Commissaire des guerres : Différence entre versions

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<p class="mw-parser-output" style="text-align: justify;">La charge de commissaire des guerres est créée sous François I<sup>er</sup> et devient un office en 1564 ; il a été transformé ensuite en office héréditaire. Les commissaires des guerres ont des tâches variées : ils sont chargés d’arrêter toutes les dépenses militaires depuis la solde des officiers jusqu’au montant des indemnités dues par l’armée aux populations civiles. On les chargeait aussi de contrôler le poids et la quantité des rations de pain, de veiller à ce que le munitionnaire ait en réserve une quantité suffisante de céréales, de vérifier le bon état des équipements, des casernements et des fortifications ; par la suite s’y ajoute l’inspection des hôpitaux militaires.</p> <p class="mw-parser-output" style="text-align: justify;">Comme en Alsace, province frontière, l’intendant est aussi intendant des armées, les commissaires des guerres jouent le rôle de seconds actifs et dévoués de celui-ci et apparaissent comme des subdélégués, tels Ulrich Obrecht en Basse-Alsace et François Dietremann en Haute-Alsace à la fin du XVII<sup>e</sup> siècle. Ils sont des exécutants des ordres de l’intendant dans tous les domaines et le suppléent en cas d’absence.</p> <p class="mw-parser-output" style="text-align: justify;">Au XVIII<sup>e</sup> siècle, la fonction se distingue de celle de subdélégué pour se limiter aux seuls aspects de l’intendance militaire. En 1782 et 1783, l’''Almanach d’Alsace'' d’Oberlin en recense sept à Strasbourg et à la Citadelle, dont six en exercice en y comprenant l’ordonnateur décédé et un commissaire des guerres chargé de la police à l’hôpital militaire ; en outre dix villes de garnison ont un commissaire des guerres, en comprenant Landau et Belfort qui faisaient alors partie de l’Alsace (Landau, Wissembourg, Lauterbourg (décédé), Fort-Louis, Haguenau, Sélestat, où le « commissaire ordonnateur des guerres » est décédé, Colmar (« commissaire principal des guerres », décédé), Neuf-Brisach, Huningue, Belfort. Le commissaire des guerres faisait partie de l’état-major de la place et apparaît au troisième rang dans la hiérarchie, après le gouverneur de la place et le Lieutenant du Roi, sauf à Lauterbourg où il est le second du commandant.</p>  
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<p class="mw-parser-output" style="text-align: justify">La charge de commissaire des guerres est créée sous François I<sup>er</sup> et devient un office en 1564&nbsp;; il a été transformé ensuite en office héréditaire. Les commissaires des guerres ont des tâches variées&nbsp;: ils sont chargés d’arrêter toutes les dépenses militaires depuis la solde des officiers jusqu’au montant des indemnités dues par l’armée aux populations civiles. On les chargeait aussi de contrôler le poids et la quantité des rations de pain, de veiller à ce que le munitionnaire ait en réserve une quantité suffisante de céréales, de vérifier le bon état des équipements, des casernements et des fortifications&nbsp;; par la suite s’y ajoute l’inspection des hôpitaux militaires.</p> <p class="mw-parser-output" style="text-align: justify">Comme en Alsace, province frontière, l’intendant est aussi intendant des armées, les commissaires des guerres jouent le rôle de seconds actifs et dévoués de celui-ci et apparaissent comme des subdélégués, tels Ulrich Obrecht en Basse-Alsace et François Dietremann en Haute-Alsace à la fin du XVII<sup>e</sup> siècle. Ils sont des exécutants des ordres de l’intendant dans tous les domaines et le suppléent en cas d’absence.</p> <p class="mw-parser-output" style="text-align: justify">Au XVIII<sup>e</sup> siècle, la fonction se distingue de celle de subdélégué pour se limiter aux seuls aspects de l’intendance militaire. En 1782 et 1783, l’''Almanach d’Alsace'' d’Oberlin en recense sept à Strasbourg et à la Citadelle, dont six en exercice en y comprenant l’ordonnateur décédé et un commissaire des guerres chargé de la police à l’hôpital militaire&nbsp;; en outre dix villes de garnison ont un commissaire des guerres, en comprenant Landau et Belfort qui faisaient alors partie de l’Alsace (Landau, Wissembourg, Lauterbourg (décédé), Fort-Louis, Haguenau, Sélestat, où le «&nbsp;commissaire ordonnateur des guerres&nbsp;» est décédé, Colmar («&nbsp;commissaire principal des guerres&nbsp;», décédé), Neuf-Brisach, Huningue, Belfort. Le commissaire des guerres faisait partie de l’état-major de la place et apparaît au troisième rang dans la hiérarchie, après le gouverneur de la place et le Lieutenant du Roi, sauf à Lauterbourg où il est le second du commandant.</p>  
== <span style="font-size:x-large;">Bibliographie</span> ==
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== <span style="font-size:x-large">Bibliographie</span> ==
<p class="mw-parser-output" style="text-align: justify;">OBERLIN (Jérémie-Jacques), ''Almanach d’Alsace pour l’année 1782 et pour l’année 1783'', Strasbourg, sd.</p> <p class="mw-parser-output" style="text-align: justify;">LIVET (Georges), ''L’Intendance d’Alsace sous Louis XIV. 1648-1715'', 2e éd.&nbsp;Strasbourg, 1991, p. 426-428 et 669-677.</p> <p class="mw-parser-output" style="text-align: justify;">BADINIER (Gilbert), « Administration militaire », BLUCHE (François) (dir.), ''Dictionnaire du Grand siècle'', Paris, 1990, p. 43-44.</p> <p class="mw-parser-output" style="text-align: justify;">CHAGNIOT (Jean), « Commissaires des guerres », BELY (Lucien),''Dictionnaire de l’Ancien Régime'', p. 295- 296.</p>  
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<p class="mw-parser-output" style="text-align: justify">OBERLIN (Jérémie-Jacques), ''Almanach d’Alsace pour l’année 1782 et pour l’année 1783'', Strasbourg, sd.</p> <p class="mw-parser-output" style="text-align: justify">LIVET (Georges), ''L’Intendance d’Alsace sous Louis XIV. 1648-1715'', 2e éd.&nbsp;Strasbourg, 1991, p. 426-428 et 669-677.</p> <p class="mw-parser-output" style="text-align: justify">BADINIER (Gilbert), «&nbsp;Administration militaire&nbsp;», BLUCHE (François) (dir.), ''Dictionnaire du Grand siècle'', Paris, 1990, p. 43-44.</p> <p class="mw-parser-output" style="text-align: justify">CHAGNIOT (Jean), «&nbsp;Commissaires des guerres&nbsp;», BELY (Lucien),''Dictionnaire de l’Ancien Régime'', p. 295- 296.</p>  
== <span style="font-size:x-large;">Notices connexes</span> ==
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== <span style="font-size:x-large">Notices connexes</span> ==
<p class="mw-parser-output" style="text-align: justify;">[[Commandant|Commandant]]</p> <p class="mw-parser-output" style="text-align: justify;">[[Lieutenant|Lieutenant]]</p> <p class="mw-parser-output" style="text-align: right;">'''Bernard Vogler'''</p>
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<p class="mw-parser-output" style="text-align: justify">[[Commandant|Commandant]]</p> <p class="mw-parser-output" style="text-align: justify">[[Lieutenant|Lieutenant]]</p> <p class="mw-parser-output" style="text-align: right">'''Bernard Vogler'''</p>
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[[Category:C]]

Version du 7 octobre 2019 à 16:27

La charge de commissaire des guerres est créée sous François Ier et devient un office en 1564 ; il a été transformé ensuite en office héréditaire. Les commissaires des guerres ont des tâches variées : ils sont chargés d’arrêter toutes les dépenses militaires depuis la solde des officiers jusqu’au montant des indemnités dues par l’armée aux populations civiles. On les chargeait aussi de contrôler le poids et la quantité des rations de pain, de veiller à ce que le munitionnaire ait en réserve une quantité suffisante de céréales, de vérifier le bon état des équipements, des casernements et des fortifications ; par la suite s’y ajoute l’inspection des hôpitaux militaires.

Comme en Alsace, province frontière, l’intendant est aussi intendant des armées, les commissaires des guerres jouent le rôle de seconds actifs et dévoués de celui-ci et apparaissent comme des subdélégués, tels Ulrich Obrecht en Basse-Alsace et François Dietremann en Haute-Alsace à la fin du XVIIe siècle. Ils sont des exécutants des ordres de l’intendant dans tous les domaines et le suppléent en cas d’absence.

Au XVIIIe siècle, la fonction se distingue de celle de subdélégué pour se limiter aux seuls aspects de l’intendance militaire. En 1782 et 1783, l’Almanach d’Alsace d’Oberlin en recense sept à Strasbourg et à la Citadelle, dont six en exercice en y comprenant l’ordonnateur décédé et un commissaire des guerres chargé de la police à l’hôpital militaire ; en outre dix villes de garnison ont un commissaire des guerres, en comprenant Landau et Belfort qui faisaient alors partie de l’Alsace (Landau, Wissembourg, Lauterbourg (décédé), Fort-Louis, Haguenau, Sélestat, où le « commissaire ordonnateur des guerres » est décédé, Colmar (« commissaire principal des guerres », décédé), Neuf-Brisach, Huningue, Belfort. Le commissaire des guerres faisait partie de l’état-major de la place et apparaît au troisième rang dans la hiérarchie, après le gouverneur de la place et le Lieutenant du Roi, sauf à Lauterbourg où il est le second du commandant.

Bibliographie

OBERLIN (Jérémie-Jacques), Almanach d’Alsace pour l’année 1782 et pour l’année 1783, Strasbourg, sd.

LIVET (Georges), L’Intendance d’Alsace sous Louis XIV. 1648-1715, 2e éd. Strasbourg, 1991, p. 426-428 et 669-677.

BADINIER (Gilbert), « Administration militaire », BLUCHE (François) (dir.), Dictionnaire du Grand siècle, Paris, 1990, p. 43-44.

CHAGNIOT (Jean), « Commissaires des guerres », BELY (Lucien),Dictionnaire de l’Ancien Régime, p. 295- 296.

Notices connexes

Commandant

Lieutenant

Bernard Vogler