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<p class="mw-parser-output" style="text-align: justify">''captura'', ''novale''</p> <p class="mw-parser-output" style="text-align: justify">La signification de ce terme n’a cessé d’évoluer au fil des siècles&nbsp;:</p> <p class="mw-parser-output" style="text-align: justify">1. Dès le haut Moyen Âge, il désigne une terre en friches ou en voie de défrichement qui a été enclose («&nbsp;''befangen''&nbsp;») parce que destinée à être mise en culture («&nbsp;''capere''&nbsp;»). De superficie fort variable, le ''Bifang'' concerne cependant essentiellement de grandes exploitations qui profitent d’une période de carence du pouvoir seigneurial. Constituer un ''Bifang'' traduit donc la volonté d’occupation du sol et l’affirmation de la propriété foncière.</p> <p class="mw-parser-output" style="text-align: justify">2. Par la suite, dans le cadre de la culture en billons, il désigne, surtout en Allemagne du Sud-Ouest (Souabe, Bavière, Franconie), un champ bombé étroit, de 60 à 120 centimètres de large environ, délimité, de part et d’autre, par deux sillons. On en signale l’existence, à l’époque moderne, dans les Rieds et dans l’Outre-Forêt.</p> <p class="mw-parser-output" style="text-align: justify">3. Enfin, suite à l’évolution progressive de la culture en billons (''Wölbäckerkultur'') vers la culture à plat (''Ebenkultur''), le mot revêt la signification de parcelle ou planche de labour (''Land'' ou ''Strang'') sans superficie déterminée et, bien entendu, sans clôture.</p>  
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''captura'', ''novale''</p> La signification de ce terme n’a cessé d’évoluer au fil des siècles&nbsp;:</p> 1. Dès le haut Moyen Âge, il désigne une terre en friches ou en voie de défrichement qui a été enclose («&nbsp;''befangen''&nbsp;») parce que destinée à être mise en culture («&nbsp;''capere''&nbsp;»). De superficie fort variable, le ''Bifang'' concerne cependant essentiellement de grandes exploitations qui profitent d’une période de carence du pouvoir seigneurial. Constituer un ''Bifang'' traduit donc la volonté d’occupation du sol et l’affirmation de la propriété foncière.</p> 2. Par la suite, dans le cadre de la culture en billons, il désigne, surtout en Allemagne du Sud-Ouest (Souabe, Bavière, Franconie), un champ bombé étroit, de 60 à 120 centimètres de large environ, délimité, de part et d’autre, par deux sillons. On en signale l’existence, à l’époque moderne, dans les Rieds et dans l’Outre-Forêt.</p> 3. Enfin, suite à l’évolution progressive de la culture en billons (''Wölbäckerkultur'') vers la culture à plat (''Ebenkultur''), le mot revêt la signification de parcelle ou planche de labour (''Land'' ou ''Strang'') sans superficie déterminée et, bien entendu, sans clôture.</p>  
== <span style="font-size:x-large">Sources - Bibliographie</span> ==
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== Sources - Bibliographie ==
<p class="mw-parser-output" style="text-align: justify">SCHERZ (Johann Georg), ''Glossarium germanicum medii aevi'', Strasbourg, 1781-1784, col. 161.</p> <p class="mw-parser-output" style="text-align: justify">SCHMIDT (Charles), ''Historisches Wörterbuch der elsässischen Mundart'', Strasbourg, 1906, p. 39.</p> <p class="mw-parser-output" style="text-align: justify">SCHAEFER (Ingo), «&nbsp;Über Strangen und Bifänge&nbsp;», ''Petermann’s Geographische Mitteilungen'', 1958, p. 181‑189.</p> <p class="mw-parser-output" style="text-align: justify">HOOPS (Johannes) dir., ''Reallexikon der Germanischen Altertumskunde'', Berlin-New York, 1976, p. 537‑539.</p>  
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SCHERZ (Johann Georg), ''Glossarium germanicum medii aevi'', Strasbourg, 1781-1784, col. 161.</p> SCHMIDT (Charles), ''Historisches Wörterbuch der elsässischen Mundart'', Strasbourg, 1906, p. 39.</p> SCHAEFER (Ingo), «&nbsp;Über Strangen und Bifänge&nbsp;», ''Petermann’s Geographische Mitteilungen'', 1958, p. 181‑189.</p> HOOPS (Johannes) dir., ''Reallexikon der Germanischen Altertumskunde'', Berlin-New York, 1976, p. 537‑539.</p>  
== <span style="font-size:x-large">Notices connexes</span> ==
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== Notices connexes ==
<p class="mw-parser-output" style="text-align: justify">[[Billon|Billon]] – ''Beet''</p> <p class="mw-parser-output" style="text-align: justify">[[Strang|''Strang'']]</p> <p class="mw-parser-output" style="text-align: right">'''Jean-Michel Boehler'''</p>   
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[[Billon|Billon]] – ''Beet''</p> [[Strang|''Strang'']]</p> <p class="mw-parser-output" style="text-align: right">'''Jean-Michel Boehler'''</p>   
 
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Version actuelle datée du 11 septembre 2020 à 08:10

captura, novale

La signification de ce terme n’a cessé d’évoluer au fil des siècles :

1. Dès le haut Moyen Âge, il désigne une terre en friches ou en voie de défrichement qui a été enclose (« befangen ») parce que destinée à être mise en culture (« capere »). De superficie fort variable, le Bifang concerne cependant essentiellement de grandes exploitations qui profitent d’une période de carence du pouvoir seigneurial. Constituer un Bifang traduit donc la volonté d’occupation du sol et l’affirmation de la propriété foncière.

2. Par la suite, dans le cadre de la culture en billons, il désigne, surtout en Allemagne du Sud-Ouest (Souabe, Bavière, Franconie), un champ bombé étroit, de 60 à 120 centimètres de large environ, délimité, de part et d’autre, par deux sillons. On en signale l’existence, à l’époque moderne, dans les Rieds et dans l’Outre-Forêt.

3. Enfin, suite à l’évolution progressive de la culture en billons (Wölbäckerkultur) vers la culture à plat (Ebenkultur), le mot revêt la signification de parcelle ou planche de labour (Land ou Strang) sans superficie déterminée et, bien entendu, sans clôture.

Sources - Bibliographie

SCHERZ (Johann Georg), Glossarium germanicum medii aevi, Strasbourg, 1781-1784, col. 161.

SCHMIDT (Charles), Historisches Wörterbuch der elsässischen Mundart, Strasbourg, 1906, p. 39.

SCHAEFER (Ingo), « Über Strangen und Bifänge », Petermann’s Geographische Mitteilungen, 1958, p. 181‑189.

HOOPS (Johannes) dir., Reallexikon der Germanischen Altertumskunde, Berlin-New York, 1976, p. 537‑539.

Notices connexes

BillonBeet

Strang

Jean-Michel Boehler