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| + | Pour les produits pondéreux et le commerce en gros, on utilise la « livre lourde » qui pèse en général plus de 480 grammes (jusque 489 à Strasbourg entre le XVe et le XVIIIe siècle, 503 à Mulhouse) ; pour le commerce de détail, en particulier pour le pain, la « livre légère » n’atteint pas de telles valeurs (environ 472 grammes, si l’on prend en compte les variations liées à la conjoncture céréalière. Quant à la « livre d’apothicaire » ou « livre médicinale », subdivisée en onces (entre 12 et 16) et en loths (entre 24 et 32), son poids peut tomber jusqu’à | ||
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| + | KINTZ ( Jean-Pierre), ''La société strasbourgeoise'', Strasbourg, 1984, p. 240.<br> | ||
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| + | BOEHLER ( Jean-Michel), ''Poids et mesures dans l’Alsace d’autrefois'', Fédération des sociétés d’histoire et d’archéologie d’Alsace, coll. Alsace-Histoire, 4, Strasbourg, 2010.<br> | ||
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| + | == Notices connexes == | ||
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| + | [[Poids et mesures]]<br> | ||
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| + | [[Viertel-Rézal-Sac]] | ||
| + | <div align="right">'''Jean-Michel Boehler'''</div align> | ||
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Version actuelle datée du 3 mai 2026 à 14:18
Livre.
Le mot peut, selon le contexte, revêtir deux significations :
1. Monétaire.
V. Livre.
2. Pondérale.
Même si, avant l’instauration du système métrique, on a l’habitude d’évaluer les solides en volumes (litres) plutôt qu’en poids (livres), l’utilisation du Pfund s’avère incontournable, sans qu’on puisse lui attribuer une valeur fixe et invariable dans l’espace et le temps. C’est ainsi que l’Intendance estime, dans les années 1710, le poids du « sac du roi » ou rézal à 200 livres et celui du « sac du pays » à 155 livres pour le seigle et à 165 pour l’avoine (AN G 7 82, intendant de La Houssaye).
Pour les produits pondéreux et le commerce en gros, on utilise la « livre lourde » qui pèse en général plus de 480 grammes (jusque 489 à Strasbourg entre le XVe et le XVIIIe siècle, 503 à Mulhouse) ; pour le commerce de détail, en particulier pour le pain, la « livre légère » n’atteint pas de telles valeurs (environ 472 grammes, si l’on prend en compte les variations liées à la conjoncture céréalière. Quant à la « livre d’apothicaire » ou « livre médicinale », subdivisée en onces (entre 12 et 16) et en loths (entre 24 et 32), son poids peut tomber jusqu’à
360 grammes. C’est l’administration révolutionnaire qui procédera à l’unification du système des
poids et mesures en fixant uniformément la livre à 500 grammes et le quintal à 100 livres.
Sources - Bibliographie
KINTZ ( Jean-Pierre), La société strasbourgeoise, Strasbourg, 1984, p. 240.
BOEHLER ( Jean-Michel), Poids et mesures dans l’Alsace d’autrefois, Fédération des sociétés d’histoire et d’archéologie d’Alsace, coll. Alsace-Histoire, 4, Strasbourg, 2010.