Pommes de terre

De DHIALSACE
Aller à : navigation, rechercher

Le terme de Kartoffel (cf. la « cartoufle » signalée par Olivier de Serres dans son Théâtre d’Agriculture en 1600, et présente en Flandre, dans la Bresse et en Bourgogne sous le nom de « tartufle » ou « tartoufle ») semble réservé en Alsace aux documents officiels et aux traités agronomiques. Dans le langage populaire, on désigne cette solanée par les noms de « pomme », de « poire » ou de « baie » (Erdäpfel, Grundbieren (de Birnen ou de Beeren ?) par analogie avec des fruits connus, mais dont l’originalité réside dans le fait qu’elle se développe sous la terre (Erd, Grund) et non à l’air libre. Les dénominations de Grintbiren à Haguenau et, du Sundgau à l’Alsace Bossue en passant par le Ried, de Hartäpfel, relèvent d’une déformation de langage dénuée de fondement.

Toute l’originalité de la pomme de terre réside en ce qu’elle est relativement nouvelle à l’échelle des siècles, sur le plan de la production et de la consommation, au point qu’on a tendance à la qualifier, dans certaines régions, de « truffe » (blanche ou rouge) et qu’elle revêt, plus que toute autre production, le rôle de « plante de civilisation » et d’« aliment-signe », ce qui fait de son utilisation une véritable institution.

Cheminements et diffusion d’une culture « nouvelle »

Du jardin au champ

Une présence longtemps discrète

Une plante robuste pour terres ingrates

Sa consommation : nourriture du bétail ou alimentation humaine ?

Réservée au bétail...

...avant d’être adoptée par l’homme

Ressource des temps difficiles

Sa signification : de la pomme de terre des miséreux à celle des agronomes

À la portée des plus pauvres

Une extraordinaire fortune

Sources - Bibliographie