Pfennigturm : Différence entre versions
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Tour ayant hébergé les services financiers et d’urbanisme (''Bauherren'') de la ville de Strasbourg, ce qui lui a valu sa dénomination de ''Pfenningturn''. Elle se trouvait à l’extrémité de l’actuelle rue des | Tour ayant hébergé les services financiers et d’urbanisme (''Bauherren'') de la ville de Strasbourg, ce qui lui a valu sa dénomination de ''Pfenningturn''. Elle se trouvait à l’extrémité de l’actuelle rue des | ||
Grandes Arcades, près du carrefour avec les rues de la Mésange et de la Haute Montée. Édifiée sur l’emplacement d’une tour-porte, le ''Rintburgetor'', datant du deuxième agrandissement de la ville (1200-1250), elle en a conservé le nom, ''Rintburgerturn'', au moins jusqu’en 1378.<br> | Grandes Arcades, près du carrefour avec les rues de la Mésange et de la Haute Montée. Édifiée sur l’emplacement d’une tour-porte, le ''Rintburgetor'', datant du deuxième agrandissement de la ville (1200-1250), elle en a conservé le nom, ''Rintburgerturn'', au moins jusqu’en 1378.<br> | ||
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L’année de la construction de la tour demeure incertaine. Closener hésite entre 1321 et 1322 : « ''Do man zalt 1321 oder 1322 jor, do wart der Pfenningturn zů Rintburgedor gemachet'' ». Koenigshofen place la construction en 1321 et Specklin en 1322 : « ''Damals wurde auch erkannt dass man das thor am Rindshütter Graben abbrach, und einen grossen, gewaltigen thurn dahin baute, mit starken gewölben und alles wohl versehen, darauf man der stadt schatz legen sollte, der ward der pfennigthurn genannt...'' ».<br> | L’année de la construction de la tour demeure incertaine. Closener hésite entre 1321 et 1322 : « ''Do man zalt 1321 oder 1322 jor, do wart der Pfenningturn zů Rintburgedor gemachet'' ». Koenigshofen place la construction en 1321 et Specklin en 1322 : « ''Damals wurde auch erkannt dass man das thor am Rindshütter Graben abbrach, und einen grossen, gewaltigen thurn dahin baute, mit starken gewölben und alles wohl versehen, darauf man der stadt schatz legen sollte, der ward der pfennigthurn genannt...'' ».<br> | ||
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Dans sa forme initiale, la tour était constituée d’un rez-de-chaussée passant et de deux étages voûtés, et était couverte d’un toit traditionnel. Détruit par un incendie en 1414, le ''Pfenningturn'' a été reconstruit la même année et surélevé d’un étage, coiffé d’une plate-forme panoramique, ''Altan'', pourvue d’une table et de bancs en pierre : « ''auf dem thurn do ein disch stehet zu mittag gessen'' » (AVES 1R 104, fo 113v).<br> | Dans sa forme initiale, la tour était constituée d’un rez-de-chaussée passant et de deux étages voûtés, et était couverte d’un toit traditionnel. Détruit par un incendie en 1414, le ''Pfenningturn'' a été reconstruit la même année et surélevé d’un étage, coiffé d’une plate-forme panoramique, ''Altan'', pourvue d’une table et de bancs en pierre : « ''auf dem thurn do ein disch stehet zu mittag gessen'' » (AVES 1R 104, fo 113v).<br> | ||
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En 1622, les ''Dreier'' du ''Pfenningturn'' signalent au Conseil des XXI d’importantes infiltrations d’eau depuis le sommet de la tour. L’eau coule le long des murs à l’intérieur de la tour : « ''das das wasser vom Pfenningthurm inwendig die maùr herab lauffe'' » (AVES 1R 104, fo 113v). L’état général du bâtiment semble préoccupant. En 1624, le Conseil des XXI rend obligatoire son inspection annuelle : « ''das Bauherren und Reg[ierende] Stett-und Ammeister auf den Pfenningthurn alle jar gehen sollen'' » (AVES 1R 106, fo 230). Ce sera la traditionnelle ''Pfenningthurn Visitation'', ou ''Altan Gang'' (cf. infra), entre la mi-juin et début août, mais dont la périodicité ne semble pas toujours avoir été respectée.<br> | En 1622, les ''Dreier'' du ''Pfenningturn'' signalent au Conseil des XXI d’importantes infiltrations d’eau depuis le sommet de la tour. L’eau coule le long des murs à l’intérieur de la tour : « ''das das wasser vom Pfenningthurm inwendig die maùr herab lauffe'' » (AVES 1R 104, fo 113v). L’état général du bâtiment semble préoccupant. En 1624, le Conseil des XXI rend obligatoire son inspection annuelle : « ''das Bauherren und Reg[ierende] Stett-und Ammeister auf den Pfenningthurn alle jar gehen sollen'' » (AVES 1R 106, fo 230). Ce sera la traditionnelle ''Pfenningthurn Visitation'', ou ''Altan Gang'' (cf. infra), entre la mi-juin et début août, mais dont la périodicité ne semble pas toujours avoir été respectée.<br> | ||
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À partir de 1656, une partie des archives de la ville sont regroupées dans la Tour aux Pfennings. Des documents jusque-là conservés à la chancellerie (''Pfalz'') y sont transférés. Dans la salle voûtée du bas, la meilleure et la plus sûre (''das undere und beste gewölbe'') d’après l’archiviste Bernegger, sont conservés les originaux des privilèges de la ville ; dans celle du milieu, les documents de procès et d’affaires privées ; enfin, dans celle du haut, les factures, les comptes et les papiers relatifs aux affaires économiques (AVES 3R 25, fo 171).<br> | À partir de 1656, une partie des archives de la ville sont regroupées dans la Tour aux Pfennings. Des documents jusque-là conservés à la chancellerie (''Pfalz'') y sont transférés. Dans la salle voûtée du bas, la meilleure et la plus sûre (''das undere und beste gewölbe'') d’après l’archiviste Bernegger, sont conservés les originaux des privilèges de la ville ; dans celle du milieu, les documents de procès et d’affaires privées ; enfin, dans celle du haut, les factures, les comptes et les papiers relatifs aux affaires économiques (AVES 3R 25, fo 171).<br> | ||
| − | Avec ce nouvel usage, la tour reste d’autant | + | |
| − | plus sous surveillance étroite. Des fissures y | + | Avec ce nouvel usage, la tour reste d’autant plus sous surveillance étroite. Des fissures y apparaissent qui sont régulièrement rebouchées (''verküttet'') au cours de chaque inspection au moins depuis 1682 (AMS VII 1369, fo 083v). En 1737, une importante fissure, des deux côtés de la tour, attire l’attention des ''Bauherren''. Malgré l’injonction faite au ''Werkmeister'' du ''Mauerhof'', Johann Peter Pflug, de procéder aux réparations, celui-ci minimise le danger. Des réparations provisoires ne sont exécutées qu’en 1740 (''dieses mahl allein mit Mörtel verworffen''). Ce n’est que si la fissure devait s’agrandir dans les deux mois qui suivent que des travaux plus importants seraient entrepris (AVES VII 1399, fo 40v), ce qui apparemment n’a pas été le cas.<br> |
| − | + | ||
| − | (verküttet) au cours de chaque inspection au moins | + | En avril 1745, dans un mémoire adressé au Conseil des XIII, les ''Bauherren'' relèvent que les fissures dans les murs se sont agrandies, si bien que la tour qui risque de s’écrouler, en particulier en cas de séisme : « ''... von unten biß oben aùß, von einer seithe auf die andere gefährlich gespalten, und sich je länger je mehr von einander thùe, daß dahero zù beförchten, es möchte derselbe, wo nicht geholfen wird, ehen man sich deßen versehe, zù der statt und gantzen nachbarschaft grösten schaden ùnd unglück einfallen. In sonderheit wann sich ein Erdbeben, dergleichen wie zù unseren zeiten schon erlebt, ereignen sollte...'' » (AVES VII 1401, fo 83). Sur les causes de ces dangereuses fissures, les ''Bauherren'' écartent le fait que la tour soit construite au bord du Fossé des Tanneurs et que ses fondations soient éventuellement minées |
| − | depuis 1682 (AMS VII 1369, fo 083v). En 1737, | + | par les eaux. Ils estiment qu’elles sont dues aux vibrations engendrées par les passages incessants sous la tour de chariots lourdement chargés, ainsi qu’aux pressions exercées par les pesantes voûtes des étages supérieurs qui écartent les murs (AMS 3R 90, p. 93 et suiv.). De plus, la surélévation de la vieille tour, en 1414, avait rajouté des contraintes sur des structures, non prévues à cet effet.<br> |
| − | une importante fissure, des deux côtés de la tour, | + | |
| − | attire l’attention des Bauherren. Malgré | + | Devant l’urgence de la situation, deux solutions sont envisagées : soit renforcer la tour avec un système de poutres transversales, en chêne et en fer, afin d’arrêter l’accroissement des fissures, soit la rabaisser de 87 pieds (env. 25 m). C’est cette dernière solution, la moins coûteuse, qui est retenue, non sans quelques hésitations. En effet, le Conseil des XIII, dans un souci de conservation du patrimoine historique, se demande si, à ce titre, la tour ne mérite pas d’être sauvegardée : « ''dieser thùrn alß ein altes Monumentum villeicht zù conservieren'' ». Cependant, après nouvel examen, il s’avère que l’édifice ne présente pas une architecture extraordinaire et qu’aucun décor n’y est visible : « ''übrigens aùch keine sonderbare architectur ùnd zierart daran zù sehen'' » (AVES 3R 90, p. 120).<br> |
| − | + | ||
| − | Peter Pflug, de procéder aux réparations, celui-ci | + | Les quatre tourelles sommitales, la plate-forme et le dernier étage voûté sont donc démolis. Le deuxième étage de la tour est consolidé et recouvert de dalles provenant de leurs décombres. Mais ces mesures ne furent probablement pas suffisantes pour entraver la dégradation de la tour. En 1768, elle est totalement détruite. Le service financier de la ville est alors transféré dans un immeuble privé de la rue de la Nuée-Bleue, à côté de l’actuel no 23, l’ancien poêle des courtiers en vin (''Weinsticher'').<br> |
| − | minimise le danger. Des réparations provisoires ne | + | |
| − | sont exécutées qu’en 1740 (dieses mahl allein mit Mörtel verworffen). Ce n’est que si la fissure devait | + | Dès l’année suivante, des plans sont présentés aux ''Bauherren'' pour la reconstruction de l’édifice sur le même emplacement (''wo der alte gestanden''). Les travaux commencent en 1770 et le mardi 25 octobre 1774, les ''Bauherren'' tiennent leur première réunion dans le nouveau ''Pfenningturm'' : « ''Als war dieses die Erste Session, so auf dem Neùen Pfenningthurm in dem dazù gewidmeten Audienz Saal gehalten wùrde.'' » (AVES VII 1416, fo 114)<br> |
| − | s’agrandir dans les deux mois qui suivent que des | + | |
| − | travaux plus importants seraient entrepris (AVES | + | Dans sa séance du 11 décembre 1790, le Conseil général de la ville de Strasbourg décide la mise en vente « de plusieurs bâtiments qui sous le régime actuel étaient plutôt à charge qu’avantageux » (AVES 1MW 53, p. 124-125), dont le ''Pfenningturm''.<br> |
| − | VII 1399, fo 40v), ce qui apparemment n’a pas été | + | |
| − | le cas. | + | Le brasseur Jean-Jacques Wolff et son épouse Susanne Catherine Schwind s’en portent acquéreurs pour 43 200 livres (AVES KS 668, no 157). Moyennant quelques transformations, la tour est reconvertie en immeuble d’habitation. Dans l’inventaire de succession de Catherine, du 9 décembre 1820, elle est dite « maison avec dépendances sise en cette ville place d’Armes no 38 qui formait |
| − | En avril 1745, dans un mémoire adressé au | + | autrefois la Tour aux Pfennings ». À cette date, le ''Pfenningturm'' n’existait donc plus en tant que tel. |
| − | Conseil des XIII, les Bauherren relèvent que les | ||
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| − | tour qui risque de s’écrouler, en particulier en cas de | ||
| − | séisme : « ... von unten biß oben aùß, von einer seithe | ||
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| − | VII 1401, fo 83). Sur les causes de ces dangereuses | ||
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| − | soit construite au bord du Fossé des Tanneurs et | ||
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| − | sous la tour de chariots lourdement chargés, ainsi | ||
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| − | des étages supérieurs qui écartent les murs (AMS | ||
| − | 3R 90, p. 93 et suiv.). De plus, la surélévation de la | ||
| − | vieille tour, en 1414, avait rajouté des contraintes | ||
| − | sur des structures, non prévues à cet effet. | ||
| − | Devant l’urgence de la situation, deux solutions | ||
| − | sont envisagées : soit renforcer la tour avec un | ||
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| − | afin d’arrêter l’accroissement des fissures, soit la | ||
| − | rabaisser de 87 pieds (env. 25 m). C’est cette | ||
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| − | non sans quelques hésitations. En effet, le Conseil | ||
| − | des XIII, dans un souci de conservation du | ||
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| − | zù sehen » (AVES 3R 90, p. 120). | ||
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| − | le dernier étage voûté sont donc démolis. Le | ||
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| − | Mais ces mesures ne furent probablement pas | ||
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| − | En 1768, elle est totalement détruite. Le service | ||
| − | financier de la ville est alors transféré dans un | ||
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| − | de l’actuel no 23, l’ancien poêle des courtiers en vin | ||
| − | (Weinsticher). | ||
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| − | aux Bauherren pour la reconstruction de l’édifice | ||
| − | sur le même emplacement (wo der alte gestanden). | ||
| − | Les travaux commencent en 1770 et le mardi | ||
| − | 25 octobre 1774, les Bauherren tiennent leur | ||
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| − | Saal gehalten wùrde. » (AVES VII 1416, fo 114) | ||
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| − | général de la ville de Strasbourg décide la mise en | ||
| − | vente « de plusieurs bâtiments qui sous le régime | ||
| − | actuel étaient plutôt à charge qu’avantageux » (AVES | ||
| − | 1MW 53, p. 124-125), dont le Pfenningturm. | ||
| − | Le brasseur Jean-Jacques Wolff et son épouse | ||
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| − | est reconvertie en immeuble d’habitation. Dans | ||
| − | l’inventaire de succession de Catherine, du 9 | ||
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| − | sise en cette ville place d’Armes no 38 qui formait | ||
| − | autrefois la Tour aux Pfennings ». À cette date, le | ||
| − | Pfenningturm n’existait donc plus en tant que tel. | ||
=== Pfenningthurn Visitation ou Altangang === | === Pfenningthurn Visitation ou Altangang === | ||
| − | À la suite des importantes infiltrations des | + | À la suite des importantes infiltrations des eaux de 1622, le Conseil des XXI avait instauré en 1624 l’obligation d’une inspection annuelle du ''Pfenningturm'' (AVES 1R 106, fo 238) désignée par l’expression ''Altant Gang''. Elle était menée par un groupe restreint, composé du ''Stettmeister'' et de l’''Ammeister'' en exercice, accompagnés des ''Bauherren'' et des ''Dreier auf dem Pfenningthurn''. Se joignaient à eux les ''Rathsherren'' des corporations de l’Ancre (Bateliers) et de la Fleur (Bouchers), co-dépositaires avec les précédentes instances des clés de la tour (AVES 1MR 13, fo 73v).<br> |
| − | eaux de 1622, le Conseil des XXI avait instauré | + | |
| − | en 1624 l’obligation d’une inspection annuelle du | + | Cette inspection, technique, se déroulait habituellement entre la Saint-Jean-Baptiste, la fin de l’exercice comptable, et au plus tard début août.<br> |
| − | Pfenningturm (AVES 1R 106, fo 238) désignée | + | Progressivement, notamment après 1756, l’inspection est étendue à la tenue des services résidant dans la tour. La commission d’inspection aussi s’est élargie. Outre les membres déjà mentionnés, qui en constituent le noyau, y participent plus ou moins régulièrement le syndic de la ville, le ''Stadtschreiber'', le secrétaire du Conseil des XV, l’archiviste du ''Pfenningthurn'', le ''Stattlohner''. Ainsi, en 1728, vingt et une personnes y étaient invitées. Il est vrai que lors de cette inspection un monument en hommage à François Joseph Klinglin, le préteur royal, était inauguré (AVES VII 1393, fo 65).<br> |
| − | par l’expression Altant Gang. Elle était menée | + | |
| − | par un groupe restreint, composé du Stettmeister | + | Ces inspections se terminaient généralement par une collation ou un repas, sur la terrasse ou dans les appartements du ''Rentmeister'', ou simplement par un vin d’honneur. Les poussières soulevées durant la visite justifiaient amplement ce moment de convivialité : « ''den staub mit einem trùncklein abgeschwembt und ein collation auf dem steinern Disch gehalten'' » (AVES 1R 81, fo 180v).<br> |
| − | et de | + | Enfin, traditionnellement, chaque participant recevait du ''Rentmeister'' un florin d’or, « ''den gewohnlichen goldt Gulden'' » (AVES VII 1349 (1644), fo 25). |
| − | Bauherren et des Dreier auf dem Pfenningthurn. Se | + | À partir de 1692, le repas est supprimé, compensé par le versement d’un ''Reichstaler'' à chaque participant (AVES VII 1375, fo 47). À partir de 1703, les sources ne font plus état de ces pratiques.<br> |
| − | joignaient à eux les Rathsherren des corporations | + | |
| − | de l’Ancre (Bateliers) et de la Fleur (Bouchers), | + | == Sources - Bibliographie == |
| − | co-dépositaires avec les précédentes instances des | + | Archives de la Ville et de l’Eurométropole de Strasbourg : essentiellement série VII, Protocoles des Bauherren ; KS 668, no 157 (merci à Jean-Michel Wendling pour la communication de cette source) ; 1MW 53, p.124-125 (merci à Claude Betzinger).<br> |
| − | clés de la tour (AVES 1MR 13, fo 73v). | + | |
| − | Cette inspection, technique, se déroulait | + | SILBERMANN ( Johann Andreas), ''Localgeschichte der Stadt Strassburg'', Strasbourg, 1775.<br> |
| − | + | ||
| − | l’exercice comptable, et au plus tard début août. | + | HERMANN ( Jean-Frédéric), ''Notices historiques (...) sur la ville de Strasbourg'', Strasbourg, 1819, p. 290, 374, no 3.<br> |
| − | Progressivement, notamment après 1756, | + | |
| − | + | CLOSENER, ''Chronik...'', publié par HEGEL, ''Die Chroniken der oberrheinischen Städte : Straßburg'', Leipzig, 1870, t. I, p. 132.<br> | |
| − | dans la tour. La commission d’inspection aussi s’est | + | |
| − | élargie. Outre les membres déjà mentionnés, qui en | + | PITON (Frédéric), ''Strasbourg illustré, ou panorama pittoresque, historique et statistique de Strasbourg et de ses environs'', Strasbourg, 1855, p. 253-255.<br> |
| − | constituent le noyau, y participent plus ou moins | + | |
| − | régulièrement le syndic de la ville, le Stadtschreiber, | + | KOENIGSGHOFEN, ''Chronik...'', publié par HEGEL, ''Die Chroniken der oberrheinischen Städte : Straßburg'', Leipzig, 1870, t. II, p. 743.<br> |
| − | le secrétaire du Conseil des XV, l’archiviste du | + | |
| − | Pfenningthurn, le Stattlohner. Ainsi, en 1728, vingt | + | KRAUS (Franz Xaver), ''Kunst und Alterthum in Elsass-Lothringen'', Bd. 1 : Kunst und Alterthum im Unter-Elsass, Strasbourg, 1876, p. 550.<br> |
| − | et une personnes y étaient invitées. Il est vrai que | + | |
| − | lors de cette inspection un monument en | + | SCHMIDT (Charles), ''Strassburger Gassen- & Häuser-Namen im Mittelalter'', Strasbourg, 1888, p. 34.<br> |
| − | + | ||
| − | était inauguré (AVES VII 1393, fo 65). | + | SPECKLIN (Daniel), ''Collectanées'', publié par REUSS (Rodolphe), ''Les collectanées de Daniel Specklin'', Strasbourg, 1890 (no 1263).<br> |
| − | Ces inspections se terminaient généralement par | + | |
| − | une collation ou un repas, sur la terrasse ou dans | + | SEYBOTH (Adolph), ''Das alte Strassburg'', Strasbourg, 1890, p. 59.<br> |
| − | les appartements du Rentmeister, ou simplement | + | |
| − | par un vin d’honneur. Les poussières soulevées | + | APELL (F. von), ''Geschichte der Befestigung von Strassburg i.E.'', Strasbourg, 1902, p. 4, 13.<br> |
| − | durant la visite justifiaient amplement ce moment | + | |
| − | de convivialité : « den staub mit einem trùncklein | + | POLACZEK (Ernst), « Das Tagebuch des Johann Friederich von Uffenbach aus Frankfurt (1712-1714) », ''Elsaß-Lothringisches Jahrbuch'', 1922, p. 83-84.<br> |
| − | abgeschwembt und ein collation auf dem steinern | + | |
| − | Disch gehalten » (AVES 1R 81, fo 180v). | + | SCHWIEN ( Jean-Jacques), ''Strasbourg. Document d’évaluation du patrimoine archéologique urbain'', Tours, 1992, p. 78, 110 et 175. |
| − | Enfin, traditionnellement, chaque participant | + | <div align="right">'''Jean-Marie Holderbach'''</div align> |
| − | + | [[Category : P]] | |
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| − | À partir de 1692, le repas est supprimé, compensé | ||
| − | par le versement d’un Reichstaler à chaque | ||
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| − | sources ne font plus état de ces pratiques. | ||
| − | Archives de la Ville et de l’Eurométropole de Strasbourg : | ||
| − | essentiellement série VII, Protocoles des Bauherren ; KS 668, | ||
| − | no 157 (merci à Jean-Michel Wendling pour la | ||
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| − | Betzinger). | ||
| − | SILBERMANN ( Johann Andreas), Localgeschichte der Stadt | ||
| − | Strassburg, Strasbourg, 1775. | ||
| − | HERMANN ( Jean-Frédéric), Notices historiques (...) sur la | ||
| − | ville de Strasbourg, Strasbourg, 1819, p. 290, 374, no 3. | ||
| − | CLOSENER, Chronik..., publié par HEGEL, Die | ||
| − | Chroniken der oberrheinischen Städte : Straßburg, Leipzig, 1870, | ||
| − | t. I, p. 132. | ||
| − | PITON (Frédéric), Strasbourg illustré, ou panorama | ||
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| − | Strasbourg, 1855, p. 253-255. | ||
| − | KOENIGSGHOFEN, Chronik..., publié par HEGEL, Die | ||
| − | Chroniken der oberrheinischen Städte : Straßburg, Leipzig, 1870, | ||
| − | t. II, p. 743. | ||
| − | KRAUS (Franz Xaver), Kunst und Alterthum in Elsass- | ||
| − | Lothringen, Bd. 1 : Kunst und Alterthum im Unter-Elsass, | ||
| − | Strasbourg, 1876, p. 550. | ||
| − | SCHMIDT (Charles), Strassburger Gassen- & Häuser- | ||
| − | Namen im Mittelalter, Strasbourg, 1888, p. 34. | ||
| − | SPECKLIN (Daniel), Collectanées, publié par REUSS | ||
| − | (Rodolphe), Les collectanées de Daniel Specklin, Strasbourg, 1890 | ||
| − | (no 1263). | ||
| − | SEYBOTH (Adolph), Das alte Strassburg, Strasbourg, 1890, | ||
| − | p. 59. | ||
| − | APELL (F. von), Geschichte der Befestigung von Strassburg i. | ||
| − | E., Strasbourg, 1902, p. 4, 13. | ||
| − | POLACZEK (Ernst), « Das Tagebuch des Johann | ||
| − | Friederich von Uffenbach aus Frankfurt (1712-1714) », Elsaß- | ||
| − | Lothringisches Jahrbuch, 1922, p. 83-84. | ||
| − | SCHWIEN ( Jean-Jacques), Strasbourg. Document | ||
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| − | et 175. | ||
| − | Jean-Marie Holderbach | ||
Version actuelle datée du 29 avril 2026 à 15:07
Rintburgerturn, Tour aux Deniers, Tour aux Pfennigs
L’édifice
Tour ayant hébergé les services financiers et d’urbanisme (Bauherren) de la ville de Strasbourg, ce qui lui a valu sa dénomination de Pfenningturn. Elle se trouvait à l’extrémité de l’actuelle rue des
Grandes Arcades, près du carrefour avec les rues de la Mésange et de la Haute Montée. Édifiée sur l’emplacement d’une tour-porte, le Rintburgetor, datant du deuxième agrandissement de la ville (1200-1250), elle en a conservé le nom, Rintburgerturn, au moins jusqu’en 1378.
L’année de la construction de la tour demeure incertaine. Closener hésite entre 1321 et 1322 : « Do man zalt 1321 oder 1322 jor, do wart der Pfenningturn zů Rintburgedor gemachet ». Koenigshofen place la construction en 1321 et Specklin en 1322 : « Damals wurde auch erkannt dass man das thor am Rindshütter Graben abbrach, und einen grossen, gewaltigen thurn dahin baute, mit starken gewölben und alles wohl versehen, darauf man der stadt schatz legen sollte, der ward der pfennigthurn genannt... ».
Dans sa forme initiale, la tour était constituée d’un rez-de-chaussée passant et de deux étages voûtés, et était couverte d’un toit traditionnel. Détruit par un incendie en 1414, le Pfenningturn a été reconstruit la même année et surélevé d’un étage, coiffé d’une plate-forme panoramique, Altan, pourvue d’une table et de bancs en pierre : « auf dem thurn do ein disch stehet zu mittag gessen » (AVES 1R 104, fo 113v).
En 1622, les Dreier du Pfenningturn signalent au Conseil des XXI d’importantes infiltrations d’eau depuis le sommet de la tour. L’eau coule le long des murs à l’intérieur de la tour : « das das wasser vom Pfenningthurm inwendig die maùr herab lauffe » (AVES 1R 104, fo 113v). L’état général du bâtiment semble préoccupant. En 1624, le Conseil des XXI rend obligatoire son inspection annuelle : « das Bauherren und Reg[ierende] Stett-und Ammeister auf den Pfenningthurn alle jar gehen sollen » (AVES 1R 106, fo 230). Ce sera la traditionnelle Pfenningthurn Visitation, ou Altan Gang (cf. infra), entre la mi-juin et début août, mais dont la périodicité ne semble pas toujours avoir été respectée.
À partir de 1656, une partie des archives de la ville sont regroupées dans la Tour aux Pfennings. Des documents jusque-là conservés à la chancellerie (Pfalz) y sont transférés. Dans la salle voûtée du bas, la meilleure et la plus sûre (das undere und beste gewölbe) d’après l’archiviste Bernegger, sont conservés les originaux des privilèges de la ville ; dans celle du milieu, les documents de procès et d’affaires privées ; enfin, dans celle du haut, les factures, les comptes et les papiers relatifs aux affaires économiques (AVES 3R 25, fo 171).
Avec ce nouvel usage, la tour reste d’autant plus sous surveillance étroite. Des fissures y apparaissent qui sont régulièrement rebouchées (verküttet) au cours de chaque inspection au moins depuis 1682 (AMS VII 1369, fo 083v). En 1737, une importante fissure, des deux côtés de la tour, attire l’attention des Bauherren. Malgré l’injonction faite au Werkmeister du Mauerhof, Johann Peter Pflug, de procéder aux réparations, celui-ci minimise le danger. Des réparations provisoires ne sont exécutées qu’en 1740 (dieses mahl allein mit Mörtel verworffen). Ce n’est que si la fissure devait s’agrandir dans les deux mois qui suivent que des travaux plus importants seraient entrepris (AVES VII 1399, fo 40v), ce qui apparemment n’a pas été le cas.
En avril 1745, dans un mémoire adressé au Conseil des XIII, les Bauherren relèvent que les fissures dans les murs se sont agrandies, si bien que la tour qui risque de s’écrouler, en particulier en cas de séisme : « ... von unten biß oben aùß, von einer seithe auf die andere gefährlich gespalten, und sich je länger je mehr von einander thùe, daß dahero zù beförchten, es möchte derselbe, wo nicht geholfen wird, ehen man sich deßen versehe, zù der statt und gantzen nachbarschaft grösten schaden ùnd unglück einfallen. In sonderheit wann sich ein Erdbeben, dergleichen wie zù unseren zeiten schon erlebt, ereignen sollte... » (AVES VII 1401, fo 83). Sur les causes de ces dangereuses fissures, les Bauherren écartent le fait que la tour soit construite au bord du Fossé des Tanneurs et que ses fondations soient éventuellement minées
par les eaux. Ils estiment qu’elles sont dues aux vibrations engendrées par les passages incessants sous la tour de chariots lourdement chargés, ainsi qu’aux pressions exercées par les pesantes voûtes des étages supérieurs qui écartent les murs (AMS 3R 90, p. 93 et suiv.). De plus, la surélévation de la vieille tour, en 1414, avait rajouté des contraintes sur des structures, non prévues à cet effet.
Devant l’urgence de la situation, deux solutions sont envisagées : soit renforcer la tour avec un système de poutres transversales, en chêne et en fer, afin d’arrêter l’accroissement des fissures, soit la rabaisser de 87 pieds (env. 25 m). C’est cette dernière solution, la moins coûteuse, qui est retenue, non sans quelques hésitations. En effet, le Conseil des XIII, dans un souci de conservation du patrimoine historique, se demande si, à ce titre, la tour ne mérite pas d’être sauvegardée : « dieser thùrn alß ein altes Monumentum villeicht zù conservieren ». Cependant, après nouvel examen, il s’avère que l’édifice ne présente pas une architecture extraordinaire et qu’aucun décor n’y est visible : « übrigens aùch keine sonderbare architectur ùnd zierart daran zù sehen » (AVES 3R 90, p. 120).
Les quatre tourelles sommitales, la plate-forme et le dernier étage voûté sont donc démolis. Le deuxième étage de la tour est consolidé et recouvert de dalles provenant de leurs décombres. Mais ces mesures ne furent probablement pas suffisantes pour entraver la dégradation de la tour. En 1768, elle est totalement détruite. Le service financier de la ville est alors transféré dans un immeuble privé de la rue de la Nuée-Bleue, à côté de l’actuel no 23, l’ancien poêle des courtiers en vin (Weinsticher).
Dès l’année suivante, des plans sont présentés aux Bauherren pour la reconstruction de l’édifice sur le même emplacement (wo der alte gestanden). Les travaux commencent en 1770 et le mardi 25 octobre 1774, les Bauherren tiennent leur première réunion dans le nouveau Pfenningturm : « Als war dieses die Erste Session, so auf dem Neùen Pfenningthurm in dem dazù gewidmeten Audienz Saal gehalten wùrde. » (AVES VII 1416, fo 114)
Dans sa séance du 11 décembre 1790, le Conseil général de la ville de Strasbourg décide la mise en vente « de plusieurs bâtiments qui sous le régime actuel étaient plutôt à charge qu’avantageux » (AVES 1MW 53, p. 124-125), dont le Pfenningturm.
Le brasseur Jean-Jacques Wolff et son épouse Susanne Catherine Schwind s’en portent acquéreurs pour 43 200 livres (AVES KS 668, no 157). Moyennant quelques transformations, la tour est reconvertie en immeuble d’habitation. Dans l’inventaire de succession de Catherine, du 9 décembre 1820, elle est dite « maison avec dépendances sise en cette ville place d’Armes no 38 qui formait autrefois la Tour aux Pfennings ». À cette date, le Pfenningturm n’existait donc plus en tant que tel.
Pfenningthurn Visitation ou Altangang
À la suite des importantes infiltrations des eaux de 1622, le Conseil des XXI avait instauré en 1624 l’obligation d’une inspection annuelle du Pfenningturm (AVES 1R 106, fo 238) désignée par l’expression Altant Gang. Elle était menée par un groupe restreint, composé du Stettmeister et de l’Ammeister en exercice, accompagnés des Bauherren et des Dreier auf dem Pfenningthurn. Se joignaient à eux les Rathsherren des corporations de l’Ancre (Bateliers) et de la Fleur (Bouchers), co-dépositaires avec les précédentes instances des clés de la tour (AVES 1MR 13, fo 73v).
Cette inspection, technique, se déroulait habituellement entre la Saint-Jean-Baptiste, la fin de l’exercice comptable, et au plus tard début août.
Progressivement, notamment après 1756, l’inspection est étendue à la tenue des services résidant dans la tour. La commission d’inspection aussi s’est élargie. Outre les membres déjà mentionnés, qui en constituent le noyau, y participent plus ou moins régulièrement le syndic de la ville, le Stadtschreiber, le secrétaire du Conseil des XV, l’archiviste du Pfenningthurn, le Stattlohner. Ainsi, en 1728, vingt et une personnes y étaient invitées. Il est vrai que lors de cette inspection un monument en hommage à François Joseph Klinglin, le préteur royal, était inauguré (AVES VII 1393, fo 65).
Ces inspections se terminaient généralement par une collation ou un repas, sur la terrasse ou dans les appartements du Rentmeister, ou simplement par un vin d’honneur. Les poussières soulevées durant la visite justifiaient amplement ce moment de convivialité : « den staub mit einem trùncklein abgeschwembt und ein collation auf dem steinern Disch gehalten » (AVES 1R 81, fo 180v).
Enfin, traditionnellement, chaque participant recevait du Rentmeister un florin d’or, « den gewohnlichen goldt Gulden » (AVES VII 1349 (1644), fo 25).
À partir de 1692, le repas est supprimé, compensé par le versement d’un Reichstaler à chaque participant (AVES VII 1375, fo 47). À partir de 1703, les sources ne font plus état de ces pratiques.
Sources - Bibliographie
Archives de la Ville et de l’Eurométropole de Strasbourg : essentiellement série VII, Protocoles des Bauherren ; KS 668, no 157 (merci à Jean-Michel Wendling pour la communication de cette source) ; 1MW 53, p.124-125 (merci à Claude Betzinger).
SILBERMANN ( Johann Andreas), Localgeschichte der Stadt Strassburg, Strasbourg, 1775.
HERMANN ( Jean-Frédéric), Notices historiques (...) sur la ville de Strasbourg, Strasbourg, 1819, p. 290, 374, no 3.
CLOSENER, Chronik..., publié par HEGEL, Die Chroniken der oberrheinischen Städte : Straßburg, Leipzig, 1870, t. I, p. 132.
PITON (Frédéric), Strasbourg illustré, ou panorama pittoresque, historique et statistique de Strasbourg et de ses environs, Strasbourg, 1855, p. 253-255.
KOENIGSGHOFEN, Chronik..., publié par HEGEL, Die Chroniken der oberrheinischen Städte : Straßburg, Leipzig, 1870, t. II, p. 743.
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SCHMIDT (Charles), Strassburger Gassen- & Häuser-Namen im Mittelalter, Strasbourg, 1888, p. 34.
SPECKLIN (Daniel), Collectanées, publié par REUSS (Rodolphe), Les collectanées de Daniel Specklin, Strasbourg, 1890 (no 1263).
SEYBOTH (Adolph), Das alte Strassburg, Strasbourg, 1890, p. 59.
APELL (F. von), Geschichte der Befestigung von Strassburg i.E., Strasbourg, 1902, p. 4, 13.
POLACZEK (Ernst), « Das Tagebuch des Johann Friederich von Uffenbach aus Frankfurt (1712-1714) », Elsaß-Lothringisches Jahrbuch, 1922, p. 83-84.
SCHWIEN ( Jean-Jacques), Strasbourg. Document d’évaluation du patrimoine archéologique urbain, Tours, 1992, p. 78, 110 et 175.