est présidé par le président du consistoire général, du plus âgé des deux ecclésiastiques inspecteurs, et de trois laïques (art. XLIII et XLIV) ».

STROHL (Henri), Le protestantisme en Alsace, Strasbourg, 1950.

SCHEIDHAUER (Marcel), Les Eglises luthériennes en Fance (1800-1815), Strasbourg, 1975.

V. Articles_organiques_des_cultes_protestants, Consistoire, Inspecteur.

François Igersheim