Ponts d'Alsace : Différence entre versions
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== Moyen Âge : essor des villes, essor des ponts (et chaussées) == | == Moyen Âge : essor des villes, essor des ponts (et chaussées) == | ||
Version du 9 juin 2026 à 09:16
Ouvrage en maçonnerie ou en bois servant à passer sur la rive opposée d’un fleuve, rivière ou
canal afin d’y acheminer des personnes, des marchandises et des véhicules.
Il suffit d’examiner une carte de l’Alsace pour voir que cet équipement y a été indispensable.
Indispensable pour les circulations Nord-Sud, où il faut franchir les affluents de l’Ill et du Rhin, la construction des ponts sur les rivières, qui remplacent les gués, accompagnent le développement des agglomérations et des villes. Indispensable pour la circulation Est-Ouest, avec les ponts sur le Rhin, la création et le développement de Strasbourg.
Sommaire
Les ponts romains
Les premiers ponts relevés par l’histoire et l’archéologie sont ceux édifiés par les Romains. À
proximité de leurs camps, qui fixent sans retard des ateliers et des agglomérations, sont construits des ponts. On a qualifié leurs critères : une situation portuaire favorable et un emplacement susceptible de recevoir un pont. Ainsi, Trèves (18 av JC) sur la Moselle. Sur le Rhin, Nimègue, Cologne, Bonn, Mayence et en amont à Stein, Zurzach, Augst.
Le choix d’implanter un camp légionnaire sur l’Ill à proximité d’un Rhin coulant dans divers bras, et d’y créer un port, implique la construction d’au moins plusieurs ponts, sur les routes qui donnent en face des portes de leurs camps : ils construisent un pont sur l’Ill et sur la rive droite de l’Ill sans doute plusieurs ponts qui ont franchi le Rhin (Hatt, Histoire de Strasbourg). Les points de passage de l’Ill (et du Rhin) à l’époque romaine, et leurs ponts sur l’Ill et les bras du Rhin n’ont pas encore été localisés avec certitude. Pas plus que les ponts sur l’Ill-Bruche, et son bras devenu plus tard canal des Faux-Remparts, au moins 4 vers Saverne
(les Faubourgs de Koenigshoffen), Brumath, (Faubourg de Pierre).
Les Romains maîtrisent les techniques des grands ponts (en bois sur piles, ou sur bateaux) et des
petits ponts en pierre ou en terre, le plus souvent, et ponceux, par exemple sur les fossés – parfois en eau – en face des portes de leurs camps.
Moyen Âge : essor des villes, essor des ponts (et chaussées)
Ces techniques seront réutilisés au début du
Moyen Âge lors du réveil du commerce et du dé-
veloppement des villes.
L’un des équipements retenus comme critère
de la ville médiévale (Escher et Hirschmann, B.
Metz) est celui d’une douane (zoll), le plus souvent
bruckenzoll ou pontenage. Sur le Rhin, sur l’Ill et leurs affluents, la ville alsacienne est le plus souvent
située sur une rivière ou aux bords d’une rivière ;
elle s’entoure de remparts donnant sur des fossés
alimentés par une ou plusieurs prises d’eau sur la
rivière ; elle est parcourue par un canal intérieur
pour les moulins, les lavoirs. Elle a construit et en-
tretient de nombreux ponts intérieurs et extérieurs
sur les routes et portes d’accès (Atlas de la ville mé-
diévale d’Alsace, Himly). Tous ces ponts sont en
bois le plus souvent, et devant les portes, il y a des
ponts-levis.
Les ponts de Rouffach
Prenons l’exemple de Rouffach, situé sur l’Ohm-
bach, un affluent de la Lauch. Il alimente le graben
de la ville et sur son cours intra-muros se fixent
aussi les lavoirs et moulins. Devant les remparts,
à l’ouest, la Lauch. « En 1752, la commune relève
l’état des bâtiments communaux dont la ville avait
l’entretien : 36 ponts, dont 15 en milieu urbain,
2 fontaines, 15 puits et 8 écluses. Parmi les ponts,
on relève les six ponts-levis faisant partie de l’en-
ceinte de la ville : 2 à la porte de Colmar, 2 à la
porte de Cernay et 2 à la porte de Brisach. Un pont
important était le « Langbruck » (Long Pont) de la
longueur de 530 pieds vouté avec 7 arcades enjam-
bant à la fois l’Ohmbach et la Lauch » (Pierre-Paul
Faust, p. 107-119).
Les ponts des villages et des campagnes
Il en va de même dans les villages : ainsi à
Stotzheim, sur l’Andlau endiguée, on relève 5 ponts,
1 en pierre et 4 en bois et 12 passerelles. Dans le
pays de Saverne, la petite rivière du Mosselbach
prend sa source près de Reinhardsmunster, dans le
vallon dit Mosselthal, passe par le ban de Saverne et se jette dans la Zorn au sud de Dettwiller. Elle
est franchie par plusieurs routes importantes : la
RN 4 (Paris-Strasbourg) à Otterswiller, itinéraire
ouvert à la fin du XVIIIe siècle (1788) ; la D 41,
ancien tracé de la route Paris-Strasbourg appelée
Kaiser-strasse et peu à peu supplanté par la route
citée plus haut ; la D 83, Wasselonne-Steinbourg,
sur un tracé romain de route de Piémont et d’autres
franchissements, dont des allées cavalières. Le pont
de l’ancienne route de Saverne-Marmoutier sur le
Mosselbach à Gottenhouse a retenu l’attention de
l’historien Henri Heitz. Le pont est solidement
bâti, en pierres de taille régulières, soigneusement
layées, jointoyées, certaines retenues entre elles
par des crampons en fer aujourd’hui disparus et
marquées de signes lapidaires. La voûte est sur-
baissée, de profil elliptique. Des pierres chasse-
roue protègent le parapet. Une belle inscription,
située sur la face extérieure du parapet oriental, est
gravée dans la pierre : P et A 1745, soit « Placidus Abbas », soit l’abbé Placide Schweighaeuser à la
tête de l’abbaye de Marmoutier de 1742 à 1762. Le
pont est d’initiative abbatiale et visait à améliorer
la viabilité entre Saverne et Marmoutier (Heitz).
Les ponts de Mulhouse
Il en va de même à Mulhouse. Là aussi, dès l’érec-
tion du premier mur d’enceinte, l’accès à la ville se
fait par les portes et les passerelles qui permettent
de passer les nombreux canaux d’enceinte. La porte
de Bâle en compte quatre pour les quatre canaux
(Tränckbach, Mittelbach, Karpfenbach, Sinne),
la porte du Miroir, trois, pour le Trunckbach, le
Karpfenbach et la Sinne, la porte Jeune, quatre,
le Trunkbach, le Walckenbach, le Dollergraben,
et la porte haute, quatre, sur le Trankenbach,
Walckenbach, le Schleifbächlein, le Steinbächlein,
ou Froschgraben.
Les ponts de Colmar
Colmar est située sur la Lauch, dont elle capte
les eaux pour un canal dans la ville. Mais elle est
riveraine de l’Ill sur laquelle elle a un port. Et de
fort nombreux ponts.
À Colmar, le Syndic Felix Chauffour résume les
charges d’entretien de la ville : « Soixante-dix bâ-
timents ... 16 puits, 4 glacières, murs d’enceintes
de la ville, fours de munitions, 25 ponts de pierre,
32 de bois, 50 de simples madriers, trois portes de
ville, ponts-levis et dormants le pavé, etc. » (Felix-
Henri-Joseph Chauffour, « Territoire limites, re-
venus, droits, impositions, charges, matricule de la
ville de Colmar », RA, 1892).
Les ponts de Sélestat
La ville est sise aux bords des terrains de l’Ill et
irriguée de deux canaux intérieurs : l’Obere et l’Un-
tere Muhlbach. Ici encore, la Ville doit supporter les
frais « de plus de 60 ponts » : Sélestat plaide pour
que la monarchie ne lui impose pas la charge sup-
plémentaire d’un prêteur royal à entretenir en 1699
(Annuaire de Sélestat, 1966, p. 25). Dans la ville, les
canaux sont franchis par des ponts et des passe-
relles ; trois portes (Obertor, Niedertor) et leurs ponts
sur le fossé assurent la liaison avec la campagne ou
le faubourg, représentées en détail sur la gravure de
Topographie Alsatiae de Merian. La porte Muhltor
donne sur deux îles, dont celle du Ladhof puis celle
du faubourg qui se développera fortement dans
les décennies suivantes (v. Himly, Atlas). On note
qu’après le Muhltor, la route vers Marckolsheim et
le Rhin, qui passe sur quatre ponts, se prolonge par
une digue et au XVIIIe siècle, l’inspecteur des ponts
et chaussées Gouget est accusé de défaut d’entre-
tien sur les nombreux ponts de cette voie (1788,
Annuaire Sélestat 1966, « Le régime municipal de
Sélestat au XVIIIe siècle », p. 51).
Les ponts de Strasbourg
C’est au XIe siècle que reprend l’essor de la
ville d’Argentorate rebaptisée Strateburg par
les Alamans, désormais dominés par les Francs,
leurs ducs et leurs évêques. L’enceinte romaine
existe encore partiellement, mais de nouvelles
extensions sont construites, englobant un quar-
tier entouré par les fossés dits des Tanneurs et
par une enceinte portée ultérieurement jusqu’au
bras de l’Ill-Bruche, devenu canal des Faux-
Remparts. Sur le plan de la ville médiévale dans
le premier tiers du XIIIe siècle établi par B. Metz
et R. Maurel, on compte en partant des Ponts-
Couverts (3 ponts, édifiés en pierre au XVe siècle
seulement), vers le pont de la porte Saint-Étienne
et retour par le canal, onze ponts, au bas des
portes de la ville, dont une partie reprennent les
traces des anciens ponts. Et sans compter ceux de
l’intérieur de la ville.
J.-J. Schwien a écrit un article de synthèse
sur « les ponts de Strasbourg ». « À partir du
XIIe siècle, les mentions de ponts se multiplient
dans les sources écrites tant pour les fossés de for-
tifications que pour les voies internes à la ville. »
La vue cavalière de Specklin permet de préciser :
on dénombre 52 ponts sur les fossés et les cours
d’eau. F. Petrazoller a fait le point sur les travaux
d’entretien des ponts au XVIe siècle (L’urbanisme
à Strasbourg au XVIe siècle, p. 133-137) et évoqué
le débat strasbourgeois qui ne sera pas tranché :
peut-on construire des maisons sur les ponts ? Au
XVIIIe siècle, les Bauherren de Strasbourg dressent
la liste de 57 ponts intérieurs, non compris ceux
des portes. Ils sont tous en bois.
La technique de leur construction est décrite par
Schwien. Elle applique la technique des pilotis
de bois, développée déjà pour la construction des
quais. Protégés par des batardeaux, une série de pi-
lotis est enfoncée dans le sol sous le cours d’eau. À
partir des culées du pont qui peuvent être en bois
mais le plus souvent en maçonnerie, le tablier est
posé sur de longs madriers et un gravier sur les
planches du tablier.
Au début du XIXe siècle, les ingénieurs rem-
placent quelques ponts de bois par des ponts en
maçonnerie. Le plus simple est une adaptation du
pont en bois avec substitution de piles maçonnées
aux palées : le tablier reste droit et en bois comme
pour le pont de l’Esprit (1809) et le pont Broglie
sur le fossé des Tanneurs (1812).
C’est à partir de 1840 que l’on a recours au béton
et à la fonte : le pont Saint-Thomas en 1841, le pont
du Corbeau en 1842, le pont Sainte-Catherine sur
le fossé des Orphelins en 1838 ( J.-J. Schwien).
Le pont du Rhin
« Les premiers ponts sur le Rhin ont été construits
à des fins militaires et Argentorate doit sa fonda-
tion à la volonté de l’armée romaine de contrôler les
passages rhénans ( J.-J. Hatt, Strasbourg romain).
Avec la chute de l’Empire romain, les ponts sur le
Rhin disparaissent. Ce n’est qu’au XIIIe siècle qu’ils
sont peu à peu reconstruits : Constance (1205), Bâle
(1225), Brisach (1275). Mais à partir de Brisach, le
Rhin divague dans de multiples bras, qui rendent
difficile la construction des ponts. La liaison entre
les deux rives du Rhin a été assurée par de nom-
breux bacs : trois à Strasbourg, d’autres plus petits
à Lauterbourg Seltz, Beinheim, Drusenheim,
Offendorf, Gerstheim, Rhinau, Marckolsheim. De
plus, au cours de campagnes miliaires, les belligé-
rants construisent des ponts de bateaux tempo-
raires, ce qu’ont fait les Strasbourgeois en 1333, en
1370 et 1372. Ultérieurement, des généraux feront
appel à des ponts provisoires de bateaux, mais qui
supposent un matériel considérable (bateaux, cor-
dages, etc.) et ne peuvent être permanents.
En 1388, le Magistrat de Strasbourg se décide à
transformer un pont de bateaux en pont perma-
nent sur piles. Il obtient un privilège de l’Empe-
reur et dédommage les bateliers des bacs. Le pont
est un exploit technique : développant 1 000 m en
1605 il fait un gigantesque S et arrive sur la rive de
Kehl au pont de la Kinzig.
Mais l’île sur lequel passe le pont en 1570 se
divise en deux à la fin du XVIIe siècle, et le pont se
divise donc en trois : le pont du petit Rhin (160 m),
le Pont du Zuckerloch (entre la vieille île et la nou-
velle) et le pont de Kehl (310 m) ou grand pont (de
la nouvelle île appelée la Pile à Kehl, 440 m).
La technique est celle utilisée aussi à Strasbourg :
66 travées de madriers prenant appui sur des palées
de 12 pilotis enfoncés dans le lit du fleuve, portant
un chapeau de chêne. Le tablier est fait de couchis
de sapin. Le maximum de la charge est de 60 quin-
taux. Il n’est pas respecté. Le croisement des voi-
tures doit avoir lieu au dessus des palées. Lorsque
les crues emportent un ensemble de palées, il arrive
qu’elles soient remplacées par des bateaux. La ba-
raque du péage est d’abord fixée sur le pont lui-
même puis à l’entrée du pont.
Puis suivent des accidents naturels et travaux
d’endiguement : le pont du Rhin, dont le rôle mi-
litaire est à nouveau prédominant, fait partie des
travaux du Premier Empire, confiés à l’ingénieur
en chef Kastner qui peut relever en 1812, s’agissant
du grand pont : « RHIN, (BAS) — Pont de Kehl,
sur le Rhin, entre Strasbourg et Kehl, composé de
2 culées et de 29 palées en charpente, qui portent 30 travées, ayant ensemble 595 mètres d’ouver-
ture (1 215 pieds) » (Travaux des ponts-et-chaus-
sées depuis 1800, ou Tableau des constructions neuves
faites sous le règne de Napoléon Ier, en routes, ponts,
canaux, et des travaux entrepris pour la navigation
fluviale, les dessèchemens, les ports de commerce, etc.,
par M. Courtin, Paris, 1812).
La régularisation en cours à partir de 1817 rétré-
cit encore le pont qui, en 1834, fait 350 m de long.
Si le rôle stratégique du pont a été primordial, le
rôle commercial n’a pas été moins important. Il l’a
été pour le voisinage immédiat : Strasbourg tire une
bonne partie de ses bovins, de son beurre, chanvre,
de la plaine badoise. Son bois vient également de la
Forêt-Noire (mais il est en grande partie transpor-
té par bateaux). Les paysans badois achètent épices,
vêtements et vin. Le pont ne provoque pas de flux
importants pour le grand commerce international,
étant donné la faiblesse des circulations Est-Ouest,
contrairement aux flux nord-sud qui passe par la
navigation fluviale ou reste sur les routes, malgré
l’attrait du dépôt en franchise de Strasbourg
(v. Lager) ( Jacques Ungerer).
Sources - Bibliographie
COURTIN (M.), Travaux des ponts-et-chaussées depuis 1800, ou Tableau des constructions neuves faites sous le règne de Napoléon Ier, en routes, ponts, canaux, et des travaux entrepris pour la navigation fluviale, les dessèchemens, les ports de commerce, etc., Paris, 1812. EHRSAM (Nicolas), « Description topographique du Vieux Mulhouse pour l’intelligence du plan de 1797 », Bulletin du Musée historique de Mulhouse, 1876, p. 1-40. CHAUFFOUR (Felix-Henri-Joseph), « Territoire limites, revenus, droits, impositions, charges, matricule de la ville de Colmar 1757 », RA, 1892, p. 268-283. UNGERER ( Jacques), Le pont du Rhin à Strasbourg du Moyen Âge à la Révolution, Strasbourg, 1952. HATT ( J.-J.), « Le Strasbourg romain », LIVET-RAPP, Histoire de Strasbourg (1980-82), t. I. HEITZ (Henri), « Note sur l’étude des ponts anciens (arr. Saverne) », Pays d’Alsace, 153, 1990, p. 61-62. SCHWIEN ( J.-J.), « Strasbourg - Cité lacustre ? Introduction aux fondations sur pieux du Moyen Âge au XIXe siècle », Cahiers alsaciens d’archéologie, d’art et d’histoire, 1990, 33, p. 165-188 et 173-195, ark:/12148/bpt6k9757715x. FAUST (Pierre-Paul), « L’importance de l’eau dans le de- venir et la vie de l’ancienne cité épiscopale de Rouffach », La ville et l’eau, Stadt und Wasser am Oberrhein, Colloque, Mulhouse, 1994. SCHERLEN (Auguste), Topographie du Vieux Colmar, Colmar, 1996. STRUB (Christelle), Assainir et embellir Strasbourg. Étude sur la municipalité de Georges Frédéric Schützenberger (1837-1848), Strasbourg, 1997-1998. HATT (Thierry), La ville historique et l’eau, l’eau à Strasbourg 1548-2000. http://thierry.hatt.gps.free.fr/01-site- acad-tous-pdf/hatt-sig-historique-eaux-stg-01&02-br.pdf PETRAZOLLER (François), L’urbanisme à Strasbourg au XVIe siècle, Strasbourg, 2002. REDDÉ (Michel) (dir.) et al., L’architecture de la Gaule ro- maine - Les fortifications militaires, Paris, 2006, http://books. openedition.org/editionsmsh/22093. V. Aechterkreutz-Kreutzbrucke, Andlau, Asile (les ponts de l’Ill), Bacs, Bauordnung, Brisach (pont du Rhin), Burggraf, Canal-Canaux, Chaussées (Ponts et Chaussées), Conseil général (compétence des Ponts et chaussées), Douane-Bruckenzoll, Épave droit de - Wrackrecht, Flottage dommages cau- sés aux ponts, Gardiens des portes - Thorhüter - pont-levis, Génie (Pontonniers), Ill, Inspecteurs Bâtiments publics - des Ponts et Chaussées, Irri- gation, Kehl (bacs et ponts), Laden, Lager - Entre- pôt, Landgraben de Bergheim (pont-levis), Lauch (ponts sur la), Mossig.