Presbytère protestant : Différence entre versions
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| + | === ''La place du presbytère dans le protestantisme'' === | ||
| + | La formule utilisée par le secrétaire et bibliothécaire du ''Bulletin de l’Histoire du protestantisme français'', le pasteur d’origine alsacienne Nathanael Weiss – en 1917, en pleine guerre mondiale – résume assez une opinion répandue sur la place du presbytère dans le protestantisme : « L’homme simple se rappelera seulement que le monde doit trois choses à Luther : la Bible rendue au peuple, l’emploi de la langue vulgaire dans le culte public et la présence dans les presbytères protestants d’une épouse et de leurs enfants » (Weiss).<br> | ||
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| + | La valorisation de la vie familiale dans les presbytères est un des thèmes importants de la littérature piétiste et des Lumières. Le presbytère piétiste est un foyer religieux, de réunions et de direction et d’aide spirituelle, une petite église dans l’église, ce qui est mal vu des autorités. Le presbytère est toujours associé à l’école ou aux salles d’asile. C’est souvent un pensionnat pour enfants et jeunes gens. | ||
| + | C’est là que le pasteur, loin des gymnases, fait l’éducation de ses enfants et des enfants brillants de sa paroisse.<br> | ||
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| + | On a volontiers insisté sur l’importance de l’éducation transmise aux enfants de pasteurs et sa mise en valeur par ces familles des professions intellectuelles. Mais le souci de la vie matérielle de toute une famille à nourrir a été souvent évoqué, ainsi que les conflits avec les communautés que cela peut entraîner. Ils se produisirent parfois sous la Révolution, « au moment où tous les rapports hiérarchiques et traditionnels [entre pasteurs et paroissiens] se disloquaient et se rompaient sous la poussée révolutionnaire » (Reuss, ''Les Eglises protestantes d’Alsace pendant la Révolution'', p. 286).<br> | ||
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| + | Le rôle réservé aux femmes de pasteurs (v. [[Pasteur, épouse de]]) est parfois apprécié diversement (« Pfarrhaus », ''TRE'', t. 27, p. 580-582). Le pasteur Oberlin (1740-1826) a été pasteur de Waldersbach de 1767 à 1826. La vie de couple qu’il forme avec sa femme, elle-même fille de pasteur, et leur destin ne paraît pas exceptionnel et il faut éviter l’anachronisme (v. [[Pasteur, épouse de|Femme de pasteur]]). Sa femme, Madeleine Witter (1747-1783), « qui fut un appui précieux de son mari » a eu 9 enfants pendant les 14 années de ce mariage (1768-1783), qui se termine par sa mort, fort jeune, à 36 ans (dont 2 morts en bas âge, 2 garçons pasteurs et 4 filles femmes de pasteur, dont un gendre Rauscher, qui prend sa succession). Le répertoire du Fonds Oberlin des AVES reflète éloquemment l’ampleur de ces liens familiaux et de cette sociabilité (Mariotte).<br> | ||
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| + | Presbytère protestant et familles de pasteurs ainsi que les ramifications de la sociabilité pastorale ont occupé une place éminente comme foyer de la bonne vie chrétienne et de la philanthropie au XVIIIe siècle. | ||
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| + | === ''Les presbytères protestants de Strasbourg en 1802'' === | ||
| + | L’enquête à laquelle procède le préfet Laumond le 12 thermidor an X (31/7/1802), pour déterminer | ||
| + | les biens dont disposent les églises protestantes et à laquelle les consistoires de Strasbourg répondent précisément, permet de se rendre compte de l’habitation des pasteurs, y compris après la resectorisation des paroisses de la ville en quatre églises consistoriales (août 1803) et deux inspections (février 1804) (v. [[Paroisses luthériennes maintenues, consistoires et inspections (après les articles organiques du 18 germinal an X – 8 avril 1802)|Paroisses luthériennes de Strasbourg en 1802]]).<br> | ||
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| + | Chaque paroisse a, en règle générale, 3 pasteurs, tous logés, un maître d’école pour l’école paroissiale, un marguillier et un organiste. Les 3 pasteurs de Saint-Thomas sont salariés par le Chapitre, devenu fondation (''Stift''). Les cinq fonctionnaires du consistoire sont logés par la fondation. Il en va de même pour le consistoire de Saint-Pierre-le-Jeune. | ||
| + | À Saint-Guillaume, l’un des trois pasteurs n’est pas remplacé faute de moyens. C’est la Ville qui assure le logement, grosses réparations et entretien, des trois presbytères. À Saint-Nicolas, le pasteur en titre est salarié et logé par la Fondation de Saint-Thomas dont il est chanoine, le premier diacre est logé dans une maison du quai Saint-Nicolas. Les maisons relevées dans l’''Allmendbuch'' de 1587, attenantes à l’église pour la paroisse Sainte-Aurélie, sont occupées par des journaliers, dans les deux autres maisons de la paroisse logent instituteurs et marguilliers ; les pasteurs sont logés dans la ville, par les chapitres.<br> | ||
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| + | Le Temple Neuf ou Église neuve est considéré comme l’église principale des protestants, échangée contre la cathédrale en 1681 : c’est la paroisse du Magistrat, c’est là que se célèbrent les ''Te Deum'', les grandes pompes funèbres, les ordinations des jeunes ecclésiastiques. Elle sert de paroisse au tiers de la population protestante et le Directoire du consistoire y a son siège. Elle dispose de quatre maisons pour les quatre pasteurs, d’une maison pour le maître d’école et le marguillier, enfin d’une maison affectée au logement des veuves de pasteurs. Saint-Pierre-le-Vieux permet le mieux de se rendre compte du régime du logement des pasteurs : le premier est logé dans une maison de la Grand’rue (no 92), le second dans une maison du Marché-aux-vins, une maison de la rue du Jeu des enfants est affectée à l’instituteur, et une seconde maison de la Grand’rue au marguillier. Une maison est louée. Grosses réparations et entretien sont à la charge de la Fondation ou chapitre de Saint-Pierre-le-Vieux.<br> | ||
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| + | Certes, l’Église luthérienne n’a pas vu ses biens saisis comme biens nationaux, mais les bouleversements imposés par la Révolution ne manquent pas d’avoir des répercussions pour les membres de son clergé. C’est ce que souligne éloquemment, en réponse à une nouvelle enquête de 1807, les observations d’un pasteur (de Landau) qui se plaint de la dégradation des conditions de vie des ministres du culte protestant : « Le pasteur d’aujourd’hui ne jouit plus que de la moitié de l’ancien traitement... Cette position accablante se fait sentir dans tous ses rapports, surtout en celui du père de famille, en le privant des moyens de former ... ses enfants ... et fournir des sujets capables aux différents emplois civils militaires et ecclésiastiques. Père de famille par les principes de son culte qui ne favorise pas le célibat, il est aussi par son exemple, un membre utile à l’Etat et un citoyen. » | ||
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| + | === Sources - Bibliographie === | ||
| + | ''Allmendbuch'' de Strasbourg, 1587.<br> | ||
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| + | SCHMIDT, ''Strassburger Gassen- und Häuser-Namen im Mittelalter'', 2e éd., Strasbourg, 1888, p.57.<br> | ||
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| + | ADAM ( Johann), ''Evangelische Kirchengeschichte der Stadt Strassburg bis zur französischen Revolution'', Strasbourg, 1922.<br> | ||
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| + | ADAM ( Johann), ''Evangelische Kirchengeschichte der Elsässischen Territorien bis zur Französischen Revolution'', Strasbourg, 1928.<br> | ||
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| + | WEISS (Nathanael), « Les Troisième et Quatrième centenaires de la Réformation 1817-1917 », ''Bulletin de la Société de l’histoire du protestantisme français'', 1917/2, p. 146-161.<br> | ||
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| + | « Pfarrhaus », ''Theologische Realenzyklopädie'' (1976-2004), t. 27, p. 580-582.<br> | ||
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| + | MARIOTTE ( Jean-Yves), ''Catalogue des manuscrits du fonds Oberlin'', Strasbourg, 1993.<br> | ||
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| + | SCHNEIDER (Malou), « Jean-Frédéric Oberlin », ''Nouveau dictionnaire de biographie alsacienne'', vol.28 (2004), p. 2872.<br> | ||
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| + | CHALMEL (Loïc), ''Oberlin, le pasteur des Lumières'', Strasbourg, 2006. | ||
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| + | <div align="right">'''François Igersheim'''</div align> | ||
| + | [[Category : P]] | ||
Version actuelle datée du 11 juin 2026 à 16:56
Dans les territoires dont les seigneurs et magistrats ont embrassé la Réforme, la tutelle des églises (et presbytères) n’est plus une institution d’Église mais un pouvoir laïc. Les conséquences de ce régime nouveau sont développées dans les notices Fabrique protestante et Sécularisation (v. Fabrique protestante, Sécularisation).
À Strasbourg, les chapitres (Stifte) mettaient des presbytères à la disposition des curés ; ils continuent de le faire pour les pasteurs (v. Pasteurs de Strasbourg).
L’Allmendbuch de 1587 qui fait un inventaire extrêmement précis des immeubles de la ville, relève pour la paroisse Saint-Nicolas : « Die Fabric zů Sanct Niclaůs hatt ein Haůß. Darinn sitzt Herr Johannes Thomas der Pfarrer daselbsten, undt würdt von alters hero zům Brieff genandt. » Ainsi la ville (ou la fabrique) a racheté l’ancienne auberge Zum Briefe, construite en 1332 (SCHMIDT, p. 57), et y loge le pasteur de la paroisse. Et pour Sainte-Aurélie : « Herr Heinrich Rohtmann der Pfarrer zů Sanct Aůrelien, hatt hinden vor seinem Haůß ane der Kirchoff Maůren ein Schweinstall, sampt einem Mistcasten, daran beÿdes zůsamen 16 schů lang 6 schů heraůß, bessert für den Schweinstall und Mistkasten 5 ß 4i d. » Ce presbytère se trouve à proximité de l’église, contre le mur du cimetière. Il appartient au chapitre Saint-Thomas (Ist dem Stifft St. Thoman zůgeschrieben worden; weil daß Pfarhaùß demselben Stifft gehörig).
Dans les principautés, seigneuries (Lichtenberg, Wurtemberg, La Petite-Pierre, Nassau-Sarrewerden etc.) et villes d’Alsace passées à la Réforme,la gestion des paroisses est en règle générale le fait de la hiérarchie ecclésiastique : surintendants des consistoires et fondations ou Stifte, pasteurs et fabriques (Kirchenschaffneien) des paroisses, comme dans le comté de Hanau-Lichtenberg (v. Hanau-Lichtenberg, Administration ecclésiastique).
Comme dans l’Église catholique, toute paroisse a son ou ses presbytères, où logent le ou les ministres du culte.
Les biens affectés aux cultes protestants relevant des municipalités ne sont pas nationalisés en 1790, comme à Colmar ou Montbéliard, ce qui explique que leurs pasteurs soient salariés par l’État dès 1805 et 1806. La gestion des fabriques protestantes et de leurs biens suit les règles du « code des fabriques » de 1809 (v. Fabrique protestante).
La place du presbytère dans le protestantisme
La formule utilisée par le secrétaire et bibliothécaire du Bulletin de l’Histoire du protestantisme français, le pasteur d’origine alsacienne Nathanael Weiss – en 1917, en pleine guerre mondiale – résume assez une opinion répandue sur la place du presbytère dans le protestantisme : « L’homme simple se rappelera seulement que le monde doit trois choses à Luther : la Bible rendue au peuple, l’emploi de la langue vulgaire dans le culte public et la présence dans les presbytères protestants d’une épouse et de leurs enfants » (Weiss).
La valorisation de la vie familiale dans les presbytères est un des thèmes importants de la littérature piétiste et des Lumières. Le presbytère piétiste est un foyer religieux, de réunions et de direction et d’aide spirituelle, une petite église dans l’église, ce qui est mal vu des autorités. Le presbytère est toujours associé à l’école ou aux salles d’asile. C’est souvent un pensionnat pour enfants et jeunes gens.
C’est là que le pasteur, loin des gymnases, fait l’éducation de ses enfants et des enfants brillants de sa paroisse.
On a volontiers insisté sur l’importance de l’éducation transmise aux enfants de pasteurs et sa mise en valeur par ces familles des professions intellectuelles. Mais le souci de la vie matérielle de toute une famille à nourrir a été souvent évoqué, ainsi que les conflits avec les communautés que cela peut entraîner. Ils se produisirent parfois sous la Révolution, « au moment où tous les rapports hiérarchiques et traditionnels [entre pasteurs et paroissiens] se disloquaient et se rompaient sous la poussée révolutionnaire » (Reuss, Les Eglises protestantes d’Alsace pendant la Révolution, p. 286).
Le rôle réservé aux femmes de pasteurs (v. Pasteur, épouse de) est parfois apprécié diversement (« Pfarrhaus », TRE, t. 27, p. 580-582). Le pasteur Oberlin (1740-1826) a été pasteur de Waldersbach de 1767 à 1826. La vie de couple qu’il forme avec sa femme, elle-même fille de pasteur, et leur destin ne paraît pas exceptionnel et il faut éviter l’anachronisme (v. Femme de pasteur). Sa femme, Madeleine Witter (1747-1783), « qui fut un appui précieux de son mari » a eu 9 enfants pendant les 14 années de ce mariage (1768-1783), qui se termine par sa mort, fort jeune, à 36 ans (dont 2 morts en bas âge, 2 garçons pasteurs et 4 filles femmes de pasteur, dont un gendre Rauscher, qui prend sa succession). Le répertoire du Fonds Oberlin des AVES reflète éloquemment l’ampleur de ces liens familiaux et de cette sociabilité (Mariotte).
Presbytère protestant et familles de pasteurs ainsi que les ramifications de la sociabilité pastorale ont occupé une place éminente comme foyer de la bonne vie chrétienne et de la philanthropie au XVIIIe siècle.
Les presbytères protestants de Strasbourg en 1802
L’enquête à laquelle procède le préfet Laumond le 12 thermidor an X (31/7/1802), pour déterminer
les biens dont disposent les églises protestantes et à laquelle les consistoires de Strasbourg répondent précisément, permet de se rendre compte de l’habitation des pasteurs, y compris après la resectorisation des paroisses de la ville en quatre églises consistoriales (août 1803) et deux inspections (février 1804) (v. Paroisses luthériennes de Strasbourg en 1802).
Chaque paroisse a, en règle générale, 3 pasteurs, tous logés, un maître d’école pour l’école paroissiale, un marguillier et un organiste. Les 3 pasteurs de Saint-Thomas sont salariés par le Chapitre, devenu fondation (Stift). Les cinq fonctionnaires du consistoire sont logés par la fondation. Il en va de même pour le consistoire de Saint-Pierre-le-Jeune.
À Saint-Guillaume, l’un des trois pasteurs n’est pas remplacé faute de moyens. C’est la Ville qui assure le logement, grosses réparations et entretien, des trois presbytères. À Saint-Nicolas, le pasteur en titre est salarié et logé par la Fondation de Saint-Thomas dont il est chanoine, le premier diacre est logé dans une maison du quai Saint-Nicolas. Les maisons relevées dans l’Allmendbuch de 1587, attenantes à l’église pour la paroisse Sainte-Aurélie, sont occupées par des journaliers, dans les deux autres maisons de la paroisse logent instituteurs et marguilliers ; les pasteurs sont logés dans la ville, par les chapitres.
Le Temple Neuf ou Église neuve est considéré comme l’église principale des protestants, échangée contre la cathédrale en 1681 : c’est la paroisse du Magistrat, c’est là que se célèbrent les Te Deum, les grandes pompes funèbres, les ordinations des jeunes ecclésiastiques. Elle sert de paroisse au tiers de la population protestante et le Directoire du consistoire y a son siège. Elle dispose de quatre maisons pour les quatre pasteurs, d’une maison pour le maître d’école et le marguillier, enfin d’une maison affectée au logement des veuves de pasteurs. Saint-Pierre-le-Vieux permet le mieux de se rendre compte du régime du logement des pasteurs : le premier est logé dans une maison de la Grand’rue (no 92), le second dans une maison du Marché-aux-vins, une maison de la rue du Jeu des enfants est affectée à l’instituteur, et une seconde maison de la Grand’rue au marguillier. Une maison est louée. Grosses réparations et entretien sont à la charge de la Fondation ou chapitre de Saint-Pierre-le-Vieux.
Certes, l’Église luthérienne n’a pas vu ses biens saisis comme biens nationaux, mais les bouleversements imposés par la Révolution ne manquent pas d’avoir des répercussions pour les membres de son clergé. C’est ce que souligne éloquemment, en réponse à une nouvelle enquête de 1807, les observations d’un pasteur (de Landau) qui se plaint de la dégradation des conditions de vie des ministres du culte protestant : « Le pasteur d’aujourd’hui ne jouit plus que de la moitié de l’ancien traitement... Cette position accablante se fait sentir dans tous ses rapports, surtout en celui du père de famille, en le privant des moyens de former ... ses enfants ... et fournir des sujets capables aux différents emplois civils militaires et ecclésiastiques. Père de famille par les principes de son culte qui ne favorise pas le célibat, il est aussi par son exemple, un membre utile à l’Etat et un citoyen. »
Sources - Bibliographie
Allmendbuch de Strasbourg, 1587.
SCHMIDT, Strassburger Gassen- und Häuser-Namen im Mittelalter, 2e éd., Strasbourg, 1888, p.57.
ADAM ( Johann), Evangelische Kirchengeschichte der Stadt Strassburg bis zur französischen Revolution, Strasbourg, 1922.
ADAM ( Johann), Evangelische Kirchengeschichte der Elsässischen Territorien bis zur Französischen Revolution, Strasbourg, 1928.
WEISS (Nathanael), « Les Troisième et Quatrième centenaires de la Réformation 1817-1917 », Bulletin de la Société de l’histoire du protestantisme français, 1917/2, p. 146-161.
« Pfarrhaus », Theologische Realenzyklopädie (1976-2004), t. 27, p. 580-582.
MARIOTTE ( Jean-Yves), Catalogue des manuscrits du fonds Oberlin, Strasbourg, 1993.
SCHNEIDER (Malou), « Jean-Frédéric Oberlin », Nouveau dictionnaire de biographie alsacienne, vol.28 (2004), p. 2872.
CHALMEL (Loïc), Oberlin, le pasteur des Lumières, Strasbourg, 2006.