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| + | Dans le Saint Empire, et plus précisément sur les territoires des Habsbourg (Saint Empire, Pays-Bas, Espagne), le monopole des postes est progressivement confié à la famille de Tassis, plus tard dénommée Thurn und Taxis. En 1495, François de Tassis organise la première véritable ligne postale entre Vienne et Malines, siège du gouvernement des Pays-Bas, et prolongée en Alsace au XVIe siècle vers Haguenau, Strasbourg et Ensisheim, puis vers Bâle et Fribourg-en-Brisgau. Dès 1501, l’archiduc d’Autriche Philippe Ier confirme François de Tassis comme « capitaine et maître de nos Postes ». Le long des routes sont installés des relais postaux avec la possibilité pour les messagers de changer de chevaux, de se restaurer et de passer la nuit. Le contrat du 12 novembre 1516 dispose que François et Baptiste de Tassis doivent entretenir des relais avec deux chevaux en réserve dans chacun d’eux. Pourtant, à côté de cette poste d’Empire qui dispose du monopole pour le courrier officiel et qui accepte la correspondance privée, subsistent les services postaux des seigneuries et des villes. | ||
| + | En 1521, une route postale traverse l’Alsace avec quatre postes entre Ensisheim et Rheinhausen, village situé sur la rive droite du Rhin, en face de Spire, et véritable plaque tournante du réseau de la poste impériale.<br> | ||
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| + | Les Thurn und Taxis imposent progressivement en Alsace leur organisation postale. Cependant, le titulaire à Strasbourg est nommé par la ville qui ne veut pas se voir imposer un étranger. Balthasar Krauth occupe les fonctions de maître de poste à Strasbourg de 1629 à 1668, puis son fils Jean Balthasar de 1668 à 1681. Les marchands de Strasbourg organisent leur service postal. Ils désignent l’un d’entre eux pour recevoir et mettre en paquet leurs correspondances de départ ainsi que leurs envois d’argent. Le premier titulaire est Jean de Turckheim, le second, mentionné en 1601, Jean Linsenmeyer. Ce responsable n’assure pas le transport, mais remet les dépêches qu’il forme à un cavalier de la poste impériale. De son côté, ce cavalier collecte à son domicile le courrier des usagers (étudiants, nobles...) et le transporte par ses soins à Rheinhausen, où il le remet à la poste impériale. Au retour, le cavalier rapporte la dépêche destinée à Strasbourg. Il dépose au bureau de la poste des marchands le courrier qui leur est destiné et conserve les lettres de ses propres clients.<br> | ||
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| + | La ville de Colmar calque son organisation sur celle de Strasbourg et confie son courrier à un messager piéton qui se rend à Strasbourg. Il prend les lettres et l’argent des commerçants au ''Koïfhus'' et le transporte à Strasbourg. De même, il rapporte les correspondances de Strasbourg à Colmar. Une liste est affichée au ''Koïfhus'' à chaque arrivée. Ce piéton est payé et nourri par la ville. Il conserve une part des taxes perçues sur les lettres en guise de revenu. Devant l’importance grandissante de son trafic, Colmar désigne en février 1623, son premier directeur de la poste aux lettres, Jörg Willig. | ||
| + | À Noël 1627, à l’initiative de Jean Linsenmeyer, un messager à cheval est engagé pour garantir plus de régularité et plus de rapidité dans le service postal entre Strasbourg et Colmar. | ||
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=== Les postes de la monarchie française === | === Les postes de la monarchie française === | ||
=== L’extension de la Ferme royale des postes à l’Alsace (1636-1675) === | === L’extension de la Ferme royale des postes à l’Alsace (1636-1675) === | ||
Version du 9 juin 2026 à 11:14
Sommaire
- 1 La poste aux chevaux, le transport des voyageurs (XVIe-XIXe siècles)
- 2 La poste aux lettres et les messagers (Boten)
- 2.1 Le Cursus publicus des Romains
- 2.2 Les messagers du Moyen Âge
- 2.3 Les États modernes et l’affermage des services de la poste aux lettres
- 2.4 Dans le Saint Empire : les Thurn und Taxis
- 2.5 Les postes de la monarchie française
- 2.6 L’extension de la Ferme royale des postes à l’Alsace (1636-1675)
- 2.7 Une poste des marchands à Mulhouse
- 2.8 L’essor de la poste au XVIIIe siècle
- 2.9 Poste de la République et de l’Empire
- 2.10 Sources - Bibliographie
- 2.11 Les postes privées locales : la Petite Poste de Strasbourg
- 3 Les métiers de la poste
- 4 Notices connexes
La poste aux chevaux, le transport des voyageurs (XVIe-XIXe siècles)
La poste aux chevaux et la poste aux lettres sont deux services distincts, mais ils sont souvent
confondus, car ce sont les mêmes personnes qui les assurent (Dupouy, 1963, p. 68).
La poste aux chevaux assure le transport des voyageurs entre deux destinations d’un réseau routier, par des voitures hippomobiles, Rollwagen. Depuis le règne de Louis XI, un service des « chevaucheurs de l’écurie du Roi » fonctionne dans le royaume de France. À partir du XVIe siècle, les autorités françaises tentent d’accaparer ce service et d’en obtenir le monopole. Depuis 1506, les postes royales sont mises à disposition du public et obtiennent le monopole du louage des chevaux. Le réseau des relais ne cesse de se développer avec des postes distantes de 15 à 20 km.
En Alsace, la mise en usage des chaises de poste, véhicules légers à deux roues inventés en 1664, accroît l’activité des maîtres de poste dans la seconde moitié du XVIIe siècle. À partir de l’annexion française, la poste aux chevaux constitue un monopole dans le cadre de la Ferme. La poste aux chevaux est officiellement la seule habilitée à transporter les voyageurs et les dépêches du roi ou du public.
Les maîtres de poste continuent de gérer leurs relais, dont ils sont souvent propriétaires. Ils demeurent des officiers royaux même si leur charge peut être commuée en commission accordée par
brevet royal tout en devenant auxiliaire de la Ferme qui les contrôle. Leur occupation principale est de prêter leur concours au transport rapide des courriers chargés du service du roi et du public en leur procurant des chevaux de relais. Ils doivent tenir leurs écuries garnies d’un nombre de chevaux suffisant pour satisfaire aux besoins ordinaires du service. Les maîtres de poste doivent également fournir des montures à des personnages officiels en mission. À Strasbourg, la poste aux chevaux est établie en dehors de l’enceinte de la ville, devant la porte des Bouchers, sans doute pour pouvoir loger plus commodément les nombreux chevaux que réclame le service des voyageurs. Le monopole du transport des voyageurs est battu en brèche par l’existence de coches concurrents d’où de nombreux litiges.
Vers 1728 apparaissent les voitures postales découvertes, les « brouettes », simples caisses en
osier. À la fin du XVIIIe siècle, Turgot opère une importante réforme : il retire à la Ferme la gestion des messageries pour constituer une administration générale des diligences, carrosses et messageries qui lance bientôt sur les routes du royaume les célères Turgotines. Une ultime réforme est entreprise en 1785 avec une nouvelle séparation de la poste aux lettres et aux chevaux avec la direction générale des postes aux chevaux, des relais et messageries.
En 1793, les premières malles-postes sont mises en service en Alsace. Elles disposent de la priorité de passage sur les routes. La grande malle-poste à quatre roues accepte jusqu’à quatre voyageurs pour les longs itinéraires. Le petit modèle à deux roues transporte deux voyageurs pour les petits trajets.
Le réseau des routes postales se développe sous la Restauration et la Monarchie de Juillet avant de connaître son déclin avec la construction des lignes de chemin de fer à partir de 1839. Le relais de la cour du Corbeau à Strasbourg est fermé en 1854, c’est de là que partaient les diligences vers Lyon, Bâle et Mannheim. Les autres relais sont démontés au fur et à mesure de l’ouverture de nouvelles voies ferrées. Tous les relais de poste sont supprimés le 1er mars 1870.
Sources - Bibliographie
REUSS (Rodolphe), L’Alsace au XVIIe siècle, tome 1, Paris, 1897, p. 648-658.
DUPOUY (Michel), La Poste en Alsace au temps jadis jusqu’à la Révolution, Strasbourg, 1963.
BRAUN ( Jean), « Les routes postales en Alsace de l’époque romaine au milieu du XIXe siècle », Diligence d’Alsace, numéro spécial, Strasbourg, 1982.
BLUCHE (François), Dictionnaire du Grand Siècle, Paris, 1990, p. 1237-1238.
LACOURT (Philippe), MUNCH (Paul-Bernard), Auberges et relais de poste, espaces de vie, fenêtres sur le monde, Riedisheim, Société d’histoire du Sundgau, 2016.
La poste aux lettres et les messagers (Boten)
Le Cursus publicus des Romains
Dès la création d’États dans des espaces culturels utilisant l’écriture, se pose le problème de la transmission d’ordres écrits de la capitale vers les régions éloignées ou entre les différentes provinces.
Le premier service postal bien organisé en Alsace est le cursus publicus des Romains. Cette poste d’Etat transmet par cavaliers et relais, à la cadence d’environ 150 km par 24 h, les ordres et les missives des empereurs de Rome jusqu’aux provinces les plus éloignées en empruntant les voies bien entretenues qui irriguent tout l’Empire. Il ne s’agit donc pas d’un service public de correspondances privées, mais du transport du courrier officiel, les particuliers ont l’interdiction d’utiliser ces messagers d’État, sous peine de sanctions extrêmement sévères qui peuvent aller jusqu’à la peine de mort.
Le réseau est tracé dès la République romaine, avec des relais tous les 12 km en moyenne ou bien des gîtes d’étape, des hôtelleries distantes de 30 à 45 km. Les relais portent le nom de positiones, stations placées le long des routes militaires d’où l’étymologie du mot poste. Les messages de l’empereur sont transportés par de jeunes cavaliers veredarii, ou par des voitures à cheval à deux roues cisium ou à quatre roues rheda. En Alsace, les routes du cursus publicus sont connues par la table de Peutinger exécutée aux XIIe et XIIIe siècles d’après une carte dressée au Bas-Empire et qui précise les routes militaires. En Alsace, l’axe majeur arrive de Mandeure près de Montbéliard, passe par Kembs, Horbourg, Ehl, Strasbourg, Brumath, Seltz et se poursuit vers Spire le long de la vallée du Rhin. Une autre route relie Strasbourg à Metz par Saverne.
Les messagers du Moyen Âge
Au cours du Moyen Âge, l’essor démographique, économique et culturel favorise les échanges et la
multiplication de la correspondance écrite entre les bourgeois, les étudiants et bien entendu les autorités religieuses et politiques. Le Ier Statut urbain de Strasbourg (UBS I 473 § 88-89) précise que l’évêque de Strasbourg dispose de 24 legati (messagers), choisis parmi les bourgeois de la corporation des marchands de la ville. Chacun doit fournir trois voyages par an dans les limites de l’évêché (Dupouy, 1963, p. 15). La ville de Strasbourg emploie un corps professionnel de messagers jurés geschworene Läuferbotten pour le transport du courrier, au moins depuis la fin du XIIIe siècle. En 1400, le Sénat de Strasbourg édicte un règlement concernant ses messagers qui se déplacent à cheval accompagnés de valets.
L’ordonnance (datée de 1400 par un archiviste) (AVES 1 MR 30 fol. 63) précise que les messagers
en service entre Strasbourg, les Vosges et la Forêt-Noire doivent jurer de ne pas demander plus de six deniers par lieue de distance. S’ils sont obligés de traverser les montagnes, ils ne doivent pas dépasser huit deniers par lieue. Ils ne doivent pas emporter d’autres messages que ceux de la ville sans la permission du secrétaire ou de l’Ammeister. Ils ne doivent pas emporter de lettres non scellées, ni de lettres de bonne vie et mœurs sans la permission de l’Ammeister (Dupouy, 1963, p. 22-23). Un nouveau règlement de 1443, édicté avec comme titre
« Les messagers à pied » (die Löffere), reprend les dispositions de 1400 avec, en outre, la mention : « On doit désormais avoir trois messagers jurés, personnes de grande honorabilité ; ils doivent constamment porter la boîte sur eux ; tous les deux ans, ils auront droit à huit aunes de toile pour un costume, cinq sols d’indemnité pour vêtements et tous les Quatre-Temps, cinq sols de prime en plus du salaire habituel. » (AVES 1 MR 17 fol. 177-179)
Selon l’ordonnance de 1484 (AVES 1 MR 1 fol. 172-173), la ville de Strasbourg emploie désormais trois messagers et 21 messagers auxiliaires choisis par les membres du Conseil des XXI. « Ils doivent être de bonne moralité, pieux, fidèles et honnêtes. Ils doivent toujours porter sur eux leur boîte, soit en ville, soit à la campagne. » Cette ordonnance reprend certaines dispositions antérieures comme l’interdiction de confier le message à une autre personne ou l’interdiction de s’adonner au jeu. Le tarif reste fixé à huit deniers par lieue ; il est cependant précisé que les messagers obligés de passer les montagnes en allant en Souabe ou en Suisse où commencent les grandes lieues, peuvent demander un schilling par grande lieue. À ces messagers sont adjoints des auxiliaires pour les courses à l’intérieur de la ville. Désormais, le corps de messagers jurés semble bien organisé sous les ordres du chancelier. Comme tous les employés de la ville, le messager s’engage par serment à garder le secret de toutes les affaires de la ville, à faire parvenir les lettres à leurs destinataires, mais également à ne pas porter des lettres privées sans le consentement du Magistrat. Ces messagers transportent aussi bien les missives de la ville que les lettres privées. En échange d’une redevance, la ville leur délivre du drap pour leurs vêtements, une pique et quelques indemnités.
À partir du XVe siècle, les principales villes alsaciennes emploient des messagers qui portent habituellement la livrée et un insigne avec les armoiries de la ville. À Colmar, un messager de
la ville est mentionné dès 1363 pour la correspondance officielle. Dans la première moitié du XVe siècle, on dénombre une moyenne de 120 lettres envoyées par an. En 1400, Colmar emploie deux messagers : Scherer qui fait une course jusqu’en Bohème et à Francfort, et Russelin envoyé à Ulm et en Souabe (AMC Kaufhausbuch, 1400-1403, Sittler, 1967, p. 20 et 27). La transmission des lettres privées commence à être organisée dès 1432. Au XVIe siècle, on fait la distinction entre les Ratsbotten, messagers du Conseil, pour les courriers officiels du Magistrat, et les Zubotten, messagers adjoints mentionnés pour la première fois en 1518, au service occasionnel de la Ville et principalement au service des bourgeois.
Au XVe siècle, Mulhouse emploie un messager du Magistrat, Stattbot, un adjoint Zubott et un messager à cheval Uberreyter pour les longues distances (Oberlé, Fillinger).
La fonction de messager apparaît parfois décriée, voire dangereuse. Sébastien Brant dans la Nef des Fous critique les messagers. Il leur reproche d’être bruyants et mal élevés, de divulguer le contenu des lettres, de ne pas remettre les lettres en bon état à leurs destinataires et de s’adonner à la boisson. Les messagers peuvent aussi être agressés au cours de leurs courses. Ainsi, en 1538, un messager bâlois meurt entre Bâle et Colmar dans des circonstances mal éclairées. En 1556, un messager colmarien est assassiné dans la forêt bernoise.
Les États modernes et l’affermage des services de la poste aux lettres
Vu son importance économique et politique, la poste aux lettres devient une préoccupation des Etats à l’aube de l’époque moderne. En France, le pouvoir royal met en place une poste aux lettres contrôlée par l’État. L’édit de 1464 signé par Louis XI crée une poste royale uniquement réservée aux communications gouvernementales avec la mise à disposition des montures nécessaires aux cavaliers. En 1576, les messagers royaux sont autorisés à se charger du port des correspondances privées.
Dans le Saint Empire : les Thurn und Taxis
Dans le Saint Empire, et plus précisément sur les territoires des Habsbourg (Saint Empire, Pays-Bas, Espagne), le monopole des postes est progressivement confié à la famille de Tassis, plus tard dénommée Thurn und Taxis. En 1495, François de Tassis organise la première véritable ligne postale entre Vienne et Malines, siège du gouvernement des Pays-Bas, et prolongée en Alsace au XVIe siècle vers Haguenau, Strasbourg et Ensisheim, puis vers Bâle et Fribourg-en-Brisgau. Dès 1501, l’archiduc d’Autriche Philippe Ier confirme François de Tassis comme « capitaine et maître de nos Postes ». Le long des routes sont installés des relais postaux avec la possibilité pour les messagers de changer de chevaux, de se restaurer et de passer la nuit. Le contrat du 12 novembre 1516 dispose que François et Baptiste de Tassis doivent entretenir des relais avec deux chevaux en réserve dans chacun d’eux. Pourtant, à côté de cette poste d’Empire qui dispose du monopole pour le courrier officiel et qui accepte la correspondance privée, subsistent les services postaux des seigneuries et des villes.
En 1521, une route postale traverse l’Alsace avec quatre postes entre Ensisheim et Rheinhausen, village situé sur la rive droite du Rhin, en face de Spire, et véritable plaque tournante du réseau de la poste impériale.
Les Thurn und Taxis imposent progressivement en Alsace leur organisation postale. Cependant, le titulaire à Strasbourg est nommé par la ville qui ne veut pas se voir imposer un étranger. Balthasar Krauth occupe les fonctions de maître de poste à Strasbourg de 1629 à 1668, puis son fils Jean Balthasar de 1668 à 1681. Les marchands de Strasbourg organisent leur service postal. Ils désignent l’un d’entre eux pour recevoir et mettre en paquet leurs correspondances de départ ainsi que leurs envois d’argent. Le premier titulaire est Jean de Turckheim, le second, mentionné en 1601, Jean Linsenmeyer. Ce responsable n’assure pas le transport, mais remet les dépêches qu’il forme à un cavalier de la poste impériale. De son côté, ce cavalier collecte à son domicile le courrier des usagers (étudiants, nobles...) et le transporte par ses soins à Rheinhausen, où il le remet à la poste impériale. Au retour, le cavalier rapporte la dépêche destinée à Strasbourg. Il dépose au bureau de la poste des marchands le courrier qui leur est destiné et conserve les lettres de ses propres clients.
La ville de Colmar calque son organisation sur celle de Strasbourg et confie son courrier à un messager piéton qui se rend à Strasbourg. Il prend les lettres et l’argent des commerçants au Koïfhus et le transporte à Strasbourg. De même, il rapporte les correspondances de Strasbourg à Colmar. Une liste est affichée au Koïfhus à chaque arrivée. Ce piéton est payé et nourri par la ville. Il conserve une part des taxes perçues sur les lettres en guise de revenu. Devant l’importance grandissante de son trafic, Colmar désigne en février 1623, son premier directeur de la poste aux lettres, Jörg Willig. À Noël 1627, à l’initiative de Jean Linsenmeyer, un messager à cheval est engagé pour garantir plus de régularité et plus de rapidité dans le service postal entre Strasbourg et Colmar.
Les postes de la monarchie française
L’extension de la Ferme royale des postes à l’Alsace (1636-1675)
Une poste des marchands à Mulhouse
L’essor de la poste au XVIIIe siècle
Poste de la République et de l’Empire
Sources - Bibliographie
Les postes privées locales : la Petite Poste de Strasbourg
Sources - Bibliographie
Les métiers de la poste
Poste (Maître de) – Postmeister, Posthalter
Postillon – Postkutscher, Postillion
Notices connexes
V. Poste aux lettres, Poste (Maître de), Postillon.