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Lois somptuaires.

Les lois somptuaires des villes veulent limiter les excès d’ostentation qui ne respectent ni les hiérarchies avec leurs signes d’identification sociale, la réserve imposée par les disciplines religieuses, ou les fortunes de familles mises en péril par les dépenses excessives. C’est le cas tout particulièrement pour les frais engagés pour les banquets de mariage. Hanauer cite la longue série d’ordonnances de police strasbourgeoises qui tentent d’endiguer ces excès. Les préoccupations fiscales ne sont pas absentes dans ces réglementations. D’autres villes de l’Alsace ne sont pas en reste, ainsi Colmar ou Brisach (1650) (Hanauer, Études économiques II, p. 293 ss).

Ces préoccupations se manifestent également pour le costume. La réglementation impériale, citée par une ordonnance adoptée par les Elsässische Landstände (États d’Alsace), en 1552, rappelle « aux classes supérieures, la modération qu’elles doivent garder en fait d’habits et de bijoux » et « la demande faite aux seigneurs de prendre sur ce point des règlements ». Mais les États d’Alsace rechignent à édicter une réglementation d’ensemble et se contentent de donner des indications portant sur le costume des laboureurs et vignerons et renvoient pour le reste la question aux municipalités ». Elle occupe 15 pages de la Policey Ordnung de Strasbourg de 1628 (Hanauer, II, p. 443 ss.).

Bibliographie

HANAUER, Études économiques, II (1878).

Notices connexes

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François Igersheim