Brabant (route du) : Différence entre versions

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<p class="mw-parser-output" style="text-align: justify;">La route dite du Brabant, ou encore ''Lampartische Straße'', était une route commerciale reliant l’Italie aux Flandres, deux régions aux économies florissantes. Après le déclin des foires de Champagne à partir du début du XIV<sup>e</sup> siècle, la circulation entre ces deux régions se fait progressivement par l’Alsace. Du sud venaient des marchands de Savoie, de Genève et de Milan ; du Brabant, la route drainait des produits venant de Flandre et d’Angleterre, essentiellement des tissus et du poisson.</p> <p class="mw-parser-output" style="text-align: justify;">Au nord de Strasbourg, l’itinéraire empruntait l’ancienne voie romaine jusqu’à Brumath. De là, la route prenait la direction d’Ingwiller où elle s’engage dans la vallée de la Moder jusqu’à Wimmenau. Là elle prend la direction de Bitche, par le ''Breitenstein'' (Pierre des Douze Apôtres, entre Wingen-sur-Moder et Meisenthal). Au-delà elle traversait le Westrich (région à cheval sur le nord-est de la Lorraine et le Palatinat), Sarrebruck et Luxembourg.</p> <p class="mw-parser-output" style="text-align: justify;">Entre L’Église Rouge de Strasbourg (actuel cimetière Sainte-Hélène) et le ''Breitenstein'', les comtes de Hanau-Lichtenberg détenaient en fief le droit d’escorte ou de conduite (''Geleitsrecht''), accordé le 15 mars 1349 par Charles IV. Ils avaient donc le monopole du péage le long de cette route, à l’exclusion de tout autre seigneur. Au-delà, les ducs de Lorraine puis les comtes de Nassau-Sarrebruck prenaient le relais. Le droit de conduite ne portait pas exclusivement sur un itinéraire précis, mais également sur les voies secondaires (''Zwerchstrassen'') que pouvaient emprunter les marchands.</p>  
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La route dite du Brabant, ou encore ''Lampartische Straße'', était une route commerciale reliant l’Italie aux Flandres, deux régions aux économies florissantes. Après le déclin des foires de Champagne à partir du début du XIV<sup>e</sup> siècle, la circulation entre ces deux régions se fait progressivement par l’Alsace. Du sud venaient des marchands de Savoie, de Genève et de Milan&nbsp;; du Brabant, la route drainait des produits venant de Flandre et d’Angleterre, essentiellement des tissus et du poisson.</p> Au nord de Strasbourg, l’itinéraire empruntait l’ancienne voie romaine jusqu’à Brumath. De là, la route prenait la direction d’Ingwiller où elle s’engage dans la vallée de la Moder jusqu’à Wimmenau. Là elle prend la direction de Bitche, par le ''Breitenstein'' (Pierre des Douze Apôtres, entre Wingen-sur-Moder et Meisenthal). Au-delà elle traversait le Westrich (région à cheval sur le nord-est de la Lorraine et le Palatinat), Sarrebruck et Luxembourg.</p> Entre L’Église Rouge de Strasbourg (actuel cimetière Sainte-Hélène) et le ''Breitenstein'', les comtes de Hanau-Lichtenberg détenaient en fief le droit d’escorte ou de conduite (''Geleitsrecht''), accordé le 15 mars 1349 par Charles IV. Ils avaient donc le monopole du péage le long de cette route, à l’exclusion de tout autre seigneur. Au-delà, les ducs de Lorraine puis les comtes de Nassau-Sarrebruck prenaient le relais. Le droit de conduite ne portait pas exclusivement sur un itinéraire précis, mais également sur les voies secondaires (''Zwerchstrassen'') que pouvaient emprunter les marchands.</p>  
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== <span style="font-size:x-large;">Sources - Bibliographie</span> ==
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== Sources - Bibliographie ==
<p class="mw-parser-output" style="text-align: justify;">ABR G1341.</p> <p class="mw-parser-output" style="text-align: justify;">SCHULTE (A.), ''Geschichte des mittelalterlichen Handels und Verkehrs zwischen Westdeutschland und Italien mit Aussschluss von Venedig'', 2 vol., Leipzig, 1900, t. I, p. 426‑428.</p> <p class="mw-parser-output" style="text-align: justify;">EYER (Fritz),''Das Territorium der Herren von Lichtenberg'', Strasbourg, 1938, p. 134.</p> <p class="mw-parser-output" style="text-align: justify;">OSTERMANN (Jean-Georges), «&nbsp;Voies antiques de la région de Wingen-sur-Moder&nbsp;», in&nbsp;: ''Pays d’Alsace'', n° 99-100, 1977, p. 8.</p> <p class="mw-parser-output" style="text-align: justify;">BRAUN (Jean), ''Histoire des routes en Alsace'', Strasbourg, 1987, p. 23‑28.</p> <p class="mw-parser-output" style="text-align: justify;">RAPP (Francis), «&nbsp;Routes et voies de communication à travers les Vosges du XII<sup>e</sup> au début du XVIe siècle&nbsp;», in&nbsp;: ''Le Pays de l’Entre-deux au Moyen âge, Actes du 113e congrès national des sociétés savantes'', éd. du CTHS, Paris, 1990, p. 197.</p> <p class="mw-parser-output" style="text-align: justify;">BATTENBERG (Friedrich), ''Lichtenberger Urkunden'', 5 vol., Darmstadt, 1994-96, I, p. 202.</p> <p class="mw-parser-output" style="text-align: justify;">HERRMANN (Hans Walter), «&nbsp;Die flandrisch-lampartische Straße zwischen Straßburg und Sierck: Geschichte einer mittelalterlichen Neuanlage&nbsp;», in&nbsp;: BURGARD (Friedhelm), HAVERKAMP (Alfred) dir., ''Auf den Römerstraßen ins Mittelalter. Beiträge zur Verkehrsgeschichte zwischen Maas und Rhein von der Spätantike bis ins 19. Jahrhundert'', Mainz, 1998, p. 447‑69.</p> <p class="mw-parser-output" style="text-align: justify;">LIVET (Georges), ''Histoire des routes et des transports en Europe'', PUS, Strasbourg, 2003, p. 167‑168.</p>
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ABR G1341.</p> SCHULTE (A.), ''Geschichte des mittelalterlichen Handels und Verkehrs zwischen Westdeutschland und Italien mit Aussschluss von Venedig'', 2 vol., Leipzig, 1900, t. I, p. 426‑428.</p> EYER (Fritz),''Das Territorium der Herren von Lichtenberg'', Strasbourg, 1938, p. 134.</p> OSTERMANN (Jean-Georges), «&nbsp;Voies antiques de la région de Wingen-sur-Moder&nbsp;», in&nbsp;: ''Pays d’Alsace'', n° 99-100, 1977, p. 8.</p> BRAUN (Jean), ''Histoire des routes en Alsace'', Strasbourg, 1987, p. 23‑28.</p> RAPP (Francis), «&nbsp;Routes et voies de communication à travers les Vosges du XII<sup>e</sup> au début du XVI<sup>e</sup> siècle&nbsp;», in&nbsp;: ''Le Pays de l’Entre-deux au Moyen âge, Actes du 113e congrès national des sociétés savantes'', éd. du CTHS, Paris, 1990, p. 197.</p> BATTENBERG (Friedrich), ''Lichtenberger Urkunden'', 5 vol., Darmstadt, 1994-96, I, p. 202.</p> HERRMANN (Hans Walter), «&nbsp;Die flandrisch-lampartische Straße zwischen Straßburg und Sierck: Geschichte einer mittelalterlichen Neuanlage&nbsp;», in&nbsp;: BURGARD (Friedhelm), HAVERKAMP (Alfred) dir., ''Auf den Römerstraßen ins Mittelalter. Beiträge zur Verkehrsgeschichte zwischen Maas und Rhein von der Spätantike bis ins 19. Jahrhundert'', Mainz, 1998, p. 447‑69.</p> LIVET (Georges), ''Histoire des routes et des transports en Europe'', PUS, Strasbourg, 2003, p. 167‑168.</p>  
 
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== Notices connexes ==
== <span style="font-size:x-large;">Notices connexes</span> ==
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[[Conduit,_Conduite_(droit_de)|Conduite (droit de)]]</p> [[Geleit|''Geleit'']]</p> <p class="mw-parser-output" style="text-align: right">'''Jean‑Marie Holderbach'''</p>
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Version actuelle datée du 16 septembre 2020 à 08:34

La route dite du Brabant, ou encore Lampartische Straße, était une route commerciale reliant l’Italie aux Flandres, deux régions aux économies florissantes. Après le déclin des foires de Champagne à partir du début du XIVe siècle, la circulation entre ces deux régions se fait progressivement par l’Alsace. Du sud venaient des marchands de Savoie, de Genève et de Milan ; du Brabant, la route drainait des produits venant de Flandre et d’Angleterre, essentiellement des tissus et du poisson.

Au nord de Strasbourg, l’itinéraire empruntait l’ancienne voie romaine jusqu’à Brumath. De là, la route prenait la direction d’Ingwiller où elle s’engage dans la vallée de la Moder jusqu’à Wimmenau. Là elle prend la direction de Bitche, par le Breitenstein (Pierre des Douze Apôtres, entre Wingen-sur-Moder et Meisenthal). Au-delà elle traversait le Westrich (région à cheval sur le nord-est de la Lorraine et le Palatinat), Sarrebruck et Luxembourg.

Entre L’Église Rouge de Strasbourg (actuel cimetière Sainte-Hélène) et le Breitenstein, les comtes de Hanau-Lichtenberg détenaient en fief le droit d’escorte ou de conduite (Geleitsrecht), accordé le 15 mars 1349 par Charles IV. Ils avaient donc le monopole du péage le long de cette route, à l’exclusion de tout autre seigneur. Au-delà, les ducs de Lorraine puis les comtes de Nassau-Sarrebruck prenaient le relais. Le droit de conduite ne portait pas exclusivement sur un itinéraire précis, mais également sur les voies secondaires (Zwerchstrassen) que pouvaient emprunter les marchands.

 

Sources - Bibliographie

ABR G1341.

SCHULTE (A.), Geschichte des mittelalterlichen Handels und Verkehrs zwischen Westdeutschland und Italien mit Aussschluss von Venedig, 2 vol., Leipzig, 1900, t. I, p. 426‑428.

EYER (Fritz),Das Territorium der Herren von Lichtenberg, Strasbourg, 1938, p. 134.

OSTERMANN (Jean-Georges), « Voies antiques de la région de Wingen-sur-Moder », in : Pays d’Alsace, n° 99-100, 1977, p. 8.

BRAUN (Jean), Histoire des routes en Alsace, Strasbourg, 1987, p. 23‑28.

RAPP (Francis), « Routes et voies de communication à travers les Vosges du XIIe au début du XVIe siècle », in : Le Pays de l’Entre-deux au Moyen âge, Actes du 113e congrès national des sociétés savantes, éd. du CTHS, Paris, 1990, p. 197.

BATTENBERG (Friedrich), Lichtenberger Urkunden, 5 vol., Darmstadt, 1994-96, I, p. 202.

HERRMANN (Hans Walter), « Die flandrisch-lampartische Straße zwischen Straßburg und Sierck: Geschichte einer mittelalterlichen Neuanlage », in : BURGARD (Friedhelm), HAVERKAMP (Alfred) dir., Auf den Römerstraßen ins Mittelalter. Beiträge zur Verkehrsgeschichte zwischen Maas und Rhein von der Spätantike bis ins 19. Jahrhundert, Mainz, 1998, p. 447‑69.

LIVET (Georges), Histoire des routes et des transports en Europe, PUS, Strasbourg, 2003, p. 167‑168.

Notices connexes

Conduite (droit de)

Geleit

Jean‑Marie Holderbach