Classes sociales et vêtements (à Strasbourg) : Différence entre versions

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En 1628, le Magistrat de Strasbourg, dans sa lutte contre le luxe et les dépenses excessives, promulgue un règlement du costume des habitants qu’il répartit en six classes sociales selon leur métier et les fonctions qu’ils remplissent dans la cité. La première regroupe la domesticité, féminine surtout, la sixième les membres du Magistrat, les représentants et avocats de la Ville, la noblesse. Entre les deux, sont rangés dans un ordre croissant de considération les petits métiers de services, les artisans, les petits marchands, les artisans d’art, les officiers municipaux, les négociants (avec des nuances selon leur richesse et leur rayonnement extra muros), les pasteurs, les universitaires. La liste est détaillée et stricte. Il est possible de s’élever à la classe supérieure à celle de ses parents, soit en obtenant un grade universitaire au moins égal à la licence, soit en étant élu dans un des conseils de la Ville.
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En 1628, le Magistrat de Strasbourg, dans sa lutte contre le luxe et les dépenses excessives, promulgue un règlement du [[Costume_(féminin)|costume]] des habitants qu’il répartit en six classes sociales selon leur métier et les fonctions qu’ils remplissent dans la cité. La première regroupe la [[Domesticité_urbaine|domesticité]], féminine surtout, la sixième les membres du Magistrat, les représentants et [[Avocat|avocats]] de la Ville, la noblesse. Entre les deux, sont rangés dans un ordre croissant de considération les petits métiers de services, les [[Artisanat|artisans]], les petits marchands, les artisans d’art, les officiers municipaux, les négociants (avec des nuances selon leur richesse et leur rayonnement extra muros), les pasteurs, les universitaires. La liste est détaillée et stricte. Il est possible de s’élever à la classe supérieure à celle de ses parents, soit en obtenant un grade universitaire au moins égal à la licence, soit en étant élu dans un des conseils de la Ville.
  
 
Ce règlement, qui semble avoir été transgressé&nbsp;avec le temps, puisqu’il a fallu le renouveler en 1685, est probablement tombé en désuétude au cours du XVIII<sup>e</sup> siècle sous l’influence française et avec le brassage de la population.
 
Ce règlement, qui semble avoir été transgressé&nbsp;avec le temps, puisqu’il a fallu le renouveler en 1685, est probablement tombé en désuétude au cours du XVIII<sup>e</sup> siècle sous l’influence française et avec le brassage de la population.
  
Il se traduit dans l’habillement des bourgeois et de leurs femmes dont l’aspect extérieur permet de voir à qui on a affaire, tel qu’il a été illustré par Pierre Dietterlin dans son ''Strasburger Trachtenbuechlein darinnen von Man- und Weibspersonen aussgangen ihm Jahr 1668''.
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Il se traduit dans l’habillement des [[Bourgeois,_bourgeoisie|bourgeois]] et de leurs femmes dont l’aspect extérieur permet de voir à qui on a affaire, tel qu’il a été illustré par Pierre Dietterlin dans son ''Strasburger Trachtenbuechlein darinnen von Man- und Weibspersonen aussgangen ihm Jahr 1668''.
  
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== Bibliographie ==
  
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HEITZ (Friedrich Carl), ''Das Zunftwesen in Strassburg'', 1856.
 
HEITZ (Friedrich Carl), ''Das Zunftwesen in Strassburg'', 1856.
  
 
LAPOINTE (Lucienne), «&nbsp;Les six classes sociales à Strasbourg au XVII<sup>e</sup> siècle&nbsp;», ''Bulletin du Cercle généalogique d’Alsace'', 24, 1973, p. 91-94 (avec traduction française du précédent).
 
LAPOINTE (Lucienne), «&nbsp;Les six classes sociales à Strasbourg au XVII<sup>e</sup> siècle&nbsp;», ''Bulletin du Cercle généalogique d’Alsace'', 24, 1973, p. 91-94 (avec traduction française du précédent).
  
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Version actuelle datée du 8 juin 2021 à 16:24

Staffeln

En 1628, le Magistrat de Strasbourg, dans sa lutte contre le luxe et les dépenses excessives, promulgue un règlement du costume des habitants qu’il répartit en six classes sociales selon leur métier et les fonctions qu’ils remplissent dans la cité. La première regroupe la domesticité, féminine surtout, la sixième les membres du Magistrat, les représentants et avocats de la Ville, la noblesse. Entre les deux, sont rangés dans un ordre croissant de considération les petits métiers de services, les artisans, les petits marchands, les artisans d’art, les officiers municipaux, les négociants (avec des nuances selon leur richesse et leur rayonnement extra muros), les pasteurs, les universitaires. La liste est détaillée et stricte. Il est possible de s’élever à la classe supérieure à celle de ses parents, soit en obtenant un grade universitaire au moins égal à la licence, soit en étant élu dans un des conseils de la Ville.

Ce règlement, qui semble avoir été transgressé avec le temps, puisqu’il a fallu le renouveler en 1685, est probablement tombé en désuétude au cours du XVIIIe siècle sous l’influence française et avec le brassage de la population.

Il se traduit dans l’habillement des bourgeois et de leurs femmes dont l’aspect extérieur permet de voir à qui on a affaire, tel qu’il a été illustré par Pierre Dietterlin dans son Strasburger Trachtenbuechlein darinnen von Man- und Weibspersonen aussgangen ihm Jahr 1668.

Bibliographie

HEITZ (Friedrich Carl), Das Zunftwesen in Strassburg, 1856.

LAPOINTE (Lucienne), « Les six classes sociales à Strasbourg au XVIIe siècle », Bulletin du Cercle généalogique d’Alsace, 24, 1973, p. 91-94 (avec traduction française du précédent).

Notice connexe

Costume (féminin)

Christian Wolff