Quartiers de Colmar

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Les quartiers sont à Colmar aussi, l’appellation d’une circonscription militaire, dans lesquels sont répartis les miliciens des corporations et des quatre « quartiers » de la ville, convoqués dans quatre places de la ville (Six Montagnes Noires, École, Corps de Garde, Clefs (Jeanne d’Arc) et qui se rendent ensuite aux portes (Topographie du Vieux Colmar, Auguste Scherlen, p. 46). Cette répartition, l’appellation de quartiers (avec celle de cantons), a été conservée après l’annexion par la France et est utilisée aussi pour le nettoyage des rues et la prévention des incendies. Ces quartiers sont décrits en détail dans la Topographie du Vieux Colmar (p. 120-122). Villes et institutions colmariennes (couvent Unterlinden, chapitre Saint-Martin) utilisent également dans leurs registres fiscaux le terme de Gänge, traduit par secteurs. Pour la taille de 1527, ces secteurs au nombre de 24, désignés par des toponymes urbains (d’auberges par exemple Zum Roten Salmen (Au Saumon rouge) ou de maisons Am Hallers Ort ou Am Teufelsort) sont répartis dans les quatre quartiers. Le plan des « quartiers de Colmar » ou « Gänge » a fait l’objet de travaux et publications des archivistes et historiens successifs (Mossmann, Scherlen...) (Topographie p. 130-131).

La dernière mobilisation des « quatre quartiers de Colmar » a lieu le 22 mai 1791, pour s’opposer à l’expulsion des Capucins qui refusent le serment civique. Mais la municipalité fait appel à la garde nationale et aux régiments de Neuf-Brisach et de Sélestat. Les Capucins s’inclinent et quittent leur couvent (Billing, Kleine Chronik). Les étendards des quatre quartiers et des tribus colmariennes sont brûlés à la Fête de la Fraternité colmarienne, le 10 août 1793.

Sources - Bibliographie

SCHERLEN (Auguste), Topographie du vieux Colmar, Colmar, 1996 (Traduction de l’original, 1922, présentée par Klein (André) et alii.).

François Igersheim