Caisse des veuves de pasteurs

De DHIALSACE
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A la différence des membres des corporations où les veuves bénéficient de l’assistance d’une caisse de secours, la réglementation ne prévoit, dans les divers territoires protestants, qu’un « trimestre de grâce » pendant lequel la veuve conserve le presbytère et les revenus. Ensuite elle se trouve à la rue sans aucune indemnité.

En Alsace, une caisse des veuves de pasteurs n’est avérée que pour Strasbourg, où elle demeure mal connue, et pour le comté de Hanau-Lichtenberg. A Strasbourg, elle existe pour les paroisses du Temple-Neuf, de Saint-Pierre-le-Jeune et de Saint-Nicolas, ainsi que pour le Convent, dont la caisse est destinée aux veuves des pasteurs ruraux du territoire de Strasbourg et des enseignants au Gymnase. À Saint-Pierre-le-Vieux, deux soeurs Zeyssolff lèguent, en 1707 et 1712, un immeuble en face de l’église Saint-Pierre-le-Vieux sur le Vieux-Marché-aux-Vins pour les veuves des pasteurs et vicaires de la paroisse, sous réserve qu’elles restent veuves. Cette fondation existe toujours et les statuts actuels datent de 1931.

Dans le comté de Hanau-Lichtenberg, une caisse de secours pour les veuves et les orphelins de pasteurs est fondée en 1729, puis consolidée en 1743, renouvelée en 1754 et placée cette fois sous la protection du landgrave. Les bénéficiaires sont tous les pasteurs, enseignants du gymnase de Bouxwiller et fonctionnaires payés par des fabriques de paroisses. Il existe un droit d’entrée et une cotisation annuelle. Cette caisse est réorganisée après 1802 et se maintient jusqu’au début du XXe siècle.

 

Sources - Bibliographie

Testaments des dames Zeyssolff, dossier 150 dans les archives du Chapitre Saint-Thomas.

EYER (Fritz), « La Caisse de secours des veuves et des orphelins de pasteurs du comté de Hanau-Lichtenberg 1729-1743-1755 », Bulletin de la Société d’Histoire du Protestantisme Français, 1979, p. 314-326.

 

Notices connexes

Caisse de secours

Hanau-Lichtenberg (Comté de -)

 

Bernard Vogler