Brühl

De DHIALSACE
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(du latin d’origine celtique brogilus / brolius, inusité en Alsace ; mittelhochdeutsch brügel, brüyel ; fr. breuil)

Au haut Moyen Âge, terrain clôturé humide et / ou boisé, parc à gibier ; plus tard pré seigneurial, clôturé, généralement beaucoup plus grand que les prés paysans et proche du village (s’il en est éloigné, c’est souvent qu’il se rattache à un habitat aujourd’hui disparu, qu’il peut aider à localiser). Par la suite, la réduction de la réserve seigneuriale a souvent conduit à ce qu’un Brühl soit morcelé pour être baillé à des paysans, de sorte qu’il ne se reconnaît plus dans le parcellaire moderne – mais il n’est pas rare qu’il survive dans la toponymie, sous des formes dialectales telles que Briel, Breil, Brihly, ou dans des composés tels que Grafenbrühl, Bischofsbrühl, Wirichsbrühl, etc. Synonymes : Fron-, Herren-, Salmatte (-wiese en francique).

Bibliographie

SCHMIDT (Charles), Les seigneurs, les paysans et la propriété rurale au Moyen Âge, Paris-Nancy, 1897, p. 203.

JÄNICHEN (Hans), Beiträge zur Wirtschaftsgeschichte des schwäbischen Dorfes, Stuttgart, 1970, index.

BADER (Karl-Siegfried), Rechtsformen und Schichten der Liegenschaftsnutzung im mittelalterlichen Dorf (Studien zur Rechtsgeschichte des mittelalterlichen Dorfes, III), Cologne, 1973, p. 127‑160.

Bernhard Metz