Presbytère protestant : Différence entre versions

De DHIALSACE
Aller à : navigation, rechercher
(Page créée avec « Dans les territoires dont les seigneurs et magistrats ont embrassé la Réforme, la tutelle des églises (et presbytères) n’est plus une institution d’Église mais un... »)
 
Ligne 9 : Ligne 9 :
  
 
Les biens affectés aux cultes protestants relevant des municipalités ne sont pas nationalisés en 1790, comme à Colmar ou Montbéliard, ce qui explique que leurs pasteurs soient salariés par l’État dès 1805 et 1806. La gestion des fabriques protestantes et de leurs biens suit les règles du « code des fabriques » de 1809 (v. [[Fabrique|Fabrique protestante]]).
 
Les biens affectés aux cultes protestants relevant des municipalités ne sont pas nationalisés en 1790, comme à Colmar ou Montbéliard, ce qui explique que leurs pasteurs soient salariés par l’État dès 1805 et 1806. La gestion des fabriques protestantes et de leurs biens suit les règles du « code des fabriques » de 1809 (v. [[Fabrique|Fabrique protestante]]).
 +
 +
=== ''La place du presbytère dans le protestantisme'' ===
 +
 +
=== ''Les presbytères protestants de Strasbourg en 1802'' ===
 +
 +
=== Sources - Bibliographie ===
 +
 +
=== Notices connexes ===
 +
<div align="right">'''François Igersheim'''</div align"
 +
[[Category : P]]

Version du 11 juin 2026 à 16:44

Dans les territoires dont les seigneurs et magistrats ont embrassé la Réforme, la tutelle des églises (et presbytères) n’est plus une institution d’Église mais un pouvoir laïc. Les conséquences de ce régime nouveau sont développées dans les notices Fabrique protestante et Sécularisation (v. Fabrique protestante, Sécularisation).

À Strasbourg, les chapitres (Stifte) mettaient des presbytères à la disposition des curés ; ils continuent de le faire pour les pasteurs (v. Pasteurs de Strasbourg).

L’Allmendbuch de 1587 qui fait un inventaire extrêmement précis des immeubles de la ville, relève pour la paroisse Saint-Nicolas : « Die Fabric zů Sanct Niclaůs hatt ein Haůß. Darinn sitzt Herr Johannes Thomas der Pfarrer daselbsten, undt würdt von alters hero zům Brieff genandt. » Ainsi la ville (ou la fabrique) a racheté l’ancienne auberge Zum Briefe, construite en 1332 (SCHMIDT, p. 57), et y loge le pasteur de la paroisse. Et pour Sainte-Aurélie : « Herr Heinrich Rohtmann der Pfarrer zů Sanct Aůrelien, hatt hinden vor seinem Haůß ane der Kirchoff Maůren ein Schweinstall, sampt einem Mistcasten, daran beÿdes zůsamen 16 schů lang 6 schů heraůß, bessert für den Schweinstall und Mistkasten 5 ß 4i d. » Ce presbytère se trouve à proximité de l’église, contre le mur du cimetière. Il appartient au chapitre Saint-Thomas (Ist dem Stifft St. Thoman zůgeschrieben worden; weil daß Pfarhaùß demselben Stifft gehörig).

Dans les principautés, seigneuries (Lichtenberg, Wurtemberg, La Petite-Pierre, Nassau-Sarrewerden etc.) et villes d’Alsace passées à la Réforme,la gestion des paroisses est en règle générale le fait de la hiérarchie ecclésiastique : surintendants des consistoires et fondations ou Stifte, pasteurs et fabriques (Kirchenschaffneien) des paroisses, comme dans le comté de Hanau-Lichtenberg (v. Hanau-Lichtenberg, Administration ecclésiastique). Comme dans l’Église catholique, toute paroisse a son ou ses presbytères, où logent le ou les ministres du culte.

Les biens affectés aux cultes protestants relevant des municipalités ne sont pas nationalisés en 1790, comme à Colmar ou Montbéliard, ce qui explique que leurs pasteurs soient salariés par l’État dès 1805 et 1806. La gestion des fabriques protestantes et de leurs biens suit les règles du « code des fabriques » de 1809 (v. Fabrique protestante).

La place du presbytère dans le protestantisme

Les presbytères protestants de Strasbourg en 1802

Sources - Bibliographie

Notices connexes

François Igersheim</div align"