Presbytère (catholique) : Différence entre versions

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(Presbytères du XVIe siècle : édification et entretien)
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=== ''Presbytères du XVIe siècle : édification et entretien'' ===
 
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Si l’obligation pour le patron de doter la paroisse – et son ministre du culte – d’un logement, où il doit résider, ne fait pas de doute, il n’en est pas de même pour les charges d’entretien. Elles font l’objet d’accords entre les patrons décimateurs, les ministres des cultes et les fabriques des communautés.
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À Strasbourg, le chapitre de Saint-Thomas gère les paroisses de Saint-Thomas, Sainte-Aurélie et Saint-Nicolas et met les presbytères à la disposition de leurs curés, qui peuvent être aussi chanoines de Saint-Thomas. Il en va de même pour les chapitres de Saint-Pierre-le-Vieux et Saint-Pierre-le-Jeune.<br>
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destinés aux évêques de Strasbourg) ont été peu fréquentes. Elles sont déléguées aux archiprêtres des chapitres ruraux (v. [[Archiprêtre]], [[Chapitre rural]]). Après la guerre de Trente Ans, vers 1660, ils constatent le triste état des églises et presbytères.
  
 
=== ''La religion du roi'' ===
 
=== ''La religion du roi'' ===

Version du 11 juin 2026 à 16:15

La fondation d’une église par un patron entraîne naturellement la mise à disposition d’un logement pour le ministre du culte (v. Patronage). C’est ce que prévoient les Novelles de Justinien (VIe siècle). Auteur d’une collection canonique systématique connue sous le nom de De synodalibus causis (906), l’abbé de Saint-Martin de Trèves, Réginon de Prüm, prescrit dans les contrôles à faire par les inspecteurs ecclésiastiques, l’existence d’un presbytère pour le ministre du culte (Pfleger, AEGK 1930). Un conflit oppose, en 1192, l’inspecteur du tribunal diocésain (Sendgericht) (v. Plaid de chrétienté, Sendgericht), qui visite la paroisse de Huttenheim-le-Bas (dont le patron est le Grand chapitre), au pléban de la paroisse de Huttenheim-le-Haut, invitée à participer aux frais de réception au presbytère. Le pléban a gain de cause, car le visiteur diocésain loge habituellement dans la colonge du Grand chapitre et la paroisse du Haut n’a pas à être taxée. En 1143, Saint-Georges de Haguenau est érigée en paroisse autonome détachée de l’abbaye de Schweighouse (paroisse mère) avec presbytère pour un curé résident. Dans la lettre de mission d’une inspection synodale du diocèse de Strasbourg confiée en 1423 aux curés de Saint-Etienne, Saint-Martin et Sainte Aurélie, il est demandé de vérifier s’il y a concubinage affiché du desservant ou non-résidence dans le presbytère. Le Manuale Curatorum du théologien bâlois Ulrich Surgant (1503) (v. Catéchisme) comprend, à l’intention des inspecteurs des paroisses, qui doivent y loger, une question sur le presbytère et son ameublement.

Presbytères du XVIe siècle : édification et entretien

Si l’obligation pour le patron de doter la paroisse – et son ministre du culte – d’un logement, où il doit résider, ne fait pas de doute, il n’en est pas de même pour les charges d’entretien. Elles font l’objet d’accords entre les patrons décimateurs, les ministres des cultes et les fabriques des communautés. À Strasbourg, le chapitre de Saint-Thomas gère les paroisses de Saint-Thomas, Sainte-Aurélie et Saint-Nicolas et met les presbytères à la disposition de leurs curés, qui peuvent être aussi chanoines de Saint-Thomas. Il en va de même pour les chapitres de Saint-Pierre-le-Vieux et Saint-Pierre-le-Jeune.

Malgré les recommandations du concile de Trente, les visites pastorales (avec les états des lieux destinés aux évêques de Strasbourg) ont été peu fréquentes. Elles sont déléguées aux archiprêtres des chapitres ruraux (v. Archiprêtre, Chapitre rural). Après la guerre de Trente Ans, vers 1660, ils constatent le triste état des églises et presbytères.

La religion du roi

Les vagues de reconstruction paroissiale d’après la guerre de Trente Ans

Les constructions du XVIIIe siècle : la maison curiale en pierre

Protestations des décimateurs d’Alsace : un presbytère type

Le presbytère, maison de fonction

La Révolution et l’Empire

Sources - Bibliographie

Notices connexes

François Igersheim