Prieuré
Unité de vie de moines de taille variable dont le degré de dépendance juridique et financier est fonction de l’ordre religieux ou du moment. On estime qu’il y a prieuré lorsqu’il y a réunion et vie commune d’un minimum de trois moines. En règle générale, le prieuré est placé sous l’autorité d’un prieur qui lui-même dépend d’un abbé.
Sommaire
Prieurés clunisiens
R. Bornert distingue deux groupes de prieurés de l’ordre de Cluny en Haute Alsace :
- Les prieurés conventuels relevant immédiatement de l’abbaye de Cluny et jouissant d’une assez grande autonomie : Altkirch, Feldbach et Thierenbach.
- Les simples prieurés, relevant immédiatement d’un prieuré conventuel et jouissant d’une autonomie moindre : Biesheim ; Colmar, relevant de Payern ; Enschingen, dépendant de Saint-Alban de Bâle.
Liste
- Altkirch, Saint Morand. Fondé en 1105, il passe en 1621 aux mains des Jésuites de Fribourg, puis à nouveau en 1764 aux bénédictins de Cluny.
- Biesheim, Saint-Alban, fondé vers 1105.
- Colmar, Saint-Pierre. Fondé en 960, passe en 1679 aux mains des Jésuites d’Ensisheim.
- Colmar, Saint-Gilles, 1317-1571.
- Eberlinsmatt (près de Thannenkirch). Existence éphémère, disparaît fin du XIVe siècle.
- Enschingen (canton d’Altkirch). Mentionné pour la première fois en 1146, le prieuré fusionne en 1477 avec celui de Saint-Morand d’Altkirch.
- Feldbach. Fondé en 1144 par Frédéric Ier de Ferrette, passe aux mains des Jésuites d’Ensisheim en 1636.
- Hirsingue, Saint-Ulrich. Date de fondation incertaine (autour de 1208). Passe en 1621 aux mains des Jésuites d’Ensisheim.
- Ribeauvillé, Saint-Morand. Il remonte au XIVe siècle et passe aux mains des Jésuites d’Ensisheim à une date indéterminée.
- Sélestat, Sainte-Foy. Monastère fondé en 1094 par Hildegade de Hohenlohe-Hohenstaufen, il est d’abord uni à l’abbaye de Conques.
- Thierenbach. Fondé en 1130 à l’instigation de Pierre le Vénérable. Des moines clunisiens occupent le prieuré de 1130 à 1790. Le dernier prieur titulaire connu est Joseph Holder (1789-1790).