Coadjuteur (Evêque) : Différence entre versions

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<p class="mw-parser-output" style="text-align: justify">''Coadjutor'', ''Koadjutor''</p> <p class="mw-parser-output" style="text-align: justify">Sous l’Ancien Régime, la législation ecclésiastique répugnait à la pratique des coadjuteurs, puisque les évêques occupaient leur poste à vie. Dans le diocèse de Strasbourg, la situation changea au cours de la période française, sans toutefois contrevenir aux droits du Grand Chapitre sur le choix du candidat. Des quatre cardinaux de Rohan, seul Louis Constantin accéda au siège de Strasbourg par la voie de l’élection&nbsp;; les autres furent postulés par le Chapitre comme coadjuteurs cum futura successione et devinrent évêques à la mort de leur prédécesseur. Les chanoines désignaient ainsi au pape, par voie de scrutin, le candidat qui leur agréait, en lui demandant de le nommer coadjuteur, ce qui équivalait à une élection. Les rois n’ont fait que maintenir aux chanoines les prérogatives dont ils jouissaient sous l’Empire, sans user du droit de nomination que leur accordait le concordat de 1516.</p> <p class="mw-parser-output" style="text-align: justify">Dans le diocèse de Bâle, le seul coadjuteur ''cum futura successione'', Urs Viktor Franz Anton Glutz, n’a été élu qu’en 1820.</p>
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''Coadjutor'', ''Koadjutor''
== <span style="font-size:x-large">Bibliographie</span> ==
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<p class="mw-parser-output" style="text-align: justify">DURAND de MAILLANE (Pierre-Toussaint), ''Dictionnaire de droit canonique et de pratique bénéficiale..''., Lyon, 1787., t. I,&nbsp;p. 865-873.</p> <p class="mw-parser-output" style="text-align: justify">METZ (René), ''La monarchie française et la provision des bénéfices ecclésiastiques en Alsace de la paix de Westphalie à la fin de l’ancien Régime (1648-1789)'', Strasbourg, 1947, p. 65-70.</p> <p class="mw-parser-output" style="text-align: justify">WALLISER (Peter), «&nbsp;Glutz Viktor Franz Anton (Ruchti)&nbsp;», ''Dictionnaire historique de la Suisse''.</p>
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Sous l’Ancien Régime, la législation ecclésiastique répugnait à la pratique des coadjuteurs, puisque les évêques occupaient leur poste à vie. Dans le diocèse de Strasbourg, la situation changea au cours de la période française, sans toutefois contrevenir aux droits du Grand Chapitre sur le choix du candidat. Des quatre cardinaux de Rohan, seul Louis Constantin accéda au siège de Strasbourg par la voie de l’élection&nbsp;; les autres furent postulés par le Chapitre comme coadjuteurs cum futura successione et devinrent évêques à la mort de leur prédécesseur. Les chanoines désignaient ainsi au pape, par voie de scrutin, le candidat qui leur agréait, en lui demandant de le nommer coadjuteur, ce qui équivalait à une élection. Les rois n’ont fait que maintenir aux chanoines les prérogatives dont ils jouissaient sous l’Empire, sans user du droit de nomination que leur accordait le concordat de 1516.
== <span style="font-size:x-large">Notices connexes</span> ==
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Dans le diocèse de Bâle, le seul coadjuteur ''cum futura successione'', Urs Viktor Franz Anton Glutz, n’a été élu qu’en 1820.
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== Bibliographie ==
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DURAND de MAILLANE (Pierre-Toussaint), ''Dictionnaire de droit canonique et de pratique bénéficiale..''., Lyon, 1787., t. I,&nbsp;p. 865-873.
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METZ (René), ''La monarchie française et la provision des bénéfices ecclésiastiques en Alsace de la paix de Westphalie à la fin de l’ancien Régime (1648-1789)'', Strasbourg, 1947, p. 65-70.
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WALLISER (Peter), «&nbsp;Glutz Viktor Franz Anton (Ruchti)&nbsp;», ''Dictionnaire historique de la Suisse''.
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== Notices connexes ==
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Version du 25 septembre 2020 à 07:54

Coadjutor, Koadjutor

Sous l’Ancien Régime, la législation ecclésiastique répugnait à la pratique des coadjuteurs, puisque les évêques occupaient leur poste à vie. Dans le diocèse de Strasbourg, la situation changea au cours de la période française, sans toutefois contrevenir aux droits du Grand Chapitre sur le choix du candidat. Des quatre cardinaux de Rohan, seul Louis Constantin accéda au siège de Strasbourg par la voie de l’élection ; les autres furent postulés par le Chapitre comme coadjuteurs cum futura successione et devinrent évêques à la mort de leur prédécesseur. Les chanoines désignaient ainsi au pape, par voie de scrutin, le candidat qui leur agréait, en lui demandant de le nommer coadjuteur, ce qui équivalait à une élection. Les rois n’ont fait que maintenir aux chanoines les prérogatives dont ils jouissaient sous l’Empire, sans user du droit de nomination que leur accordait le concordat de 1516.

Dans le diocèse de Bâle, le seul coadjuteur cum futura successione, Urs Viktor Franz Anton Glutz, n’a été élu qu’en 1820.


Bibliographie

DURAND de MAILLANE (Pierre-Toussaint), Dictionnaire de droit canonique et de pratique bénéficiale..., Lyon, 1787., t. I, p. 865-873.

METZ (René), La monarchie française et la provision des bénéfices ecclésiastiques en Alsace de la paix de Westphalie à la fin de l’ancien Régime (1648-1789), Strasbourg, 1947, p. 65-70.

WALLISER (Peter), « Glutz Viktor Franz Anton (Ruchti) », Dictionnaire historique de la Suisse.


Notices connexes

Chapitre (Grand)

Coadjuteur

Evêque

Postulation

Jean-Pierre Renard, Louis Schlaefli