Poterie : Différence entre versions
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=== Techniques de fabrication === | === Techniques de fabrication === | ||
Version du 9 juin 2026 à 16:04
La fabrication d’objets en terre cuite est pratiquée en Alsace depuis le début du Néolithique, vers 5500 avant notre ère. Arrivé en même temps que la pratique de l’agriculture et de l’élevage, corollaire d’un mode de vie sédentaire, ce savoir-faire a été apporté par étapes depuis le Proche-Orient. Au cours des siècles suivants, les formes et les décors se modifient et définissent des cultures différentes, en même temps que changent les modes de vie.
Sommaire
Au Moyen Âge
À Strasbourg, des ateliers de potier datant des XIe-XIIe siècles ont été retrouvés en périphérie de la ville médiévale. Dans leurs rebuts se trouvaient essentiellement de la céramique culinaire et des pots globuleux munis de deux anses et d’un bec verseur.
À partir du XIIIe siècle, les ateliers du nord de l’Alsace (Soufflenheim, Haguenau ou Saverne) diffusent leurs poteries via les foires et marchés de Basse Alsace, concurrençant ainsi les productions strasbourgeoises. Ils proposent essentiellement des récipients en céramique dite « grise cannelée », des pots non vernis, dont la couleur est due à une cuisson réductrice, sans oxygène ; leur panse est garnie de cannelures, conçues par le potier comme un décor ou encore comme une aide à la préhension.
Les corporations de potiers
Sur l’emblème des potiers de terre (car il y a aussi des potiers d’étain) sont représentés un pot et un gabarit. Un règlement a été établi en 1435 pour les pays du Rhin supérieur : les potiers sont rattachés à la corporation des maçons. Ils fabriquent et vendent « des pots, cruches, carreaux et autre vaisselle », mais doivent aussi savoir monter et réparer des poêles. À Haguenau, au XVe siècle, les potiers se rattachaient à la tribu des maçons, charrons, tuiliers et couvreurs. Dans cette ville, ce n’est qu’en 1745 qu’ils peuvent constituer une corporation indépendante. Parmi les corporations, les potiers sont les moins fortunés, car leurs productions sont parmi les moins prestigieuses. En effet, les objets qu’ils produisent ont une valeur marchande réduite, la terre, matière première utilisée, étant elle-même de peu de valeur.
La terre vernissée
Techniques de fabrication
Utilisations
Les moules à gâteaux
Les grès au sel
Techniques de fabrication
Utilisations
La vente
La faïence de luxe
Les faïenceries lorraines
Sources - Bibliographie
HAUG (Hans), « L’industrie de la poterie à Soufflenheim », 2 p., Images du Musée Alsacien, 1910, pl. 155 et 156. RIFF (Adolphe), « Les ateliers de céramique populaire dans le Bas-Rhin à la fin du XVIIIe siècle », Artisans et paysans de France, III, 1948, p. 95-109 (p. 98). SCHMITTER (Marcel), « La poterie de grès d’Alsace », Artisans et Ouvriers d’Alsace, 1965, Strasbourg, p. 325-334. BURG (André-Marcel), « Les potiers de terre de Haguenau du XIIIe au XIXe siècle », Artisans et Ouvriers d’Alsace, Strasbourg, 1965, p. 79-95. KLEIN (Georges), FAVIÈRE ( Jean), Grès traditionnels d’Alsace et d’ailleurs..., catalogue d’exposition, Strasbourg, Musée Alsacien, 1978. KLEIN (Georges), Faïences populaires lorraines en usage en Alsace, catalogue d’exposition, Strasbourg, Musée Alsacien, 1984. SCHNEIDER (Malou), « Soufflenheim et Betschdorf, centres de production de céramique traditionnelle », La Revue de la Céramique et du Verre, no 39, mars 1988, p. 14-23. KLEIN (Georges), Poteries populaires d’Alsace, Bouxwiller, 1989. DECKER (Émile) et alii, La céramique de Soufflenheim, Cent cinquante ans de production en Alsace 1800-1950, Inventaire gé- néral des monuments et des richesses artistiques de la France, 2003. SCHNEIDER (Malou), Le Musée Alsacien de Strasbourg, Les Musées de la Ville de Strasbourg, 2006, p. 59-71. HENIGFELD (Yves), « La céramique et le verre comme témoins de la vie quotidienne : l’apport de l’archéologie », Les collections du Musée Historique de la Ville de Strasbourg, Strasbourg, 2008, p. 55-65. BASTIAN ( Jacques), BASTIAN (Marie Alice), « Les Hannong et leurs grands services », Les Saisons d’Alsace, no 94, 2022, p. 42-47.