Chevalier d'honneur, d'épée ou d'église : Différence entre versions

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<p class="mw-parser-output" style="text-align: justify;">A l’image de certains parlements et conseils souverains, celui de Colmar comprend plusieurs offices dont le nombre varie : il passe de deux à la création (1657) à quatre en 1709 et à six en 1715, nombre demeuré stable jusqu’à la dissolution en 1790, soit deux d’Église et quatre chevaliers d’honneur d’épée, ceux d’Église ayant préséance sur les nobles.&nbsp; Ces offices étaient vendus par le roi pour une grosse somme qui rapportait un intérêt annuel. En 1709, deux charges de conseillers d’honneur d’épée ont été créées à 20 000 livres de finance et 1 000 livres de gages&nbsp;(intérêt de 5%) ; ils ont été acquis par François-Joseph de Klinglin, préteur&nbsp;royal à Strasbourg, de noblesse récente, et François Melchior de Schauenbourg de Jungholtz. Ces offices de conseillers sont considérés comme purement honorifiques, car les « titulaires avaient séance et voix délibérative au Conseil, mais s’y trouvaient rarement » (Burckard), ce n’est qu’en certaines circonstances que « leur présence fut requise », soit en général aux séances de la première et de la seconde chambres assemblées en séance plénière. En 1782 et 1783, les deux chevaliers d’honneur d’Église sont les abbés de Pairis&nbsp; (François-Xavier Bourste) et de Neubourg (Jean-Ignace Dreux), nommés en 1759 et 1778, les quatre chevaliers d’honneur d’épée sont quatre barons alsaciens dont deux de Reinach (Le Baron de Schauenbourg de Herlisheim, nommé en mars 1765, le Baron de Reinach de Werth-Uttenheim, nommé en décembre 1765, le Baron de Landenberg de Wagenbourg, nommé en 1774 et le Baron de Reinach de Hirtzbach, nommé en 1777. En outre le Baron de Landenberg d’Illzach, nommé en 1758, est honoraire depuis 1765.</p>  
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<p class="mw-parser-output" style="text-align: justify">A l’image de certains parlements et conseils souverains, celui de Colmar comprend plusieurs offices dont le nombre varie&nbsp;: il passe de deux à la création (1657) à quatre en 1709 et à six en 1715, nombre demeuré stable jusqu’à la dissolution en 1790, soit deux d’Église et quatre chevaliers d’honneur d’épée, ceux d’Église ayant préséance sur les nobles.&nbsp; Ces offices étaient vendus par le roi pour une grosse somme qui rapportait un intérêt annuel. En 1709, deux charges de conseillers d’honneur d’épée ont été créées à 20 000 livres de finance et 1 000 livres de gages&nbsp;(intérêt de 5%)&nbsp;; ils ont été acquis par François-Joseph de Klinglin, préteur&nbsp;royal à Strasbourg, de noblesse récente, et François Melchior de Schauenbourg de Jungholtz. Ces offices de conseillers sont considérés comme purement honorifiques, car les «&nbsp;titulaires avaient séance et voix délibérative au Conseil, mais s’y trouvaient rarement&nbsp;» (Burckard), ce n’est qu’en certaines circonstances que «&nbsp;leur présence fut requise&nbsp;», soit en général aux séances de la première et de la seconde chambres assemblées en séance plénière. En 1782 et 1783, les deux chevaliers d’honneur d’Église sont les abbés de Pairis&nbsp; (François-Xavier Bourste) et de Neubourg (Jean-Ignace Dreux), nommés en 1759 et 1778, les quatre chevaliers d’honneur d’épée sont quatre barons alsaciens dont deux de Reinach (Le Baron de Schauenbourg de Herlisheim, nommé en mars 1765, le Baron de Reinach de Werth-Uttenheim, nommé en décembre 1765, le Baron de Landenberg de Wagenbourg, nommé en 1774 et le Baron de Reinach de Hirtzbach, nommé en 1777. En outre le Baron de Landenberg d’Illzach, nommé en 1758, est honoraire depuis 1765.</p>  
== <span style="font-size:x-large;">Bibliographie</span> ==
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== <span style="font-size:x-large">Bibliographie</span> ==
<p class="mw-parser-output" style="text-align: justify;">OBERLIN (J. J.), ''Almanach d’Alsace pour l’année 1782'', p. 125-128 et pour l’année 1783, p. 129-130.</p> <p class="mw-parser-output" style="text-align: justify;">BURCKARD (Francis), ''Le Conseil souverain d’Alsace au XVIII<sup>e</sup> siècle'', Strasbourg, Société Savante, 1995, p. 64.</p> <p class="mw-parser-output" style="text-align: justify;">LIVET (Georges)&nbsp; et WILSDORF (Nicole), ''Le Conseil Souverain d’Alsace au XVII<sup>e</sup> siècle'', Strasbourg, Société Savante, 1997, p.&nbsp; 576.</p>  
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<p class="mw-parser-output" style="text-align: justify">OBERLIN (J. J.), ''Almanach d’Alsace pour l’année 1782'', p. 125-128 et pour l’année 1783, p. 129-130.</p> <p class="mw-parser-output" style="text-align: justify">BURCKARD (Francis), ''Le Conseil souverain d’Alsace au XVIII<sup>e</sup> siècle'', Strasbourg, Société Savante, 1995, p. 64.</p> <p class="mw-parser-output" style="text-align: justify">LIVET (Georges)&nbsp; et WILSDORF (Nicole), ''Le Conseil Souverain d’Alsace au XVII<sup>e</sup> siècle'', Strasbourg, Société Savante, 1997, p.&nbsp; 576.</p>  
== <span style="font-size:x-large;">Notices connexes</span> ==
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== <span style="font-size:x-large">Notices connexes</span> ==
<p class="mw-parser-output" style="text-align: justify;">[[Conseil_souverain|Conseil souverain]]</p> <p class="mw-parser-output" style="text-align: justify;">[[Office|Office]]</p> <p class="mw-parser-output" style="text-align: right;">'''Bernard&nbsp;Vogler'''&nbsp;</p>
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[[Category:C]]

Version du 7 octobre 2019 à 16:43

A l’image de certains parlements et conseils souverains, celui de Colmar comprend plusieurs offices dont le nombre varie : il passe de deux à la création (1657) à quatre en 1709 et à six en 1715, nombre demeuré stable jusqu’à la dissolution en 1790, soit deux d’Église et quatre chevaliers d’honneur d’épée, ceux d’Église ayant préséance sur les nobles.  Ces offices étaient vendus par le roi pour une grosse somme qui rapportait un intérêt annuel. En 1709, deux charges de conseillers d’honneur d’épée ont été créées à 20 000 livres de finance et 1 000 livres de gages (intérêt de 5%) ; ils ont été acquis par François-Joseph de Klinglin, préteur royal à Strasbourg, de noblesse récente, et François Melchior de Schauenbourg de Jungholtz. Ces offices de conseillers sont considérés comme purement honorifiques, car les « titulaires avaient séance et voix délibérative au Conseil, mais s’y trouvaient rarement » (Burckard), ce n’est qu’en certaines circonstances que « leur présence fut requise », soit en général aux séances de la première et de la seconde chambres assemblées en séance plénière. En 1782 et 1783, les deux chevaliers d’honneur d’Église sont les abbés de Pairis  (François-Xavier Bourste) et de Neubourg (Jean-Ignace Dreux), nommés en 1759 et 1778, les quatre chevaliers d’honneur d’épée sont quatre barons alsaciens dont deux de Reinach (Le Baron de Schauenbourg de Herlisheim, nommé en mars 1765, le Baron de Reinach de Werth-Uttenheim, nommé en décembre 1765, le Baron de Landenberg de Wagenbourg, nommé en 1774 et le Baron de Reinach de Hirtzbach, nommé en 1777. En outre le Baron de Landenberg d’Illzach, nommé en 1758, est honoraire depuis 1765.

Bibliographie

OBERLIN (J. J.), Almanach d’Alsace pour l’année 1782, p. 125-128 et pour l’année 1783, p. 129-130.

BURCKARD (Francis), Le Conseil souverain d’Alsace au XVIIIe siècle, Strasbourg, Société Savante, 1995, p. 64.

LIVET (Georges)  et WILSDORF (Nicole), Le Conseil Souverain d’Alsace au XVIIe siècle, Strasbourg, Société Savante, 1997, p.  576.

Notices connexes

Conseil souverain

Office

Bernard Vogler