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	<title>DHIALSACE - Contributions de l’utilisateur [fr]</title>
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	<subtitle>Contributions de l’utilisateur</subtitle>
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		<id>https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=O(h)mgeld&amp;diff=12870</id>
		<title>O(h)mgeld</title>
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		<updated>2024-02-29T10:20:37Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Vzawalen : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notices connexes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Angalt|Angalt]], [[Accise|Accise]], [[Impôts|Impôts]], [[Umgeld|Umgeld]], [[Vin_(Impôt_sur_le)|Vin_(Impôt_sur_le)]], [[Viticulture|Viticulture]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Vzawalen</name></author>
		
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		<id>https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Officier_d%27%C3%A9tat-civil&amp;diff=12869</id>
		<title>Officier d&#039;état-civil</title>
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		<updated>2024-02-29T10:19:18Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Vzawalen : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
Depuis la loi du 20 septembre 1792, les actes d’état civil sont établis par les officiers d’état-civil, soit le maire ou un adjoint désigné par lui. Il en va de même des mariages. Ce rôle n’est pas toujours accepté par le public, quelle qu’en soit la confession.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le divorce demandé par Anne North d’Hurtigheim, épouse de Jacques Lorentz, cultivateur à Handschuheim, est accordé par le tribunal civil de Strasbourg en novembre 1813, dont appel du mari devant la cour d’appel de Colmar, permet à la cour d’établir que le défaut de bénédiction nuptiale du mariage contracté devant l’officier de l’état civil, n’est point une cause de divorce. C’était l’un des moyens invoqués par l’épouse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi rapporte l’arrêt de la cour :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Qu’en février 1813, elle avait contracté mariage avec l’appelant, par-devant le maire de la commune de Handschuheim, mais que jusqu’à présent (2 septembre 1813), son union n’avait pas encore été consacrée par les rites de l’Église, (les parties professent le culte protestant) ; Que bientôt elle eût à se repentir de la précipitation avec laquelle le lien civil a été contracté ; car d’une part son prétendu mari, loin de faire les démarches et de remplir les devoirs que lui imposait l’obligation contractée devant l’officier de l’état civil, a tenu, pendant tout ce temps, la conduite la plus déréglée ; Non content d’abandonner celle qui, d’après la loi, doit être considérée comme son épouse légitime, il vit avec une autre femme qui se trouve enceinte de ses œuvres … ». En août 1813, les deux époux ont eu une violente querelle, au cours de laquelle le mari lui crie : « Crois-tu donc que je veux de toi ? Il la prit ensuite par le cou et l’étrangla presque, lui donna plusieurs coups à la tête avec un couteau, ou autre instrument tranchant, et la renversa avec tant de violence qu’elle tomba en faiblesse, de manière qu’il fallut la transporter dans sa chambre, où elle garda le lit pendant plusieurs jours. » Rapport est établi, le surlendemain, par l’officier de santé. En écartant l’argument d’absence de bénédiction nuptiale, le tribunal autorise le maire à prononcer le divorce.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Appel du mari, qui soutient que la femme n’agit que pour bénéficier des clauses avantageuses ouvertes par le contrat du mariage, et ajoute que la scène de la querelle n’a eu pour témoins que deux juifs dont le témoignage doit être récusé, n’ayant pas été prêté « &amp;#039;&amp;#039;more judaico&amp;#039;&amp;#039; ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La cour d’appel admet leur témoignage et assure qu’au besoin, elle l’assortirait d’un serment « &amp;#039;&amp;#039;more judaico&amp;#039;&amp;#039; », constate que la femme a renoncé aux avantages du mariage dont elle demande la dissolution, écarte l’argument d’absence de cérémonie religieuse, et autorise l’officier d’état civil à prononcer le divorce (Colmar, Arrêt du 28 mai 1814, &amp;#039;&amp;#039;Journal de jurisprudence civile et commerciale, ou Recueil des arrêts notables de la Cour d’appel&amp;#039;&amp;#039;, séant à Colmar, p. 269 à 268).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notices connexes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Divorce|Divorce]], [[État-civil|État-civil]], [[Mariage|Mariage]], [[Office|Office]]&lt;br /&gt;
&amp;lt;p class=&amp;quot;9-Signature&amp;quot; style=&amp;quot;text-align: right;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;François Igersheim&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/p&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Vzawalen</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Office&amp;diff=12868</id>
		<title>Office</title>
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		<updated>2024-02-29T10:18:31Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Vzawalen : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
= I. Droit comparé : Office et &amp;#039;&amp;#039;Amt&amp;#039;&amp;#039; =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Traduits par le mot français « offices », les fonctions publiques des seigneuries et communautés alsaciennes sont généralement, et jusqu’à à l’époque contemporaine, désignées par le mot « &amp;#039;&amp;#039;Amt&amp;#039;&amp;#039; ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;#039;&amp;#039;Amtmann, Amtsleute&amp;#039;&amp;#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On a retenu tout particulièrement celles dont est chargé l’&amp;#039;&amp;#039;Amtmann &amp;#039;&amp;#039;ou &amp;#039;&amp;#039;Amann&amp;#039;&amp;#039; (v. &amp;#039;&amp;#039;Amann, Amtmann&amp;#039;&amp;#039;), appelé aussi bailli (v. Bailli, Bailliage) (Falk Bretschneider). Mais le mot &amp;#039;&amp;#039;Amt&amp;#039;&amp;#039; est employé pour désigner toutes sortes de fonctions, dont sont chargés les agents publics, signalés par le mot collectif « &amp;#039;&amp;#039;Amtsleut&amp;#039;&amp;#039;e ». Ils doivent prêter le serment par lequel ils reconnaissent leurs devoirs et leurs obligations (v&amp;#039;&amp;#039;. Eid&amp;#039;&amp;#039;). La ville leur doit gages et, pour certaines catégories, chauffage (bois), nourriture (v. &amp;#039;&amp;#039;Mahlzeit&amp;#039;&amp;#039;), habits de travail (Eheberg, &amp;#039;&amp;#039;Verfassung&amp;#039;&amp;#039;) (v. &amp;#039;&amp;#039;Lohnherr, Lohn&amp;#039;&amp;#039;).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les formes de la vénalité des offices dans l’espace du Saint Empire ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec le&amp;#039;&amp;#039;Pfandsystem&amp;#039;&amp;#039; (v. Engagement) de seigneuries ou de fonctions (&amp;#039;&amp;#039;Schultheissenamt&amp;#039;&amp;#039;, prévôtés), l’affermage des collectes d’impôts (v. Ferme (des impôts), l’accaparement par les mêmes familles des fonctions de baillis ou de membres du magistrat, les droits d’entrée pour la nomination aux fonctions de juges ou de conseillers ou même de simples agents, l’achat des grades des armées – même dans l’armée prussienne où il est censé ne pas exister –, la vénalité des offices existe aussi dans l’espace du Saint Empire, même si elle n’est pas aussi systématisée que dans la monarchie absolue française.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= II. L’office en droit français : la vénalité des offices à la française =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De son coté, le droit français, avec son vocabulaire, élabore et précise la notion d’office. L’office est une dignité ou fonction publique qui donne une qualité, un titre et un rang (Ferrière, &amp;#039;&amp;#039;Dictionnaire&amp;#039;&amp;#039;, II, p. 390). Il y a un grand nombre d’offices, seigneuriaux, municipaux, ecclésiastiques. Ce sont les offices royaux qui sont les plus notables car ils confèrent, en règle générale, dignité et exemption fiscale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En France, du fait des besoins financiers d’un Etat centralisé et sans cesse à court d’argent, le recours au principe de la vénalité des offices s’impose à la fin du XV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle et s’étend au cours du XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; ; il est généralisé au cours du XVII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au XVII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, l’office vénal et héréditaire est devenu un bien soumis aux règles de droit patrimonial (achat et vente, relevant ou non de la communauté ou séparation du régime matrimonial, succession et retrait, location, hypothèque).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Charges à titre de commission et charges à titre d’office ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au XVII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, dans les territoires où s’appliquent les règles de la vénalité des offices, on distingue les offices de gouvernement, de judicature et des finances. Les offices de gouvernement procèdent, en règle générale, de commissions et non pas d’offices et les formules « charge à titre de commissions » et « charge à titre d’office » établissent la distinction.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais les charges à titre de commissions sont le plus souvent confiées à des personnalités pourvues de charges héréditaires. Ainsi, Colbert de Croissy, nommé, en 1655, intendant de police, de justice et des finances en Alsace, pays de Brisach et Sundgau, a acheté la même année, la charge de conseiller au Parlement de Metz (Livet, p. 186).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’extension de la vénalité aux provinces annexes à la fin du XVII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les provinces annexées au XVII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle (Artois, Flandres, Roussillon, Trois Évêchés, Alsace, Franche-Comté), le principe n’était pas appliqué avant l’annexion, même si des initiatives ponctuelles avaient été prises, qui s’apparentent plutôt à l’emprunt forcé sur les fonctionnaires en place, comme en Lorraine ducale à la fin du XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Offices de judicature et de finances ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est ainsi que la monarchie étend dans les provinces annexées au XVII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle (Trois Évêchés, Alsace…) les offices vénaux des finances, puis ceux de judicature – Parlement de Metz, Conseil provincial de Brisach, puis de Colmar.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;Le bureau des finances de la généralité de Metz (pour les Trois Évêchés, Metz, Toul et Verdun ; pays d’Alsace adjacents), institué dès 1661, compte présidents, trésoriers, procureurs, receveurs, tous charges à offices, et joue le rôle de chambre des comptes de l’Intendance d’Alsace (Livet, p. 691-700).&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Conseil provincial, institué en 1657, devenu « souverain » en 1679, s’installe à Colmar en 1698. En 1694, à l’instar de celles des parlements de Franche-Comté et d’Artois, ses charges deviennent héréditaires, « ainsi que pour tous les autres officiers du royaume ». F. Burckard a donné les prix de ces charges et leur évolution tout au long du XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle : le Conseil de Colmar est l’un des seuls de France où la valeur de la charge a fortement augmenté (Burckard, &amp;#039;&amp;#039;Conseil Souverain&amp;#039;&amp;#039;, p. 139-148). Alors que le prix des offices des Cours souveraines baisse au cours du XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, il n’en est pas de même à Colmar, où il ne cessa d’augmenter. Il est vrai qu’à l’origine, ils avaient été bien moins chers au Conseil souverain que dans les autres parlements.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La réforme Maupeou de 1771 supprime la vénalité des offices, mais leur nombre n’est pas diminué : les officiers en place sont maintenus dans la fonction. Par compensation, leurs gages sont considérablement augmentés. L’édit de suppression est donc bien accueilli au Conseil et enregistré le 28 octobre 1771. Par contre, la suppression entraînait indemnisation : l’évaluation des charges prit du temps et le remboursement encore bien plus. Le montant des remboursements établi à 865 000 livres, est échelonné sur 13 ans, à raison de 60 000 livres par an, payé par la Province d’Alsace, tout comme les gages des conseillers à 40 000 livres, par an (Hoffmann, II, p. 409).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1776, à l’abolition par Louis XVI de la réforme Maupeou, et contrairement aux autres parlements, la vénalité n’est pas rétablie à Colmar. Lors de la suppression des parlements en 1790, le problème du remboursement des offices ne se pose donc pas en Alsace comme ailleurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La vénalité des offices de l’administration seigneuriale ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La monarchie s’employa à étendre la vénalité aux fonctions d’administration locale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est l’objet des édits royaux de 1692 à 1694. En 1693, l’évêque de Strasbourg obtient l’autorisation d’imposer l’achat ou le rachat de leurs charges à ses conseillers de régence, commis, baillis, prévôts (&amp;#039;&amp;#039;Schultheissen&amp;#039;&amp;#039;) et &amp;#039;&amp;#039;Stadtschreiber&amp;#039;&amp;#039; des villes, aux procureurs fiscaux, receveurs et greffiers des bailliages (Saverne et Kochersberg, Wantzenau, Dachstein et Molsheim, Schirmeck, Benfeld, Marckolsheim, Rouffach, Soultz). Dans les terres mazarines en Haute-Alsace (baillages de Thann, Rosemont, Belfort, Ferrette, Altkirch, Delle, Issenheim, la Grande Mairie de Belfort), le duc de la Meilleraye fait de même (1698). Mais, à la suite d’un procès intenté par certains anciens baillis refusants et révoqués, ces offices sont vénaux pour les titulaires, mais non pas héréditaires. Car les anciens chargés de fonctions (&amp;#039;&amp;#039;Ämter&amp;#039;&amp;#039;) considéraient leurs charges comme leurs propriétés. D’autres seigneurs les imitent : le comte de Hanau, le Grand Chapitre, la ville de Strasbourg dans ses bailliages ruraux, la noblesse de Basse-Alsace, le comté de Ribeauvillé appartenant au prince de Birkenfeld, le Prince de Montbéliard avec les bailliages de Riquewihr et de Horbourg, presque tous, à l’exception « de simples seigneuries appartenantes à des ecclésiastiques ou à des gentilshommes et trop peu étendues pour les faire servir à introduire une nouveauté en cette province » (Livet, p. 728-740).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les offices de bailli, dont les titulaires gradués devaient être agréés par le Conseil Souverain, étaient recherchés par la bourgeoisie catholique, car c’était une fonction honorable et souvent lucrative. Les gages proprement dits n’étaient pas élevés mais les baillis touchaient des vacations et étaient logés en résidence et surtout exempts de taille. De sorte qu’après 20 ans d’exercice, ils pouvaient se retirer fortune faite (Krug-Basse, p. 125).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La vénalité des offices municipaux : dispense rachetée par subvention ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La monarchie a imposé ce principe aussi aux charges municipales. Les édits royaux de 1690 et de 1692 font des charges municipales électives du royaume des offices vénaux. À la fin de la guerre pour la Succession d’Espagne, les édits créant des offices municipaux se succèdent quasiment tous les ans, de 1702 à 1712. La mesure générale est étendue à l’Alsace dès septembre 1692, qui fait des charges municipales, « en chacune ville et communauté d’Alsace, Sundgau et Brisgau, là où il y a maison commune, des offices de Conseiller et Procureur de ladite Ville ou Communauté… de trois Sécrétaires ou Greffiers dans notre ville de Strasbourg, deux dans celles de Colmar et Fribourg, et un dans chacune des autres, de deux Conseillers receveurs un ancien et un alternatif [catholique si l’ancien est protestant], des deniers patrimoniaux, d’octrois, et d’autres revenus… » (de Boug, &amp;#039;&amp;#039;Ordonnances&amp;#039;&amp;#039;, I, p. 205). Strasbourg proteste contre cette mesure contraire aux dispositions de la Capitulation de 1681, les autres villes font de même et dès février 1693, le gouvernement royal autorise « l’incorporation de ces Offices aux corps desdites villes et communautés… contre le versement par celles-ci d’une subvention de 600 000 livres par an pendant la durée de la guerre » (de Boug, I, p. 209). Deux ans plus tard, les charges du Conseil souverain de Colmar, jusque là exercées à titre de commission, seront créées à titre « d’office formé et héréditaire ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’abolition de la vénalité des offices ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La vénalité des charges de prévôts des communautés est abolie par le Cardinal de Rohan en 1772 et les charges remboursées (Fischer, &amp;#039;&amp;#039;RA&amp;#039;&amp;#039;, 1865, p. 132).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vivement critiquée tout au long du siècle, l’abolition de la vénalité est réclamée par un certain nombre de cahiers de doléances, comme celui de Neuf-Brisach (&amp;#039;&amp;#039;RA&amp;#039;&amp;#039;, 1910, p. 292) qui réclame en outre que les seigneurs assurent le remboursement des offices seigneuriaux, à mettre désormais au concours.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’abolition de la vénalité des offices est décrétée par la loi du 4 août 1789 et la loi du 16 août 1790. Le remboursement de certains offices (procureurs, greffiers, etc.) est prescrit. La constitution de 1791 arrête : « il n’y a plus ni vénalité, ni hérédité d’aucun office public ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le principe est confirmé par la loi du 29 octobre 1791, qui supprime les offices vénaux et héréditaires de notaires et tabellions, remplacés par des charges de notaires publics, désignés par concours public devant jury au chef-lieu du département. Mais la loi du 25 ventôse an XI (16 mars 1803), en autorisant le notaire à présenter son successeur, dont la capacité et la moralité a été certifiée par la chambre des notaires, rétablit vénalité et hérédité. Le Code civil et le Code de procédure pénale consacrent l’importance du rôle du notaire dans le droit patrimonial : contrats, mariages, testaments… (Merlin, &amp;#039;&amp;#039;Répertoire&amp;#039;&amp;#039;, t. 11, « Notaire »).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors de l’annexion des trois départements d’Alsace et de Lorraine, vénalité et hérédité des charges notariales sont à nouveau abolies, avec des lois de l’Empire allemand de 1871 et 1872. En 1882, puis reprise en 1906, la législation impose un concours commun aux professions judiciaires à l’issue duquel le notaire est nommé par l’État.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;#039;&amp;#039;DRW&amp;#039;&amp;#039;, « Amt ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BRILLON (Pierre-Jacques), &amp;#039;&amp;#039;Dictionnaire des arrests, ou Jurisprudence universelle des Parlemens de France, et autres tribunaux&amp;#039;&amp;#039;, t. 2, Paris, 1711.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
FERRIERE, &amp;#039;&amp;#039;Dictionnaire&amp;#039;&amp;#039; (1762).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De BOUG, &amp;#039;&amp;#039;Ordonnances d’Alsace&amp;#039;&amp;#039;, I et II, Colmar, 1774.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
GUYOT, &amp;#039;&amp;#039;Répertoire&amp;#039;&amp;#039; (1775-1798).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MERLIN, &amp;#039;&amp;#039;Répertoire&amp;#039;&amp;#039; (1812-1825), « Notaire ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;#039;&amp;#039;De la vénalité des offices relativement au notariat ; Suivi d’un Projet de loi motivé, sur le notariat&amp;#039;&amp;#039;, Paris, 1849.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
VERON-REVILLE (Armand-Antoine), &amp;#039;&amp;#039;Essai sur les anciennes juridictions de l’Alsace&amp;#039;&amp;#039;, Colmar, 1857.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
PILLOT (Gabriel Maximilien Louis), NEYREMAND (Ernest de), &amp;#039;&amp;#039;Histoire du Conseil souverain&amp;#039;&amp;#039;, Paris, 1860.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
FISCHER (Dagobert), « Le Conseil de la Régence de l’évêché de Strasbourg ». &amp;#039;&amp;#039;RA,&amp;#039;&amp;#039; 16, 1865, p. 29-38 ; 49-58.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
KRUG-BASSE (Jules), &amp;#039;&amp;#039;L’Alsace avant 1789 ou état de ses institutions provinciales et locales, de son régime ecclésiastique féodal et économique, de ses mœurs et de ses coutumes sous l’ancienne administration française&amp;#039;&amp;#039;, Paris-Colmar, 1876.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MANDEL-LEONI, &amp;#039;&amp;#039;Verfassung und Verwaltung Elsass-Lothringens&amp;#039;&amp;#039;, Strasbourg, 1890.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
REUSS, &amp;#039;&amp;#039;L’Alsace au XVII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle &amp;#039;&amp;#039;(1898).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
EHEBERG, &amp;#039;&amp;#039;Verfassung&amp;#039;&amp;#039; (1899).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
HOFFMANN, &amp;#039;&amp;#039;L’Alsace au XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle&amp;#039;&amp;#039; (1906).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
DE HOLDT, « Journal du Palais », &amp;#039;&amp;#039;RA&amp;#039;&amp;#039;, 1913.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SEIDEL (Karl), &amp;#039;&amp;#039;Das Oberelsass vor dem Übergang an Frankreich: Landesherrschaft, Landstände und fürstliche Verwaltung in Alt-Vorderösterreich (1602-1638)&amp;#039;&amp;#039;, 1980.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BISCHOFF (Georges), &amp;#039;&amp;#039;Gouvernés et Gouvernants en Haute-Alsace à l’époque autrichienne&amp;#039;&amp;#039;, Strasbourg, 1982.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LIVET (Georges), &amp;#039;&amp;#039;L’intendance d’Alsace 1634-1715&amp;#039;&amp;#039;, t. 2, Paris, 1991.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BURKHARD (François), &amp;#039;&amp;#039;Le Conseil souverain d’Alsace au XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle&amp;#039;&amp;#039;, Strasbourg, 1995.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LIVET (Georges), WILSDORF (Nicole), &amp;#039;&amp;#039;Le conseil souverain d’Alsace&amp;#039;&amp;#039; &amp;#039;&amp;#039;au XVII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle&amp;#039;&amp;#039;, Strasbourg, 1997.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
HOHLKAMP (Michaela), &amp;#039;&amp;#039;Herrschaft in der Herrschaft, die Vorderösterreichiche Obervogtei Triberg von 1737 bis 1780&amp;#039;&amp;#039;, Göttingen, 1998.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MOTTA (Anne), &amp;#039;&amp;#039;Noblesse et pouvoir princier dans la Lorraine ducale (1624-1737)&amp;#039;&amp;#039;, Paris, Garnier, 2016.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BRETSCHNEIDER (Falk), https://saintempire.hypotheses.org/publications/glossaire/amt&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notices connexes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Amt|Amt]], [[Amtmann|Amtmann]], [[Bailli|Bailli]], [[Conseil_souverain|Conseil_souverain]], [[Droit_de_l&amp;#039;Alsace|Droit de l’Alsace]], [[Engagement|Engagement]], [[Épices|Épices]], [[Ferme_(des_impôts)|Ferme des impôts]], [[Justice_et_Institutions_judiciaires_dans_la_Province_d&amp;#039;Alsace_(1657-1790)|Justice et institutions judiciaires]] (Ancien Régime), [[Officier_d&amp;#039;état-civil|Officier]], [[Pfandsystem|Pfandsystem]], [[Prévôt|Prévôt]]&lt;br /&gt;
&amp;lt;p class=&amp;quot;9-Signature&amp;quot; style=&amp;quot;text-align: right;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;François Igersheim&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/p&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Vzawalen</name></author>
		
	</entry>
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		<id>https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=%C5%92stricher&amp;diff=12867</id>
		<title>Œstricher</title>
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		<updated>2024-02-29T10:17:30Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Vzawalen : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
À Strasbourg, avant le milieu du XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, l’état du revêtement des rues de la ville est assez mal connu. Cependant, dès 1322, un préposé chargé du pavage est cité parmi les employés de la ville : « &amp;#039;&amp;#039;uneser stette amptlüte, der zimberman, der murer, der smit, der estricher… »&amp;#039;&amp;#039; (&amp;#039;&amp;#039;UBS&amp;#039;&amp;#039;, t. IV, p. 166). En 1473, le service du pavage est placé sous la direction du &amp;#039;&amp;#039;Kornmeister&amp;#039;&amp;#039; (AMS 1MR 28, f&amp;lt;sup&amp;gt;o&amp;lt;/sup&amp;gt; 312). Une réorganisation qui semble essentiellement due aux qualités de gestionnaire de celui-ci plutôt qu’à des compétences techniques. Jusqu’au XV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, le préposé au pavage était choisi par l’un des &amp;#039;&amp;#039;Dreier du Pfenningturm&amp;#039;&amp;#039;, comme l’était aussi le préposé à la salubrité des rues. À partir du XV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, ces deux fonctions sont réunies sous l’autorité unique d’un &amp;#039;&amp;#039;Estrich- und Horb-Lohnmeister&amp;#039;&amp;#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:.1pt&amp;quot;&amp;gt;Nommé par le Magistrat, il est chargé d’assurer l’entretien et le pavage des rues ainsi que de leur nettoiement et du ramassage des ordures et autres immondices. Ces deux services sont dirigés par l’&amp;#039;&amp;#039;Estrichmeister&amp;#039;&amp;#039; et le &amp;#039;&amp;#039;Horbmeister&amp;#039;&amp;#039;. En présence de ces deux &amp;#039;&amp;#039;meister&amp;#039;&amp;#039;, l’&amp;#039;&amp;#039;Estrich- und Horb-Lohnmeister &amp;#039;&amp;#039;rend compte hebdomadairement de ses activités et de sa comptabilité aux trois préposés du &amp;#039;&amp;#039;Pfenningturm&amp;#039;&amp;#039;.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les travaux relatifs au pavage doivent se faire aux meilleurs moments de l’année et quand la météo est favorable. La priorité doit être donnée aux artères les plus utiles et les plus fréquentées, notamment par les commerçants qui y véhiculent des charges lourdes. Journellement, il doit surveiller les chantiers de pavage, s’assurer de l’avancement des travaux et de leur bonne exécution. Il lui incombe aussi la gestion du personnel, le respect des horaires de travail ainsi que les rémunérations hebdomadaires. L’approvisionnement en matériaux (pierres, galets, gravier, sable) nécessaires au pavage est fait sous la supervision et avec l’accord des trois préposés de la Tour de la monnaie. Les pierres proviennent généralement des carrières de la Ville, comme celles de Wasselonne, alors que les galets sont tirés du Rhin et de la Kintzig.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour le nettoyage des rues, ils convient de distinguer l’enlèvement des ordures ménagères, biodégradables, des boues, des fumiers, des excréments animaliers et humains (urine), des détritus divers et des neiges et glaces. Autant d’inconvénients, voire d’obstacles, à une bonne circulation dans l’intérieur de la Ville.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;Les ordures ménagères sont d’abord rassemblées devant les maisons. De là, elles sont transportées par les charretiers en dehors de la ville, où elles sont entreposées en tas (&amp;#039;&amp;#039;haufen&amp;#039;&amp;#039;) et vendues aux jardiniers de la ville. Neige et glace sont évacuées des rues selon des procédures analogues puis jetées dans la Bruche.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La direction de ces deux services de la ville, le pavage et le ramassage des ordures, semble de nouveau individualisée à partir du XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, où apparaissent les fonctions d’&amp;#039;&amp;#039;Estrichlohnherr&amp;#039;&amp;#039; et de &amp;#039;&amp;#039;Horblohnherr&amp;#039;&amp;#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les facilités de circulation dans l’espace public &amp;#039;&amp;#039;intra muros&amp;#039;&amp;#039;, ainsi que sa propreté, notamment pour des raisons de santé publique, ont été une préoccupation constante pour le Magistrat de Strasbourg.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
WIEGAND (Wilhelm), &amp;#039;&amp;#039;Urkundenbuch der Stadt Strassburg&amp;#039;&amp;#039;, Strasbourg, 1898.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
EHEBERG, &amp;#039;&amp;#039;Verfassungs&amp;#039;&amp;#039; (1899), p. 467-473.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
HATT (Jacques), &amp;#039;&amp;#039;Une ville du XV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle. Strasbourg&amp;#039;&amp;#039;, Strasbourg, 1929, p. 107.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
CRÄMER, &amp;#039;&amp;#039;Verfassung&amp;#039;&amp;#039; (1931), p. 45, 121.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
PETRAZOLLER (François), &amp;#039;&amp;#039;L’urbanisme à Strasbourg au XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle&amp;#039;&amp;#039;, Strasbourg, 2002, p. 127-131.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notices connexes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;#039;&amp;#039;[[Bauordnung|Bauordnung]]&amp;#039;&amp;#039;, [[Eau|Eau]], [[Karcher|&amp;#039;&amp;#039;Karch- Karcher&amp;#039;&amp;#039;]], &amp;#039;&amp;#039;[[Lohnmeister|Lohnmeister]]&amp;#039;&amp;#039;, [[Paveur|Paveur]], &amp;#039;&amp;#039;[[Wasenmeister|Wasenmeister]]&amp;#039;&amp;#039;&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: right;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-size:11.0pt&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;line-height:107%&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:&amp;quot;&amp;gt;Jean-Marie Holderbach&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/p&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Vzawalen</name></author>
		
	</entry>
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		<id>https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Ochs&amp;diff=12866</id>
		<title>Ochs</title>
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		<updated>2024-02-29T10:16:15Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Vzawalen : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
Taureau châtré, animal de trait, animal d’élevage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parfois, terme générique pour toutes sortes d’animaux d’élevage pour lait ou viande, quels qu’en soient l’espèce, mâles ou femelles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1. Le bœuf dans le droit du Moyen Âge&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les articles 199 à 201 du &amp;#039;&amp;#039;Schwabenspiegel&amp;#039;&amp;#039; (1275) traitent des animaux de trait, cheval ou bœuf.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Art. 199. Celui qui veut voler un bœuf ou un cheval ou une autre bête et qui se fait tuer par l’animal ne sera pas indemnisé, car il agissait mal, surtout si c’était de nuit ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Art. 201. Le bœuf qui aura tué quelqu’un, homme ou femme, avec ses cornes, sera lapidé et on ne mangera pas sa viande, car elle est impure. Mais est coupable, celui à qui appartenait le bœuf, s’il savait que ses cornes étaient dangereuses. Mais si le bœuf n’a fait que blesser la victime qui survit plus de quinze jours, il sera vendu et le produit de la vente sera partagée. Celui qui vole un bœuf ou toute autre chose devra réparer. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’importance accordée au bœuf par le &amp;#039;&amp;#039;Schwabenspiegel&amp;#039;&amp;#039; reflète la prééminence du bœuf dans l’agriculture médiévale du sud du Saint Empire. Même si la force du cheval comme animal de trait (transports et labours, en particulier hersage) et sa productivité sont supérieures, le bœuf est privilégié car considéré comme moins fragile et peut être plus volontiers recyclé en viande (Rösener, &amp;#039;&amp;#039;Bauern im Mittelalter&amp;#039;&amp;#039;, p. 123-125).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme le droit romain, le droit médiéval s’est occupé des animaux d’élevage et a élaboré des réglementations en cas de dommages provoqués par d’autres animaux ou par les humains, ou encore de dommages qu’ils infligeraient aux humains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est dans ce dernier cas que le Moyen Âge a varié. Les recherches soulignent les diversités locales et les époques. Elles se fondent souvent sur les procès instruits contre des animaux coupables d’avoir tué des humains – le plus souvent, compte tenu des cohabitations avec les animaux d’élevage –, des porcs dévorant des nourrissons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Juristes et théologiens hésitent entre les conceptions romaines qui ne retiennent pas la culpabilité des êtres dénués de raison, qui ne sont pas responsables de leurs actes, donc les animaux, et une conception plus large, qui inclut les manifestations du surnaturel, et va jusqu’à admettre la possession de l’animal par les démons. Les procès et exécutions d’animaux, réelles ou symboliques, sont considérés comme des sortes d’exutoires ou des exorcismes destinés à apaiser les douleurs populaires. Les chercheurs insistent sur la crise qui marque la fin du Moyen Âge, avec l’essor des procès de sorcellerie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rédigé par les Franciscains d’Augsbourg vers 1275, le &amp;#039;&amp;#039;Schwabenspiegel&amp;#039;&amp;#039;, ce code qui reflète le droit du sud-ouest du Saint‑Empire, est bien antérieur. Les dispositions relatives aux accidents dus aux animaux apparaissent contradictoires. L’article 199 laisse sans indemnité le voleur victime du bœuf qu’il voulait voler. C’est le cas aussi dans l’article 201, où le coupable éventuel peut être le maître de la bête dangereuse, qui n’aurait pas pris les précautions nécessaires. Sa responsabilité entraîne l’indemnisation de la victime, si celle-ci survit, par la vente de l’animal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Restent les dispositions sur la lapidation de l’animal et sur l’impureté de sa viande. Mais l’article 201 est largement repris de la Bible (Exode, 21, 28-37), qui prescrit de lapider le bœuf qui a tué un humain et de ne pas manger sa viande. Cette prescription des Écritures ne peut être ignorée. Mais les historiens s’interrogent sur l’application effective de cet interdit alimentaire vétérotestamentaire et doutent que la prescription sur la lapidation ait été effectivement appliquée.&lt;br /&gt;
&amp;lt;p class=&amp;quot;9-Signature&amp;quot; style=&amp;quot;text-align: right;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;François Igersheim&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
2. Ochs-Bœuf (époque moderne), &amp;#039;&amp;#039;Ochsenmarkt&amp;#039;&amp;#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au nombre des bovins, les bœufs occupent une place à part en Alsace. Réputés pour leur force de labour, ils sont tout aussi appréciés pour la viande de boucherie qu’ils fournissent et dont la consommation augmente fortement avec le développement des villes, d’où le rayonnement, parfois international, des marchés à bestiaux qui sont en grande partie des marchés aux bœufs (v. Bétail, &amp;#039;&amp;#039;Ochsenmarkte&amp;#039;&amp;#039;).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À l’époque moderne, les bovins représentent environ les 2/3 des effectifs corvéables (AHR E 1140 et C 709, exemple du bailliage de Guémar, 1659 et 1774). Un peu moins efficace que le cheval de trait, qui est plus nerveux et plus rapide, le bœuf (environ les 2/3 de la force de traction de ce dernier) se distingue par sa résistance, sa régularité et son adaptation aux pentes, qu’il monte et descend d’un pas lent et assuré. Son ferrage nécessite l’utilisation d’un « travail » ou &amp;#039;&amp;#039;Notstall&amp;#039;&amp;#039;, car, contrairement au cheval, il ne peut pas se tenir sur trois pattes lors de cette opération (v. &amp;#039;&amp;#039;Notstall&amp;#039;&amp;#039;).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le bœuf coûte deux fois moins cher à l’achat que le cheval (jusqu’à 200 à 300 livres tournois) et cette somme se trouve doublée si on compte les frais d’entretien. Exclusivement herbivore, il est également plus facile à entretenir que le cheval, surtout dans les terroirs qui accordent une place relativement importante aux herbages, car il se nourrit presque exclusivement de racines et d’herbe et ne constitue donc pas, comme le cheval, un concurrent alimentaire pour l’homme, puisqu’il n’empiète guère sur la récolte céréalière, la &amp;#039;&amp;#039;Futtergerst&amp;#039;&amp;#039;, dont il bénéficie,&amp;#039;&amp;#039;étant distincte de la &amp;#039;&amp;#039;Weissgerst&amp;#039;&amp;#039;, réservée essentiellement à l’alimentation humaine. En échange d’une dizaine de kilos de foin par jour, il peut travailler huit à neuf heures, donne du meilleur fumier que le cheval et, tant qu’il échappe à l’abattoir, il augmente de valeur avec l’âge. Ses capacités de labour (moins d’un demi-hectare par tête) sont légèrement inférieures à celles du cheval, ce qui le prédestine en priorité aux exploitations plus modestes des régions de collines (Sundgau, Vignoble, Arrière-Kochersberg, Outre-Forêt), la tenue d’un cheptel bovin dépendant à la fois des conditions topographiques et des structures mêmes de la société rurale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On comprend dès lors que, pour des raisons économiques, les physiocrates et les agronomes, proches des services de l’Intendance, préfèrent, pour les labours, l’utilisation du bœuf à celle du cheval, spéculation plus onéreuse et génératrice d’endettement, qui doit être réservée aux besoins extérieurs de l’agriculture, à savoir le transport et la traction (AHR C 1119/7 et 1585, rapports et mémoires, 1787-1789).&lt;br /&gt;
&amp;lt;p class=&amp;quot;2-Paragraphe&amp;quot; style=&amp;quot;text-align: right;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;Jean-Michel Boehler&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MAUGUE (Benoît), « &amp;#039;&amp;#039;Histoire naturelle de la province d’Alsace&amp;#039;&amp;#039; » (début XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle), BNF Ms. fr. 8246, p. 17, 103 et 297.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BNUS Ms. 1493, « &amp;#039;&amp;#039;Réflexions fugitives sur l’état actuel de l’agriculture du département du Bas-Rhin et sur les moïens de l’améliorer&amp;#039;&amp;#039; », mémoire aux Comices agricoles par Bauer, maire de Wissemborg, 11 octobre 1826.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
STOLTZ (Jean-Louis), &amp;#039;&amp;#039;Manuel élémentaire du cultivateur alsacien&amp;#039;&amp;#039;, Strasbourg, 1842, p. 226-236 et 260.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BOEHLER, &amp;#039;&amp;#039;Paysannerie &amp;#039;&amp;#039;(1994), t. I, p. 939-950.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
RÖSENER (Werner), &amp;#039;&amp;#039;Bauern im Mittelalter&amp;#039;&amp;#039;, Munich, 1991.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
CHÊNE (Catherine), &amp;#039;&amp;#039;Juger les vers : exorcismes et procès d’animaux dans le diocèse de Lausanne (XV-XVIe s.)&amp;#039;&amp;#039;, Lausanne, 1995.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
DERSCHKE (Harald), &amp;#039;&amp;#039;Der Schwabenspiegel übertragen in heutige Deutsch&amp;#039;&amp;#039;, Munich, 2002.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
DINZELBACHER (Peter), &amp;#039;&amp;#039;Das fremde Mittelalter, Gottesurteil und Tierprozess&amp;#039;&amp;#039;, Essen, 2006.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notices connexes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Bétail_(commerce_et_marchands_de)|Bétail]] (commerce du et marchands de)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Boucher|Boucher]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Droit_de_l&amp;#039;Alsace|Droit_de_l&amp;#039;Alsace]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Élevage|Élevage]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Karcher|Karcher]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Indemnité|Indemnités]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Notstall|Notstall]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Orge_-_Gerst(e)|Orge-Gerst(e)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Pferd-Cheval|Pferd-Cheval]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Pâturage-Pâture|Pâturage-Pâture]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Sorcellerie|Sorcellerie]]&lt;br /&gt;
&amp;lt;p class=&amp;quot;9-Signature&amp;quot; style=&amp;quot;text-align: right;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;François Igersheim et Jean-Michel Boehler&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/p&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Vzawalen</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Oberste&amp;diff=12865</id>
		<title>Oberste</title>
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		<updated>2024-02-29T10:15:14Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Vzawalen : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
1. Fonctionnaire le plus élevé en grade.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le statut urbain de Sélestat prévoit que sont annulées les contraventions et citations dressées par un prévôt-&amp;#039;&amp;#039;Schultheiss&amp;#039;&amp;#039; qui décède ou encore, lors de la mort de l’Empereur, du Roi des Romains ou du vicaire de l’Empire ou du &amp;#039;&amp;#039;Landvogt&amp;#039;&amp;#039; le plus élevé en grade (&amp;#039;&amp;#039;Oberster Landvogt&amp;#039;&amp;#039;). Il en va de même s’il s’agit d’un prévôt supérieur-&amp;#039;&amp;#039;Oberster Schultheiss&amp;#039;&amp;#039;, mais les frais de justice restent dus par le contrevenant cité en justice.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le syntagme «&amp;amp;nbsp;&amp;#039;&amp;#039;obrister hauptmann und landvogt&amp;#039;&amp;#039;&amp;amp;nbsp;» met l’accent sur l’importance hiérarchique de ce commandement (v. &amp;#039;&amp;#039;Landvogt&amp;#039;&amp;#039;).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2. Commandant d’une troupe, colonel. À partir de la fin du XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, recruteur d’un régiment.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notices connexes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;#039;&amp;#039;[[Frevel|Frevel]]&amp;#039;&amp;#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Officier_d&amp;#039;état-civil|Officier]]&lt;br /&gt;
&amp;lt;p class=&amp;quot;9-Signature&amp;quot; style=&amp;quot;text-align: right;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;Georges Bischoff, François Igersheim&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/p&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Vzawalen</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Obernai&amp;diff=12864</id>
		<title>Obernai</title>
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		<updated>2024-02-29T10:12:35Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Vzawalen : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
Ville d’Empire (&amp;#039;&amp;#039;Reichsstadt&amp;#039;&amp;#039;), chef-lieu de canton du département du Bas-Rhin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Obernai est située au débouché du vallon de l’Ehn, au contact de la plaine agricole, non loin des prairies humides du Ried et du Bruch de l’Andlau qui s’étendent à l’est du ban, et des Vosges à l’ouest. La ville est abritée au nord par le mont National ou &amp;#039;&amp;#039;Stadtberg&amp;#039;&amp;#039;, une colline sous-vosgienne. Obernai a su tirer profit de sa situation géographique&amp;amp;nbsp;: la partie est de son territoire est essentiellement constituée de lœss fertile, les collines calcaires se prêtent à la viticulture, la forêt fournit le bois, et les cours d’eau l’énergie hydraulique. L’Ehn, dont Obernai, jadis appelée &amp;#039;&amp;#039;Ehnheim&amp;#039;&amp;#039;, tire son nom, prend sa source à proximité de la &amp;#039;&amp;#039;Rothlach&amp;#039;&amp;#039; au lieu-dit «&amp;amp;nbsp;Soutte&amp;amp;nbsp;» et se jette dans l’Ill dans le ban de Geispolsheim, au sud d’Illkirch.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;Le territoire d’Obernai (2&amp;lt;/span&amp;gt; &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;578 hectares) comprenait également celui du village voisin de Bernardswiller (553 hectares), qui n’a été érigé en commune indépendante qu’en 1799. Avec les forêts (2&amp;lt;/span&amp;gt; &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;135,85 hectares), le territoire des deux communes couvrait plus de 50 kilomètres carrés.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:.1pt&amp;quot;&amp;gt;Le ban d’Obernai est habité depuis l’époque néolithique. Des travaux de voirie ont mis au jour une épée de l’Âge du bronze final. Des vestiges gallo-romains ont également été signalés. Des fouilles récentes ont révélé une nécropole du Néolithique de la fin de la culture Grossgartach qui fait référence, ainsi qu’une ferme gauloise et une nécropole comprenant des sépultures de hauts dignitaires d’origine orientale, installés à la fin de l’Empire romain.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= I. Le passé médiéval de la cité =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== De la cour domaniale de l’abbaye à la ville impériale ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Cour domaniale dépendante de l’abbaye&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’après la tradition, l’une des résidences du duc d’Alsace Athic (ou Eticho) se serait trouvée à Obernai, où serait née vers 660 sa fille, sainte Odile. La cour domaniale du duc, à l’origine un fisc royal, était probablement située au &amp;#039;&amp;#039;Selhof&amp;#039;&amp;#039;, qui passera par la suite à l’abbaye de Hohenbourg (Mont Sainte-Odile)&amp;amp;nbsp;; elle englobait l’église paroissiale. Elle se double sans doute d’une petite agglomération. Obernai, alors appelée &amp;#039;&amp;#039;Ehinhaim&amp;#039;&amp;#039; («&amp;amp;nbsp;habitat sur l’Ehn&amp;amp;nbsp;»), est citée pour la première fois dans un document écrit en 778.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À défaut de textes, l’histoire d’Obernai reste mal connue jusque vers 1200&amp;amp;nbsp;; la localité paraît dépendre alors essentiellement de l’abbaye du Mont Sainte-Odile, qui possède à Obernai la cour domaniale, qui devient également cour de justice pour les nobles locaux et des environs sous les Hohenstaufen, le &amp;#039;&amp;#039;Selhof&amp;#039;&amp;#039;, ancienne &amp;#039;&amp;#039;curia publica&amp;#039;&amp;#039; des ducs d’Alsace&amp;amp;nbsp;; ainsi que le droit de patronage de l’église paroissiale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Ville d’Empire&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est semble-t-il entre la fin du XII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; et le milieu du XIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle qu’Obernai s’affranchit progressivement de la tutelle abbatiale pour parvenir, avec l’appui des Hohenstaufen, au rang de ville d’Empire. En effet, les Hohenstaufen, ducs d’Alsace, deviennent «&amp;amp;nbsp;avoués&amp;amp;nbsp;» de Hohenbourg (c’est-à-dire protecteurs temporels du monastère) et, par ce biais, contrôlent Obernai (et sa voisine Rosheim). Soucieux de se créer des points d’appui, ils favorisent l’essor des deux cités, au détriment de l’abbaye qu’ils sont censés protéger. En 1249, l’empereur Guillaume de Hollande restitue à Hohenbourg ses droits et possessions usurpés par les Hohenstaufen au profit de la Ville.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Des ministériaux au service des empereurs ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aux XII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; et XIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècles, Obernai traverse une période de prospérité qui laisse des traces dans le paysage urbain, notamment les vestiges d’une église romane en pierre avec crypte, construite sous le vocable de saint Pierre, vers 1160-1180. Quelques édifices civils conservent encore des éléments du début du XIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle. En tant que point d’appui des Hohenstaufen, Obernai est pillée par ses adversaires en 1197.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux séjours impériaux à Obernai sont attestés avec certitude, en 1178 et en 1196. Rodolphe de Habsbourg séjourne à Obernai en 1281, 1282 et 1285.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plusieurs ministériaux d’Obernai entrent dans l’Histoire dès la fin du XII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle ou la première moitié du XIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt;&amp;amp;nbsp;: les von Ehenheim, ministériaux des Hohenstaufen, «&amp;amp;nbsp;chargés d’administrer les biens et d’exercer les droits de la dynastie souabe à Obernai&amp;amp;nbsp;» (B. Metz), les Gossmar qui sont issus des Ehenheim, les Schenk (la famille la plus importante), les Oberkirch, etc. Le &amp;#039;&amp;#039;Minnesinger&amp;#039;&amp;#039; Goesli von Ehenheim est originaire d’Obernai (il appartient à la famille Gossmar).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== … et au service de l’évêque de Strasbourg ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le cadre des luttes qui opposent la papauté à l’Empire, Obernai est prise par l’évêque de Strasbourg en 1246. Sous la domination épiscopale, deux de ses ministériaux profitent de la situation pour faire construire deux châteaux dans les forêts de la ville&amp;amp;nbsp;: les Beger le &amp;#039;&amp;#039;Birkenfels&amp;#039;&amp;#039; et les Kagen le &amp;#039;&amp;#039;Kagenfels&amp;#039;&amp;#039;. La domination épiscopale s’achève en 1262, lorsque les Strasbourgeois, opposés à l’évêque qu’ils viennent de battre à Hausbergen, incendient Obernai. Au milieu du XIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, l’abbaye de Hohenbourg tente de recouvrer ses anciens droits. Les dissensions se poursuivent au XIV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, notamment au sujet des privilèges des cours franches que le monastère possédait à Obernai et à Rosheim. Une transaction, présidée par l’&amp;#039;&amp;#039;Unterlandvogt&amp;#039;&amp;#039;, est conclue en 1393.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Enceintes fortifiées au XIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:.1pt&amp;quot;&amp;gt;La cité n’est fortifiée qu’entre 1262 et 1282&amp;amp;nbsp;; une seconde enceinte double la première, érigée autour de la vieille ville, autour de 1292 (B. Metz). Le faubourg et le &amp;#039;&amp;#039;Selhof&amp;#039;&amp;#039; ont chacun leur mur. L’enceinte intérieure de la vieille ville, mesurant environ 1&amp;lt;/span&amp;gt; &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:.1pt&amp;quot;&amp;gt;400 mètres, est munie en 1782 de quatre portes et de vingt-deux tours&amp;amp;nbsp;; l’enceinte extérieure qui la double compte douze tours, trois bretèches et quatre portes, alignées sur celles de l’enceinte intérieure (AMO EE 30). Pont-levis, herse, corps de garde bouches à feu de différentes tailles complètent la défense. Au nord et au nord-est, l’Ehn est déviée pour longer le rempart extérieur. Les fossés sont inondables et peuvent servir à la pisciculture.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Obernai, partie prenante des ligues urbaines du XIV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:.1pt&amp;quot;&amp;gt;Au début du XIV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, Obernai est directement mêlée à la politique de l’Empire, soutenant tour à tour les candidats qui se disputent le trône, avant de rester fidèle à Louis de Bavière, dont elle obtiendra plusieurs privilèges. En 1347, Charles IV entreprend une tournée en Alsace (afin de s’y faire reconnaître), et la ville profite de l’occasion pour lui demander et obtenir confirmation de ses privilèges&amp;amp;nbsp;; en 1348, 1365 et 1376, elle en obtiendra d’autres.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès le début du XIV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, se créent plusieurs alliances, à durée déterminée, entre villes afin de garantir l’ordre public en cette période particulièrement troublée (v. &amp;#039;&amp;#039;Friede&amp;#039;&amp;#039;, &amp;#039;&amp;#039;Landfriede&amp;#039;&amp;#039;). Obernai prendra part à un certain nombre d’expéditions. Par ailleurs, aux XIV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; et XV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècles, Obernai est en conflit (armé ou non) avec des nobles, l’évêque ou encore ses voisins.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Obernai et la Ligue des Dix Villes impériales&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Obernai fait partie de la ligue des Dix Villes impériales du grand-bailliage d’Alsace lors de sa fondation en 1354, par Charles IV (v. Décapole). Quelques diètes (&amp;#039;&amp;#039;Tage&amp;#039;&amp;#039;) de la Ligue des Dix Villes se tiennent à Obernai, en 1395, 1433, 1567, 1654, 1656, 1661.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Une période d’expansion territoriale&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au cours du Moyen Âge, le territoire de la ville s’agrandit. Obernai «&amp;amp;nbsp;absorbe&amp;amp;nbsp;» plusieurs villages ou hameaux des environs immédiats, comme Oberlinden, Finhey, etc., ou les acquiert, comme Ingmarsheim ou Bernardswiller en 1349, moyennant la somme de 150 marcs d’argent (v. Gage, &amp;#039;&amp;#039;Pfand&amp;#039;&amp;#039;, &amp;#039;&amp;#039;Pfandherrschaft&amp;#039;&amp;#039;). Parallèlement, se développe le faubourg à l’ouest de la «&amp;amp;nbsp;vieille ville&amp;amp;nbsp;» (la rue de Mars est citée en 1284).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Une milice urbaine mobilisée pour les expéditions communes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.2pt&amp;quot;&amp;gt;Obernai participe à différentes opérations militaires dans le cadre de la Décapole, ainsi en 1357 et 1359. En 1371 et 1373, d’autres expéditions visent les brigands de la région. Obernai livre son contingent de miliciens (v. Milices bourgeoises, Milices urbaines) notamment pour l’expédition contre Charles le Téméraire, devant les portes de Nancy (1477) et les expéditions à Bruges (1488 et 1489).&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La menace des troupes du roi de France Henri II, qui envahissent l’Alsace en 1552, sous prétexte de venir au secours des États protestants de l’Empire, contre Charles Quint, oblige une nouvelle fois la ville à renforcer ses fortifications (v. &amp;#039;&amp;#039;Landsrettung&amp;#039;&amp;#039;). En 1556, elle refuse d’accueillir des «&amp;amp;nbsp;Welches&amp;amp;nbsp;» parmi ses bourgeois, même s’ils épousent une fille de bourgeois (AMO BB 14).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Ville fortifiée, ville refuge&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le système défensif de la ville est revu à plusieurs reprises au cours du XV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle. En 1444-1445, les Armagnacs ravagent l’Alsace. Obernai échappe aux envahisseurs et réussit à maintenir son territoire extérieur, alors que les pillards sont installés à Rosheim et à Niedernai.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La guerre des Paysans, en 1525, menace directement la ville. Celle-ci sert, en effet, de refuge aux populations des environs, ainsi qu’aux religieux des couvents voisins et à leurs biens matériels, qui excitent la convoitise des insurgés. Ces derniers trouvent par ailleurs appui, non seulement à Bernardswiller, qui espère peut-être pouvoir s’affranchir de la tutelle obernoise, mais encore parmi les habitants du faubourg et même de la ville. À plusieurs reprises, des réunions, sous la direction de chefs paysans et de leur prédicateur, Clément Ziegler, se tiennent près d’Obernai, notamment à Bernardswiller. Obernai cherche en vain conseil et appui auprès du sous-bailli (&amp;#039;&amp;#039;Unterlandvogt&amp;#039;&amp;#039;), de la Décapole et de la Ville de Strasbourg. Alors qu’Obernai s’apprête à capituler, les troupes du duc de Lorraine, appelé par les seigneurs alsaciens, écrasent les paysans à Scherwiller.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:.1pt&amp;quot;&amp;gt;La succession au trône épiscopal de Strasbourg déclenche un nouveau conflit armé&amp;amp;nbsp;: la guerre des Évêques, qui se déroule de 1592 à 1604, catholiques et protestants ayant présenté chacun leur candidat. Obernai, qui sert à nouveau de refuge aux populations des environs, craint d’être prise à partie, d’autant plus qu’elle abrite derrière ses murs les cours de Hohenbourg et de Niedermunster, après la disparition des couvents. La Ville veut rester neutre.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= II. Les institutions de la Ville et leur évolution =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La noblesse domine la ville ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On a relevé à Obernai l’existence de quelque trente familles possédant une «&amp;amp;nbsp;cour&amp;amp;nbsp;» (un centre d’exploitation d’un domaine) ou une propriété en ville – les trois bains d’Obernai appartiennent à des nobles –, sans compter les nombreux nobles inscrits dans le registre de bourgeoisie en qualité d’&amp;#039;&amp;#039;Ausbu&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:&amp;quot;&amp;gt;̈&amp;lt;/span&amp;gt;rger&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;b&amp;gt;(bourgeois forain, qui réside hors de la ville) (v. &amp;#039;&amp;#039;Ausbürger&amp;#039;&amp;#039;). Parmi celles attestées au XIV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, certaines remplissent des fonctions municipales.&amp;lt;/b&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’autres familles sont détentrices de fiefs. Ainsi, à la fin du XIV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, les Gossmar tiennent de l’Empire un fief judiciaire leur conférant le droit de juger les litiges concernant les bâtiments. Les Beger sont en possession du fief dit &amp;#039;&amp;#039;Bu&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:&amp;quot;&amp;gt;̈&amp;lt;/span&amp;gt;ttelamt&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;b&amp;gt;(fief ayant pour charge l’institution de l’appariteur du tribunal) et les Wepfermann, de celui appelé &amp;#039;&amp;#039;Henckerslehen&amp;#039;&amp;#039;, fief du bourreau, dont les revenus sont destinés à payer les frais d’exécution.&amp;lt;/b&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La commune (Universitas) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Obernai est mentionnée pour la première fois comme «&amp;amp;nbsp;ville&amp;amp;nbsp;» (&amp;#039;&amp;#039;civitas&amp;#039;&amp;#039;) sur son sceau, apposé en 1240, ce qui témoigne notamment de son autonomie administrative. En 1276, la commune «&amp;amp;nbsp;est représentée par un &amp;#039;&amp;#039;Schultheiß&amp;#039;&amp;#039;, deux &amp;#039;&amp;#039;Heimbürgen &amp;#039;&amp;#039;et 12 hommes sans titre, en 1299 par 13 jurés (dont 4 chevaliers), en 1312 par le &amp;#039;&amp;#039;Schultheiß&amp;#039;&amp;#039;, le &amp;#039;&amp;#039;Heimbürge &amp;#039;&amp;#039;et les &amp;#039;&amp;#039;potiores universitatis.&amp;#039;&amp;#039; Le Conseil apparaît en 1327 et le &amp;#039;&amp;#039;[Bürger]meister &amp;#039;&amp;#039;dès 1330&amp;amp;nbsp;; en 1350, six &amp;#039;&amp;#039;meister&amp;#039;&amp;#039; sont élus pour dix ans&amp;amp;nbsp;» (B. Metz). La charte d’Albert d’Autriche, qui accorde en 1301 des franchises au marché hebdomadaire du jeudi, est une étape importante, favorisant l’économie locale et la communication avec les environs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La prise du pouvoir par la bourgeoisie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le contexte mouvementé du XIV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, l’organisation municipale se met en place, privilégiant les corporations qui s’organisent au détriment des familles nobles d’Obernai. En effet, la ville a deux priorités&amp;amp;nbsp;: s’affranchir de l’autorité du prévôt (&amp;#039;&amp;#039;Schultheiss&amp;#039;&amp;#039;), le représentant sur place de l’Empereur, et neutraliser l’influence des nombreux nobles. Les nobles résidant à Obernai et qui détiennent le pouvoir sont obligés de le partager avec les non-nobles en 1339. Les chefs des corporations sont associés aux décisions importantes dès 1348 au moins&amp;amp;nbsp;; il y aurait 9 corporations au début du XV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle (B. Metz). Si, en 1350, on trouve encore trois nobles parmi les six [&amp;#039;&amp;#039;Stett&amp;#039;&amp;#039;]&amp;#039;&amp;#039;meister&amp;#039;&amp;#039; élus pour 10 ans, il n’en reste plus que deux en 1362&amp;amp;nbsp;; ils sont exclus dans la nouvelle constitution de 1459. L’organisation municipale est définitivement mise en place au cours de la première moitié du XV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Juridictions obernoises (Selhof et Laube) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À partir de 1362, le rôle du prévôt (&amp;#039;&amp;#039;Schultheiss&amp;#039;&amp;#039;) est limité à la présidence du tribunal. En 1330, Obernai a obtenu de Louis de Bavière l’assurance qu’«&amp;amp;nbsp;aucun habitant de la ville ne pourra être cité en justice devant aucun autre tribunal que celui du prévôt impérial de la ville, c’est-à-dire les nobles au lieu-dit &amp;#039;&amp;#039;Selhof&amp;#039;&amp;#039;, et les bourgeois sous la &amp;#039;&amp;#039;Laube&amp;#039;&amp;#039;&amp;amp;nbsp;» (Gyss). Ce privilège sera confirmé à la ville par Charles IV, Frédéric III et Charles V.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Le tribunal du &amp;#039;&amp;#039;Selhof&amp;#039;&amp;#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le &amp;#039;&amp;#039;Selhof&amp;#039;&amp;#039; est la propriété indivise des abbayes de Hohenbourg et de Niedermunster, suite au partage demandé par cette dernière à la fin du XIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle. Le prévôt impérial, assisté par les assesseurs que nomment les deux abbayes, préside le tribunal. Le XV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle est marqué notamment par des contestations entre la ville et les abbayes de Hohenbourg et de Niedermunster, en particulier au sujet des privilèges de leurs employés, tel celui d’être jugés au &amp;#039;&amp;#039;Selhof&amp;#039;&amp;#039;. Le &amp;#039;&amp;#039;Selhof&amp;#039;&amp;#039; a pu être le théâtre de la prestation annuelle du serment de la bourgeoisie d’Obernai (v. &amp;#039;&amp;#039;Eid&amp;#039;&amp;#039;, &amp;#039;&amp;#039;Schwörtag&amp;#039;&amp;#039;).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Le tribunal de la &amp;#039;&amp;#039;Laube&amp;#039;&amp;#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’un des supports des arcades de l’hôtel de ville, encore visibles dans la grande salle du rez-de-chaussée, porte la date de 1370. C’est, en effet, sous ces arcades, la &amp;#039;&amp;#039;Laube&amp;#039;&amp;#039;, que siège donc le tribunal des bourgeois, présidé par le prévôt (de fait, le sous-prévôt – &amp;#039;&amp;#039;Unterschultheiss – &amp;#039;&amp;#039;en fonction sur place, cité en 1390) (v. &amp;#039;&amp;#039;Oberschultheiss&amp;#039;&amp;#039;). Au XV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, il est assisté de treize assesseurs ou juges.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au XV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, d’autres procès opposent la ville notamment à ses voisins, sur des problèmes fonciers. Comme au siècle précédent, Obernai cherche à se garantir de l’influence des juridictions étrangères. Ainsi, son refus de reconnaître la juridiction épiscopale lui vaut d’être excommuniée, sanction dont elle est relevée en 1417.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un statut urbain ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’ordre public est régi par le règlement municipal, qui est couché sur parchemin avant 1350, avec l’accord de l’Empereur. Par la même occasion, Obernai est autorisée à percevoir des amendes. De nombreux paragraphes de ce «&amp;amp;nbsp;Code&amp;amp;nbsp;» local traitent de questions rurales, de la forêt ou du cours d’eau, dont le détournement est puni.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:.1pt&amp;quot;&amp;gt;D’après les statuts du XIV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt;, qui sont complétés au XV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, seuls les dirigeants de la Ville et ceux qu’ils autorisent peuvent porter le «&amp;amp;nbsp;couteau long&amp;amp;nbsp;» (&amp;#039;&amp;#039;lang Messer&amp;#039;&amp;#039;), dont la longueur autorisée est gravée sur un contrefort de la &amp;#039;&amp;#039;Kapellkirche&amp;#039;&amp;#039;. Par ailleurs, il est rappelé aux aubergistes notamment de ne pas «&amp;amp;nbsp;mouiller&amp;amp;nbsp;» le vin, aux boulangers et aux bouchers de ne pas frauder, aux marchands de ne pas falsifier les poids et mesures. Le Magistrat se préoccupe également de l’hygiène publique, de la conduite à adopter en cas d’émeute ou de guerre, etc. Plusieurs clauses traitent des coups et blessures&amp;amp;nbsp;; les amendes et la durée du bannissement de la ville sont proportionnelles à la gravité des blessures. Dans le souci de préserver les matières premières, il est défendu de vendre à des étrangers du bois, du fumier et du charbon. Une clause particulière oblige les femmes médisantes à porter une sorte de «&amp;amp;nbsp;pierre d’infamie&amp;amp;nbsp;» (&amp;#039;&amp;#039;stein&amp;#039;&amp;#039;) à la procession dominicale. Une nouvelle version augmentée voit le jour dès 1380.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:.1pt&amp;quot;&amp;gt;À la fin du Moyen Âge, les corporations d’artisans, auxquelles il est obligatoire de s’affilier, sont au nombre de cinq&amp;amp;nbsp;: tonneliers (métiers du bois, de la pierre et du fer)&amp;amp;nbsp;; marchands, métiers du textile et divers&amp;amp;nbsp;; cordonniers et tanneurs&amp;amp;nbsp;; boulangers et meuniers&amp;amp;nbsp;; bouchers. Les autres bourgeois, essentiellement des vignerons et des agriculteurs, sont regroupés en quatre quartiers, assimilés à quatre autres corporations. Dans le cadre de ces neuf «&amp;amp;nbsp;tribus&amp;amp;nbsp;» (corporations et quartiers), les bourgeois élisent chaque année 83 représentants ou échevins&amp;amp;nbsp;; c’est le grand Conseil. Ce dernier choisit à son tour les quinze conseillers (&amp;#039;&amp;#039;Stettmeister&amp;#039;&amp;#039; compris), qui vont diriger la Ville, assistés selon les cas des neuf chefs de tribu, auxquels s’ajoutent parfois quatre jurés du faubourg et six jurés de Bernardswiller.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La fiscalité d’une ville médiévale ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Ville dispose d’un certain nombre de ressources financières, notamment la taxe sur le vin vendu au détail (&amp;#039;&amp;#039;Ungelt&amp;#039;&amp;#039;) et l’impôt sur la fortune. Des chartes impériales les concernant sont conservées depuis 1330 (AMO AA 4). Ainsi, par exemple, selon un diplôme disparu, Charles IV aurait en 1348 engagé pour dix ans à la Ville la perception de la taille et de l’ungelt sur le vin (Gyss, Inventaire des archives, AA 8). En 1395, le roi Wenceslas remercie Obernai d’avoir pris part à des guerres dans l’intérêt de l’Empire et fait redéfinir pour dix ans le droit de perception de l’&amp;#039;&amp;#039;Ungelt&amp;#039;&amp;#039; sur le vin et des droits de mouture et de vente.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= III. &amp;lt;span style=&amp;quot;font-variant:normal !important&amp;quot;&amp;gt;É&amp;lt;/span&amp;gt;conomie et société&amp;amp;nbsp;: entre prospérité et crises =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les institutions d’assistance de la ville ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La première moitié du XIV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle connaît en Alsace deux épidémies de peste (1313 et 1349). En 1314, la Ville, qui s’occupe également de l’assistance publique, fonde un hôpital&amp;amp;nbsp;; une léproserie est attestée dès le XIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle. Elle fonctionnera pendant plusieurs siècles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un médecin est attesté à partir de la fin du XVII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle. Auparavant, les soins étaient dispensés par les chirurgiens-barbiers (v. Barbier). On sait, par son inventaire après décès, que l’un d’eux possédait à la fin du XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle près d’une vingtaine de manuscrits et de livres de médecine, dont des œuvres de Paracelse et de Walther Riff (&amp;#039;&amp;#039;Ann. DBO&amp;#039;&amp;#039;, 2005). Une pharmacie, créée en 1670, fonctionne en continu à partir de 1683&amp;amp;nbsp;; un deuxième établissement ouvre dès 1752.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Artisans et vignerons&amp;amp;nbsp;: la prospérité ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, jusqu’à la guerre de Trente Ans, marque l’apogée de l’essor d’Obernai, en dépit des troubles religieux. Une viticulture prospère et un artisanat diversifié et florissant, ainsi qu’en témoignent notamment les emblèmes de métier ornant les portes cochères, favorisent le développement de la cité. Le Magistrat réglemente la culture et le choix des cépages, décide de la date des vendanges, détermine les salaires. Chaque année, généralement en novembre, il fixe le prix du vin&amp;amp;nbsp;; ces données sont conservées à partir de 1467. Le vin d’Obernai est exporté dans les environs immédiats (plaine céréalière), vers Strasbourg, jusque vers Francfort, l’Allemagne du Nord et les Pays-Bas, la Suisse et l’Outre-Vosges, dont témoignent notamment les registres de l’&amp;#039;&amp;#039;angal&amp;#039;&amp;#039; du vin (AMO CC 29-32a).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’âge d’or de la Renaissance obernoise ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les empereurs Maximilien I&amp;lt;sup&amp;gt;er&amp;lt;/sup&amp;gt; et Ferdinand I&amp;lt;sup&amp;gt;er&amp;lt;/sup&amp;gt; passent à Obernai respectivement en 1516 et en 1562. Le XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle est encore marqué par de nombreux conflits opposant la cité à différents seigneurs, au sujet de biens immobiliers et de fiefs. Par ailleurs, l’abbesse de Hohenbourg conclut, en 1508, une transaction avec la ville au sujet des privilèges d’immunité dont jouissent ses employés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, durant la période de prospérité que traverse la ville, on assiste à l’ascension des roturiers, dont le cadre de vie peut être cerné à travers les maisons qu’ils ont laissées et les documents d’archives. De nombreuses demeures de la Renaissance sont ornées de l’emblème de métier, flanqué des initiales du propriétaire-constructeur. Les inventaires après décès de la même période (1580-1620, pour la plupart) révèlent de nombreuses habitations cossues.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Leur fortune permet à certains d’entre eux de consacrer une partie de leur temps à s’occuper des affaires de la cité. Des bouchers, qui comptent parmi les très riches bourgeois de la ville, laissent quelques ensembles immobiliers dans le style Renaissance (actuelle cour Fastinger ou 7, place de l’Étoile). À la fin du XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; et au début du XVII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, un des quatre postes de bourgmestre est régulièrement occupé par un boucher. Trois foires se tiennent à Obernai (Ascension, Fête-Dieu et Saint-Gall).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== École latine, école allemande, artisans ouverts sur l’Europe ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un maître d’école (Nicolas d’Erfurt) est cité en 1439 (AMO GG 14). Une école latine est mentionnée à côté de l’école allemande en 1568 (AMO CC 75a) (v. École). En 1526, une lettre de recommandation au poste de maître d’école laisse entendre que le postulant saura apprendre à lire et à écrire aux bourgeois qui le désirent (AMO GG 13). Une école est attestée à Bernardswiller depuis la fin du XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle au moins. À la Renaissance, encore qu’en 1578 le Magistrat s’inquiète du déclin de la qualité de l’enseignement (AMO GG 13), certains artisans savent lire, écrire et compter, comme en témoignent les rares pièces justificatives de comptabilité qui ont été conservées. Des cours du soir sont d’ailleurs organisés en 1624. Un maître d’école français est attesté à la fin du XVIIe siècle. Certains artisans effectuent de longues tournées de compagnonnage. Le potier d’étain Augustin Güntzer effectue au début du XVII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, une longue tournée et un second voyage qui le mènent à travers l’Europe de Newcastle à Rome et d’Amsterdam à Riga, en rentrant par la France. En 1637, le barbier Hans Baur, de Bernardswiller, écrit de Prague, pour demander un extrait de naissance et un certificat d’apprentissage. Il a quitté l’Alsace pour faire sa tournée de compagnonnage et s’est installé en Moravie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un riche patrimoine architectural ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Obernai conserve un riche patrimoine architectural dont les éléments les plus anciens remontent au début du XIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle. On connaît du Moyen Âge les vestiges de près d’une quarantaine d’immeubles en pierre, antérieurs au XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle. La liste des bâtiments publics construits ou modifiés durant cette période est évocatrice&amp;amp;nbsp;: Mont des Oliviers (1517), transformation de l’hôtel de ville (1523), construction des boucheries publiques (halle aux blés, 1554), transformation de la &amp;#039;&amp;#039;Mittelbadstube&amp;#039;&amp;#039; (bain, 1567), reconstruction de la porte du Faubourg (1568), construction du puits à six seaux (1579), couronnement du &amp;#039;&amp;#039;Kapellturm&amp;#039;&amp;#039; (1596), nouvelle école (1598), érection de la porte est de Bernardswiller (1601), transformations à l’hôtel de ville (1604-1605), construction d’une fontaine et aménagement de la salle de justice de l’hôtel de ville (1610), transformations à l’hôpital (1614) et à l’église paroissiale (1616), sans parler d’un grand nombre de petits chantiers, notamment aux fortifications et à Bernardswiller. Le recensement des vestiges visibles de la rue permet de comptabiliser plus d’une centaine d’immeubles construits ou transformés durant la période de prospérité que traverse Obernai entre 1550 et 1620. Le village de Bernardswiller conserve de nombreuses maisons Renaissance qui témoignent de sa prospérité, ainsi qu’un puits public construit en 1567 et orné de rinceaux et de l’aigle d’Obernai.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= IV. Les encadrements religieux =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les paroisses catholiques ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:.1pt&amp;quot;&amp;gt;Au cours des siècles, Obernai a renfermé quelques établissements religieux. Un petit couvent d’Augustines (cité en 1231), des Recluses (mentionnées en 1326), dont la chapelle est dédiée à saint Nicolas, et un béguinage (antérieur à 1336) sont implantés à Obernai au Moyen Âge. À cette époque, en dehors de l’église paroissiale située hors les murs, (nef de 1447, chœur de 1465) et de la chapelle de l’hôpital, Obernai ne compte pas moins de sept chapelles &amp;#039;&amp;#039;intra&amp;#039;&amp;#039;- (&amp;#039;&amp;#039;Kapellkirche&amp;#039;&amp;#039;, chapelle Saint-Wendelin, dans le faubourg) et &amp;#039;&amp;#039;extramuros&amp;#039;&amp;#039; (chapelle de la léproserie, chapelle Sainte-Catherine, chapelle de la Vierge dite &amp;#039;&amp;#039;Stangenkapelle&amp;#039;&amp;#039;, chapelle de la Vierge dite &amp;#039;&amp;#039;Bechlerskirche&amp;#039;&amp;#039;, chapelle Saint-Gengoulph). Le village d’Oberlinden situé aux portes de la ville dispose d’une église paroissiale Saint Jean-Baptiste, &amp;#039;&amp;#039;Oberkirche,&amp;#039;&amp;#039; (par rapport à celle d’Obernai). La nef remonte au XI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle et la tour au XIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle. L’église est en ruine depuis la Révolution. Depuis le Moyen Âge, Bernardswiller est une filliale d’Obernai. Une chapellenie de la Vierge est desservie par le primissaire du lieu dont le plus ancien connu est décédé en 1319&amp;amp;nbsp;; la chapellenie de Sainte-Catherine est attestée dès le début du XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle. En 1495-97, une église, édifiée aux frais d’Obernai, remplace la chapelle. L’installation d’un vicaire résident est autorisée en 1719.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Faisant partie intégrante de la piété populaire, plusieurs processions rythment l’année liturgique et rassemblent la communauté. Durant la seconde moitié du XV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, les Obernois se rendent dans les localités environnantes, mais également au Mont Sainte-Odile. Le lundi de Pâques, une procession avec hommes en armes (au XVII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle) et à cheval fait le tour du ban&amp;amp;nbsp;; certaines années, on y porte solennellement la légendaire croix-reliquaire du couvent de Niedermunster, un chef-d’œuvre de l’orfèvrerie romane (&amp;#039;&amp;#039;Ann. DBO&amp;#039;&amp;#039;, 2000). Plusieurs confréries religieuses sont attestées au XV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Une communauté juive ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des Juifs sont présents à Obernai en 1215&amp;amp;nbsp;; ils forment sans doute une communauté bien implantée. Une synagogue qui paraît désaffectée est mentionnée autour du milieu du XIV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle (AMO GG 9). Persécutés en 1349, des Juifs reviennent cependant s’installer en ville, probablement à partir de 1380&amp;amp;nbsp;; une deuxième communauté est présente au tout début du XV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle. En 1437, le Magistrat reçoit comme bourgeois au nom de l’Empereur, pour cinq ans, trois Juifs avec leur famille. Un petit groupe se maintient jusqu’en 1476-1477, date à laquelle il est expulsé, à l’instar de ce qui se passe dans d’autres villes de la Décapole. En 1500, la Ville doit autoriser quelques familles juives à s’y établir, mais, dès 1507, elle obtient de l’Empereur un édit d’expulsion définitif (&amp;#039;&amp;#039;privilegium de non tolerandis Judaeis&amp;#039;&amp;#039;). Mais les Juifs obtiennent en 1524, grâce à l’intervention de Josel dit Joselmann de Rosheim, préposé général des Juifs de l’Empire, et du sous-bailli Jean Jacques de Morimont, le droit de fréquenter les foires et marchés de la ville, moyennant le paiement d’un droit d’entrée. Après bien des avatars, la communauté juive commence à être pleinement intégrée à partir de la fin du XVII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, lorsque les Juifs peuvent s’installer à nouveau à Obernai&amp;amp;nbsp;: on compte douze familles (avec un rabbin) en 1694 et le triple en 1784, soit 201 personnes. Ils sont actifs dans le commerce du bétail aux XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; et XIX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècles (Jean Vogt, v. Bétail). Une nouvelle synagogue est édifiée en 1752, grâce aux libéralités de Jacob Baruch Weyl, préposé général de la nation juive en Alsace. Logée par discrétion au fond d’une cour, elle est exceptionnelle par sa date et son décor rocaille en partie conservé (v. &amp;#039;&amp;#039;Jude&amp;#039;&amp;#039;-Juif).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La Réforme et ses débats à Obernai ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’histoire du protestantisme à Obernai est particulièrement complexe, du fait de l’imbrication des données religieuses et politiques. La première paroisse protestante d’Obernai est composite. Outre les habitants du château (les Oberkirch et leur personnel), elle regroupe en effet des bourgeois d’Obernai et de son annexe, Bernardswiller, des «&amp;amp;nbsp;fonctionnaires&amp;amp;nbsp;» en place dans la ville, mais également des habitants de localités voisines, telles qu’Ottrott ou Niedernai et accessoirement de Boersch.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’édit de la Diète de Worms mettant Luther au ban de l’Empire en 1521 n’est sans doute pas immédiatement publié à Obernai. En octobre, la ville se renseigne auprès de Sélestat sur l’attitude à adopter&amp;amp;nbsp;: on ne prendra pas d’initiatives. En 1522, le chapelain de l’hôpital d’Obernai Luc Hackfurt (dit &amp;#039;&amp;#039;Bathodius&amp;#039;&amp;#039;) se marie&amp;amp;nbsp;; il est immédiatement expulsé et se réfugie à Strasbourg. Le Magistrat se déclare contre les tentatives d’innovation. Originaire d’Obernai, Thomas Murner, adversaire de la Réforme, y est de retour en 1524. Directement menacé en 1525, il parvient à se réfugier à Lucerne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:.1pt&amp;quot;&amp;gt;L’attitude de la Ville face à la Réforme est changeante, évoluant au fil du temps. Dans une première phase, à partir de 1527, une partie des autorités y est favorable. Puis, de 1535 à 1540, suit une phase d’hostilité à l’encontre des idées nouvelles. Murner est de retour en 1533, après un séjour à Lucerne&amp;amp;nbsp;: il devient curé de Saint-Jean et prêche à Obernai, jusqu’à sa mort en 1535. La même année, le Magistrat interdit la fréquentation des églises évangéliques des environs (notamment celle de Dorlisheim). Des mesures sont prises contre les anabaptistes. De 1540 à 1570, suit une période d’indifférence religieuse, une partie de la population et des édiles paraît favorable à la Réforme. On assiste à la décadence religieuse dans et autour d’Obernai&amp;amp;nbsp;; il n’y a plus de fondations pieuses et celles qui existent dépérissent. En 1542, c’est la destruction par un incendie de Niedermunster, et en 1546 celle, également par un incendie, de Hohenbourg&amp;amp;nbsp;; les biens des abbayes deviennent propriété de l’évêché&amp;amp;nbsp;; désormais, c’est l’évêque qui nomme le curé d’Obernai. La situation se dégradant, le curé Veit Hu&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:.1pt&amp;quot;&amp;gt;̈&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:.1pt&amp;quot;&amp;gt;ltzing (en fonction entre 1545 et 1575) se voit contraint en 1562 à demander à être maintenu «&amp;amp;nbsp;dans les anciens usages et exercices de la religion catholique&amp;amp;nbsp;». En 1566, le Magistrat se serait déclaré pour la Confession d’Augsbourg. Néanmoins, en 1567, la Ville figure encore parmi les villes de la Décapole «&amp;amp;nbsp;qui avaient conservé l’ancienne religion&amp;amp;nbsp;».&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les greffiers d’Obernai sont protestants, comme Bernard Kreder, en fonction de 1548 à 1566, où il devient bailli strasbourgeois à Barr. Andreas Lang, également protestant, lui succède jusqu’en 1574. À présent, deux catalyseurs de la réaction peuvent être distingués&amp;amp;nbsp;: Strasbourg acquiert la haute prévôté et va nommer le sous-prévôt (&amp;#039;&amp;#039;Unterschultheiss&amp;#039;&amp;#039;) et les Oberkirch passent au protestantisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Politique territoriale et religion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La famille d’Oberkirch, installée aux portes de la ville, joue en effet un rôle déterminant, aux frontières du religieux et du politique, dans l’histoire de la Réforme à Obernai. La famille tire son nom de l’église dite «&amp;amp;nbsp;supérieure&amp;amp;nbsp;» – &amp;#039;&amp;#039;Oberkirche &amp;#039;&amp;#039;– du village d’&amp;#039;&amp;#039;Oberlinden&amp;#039;&amp;#039; et a le droit de patronage de la paroisse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:.1pt&amp;quot;&amp;gt;Siegfried d’Oberkirch, épouse Marguerite de Venningen, issue d’une famille noble protestante, et meurt jeune en 1562, laissant un fils, Wolfgang. À la mort de son mari, Marguerite de Venningen, qui représente la branche cadette, se retire à Deux-Ponts, d’où elle est originaire, pour y élever ses enfants dans la religion protestante. Après la mort en 1569 du dernier représentant de la branche aînée, Marguerite de Venningen revient à Oberkirch avec ses enfants. Elle s’efforce de soustraire le domaine des Oberkirch de la juridiction de la proche ville d’Obernai, en cherchant à l’ériger en seigneurie indépendante de la juridiction de la Ville. Elle réorganise le culte à l’église Saint-Jean, où il n’y a plus de curé depuis 1545&amp;amp;nbsp;; en 1568, l’église a été dépouillée de ses ornements qui ont été transportés à Deux-Ponts. Par ailleurs, elle cherche l’appui politique de la Ville de Strasbourg, qui détient la proche seigneurie de Barr et l’office de la prévôté d’Obernai. Obernai se sent menacée par Strasbourg. En outre, les Oberkirch résilient leur droit de bourgeoisie pour acquérir celui de Strasbourg vers la fin du XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:.1pt&amp;quot;&amp;gt;Au printemps 1570, le Magistrat réagit aux désordres résultant de l’indifférence religieuse. Il ne tolérera «&amp;amp;nbsp;aucun changement en fait de religion, ni aucune sédition&amp;amp;nbsp;»&amp;amp;nbsp;; «&amp;amp;nbsp;[pour] ceux qui voudraient continuer à fréquenter les églises de Goxwiller, Heiligenstein et d’autres localités de ce genre, [ils] n’auraient qu’à ramasser leur avoir et à transférer leur domicile dans ces mêmes localités&amp;amp;nbsp;». Cette décision est prise en l’absence du greffier protestant Andreas Lang. Cependant, au courant de la même année, tous les décrets contre le changement de religion et la fréquentation des églises évangéliques voisines sont abrogés. Le premier pasteur de Saint-Jean, n’ayant pas de paroissiens, se tourne avec succès vers les Obernois. Si bien qu’à la mi-décembre 1570, la Ville publie un nouveau décret, rappelant l’abrogation des édits précédents&amp;amp;nbsp;: «&amp;amp;nbsp;[On] n’entendait molester personne dans sa conscience.&amp;amp;nbsp;» (Gyss). Mais le décret défend néanmoins «&amp;amp;nbsp;pour des motifs tout particuliers, à tous les habitants de la ville de fréquenter l’église de Saint-Jean nouvellement inaugurée (&amp;#039;&amp;#039;die neuangestellte Kirche zu St. Johans&amp;#039;&amp;#039;), sous peine d’une amende d’une livre&amp;amp;nbsp;» (Gyss). Appliqué avec fermeté pendant un an, l’édit finit par devenir lettre morte. Un nouvel édit de tolérance voit le jour en 1576. Il reste en vigueur longtemps, publié chaque année à la prestation de serment des bourgeois.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le nouvel empereur, Rodolphe II, mène une politique énergique. Avec son Grand Bailli, l’archiduc Ferdinand, et l’&amp;#039;&amp;#039;Unterlandvogt&amp;#039;&amp;#039; Nicolas de Bollwiller, il tente de sauver le catholicisme dans les villes de la Décapole où il n’a pas encore sombré. En 1579, lors du renouvellement du Magistrat, le receveur de la &amp;#039;&amp;#039;Landvogtei&amp;#039;&amp;#039; tente de faire pencher la balance du côté catholique. On remet alors en vigueur l’interdiction de fréquenter l’église Saint-Jean (pour des raisons de juridiction territoriale), mais laisse le droit de fréquenter les autres églises protestantes des environs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À la mort de Wolfgang d’Oberkirch (1585), sa veuve, Anne Marguerite d’Eltz, se remarie avec l’un des &amp;#039;&amp;#039;Stettmeister&amp;#039;&amp;#039; de Strasbourg, Hugo Sturm von Sturmeck. L’un des tuteurs de ses enfants est Jean Philippe de Kettenheim, un défenseur du protestantisme strasbourgeois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1588, pour la première fois, l’édit de tolérance est omis au &amp;#039;&amp;#039;Schwörtag&amp;#039;&amp;#039;. Les protestants se plaignent auprès de Strasbourg notamment de cette omission et de ce qu’ils sont écartés des fonctions publiques&amp;amp;nbsp;; ils n’obtiennent plus le droit de bourgeoisie. Une assemblée des Dix Villes se tient à Strasbourg&amp;amp;nbsp;; le sujet y est notamment évoqué. L’édit de tolérance sera republié temporairement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les Oberkirch incorporent à leur domaine les biens de l’église Saint-Jean, que les censiers qui les exploitaient considéraient comme faisant partie de leur héritage. Ils essayent également d’implanter des protestants aux portes de la ville, notamment en achetant des biens immobiliers, mais la ville rétorque que des non-bourgeois ne peuvent y acquérir de biens immobiliers (les Oberkirch sont en effet devenus bourgeois de Strasbourg).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La vigueur de la Contre-Réforme ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’affaire est portée par les Oberkirch devant l’empereur Rodolphe II, ce qui permet à la ville d’expliquer à ce dernier la situation, en insistant sur le rôle néfaste de Strasbourg, qu’elle accuse de vouloir l’assujettir. Obernai avance également que, faute d’aide, il lui «&amp;amp;nbsp;serait impossible de maintenir plus longtemps la religion catholique […] ni de sauver [son] indépendance&amp;amp;nbsp;» (Gyss). La Ville obtient l’appui de l’Empereur, qui lui enjoint notamment de «&amp;amp;nbsp;mettre fin à la fréquentation des églises et écoles dissidentes qui existaient en dehors de la ville&amp;amp;nbsp;» (Gyss). Il s’ensuit, en 1590, l’interdiction de fréquenter Saint-Jean et son école. À la fin du XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, les Jésuites de Molsheim deviennent les auxiliaires du clergé d’Obernai. À cette époque, il y a probablement une cinquantaine de familles protestantes à Obernai et Bernardswiller.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:.1pt&amp;quot;&amp;gt;La situation se durcit vers 1600. En 1601, les Oberkirch obtiennent gain de cause dans le cadre de leur procès ainsi que le droit de juridiction seigneuriale sur le château et ses dépendances. Les protestants en ville sont mal vus. Lorsque, en 1622, le potier d’étain Augustin Güntzer père quitte volontairement la ville, le Magistrat souhaite que tous les protestants lui emboîtent le pas. Pour contribuer à revigorer le culte catholique, le Magistrat favorise l’implantation, à partir de 1626, d’un couvent de Capucins. Il disparaît durant la guerre de Trente Ans. Un second couvent sera érigé entre 1666 et 1669 dans le faubourg&amp;amp;nbsp;; il fonctionnera jusqu’à la Révolution. L’archiduc Léopold, &amp;#039;&amp;#039;Oberlandvogt&amp;#039;&amp;#039;, tente d’éliminer les protestants dans les villes de la Décapole. Sous son impulsion, la ville expulse, en 1629, les sept derniers protestants.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= V. La guerre de Trente Ans, le rattachement à la France =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:.1pt&amp;quot;&amp;gt;La période de prospérité que traverse Obernai depuis la fin du XV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle est brusquement interrompue par la guerre de Trente Ans (1618-1648). La ville connaît une longue suite de contributions de guerre, trois sièges, dix-huit ans d’occupation «&amp;amp;nbsp;suédoise&amp;amp;nbsp;», une épidémie et la famine. Dès 1622, Obernai est prise et rançonnée par les troupes protestantes du comte de Mansfeld. Trois notables sont pris en otage&amp;amp;nbsp;; deux d’entre eux parviennent à s’échapper, mais le troisième est déporté aux Pays-Bas, où il meurt. Les bourgeois notamment offrent leur argenterie pour participer au paiement de l’énorme rançon de cent mille &amp;#039;&amp;#039;Reichsthaler&amp;#039;&amp;#039;.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Catastrophe européenne, années noires à Obernai ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1632, Obernai est la première ville d’Alsace à tomber aux mains des Suédois. En 1633 éclate une épidémie de peste qui décime la population&amp;amp;nbsp;: il est question de plus de 2 500 morts en six mois. On constate l’année suivante un très fort accroissement des mariages qui s’explique non par une immigration massive, mais par les nombreux remariages entre veufs et veuves.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1635-1636, une nouvelle calamité frappe la Ville sous la forme de deux occupations militaires successives. D’abord par les Impériaux (catholiques), qui l’investissent par surprise en 1635, puis à nouveau par les troupes suédoises, alliées de la France, qui s’y maintiendront de 1636 à 1650. Le texte des traités de Westphalie (Munster et Osnabruck), qui mettent fin à la guerre de Trente Ans, est suffisamment ambigu pour ne pas offrir de statut clair aux Dix Villes&amp;amp;nbsp;: revendiquées par le roi de France, elles continuent néanmoins à relever directement de l’Empire et à rester «&amp;amp;nbsp;libres&amp;amp;nbsp;» (v. Immédiateté, &amp;#039;&amp;#039;Ius supremi dominii&amp;#039;&amp;#039;).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Les fausses promesses du traité, les vaines démarches pour l’indépendance&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À l’instar d’autres villes de la Décapole, cherchant à garantir leur indépendance, Obernai obtient, en 1651, de l’Empereur, la confirmation de tous les privilèges qu’elle détient de l’Empire&amp;amp;nbsp;; c’est un affront direct à l’égard du roi de France. Par ailleurs, la Ville affiche son hostilité au pouvoir du roi, en refusant notamment de reconnaître le nouveau grand-bailli. En 1653, la ville envoie une députation à la Diète (&amp;#039;&amp;#039;Reichstag&amp;#039;&amp;#039;), réunie à Ratisbonne, convoquée par l’empereur Ferdinand III. L’enjeu est de taille&amp;amp;nbsp;: il s’agit notamment de défendre les privilèges des villes de la Décapole. En 1664, Obernai reçoit la visite du duc de Mazarin, le nouveau grand-bailli, pour faire accepter par les villes un édit royal concernant l’administration, la justice, le cantonnement et le passage de troupes et la surveillance des affaires religieuses. Devant les menaces, Obernai doit s’incliner. Il s’ensuit des protestations de la part des délégués siégeant à Ratisbonne et des villes qui avaient refusé. Les troupes de passage ne pouvant stationner dans les villes impériales, elles se rabattent sur les villages qui en dépendent, comme Bernardswiller en 1672. Les habitants du village refusent de recevoir les soldats, à moins qu’Obernai ne les y autorise, ce qu’elle ne fait pas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Le rattachement à la France&amp;amp;nbsp;: la fin des milices, nouvelles garnisons françaises&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:.1pt&amp;quot;&amp;gt;En 1673, les Dix Villes sont désarmées&amp;amp;nbsp;; mais seules quelques brèches sont pratiquées dans le mur d’enceinte d’Obernai&amp;amp;nbsp;; parallèlement, les 405 bourgeois de la ville doivent livrer leurs armes. L’arsenal confisqué est impressionnant&amp;amp;nbsp;: 800 mousquets, 330 fusils et arquebuses rayées, 450 épées, 40 pistolets et 100 hallebardes (AMO EE 22). La même année, la ville reçoit un cantonnement français&amp;amp;nbsp;; elle doit verser de lourdes charges et d’innombrables gratifications aux Français, pour éviter notamment la démolition des tours de l’enceinte. En octobre, Obernai se met avec Rosheim sous la protection de l’Empire, puis elle est alternativement occupée par les Impériaux et les Français.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le traité de Nimègue confirme en 1679 celui de Munster, avec l’interprétation que lui donne la France. En sa qualité de nouveau grand-bailli, Montclar passe dans les Dix villes, et notamment à Obernai, pour se faire reconnaître et en recevoir le serment de fidélité au roi de France.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Après la guerre de Trente Ans, la Reconstruction ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Les changements institutionnels de l’après-guerre de Trente Ans&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:.2pt&amp;quot;&amp;gt;L’administration municipale subit quelques changements au lendemain de la guerre de Trente Ans. En raison de la baisse de la population, on réduit le nombre des corporations&amp;amp;nbsp;; les membres des quatre quartiers sont regroupés dans la corporation des vignerons (&amp;#039;&amp;#039;Rebleute&amp;#039;&amp;#039;), qui comprend tous les bourgeois ne faisant pas partie d’une des cinq autres corporations de métiers. Les habitants du faubourg et ceux de Bernardswiller (assimilés à deux «&amp;amp;nbsp;tribus&amp;amp;nbsp;») reçoivent des pouvoirs politiques plus étendus. Enfin, le nombre de conseillers passe de quinze à douze. Désormais les élections auront lieu à la Saint-Michel et non plus à la Saint-Jean.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Les offices municipaux inamovibles de la ville française&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les institutions municipales subissent des transformations profondes dès la fin du XVII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, lorsque la Ville devient française&amp;amp;nbsp;; les bourgmestres, les conseillers et les chefs de corporation deviennent inamovibles. De nouvelles charges sont créées&amp;amp;nbsp;; l’administration est supervisée jusqu’en 1705 par un maire royal (v. Maire), puis en 1730 par un prévôt royal (v. Prévôt royal), et enfin, à partir de 1747, par un préteur royal (v. Préteur), commun à Obernai et à Rosheim à partir de 1751. La comptabilité est contrôlée par l’Intendant d’Alsace.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La période qui suit l’annexion d’Obernai au royaume de France est marquée par les lourdes charges que la Ville doit supporter&amp;amp;nbsp;; durant vingt ans, elle abrite des troupes en quartiers d’hiver. Un gouverneur militaire réside à Obernai de 1680 à 1705&amp;amp;nbsp;; jusqu’à la Révolution, la cité fait partie des dix-neuf places fortes d’Alsace.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- La reprise économique&amp;amp;nbsp;: le vignoble&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, les corporations d’Obernai et de Bernardswiller sont à nouveau florissantes&amp;amp;nbsp;; en 1752, on compte (pour les deux localités) 35 métiers (sans les vignerons et les laboureurs, pour une population de 963 «&amp;amp;nbsp;feux&amp;amp;nbsp;». En 1767, le nombre de métiers est de 34 (AMO CC 18)&amp;amp;nbsp;; mais les chefs de corporation ne sont plus guère associés au gouvernement de la cité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le vignoble d’Obernai et de Bernardswiller couvre environ un quart de la surface du ban en 1760 (ABR C 565/284&amp;amp;nbsp;; AMO N 18). À l’ouest de la ville, certains moulins sont situés sur une dérivation de l’Ehn, le &amp;#039;&amp;#039;Mühlbach&amp;#039;&amp;#039;. D’autres se trouvent à l’intérieur de l’agglomération, également mus par la force hydraulique&amp;amp;nbsp;; un seul est situé à l’est de la cité. Le nombre des moulins et leur affectation (foulon, aiguiserie, huilerie, moulin à tan ou à blé) varient au cours des siècles. Plus d’une quinzaine de moulins sont répertoriés à la fin du XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le marché au bétail d’Obernai, établi au &amp;#039;&amp;#039;Selhof&amp;#039;&amp;#039; depuis 1491 au moins (AMO BB 30), est l’un des plus importants des environs et il le restera jusqu’au XIX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle (Jean Vogt). Vers le milieu du XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, la ville est desservie par de bonnes routes et dotée d’une poste aux chevaux et d’un relais de diligence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Le bois et la ressource forestière&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:.1pt&amp;quot;&amp;gt;Outre quelques parties boisées situées du côté de la plaine, Obernai est propriétaire de la «&amp;amp;nbsp;grande forêt&amp;amp;nbsp;» qui s’étend à l’ouest du massif du Mont Sainte-Odile, jusqu’au Champ du Messin. Entre 1383 et 1393, Obernai est en conflit avec les Rathsamhausen, seigneurs du Ban-de-la Roche, limitrophe de sa forêt, et dont les sujets y causent des ravages. Les forêts ne seront exploitées rationnellement qu’à partir du milieu du XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle (et les ventes de bois constitueront une rentrée d’argent non négligeable pour la Ville), mais, d’après les rapports de 1761 et de 1776, elles sont en mauvais état. N’étant pas considérées comme une source de revenus, elles ont jusqu’alors surtout été destinées à couvrir les besoins des bourgeois en bois de construction et de chauffage. Cependant, en particulier à la fin du XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, Obernai importe du bois d’œuvre pour les bâtiments communaux, notamment de Strasbourg ou directement de la Forêt-Noire. En 1752, la Ville entretient deux maisons forestières, une maison de garde-chasse et deux scieries (AMO DD 39). Lorsque l’Intendance d’Alsace supprime le droit de chasse dans les forêts, jusqu’alors exercé par les bourgeois, pour le réserver au Magistrat, il est nécessaire de faire appel à l’armée pour assurer l’application de cette mesure. Des loups se rapprochent parfois de la ville comme en 1686, s’aventurent sur la colline en 1696, ou bien dans la forêt de l’&amp;#039;&amp;#039;Urlosenholz&amp;#039;&amp;#039;, au pied du Mont Sainte-Odile en 1705 (AMO FF 46).&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
GYSS (Joseph-Meinrad), &amp;#039;&amp;#039;Histoire de la Ville d’Obernai et de ses rapports avec les autres villes ci-devant impériales d’Alsace et avec les seigneuries voisines…&amp;#039;&amp;#039;, 2 t., Strasbourg, 1866.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ADAM (Johann), &amp;#039;&amp;#039;Evangelische Kirchengeschichte der elsaessischen Territorien&amp;#039;&amp;#039;, Strasbourg, 1928.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
PISOT (Othon), «&amp;amp;nbsp;Les ordonnances du Magistrat d’Obernai (&amp;#039;&amp;#039;Herrengebote&amp;#039;&amp;#039;)&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;RA&amp;#039;&amp;#039;,&amp;#039;&amp;#039;75, 1928, p. 533-548.&amp;#039;&amp;#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
PISOT (Othon), «&amp;amp;nbsp;Aus Oberehnheims weinreichen Tagen&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Elsassland&amp;#039;&amp;#039;, VIII, 1928, p. 305-309, 325-327.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
PISOT (Othon), «&amp;amp;nbsp;Handwerk und Zünfte im alten Oberehnheim&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Elsassland&amp;#039;&amp;#039;, XIV, 1934, p. 79-83 et 115-119.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
PISOT (Othon), «&amp;amp;nbsp;Von Oberehnheims Türmen und Toren&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Elsassland&amp;#039;&amp;#039;,&amp;#039;&amp;#039;XV, 1935, p. 263-270.&amp;#039;&amp;#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
PISOT (Othon), «&amp;amp;nbsp;Von Oberehnheims alten Mühlen&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Elsassland&amp;#039;&amp;#039;,&amp;#039;&amp;#039;XV, 1935, p. 73-78.&amp;#039;&amp;#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
PISOT (Othon), «&amp;amp;nbsp;Oberehnheimer Wald und Waldwirtschaft&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Elsassland&amp;#039;&amp;#039;,&amp;#039;&amp;#039;XVII, 1937, p. 239-245.&amp;#039;&amp;#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SITTLER (Lucien), &amp;#039;&amp;#039;La Décapole alsacienne des origines à la fin du Moyen Âge&amp;#039;&amp;#039;, Paris, 1955, p. 9, 26-27, 38, 79, 84-86, 100, 114-117 et 143.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
FUCHS (François Joseph), «&amp;amp;nbsp;L’espace économique rhénan et les relations commerciales de Strasbourg avec le sud-ouest de l’Allemagne au XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Oberrheinische Studien III. Festschrift für Günther Haselier…, &amp;#039;&amp;#039;1975, p. 289-326.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BRAUN (Jean), OHRESSER (Xavier) et al., «&amp;amp;nbsp;Obernai&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Annuaire de la Société d’histoire et d’archéologie de Dambach-Barr-Obernai (DBO)&amp;#039;&amp;#039;, 1977.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MAURER (Lucien), «&amp;amp;nbsp;État des enceintes fortifiées d’Obernai en 1782&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Ann. DBO&amp;#039;&amp;#039;, 9, 1975, p. 39-47.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BOEHLER (Jean-Michel), «&amp;amp;nbsp;Obernai&amp;amp;nbsp;: essai d’histoire urbaine, perspectives de recherche (VIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt;-XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle)&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Ann.&amp;#039;&amp;#039; &amp;#039;&amp;#039;DBO&amp;#039;&amp;#039;,&amp;#039;&amp;#039;11, 1977, p. 21-39.&amp;#039;&amp;#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MAURER (Lucien), «&amp;amp;nbsp;L’intérêt stratégique d’Obernai d’après un mémoire de 1780&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Ann. DBO&amp;#039;&amp;#039;, 13, 1979, p. 149-151.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
HICKEL (Marie-Anne), «&amp;amp;nbsp;Les Korn, protestants obernois de la Contre-Réforme&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Ann&amp;#039;&amp;#039;. &amp;#039;&amp;#039;DBO&amp;#039;&amp;#039;,&amp;#039;&amp;#039;16, 1982, p. 65-75.&amp;#039;&amp;#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MEYER (Jean-Philippe), «&amp;amp;nbsp;Notes sur l’ancienne église romane d’Obernai&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Ann&amp;#039;&amp;#039;.&amp;#039;&amp;#039;DBO&amp;#039;&amp;#039;, 16, 1982, p. 7-23.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MAURER (Lucien), «&amp;amp;nbsp;Aspects du commerce du fer du XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; au XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle à Obernai&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Ann. DBO&amp;#039;&amp;#039;, 20, 1986, p. 83-96.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BRONNER (Guy), «&amp;amp;nbsp;Les maisons médiévales de pierre à Obernai&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;CAAAH&amp;#039;&amp;#039;, 1989, p. 129-160.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
METZ (Bernhard), «&amp;amp;nbsp;Schockenbühl, une motte castrale à Obernai ou Bernhardswiller&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Ann&amp;#039;&amp;#039;. &amp;#039;&amp;#039;DBO&amp;#039;&amp;#039;, 24, 1990, p. 131-137.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MULLER (Christine), «&amp;amp;nbsp;Obernai au début du XVII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle&amp;amp;nbsp;: des activités artisanales aux réalités de la vie quotidienne&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Ann&amp;#039;&amp;#039;. &amp;#039;&amp;#039;DBO&amp;#039;&amp;#039;, 29, 1995, p. 33-64.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MULLER (Christine), «&amp;amp;nbsp;Obernai au début du XVII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; s. Le décor des intérieurs à la Renaissance&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Ann&amp;#039;&amp;#039;. &amp;#039;&amp;#039;DBO&amp;#039;&amp;#039;, 30, 1996, p. 79-112.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MULLER (Christine), «&amp;amp;nbsp;Wolff Rech, un vigneron obernois de la fin du XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; s.&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Ann&amp;#039;&amp;#039;. &amp;#039;&amp;#039;DBO&amp;#039;&amp;#039;, 31, 1997, p. 131-142&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MULLER (Christine), «&amp;amp;nbsp;Les sceaux d’Obernai. Essai de typologie&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Ann&amp;#039;&amp;#039;. &amp;#039;&amp;#039;DBO&amp;#039;&amp;#039;, 32, 1998, p. 97-109 + h. t.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MULLER (Christine), &amp;#039;&amp;#039;Obernai, Histoire et Patrimoine&amp;#039;&amp;#039;, association pour la Conservation du Patrimoine obernois, Strasbourg, 2002.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
VOGT (Jean), «&amp;amp;nbsp;Le marché aux bestiaux d’Obernai aux XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; et XIX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècles&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Ann&amp;#039;&amp;#039;.&amp;#039;&amp;#039;DBO&amp;#039;&amp;#039;,&amp;#039;&amp;#039;37, 2003, p. 81-89.&amp;#039;&amp;#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
GÜNTZER (Augustin), &amp;#039;&amp;#039;L’histoire de toute ma vie. Autobiographie d’un potier d’étain calviniste au XVII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle&amp;#039;&amp;#039;. Traduction de l’Allemand par Monique Debus Kehr, Paris 2010.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
VUILLEMIN (Adrien), &amp;#039;&amp;#039;Enceintes urbaines en Moyenne-Alsace (1200-1850)&amp;#039;&amp;#039;, Université de Strasbourg, 2015.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MULLER (Christine), «&amp;amp;nbsp;Obernai, éléments d’iconographie autour de l’Hôtel de Ville&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Ann&amp;#039;&amp;#039;.&amp;#039;&amp;#039;DBO&amp;#039;&amp;#039;, 54, 2020, p. 35-62.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notices connexes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;background:yellow&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:.2pt&amp;quot;&amp;gt;[[Angal|&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;span style=&amp;quot;background-color:#ffffff;&amp;quot;&amp;gt;Angal-Ungeld&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;]]&amp;lt;span style=&amp;quot;background-color:#ffffff;&amp;quot;&amp;gt;, [[Archive|Archives]], &amp;lt;/span&amp;gt;[[Ausbürger|&amp;lt;span style=&amp;quot;background-color:#ffffff;&amp;quot;&amp;gt;Ausbürger&amp;lt;/span&amp;gt;]]&amp;lt;span style=&amp;quot;background-color:#ffffff;&amp;quot;&amp;gt;&amp;amp;nbsp;;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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[[Ungeld|Ungeld]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: right;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;Christine Muller&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/p&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Vzawalen</name></author>
		
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		<id>https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Owe&amp;diff=12863</id>
		<title>Owe</title>
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		<updated>2024-02-29T10:00:44Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Vzawalen : Page créée avec «  &amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:&amp;quot; adobe=&amp;quot;&amp;quot; caslon=&amp;quot;&amp;quot; pro&amp;quot;,=&amp;quot;&amp;quot; serif&amp;quot;=&amp;quot;&amp;quot;&amp;gt;Ouwe&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:&amp;quot; adobe=&amp;quot;&amp;quot; caslon=&amp;quot;&amp;quot; pro&amp;quot;,=&amp;quot;&amp;quot; serif&amp;quot;=&amp;quot;&amp;quot;&amp;gt;,&amp;#039;&amp;#039;Öge&amp;#039;&amp;#039;,&amp;#039;&amp;#039;Üge&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;... »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
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&lt;br /&gt;
Désigne une prairie humide, parfois reconnaissable dans le paysage par sa situation insulaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SCHOEPFLIN, &amp;#039;&amp;#039;Als. dipl. &amp;#039;&amp;#039;(1772-75), t. II, p. 230 (1145).&lt;br /&gt;
&amp;lt;p class=&amp;quot;9-Signature&amp;quot; style=&amp;quot;text-align: right;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;Jean-Michel Boehler&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/p&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Vzawalen</name></author>
		
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		<id>https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Ouverture_(droit_d%E2%80%99)&amp;diff=12862</id>
		<title>Ouverture (droit d’)</title>
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		<updated>2024-02-29T09:59:46Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Vzawalen : Page créée avec «  == Notice connexe ==  Marché »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
== Notice connexe ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Marché]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Vzawalen</name></author>
		
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		<id>https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Ouche&amp;diff=12861</id>
		<title>Ouche</title>
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		<updated>2024-02-29T09:58:22Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Vzawalen : Page créée avec «  &amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:&amp;quot; adobe=&amp;quot;&amp;quot; caslon=&amp;quot;&amp;quot; pro&amp;quot;,serif&amp;quot;=&amp;quot;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-weight:normal&amp;quot;&amp;gt;Binn&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:&amp;quot; adobe=&amp;quot;&amp;quot; caslon=&amp;quot;&amp;quot; pro&amp;quot;,ser... »&lt;/p&gt;
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&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
Petite parcelle enclose située à l’intérieur de l’&amp;#039;&amp;#039;Etter&amp;#039;&amp;#039; à proximité de la maison d’habitation et qui ne se confond pas forcément avec le potager. Soignée et fumée, elle échappe aux contraintes de l’assolement obligatoire et porte tantôt des arbres fruitiers, tantôt des légumes ou des plantes textiles, comme le lin et le chanvre. Elle sert parfois de terrain d’essai pour des cultures nouvelles comme la pomme de terre, avant que celles-ci ne colonisent le terroir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notices connexes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Bitze]], [[Bünde]], [[Etter]], [[Ort|&amp;#039;&amp;#039;Ort-&amp;#039;&amp;#039;Ourte]]&lt;br /&gt;
&amp;lt;p class=&amp;quot;9-Signature&amp;quot; style=&amp;quot;text-align: right;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;Jean-Michel Boehler&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/p&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Vzawalen</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Ottmarsheim_(chapitre)&amp;diff=12860</id>
		<title>Ottmarsheim (chapitre)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Ottmarsheim_(chapitre)&amp;diff=12860"/>
		<updated>2024-02-29T09:56:57Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Vzawalen : Page créée avec «  == Notices connexes ==  Abbaye (bénédictine), Chanoinesse, Chapitre »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
== Notices connexes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Abbaye|Abbaye (bénédictine)]], [[Chanoinesse]], [[Chapitre]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Vzawalen</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Otage&amp;diff=12859</id>
		<title>Otage</title>
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		<updated>2024-02-29T09:55:39Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Vzawalen : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
== Notices connexes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;#039;&amp;#039;[[Einlager|Einlager]]&amp;#039;&amp;#039;,&amp;amp;nbsp;&amp;#039;&amp;#039;[[Geisel|Geisel]]&amp;#039;&amp;#039;, [[Rançon|Rançon]], [[Militaire|Militaire (organisation)]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Vzawalen</name></author>
		
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		<title>Otage</title>
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		<updated>2024-02-29T09:55:25Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Vzawalen : Page créée avec «  == Notices connexes ==  Einlager,&amp;#039;&amp;#039;Geisel&amp;#039;&amp;#039;, Rançon, Militaire (organisation) »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
== Notices connexes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Einlager]],&amp;#039;&amp;#039;[[Geisel]]&amp;#039;&amp;#039;, [[Rançon]], [[Militaire|Militaire (organisation)]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Vzawalen</name></author>
		
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		<id>https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Osterwoche&amp;diff=12857</id>
		<title>Osterwoche</title>
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		<updated>2024-02-29T09:53:31Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Vzawalen : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
&amp;#039;&amp;#039;Karwoche&amp;#039;&amp;#039;, ou &amp;#039;&amp;#039;Carwoche&amp;#039;&amp;#039;, &amp;#039;&amp;#039;Charwuchen&amp;#039;&amp;#039;, la Semaine sainte, désigne la semaine entre le dimanche des Rameaux et Pâques. &amp;#039;&amp;#039;Osterwoche&amp;#039;&amp;#039;, la semaine de Pâques, est la semaine immédiatement après Pâques. Comme elle aboutit à la Quasimodo, premier dimanche après Pâques, elle est aussi appelée semaine de Quasimodo. Quant à l’expression &amp;#039;&amp;#039;Woche nach Ostern&amp;#039;&amp;#039;, elle désigne la semaine qui suit la Quasimodo.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
GROTEFEND, &amp;#039;&amp;#039;Zeitrechnung&amp;#039;&amp;#039; (1982), p. 85.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
HIMLY, &amp;#039;&amp;#039;Dictionnaire&amp;#039;&amp;#039; (1983), p. 162.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notice connexe ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;#039;&amp;#039;[[Karwoche|Karwoche]]&amp;#039;&amp;#039;&lt;br /&gt;
&amp;lt;p class=&amp;quot;9-Signature&amp;quot; style=&amp;quot;text-align: right;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;Jean-Marie Holderbach&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/p&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Vzawalen</name></author>
		
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		<id>https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Osterwoche&amp;diff=12856</id>
		<title>Osterwoche</title>
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		<updated>2024-02-29T09:53:22Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Vzawalen : Page créée avec «  &amp;#039;&amp;#039;Karwoche&amp;#039;&amp;#039;, ou &amp;#039;&amp;#039;Carwoche&amp;#039;&amp;#039;, &amp;#039;&amp;#039;Charwuchen&amp;#039;&amp;#039;, la Semaine sainte, désigne la semaine entre le dimanche des Rameaux et Pâques. &amp;#039;&amp;#039;Osterwoche&amp;#039;&amp;#039;, la semaine de Pâques, est... »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
&amp;#039;&amp;#039;Karwoche&amp;#039;&amp;#039;, ou &amp;#039;&amp;#039;Carwoche&amp;#039;&amp;#039;, &amp;#039;&amp;#039;Charwuchen&amp;#039;&amp;#039;, la Semaine sainte, désigne la semaine entre le dimanche des Rameaux et Pâques. &amp;#039;&amp;#039;Osterwoche&amp;#039;&amp;#039;, la semaine de Pâques, est la semaine immédiatement après Pâques. Comme elle aboutit à la Quasimodo, premier dimanche après Pâques, elle est aussi appelée semaine de Quasimodo. Quant à l’expression &amp;#039;&amp;#039;Woche nach Ostern&amp;#039;&amp;#039;, elle désigne la semaine qui suit la Quasimodo.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
GROTEFEND, &amp;#039;&amp;#039;Zeitrechnung&amp;#039;&amp;#039; (1982), p. 85.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
HIMLY, &amp;#039;&amp;#039;Dictionnaire&amp;#039;&amp;#039; (1983), p. 162.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notice connexe ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Karwoche]]&lt;br /&gt;
&amp;lt;p class=&amp;quot;9-Signature&amp;quot; style=&amp;quot;text-align: right;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;Jean-Marie Holderbach&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/p&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Vzawalen</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Ostermontag&amp;diff=12855</id>
		<title>Ostermontag</title>
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		<updated>2024-02-29T09:51:32Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Vzawalen : Page créée avec «  Lundi de Pâques, mois de Pâques.  Par le règlement de police de 1708, le Magistrat de Strasbourg relève la solennité du lundi de Pâques en lui appliquant les dispos... »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
Lundi de Pâques, mois de Pâques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par le règlement de police de 1708, le Magistrat de Strasbourg relève la solennité du lundi de Pâques en lui appliquant les dispositions réglementaires qui régissent les dimanches et les grandes fêtes liturgiques (AMS 1MR 35, n&amp;lt;sup&amp;gt;o&amp;lt;/sup&amp;gt; 2, p. 42)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BISCH (Alphonse), MULLER-ZEIGER (Agnès), « L’appellation des mois en Alsace et dans les pays germaniques proches », &amp;#039;&amp;#039;Bull. CGA&amp;#039;&amp;#039;, 114, 1996-2, p. 301-307.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BAILLIARD (Jean-Paul), &amp;#039;&amp;#039;La mesure du temps et la pratique du calendrier en Alsace hier et aujourd’hui&amp;#039;&amp;#039;, Fédération des sociétés d’histoire et d’archéologie d’Alsace, coll. Alsace-Histoire, 3, Strasbourg, 2009, p. 84 et 86.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notices connexes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;#039;&amp;#039;[[Ostern]],&amp;#039;&amp;#039; [[Pâque|Pâques]]&lt;br /&gt;
&amp;lt;p class=&amp;quot;9-Signature&amp;quot; style=&amp;quot;text-align: right;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;Jean-Michel Boehler&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/p&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Vzawalen</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Osterlachen&amp;diff=12854</id>
		<title>Osterlachen</title>
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		<updated>2024-02-29T09:47:07Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Vzawalen : Page créée avec «  Il s’agit d’une pratique présente dans les églises et les monastères dès le VIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle. Elle consiste à susciter et à pratiquer le rire à Pâques... »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
Il s’agit d’une pratique présente dans les églises et les monastères dès le VIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle. Elle consiste à susciter et à pratiquer le rire à Pâques dans la liturgie et plus particulièrement lors de la prédication. Le but est d’exprimer une joie et un rire se fondant sur la supériorité de la vie sur la mort. Cette dernière est « avalée » par le Christ ressuscité. Les histoires drôles associées à la prédication ont parfois aussi une partie critique à l’égard des autorités, religieuses ou civiles, ce qui peut conduire à des excès. L’Église de Rome a fini par mettre un terme à ces pratiques, mais on en trouve encore des traces jusqu’au XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle. Elles reviennent parfois à l’époque contemporaine. En 1518, le réformateur bâlois Œcolampade s’en prend à la coutume en question dans une lettre publiée par Wolfgang Capiton. Elle devait donc être présente dans l’espace rhénan.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
FLUCK (Hans), « Le Risus Paschalis. Une contribution au folklore religieux », &amp;#039;&amp;#039;Archives des sciences religieuses&amp;#039;&amp;#039;, 31, 1934, p. 188-212.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
JACOBELLI (Maria Caterina), &amp;#039;&amp;#039;Il risus paschalis e il fondamento theologico del piacere sessuale&amp;#039;&amp;#039;, Brescia, 1991, trad. Allemande : &amp;#039;&amp;#039;Ostergelächter : Sexualität und Lust im Raum des Heiligen&amp;#039;&amp;#039;, Ratisbonne, 1992.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notice connexe ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Ostern|&amp;#039;&amp;#039;Ostern&amp;#039;&amp;#039; (Pâques)]]&lt;br /&gt;
&amp;lt;p class=&amp;quot;9-Signature&amp;quot; style=&amp;quot;margin-top: 0cm; text-align: right;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;Marc Lienhard&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/p&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Vzawalen</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Ostern&amp;diff=12853</id>
		<title>Ostern</title>
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		<updated>2024-02-29T09:43:52Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Vzawalen : Page créée avec «  L’une des quatre grandes fêtes chrétiennes de l’année : Noël, Pâques, la Pentecôte, la Toussaint (v. &amp;#039;&amp;#039;Hochzeit&amp;#039;&amp;#039;).  &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;Le jour... »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
L’une des quatre grandes fêtes chrétiennes de l’année : Noël, Pâques, la Pentecôte, la Toussaint (v. &amp;#039;&amp;#039;Hochzeit&amp;#039;&amp;#039;).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;Le jour de Pâques fait partie des quatre jours fériés et chômés de Pâques : Vendredi saint Samedi saint, dimanche de Pâques, lundi de Pâques, qui font suite à et terminent la semaine sainte (v&amp;#039;&amp;#039;. Karwoche&amp;#039;&amp;#039;). L’on ne prononcera pas de bannissement ces jours-là sauf flagrant délit. La peine de bannissement sera suspendue pendant ces jours. Ceux qui ouvrent leurs commerces ou leurs débits de boisson seront passibles d’amende (&amp;#039;&amp;#039;Schwabenspiegel Landrecht &amp;#039;&amp;#039;344).&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jour et période d’obligation religieuses : le fidèle doit se confesser et communier – faire ses Pâques – une fois l’an, aux environs de Pâques (v. Communion). Les festivités de Pâques donnent lieu à la représentation de la Résurrection, qui font parfois partie de Jeux de la Passion ou &amp;#039;&amp;#039;Osterspiele&amp;#039;&amp;#039; (v. &amp;#039;&amp;#039;Geistliche Festspiele, Kirchengesang&amp;#039;&amp;#039;, Liturgies protestantes en Alsace).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jour échéancier de la taille (&amp;#039;&amp;#039;gewerf&amp;#039;&amp;#039;) cens et baux ou de la paie, dans la période qui s’étend de la saint Michel (29 septembre) ou la Saint-Martin à Pâques fixé l’un des jours de la semaine sainte de Pâques, en général le Samedi saint (v. &amp;#039;&amp;#039;Gewerf&amp;#039;&amp;#039;,&amp;#039;&amp;#039;Lohn&amp;#039;&amp;#039;). Le jour de Pâques, on boit le vin du seigneur (droit de banvin). La Pâques marque le départ de la période d’engraissement des bœufs ou des porcs (v. Boucher). L’estive sur les chaumes commence à Pâques et finit à la Saint-Martin (v. Chaumes).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;#039;&amp;#039;DRW&amp;#039;&amp;#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notices connexes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Banvin_(droit_de)|Banvin]], [[Boucher]], [[Calendrier]], [[Chaume|Chaumes]], [[Communion]], [[Geistliche_Festspiele|&amp;#039;&amp;#039;Geistliche&amp;#039;&amp;#039;]], [[Geistliche_Festspiele|&amp;#039;&amp;#039;Festspiele&amp;#039;&amp;#039;]], [[Gewerf(f)|&amp;#039;&amp;#039;Gewerf&amp;#039;&amp;#039;]], [[Hochzeit]], [[Karwoche]], [[Kirchengesang_(culte_catholique)|&amp;#039;&amp;#039;Kirchengesang&amp;#039;&amp;#039; ]](Culte catholique), [[Kirchengesang_(culte_protestant)|&amp;#039;&amp;#039;Kirchengesang&amp;#039;&amp;#039; ]](Culte protestant)&amp;#039;&amp;#039;, &amp;#039;&amp;#039;[[Liturgies_protestantes_en_Alsace_(XVIe-1815)|Liturgies protestantes en Alsace]], [[Lohn|&amp;#039;&amp;#039;Lohn&amp;#039;&amp;#039;-Salaire]]&lt;br /&gt;
&amp;lt;p align=&amp;quot;right&amp;quot; class=&amp;quot;9-Signature&amp;quot; style=&amp;quot;text-align:right&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;Jean-Michel Boehler, François Igersheim&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/p&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Vzawalen</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Ossuaire&amp;diff=12852</id>
		<title>Ossuaire</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Ossuaire&amp;diff=12852"/>
		<updated>2024-02-29T09:34:30Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Vzawalen : Page créée avec «  == Notice connexe ==  Gerner »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
== Notice connexe ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Gerner]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Vzawalen</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Osetz&amp;diff=12851</id>
		<title>Osetz</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Osetz&amp;diff=12851"/>
		<updated>2024-02-29T09:33:37Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Vzawalen : Page créée avec «  Terre momentanément non ensemencée ni plantée (vient du qualificatif « &amp;#039;&amp;#039;ungesetzt &amp;#039;&amp;#039;»). &amp;lt;p class=&amp;quot;9-Signature&amp;quot; style=&amp;quot;text-align: right;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;Jean-Michel Boehler&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/p&amp;gt; »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
Terre momentanément non ensemencée ni plantée (vient du qualificatif « &amp;#039;&amp;#039;ungesetzt &amp;#039;&amp;#039;»).&lt;br /&gt;
&amp;lt;p class=&amp;quot;9-Signature&amp;quot; style=&amp;quot;text-align: right;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;Jean-Michel Boehler&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/p&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Vzawalen</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Ourte&amp;diff=12850</id>
		<title>Ourte</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Ourte&amp;diff=12850"/>
		<updated>2024-02-29T09:32:13Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Vzawalen : Page créée avec « #REDIRECT &amp;#039;&amp;#039;Ort&amp;#039;&amp;#039; »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;#REDIRECT &amp;#039;&amp;#039;[[Ort|Ort]]&amp;#039;&amp;#039;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Vzawalen</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Ort&amp;diff=12849</id>
		<title>Ort</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Ort&amp;diff=12849"/>
		<updated>2024-02-29T09:31:26Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Vzawalen : Page créée avec «  Comme son étymologie l’indique (du latin &amp;#039;&amp;#039;hortus&amp;#039;&amp;#039;), ce terme désigne le jardin potager consacré à la culture des légumes et du chanvre. En le mettant à l’abri... »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
Comme son étymologie l’indique (du latin &amp;#039;&amp;#039;hortus&amp;#039;&amp;#039;), ce terme désigne le jardin potager consacré à la culture des légumes et du chanvre. En le mettant à l’abri des contraintes d’assolement, sa situation dans l’&amp;#039;&amp;#039;Etter&amp;#039;&amp;#039; et derrière une clôture lui assure une totale liberté de culture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notices connexes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Bitze]], &amp;#039;&amp;#039;[[Bünde]], [[Etter]]&amp;#039;&amp;#039;&lt;br /&gt;
&amp;lt;p class=&amp;quot;9-Signature&amp;quot; style=&amp;quot;text-align: right;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;Jean-Michel Boehler&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/p&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Vzawalen</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Orphelinat,_Hospice_(des_enfants_trouv%C3%A9s)&amp;diff=12848</id>
		<title>Orphelinat, Hospice (des enfants trouvés)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Orphelinat,_Hospice_(des_enfants_trouv%C3%A9s)&amp;diff=12848"/>
		<updated>2024-02-29T09:25:57Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Vzawalen : Page créée avec «  == Notices connexes ==  Enfants trouvés (&amp;#039;&amp;#039;Findelinge&amp;#039;&amp;#039;, &amp;#039;&amp;#039;Findelkinder&amp;#039;&amp;#039;), Hôpital, Nourrice »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
== Notices connexes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Enfants_trouvés|Enfants trouvés (&amp;#039;&amp;#039;Findelinge&amp;#039;&amp;#039;, &amp;#039;&amp;#039;Findelkinder&amp;#039;&amp;#039;)]], [[Hôpital]], [[Nourrice]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Vzawalen</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Orgue&amp;diff=12847</id>
		<title>Orgue</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Orgue&amp;diff=12847"/>
		<updated>2024-02-29T09:21:34Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Vzawalen : Page créée avec «  Instrument de musique, mobilier d’église.  L’orgue, à la fois instrument de musique et œuvre d’art, est attesté en Alsace dès le XIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle. Au c... »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
Instrument de musique, mobilier d’église.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’orgue, à la fois instrument de musique et œuvre d’art, est attesté en Alsace dès le XIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle. Au cours des siècles, il est utilisé en soliste ou comme instrument d’accompagnement du chant lors des offices religieux. Il est aussi un élément d’ornementation de l’édifice dans lequel il prend place, au même titre que les vitraux et le mobilier, et occupe désormais une place importante dans le patrimoine d’une région dont on a dit un jour qu’elle était « le pays des orgues ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= I. L’emplacement des premiers orgues dans les édifices religieux =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Du Moyen Âge à la Renaissance, l’orgue d’église – entendons ici un instrument d’une certaine importance – est généralement suspendu à l’un des murs de la nef centrale, par exemple à hauteur du triforium. On dit alors qu’il est « en nid d’hirondelle ». Un seul exemple de ce type est encore visible en Alsace et se trouve à la cathédrale de Strasbourg. En effet, la partie inférieure de l’orgue, en sapin et au décor gothique, date de 1385. C’est la plus ancienne de l’instrument. Mais il ne s’agit pas là du premier orgue construit pour cette cathédrale puisque le premier orgue de l’édifice date de 1260.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les débuts de l’orgue en Alsace : XIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est à partir de la deuxième moitié du XIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle que l’orgue se diffuse lentement dans la région. Jusqu’à la fin du XIV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, on le trouve exclusivement dans des églises de Strasbourg (notamment chez les Dominicains dès 1292 et à Saint-Thomas en 1333) et à Thann dès 1345. À partir de 1400, il se développe à Strasbourg (Saint-Pierre-le-Jeune, vers 1404 ; Sainte-Madeleine, vers 1485) et gagne les autres villes et abbayes de la région : Colmar (Saint-Martin, av. 1417), Masevaux (av. 1443), Guebwiller (av. 1445), Rouffach (av. 1449), Obernai (vers 1450), Ensisheim (vers 1482), Mulhouse (vers 1487), Sélestat (vers 1487), Cernay (av. 1489), Saverne (av. 1489), Haguenau (vers 1493) et Lucelle (av. 1500).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’instrument prend de l’ampleur ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Faute d’archives, il est difficile de savoir de quels instruments il s’agit. Ce qui est certain, c’est que l’apparition de l’orgue dans de grandes églises nécessite de lui donner plus d’ampleur que n’en avaient les premiers instruments construits à la suite de celui offert à Pépin le Bref par l’empereur byzantin Constantin V au VIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle. Il devient nécessaire de surélever le sommier sur lequel les nombreux tuyaux sont posés pour que le son passe au-dessus de l’organiste, de créer un lien entre les touches et le sommier grâce à l’abrégé. De même, l’instrument nécessite de grands soufflets pour alimenter en air les tuyaux. Enfin, il lui faut un buffet, meuble et élément décoratif destiné à contenir ces différents mécanismes et organes de l’instrument. À cette époque, le buffet est en bois de sapin, en général peint, avec déjà des tourelles plates qui abritent des tuyaux en métal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’apparition des registres ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concernant le matériel sonore, on estime que, jusqu’à la fin du XV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, l’orgue alsacien était ce que l’on appelle un &amp;#039;&amp;#039;Blockwerk&amp;#039;&amp;#039; : plusieurs rangs de tuyaux affectés à une note parlent ensemble sans qu’il soit possible d’individualiser les sons à l’aide de registres. Cependant, l’orgue évolue. Friedrich Krebs († vers 1493), originaire de Schalkhausen, de l’autre côté du Rhin, construit deux orgues pour la cathédrale de Strasbourg (1478 et 1491) et mentionne dans un devis pour Haguenau (1491) l’utilisation de ces registres qui vont permettre l’élargir la palette sonore de l’organiste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’orgue et le culte religieux ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:.1pt&amp;quot;&amp;gt;Dès son apparition en Alsace, l’orgue est intégré à la liturgie. Ce fait est confirmé par les comptes de la Fabrique de la cathédrale de Strasbourg et de l’Œuvre Notre-Dame qui, dès le milieu du XIV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, détaillent les sommes versées aux souffleurs – personnes chargées d’actionner les soufflets de l’instrument. Ces archives permettent aussi de voir à quelles occasions l’orgue était joué. Dès cette époque, l’orgue est utilisé pour les fêtes. Les montants les plus importants, et par là, les fêtes où on l’utilisait le plus, sont ainsi, en 1351, la Pentecôte qui prédomine nettement, puis Noël, la Circoncision, l’Épiphanie, la Purification de la Vierge, Quasimodo, l’Ascension, la Trinité, la Saint-Arbogast (premier évêque de Strasbourg), l’Assomption, la Dédicace et la Nativité de la Vierge. L’orgue est aussi utilisé, mais de manière moins importante si l’on en croit les dépenses, lors d’une vingtaine d’autres fêtes durant l’année. Un autre document de l’époque, « L’ordinaire de Closener », rédigé en 1364, précise quant à lui si l’orgue joue seulement lors de la messe ou également aux vêpres. D’après ce document, il joue en principe le &amp;#039;&amp;#039;Benedicamus&amp;#039;&amp;#039; et entonne le &amp;#039;&amp;#039;Te Deum&amp;#039;&amp;#039;. Indiquons ici que dès cette époque (1336), à Hambourg, l’orgue jouait soit en soliste soit accompagnait le chœur ou alternait avec lui. À Mersebourg (Saxe), à la même époque, l’orgue jouait l’&amp;#039;&amp;#039;Introït&amp;#039;&amp;#039;, le &amp;#039;&amp;#039;Kyrie&amp;#039;&amp;#039;, le &amp;#039;&amp;#039;Credo&amp;#039;&amp;#039;, l’&amp;#039;&amp;#039;Offertoire&amp;#039;&amp;#039; et le &amp;#039;&amp;#039;Benedictus&amp;#039;&amp;#039;, le chœur se chargeant notamment du &amp;#039;&amp;#039;Graduel&amp;#039;&amp;#039;, du &amp;#039;&amp;#039;Sanctus&amp;#039;&amp;#039; et de l’&amp;#039;&amp;#039;Agnus Dei&amp;#039;&amp;#039;. Mais dès cette époque au moins, l’orgue restait silencieux durant le carême.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le rôle des organistes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:.1pt&amp;quot;&amp;gt;Les organistes sont rétribués dès le Moyen Âge. Au début du XV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, l’organiste de la cathédrale de Strasbourg reçoit ainsi un traitement trimestriel. Le musicien se fait aussi quelques fois donateur, comme l’organiste de la cathédrale Dietrich d’Erfurt qui lègue, en 1402, un orgue positif à la cathédrale, à condition que l’orgue soit joué tous les samedis. Durant ce siècle, l’organiste voit son activité augmenter : il participe à plus de fêtes religieuses, notamment les fêtes mariales, et prend part également de plus en plus aux vêpres. Il arrive aussi à l’organiste de la cathédrale de jouer à d’autres occasions, comme lors de la visite d’un cardinal (1419) ou pour la célébration d’une victoire (1474).&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Strasbourg n’est pas un cas isolé. En 1494, à Haguenau, Johann Albach est engagé pour jouer à chacune des grandes fêtes, aux jours des Apôtres, ainsi qu’aux dimanches et jours fériés, pendant la messe, les vêpres, les complies et le &amp;#039;&amp;#039;Salve Regina&amp;#039;&amp;#039;. En contrepartie, il touche 14 florins par an. On trouve parmi les organistes bon nombre de religieux, comme un des successeurs d’Albach, Conrad Frech à Haguenau en 1511, ou un certain Joachim, prêtre et chapelain de Friessheim, engagé à Kaysersberg en 1525 et qui, outre ses fonctions d’organiste, doit célébrer plusieurs messes par semaine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À la Renaissance, les timbres de l’orgue se font plus variés et séduisants (principaux, bourdons, flûtes, quintes, mixtures, anches). Témoins de cette évolution, l’orgue de l’église Saint-Georges à Haguenau au début du XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle et celui de l’église Saint-Thomas de Strasbourg, dont la composition notée par Kilian Wilderlin en 1604 provient d’un état plus ancien de l’instrument. Durant le XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, l’orgue est encore parfois placé en nid d’hirondelle, comme en témoigne celui construit à Thann en 1561.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu’à la guerre de Trente Ans, on recense ainsi près de soixante-dix nouveaux instruments, certains dans des églises qui en sont déjà dotées et où l’on veut remplacer l’orgue, certains dans des villes qui en sont alors dépourvues.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les débats de la Réforme ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec l’introduction de la Réforme cependant, l’usage de l’orgue fait débat. Il est un temps réduit au silence dans certaines églises. À Strasbourg, la réformatrice Catherine Zell se prononce contre les orgues et les organistes dans la préface à un recueil de cantiques (1534). Calvin, de même, exclut l’orgue de ses cultes et privilégie le chant &amp;#039;&amp;#039;a capella&amp;#039;&amp;#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par contre, le Magistrat de Strasbourg réaffirme la place de l’orgue dans le culte luthérien et l’organiste de l’église Saint-Thomas, Wolfgang Dachstein, qui a adhéré à la Réforme, compose des mélodies destinées au nouveau culte luthérien. Il succède même, en 1541, à l’organiste de la cathédrale (passée à la Réforme en 1527), Maternaus Kreiss, tout en gardant sa place à Saint-Thomas, ce qui montre que l’orgue continuait à être utilisé dans deux des principales églises de la ville. Le rôle des organistes lors des cultes semble alors assez effacé : préluder au chant des offices principaux et jouer à la sortie, ce que confirme l’ordonnance ecclésiastique (&amp;#039;&amp;#039;Kirchenordnung&amp;#039;&amp;#039;) de 1598.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:.1pt&amp;quot;&amp;gt;Concernant la musique d’orgue de l’époque, on signalera ici le recueil &amp;#039;&amp;#039;Tabulaturbuch&amp;#039;&amp;#039; publié par l’organiste de la cathédrale Bernhard Schmid l’Aîné, en 1577. On y trouve des diminutions de motets issues de l’école flamande, en particulier de Lassus (1532-1594). Le répertoire évolue par la suite. En témoigne la tablature d’orgue de Bernhard Schmid le Jeune (1607), très majoritairement composée d’œuvres de compositeurs italiens, tendance confirmée par le &amp;#039;&amp;#039;Promptuarium Musicum&amp;#039;&amp;#039;, édité à Strasbourg entre 1611 et 1628. Dès cette époque, les organistes pratiquent la basse continue.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les facteurs d’orgue ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les artisans qui travaillent alors dans les églises de la région témoignent de l’élan artistique qui concerne toute la vallée du Rhin. Rupprecht Eckstetter, auteur des orgues de Ribeauvillé (1500) et de Kaysersberg (1525), vient de Constance. Hans Süss, qui travaille à la cathédrale de Strasbourg en 1511, vient de Cologne. Hans Tügi, qui travaille à l’église Saint-Martin de Colmar en 1513, est établi à Bâle. Sigmund Peistle, qui construit l’orgue de la collégiale de Thann en 1561, et Werner Mudderer, qui installe un positif chez les dominicaines d’Unterlinden à Colmar en 1594, viennent de Fribourg-en-Brisgau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au début du XVII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, les constructions d’orgues continuent au même rythme qu’au siècle précédent. Le facteur d’orgues Hans Huodt, de Fribourg-en-Brisgau, est très actif au début du siècle. Il construit l’orgue de l’église de Marbach (1604), de Saint-Martin à Colmar (1608) et de Riquewihr (1609). Rouffach se tourne, quant à elle, vers Thomas Schott de Bremgarten en 1626.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= II. Après la guerre de Trente Ans =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais l’effondrement provoqué en Alsace par la guerre de Trente Ans concerne aussi les orgues. Ce n’est que dans la deuxième moitié du XVII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle que des réparations ont lieu (par exemple, à Obernai en 1655 par le Strasbourgeois Hans Jacob Baldner) et que les constructions neuves reprennent. Du côté catholique, Saint Hippolyte en 1660, Erstein et Munster à la même époque, font appel aux facteurs d’orgues Hans Jacob Aebi (1612-1688) et son fils Christophe Aebi (1642-1693) qui viennent de Soleure. On estime qu’entre 1657 et 1674, ils construisent une douzaine d’instruments et en réparent autant, ce qui fait d’eux les plus importants facteurs d’orgues en Alsace de cette deuxième moitié de siècle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais l’orgue tient aussi une place croissante dans les paroisses protestantes. En témoignent les travaux exécutés par H. J. Baldner en 1643 à l’église Saint-Guillaume de Strasbourg, à Westhoffen par Christophe Aebi en 1667 ou encore au Temple-Neuf à Strasbourg en 1684, où Frantz Freundt, de Rottenburg am Neckar, complète l’ancien orgue du jubé de la cathédrale qui y avait été transféré en 1681.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Organistes du XVII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;Les organistes de la fin du XVII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle ont souvent plusieurs activités. On peut citer Hieronymus Brixius, organiste à Haguenau de 1659 à 1673, qui se livre à un important travail de copie et est chargé de la bibliothèque musicale de la paroisse. Il a également introduit la pratique de la musique à deux chœurs à Haguenau. Johann Philipp Beck, organiste à l’église Saint-Guillaume à Strasbourg († en 1693) était également violoniste. Il est l’auteur d’un recueil pour viole publié en 1677. À Saverne, les organistes qui n’étaient pas membres du clergé occupaient souvent le poste de secrétaire de la chancellerie : c’est le cas de Franz Mudderer († en 1667) et de Johann Franz Feygenthal, nommé en 1673. Enfin, il convient de citer, parmi les plus célèbres organistes de l’époque, le jeune Georg Muffat, élève de Lully, nommé organiste du Grand Chapitre de la Cathédrale à Molsheim en 1671 et qui deviendra par la suite un compositeur important.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Outre le grand orgue de tribune, ces organistes pratiquent aussi parfois l’orgue portatif lors de processions comme lors de la Fête-Dieu. Cela est attesté chez les Jésuites à Haguenau en 1613 et en 1662. Cette régale est portée d’un autel à l’autre par deux personnes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La diffusion de l’orgue dans les campagnes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après 1700, l’instrument pénètre dans les villages du vignoble et de la plaine. L’orgue est désormais le plus souvent placé sur une tribune en bois, au-dessus de l’entrée principale de l’église. Son dessin varie en fonction des goûts du facteur d’orgue et des possibilités financières du client. Il comprend, en général, un grand orgue, avec un plan sonore de pédale séparé, et, au premier plan, un positif de dos incrusté dans le garde-corps, lui-même souvent surmonté de panneaux ajourés, comme on peut les voir encore à Ebersmunster ou à Soultz dans le Haut-Rhin. Le buffet n’est plus peint mais simplement verni. Il est en chêne pour les parties visibles, en sapin pour les autres parties afin de réduire les coûts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt;, siècle des Silbermann ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;Le XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle est largement dominé par les Silbermann. André Silbermann (1678-1734), originaire de Saxe, construit en tout 34 instruments dans son atelier à Strasbourg. Parmi ses instruments les plus célèbres, on peut citer ceux de Marmoutier (1710) et d’Ebersmunster (1732). Son fils Jean-André Silbermann (1712-1783) qui lui succède construit 57 instruments, dont l’un des plus célèbres est celui de l’église Saint-Thomas à Strasbourg, orgue sur lequel joue Mozart lors de son séjour dans la ville en 1778. Mais les Silbermann, unanimement reconnus pour la qualité de leur travail, ne sont pas les seuls facteurs d’orgues en Alsace au XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, même s’ils dominent le marché. On peut ainsi citer parmi leurs concurrents Joseph Waltrin (1679-1747), originaire de Remiremont, qui construit notamment l’orgue de Kaysersberg (1720). Son fils, Jean-Baptiste Waltrin (1708-1753), forme des artisans très doués, comme Louis Dubois (1726-1766), auteur d’orgues à Ammerschwihr (1762) et Wissembourg (1765). Installé lui aussi à Kaysersberg, Jacques Besançon (1735-1811) construit des orgues à Villé (1767) et à Ungersheim (1768). Sans pouvoir être complet sur l’ensemble des facteurs d’orgues en activité à cette époque, citons encore Johann Georg Rohrer (vers 1685-1765), venu de Bohême et Georg Friederich Merckel (1671-1766), tous deux installés à Strasbourg et qui ne connaissent pas le succès de Silbermann. Enfin, deux artisans travaillent dans la région à la fin du XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle : Martin Bergäntzel (1722-1803) construit notamment l’orgue des Franciscains à Kaysersberg (1785) et Joseph Rabiny (1732-1813) est connu pour avoir construit le grand orgue de quatre claviers à l’église Notre-Dame de Guebwiller (1785). Le premier donne naissance à la lignée des Bergäntzel-Rinckenbach qui est active à Ammerschwihr jusque dans la première partie du XX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle. Le second fait venir son gendre François Callinet à Rouffach, où plusieurs générations ont produit de nombreux orgues réputés jusqu’en 1870.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne le répertoire musical, les musiciens protestants de Strasbourg ne semblent guère s’intéresser à la musique française de l’époque, et ce malgré la présence française depuis la fin du XVII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle. Du côté catholique, à Haguenau ou Molsheim, on préfère interpréter les œuvres de compositeurs italiens, autrichiens ou d’Allemagne du Sud, notamment celles du bénédictin Valentin Rathberger dans la première moitié du XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= III. Les organistes et l&amp;lt;span style=&amp;quot;font-size:11.0pt&amp;quot;&amp;gt;’&amp;lt;/span&amp;gt;enseignement =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On trouve, datant du XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, des règlements que les organistes signent lors de leur engagement. Ces documents, qui existaient déjà durant les siècles précédents, décrivent sommairement ce qu’on attend d’eux. À l’église Sainte-Aurélie de Strasbourg, par exemple, il est notamment demandé au musicien de ne pas s’engager parallèlement dans une autre paroisse, de jouer lui-même tous les dimanches et lors des autres grandes fêtes et d’accorder l’instrument. Concernant son jeu, il lui est demandé de jouer de façon lente et solennelle. Durant ce siècle, il devient de plus en plus fréquent de voir l’association maître d’école-organiste. Outre l’apprentissage des rudiments de la lecture, de l’écriture et du calcul, les maîtres d’école sont aussi chargés d’assurer l’enseignement du catéchisme et le chant. Déjà en 1667, le règlement scolaire, établi par le magistrat de Turckheim, prescrivait au maître d’école d’enseigner consciencieusement le chant à tous les élèves ayant des aptitudes musicales et à jouer l’orgue, s’il en était capable, ou à le faire jouer par un autre que lui, aux grandes fêtes de l’Église ou aux fêtes des Apôtres. On citera à titre d’exemple quelques noms de maîtres d’école-organistes de la région de Colmar au XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle : Heinrich Schäffer, à Turckheim vers 1709, Ferdinand Marlein, à Kaysersberg vers 1717, Antoine Klein, à Turckheim de 1736 à 1756, François Joseph Waldenspiel, à Ammerschwihr vers 1756-1762, et Peter Ruetschmann, à Kaysersberg vers 1780.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La généralisation de l’orgue dans les paroisses ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À la Révolution, la sécularisation des églises conventuelles entraîne la vente de leurs biens – dont les orgues, considérés comme bien nationaux. Plusieurs communes peuvent ainsi acquérir un orgue. À titre d’exemple, l’orgue Silbermann de l’abbaye de Pairis est transféré à Turckheim en 1792. À cette date, l’Alsace compte près de 300 orgues, soit trois fois plus qu’en 1700, ce qui montre l’importance de la production en Alsace à cette époque et l’intérêt porté à l’instrument. Le XIX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle qui s’annonce verra les plus petites communes qui ne possédaient pas d’orgue en acquérir elles aussi, principalement auprès des grandes maisons alsaciennes Callinet, Rinckenbach et Stiehr, héritières du siècle précédent. Parallèlement, une nouvelle génération d’organistes alsaciens, et parmi elle Joseph Wackenthaler à la cathédrale de Strasbourg et Léon Boëllmann à Paris, exerceront aussi leurs talents dans l’écriture pour orgue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
GÉROLD (Théodore), &amp;#039;&amp;#039;Les plus anciennes mélodies de l’Église protestante de Strasbourg et leurs auteurs&amp;#039;&amp;#039;, Paris, 1928.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MEYER (Christian), « L’utilisation de l’orgue à la cathédrale de Strasbourg avant la Réforme », &amp;#039;&amp;#039;Archives de l’Église d’Alsace&amp;#039;&amp;#039;, 1986, p. 55-70.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
COLLOT (Yves), LEHNI (Roger), LUTZ (Christian), &amp;#039;&amp;#039;L’orgue en Alsace&amp;#039;&amp;#039;, Ministère de la culture et de la communication, 1988.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
GESTER (Jean-Luc), &amp;#039;&amp;#039;La musique religieuse en Alsace au XVII&amp;lt;sup&amp;gt;e &amp;lt;/sup&amp;gt;siècle&amp;#039;&amp;#039;, Strasbourg, 2001.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MEYER-SIAT (Pie), &amp;#039;&amp;#039;Orgues en Alsace, inventaire historique des orgues d’Alsace&amp;#039;&amp;#039;, Strasbourg, 2003.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
KOEHLHOEFFER (Charles-Léon), &amp;#039;&amp;#039;Les Silbermann : facteurs d’orgues en Alsace et en Saxe&amp;#039;&amp;#039;, Strasbourg, 2008.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
PFEIFFER (Anne Claire), &amp;#039;&amp;#039;La vie musicale dans les lieux de cultes à Strasbourg au XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle&amp;#039;&amp;#039;,&amp;#039;&amp;#039;Thèse sous la direction de Jean-Paul Montagnier, Université de Lorraine, 2014.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
WIRRMANN (Benoît), &amp;#039;&amp;#039;De Bois et d’étain, cinq siècles d’orgues dans la vallée de Kaysersberg&amp;#039;&amp;#039;, Société d’histoire du canton de Lapoutroie – Val d’Orbey, 2014.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notices connexes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Kirchengesang_(culte_catholique)|&amp;#039;&amp;#039;Kirchengesang&amp;#039;&amp;#039;]], [[Musique_en_Alsace_(XVIe-XVIIIe_siècles)|Musique]]&lt;br /&gt;
&amp;lt;p class=&amp;quot;9-Signature&amp;quot; style=&amp;quot;text-align: right;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;Benoît Wirrmann&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/p&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Vzawalen</name></author>
		
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		<title>Orge - Gerst(e)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Orge_-_Gerst(e)&amp;diff=12846"/>
		<updated>2024-02-29T09:19:09Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Vzawalen : Page créée avec «  Cette variété de grains partage traditionnellement avec l’avoine la sole de printemps (&amp;#039;&amp;#039;Sommergerst&amp;#039;&amp;#039;) avant le développement de l’orge d’hiver semée sur la so... »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
Cette variété de grains partage traditionnellement avec l’avoine la sole de printemps (&amp;#039;&amp;#039;Sommergerst&amp;#039;&amp;#039;) avant le développement de l’orge d’hiver semée sur la sole d’automne et plus résistante au froid (&amp;#039;&amp;#039;Wintergerst&amp;#039;&amp;#039;). Mais il y a surtout lieu de faire la distinction entre la &amp;#039;&amp;#039;Weissgerst &amp;#039;&amp;#039;qui peut être tantôt incorporée dans le pain de ménage, tantôt consommée sous la forme perlée ou mondée&amp;#039;&amp;#039;et la &amp;#039;&amp;#039;Futtergerst&amp;#039;&amp;#039;, parfois mêlée de vesces ou de lentilles (d’où la dénomination de &amp;#039;&amp;#039;Wickgerst &amp;#039;&amp;#039;ou de &amp;#039;&amp;#039;Linsengerst&amp;#039;&amp;#039;), destinée à l’alimentation des bovins qui la consomment en vert comme fourrage. Enfin, on accorde une partie des grains à la volaille tandis qu’une autre est consacrée à la fabrication de la bière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notices connexes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Assolement]], [[Frucht]], [[Korn]], [[Méteil]], [[Pain]]&lt;br /&gt;
&amp;lt;p class=&amp;quot;9-Signature&amp;quot; style=&amp;quot;text-align: right;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;Jean-Michel Boehler&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/p&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Vzawalen</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Organiques_(articles)&amp;diff=12845</id>
		<title>Organiques (articles)</title>
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		<updated>2024-02-29T08:59:43Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Vzawalen : Page créée avec «  == Notices connexes ==  Articles_organiques, Concordat, Droit_canonique »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
== Notices connexes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Articles_organiques]], [[Concordat]], [[Droit_canonique]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Vzawalen</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Orf%C3%A8vres&amp;diff=12844</id>
		<title>Orfèvres</title>
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		<updated>2024-02-29T08:58:28Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Vzawalen : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;span lang=&amp;quot;EN-GB&amp;quot; style=&amp;quot;font-family:&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-weight:normal&amp;quot;&amp;gt;goldmacher&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;span lang=&amp;quot;EN-GB&amp;quot; style=&amp;quot;font-family:&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-weight:normal&amp;quot;&amp;gt;, g&amp;#039;&amp;#039;oldschmyt&amp;#039;&amp;#039;, g&amp;#039;&amp;#039;oldschmied&amp;#039;&amp;#039;, g&amp;#039;&amp;#039;oldarbeiter&amp;#039;&amp;#039;, s&amp;#039;&amp;#039;ilberarbeiter&amp;#039;&amp;#039;, a&amp;#039;&amp;#039;urifaber&amp;#039;&amp;#039;, a&amp;#039;&amp;#039;urifex&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les orfèvres exercent un artisanat qualifié de prestigieux eu égard aux coûteux matériaux utilisés&amp;amp;nbsp;: métaux précieux (or, argent), vermeil, pierres précieuses et semi-précieuses, cristal de roche, bois précieux, perles… et à la précision de leur «&amp;amp;nbsp;art&amp;amp;nbsp;» destiné à des clients aisés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ils sont à la fois fondeurs, modeleurs, graveurs, doreurs, émailleurs, sertisseurs. L’éventail de leurs créations est vaste&amp;amp;nbsp;; il va des bijoux aux objets d’art, religieux ou profanes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= I. Évolution du travail des orfèvres =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;Au haut Moyen Âge, les orfèvres œuvrent principalement pour les abbayes (Wissembourg, Ebersmünster, Erstein…) qui constituent leurs trésors pour les églises. En font partie les encensoirs, les croix, les crosses, les tabernacles, les monstrances, les calices… Au XIV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, l’essor des villes favorise une orfèvrerie civile destinée à une population patricienne ou bourgeoise alors en plein développement. Ainsi, l’or se désacralise et entre dans le monde profane mais les orfèvres maintiennent une production religieuse. Au XV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, les formes sont encore simples&amp;amp;nbsp;: travail en coquillé, décor de torsades, moulures, créneaux et feuillages, filigrane. Puis les pièces d’orfèvrerie gravées gagnent en raffinement dans la production des gobelets, des pièces tournées ou sculptées, des hanaps… (&amp;#039;&amp;#039;Encyclopédie d’Alsace, Histoire de l’art&amp;#039;&amp;#039;, p. 3&amp;lt;/span&amp;gt; &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;991-92).&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Naissance de la gravure d’images ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors de ce même siècle, les orfèvres participent au foisonnement artistique que connaissent les villes, notamment dans le Rhin supérieur. Les ateliers d’artisans «&amp;amp;nbsp;d’art&amp;amp;nbsp;» (peintres, sculpteurs, doreurs, imprimeurs, relieurs…) se développent et prospèrent grâce à leur renommée et au commerce de l’art qui dépasse largement les frontières de la région. Les orfèvres donnent alors naissance à un métier quasiment nouveau, la gravure d’images. Celle-ci n’est pas nommément désignée comme telle, les graveurs étant même absents des listes corporatives, car ce sont les orfèvres et les peintres qui gravent, tout en exerçant leur métier initial, création de bijoux et d’objets précieux pour les premiers, œuvres peintes pour les seconds. Ils sont donc des pionniers dans cette nouvelle discipline qu’est la gravure d’images, dont la reproduction est facilitée par l’impression, la présence du papier et la dévotion. Des graveurs célèbres, dont les œuvres connaissent la renommée de leur vivant, sont issus de l’orfèvrerie. Ainsi, &amp;#039;&amp;#039;Maître ES&amp;#039;&amp;#039;, orfèvre, initie la gravure sur cuivre au mitan du XV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle. Martin Schongauer (vers 1450-1490) fait son apprentissage chez son père orfèvre, Caspar, à Colmar, puis chez les peintres colmarien Caspar Isenmann et strasbourgeois Jost Haller.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La diffusion des sceaux ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.15pt&amp;quot;&amp;gt;Les orfèvres gravent aussi des cachets (&amp;#039;&amp;#039;pitschier&amp;#039;&amp;#039;, en général enchâssés dans une bague) et des sceaux (&amp;#039;&amp;#039;siegel&amp;#039;&amp;#039;, plus grands que les cachets), et dont l’usage se répand, alors qu’ils étaient auparavant réservés aux institutions civiles ou ecclésiastiques ou aux puissants. Les sceaux «&amp;amp;nbsp;nouvelle génération&amp;amp;nbsp;» répondent aux exigences d’une clientèle qui s’écartent des modèles quasi normalisés précédents. Ils traduisent les qualités de leurs possesseurs et acquièrent le statut d’objets d’art. Le tracé de certains sceaux révèle leur provenance&amp;amp;nbsp;: l’atelier Schongauer de Colmar, et plus particulièrement Martin, dont les œuvres gravées deviennent des modèles. La complexité et la précision des &amp;#039;&amp;#039;Rinceaux d’ornements&amp;#039;&amp;#039; et d’autres décors ciselés, par exemple, de Martin Schongauer, ne laissent aucun doute sur son apprentissage dans un atelier d’orfèvre, celui de son père.&amp;#039;&amp;#039;Les fils Schongauer, Caspar, Jörg (à Bâle), Paul et Martin, tous orfèvres, et Ludwig, peintre, ont tous bénéficié de l’art de leur père. Les orfèvres réalisent ainsi les matrices, gravées en général sur laiton, démontrant des qualités de dessinateur et de calligraphe et un goût esthétique nouveau. À côté des orfèvres œuvrent aussi d’exclusifs graveurs de sceaux, &amp;#039;&amp;#039;siegelschneider&amp;#039;&amp;#039;et des graveurs de cachets, &amp;#039;&amp;#039;pitschier schneider&amp;#039;&amp;#039;(Rott, p. 276-280). Le domaine d’activité des orfèvres s’étend aussi à la gravure de poinçons permettant de marquer ou de décorer leurs ouvrages, d’autant plus qu’en 1534, une réforme du statut des orfèvres strasbourgeois réitère l’obligation d’apposer un poinçon sur leurs œuvres (Haug, &amp;#039;&amp;#039;L’art en Alsace&amp;#039;&amp;#039;, p. 145 et &amp;#039;&amp;#039;L’orfèvrerie en Alsace&amp;#039;&amp;#039;, p. 116).&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’introduction d’un style nouveau et nouvelles activités ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La guerre de Trente Ans met un frein à la production des orfèvres qui connaissent un regain d’activité après les traités de paix (1648). Ils s’adonnent à un nouveau style fait de grandes fleurs repoussées et ciselées figurant sur la panse des hanaps et des gobelets. Les gobelets des membres des Magistrats et des échevins font florès, ils sont frappés aux armes des villes et comportent des décors gravés, ciselés, guillochés ou repoussés (v. Gobelet de Magistrat, droit de). L’art de la médaille (&amp;#039;&amp;#039;Schaumünze&amp;#039;&amp;#039;) et de l’horlogerie, proche de l’orfèvrerie, se développe également, les boîtiers étant parfois sertis de pierres précieuses, matériaux de prédilection des orfèvres. Les liens entre orfèvres, médailliers, horlogers et joailliers sont manifestes (&amp;#039;&amp;#039;Encyclopédie&amp;#039;&amp;#039;, p. 3999).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;Au XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, l’orfèvrerie de luxe imprègne l’activité des orfèvres qui perpétuent les traditions locales tout en rivalisant avec les évolutions et modes parisiennes. Le vermeil devient une spécialité strasbourgeoise, de renommée internationale. Les créations luxueuses, qui vont de la vaisselle aux nécessaires de voyage ou aux objets de toilette, favorisent l’émergence de nouvelles dynasties d’orfèvres (Haug, &amp;#039;&amp;#039;L’art en Alsace&amp;#039;&amp;#039;, p. 189&amp;amp;nbsp;; &amp;#039;&amp;#039;Encyclopédie&amp;#039;&amp;#039;, p. 4&amp;lt;/span&amp;gt; &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;005).&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= II. Les orfèvres, artisans soumis aux réglementations de tout ordre =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La détention d’argent conduit à des réglementations précises. Ainsi, à Strasbourg, lorsque la ville prend le contrôle de la Monnaie en 1369, elle promulgue un règlement visant à endiguer la spéculation, limitant à un an la possession privée d’argent. Les bateliers (&amp;#039;&amp;#039;schiffleute&amp;#039;&amp;#039;), épiciers (&amp;#039;&amp;#039;krämer&amp;#039;&amp;#039;), aubergistes (&amp;#039;&amp;#039;wirte&amp;#039;&amp;#039;), batteurs de laine (&amp;#039;&amp;#039;wollenschläger&amp;#039;&amp;#039;), marchands au long cours (&amp;#039;&amp;#039;fernhändler&amp;#039;&amp;#039;), drapiers au détail (&amp;#039;&amp;#039;gewandlüte&amp;#039;&amp;#039;) et orfèvres jurent de l’observer (Alioth, p. 97). À Colmar, en 1378, défense est faite à quiconque de fondre l’argent, sauf aux orfèvres, qui doivent marquer leurs œuvres d’un poinçon aux armes de la ville (&amp;#039;&amp;#039;mit dem stette zeichen&amp;#039;&amp;#039;) (AMC, BB43, p. 18). Par ailleurs, les orfèvres (et les batteurs d’or, &amp;#039;&amp;#039;goldschläger&amp;#039;&amp;#039;), approvisionnent en or et en argent les sculpteurs et les peintres pour leurs réalisations incluant ces métaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’obligation corporative ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;Comme tous les artisans, les orfèvres sont regroupés dans une corporation avec d’autres métiers, en particulier les forgerons&amp;amp;nbsp;: à Colmar, dans celle Au Sureau, &amp;#039;&amp;#039;Zum Holderbaum&amp;#039;&amp;#039;, à Mulhouse dans celle des Maréchaux, à Strasbourg, dans celle de l’Échasse, &amp;#039;&amp;#039;Zur Stelze&amp;#039;&amp;#039; (v. Échasse, corporation de l’). Les corporations édictent au fil du temps des règlements propres aux orfèvres concernant temps et prix de la formation, accès à la maîtrise, règles de fabrication, comportement confraternel, règlement des conflits, etc. Strasbourg édicte ainsi des règlements en 1434, 1533, 1538, etc.&amp;amp;nbsp;; le règlement colmarien figure aux archives municipales (AMC, HH 87/2).&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À Strasbourg, les orfèvres sont inscrits dans des registres particuliers, les tables d’insculptation, qui fournissent de ce fait la liste des maîtres et indiquent leur poinçon personnel. À ce poinçon s’ajoute, au XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, un poinçon de contrôle garantissant le titre d’argent&amp;amp;nbsp;: le nombre 13 couronné d’une fleur de lys et, en 1752, une contremarque fixant par une lettre le millésime et un poinçon BB se réclamant de la Monnaie de Strasbourg. À Colmar, le poinçon des orfèvres figure un gant (Haug, &amp;#039;&amp;#039;L’orfèvrerie de Strasbourg&amp;#039;&amp;#039;).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La formation des orfèvres ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La formation au métier d’orfèvre répondait aux exigences habituelles&amp;amp;nbsp;: apprentissage payant chez un maître, compagnonnage assorti d’une période de déplacements dans des ateliers situés dans d’autres villes ou régions (&amp;#039;&amp;#039;wandern&amp;#039;&amp;#039;), réalisation d’un chef-d’œuvre. Selon K. Schultz, le temps de formation était en moyenne de 2 ou 3 ans, mais il s’allonge au cours des XV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; et XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, d’une part, à cause du développement des techniques et des exigences accrues des spécialisations, d’autre part, en raison de la volonté des maîtres de restreindre autant que possible le nombre de compagnons parvenant à la maîtrise, ces derniers représentant une concurrence indésirable. Ainsi, à Strasbourg, selon un règlement corporatif de 1567, tout maître ne pouvait former dans son atelier plus d’un apprenti et trois compagnons à la fois (H. Meyer, art. 2, p. 111).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.15pt&amp;quot;&amp;gt;Par ailleurs, l’apprentissage étant payant et des parents étant impécunieux, certains maîtres en allongent la durée et le rendent moins coûteux ou bien offrent la possibilité de racheter ce temps. Par exemple, Jörg Schongauer, frère de Martin, orfèvre établi à Bâle, avait signé devant notaire un contrat d’apprentissage de 8 ans avec un apprenti (en 1490). Il «&amp;amp;nbsp;remet&amp;amp;nbsp;» un an et demi sur son temps à l’apprenti, le déclare apte devant sa corporation, contre paiement de 14 florins. Le temps normal d’apprentissage était alors de 4 ans&amp;amp;nbsp;; le contrat portant sur 8 ans démontre que le prix de l’apprentissage (&amp;#039;&amp;#039;lehrgeld&amp;#039;&amp;#039;) n’avait pas été versé (Schultz, p. 250). L’apprentissage n’était ouvert ni aux fils de curé (&amp;#039;&amp;#039;pfaffensun&amp;#039;&amp;#039;) ni aux bâtards (ce qui correspond aux règles générales des métiers de l’artisanat, dont l’exercice était réservé aux enfants de parents légitimes). Le &amp;#039;&amp;#039;wandern&amp;#039;&amp;#039;, complément de formation, apparaît à partir de 1450 et ne devient obligatoire qu’à partir de la seconde moitié du XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle (&amp;#039;&amp;#039;Ibid.&amp;#039;&amp;#039;, p. 270). Selon un règlement strasbourgeois de 1597 (H. Meyer, art. 1 et 5, p. 119), les apprentis orfèvres suivaient une formation de 8 ans (dont 6 au moins à Strasbourg pour les fils de maître). Dès 1482, les orfèvres strasbourgeois exigent la présentation d’un chef-d’œuvre pour accéder à la maîtrise, à savoir la création d’un calice, d’un sceau et le sertissage d’un diamant dans une bague en or (AMS, XI, Corporation de l’Échasse, 101, f&amp;lt;sup&amp;gt;os&amp;lt;/sup&amp;gt; 48-49), le coût des matériaux étant à la charge de l’impétrant (décision entérinée par le Magistrat). Le métier d’orfèvre n’était pas, au niveau régional, un &amp;#039;&amp;#039;geschenktes handwerk &amp;#039;&amp;#039;: les compagnons «&amp;amp;nbsp;étrangers&amp;amp;nbsp;» arrivant dans une ville ne bénéficiaient ni d’aide à l’embauche ni de subsides accordés par la corporation.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, les orfèvres participent au développement esthétique de ce vaste ensemble que l’on désigne aujourd’hui sous le terme «&amp;amp;nbsp;art&amp;amp;nbsp;», dont les œuvres sont conservées dans les musées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;#039;&amp;#039;Encyclopédie de l’Alsace&amp;#039;&amp;#039;, article &amp;#039;&amp;#039;Histoire de l’art&amp;#039;&amp;#039;, vol. 7, Strasbourg, 1984.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MEYER (Hans), &amp;#039;&amp;#039;Die Strassburger Goldschmiedezunft von ihrem Enstehen bis 1681. &amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;Urkunden und Darstellung,&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;b&amp;gt;Leipzig, 1881.&amp;lt;/b&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MOEDER (Marcel), «&amp;amp;nbsp;L’orfèvrerie et les orfèvres à Mulhouse vers la fin du Moyen Âge&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Archives alsaciennes d’histoire de l’art&amp;#039;&amp;#039;, vol. 6, 1927, p. 35-41.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ROTT (Hans), &amp;#039;&amp;#039;Quellen und Forschungen zur Kunstgeschichte im XV. und XVI. &amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;Jahrhundert. Oberrhein I&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;b&amp;gt;, Stuttgart, 1933-38, p. 276-280.&amp;lt;/b&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
HAUG (Hans), &amp;#039;&amp;#039;L’art en Alsace&amp;#039;&amp;#039;, Paris, 1962.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
FUCHS (François Joseph), «&amp;amp;nbsp;Un orfèvre strasbourgeois du XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle à la recherche de métaux précieux&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;CAAAH&amp;#039;&amp;#039;, 1967, p. 77-89.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
HAUG (Hans), &amp;#039;&amp;#039;L’orfèvrerie de Strasbourg dans les collections publiques&amp;#039;&amp;#039;, Paris, 1978.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
HAUG (Hans),&amp;#039;&amp;#039;«&amp;amp;nbsp;L’orfèvrerie en Alsace des origines au XIX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, &amp;#039;&amp;#039;RA&amp;#039;&amp;#039;, 110, 1984, p. 113-140.&amp;#039;&amp;#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
OBERLÉ (Raymond), GUETH (Francis), SCHMITT (Éliane) et SCHMITT (Pierre), &amp;#039;&amp;#039;L’or et le papier&amp;amp;nbsp;: en hommage à Pierre Schmitt, RA&amp;#039;&amp;#039;, 127, 2001, p. 23-88.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
FUCHS (François Joseph), «&amp;amp;nbsp;Nouvelles sources illustrant le rayonnement artistique de Strasbourg au début du XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle&amp;amp;nbsp;: extraits des procès-verbaux de la corporation de l’Échasse (1716-1724)&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;CAAAH&amp;#039;&amp;#039;, 2003, p. 55-85.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BASTIAN (Philippe), KUGEL (Alexis), LOEB-OBRENAN (Pauline), &amp;#039;&amp;#039;Vermeilleux&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;! L’argent doré de Strasbourg du XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; au XIX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;b&amp;gt;, Château-de-Saint-Rémy-en-l’Eau, 2014.&amp;lt;/b&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notices connexes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Chef-d&amp;#039;oeuvre|Chef-d’œuvre]], [[Corporation|Corporation]], [[Échasse_(corporation_de_l&amp;#039;)|Échasse (corporation de l’)]], [[Lehrgeld|Lehrgeld]], [[Lehrknabe|Lehrknabe]], [[Lehrverding|Lehrverding]]&lt;br /&gt;
&amp;lt;p class=&amp;quot;9-Signature&amp;quot; style=&amp;quot;margin-top: 0cm; text-align: right;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;Monique Debus Kehr&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/p&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Vzawalen</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Orf%C3%A8vres&amp;diff=12843</id>
		<title>Orfèvres</title>
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		<updated>2024-02-29T08:57:05Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Vzawalen : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;span lang=&amp;quot;EN-GB&amp;quot; style=&amp;quot;font-family:&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-weight:normal&amp;quot;&amp;gt;Goldmacher&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;span lang=&amp;quot;EN-GB&amp;quot; style=&amp;quot;font-family:&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-weight:normal&amp;quot;&amp;gt;, G&amp;#039;&amp;#039;oldschmyt&amp;#039;&amp;#039;, G&amp;#039;&amp;#039;oldschmied&amp;#039;&amp;#039;, G&amp;#039;&amp;#039;oldarbeiter&amp;#039;&amp;#039;, S&amp;#039;&amp;#039;ilberarbeiter&amp;#039;&amp;#039;, &amp;#039;&amp;#039;Aurifaber&amp;#039;&amp;#039;, A&amp;#039;&amp;#039;urifex&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les orfèvres exercent un artisanat qualifié de prestigieux eu égard aux coûteux matériaux utilisés&amp;amp;nbsp;: métaux précieux (or, argent), vermeil, pierres précieuses et semi-précieuses, cristal de roche, bois précieux, perles… et à la précision de leur «&amp;amp;nbsp;art&amp;amp;nbsp;» destiné à des clients aisés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ils sont à la fois fondeurs, modeleurs, graveurs, doreurs, émailleurs, sertisseurs. L’éventail de leurs créations est vaste&amp;amp;nbsp;; il va des bijoux aux objets d’art, religieux ou profanes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= I. Évolution du travail des orfèvres =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;Au haut Moyen Âge, les orfèvres œuvrent principalement pour les abbayes (Wissembourg, Ebersmünster, Erstein…) qui constituent leurs trésors pour les églises. En font partie les encensoirs, les croix, les crosses, les tabernacles, les monstrances, les calices… Au XIV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, l’essor des villes favorise une orfèvrerie civile destinée à une population patricienne ou bourgeoise alors en plein développement. Ainsi, l’or se désacralise et entre dans le monde profane mais les orfèvres maintiennent une production religieuse. Au XV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, les formes sont encore simples&amp;amp;nbsp;: travail en coquillé, décor de torsades, moulures, créneaux et feuillages, filigrane. Puis les pièces d’orfèvrerie gravées gagnent en raffinement dans la production des gobelets, des pièces tournées ou sculptées, des hanaps… (&amp;#039;&amp;#039;Encyclopédie d’Alsace, Histoire de l’art&amp;#039;&amp;#039;, p. 3&amp;lt;/span&amp;gt; &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;991-92).&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Naissance de la gravure d’images ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors de ce même siècle, les orfèvres participent au foisonnement artistique que connaissent les villes, notamment dans le Rhin supérieur. Les ateliers d’artisans «&amp;amp;nbsp;d’art&amp;amp;nbsp;» (peintres, sculpteurs, doreurs, imprimeurs, relieurs…) se développent et prospèrent grâce à leur renommée et au commerce de l’art qui dépasse largement les frontières de la région. Les orfèvres donnent alors naissance à un métier quasiment nouveau, la gravure d’images. Celle-ci n’est pas nommément désignée comme telle, les graveurs étant même absents des listes corporatives, car ce sont les orfèvres et les peintres qui gravent, tout en exerçant leur métier initial, création de bijoux et d’objets précieux pour les premiers, œuvres peintes pour les seconds. Ils sont donc des pionniers dans cette nouvelle discipline qu’est la gravure d’images, dont la reproduction est facilitée par l’impression, la présence du papier et la dévotion. Des graveurs célèbres, dont les œuvres connaissent la renommée de leur vivant, sont issus de l’orfèvrerie. Ainsi, &amp;#039;&amp;#039;Maître ES&amp;#039;&amp;#039;, orfèvre, initie la gravure sur cuivre au mitan du XV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle. Martin Schongauer (vers 1450-1490) fait son apprentissage chez son père orfèvre, Caspar, à Colmar, puis chez les peintres colmarien Caspar Isenmann et strasbourgeois Jost Haller.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La diffusion des sceaux ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.15pt&amp;quot;&amp;gt;Les orfèvres gravent aussi des cachets (&amp;#039;&amp;#039;pitschier&amp;#039;&amp;#039;, en général enchâssés dans une bague) et des sceaux (&amp;#039;&amp;#039;siegel&amp;#039;&amp;#039;, plus grands que les cachets), et dont l’usage se répand, alors qu’ils étaient auparavant réservés aux institutions civiles ou ecclésiastiques ou aux puissants. Les sceaux «&amp;amp;nbsp;nouvelle génération&amp;amp;nbsp;» répondent aux exigences d’une clientèle qui s’écartent des modèles quasi normalisés précédents. Ils traduisent les qualités de leurs possesseurs et acquièrent le statut d’objets d’art. Le tracé de certains sceaux révèle leur provenance&amp;amp;nbsp;: l’atelier Schongauer de Colmar, et plus particulièrement Martin, dont les œuvres gravées deviennent des modèles. La complexité et la précision des &amp;#039;&amp;#039;Rinceaux d’ornements&amp;#039;&amp;#039; et d’autres décors ciselés, par exemple, de Martin Schongauer, ne laissent aucun doute sur son apprentissage dans un atelier d’orfèvre, celui de son père.&amp;#039;&amp;#039;Les fils Schongauer, Caspar, Jörg (à Bâle), Paul et Martin, tous orfèvres, et Ludwig, peintre, ont tous bénéficié de l’art de leur père. Les orfèvres réalisent ainsi les matrices, gravées en général sur laiton, démontrant des qualités de dessinateur et de calligraphe et un goût esthétique nouveau. À côté des orfèvres œuvrent aussi d’exclusifs graveurs de sceaux, &amp;#039;&amp;#039;siegelschneider&amp;#039;&amp;#039;et des graveurs de cachets, &amp;#039;&amp;#039;pitschier schneider&amp;#039;&amp;#039;(Rott, p. 276-280). Le domaine d’activité des orfèvres s’étend aussi à la gravure de poinçons permettant de marquer ou de décorer leurs ouvrages, d’autant plus qu’en 1534, une réforme du statut des orfèvres strasbourgeois réitère l’obligation d’apposer un poinçon sur leurs œuvres (Haug, &amp;#039;&amp;#039;L’art en Alsace&amp;#039;&amp;#039;, p. 145 et &amp;#039;&amp;#039;L’orfèvrerie en Alsace&amp;#039;&amp;#039;, p. 116).&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’introduction d’un style nouveau et nouvelles activités ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La guerre de Trente Ans met un frein à la production des orfèvres qui connaissent un regain d’activité après les traités de paix (1648). Ils s’adonnent à un nouveau style fait de grandes fleurs repoussées et ciselées figurant sur la panse des hanaps et des gobelets. Les gobelets des membres des Magistrats et des échevins font florès, ils sont frappés aux armes des villes et comportent des décors gravés, ciselés, guillochés ou repoussés (v. Gobelet de Magistrat, droit de). L’art de la médaille (&amp;#039;&amp;#039;Schaumünze&amp;#039;&amp;#039;) et de l’horlogerie, proche de l’orfèvrerie, se développe également, les boîtiers étant parfois sertis de pierres précieuses, matériaux de prédilection des orfèvres. Les liens entre orfèvres, médailliers, horlogers et joailliers sont manifestes (&amp;#039;&amp;#039;Encyclopédie&amp;#039;&amp;#039;, p. 3999).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;Au XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, l’orfèvrerie de luxe imprègne l’activité des orfèvres qui perpétuent les traditions locales tout en rivalisant avec les évolutions et modes parisiennes. Le vermeil devient une spécialité strasbourgeoise, de renommée internationale. Les créations luxueuses, qui vont de la vaisselle aux nécessaires de voyage ou aux objets de toilette, favorisent l’émergence de nouvelles dynasties d’orfèvres (Haug, &amp;#039;&amp;#039;L’art en Alsace&amp;#039;&amp;#039;, p. 189&amp;amp;nbsp;; &amp;#039;&amp;#039;Encyclopédie&amp;#039;&amp;#039;, p. 4&amp;lt;/span&amp;gt; &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;005).&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= II. Les orfèvres, artisans soumis aux réglementations de tout ordre =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La détention d’argent conduit à des réglementations précises. Ainsi, à Strasbourg, lorsque la ville prend le contrôle de la Monnaie en 1369, elle promulgue un règlement visant à endiguer la spéculation, limitant à un an la possession privée d’argent. Les bateliers (&amp;#039;&amp;#039;schiffleute&amp;#039;&amp;#039;), épiciers (&amp;#039;&amp;#039;krämer&amp;#039;&amp;#039;), aubergistes (&amp;#039;&amp;#039;wirte&amp;#039;&amp;#039;), batteurs de laine (&amp;#039;&amp;#039;wollenschläger&amp;#039;&amp;#039;), marchands au long cours (&amp;#039;&amp;#039;fernhändler&amp;#039;&amp;#039;), drapiers au détail (&amp;#039;&amp;#039;gewandlüte&amp;#039;&amp;#039;) et orfèvres jurent de l’observer (Alioth, p. 97). À Colmar, en 1378, défense est faite à quiconque de fondre l’argent, sauf aux orfèvres, qui doivent marquer leurs œuvres d’un poinçon aux armes de la ville (&amp;#039;&amp;#039;mit dem stette zeichen&amp;#039;&amp;#039;) (AMC, BB43, p. 18). Par ailleurs, les orfèvres (et les batteurs d’or, &amp;#039;&amp;#039;goldschläger&amp;#039;&amp;#039;), approvisionnent en or et en argent les sculpteurs et les peintres pour leurs réalisations incluant ces métaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’obligation corporative ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;Comme tous les artisans, les orfèvres sont regroupés dans une corporation avec d’autres métiers, en particulier les forgerons&amp;amp;nbsp;: à Colmar, dans celle Au Sureau, &amp;#039;&amp;#039;Zum Holderbaum&amp;#039;&amp;#039;, à Mulhouse dans celle des Maréchaux, à Strasbourg, dans celle de l’Échasse, &amp;#039;&amp;#039;Zur Stelze&amp;#039;&amp;#039; (v. Échasse, corporation de l’). Les corporations édictent au fil du temps des règlements propres aux orfèvres concernant temps et prix de la formation, accès à la maîtrise, règles de fabrication, comportement confraternel, règlement des conflits, etc. Strasbourg édicte ainsi des règlements en 1434, 1533, 1538, etc.&amp;amp;nbsp;; le règlement colmarien figure aux archives municipales (AMC, HH 87/2).&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À Strasbourg, les orfèvres sont inscrits dans des registres particuliers, les tables d’insculptation, qui fournissent de ce fait la liste des maîtres et indiquent leur poinçon personnel. À ce poinçon s’ajoute, au XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, un poinçon de contrôle garantissant le titre d’argent&amp;amp;nbsp;: le nombre 13 couronné d’une fleur de lys et, en 1752, une contremarque fixant par une lettre le millésime et un poinçon BB se réclamant de la Monnaie de Strasbourg. À Colmar, le poinçon des orfèvres figure un gant (Haug, &amp;#039;&amp;#039;L’orfèvrerie de Strasbourg&amp;#039;&amp;#039;).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La formation des orfèvres ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La formation au métier d’orfèvre répondait aux exigences habituelles&amp;amp;nbsp;: apprentissage payant chez un maître, compagnonnage assorti d’une période de déplacements dans des ateliers situés dans d’autres villes ou régions (&amp;#039;&amp;#039;wandern&amp;#039;&amp;#039;), réalisation d’un chef-d’œuvre. Selon K. Schultz, le temps de formation était en moyenne de 2 ou 3 ans, mais il s’allonge au cours des XV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; et XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, d’une part, à cause du développement des techniques et des exigences accrues des spécialisations, d’autre part, en raison de la volonté des maîtres de restreindre autant que possible le nombre de compagnons parvenant à la maîtrise, ces derniers représentant une concurrence indésirable. Ainsi, à Strasbourg, selon un règlement corporatif de 1567, tout maître ne pouvait former dans son atelier plus d’un apprenti et trois compagnons à la fois (H. Meyer, art. 2, p. 111).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.15pt&amp;quot;&amp;gt;Par ailleurs, l’apprentissage étant payant et des parents étant impécunieux, certains maîtres en allongent la durée et le rendent moins coûteux ou bien offrent la possibilité de racheter ce temps. Par exemple, Jörg Schongauer, frère de Martin, orfèvre établi à Bâle, avait signé devant notaire un contrat d’apprentissage de 8 ans avec un apprenti (en 1490). Il «&amp;amp;nbsp;remet&amp;amp;nbsp;» un an et demi sur son temps à l’apprenti, le déclare apte devant sa corporation, contre paiement de 14 florins. Le temps normal d’apprentissage était alors de 4 ans&amp;amp;nbsp;; le contrat portant sur 8 ans démontre que le prix de l’apprentissage (&amp;#039;&amp;#039;lehrgeld&amp;#039;&amp;#039;) n’avait pas été versé (Schultz, p. 250). L’apprentissage n’était ouvert ni aux fils de curé (&amp;#039;&amp;#039;pfaffensun&amp;#039;&amp;#039;) ni aux bâtards (ce qui correspond aux règles générales des métiers de l’artisanat, dont l’exercice était réservé aux enfants de parents légitimes). Le &amp;#039;&amp;#039;wandern&amp;#039;&amp;#039;, complément de formation, apparaît à partir de 1450 et ne devient obligatoire qu’à partir de la seconde moitié du XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle (&amp;#039;&amp;#039;Ibid.&amp;#039;&amp;#039;, p. 270). Selon un règlement strasbourgeois de 1597 (H. Meyer, art. 1 et 5, p. 119), les apprentis orfèvres suivaient une formation de 8 ans (dont 6 au moins à Strasbourg pour les fils de maître). Dès 1482, les orfèvres strasbourgeois exigent la présentation d’un chef-d’œuvre pour accéder à la maîtrise, à savoir la création d’un calice, d’un sceau et le sertissage d’un diamant dans une bague en or (AMS, XI, Corporation de l’Échasse, 101, f&amp;lt;sup&amp;gt;os&amp;lt;/sup&amp;gt; 48-49), le coût des matériaux étant à la charge de l’impétrant (décision entérinée par le Magistrat). Le métier d’orfèvre n’était pas, au niveau régional, un &amp;#039;&amp;#039;geschenktes handwerk &amp;#039;&amp;#039;: les compagnons «&amp;amp;nbsp;étrangers&amp;amp;nbsp;» arrivant dans une ville ne bénéficiaient ni d’aide à l’embauche ni de subsides accordés par la corporation.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, les orfèvres participent au développement esthétique de ce vaste ensemble que l’on désigne aujourd’hui sous le terme «&amp;amp;nbsp;art&amp;amp;nbsp;», dont les œuvres sont conservées dans les musées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;#039;&amp;#039;Encyclopédie de l’Alsace&amp;#039;&amp;#039;, article &amp;#039;&amp;#039;Histoire de l’art&amp;#039;&amp;#039;, vol. 7, Strasbourg, 1984.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MEYER (Hans), &amp;#039;&amp;#039;Die Strassburger Goldschmiedezunft von ihrem Enstehen bis 1681. &amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;Urkunden und Darstellung,&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;b&amp;gt;Leipzig, 1881.&amp;lt;/b&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MOEDER (Marcel), «&amp;amp;nbsp;L’orfèvrerie et les orfèvres à Mulhouse vers la fin du Moyen Âge&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Archives alsaciennes d’histoire de l’art&amp;#039;&amp;#039;, vol. 6, 1927, p. 35-41.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ROTT (Hans), &amp;#039;&amp;#039;Quellen und Forschungen zur Kunstgeschichte im XV. und XVI. &amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;Jahrhundert. Oberrhein I&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;b&amp;gt;, Stuttgart, 1933-38, p. 276-280.&amp;lt;/b&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
HAUG (Hans), &amp;#039;&amp;#039;L’art en Alsace&amp;#039;&amp;#039;, Paris, 1962.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
FUCHS (François Joseph), «&amp;amp;nbsp;Un orfèvre strasbourgeois du XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle à la recherche de métaux précieux&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;CAAAH&amp;#039;&amp;#039;, 1967, p. 77-89.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
HAUG (Hans), &amp;#039;&amp;#039;L’orfèvrerie de Strasbourg dans les collections publiques&amp;#039;&amp;#039;, Paris, 1978.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
HAUG (Hans),&amp;#039;&amp;#039;«&amp;amp;nbsp;L’orfèvrerie en Alsace des origines au XIX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, &amp;#039;&amp;#039;RA&amp;#039;&amp;#039;, 110, 1984, p. 113-140.&amp;#039;&amp;#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
OBERLÉ (Raymond), GUETH (Francis), SCHMITT (Éliane) et SCHMITT (Pierre), &amp;#039;&amp;#039;L’or et le papier&amp;amp;nbsp;: en hommage à Pierre Schmitt, RA&amp;#039;&amp;#039;, 127, 2001, p. 23-88.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
FUCHS (François Joseph), «&amp;amp;nbsp;Nouvelles sources illustrant le rayonnement artistique de Strasbourg au début du XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle&amp;amp;nbsp;: extraits des procès-verbaux de la corporation de l’Échasse (1716-1724)&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;CAAAH&amp;#039;&amp;#039;, 2003, p. 55-85.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BASTIAN (Philippe), KUGEL (Alexis), LOEB-OBRENAN (Pauline), &amp;#039;&amp;#039;Vermeilleux&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;! L’argent doré de Strasbourg du XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; au XIX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;b&amp;gt;, Château-de-Saint-Rémy-en-l’Eau, 2014.&amp;lt;/b&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notices connexes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Chef-d&amp;#039;oeuvre|Chef-d’œuvre]], [[Corporation|Corporation]], [[Échasse_(corporation_de_l&amp;#039;)|Échasse (corporation de l’)]], [[Lehrgeld|Lehrgeld]], [[Lehrknabe|Lehrknabe]], [[Lehrverding|Lehrverding]]&lt;br /&gt;
&amp;lt;p class=&amp;quot;9-Signature&amp;quot; style=&amp;quot;margin-top: 0cm; text-align: right;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;Monique Debus Kehr&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/p&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Vzawalen</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Orf%C3%A8vres&amp;diff=12842</id>
		<title>Orfèvres</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Orf%C3%A8vres&amp;diff=12842"/>
		<updated>2024-02-29T08:56:35Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Vzawalen : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;span lang=&amp;quot;EN-GB&amp;quot; style=&amp;quot;font-family:&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-weight:normal&amp;quot;&amp;gt;Goldmacher&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;span lang=&amp;quot;EN-GB&amp;quot; style=&amp;quot;font-family:&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-weight:normal&amp;quot;&amp;gt;, G&amp;#039;&amp;#039;oldschmyt&amp;#039;&amp;#039;, G&amp;#039;&amp;#039;oldschmied&amp;#039;&amp;#039;, G&amp;#039;&amp;#039;oldarbeiter&amp;#039;&amp;#039;, S&amp;#039;&amp;#039;ilberarbeiter&amp;#039;&amp;#039;, A&amp;#039;&amp;#039;urifaber&amp;#039;&amp;#039;, A&amp;#039;&amp;#039;urifex&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les orfèvres exercent un artisanat qualifié de prestigieux eu égard aux coûteux matériaux utilisés&amp;amp;nbsp;: métaux précieux (or, argent), vermeil, pierres précieuses et semi-précieuses, cristal de roche, bois précieux, perles… et à la précision de leur «&amp;amp;nbsp;art&amp;amp;nbsp;» destiné à des clients aisés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ils sont à la fois fondeurs, modeleurs, graveurs, doreurs, émailleurs, sertisseurs. L’éventail de leurs créations est vaste&amp;amp;nbsp;; il va des bijoux aux objets d’art, religieux ou profanes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= I. Évolution du travail des orfèvres =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;Au haut Moyen Âge, les orfèvres œuvrent principalement pour les abbayes (Wissembourg, Ebersmünster, Erstein…) qui constituent leurs trésors pour les églises. En font partie les encensoirs, les croix, les crosses, les tabernacles, les monstrances, les calices… Au XIV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, l’essor des villes favorise une orfèvrerie civile destinée à une population patricienne ou bourgeoise alors en plein développement. Ainsi, l’or se désacralise et entre dans le monde profane mais les orfèvres maintiennent une production religieuse. Au XV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, les formes sont encore simples&amp;amp;nbsp;: travail en coquillé, décor de torsades, moulures, créneaux et feuillages, filigrane. Puis les pièces d’orfèvrerie gravées gagnent en raffinement dans la production des gobelets, des pièces tournées ou sculptées, des hanaps… (&amp;#039;&amp;#039;Encyclopédie d’Alsace, Histoire de l’art&amp;#039;&amp;#039;, p. 3&amp;lt;/span&amp;gt; &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;991-92).&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Naissance de la gravure d’images ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors de ce même siècle, les orfèvres participent au foisonnement artistique que connaissent les villes, notamment dans le Rhin supérieur. Les ateliers d’artisans «&amp;amp;nbsp;d’art&amp;amp;nbsp;» (peintres, sculpteurs, doreurs, imprimeurs, relieurs…) se développent et prospèrent grâce à leur renommée et au commerce de l’art qui dépasse largement les frontières de la région. Les orfèvres donnent alors naissance à un métier quasiment nouveau, la gravure d’images. Celle-ci n’est pas nommément désignée comme telle, les graveurs étant même absents des listes corporatives, car ce sont les orfèvres et les peintres qui gravent, tout en exerçant leur métier initial, création de bijoux et d’objets précieux pour les premiers, œuvres peintes pour les seconds. Ils sont donc des pionniers dans cette nouvelle discipline qu’est la gravure d’images, dont la reproduction est facilitée par l’impression, la présence du papier et la dévotion. Des graveurs célèbres, dont les œuvres connaissent la renommée de leur vivant, sont issus de l’orfèvrerie. Ainsi, &amp;#039;&amp;#039;Maître ES&amp;#039;&amp;#039;, orfèvre, initie la gravure sur cuivre au mitan du XV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle. Martin Schongauer (vers 1450-1490) fait son apprentissage chez son père orfèvre, Caspar, à Colmar, puis chez les peintres colmarien Caspar Isenmann et strasbourgeois Jost Haller.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La diffusion des sceaux ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.15pt&amp;quot;&amp;gt;Les orfèvres gravent aussi des cachets (&amp;#039;&amp;#039;pitschier&amp;#039;&amp;#039;, en général enchâssés dans une bague) et des sceaux (&amp;#039;&amp;#039;siegel&amp;#039;&amp;#039;, plus grands que les cachets), et dont l’usage se répand, alors qu’ils étaient auparavant réservés aux institutions civiles ou ecclésiastiques ou aux puissants. Les sceaux «&amp;amp;nbsp;nouvelle génération&amp;amp;nbsp;» répondent aux exigences d’une clientèle qui s’écartent des modèles quasi normalisés précédents. Ils traduisent les qualités de leurs possesseurs et acquièrent le statut d’objets d’art. Le tracé de certains sceaux révèle leur provenance&amp;amp;nbsp;: l’atelier Schongauer de Colmar, et plus particulièrement Martin, dont les œuvres gravées deviennent des modèles. La complexité et la précision des &amp;#039;&amp;#039;Rinceaux d’ornements&amp;#039;&amp;#039; et d’autres décors ciselés, par exemple, de Martin Schongauer, ne laissent aucun doute sur son apprentissage dans un atelier d’orfèvre, celui de son père.&amp;#039;&amp;#039;Les fils Schongauer, Caspar, Jörg (à Bâle), Paul et Martin, tous orfèvres, et Ludwig, peintre, ont tous bénéficié de l’art de leur père. Les orfèvres réalisent ainsi les matrices, gravées en général sur laiton, démontrant des qualités de dessinateur et de calligraphe et un goût esthétique nouveau. À côté des orfèvres œuvrent aussi d’exclusifs graveurs de sceaux, &amp;#039;&amp;#039;siegelschneider&amp;#039;&amp;#039;et des graveurs de cachets, &amp;#039;&amp;#039;pitschier schneider&amp;#039;&amp;#039;(Rott, p. 276-280). Le domaine d’activité des orfèvres s’étend aussi à la gravure de poinçons permettant de marquer ou de décorer leurs ouvrages, d’autant plus qu’en 1534, une réforme du statut des orfèvres strasbourgeois réitère l’obligation d’apposer un poinçon sur leurs œuvres (Haug, &amp;#039;&amp;#039;L’art en Alsace&amp;#039;&amp;#039;, p. 145 et &amp;#039;&amp;#039;L’orfèvrerie en Alsace&amp;#039;&amp;#039;, p. 116).&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’introduction d’un style nouveau et nouvelles activités ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La guerre de Trente Ans met un frein à la production des orfèvres qui connaissent un regain d’activité après les traités de paix (1648). Ils s’adonnent à un nouveau style fait de grandes fleurs repoussées et ciselées figurant sur la panse des hanaps et des gobelets. Les gobelets des membres des Magistrats et des échevins font florès, ils sont frappés aux armes des villes et comportent des décors gravés, ciselés, guillochés ou repoussés (v. Gobelet de Magistrat, droit de). L’art de la médaille (&amp;#039;&amp;#039;Schaumünze&amp;#039;&amp;#039;) et de l’horlogerie, proche de l’orfèvrerie, se développe également, les boîtiers étant parfois sertis de pierres précieuses, matériaux de prédilection des orfèvres. Les liens entre orfèvres, médailliers, horlogers et joailliers sont manifestes (&amp;#039;&amp;#039;Encyclopédie&amp;#039;&amp;#039;, p. 3999).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;Au XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, l’orfèvrerie de luxe imprègne l’activité des orfèvres qui perpétuent les traditions locales tout en rivalisant avec les évolutions et modes parisiennes. Le vermeil devient une spécialité strasbourgeoise, de renommée internationale. Les créations luxueuses, qui vont de la vaisselle aux nécessaires de voyage ou aux objets de toilette, favorisent l’émergence de nouvelles dynasties d’orfèvres (Haug, &amp;#039;&amp;#039;L’art en Alsace&amp;#039;&amp;#039;, p. 189&amp;amp;nbsp;; &amp;#039;&amp;#039;Encyclopédie&amp;#039;&amp;#039;, p. 4&amp;lt;/span&amp;gt; &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;005).&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= II. Les orfèvres, artisans soumis aux réglementations de tout ordre =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La détention d’argent conduit à des réglementations précises. Ainsi, à Strasbourg, lorsque la ville prend le contrôle de la Monnaie en 1369, elle promulgue un règlement visant à endiguer la spéculation, limitant à un an la possession privée d’argent. Les bateliers (&amp;#039;&amp;#039;schiffleute&amp;#039;&amp;#039;), épiciers (&amp;#039;&amp;#039;krämer&amp;#039;&amp;#039;), aubergistes (&amp;#039;&amp;#039;wirte&amp;#039;&amp;#039;), batteurs de laine (&amp;#039;&amp;#039;wollenschläger&amp;#039;&amp;#039;), marchands au long cours (&amp;#039;&amp;#039;fernhändler&amp;#039;&amp;#039;), drapiers au détail (&amp;#039;&amp;#039;gewandlüte&amp;#039;&amp;#039;) et orfèvres jurent de l’observer (Alioth, p. 97). À Colmar, en 1378, défense est faite à quiconque de fondre l’argent, sauf aux orfèvres, qui doivent marquer leurs œuvres d’un poinçon aux armes de la ville (&amp;#039;&amp;#039;mit dem stette zeichen&amp;#039;&amp;#039;) (AMC, BB43, p. 18). Par ailleurs, les orfèvres (et les batteurs d’or, &amp;#039;&amp;#039;goldschläger&amp;#039;&amp;#039;), approvisionnent en or et en argent les sculpteurs et les peintres pour leurs réalisations incluant ces métaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’obligation corporative ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;Comme tous les artisans, les orfèvres sont regroupés dans une corporation avec d’autres métiers, en particulier les forgerons&amp;amp;nbsp;: à Colmar, dans celle Au Sureau, &amp;#039;&amp;#039;Zum Holderbaum&amp;#039;&amp;#039;, à Mulhouse dans celle des Maréchaux, à Strasbourg, dans celle de l’Échasse, &amp;#039;&amp;#039;Zur Stelze&amp;#039;&amp;#039; (v. Échasse, corporation de l’). Les corporations édictent au fil du temps des règlements propres aux orfèvres concernant temps et prix de la formation, accès à la maîtrise, règles de fabrication, comportement confraternel, règlement des conflits, etc. Strasbourg édicte ainsi des règlements en 1434, 1533, 1538, etc.&amp;amp;nbsp;; le règlement colmarien figure aux archives municipales (AMC, HH 87/2).&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À Strasbourg, les orfèvres sont inscrits dans des registres particuliers, les tables d’insculptation, qui fournissent de ce fait la liste des maîtres et indiquent leur poinçon personnel. À ce poinçon s’ajoute, au XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, un poinçon de contrôle garantissant le titre d’argent&amp;amp;nbsp;: le nombre 13 couronné d’une fleur de lys et, en 1752, une contremarque fixant par une lettre le millésime et un poinçon BB se réclamant de la Monnaie de Strasbourg. À Colmar, le poinçon des orfèvres figure un gant (Haug, &amp;#039;&amp;#039;L’orfèvrerie de Strasbourg&amp;#039;&amp;#039;).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La formation des orfèvres ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La formation au métier d’orfèvre répondait aux exigences habituelles&amp;amp;nbsp;: apprentissage payant chez un maître, compagnonnage assorti d’une période de déplacements dans des ateliers situés dans d’autres villes ou régions (&amp;#039;&amp;#039;wandern&amp;#039;&amp;#039;), réalisation d’un chef-d’œuvre. Selon K. Schultz, le temps de formation était en moyenne de 2 ou 3 ans, mais il s’allonge au cours des XV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; et XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, d’une part, à cause du développement des techniques et des exigences accrues des spécialisations, d’autre part, en raison de la volonté des maîtres de restreindre autant que possible le nombre de compagnons parvenant à la maîtrise, ces derniers représentant une concurrence indésirable. Ainsi, à Strasbourg, selon un règlement corporatif de 1567, tout maître ne pouvait former dans son atelier plus d’un apprenti et trois compagnons à la fois (H. Meyer, art. 2, p. 111).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.15pt&amp;quot;&amp;gt;Par ailleurs, l’apprentissage étant payant et des parents étant impécunieux, certains maîtres en allongent la durée et le rendent moins coûteux ou bien offrent la possibilité de racheter ce temps. Par exemple, Jörg Schongauer, frère de Martin, orfèvre établi à Bâle, avait signé devant notaire un contrat d’apprentissage de 8 ans avec un apprenti (en 1490). Il «&amp;amp;nbsp;remet&amp;amp;nbsp;» un an et demi sur son temps à l’apprenti, le déclare apte devant sa corporation, contre paiement de 14 florins. Le temps normal d’apprentissage était alors de 4 ans&amp;amp;nbsp;; le contrat portant sur 8 ans démontre que le prix de l’apprentissage (&amp;#039;&amp;#039;lehrgeld&amp;#039;&amp;#039;) n’avait pas été versé (Schultz, p. 250). L’apprentissage n’était ouvert ni aux fils de curé (&amp;#039;&amp;#039;pfaffensun&amp;#039;&amp;#039;) ni aux bâtards (ce qui correspond aux règles générales des métiers de l’artisanat, dont l’exercice était réservé aux enfants de parents légitimes). Le &amp;#039;&amp;#039;wandern&amp;#039;&amp;#039;, complément de formation, apparaît à partir de 1450 et ne devient obligatoire qu’à partir de la seconde moitié du XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle (&amp;#039;&amp;#039;Ibid.&amp;#039;&amp;#039;, p. 270). Selon un règlement strasbourgeois de 1597 (H. Meyer, art. 1 et 5, p. 119), les apprentis orfèvres suivaient une formation de 8 ans (dont 6 au moins à Strasbourg pour les fils de maître). Dès 1482, les orfèvres strasbourgeois exigent la présentation d’un chef-d’œuvre pour accéder à la maîtrise, à savoir la création d’un calice, d’un sceau et le sertissage d’un diamant dans une bague en or (AMS, XI, Corporation de l’Échasse, 101, f&amp;lt;sup&amp;gt;os&amp;lt;/sup&amp;gt; 48-49), le coût des matériaux étant à la charge de l’impétrant (décision entérinée par le Magistrat). Le métier d’orfèvre n’était pas, au niveau régional, un &amp;#039;&amp;#039;geschenktes handwerk &amp;#039;&amp;#039;: les compagnons «&amp;amp;nbsp;étrangers&amp;amp;nbsp;» arrivant dans une ville ne bénéficiaient ni d’aide à l’embauche ni de subsides accordés par la corporation.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, les orfèvres participent au développement esthétique de ce vaste ensemble que l’on désigne aujourd’hui sous le terme «&amp;amp;nbsp;art&amp;amp;nbsp;», dont les œuvres sont conservées dans les musées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;#039;&amp;#039;Encyclopédie de l’Alsace&amp;#039;&amp;#039;, article &amp;#039;&amp;#039;Histoire de l’art&amp;#039;&amp;#039;, vol. 7, Strasbourg, 1984.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MEYER (Hans), &amp;#039;&amp;#039;Die Strassburger Goldschmiedezunft von ihrem Enstehen bis 1681. &amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;Urkunden und Darstellung,&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;b&amp;gt;Leipzig, 1881.&amp;lt;/b&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MOEDER (Marcel), «&amp;amp;nbsp;L’orfèvrerie et les orfèvres à Mulhouse vers la fin du Moyen Âge&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Archives alsaciennes d’histoire de l’art&amp;#039;&amp;#039;, vol. 6, 1927, p. 35-41.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ROTT (Hans), &amp;#039;&amp;#039;Quellen und Forschungen zur Kunstgeschichte im XV. und XVI. &amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;Jahrhundert. Oberrhein I&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;b&amp;gt;, Stuttgart, 1933-38, p. 276-280.&amp;lt;/b&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
HAUG (Hans), &amp;#039;&amp;#039;L’art en Alsace&amp;#039;&amp;#039;, Paris, 1962.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
FUCHS (François Joseph), «&amp;amp;nbsp;Un orfèvre strasbourgeois du XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle à la recherche de métaux précieux&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;CAAAH&amp;#039;&amp;#039;, 1967, p. 77-89.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
HAUG (Hans), &amp;#039;&amp;#039;L’orfèvrerie de Strasbourg dans les collections publiques&amp;#039;&amp;#039;, Paris, 1978.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
HAUG (Hans),&amp;#039;&amp;#039;«&amp;amp;nbsp;L’orfèvrerie en Alsace des origines au XIX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, &amp;#039;&amp;#039;RA&amp;#039;&amp;#039;, 110, 1984, p. 113-140.&amp;#039;&amp;#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
OBERLÉ (Raymond), GUETH (Francis), SCHMITT (Éliane) et SCHMITT (Pierre), &amp;#039;&amp;#039;L’or et le papier&amp;amp;nbsp;: en hommage à Pierre Schmitt, RA&amp;#039;&amp;#039;, 127, 2001, p. 23-88.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
FUCHS (François Joseph), «&amp;amp;nbsp;Nouvelles sources illustrant le rayonnement artistique de Strasbourg au début du XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle&amp;amp;nbsp;: extraits des procès-verbaux de la corporation de l’Échasse (1716-1724)&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;CAAAH&amp;#039;&amp;#039;, 2003, p. 55-85.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BASTIAN (Philippe), KUGEL (Alexis), LOEB-OBRENAN (Pauline), &amp;#039;&amp;#039;Vermeilleux&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;! L’argent doré de Strasbourg du XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; au XIX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;b&amp;gt;, Château-de-Saint-Rémy-en-l’Eau, 2014.&amp;lt;/b&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notices connexes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Chef-d&amp;#039;oeuvre|Chef-d’œuvre]], [[Corporation|Corporation]], [[Échasse_(corporation_de_l&amp;#039;)|Échasse (corporation de l’)]], [[Lehrgeld|Lehrgeld]], [[Lehrknabe|Lehrknabe]], [[Lehrverding|Lehrverding]]&lt;br /&gt;
&amp;lt;p class=&amp;quot;9-Signature&amp;quot; style=&amp;quot;margin-top: 0cm; text-align: right;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;Monique Debus Kehr&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/p&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Vzawalen</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Orf%C3%A8vres&amp;diff=12841</id>
		<title>Orfèvres</title>
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		<updated>2024-02-29T08:55:37Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Vzawalen : Page créée avec «  &amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;span lang=&amp;quot;EN-GB&amp;quot; style=&amp;quot;font-family:&amp;quot; adobe=&amp;quot;&amp;quot; caslon=&amp;quot;&amp;quot; pro&amp;quot;,serif&amp;quot;=&amp;quot;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-weight:normal&amp;quot;&amp;gt;goldmacher&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;span lang=&amp;quot;EN-GB&amp;quot; style=&amp;quot;font-fami... »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;span lang=&amp;quot;EN-GB&amp;quot; style=&amp;quot;font-family:&amp;quot; adobe=&amp;quot;&amp;quot; caslon=&amp;quot;&amp;quot; pro&amp;quot;,serif&amp;quot;=&amp;quot;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-weight:normal&amp;quot;&amp;gt;goldmacher&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;span lang=&amp;quot;EN-GB&amp;quot; style=&amp;quot;font-family:&amp;quot; adobe=&amp;quot;&amp;quot; caslon=&amp;quot;&amp;quot; pro&amp;quot;,serif&amp;quot;=&amp;quot;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-weight:normal&amp;quot;&amp;gt;, &amp;#039;&amp;#039;goldschmyt&amp;#039;&amp;#039;, &amp;#039;&amp;#039;goldschmied&amp;#039;&amp;#039;, &amp;#039;&amp;#039;goldarbeiter&amp;#039;&amp;#039;, &amp;#039;&amp;#039;silberarbeiter&amp;#039;&amp;#039;, &amp;#039;&amp;#039;aurifaber&amp;#039;&amp;#039;, &amp;#039;&amp;#039;aurifex&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les orfèvres exercent un artisanat qualifié de prestigieux eu égard aux coûteux matériaux utilisés : métaux précieux (or, argent), vermeil, pierres précieuses et semi-précieuses, cristal de roche, bois précieux, perles… et à la précision de leur « art » destiné à des clients aisés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ils sont à la fois fondeurs, modeleurs, graveurs, doreurs, émailleurs, sertisseurs. L’éventail de leurs créations est vaste ; il va des bijoux aux objets d’art, religieux ou profanes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= I. Évolution du travail des orfèvres =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;Au haut Moyen Âge, les orfèvres œuvrent principalement pour les abbayes (Wissembourg, Ebersmünster, Erstein…) qui constituent leurs trésors pour les églises. En font partie les encensoirs, les croix, les crosses, les tabernacles, les monstrances, les calices… Au XIV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, l’essor des villes favorise une orfèvrerie civile destinée à une population patricienne ou bourgeoise alors en plein développement. Ainsi, l’or se désacralise et entre dans le monde profane mais les orfèvres maintiennent une production religieuse. Au XV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, les formes sont encore simples : travail en coquillé, décor de torsades, moulures, créneaux et feuillages, filigrane. Puis les pièces d’orfèvrerie gravées gagnent en raffinement dans la production des gobelets, des pièces tournées ou sculptées, des hanaps… (&amp;#039;&amp;#039;Encyclopédie d’Alsace, Histoire de l’art&amp;#039;&amp;#039;, p. 3&amp;lt;/span&amp;gt; &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;991-92).&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Naissance de la gravure d’images ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors de ce même siècle, les orfèvres participent au foisonnement artistique que connaissent les villes, notamment dans le Rhin supérieur. Les ateliers d’artisans « d’art » (peintres, sculpteurs, doreurs, imprimeurs, relieurs…) se développent et prospèrent grâce à leur renommée et au commerce de l’art qui dépasse largement les frontières de la région. Les orfèvres donnent alors naissance à un métier quasiment nouveau, la gravure d’images. Celle-ci n’est pas nommément désignée comme telle, les graveurs étant même absents des listes corporatives, car ce sont les orfèvres et les peintres qui gravent, tout en exerçant leur métier initial, création de bijoux et d’objets précieux pour les premiers, œuvres peintes pour les seconds. Ils sont donc des pionniers dans cette nouvelle discipline qu’est la gravure d’images, dont la reproduction est facilitée par l’impression, la présence du papier et la dévotion. Des graveurs célèbres, dont les œuvres connaissent la renommée de leur vivant, sont issus de l’orfèvrerie. Ainsi, &amp;#039;&amp;#039;Maître ES&amp;#039;&amp;#039;, orfèvre, initie la gravure sur cuivre au mitan du XV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle. Martin Schongauer (vers 1450-1490) fait son apprentissage chez son père orfèvre, Caspar, à Colmar, puis chez les peintres colmarien Caspar Isenmann et strasbourgeois Jost Haller.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La diffusion des sceaux ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.15pt&amp;quot;&amp;gt;Les orfèvres gravent aussi des cachets (&amp;#039;&amp;#039;pitschier&amp;#039;&amp;#039;, en général enchâssés dans une bague) et des sceaux (&amp;#039;&amp;#039;siegel&amp;#039;&amp;#039;, plus grands que les cachets), et dont l’usage se répand, alors qu’ils étaient auparavant réservés aux institutions civiles ou ecclésiastiques ou aux puissants. Les sceaux « nouvelle génération » répondent aux exigences d’une clientèle qui s’écartent des modèles quasi normalisés précédents. Ils traduisent les qualités de leurs possesseurs et acquièrent le statut d’objets d’art. Le tracé de certains sceaux révèle leur provenance : l’atelier Schongauer de Colmar, et plus particulièrement Martin, dont les œuvres gravées deviennent des modèles. La complexité et la précision des &amp;#039;&amp;#039;Rinceaux d’ornements&amp;#039;&amp;#039; et d’autres décors ciselés, par exemple, de Martin Schongauer, ne laissent aucun doute sur son apprentissage dans un atelier d’orfèvre, celui de son père.&amp;#039;&amp;#039;Les fils Schongauer, Caspar, Jörg (à Bâle), Paul et Martin, tous orfèvres, et Ludwig, peintre, ont tous bénéficié de l’art de leur père. Les orfèvres réalisent ainsi les matrices, gravées en général sur laiton, démontrant des qualités de dessinateur et de calligraphe et un goût esthétique nouveau. À côté des orfèvres œuvrent aussi d’exclusifs graveurs de sceaux, &amp;#039;&amp;#039;siegelschneider&amp;#039;&amp;#039; et des graveurs de cachets, &amp;#039;&amp;#039;pitschier schneider&amp;#039;&amp;#039; (Rott, p. 276-280). Le domaine d’activité des orfèvres s’étend aussi à la gravure de poinçons permettant de marquer ou de décorer leurs ouvrages, d’autant plus qu’en 1534, une réforme du statut des orfèvres strasbourgeois réitère l’obligation d’apposer un poinçon sur leurs œuvres (Haug, &amp;#039;&amp;#039;L’art en Alsace&amp;#039;&amp;#039;, p. 145 et &amp;#039;&amp;#039;L’orfèvrerie en Alsace&amp;#039;&amp;#039;, p. 116).&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’introduction d’un style nouveau et nouvelles activités ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La guerre de Trente Ans met un frein à la production des orfèvres qui connaissent un regain d’activité après les traités de paix (1648). Ils s’adonnent à un nouveau style fait de grandes fleurs repoussées et ciselées figurant sur la panse des hanaps et des gobelets. Les gobelets des membres des Magistrats et des échevins font florès, ils sont frappés aux armes des villes et comportent des décors gravés, ciselés, guillochés ou repoussés (v. Gobelet de Magistrat, droit de). L’art de la médaille (&amp;#039;&amp;#039;Schaumünze&amp;#039;&amp;#039;) et de l’horlogerie, proche de l’orfèvrerie, se développe également, les boîtiers étant parfois sertis de pierres précieuses, matériaux de prédilection des orfèvres. Les liens entre orfèvres, médailliers, horlogers et joailliers sont manifestes (&amp;#039;&amp;#039;Encyclopédie&amp;#039;&amp;#039;, p. 3999).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;Au XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, l’orfèvrerie de luxe imprègne l’activité des orfèvres qui perpétuent les traditions locales tout en rivalisant avec les évolutions et modes parisiennes. Le vermeil devient une spécialité strasbourgeoise, de renommée internationale. Les créations luxueuses, qui vont de la vaisselle aux nécessaires de voyage ou aux objets de toilette, favorisent l’émergence de nouvelles dynasties d’orfèvres (Haug, &amp;#039;&amp;#039;L’art en Alsace&amp;#039;&amp;#039;, p. 189 ; &amp;#039;&amp;#039;Encyclopédie&amp;#039;&amp;#039;, p. 4&amp;lt;/span&amp;gt; &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;005).&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= II. Les orfèvres, artisans soumis aux réglementations de tout ordre =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La détention d’argent conduit à des réglementations précises. Ainsi, à Strasbourg, lorsque la ville prend le contrôle de la Monnaie en 1369, elle promulgue un règlement visant à endiguer la spéculation, limitant à un an la possession privée d’argent. Les bateliers (&amp;#039;&amp;#039;schiffleute&amp;#039;&amp;#039;), épiciers (&amp;#039;&amp;#039;krämer&amp;#039;&amp;#039;), aubergistes (&amp;#039;&amp;#039;wirte&amp;#039;&amp;#039;), batteurs de laine (&amp;#039;&amp;#039;wollenschläger&amp;#039;&amp;#039;), marchands au long cours (&amp;#039;&amp;#039;fernhändler&amp;#039;&amp;#039;), drapiers au détail (&amp;#039;&amp;#039;gewandlüte&amp;#039;&amp;#039;) et orfèvres jurent de l’observer (Alioth, p. 97). À Colmar, en 1378, défense est faite à quiconque de fondre l’argent, sauf aux orfèvres, qui doivent marquer leurs œuvres d’un poinçon aux armes de la ville (&amp;#039;&amp;#039;mit dem stette zeichen&amp;#039;&amp;#039;) (AMC, BB43, p. 18). Par ailleurs, les orfèvres (et les batteurs d’or, &amp;#039;&amp;#039;goldschläger&amp;#039;&amp;#039;), approvisionnent en or et en argent les sculpteurs et les peintres pour leurs réalisations incluant ces métaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’obligation corporative ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;Comme tous les artisans, les orfèvres sont regroupés dans une corporation avec d’autres métiers, en particulier les forgerons : à Colmar, dans celle Au Sureau, &amp;#039;&amp;#039;Zum Holderbaum&amp;#039;&amp;#039;, à Mulhouse dans celle des Maréchaux, à Strasbourg, dans celle de l’Échasse, &amp;#039;&amp;#039;Zur Stelze&amp;#039;&amp;#039; (v. Échasse, corporation de l’). Les corporations édictent au fil du temps des règlements propres aux orfèvres concernant temps et prix de la formation, accès à la maîtrise, règles de fabrication, comportement confraternel, règlement des conflits, etc. Strasbourg édicte ainsi des règlements en 1434, 1533, 1538, etc. ; le règlement colmarien figure aux archives municipales (AMC, HH 87/2).&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À Strasbourg, les orfèvres sont inscrits dans des registres particuliers, les tables d’insculptation, qui fournissent de ce fait la liste des maîtres et indiquent leur poinçon personnel. À ce poinçon s’ajoute, au XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, un poinçon de contrôle garantissant le titre d’argent : le nombre 13 couronné d’une fleur de lys et, en 1752, une contremarque fixant par une lettre le millésime et un poinçon BB se réclamant de la Monnaie de Strasbourg. À Colmar, le poinçon des orfèvres figure un gant (Haug, &amp;#039;&amp;#039;L’orfèvrerie de Strasbourg&amp;#039;&amp;#039;).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La formation des orfèvres ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La formation au métier d’orfèvre répondait aux exigences habituelles : apprentissage payant chez un maître, compagnonnage assorti d’une période de déplacements dans des ateliers situés dans d’autres villes ou régions (&amp;#039;&amp;#039;wandern&amp;#039;&amp;#039;), réalisation d’un chef-d’œuvre. Selon K. Schultz, le temps de formation était en moyenne de 2 ou 3 ans, mais il s’allonge au cours des XV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; et XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, d’une part, à cause du développement des techniques et des exigences accrues des spécialisations, d’autre part, en raison de la volonté des maîtres de restreindre autant que possible le nombre de compagnons parvenant à la maîtrise, ces derniers représentant une concurrence indésirable. Ainsi, à Strasbourg, selon un règlement corporatif de 1567, tout maître ne pouvait former dans son atelier plus d’un apprenti et trois compagnons à la fois (H. Meyer, art. 2, p. 111).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.15pt&amp;quot;&amp;gt;Par ailleurs, l’apprentissage étant payant et des parents étant impécunieux, certains maîtres en allongent la durée et le rendent moins coûteux ou bien offrent la possibilité de racheter ce temps. Par exemple, Jörg Schongauer, frère de Martin, orfèvre établi à Bâle, avait signé devant notaire un contrat d’apprentissage de 8 ans avec un apprenti (en 1490). Il « remet » un an et demi sur son temps à l’apprenti, le déclare apte devant sa corporation, contre paiement de 14 florins. Le temps normal d’apprentissage était alors de 4 ans ; le contrat portant sur 8 ans démontre que le prix de l’apprentissage (&amp;#039;&amp;#039;lehrgeld&amp;#039;&amp;#039;) n’avait pas été versé (Schultz, p. 250). L’apprentissage n’était ouvert ni aux fils de curé (&amp;#039;&amp;#039;pfaffensun&amp;#039;&amp;#039;) ni aux bâtards (ce qui correspond aux règles générales des métiers de l’artisanat, dont l’exercice était réservé aux enfants de parents légitimes). Le &amp;#039;&amp;#039;wandern&amp;#039;&amp;#039;, complément de formation, apparaît à partir de 1450 et ne devient obligatoire qu’à partir de la seconde moitié du XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle (&amp;#039;&amp;#039;Ibid.&amp;#039;&amp;#039;, p. 270). Selon un règlement strasbourgeois de 1597 (H. Meyer, art. 1 et 5, p. 119), les apprentis orfèvres suivaient une formation de 8 ans (dont 6 au moins à Strasbourg pour les fils de maître). Dès 1482, les orfèvres strasbourgeois exigent la présentation d’un chef-d’œuvre pour accéder à la maîtrise, à savoir la création d’un calice, d’un sceau et le sertissage d’un diamant dans une bague en or (AMS, XI, Corporation de l’Échasse, 101, f&amp;lt;sup&amp;gt;os&amp;lt;/sup&amp;gt; 48-49), le coût des matériaux étant à la charge de l’impétrant (décision entérinée par le Magistrat). Le métier d’orfèvre n’était pas, au niveau régional, un &amp;#039;&amp;#039;geschenktes handwerk &amp;#039;&amp;#039;: les compagnons « étrangers » arrivant dans une ville ne bénéficiaient ni d’aide à l’embauche ni de subsides accordés par la corporation.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, les orfèvres participent au développement esthétique de ce vaste ensemble que l’on désigne aujourd’hui sous le terme « art », dont les œuvres sont conservées dans les musées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;#039;&amp;#039;Encyclopédie de l’Alsace&amp;#039;&amp;#039;, article &amp;#039;&amp;#039;Histoire de l’art&amp;#039;&amp;#039;, vol. 7, Strasbourg, 1984.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MEYER (Hans), &amp;#039;&amp;#039;Die Strassburger Goldschmiedezunft von ihrem Enstehen bis 1681. &amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;Urkunden und Darstellung,&amp;#039;&amp;#039; Leipzig, 1881.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MOEDER (Marcel), « L’orfèvrerie et les orfèvres à Mulhouse vers la fin du Moyen Âge », &amp;#039;&amp;#039;Archives alsaciennes d’histoire de l’art&amp;#039;&amp;#039;, vol. 6, 1927, p. 35-41.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ROTT (Hans), &amp;#039;&amp;#039;Quellen und Forschungen zur Kunstgeschichte im XV. und XVI. &amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;Jahrhundert. Oberrhein I&amp;#039;&amp;#039;, Stuttgart, 1933-38, p. 276-280.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
HAUG (Hans), &amp;#039;&amp;#039;L’art en Alsace&amp;#039;&amp;#039;, Paris, 1962.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
FUCHS (François Joseph), « Un orfèvre strasbourgeois du XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle à la recherche de métaux précieux », &amp;#039;&amp;#039;CAAAH&amp;#039;&amp;#039;, 1967, p. 77-89.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
HAUG (Hans), &amp;#039;&amp;#039;L’orfèvrerie de Strasbourg dans les collections publiques&amp;#039;&amp;#039;, Paris, 1978.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
HAUG (Hans),&amp;#039;&amp;#039;« L’orfèvrerie en Alsace des origines au XIX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, &amp;#039;&amp;#039;RA&amp;#039;&amp;#039;, 110, 1984, p. 113-140.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
OBERLÉ (Raymond), GUETH (Francis), SCHMITT (Éliane) et SCHMITT (Pierre), &amp;#039;&amp;#039;L’or et le papier : en hommage à Pierre Schmitt, RA&amp;#039;&amp;#039;, 127, 2001, p. 23-88.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
FUCHS (François Joseph), « Nouvelles sources illustrant le rayonnement artistique de Strasbourg au début du XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle : extraits des procès-verbaux de la corporation de l’Échasse (1716-1724) », &amp;#039;&amp;#039;CAAAH&amp;#039;&amp;#039;, 2003, p. 55-85.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BASTIAN (Philippe), KUGEL (Alexis), LOEB-OBRENAN (Pauline), &amp;#039;&amp;#039;Vermeilleux&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;! L’argent doré de Strasbourg du XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; au XIX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle&amp;#039;&amp;#039;, Château-de-Saint-Rémy-en-l’Eau, 2014.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notices connexes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Chef-d&amp;#039;oeuvre|Chef-d’œuvre]], [[Corporation]], [[Échasse_(corporation_de_l&amp;#039;)|Échasse (corporation de l’)]], [[Lehrgeld]], [[Lehrknabe]], [[Lehrverding]]&lt;br /&gt;
&amp;lt;p class=&amp;quot;9-Signature&amp;quot; style=&amp;quot;margin-top: 0cm; text-align: right;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;Monique Debus Kehr&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/p&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Vzawalen</name></author>
		
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Vzawalen : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
== Notice connexe ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;#039;&amp;#039;[[Œstricher|Œstricher]] &amp;amp;nbsp;&amp;#039;&amp;#039;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Vzawalen</name></author>
		
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Vzawalen : Page créée avec «  == Notice connexe ==  Œstricher &amp;amp;nbsp; »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
== Notice connexe ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Œstricher]]&lt;br /&gt;
&amp;amp;nbsp;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Vzawalen</name></author>
		
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Vzawalen : Page créée avec «  == Notices connexes ==  Augustins, Clergé_monastique_ou_régulier, Clarisses, Dominicains, Franciscains, Femme_(droit_de_la_-) »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
== Notices connexes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Augustins]], [[Clergé_monastique_ou_régulier]], [[Clarisses]], [[Dominicains]], [[Franciscains]], [[Femme_(droit_de_la_-)]]&lt;/div&gt;</summary>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Vzawalen : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
== Notice connexe ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;#039;&amp;#039;[[Stände|Stände]]&amp;#039;&amp;#039;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Vzawalen</name></author>
		
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Vzawalen : Page créée avec «  == Notice connexe ==  Stände »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
== Notice connexe ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Stände]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Vzawalen</name></author>
		
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		<id>https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Ordonnance_eccl%C3%A9siastique&amp;diff=12835</id>
		<title>Ordonnance ecclésiastique</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Vzawalen : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
== Notice connexe ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;#039;&amp;#039;[[Kirchenordnungen|Kirchenordnungen]]&amp;#039;&amp;#039;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Vzawalen</name></author>
		
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		<id>https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Ordonnance_eccl%C3%A9siastique&amp;diff=12834</id>
		<title>Ordonnance ecclésiastique</title>
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		<updated>2024-02-29T08:48:05Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Vzawalen : Page créée avec «  == Notice connexe ==  Kirchenordnungen »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
== Notice connexe ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Kirchenordnungen]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Vzawalen</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
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		<title>Ordonnance</title>
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		<updated>2024-02-29T08:47:11Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Vzawalen : Page créée avec «  1. Se dit d’une réglementation de portée générale.  2. De plus en plus, signifie lois établies « par la seule autorité du Roi ». « Les ordonnances sont les loi... »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
1. Se dit d’une réglementation de portée générale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2. De plus en plus, signifie lois établies « par la seule autorité du Roi ». « Les ordonnances sont les lois générales du royaume ; tous les magistrats, tous les juges, tant laïques qu’ecclésiastiques, et généralement tous les officiers de justice sont obligés de les observer, la raison est qu’ils dépendent du prince et de l’autorité de la loi qui est émanée de lui » (v. Lettres patentes).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
3. Certaines grandes ordonnances sont aussi appelées « Code » : l’Ordonnance sur le Commerce de 1673 est appelée « Code Savary ». Et à partir de la Révolution, ces grandes lois sont appelées « Code ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;#039;&amp;#039;Recueil des lois ordonnances, statuts locaux et coutumes en vigueur dans la province &amp;#039;&amp;#039;Alsace, Bibliothèque Humaniste de Sélestat, MS 281.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
FERRIERE, &amp;#039;&amp;#039;Dictionnaire&amp;#039;&amp;#039; (1762).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notices connexes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Droit_de_l&amp;#039;Alsace|Droit de l’Alsace]], [[Lettres_patentes]]&lt;br /&gt;
&amp;lt;p class=&amp;quot;9-Signature&amp;quot; style=&amp;quot;text-align: right;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;François Igersheim&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/p&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Vzawalen</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Ordo&amp;diff=12832</id>
		<title>Ordo</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Ordo&amp;diff=12832"/>
		<updated>2024-02-29T08:45:34Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Vzawalen : Page créée avec «  Calendrier ecclésiastique publié chaque année, comprenant pour chaque jour l’ordonnancement de la messe et de l’office. Il se renouvelle chaque année, par suite d... »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
Calendrier ecclésiastique publié chaque année, comprenant pour chaque jour l’ordonnancement de la messe et de l’office. Il se renouvelle chaque année, par suite du déplacement des fêtes mobiles. Louis Schlaefli a fait l’historique des premières publications des &amp;#039;&amp;#039;Ordo&amp;#039;&amp;#039; (v. Fêtes liturgiques, Liturgie catholique [les ouvrages liturgiques en Alsace]). Modeste Schickelé en analyse les séries continues à partir de 1771. Pendant la Révolution, ils sont imprimés à Offenbourg et Rastatt. À partir de l’épiscopat de Saurine, les &amp;#039;&amp;#039;Ordo&amp;#039;&amp;#039; pour lesquels l’évêque sollicite une autorisation, doivent inclure la formule du &amp;#039;&amp;#039;Salvos Fac Consules&amp;#039;&amp;#039; puis &amp;#039;&amp;#039;Imperatorem&amp;#039;&amp;#039;, et à partir de 1806 la célébration, en concurrence avec la fête de l’Assomption, de la Saint-Napoléon le 15 août, et le dimanche suivant le 2 décembre, celle de la victoire d’Austerlitz, toutes mentions supprimées à partir de 1814. La mention des fêtes de précepte ou d’obligation hors dimanche pour éviter les jours chômés non autorisés fait également l’objet d’une surveillance étroite, même si les paroissiens peuvent chômer une simple fête votive. C’est le cas pour la Sainte Barbe à Niedernai en 1810, où le sous-préfet soutient qu’il y a eu certes du monde à l’église, mais qui est allé travailler après. Et Niedernai n’est pas un cas isolé. L’&amp;#039;&amp;#039;Ordo&amp;#039;&amp;#039; s’enrichit d’un annuaire des institutions diocésaines ou &amp;#039;&amp;#039;schematismus&amp;#039;&amp;#039; à partir de 1855.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SCHICKELÉ (Modeste), « À travers l’ordo diocésain de Strasbourg du XIX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle », &amp;#039;&amp;#039;Revue catholique d’Alsace&amp;#039;&amp;#039; 1909, p. 7-26. http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34444695k.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notices connexes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fêtes]], [[Fêtes_liturgiques]], [[Kilbe]], [[Liturgie_catholique_:_les_ouvrages_liturgiques_en_usage_en_Alsace|Liturgie catholique]] (les ouvrages liturgiques en usage en Alsace), [[Louis_(saint),_Culte_en_Alsace|Louis]] (saint) (culte en Alsace)&lt;br /&gt;
&amp;lt;p class=&amp;quot;9-Signature&amp;quot; style=&amp;quot;text-align: right;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;François Igersheim&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/p&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Vzawalen</name></author>
		
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Vzawalen : Page créée avec «  == Notice connexe ==  Ordnung  &amp;amp;nbsp; »&lt;/p&gt;
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&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
== Notice connexe ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Ordnung]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;amp;nbsp;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Vzawalen</name></author>
		
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		<updated>2024-02-29T08:42:13Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Vzawalen : Page créée avec «  Désignant un règlement ou une ordonnance, le mot peut s’appliquer à divers objets ou situations (définition des statuts d’un groupe social, réglementation des co... »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
Désignant un règlement ou une ordonnance, le mot peut s’appliquer à divers objets ou situations (définition des statuts d’un groupe social, réglementation des corporations, gestion des équipements collectifs ou des activités d’une ville, taxes et impôts divers). Ces droits peuvent être consignés dans un registre spécifique ou &amp;#039;&amp;#039;Ordnungsbuch&amp;#039;&amp;#039;.&lt;br /&gt;
&amp;lt;p class=&amp;quot;9-Signature&amp;quot; style=&amp;quot;text-align: right;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;Jean-Michel Boehler&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/p&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
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		<title>Ordination dans le protestantisme</title>
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		<updated>2024-02-29T08:40:46Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Vzawalen : Page créée avec «  &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:.1pt&amp;quot;&amp;gt;L’entrée dans le ministère pastoral ne s’effectue pas seulement après l’examen des capacités d’un candidat et par sa nominat... »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:.1pt&amp;quot;&amp;gt;L’entrée dans le ministère pastoral ne s’effectue pas seulement après l’examen des capacités d’un candidat et par sa nomination par les autorités civiles et religieuses. Comme le montrent clairement les &amp;#039;&amp;#039;Kirchenordnungen&amp;#039;&amp;#039; d’Alsace du XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle et les écrits des réformateurs, c’est un acte liturgique au cours duquel sont rappelés les fondements bibliques du ministère. Le nouveau pasteur prend des engagements au sujet de son ministère, comme dans la tradition millénaire de l’Église. Le Saint-Esprit est invoqué dans le cadre de la célébration. L’imposition des mains « atteste et assure » (Bucer, &amp;#039;&amp;#039;Catéchisme&amp;#039;&amp;#039; de 1543) la force et le don de Dieu.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À l’origine, cette cérémonie semble avoir été répétée dans les Églises protestantes lors de changements de paroisse. Mais, par la suite, la distinction a été clairement faite entre l’ordination originelle et unique et l’installation du ministre dans une paroisse. En perspective protestante, l’ordination transmet à un humain la vocation au service pastoral institué par le Christ et lui confère la légitimité à prêcher publiquement et à administrer les sacrements. Elle ne confère pas un caractère indélébile à la personne ordonnée et ne distingue pas les laïcs des pasteurs. Elle vise une fonction qui un jour prendra fin et non un état.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans certains textes, les réformateurs tels que Bucer la qualifient de « sacrement » (&amp;#039;&amp;#039;Bucers Deutsche Schriften&amp;#039;&amp;#039;, t. 3, p. 272), en général, le fait qu’elle ne concerne pas tous les chrétiens, mais seulement ceux qui sont appelés au service pastoral a conduit dans le protestantisme à ne pas la qualifier de sacrement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;#039;&amp;#039;Bucers (Martin) Deutsche Schriften&amp;#039;&amp;#039;, t. 3: &amp;#039;&amp;#039;Confessio Tetrapolitana und die Schriften des Jahres 1531&amp;#039;&amp;#039;, Gütersloh-Paris, 1969 ; t. 5 : &amp;#039;&amp;#039;Bericht aus der heyligen geschrift&amp;#039;&amp;#039;, 1978.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SCHILDBERG (Gérard Charles),&amp;#039;&amp;#039;Le pastorat du Comté de Hanau-Lichtenberg de 1681 à 1789&amp;#039;&amp;#039;,&amp;#039;&amp;#039;thèse de doctorat, université de Strasbourg, 2 tomes, 1980.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BORNERT (René), &amp;#039;&amp;#039;La Réforme protestante du Culte à Strasbourg au XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle (1523-1598)&amp;#039;&amp;#039;, Leyde, 1981.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
HAMMANN (Gottfried), &amp;#039;&amp;#039;Entre la secte et la cité, Le projet d’Église du Réformateur Martin Bucer&amp;#039;&amp;#039;, Genève, 1984.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;#039;&amp;#039;Theologische Realenzyklopädie&amp;#039;&amp;#039;, t. 25, Berlin-New York, 1995, p. 347-356.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SEHLING (Emil), DÖRNER (Gerald), &amp;#039;&amp;#039;Die evangelischen Kirchenordnungen des XVI. Jahrhunderts&amp;#039;&amp;#039;, t. 20, Tübingen, 2011.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notices connexes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Kirchenordnungen]], [[Ordination|Ordination (catholique)]], [[Pasteur]]&lt;br /&gt;
&amp;lt;p class=&amp;quot;9-Signature&amp;quot; style=&amp;quot;text-align: right;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;Marc Lienhard&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/p&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Vzawalen</name></author>
		
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		<title>Ordination</title>
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		<updated>2024-02-28T16:05:21Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Vzawalen : Page créée avec «  &amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-weight:normal&amp;quot;&amp;gt;P&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-we... »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-weight:normal&amp;quot;&amp;gt;P&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-weight:normal&amp;quot;&amp;gt;r&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;es&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;erw&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;ei&amp;lt;/span&amp;gt;he&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;L&amp;lt;/span&amp;gt;’ord&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;na&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;ti&amp;lt;/span&amp;gt;on es&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;, chez &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;es ca&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;ho&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;li&amp;lt;/span&amp;gt;ques, &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;’ac&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;e &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;lit&amp;lt;/span&amp;gt;u&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.2pt&amp;quot;&amp;gt;r&amp;lt;/span&amp;gt;g&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;que qui confère &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;e sacre&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;m&amp;lt;/span&amp;gt;ent du sacerdoce, appe&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;é sacre&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;m&amp;lt;/span&amp;gt;ent de &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;’ordre. C&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;el&amp;lt;/span&amp;gt;ui qui confère ce sacre&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;m&amp;lt;/span&amp;gt;en&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;, un évêque, est &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;’ordonna&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;eur ou &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;e consécra&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;eu&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.45pt&amp;quot;&amp;gt;r&amp;lt;/span&amp;gt;, ce&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;ui qui &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;e reço&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;t est &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;’ord&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;nand. C&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;e&amp;lt;/span&amp;gt;t ac&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;e se fonde sur &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;’Anc&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;en &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.8pt&amp;quot;&amp;gt;T&amp;lt;/span&amp;gt;es&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;a&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;m&amp;lt;/span&amp;gt;en&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;, où &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;e serv&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;ce des &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;L&amp;lt;/span&amp;gt;év&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;it&amp;lt;/span&amp;gt;es, &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;m&amp;lt;/span&amp;gt;e&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;m&amp;lt;/span&amp;gt;bres de &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;a &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;r&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;bu de &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;L&amp;lt;/span&amp;gt;év&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;, &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;e sacerdoce d’Aaron et &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;’&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;ns&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;tit&amp;lt;/span&amp;gt;u&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;ti&amp;lt;/span&amp;gt;on des so&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;xan&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;e-d&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;x Anc&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;ens (Nb &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.35pt&amp;quot;&amp;gt;1&amp;lt;/span&amp;gt;1, 25) cons&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;tit&amp;lt;/span&amp;gt;uent&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;’o&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.2pt&amp;quot;&amp;gt;r&amp;lt;/span&amp;gt;gan&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;sa&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;ti&amp;lt;/span&amp;gt;on d’une s&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;ruc&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;ure sacerdo&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;a&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;e.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;Depuis le concile de Lyon (1247), confirmé par le concile de Trente (1545-1549, 1551-1552, 1562-1563), l&amp;lt;/span&amp;gt;e sacre&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;m&amp;lt;/span&amp;gt;ent de &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;’ordre est &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;e s&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;x&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;è&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;m&amp;lt;/span&amp;gt;e &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:.1pt&amp;quot;&amp;gt;des &amp;lt;/span&amp;gt;sept sacre&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;m&amp;lt;/span&amp;gt;en&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;s avec &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;e bap&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;ê&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;m&amp;lt;/span&amp;gt;e, &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;a conf&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;r&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;m&amp;lt;/span&amp;gt;a&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;ti&amp;lt;/span&amp;gt;on, &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;a pén&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;it&amp;lt;/span&amp;gt;ence et &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;a réconc&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;ili&amp;lt;/span&amp;gt;a&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;ti&amp;lt;/span&amp;gt;on, &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;’euchar&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;s&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;ti&amp;lt;/span&amp;gt;e, &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;e &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;m&amp;lt;/span&amp;gt;ar&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;age et &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;’onc&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;ti&amp;lt;/span&amp;gt;on des &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;m&amp;lt;/span&amp;gt;a&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;ades.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;’&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;É&amp;lt;/span&amp;gt;g&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;li&amp;lt;/span&amp;gt;se catholique, &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;’ord&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;na&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;ti&amp;lt;/span&amp;gt;on ou &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;’ordre est &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;e sacre&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;m&amp;lt;/span&amp;gt;ent par &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;equel &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;a &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;mi&amp;lt;/span&amp;gt;ss&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;on conf&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;ée par &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;e Chr&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;st à ses apô&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;res con&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;ti&amp;lt;/span&amp;gt;nue à ê&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;re exercée dans &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;’&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;É&amp;lt;/span&amp;gt;g&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;li&amp;lt;/span&amp;gt;se. &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;E&amp;lt;/span&amp;gt;n p&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;us du don de grâce d&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;v&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;ne, &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;e sacre&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;m&amp;lt;/span&amp;gt;ent «&amp;amp;nbsp;per&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;m&amp;lt;/span&amp;gt;et d’exercer un pouvo&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;r sacré au nom et par &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;’au&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;or&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;it&amp;lt;/span&amp;gt;é du Chr&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;st pour &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;e serv&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;ce du peup&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;e de D&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;eu&amp;amp;nbsp;» &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:.2pt&amp;quot;&amp;gt;(&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Compend&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;um du ca&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;éch&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;sme de &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:.1pt&amp;quot;&amp;gt;’&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;É&amp;lt;/span&amp;gt;g&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;li&amp;lt;/span&amp;gt;se ca&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;ho&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;li&amp;lt;/span&amp;gt;que &amp;#039;&amp;#039;, §323). Il ne peut ê&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;re conféré qu’une fo&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;s et ne peut ê&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;re annu&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;é, ni conféré pour une pér&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;ode &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;limitée&amp;lt;/span&amp;gt;, car «&amp;amp;nbsp;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.65pt&amp;quot;&amp;gt;T&amp;lt;/span&amp;gt;u es sace&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.45pt&amp;quot;&amp;gt;r&amp;lt;/span&amp;gt;dos &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;n ae&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;ernum &amp;#039;&amp;#039;» (Ps &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.35pt&amp;quot;&amp;gt;1&amp;lt;/span&amp;gt;10). Pour recevo&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;r &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;’ord&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;na&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;ti&amp;lt;/span&amp;gt;on, &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;l faut avo&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;r préa&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;ab&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;e&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;m&amp;lt;/span&amp;gt;ent reçu &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;e bap&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;ê&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;m&amp;lt;/span&amp;gt;e, &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;a conf&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;r&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;m&amp;lt;/span&amp;gt;a&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;ti&amp;lt;/span&amp;gt;on et &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;’euchar&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;s&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;ti&amp;lt;/span&amp;gt;e. &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;L&amp;lt;/span&amp;gt;es grades qui condu&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;sent à &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;’ord&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;na&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;ti&amp;lt;/span&amp;gt;on sont por&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;ti&amp;lt;/span&amp;gt;er (&amp;#039;&amp;#039;os&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;ti&amp;lt;/span&amp;gt;ara&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;us&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:.1pt&amp;quot;&amp;gt;)&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;, &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;ec&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;eur (&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;ec&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;ora&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;u&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:.1pt&amp;quot;&amp;gt;s&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;), exorc&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;s&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;e &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:.3pt&amp;quot;&amp;gt;(&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;exo&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.45pt&amp;quot;&amp;gt;r&amp;lt;/span&amp;gt;c&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;s&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;a&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;u&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:.2pt&amp;quot;&amp;gt;s&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;), aco&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;y&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;e &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:.3pt&amp;quot;&amp;gt;(&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;aco&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;y&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;ha&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;u&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:.1pt&amp;quot;&amp;gt;s&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;), qui cons&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;tit&amp;lt;/span&amp;gt;uent &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;es ordres &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;mi&amp;lt;/span&amp;gt;neurs, sous d&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;aconat (&amp;#039;&amp;#039;subd&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;acona&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;u&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:.2pt&amp;quot;&amp;gt;s&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;), d&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;aconat &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:.3pt&amp;quot;&amp;gt;(&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;d&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;acona&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;u&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:.1pt&amp;quot;&amp;gt;s&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;), sacerdoce &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:.2pt&amp;quot;&amp;gt;(&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;p&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.45pt&amp;quot;&amp;gt;r&amp;lt;/span&amp;gt;esby&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;era&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;u&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:.2pt&amp;quot;&amp;gt;s&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;), qui cons&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;tit&amp;lt;/span&amp;gt;uent &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;es&amp;#039;&amp;#039;ordres &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;m&amp;lt;/span&amp;gt;a&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;j&amp;lt;/span&amp;gt;eurs.&amp;#039;&amp;#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le cérémonial de l’ordination, fixé après le concile de Trente, est décrit dans le Pontifical de Clément VIII (1602). Mais il relève des évêques seuls. Ce sont eux qui en décident et le dispensent. Ainsi l’évêque de Metz, M&amp;lt;sup&amp;gt;gr&amp;lt;/sup&amp;gt; de Coislin dans son &amp;#039;&amp;#039;Rituale Metense&amp;#039;&amp;#039;, qui a servi de modèle au monumental &amp;#039;&amp;#039;Rituale Argentinense&amp;#039;&amp;#039; du cardinal de Rohan (1742), alors que le &amp;#039;&amp;#039;Rituale&amp;#039;&amp;#039; &amp;#039;&amp;#039;Basiliense &amp;#039;&amp;#039;(1739) se contente d’une brève description et renvoie au Rituel Romain. Les Rituels des évêques français de Metz et Strasbourg sont de véritables vademecums de droit canonique. Celui de Metz présente l’originalité d’aborder la question de l’interdit fait aux femmes d’être ordonnées, mais exalte le rôle des veuves, diaconesses et vierges dans l’Église depuis les premiers temps, comme le font les ouvrages de piété en direction des religieuses ou les dictionnaires de théologie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;L&amp;lt;/span&amp;gt;es é&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;apes de &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;a cé&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;ébra&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;ti&amp;lt;/span&amp;gt;on de &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;’ord&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;na&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;ti&amp;lt;/span&amp;gt;on sont d’abord &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;’appel du cand&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;dat, &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;ou&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;j&amp;lt;/span&amp;gt;ours un ho&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;mm&amp;lt;/span&amp;gt;e&amp;amp;nbsp;: «&amp;amp;nbsp;Que ce&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;ui qui va ê&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;re ordonné prê&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;re s’avance.&amp;amp;nbsp;», «&amp;amp;nbsp;Me vo&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;ci&amp;amp;nbsp;». Après un d&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;a&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;ogue pub&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;li&amp;lt;/span&amp;gt;c en&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;re &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;’évêque et &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;e fu&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;ur prê&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;re, ce dern&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;er s’engage. Pendant que &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;’ord&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;nand est a&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;ll&amp;lt;/span&amp;gt;ongé sur &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;e sol (pros&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;ra&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;ti&amp;lt;/span&amp;gt;on, qui s&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;gn&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;f&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;e &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;’abandon à D&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;eu), se chan&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;e &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;a &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;lit&amp;lt;/span&amp;gt;an&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;e des sa&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;n&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;s. &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;L&amp;lt;/span&amp;gt;e cand&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;dat reço&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;t &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;e don de &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;’&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;E&amp;lt;/span&amp;gt;spr&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;t Sa&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;nt pour &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;a cha&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.2pt&amp;quot;&amp;gt;r&amp;lt;/span&amp;gt;ge qui &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;ui est conf&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;ée. R&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;é&amp;lt;/span&amp;gt;pé&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;ant &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;es ges&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;es adop&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;és par &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;es pre&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;mi&amp;lt;/span&amp;gt;ères co&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;mm&amp;lt;/span&amp;gt;unau&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;és chré&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;ti&amp;lt;/span&amp;gt;ennes, &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;’évêque &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;im&amp;lt;/span&amp;gt;pose &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;es &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;m&amp;lt;/span&amp;gt;a&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;ns. Auss&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;it&amp;lt;/span&amp;gt;ôt après &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;a pr&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;se d’ord&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;na&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;ti&amp;lt;/span&amp;gt;on, &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;’ordonné est revê&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;u de &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;’é&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;o&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;e presby&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;éra&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;e et de &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;a chasub&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;e, &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;m&amp;lt;/span&amp;gt;an&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;fes&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;a&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;ti&amp;lt;/span&amp;gt;on ex&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;ér&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;eure du &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;mi&amp;lt;/span&amp;gt;n&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;s&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;ère. Pu&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;s, &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;’évêque répand dans &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;a pau&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;m&amp;lt;/span&amp;gt;e des &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;m&amp;lt;/span&amp;gt;a&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;ns du nouveau prê&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;re &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;’hu&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;il&amp;lt;/span&amp;gt;e sa&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;n&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;e, &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;m&amp;lt;/span&amp;gt;ê&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;ée de parfu&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;m&amp;lt;/span&amp;gt;, appe&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;ée sa&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;nt chrê&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;m&amp;lt;/span&amp;gt;e. &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;L&amp;lt;/span&amp;gt;’évêque re&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;m&amp;lt;/span&amp;gt;et enf&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;n &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;a pa&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;ène et &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;e ca&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;li&amp;lt;/span&amp;gt;ce nécessa&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;res à son nouveau &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;mi&amp;lt;/span&amp;gt;n&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;s&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;ère, &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;ui donne &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;e pa&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;n et &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;e v&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;n, qui dev&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;endront, dans &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;’euchar&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;s&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;ti&amp;lt;/span&amp;gt;e, &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;e pa&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;n et &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;e sang du Chr&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;s&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;. &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;E&amp;lt;/span&amp;gt;n &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;ui donnant un ba&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;ser fra&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;erne&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;, &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;l sce&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;ll&amp;lt;/span&amp;gt;e &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;’accep&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;a&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;ti&amp;lt;/span&amp;gt;on du nouveau prê&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;re co&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;mm&amp;lt;/span&amp;gt;e son &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;mi&amp;lt;/span&amp;gt;n&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;s&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;re. Dans &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;a &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;lit&amp;lt;/span&amp;gt;u&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.2pt&amp;quot;&amp;gt;r&amp;lt;/span&amp;gt;g&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;e euchar&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;s&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;ti&amp;lt;/span&amp;gt;que qui su&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;it&amp;lt;/span&amp;gt;, &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;’ad&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;mi&amp;lt;/span&amp;gt;s au sacerdoce exerce pour &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;a pre&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;mi&amp;lt;/span&amp;gt;ère fo&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;s. Il en&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;re a&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;nsi dans &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;e &amp;#039;&amp;#039;p&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.45pt&amp;quot;&amp;gt;r&amp;lt;/span&amp;gt;esby&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;er&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;u&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:.2pt&amp;quot;&amp;gt;m&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;, so&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;t &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;a co&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;mm&amp;lt;/span&amp;gt;unau&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;é des prê&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;res d’un d&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;ocèse un&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;s au&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;our de &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;eur évêque.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour la période moderne, les grandes ordinations comprenant la tonsure, les quatre ordres mineurs, le sous diaconat, le diaconat et la prêtrise ont lieu normalement à six moments particuliers&amp;amp;nbsp;: 1. aux Quatre-Temps de carême (&amp;#039;&amp;#039;in angaria quadragesimae&amp;#039;&amp;#039;)&amp;amp;nbsp;; 2. le samedi avant la Passion (&amp;#039;&amp;#039;Sitientes&amp;#039;&amp;#039;)&amp;amp;nbsp;; 3. le Vendredi saint (&amp;#039;&amp;#039;in Parasceve&amp;#039;&amp;#039;) et le Samedi saint (&amp;#039;&amp;#039;Sabatho sancto&amp;#039;&amp;#039;)&amp;amp;nbsp;; 4. aux Quatre-Temps de la Pentecôte (&amp;#039;&amp;#039;in angeria Pentecostes&amp;#039;&amp;#039;)&amp;amp;nbsp;; 5. aux Quatre-Temps de septembre (&amp;#039;&amp;#039;in angaria Septembris&amp;#039;&amp;#039; ou &amp;#039;&amp;#039;Crucis&amp;#039;&amp;#039; – à cause de la fête de l’Exaltation de la Croix)&amp;amp;nbsp;; 6. aux Quatre-Temps de l’Avent (&amp;#039;&amp;#039;in angaria&amp;#039;&amp;#039; &amp;#039;&amp;#039;adventus&amp;#039;&amp;#039; ou &amp;#039;&amp;#039;Luciae&amp;#039;&amp;#039; – à cause de la proximité de la fête de Sainte-Lucie). À partir de 1683, on trouve des ordinations en dehors de ces temps, appelées «&amp;amp;nbsp;&amp;#039;&amp;#039;extra-tempora&amp;#039;&amp;#039;&amp;amp;nbsp;», mais le plus souvent pour des candidats isolés. En général, à chacune des ces six époques, les ordinations se font en deux temps&amp;amp;nbsp;: le vendredi la tonsure et les ordres mineurs, le samedi les ordres majeurs. Au XIX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, l’ordination a lieu généralement à la fête de saint Pierre et de saint Paul, le 29 juin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;L’ordination d’un évêque engendre un cérémonial particulier. Si l’évêque est nommé à la tête d’un diocèse, on lui impose la mitre et lui donne l’anneau, ainsi que la crosse. On parle d’un sacre. S’il est transféré d’un diocèse à un autre, c’est une installation. La consécration épiscopale confère des charges d’enseigner et de gouverner par l’imposition des mains et les paroles de la consécration. À cette cérémonie, l’évêque reçoit le livre des évangiles.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les religieux, dont les abbés ou supérieurs ne sont pas évêques, sont ordonnés par l’évêque diocésain ou par un autre évêque missionné par lui pour ce faire. Un doss&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;er du XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; s&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;èc&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;e, conservé à Porren&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;ruy, évoque &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;’ord&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;na&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;ti&amp;lt;/span&amp;gt;on de re&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;li&amp;lt;/span&amp;gt;g&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;eux bénéd&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;c&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;ti&amp;lt;/span&amp;gt;ns par &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;e pr&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;nce-évêque de B&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;âl&amp;lt;/span&amp;gt;e. Co&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;mm&amp;lt;/span&amp;gt;e ces &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;év&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;it&amp;lt;/span&amp;gt;es n’ont pas su&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;vi &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;’ense&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;gne&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;m&amp;lt;/span&amp;gt;ent du sé&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;mi&amp;lt;/span&amp;gt;na&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;re, &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;il&amp;lt;/span&amp;gt;s passent un exa&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;m&amp;lt;/span&amp;gt;en préa&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;ab&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;e devant une co&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;mmi&amp;lt;/span&amp;gt;ss&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;on spéc&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;a&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;e. &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;L&amp;lt;/span&amp;gt;’abbé présente par un écrit et sans être présent chacun d’entre les ordinands bénédictins, de &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;’é&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;é&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;m&amp;lt;/span&amp;gt;ent érud&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;t à ce&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;ui p&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;us &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;limit&amp;lt;/span&amp;gt;é, p&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;us brave.&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;Mais &amp;lt;/span&amp;gt;aucun cand&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;dat n’est reca&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;é.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, les séminaires de Molsheim puis Strasbourg et celui de Porrentruy assurent la formation des prêtres – curés et desservants – en poste dans les paroisses et les offices ecclésiastiques&amp;amp;nbsp;: soit près de 1 200 (v. Clergé, constitution civile du), dont 670 relevant du diocèse de Bâle, en 1789 (v. Bâle, diocèse de), alors que les réguliers réunissent un millier de religieux, la plupart prêtres (v. Clergé, constitution civile du clergé).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si, pour le diocèse de Strasbourg, les registres d’ordinations ne semblent pas avoir été conservés, en revanche, ceux du diocèse de Bâle le sont pour la période de 1589 à 1802. Il existe à Porrentruy huit registres d’ordinations et à Soleure deux autres. La présentation, texte en latin, est toujours claire. Après l’indication de la date liturgique (le jour et le mois ne sont indiqués que dans la seconde moitié du XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle), se trouvent souvent notés le lieu où se fait l’ordination, à la chapelle du château de Porrentruy ou à la cathédrale d’Arlesheim à partir de 1683, ainsi que la personne, l’évêque et le suffragant, qui y ont procédé. Après ces indications suit la liste des ordinands, toujours dans le même ordre&amp;amp;nbsp;: tonsure, ordres mineurs, etc. À chaque candidat est consacrée une ligne comportant son prénom, son patronyme et son lieu d’origine. Après les séculiers, sont énumérés les réguliers mais, au lieu de leur lieu d’origine, figure leur famille religieuse. Selon Louis Kammerer, il semble que ce schéma réponde à une tradition administrative bien établie, car on retrouve exactement la même disposition dans les registres d’ordinations du diocèse de Constance (conservés à Fribourg-en-Brisgau) et dans ceux du diocèse de d’Augsbourg.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Outre les lieux habituels de Porrentruy et d’Arlesheim, les ordinations ont lieu souvent ailleurs. Ainsi, l’évêque confère les ordres le Samedi saint à Delémont, en 1596, 1597, 1598, 1600, 1612, 1613, 1614, 1615, 1616. De 1600 (&amp;#039;&amp;#039;Crucis&amp;#039;&amp;#039;) à 1607, le suffragant fait toutes ses ordinations à la collégiale de Thann, puis de nouveau de décembre 1610 à Pentecôte 1611. En 1608, il confère les ordres dans l’église des Antonins à Issenheim, face au célèbre retable. De 1617 à 1629 et en 1634 et 1635 les ordinations du Samedi saint ont lieu à Sainte-Ursanne. En 1636, 1639, 1640, 1641, 1645, 1646, les ordinations se font exclusivement par le prince-évêque à la chapelle de son château de Birseck, conséquence de la guerre. En décembre 1651, 1652, 1653, 1654, Fribourg est choisi. À &amp;#039;&amp;#039;Sitientes&amp;#039;&amp;#039; et Pentecôte 1663, le suffragant confère les ordres dans l’église paroissiale d’Altkirch. En 1729, quatre ordinations ont lieu à Colmar, à la collégiale Saint-Martin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Louis Kammerer constate que la grande majorité des ordinations sont conférées par les suffragants&amp;amp;nbsp;: entre 1594 et 1745, il compte 522 ordinations par le suffragant et 181 par l’évêque. En outre, 89 fois évêque et suffragant donnent les ordres le même jour, mais dans des lieux différents. De 1730 à 1745, le suffragant Jean-Baptiste Haus fait à lui seul toutes les ordinations. La plupart des ordinands se recrutent dans le diocèse de Bâle, qui s’étend, en plus de la Haute-Alsace, sur une partie de la Suisse actuelle et de la Franche-Comté. Mais on trouve un nombre important de candidats qui viennent des diocèses limitrophes&amp;amp;nbsp;: Besançon, Constance, Lausanne, Strasbourg, voire de Toul, de Trèves ou de Cologne. Le fait frappe d’autant plus, que, par comparaison, peu d’étrangers se trouvent dans les registres de Constance. Dans le nombre, les futurs prêtres originaires d’Alsace occupent une place relativement modeste qui varie du quart au tiers, alors que les paroisses d’Alsace représentent plus de la moitié du diocèse de Bâle. Louis Kammerer a bien montré, qu’après la guerre de Trente Ans, de nombreuses paroisses sundgoviennes ont été administrées par des prêtres venus de Suisse, non seulement du diocèse de Bâle, mais encore de celui de Constance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il reste qu’une statistique exacte reste difficile à établir. Certains noms apparaissent pour le sous-diaconat ou le diaconat, mais disparaissent pour la prêtrise. Ces lévites ont-ils reçu l’ordination sacerdotale ailleurs, peut-être en bon nombre à Strasbourg, où ils ont fréquenté le séminaire ? En tenant compte seulement des ordinations à la prêtrise et en excluant les religieux presqu’aussi nombreux, Louis Kammerer aboutit aux constatations suivantes&amp;amp;nbsp;: de 1600 à 1640, il y a, en moyenne, cinq à six Alsaciens ordonnés prêtres chaque année&amp;amp;nbsp;; entre 1640 et 1649, un seul pour toute la décennie, conséquence de la guerre de Trente Ans&amp;amp;nbsp;; de 1650 à 1659, vingt en tout pour cette décennie&amp;amp;nbsp;; de 1659 à 1700, la moyenne remonte à six par an&amp;amp;nbsp;; de 1700 à 1739, elle s’élève à douze pour se maintenir de 1740 à 1789, entre douze et treize, avec des années exceptionnelles comme 1748, 1766 et 1789 qui fournissent chacune vingt-quatre ordinations sacerdotales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Révolution balaie tout cela et les séminaires sont fermés à Strasbourg et à Porrentruy. Au début de &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;a R&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;é&amp;lt;/span&amp;gt;vo&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;u&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;ti&amp;lt;/span&amp;gt;on na&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;î&amp;lt;/span&amp;gt;t une nouve&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;ll&amp;lt;/span&amp;gt;e géograph&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;e d&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;océsa&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;ne avec un évêché à S&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;rasbou&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.2pt&amp;quot;&amp;gt;r&amp;lt;/span&amp;gt;g et un au&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;re à Co&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;lm&amp;lt;/span&amp;gt;a&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.45pt&amp;quot;&amp;gt;r &amp;lt;/span&amp;gt;pour chaque dépar&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;e&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;m&amp;lt;/span&amp;gt;en&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt; du B&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;a&amp;lt;/span&amp;gt;s-Rh&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;n et du Hau&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;-Rhin. Dans &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;e B&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;a&amp;lt;/span&amp;gt;s-Rh&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;n, &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;’évêque cons&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;tit&amp;lt;/span&amp;gt;u&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;ti&amp;lt;/span&amp;gt;onnel Br&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;e&amp;lt;/span&amp;gt;ndel ordonne 12 prê&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;res en 1791, 18 en 1792, 8 en 1793, 2 à des da&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;es &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;nconnues. &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;L&amp;lt;/span&amp;gt;es 5 dern&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;ères ord&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;na&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;ti&amp;lt;/span&amp;gt;ons de Br&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;e&amp;lt;/span&amp;gt;ndel da&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;ent du 1&amp;lt;sup&amp;gt;er&amp;lt;/sup&amp;gt; &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;j&amp;lt;/span&amp;gt;u&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;n 1793. Dans &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;e Hau&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;-Rh&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;n, &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;’évêque cons&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;tit&amp;lt;/span&amp;gt;u&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;ti&amp;lt;/span&amp;gt;onnel Mar&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;ti&amp;lt;/span&amp;gt;n ordonne 3 prê&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;res en 1791, 3 en 1792, 3 en 1793, 3 à des da&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;es &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;nconnues. Mais &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;a p&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;upart de ces personnes abandonnent ultérieurement l’état clérical et se &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;m&amp;lt;/span&amp;gt;ar&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;en&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;. Par ailleurs, Louis Kammerer recense au minimum 77 Alsaciens ordonnés à l’étranger pendant la Révolution, à Augsbourg, Bruchsal, Constance, Fribourg, Gegenbach, Lucerne, Porrentruy, Wurtzbourg. Ces jeunes prêtres, considérés comme réfractaires, reviennent en Alsace à partir de 1798 et plus encore à partir de 1800, sauf les quelques rares prêtres réguliers recensés qui restent dans des monastères outre-Rhin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;L’arrivée de Napoléon Bonaparte au pouvoir modifie la donne, avec la mise en place du Concordat de 1801 et des Articles Organiques de 1802. Un nouveau diocèse de Strasbourg englobant le Bas-Rhin, le Haut-Rhin et la région de Porrentruy est créé. Le premier évêque concordataire en devient M&amp;lt;sup&amp;gt;gr&amp;lt;/sup&amp;gt; Jean-Baptiste Pierre Saurine, qui obtient la réouverture du séminaire en 1807. Les premières statistiques d’ordinations datent de 1811&amp;amp;nbsp;: une quinzaine de prêtres (AN F 19.831). L’évêque décède à Soultz lors d’une tournée de confirmation. Pendant plus de sept ans, le diocèse de Strasbourg reste sans évêque. L’une des conséquences de la vacance du siège est l’impossibilité de procéder à Strasbourg aux ordinations et la nécessité de faire appel à un autre évêque. Les vicaires capitulaires, qui administrent le diocèse, envoient les ordinands à Nancy, Mayence et Fribourg-en-Brisgau. M&amp;lt;sup&amp;gt;gr&amp;lt;/sup&amp;gt; Joseph Colmar, un Strasbourgeois évêque de Mayence, se rend à Strasbourg pour procéder à deux ordinations en 1816 et 1817. M&amp;lt;sup&amp;gt;gr&amp;lt;/sup&amp;gt; Gabriel Cortois de Pressigny, à peine promu archevêque de Besançon, futur métropolitain, vient aussi à Strasbourg conférer aux candidats les ordres mineurs, le sous-diaconat, le diaconat, la prêtrise les 24 et 26 juin. Le 25 juin est consacré à la confirmation des fidèles. «&amp;amp;nbsp;La cathédrale fut constamment remplie… Elle semblait affamée de voir au milieu d’elle un évêque exerçant les sublimes fonctions de son ordre&amp;amp;nbsp;», note un chroniqueur local.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;LE&amp;lt;/span&amp;gt;RCK (&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-1.05pt&amp;quot;&amp;gt;P&amp;lt;/span&amp;gt;aul de), «&amp;amp;nbsp;Ord&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;na&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;ti&amp;lt;/span&amp;gt;on. Ordre&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Ca&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;ho&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;li&amp;lt;/span&amp;gt;c&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;sm&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:.15pt&amp;quot;&amp;gt;e&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;, 10, col. 162-206.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
KAMMERER (Louis), «&amp;amp;nbsp;Les registres d’ordinations du diocèse de Bâle (1589-1802)&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Archives de l’Église d’Alsace&amp;#039;&amp;#039;, 40, 1980-1981, p. 121-129 (fondamental).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
CH&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-1.05pt&amp;quot;&amp;gt;Â&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;TELL&amp;lt;/span&amp;gt;I&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;E&amp;lt;/span&amp;gt;R (&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;L&amp;lt;/span&amp;gt;ou&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;s), &amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.5pt&amp;quot;&amp;gt;T&amp;lt;/span&amp;gt;rad&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;iti&amp;lt;/span&amp;gt;on chré&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;ti&amp;lt;/span&amp;gt;enne et &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.35pt&amp;quot;&amp;gt;r&amp;lt;/span&amp;gt;enouveau ca&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;ho&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;li&amp;lt;/span&amp;gt;que dans &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;e cad&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.35pt&amp;quot;&amp;gt;r&amp;lt;/span&amp;gt;e de &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:.05pt&amp;quot;&amp;gt;’&amp;lt;/span&amp;gt;anc&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;en d&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;ocèse de S&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;rasbou&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.35pt&amp;quot;&amp;gt;r&amp;lt;/span&amp;gt;g (1650-1770&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:.05pt&amp;quot;&amp;gt;)&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;, S&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;rasbou&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.15pt&amp;quot;&amp;gt;r&amp;lt;/span&amp;gt;g, 1981.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
KAMMERER (Louis), &amp;#039;&amp;#039;Le clergé constitutionnel en Alsace (1791-1802)&amp;#039;&amp;#039;, Strasbourg, 1987, tapuscrit, p. XVII-XIX.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MU&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;LLE&amp;lt;/span&amp;gt;R (C&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;aude), &amp;#039;&amp;#039;D&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;eu est ca&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;ho&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;li&amp;lt;/span&amp;gt;que et a&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;sac&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;en. La v&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;it&amp;lt;/span&amp;gt;a&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;lit&amp;lt;/span&amp;gt;é du d&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;ocèse de S&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;rasbou&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.35pt&amp;quot;&amp;gt;r&amp;lt;/span&amp;gt;g (180&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:.5pt&amp;quot;&amp;gt;2&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;-&amp;#039;&amp;#039;1914)&amp;#039;&amp;#039;, &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;Lill&amp;lt;/span&amp;gt;e, 1987.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
KAMMERER (Louis), «&amp;amp;nbsp;Les ordinations d’Alsaciens à l’étranger pendant la Révolution&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Archives de&amp;#039;&amp;#039; &amp;#039;&amp;#039;l’Église d’Alsace&amp;#039;&amp;#039;, 50, 1992-1993, p. 150-156.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-1.2pt&amp;quot;&amp;gt;V&amp;lt;/span&amp;gt;AR&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.5pt&amp;quot;&amp;gt;R&amp;lt;/span&amp;gt;Y (Do&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;mini&amp;lt;/span&amp;gt;que), MU&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;LLE&amp;lt;/span&amp;gt;R (C&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;aude), &amp;#039;&amp;#039;Hommes de D&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;eu et&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;R&amp;lt;/span&amp;gt;évo&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;u&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;ti&amp;lt;/span&amp;gt;on en &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;Al&amp;lt;/span&amp;gt;sac&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:.25pt&amp;quot;&amp;gt;e&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;, Paris, 1993, p. 149-151.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MU&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;LLE&amp;lt;/span&amp;gt;R (C&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;aude), «&amp;amp;nbsp;R&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;el&amp;lt;/span&amp;gt;a&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;ti&amp;lt;/span&amp;gt;on de &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;’ord&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;na&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;ti&amp;lt;/span&amp;gt;on fa&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;it&amp;lt;/span&amp;gt;e à S&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;rasbou&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.15pt&amp;quot;&amp;gt;r&amp;lt;/span&amp;gt;g par Mgr Cor&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;o&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;s de Press&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;gny (23 au 26 &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;j&amp;lt;/span&amp;gt;u&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;n 1819)&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;A&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.35pt&amp;quot;&amp;gt;r&amp;lt;/span&amp;gt;ch&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;ves de &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:.05pt&amp;quot;&amp;gt;’&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;É&amp;lt;/span&amp;gt;g&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;li&amp;lt;/span&amp;gt;se d&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:.05pt&amp;quot;&amp;gt;’&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;Al&amp;lt;/span&amp;gt;sac&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:.25pt&amp;quot;&amp;gt;e&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;, 51, 1993-1994, p. 247-249.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
B&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;L&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-1.05pt&amp;quot;&amp;gt;A&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;T&amp;lt;/span&amp;gt;Z (Jean-Pau&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;), &amp;#039;&amp;#039;Le &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.35pt&amp;quot;&amp;gt;r&amp;lt;/span&amp;gt;ecru&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;ement sécu&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;li&amp;lt;/span&amp;gt;er et régu&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;li&amp;lt;/span&amp;gt;er du d&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;ocèse de S&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;rasbou&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.35pt&amp;quot;&amp;gt;r&amp;lt;/span&amp;gt;g (1801-191&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:.35pt&amp;quot;&amp;gt;8&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;), &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;hèse, S&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;rasbou&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.15pt&amp;quot;&amp;gt;r&amp;lt;/span&amp;gt;g, 1994.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MU&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;LLE&amp;lt;/span&amp;gt;R (C&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;aude), «&amp;amp;nbsp;&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;L&amp;lt;/span&amp;gt;e che&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;mi&amp;lt;/span&amp;gt;n de Porren&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;ru&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.6pt&amp;quot;&amp;gt;y&amp;lt;/span&amp;gt;. &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;L&amp;lt;/span&amp;gt;’ord&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;na&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;ti&amp;lt;/span&amp;gt;on des B&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;é&amp;lt;/span&amp;gt;néd&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;c&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;ti&amp;lt;/span&amp;gt;ns de Muns&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;er par &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;e pr&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;nce évêque de B&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;âl&amp;lt;/span&amp;gt;e au XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; s&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;èc&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;e &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:.5pt&amp;quot;&amp;gt;»&amp;lt;/span&amp;gt;, &amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;A&amp;lt;/span&amp;gt;nnua&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.35pt&amp;quot;&amp;gt;r&amp;lt;/span&amp;gt;e de &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;a soc&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;é&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;é d&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:.05pt&amp;quot;&amp;gt;’&amp;lt;/span&amp;gt;h&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;s&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;o&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;i&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.35pt&amp;quot;&amp;gt;r&amp;lt;/span&amp;gt;e du &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-1.05pt&amp;quot;&amp;gt;V&amp;lt;/span&amp;gt;al et de &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;a &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.75pt&amp;quot;&amp;gt;V&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;ill&amp;lt;/span&amp;gt;e de Muns&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.05pt&amp;quot;&amp;gt;t&amp;lt;/span&amp;gt;e&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:.05pt&amp;quot;&amp;gt;r&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;, 65, 20&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.3pt&amp;quot;&amp;gt;1&amp;lt;/span&amp;gt;1, p. 21-25.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notices connexes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Admission_à_la_charge_d&amp;#039;âmes|Admission_à_la_charge_d&amp;#039;âmes]]&amp;amp;nbsp;(des prêtres ordonnés), [[Articles_organiques_(catholiques)|Articles organiques catholiques]] (en application du Concordat de 1802), [[Clergé_catholique|Clergé_catholique]], [[Clergé_séculier|Clergé_séculier]], [[Clergé_(Constitution_civile_du)|Clergé]] (Constitution civile du), [[Diacre|Diacre]], [[Dispense_canonique|Dispense_canonique]] (pour ordination), [[Liturgie_catholique|Liturgie_catholique]] (sacrements), [[Ordination_dans_le_protestantisme|Ordination_dans_le_protestantisme]]&lt;br /&gt;
&amp;lt;p class=&amp;quot;9-Signature&amp;quot; style=&amp;quot;margin-top: 0cm; text-align: right;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;C&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;l&amp;lt;/span&amp;gt;aude Mu&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;ll&amp;lt;/span&amp;gt;er&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/p&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
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&lt;br /&gt;
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Vzawalen : Page redirigée vers Ordensbrüder&lt;/p&gt;
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		<updated>2024-02-28T15:56:35Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Vzawalen : Page créée avec «  == Notices connexes ==  Clergé_monastique_ou_régulier, Femme (religieuse) »&lt;/p&gt;
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== Notices connexes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Clergé_monastique_ou_régulier]], [[Femme|Femme (religieuse)]]&lt;/div&gt;</summary>
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		<updated>2024-02-28T15:55:06Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Vzawalen : Page créée avec «  &amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:&amp;quot; adobe=&amp;quot;&amp;quot; caslon=&amp;quot;&amp;quot; pro&amp;quot;,serif&amp;quot;=&amp;quot;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-weight:normal&amp;quot;&amp;gt;Gottesurteil&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;  == Notice connexe ==  Droit_de_l&amp;#039;Alsace|Dr... »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
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&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:&amp;quot; adobe=&amp;quot;&amp;quot; caslon=&amp;quot;&amp;quot; pro&amp;quot;,serif&amp;quot;=&amp;quot;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-weight:normal&amp;quot;&amp;gt;Gottesurteil&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notice connexe ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Droit_de_l&amp;#039;Alsace|Droit de l’Alsace]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Vzawalen</name></author>
		
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		<title>Orchestre</title>
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		<updated>2024-02-28T15:51:43Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Vzawalen : Page créée avec «  == Notice connexe == Musique »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
== Notice connexe ==&lt;br /&gt;
[[Musique_en_Alsace_(XVIe-XVIIIe_siècles)|Musique]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Vzawalen</name></author>
		
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		<title>Orbey</title>
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		<updated>2024-02-28T15:50:49Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Vzawalen : Page créée avec «  = I. Bailliage du val d’Orbey, &amp;#039;&amp;#039;Amt Orbisthal&amp;#039;&amp;#039; =  Le val d’Orbey constitue l’un des neuf bailliages de la seigneurie de Ribeaupierre du Moyen Âge à la Révoluti... »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
= I. Bailliage du val d’Orbey, &amp;#039;&amp;#039;Amt Orbisthal&amp;#039;&amp;#039; =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le val d’Orbey constitue l’un des neuf bailliages de la seigneurie de Ribeaupierre du Moyen Âge à la Révolution. Ce bailliage correspond à l’ancienne seigneurie du Hohnack, qui comprend initialement les villages d’Orbey, de Lapoutroie, Labaroche, où se situe le château du Hohnack, et Fréland ainsi que plusieurs hameaux tels Hachimette, Ribeaugoutte, les Hautes et Basses Huttes. Il est situé dans la haute vallée de la Weiss, en amont de Kayserberg. Les comtes d’Eguisheim possèdent une cour colongère à « Orbeiz », mentionnée dès 1049 dans un acte de donation du pape Léon IX à l’abbesse de Sainte-Croix. Un autre domaine est évoqué à la même époque à Lapoutroie (Scherlen). Une colonge est mentionnée à Fréland en 1388.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1138, le comte Ulrich de Ferrette fonde l’abbaye cistercienne de Pairis sur les hauteurs d’Orbey. En 1144, la seigneurie du Hohnack passe aux mains des comtes de Ferrette avant d’échoir, à partir de 1279, aux sires de Ribeaupierre et leurs successeurs jusqu’à la Révolution. Au XV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, les comtes de Lupfen détiennent provisoirement le val d’Orbey à titre de fief. L’expression val d’Orbey apparaît en 1513 dans le préambule de la rédaction des coutumes (v. Coutumes du val d’Orbey) comme synonyme de seigneurie de Hohnack. À la fin du XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, le village du Bonhomme en amont de Lapoutroie, qui formait la seigneurie du Judenbourg, intègre le val d’Orbey, qui compte désormais cinq villages. Le château du Hohnack sert de résidence au bailli jusqu’à sa démolition en 1655.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le bailliage du val d’Orbey représente un territoire culturellement et économiquement homogène. Il constitue une enclave catholique et francophone du versant alsacien des Vosges. Son économie repose essentiellement sur l’agriculture et, en particulier, l’élevage bovin, qui bénéficie des pâturages estivaux sur les chaumes (Jéhin, 2013, 2014). Le val d’Orbey représente aussi un poids démographique important dans la seigneurie de Ribeaupierre. Ainsi, un état de 1580 relève plus de mille feux pour l’ensemble des cinq paroisses de la vallée. Particulièrement éprouvé pendant la guerre de Trente Ans, le bailliage ne compte plus que 310 feux au lendemain de la guerre, mais la reprise démographique apparaît ensuite très vigoureuse, notamment grâce à une forte immigration lorraine. À la fin du XVII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, le bailliage compte 3 000 habitants et 9 000 un siècle plus tard à la veille de la Révolution (Baradel). Au XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, les conseillers de la seigneurie de Ribeaupierre se plaignent régulièrement des « val d’Orbiens » ou des « mutins du val d’Orbey » à cause de leur état d’esprit rebelle. Ils refusent de s’acquitter des impôts seigneuriaux (v. Garnisaire) et occasionnent d’importantes dévastations forestières, sources de nombreux procès avec la seigneurie (Hoffmann, I, p. 658-660).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le val d’Orbey disparaît en tant que bailliage seigneurial avec l’abolition de la féodalité lors de la Révolution. Il est alors intégré au canton de Kaysersberg, pour réapparaître en 1796 avec la création du canton de Lapoutroie dans les limites de l’ancien bailliage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ADHR 68 E 474-2928. Seigneurie de Ribeaupierre, bailliage du val d’Orbey.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ADHR 68 I E 83. Seigneurie de Ribeaupierre, bailliage du val d’Orbey.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ADHR 68 19 J 10-12, 15. Seigneurie de Ribeaupierre, bailliage du val d’Orbey.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ADHR 68 3 B 1-475. Val d’Orbey, archives judiciaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ADHR 68 3 B 476-482. Val d’Orbey, archives administratives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SCHERLEN (Auguste), &amp;#039;&amp;#039;Perles d’Alsace&amp;#039;&amp;#039;, t. 2, Colmar, 1929, p. 421-426.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BARADEL (Yvette), &amp;#039;&amp;#039;Du Val d’Orbey au canton de Lapoutroie, histoire du pays welche&amp;#039;&amp;#039;, Orbey, 2003.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
JEHIN (Philippe), « L’élevage dans le Val d’Orbey aux XVII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; et XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècles », &amp;#039;&amp;#039;Bulletin de la société d’histoire du Val d’Orbey&amp;#039;&amp;#039;, 32, 2013, p. 22-29.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
JEHIN (Philippe), « Troupeaux et pâturages dans le Val d’Orbey du XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; au XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle », &amp;#039;&amp;#039;Bulletin de la société d’histoire du Val d’Orbey&amp;#039;&amp;#039;, 33, 2014, p. 12-22.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notice connexe ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Bailliage]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= II. Coutumes du val d’Orbey =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À l’origine, les coutumes correspondent au droit non écrit, venant de l’usage fondé sur le consentement de la population et suivi durant un temps immémorial, de là vient leur autorité sur tous les habitants du territoire concerné. Transmises par tradition orale, les coutumes sont progressivement rédigées, comme le prévoit pour le royaume de France l’ordonnance de Montils-lès-Tours de 1454. La rédaction des coutumes est essentiellement réalisée, en France, dans la première moitié du XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle avec une soixantaine de coutumes générales et environ 300 coutumes locales mises par écrit. D’autres coutumes comme celles de Lorraine ne sont rédigées que plus tardivement, au cours du XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle (v. Coutume).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’Alsace fait partie des pays de droit coutumier. Le mouvement de rédaction des coutumes engagé en France au XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle touche aussi la province, qui relève alors du Saint Empire. Ainsi, les coutumes de Haute-Alsace dites de Ferrette sont rédigées en 1567 (v. Ferrette, Coutume de -) et celles du val de Rosemont transcrites vers 1570 (Bonvalot, 1870). Parmi les coutumes consignées au XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle en Alsace, celles du val d’Orbey paraissent les plus détaillées et les mieux connues. En outre, on peut suivre l’évolution entre les différentes versions successives en l’espace d’un siècle, entre 1513 et 1622.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le jour de la conversion de saint Paul 1513 (25 janvier), se réunissent Maximin et Guillaume de Ribeaupierre, le prévôt Jean Guillaume d’Orbey et les seize jurés de la vallée pour examiner, en présence des anciens, les anciennes traditions et coutumes du val d’Orbey (Archives de Ribeauvillé, série VIII). La démarche paraît habituelle avec la réunion des notables, le seigneur ou ses représentants, et des anciens. Il s’agit d’une « enquête par turbe », mode de preuve en justice fréquent dans le nord de la France. Les personnes présentes rapportent oralement les usages en cours formant la coutume dans le territoire, ici la seigneurie du Hohnack ou bailliage seigneurial du val d’Orbey. Dans cette déposition, les participants ne sont pas entendus séparément mais ils viennent déposer collectivement, en groupe représentatif constituant « la turbe », la foule. Cette enquête a pour but de valider collectivement la coutume.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En principe, la mise par écrit a pour effet de fixer définitivement les dispositions qui sont recueillies. Cependant, certaines règles peuvent tomber en désuétude ou être abrogées par un nouvel usage ou par un nouveau règlement. Le préambule de la coutume de 1513 prévoit la possibilité pour le seigneur d’apporter ultérieurement les modifications qu’il souhaiterait. Cette coutume n’est connue que dans sa version allemande émanant des archives seigneuriales alors que la population du val d’Orbey est francophone (traduction française d’Edouard Bonvalot).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La coutume de 1513 comprend trente-six articles sans ordre ni classement. Ne faisant guère exception, la coutume du val d’Orbey évoque très majoritairement le droit privé avec des dispositions relatives à l’état des personnes, aux régimes matrimoniaux, aux successions (art. 23, 24, 28-32). Quelques articles concernent la justice (art. 1-6, 15-17, 22, 23, 26), les questions féodales comme les forêts et la chasse (art. 7-12), le droit de bourgeoisie (art. 13-14), les ventes (art. 18-20). Le seigneur nomme un prévôt qui préside quatre fois par an les audiences du tribunal avec seize jurés de la vallée, soit quatre par village. En effet, le bailliage du val d’Orbey comprend alors les villages d’Orbey, de Lapoutroie, Labaroche et Fréland. Le village du Bonhomme n’intègre officiellement le bailliage du val d’Orbey qu’à la fin du XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, il n’apparaît donc pas dans les trois versions des coutumes du XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle et ne fournit pas de jurés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux décennies plus tard, le mardi après Pâques 1536, une nouvelle version des coutumes est rédigée dans les mêmes conditions. Guillaume de Ribeaupierre, en présence du bailli du Hohnack, du prévôt et des jurés de la vallée, renouvelle et confirme les anciennes coutumes (AHR 68 E 1504). Edouard Bonvalot, qui ne publie que les versions de 1513 et 1564, ne juge pas utile de traduire et de reproduire celle de 1536, qu’il estime très proche de la troisième mouture. La version originale de 1536, comme celle de 1513, est rédigée en allemand. Elle est cependant plus étoffée avec cinquante-deux articles regroupés par thèmes, et comprenant de nouveaux thèmes qui concernent notamment les mœurs, que l’on retrouve dans la version de 1564.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:.1pt&amp;quot;&amp;gt;Le 17 mars 1564, une nouvelle version des coutumes du val d’Orbey est réalisée, en français cette fois-ci, sous l’égide d’Eguenolphe de Ribeaupierre (AHR 68 E 1504). On retrouve l’organisation de la justice (art. 1-11, 35-37), le droit privé avec les successions (art. 43-50), le commerce (art. 39-42) et l’économie (art. 28-34, 38), le droit de bourgeoisie (art. 12 et 13), les droits féodaux concernant les eaux et forêts (art. 19-21), le droit de chasse (art. 22-27). La rubrique « touchant à la vie du bon chrétien » (art. 15-18) apparaît alors que ce thème ne figurait pas dans la première version de 1513. Est-ce le reflet de nouvelles préoccupations morales et religieuses dans le cadre de la Réformation et de la Réforme catholique&amp;lt;/span&amp;gt; &amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:.1pt&amp;quot;&amp;gt;? La coutume dénonce les excès de la consommation d’alcool « trop boire et bringuer que ne servent à autre chose, sinon à la perdition de corps et âmes » (art. 15) ou la pratique des jeux d’argent (art. 16). Les blasphèmes sont réprimés (art. 17) tout comme les manquements au respect des dimanches et jours de fête (art. 18).&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.1pt&amp;quot;&amp;gt;Les restrictions par rapport à la première version de 1513 portent essentiellement sur les droits de chasse et de pêche. Ainsi, pour la chasse, en 1513, l’article 11 accorde le droit de chasse à tous les habitants, pour tous les animaux, hormis pour les cerfs, les chevreuils et les biches réservées au seigneur. En 1564, les articles 22 à 27 apportent de sérieuses restrictions avec l’interdiction de chasser les cervidés et les oiseaux, des autorisations réglementées sont prévues pour la chasse des espèces considérées comme nuisibles comme les sangliers et les prédateurs (ours, loups, lynx et martres). Ces dispositions s’inscrivent dans un mouvement général de restrictions des droits d’usage forestiers et cynégétiques, aussi bien en France que dans le Saint Empire.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe enfin une édition plus tardive et bien différente des coutumes du XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, qui n’est pas évoquée par Edouard Bonvalot, qui en ignorait apparemment l’existence. Le 14 novembre 1622, une ultime version des « Droits, statuts, règlements et coutumes du val d’Orbey » est rédigée par le tabellion du val d’Orbey (AHR 68 E 1504). Ce renouvellement, en fait une refonte totale des coutumes, est réalisé à la suite d’une consultation effectuée « à la Poutroye le 31 juin 1621 » (&amp;#039;&amp;#039;sic&amp;#039;&amp;#039;) en présence de Philippe Erasme Feininger, conseiller du seigneur Eberhart de Ribeaupierre, de Jean Gorius, prévôt du val d’Orbey, et des seize jurés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sa rédaction est faite en français, dans un style lourd et très maladroit. On y retrouve les thèmes des versions précédentes, avec les usages très détaillés mais bien moins bien formulés, en soixante articles classés en rubriques. Le droit privé y occupe une part importante avec les successions (art. 6, 8-10, 58), les mariages (art. 29-31), les ventes (art. 7 et 32). Comme en 1536 et 1564, les mœurs et la moralité sont évoqués (art. 1-5 et 35) avec le respect des fêtes (art. 1 et 2), les sorties et fréquentations des jeunes gens (art. 5 et 35). En revanche, les abus de boissons et les jeux d’argent ne sont plus mentionnés. Le fonctionnement de la justice est réduit à deux articles (art. 28 et 33).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au début du XVII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, l’accent est mis sur l’organisation économique qui compte plus de la moitié des articles (art. 11-27, 36-55, 59 et 60). Ainsi, la coutume de 1622 réglemente surtout la vie agricole et artisanale. La répression des coupes illicites de bois semble particulièrement bien détaillée avec un tarif très précis des amendes (art. 17-21, 24-27). Les coutumes s’étendent davantage sur les métiers peu cités dans les versions du XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle (art. 43 de 1513, art. 38 de 1564). Ainsi, on cite les aubergistes (art. 39-41), les bouchers (art. 41-43), les artisans (art. 48-52 et 59) et les domestiques qui ne figuraient pas dans les coutumes plus anciennes (art. 44-47).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si les trois versions rédigées au XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle apparaissent relativement rapprochées chronologiquement, elles diffèrent de façon très importante. En l’espace de quelques décennies, plusieurs modalités sont complètement revues, il ne s’agit donc pas d’un simple rappel mais d’un renouvellement conséquent. L’ultime coutume de 1622 semble, quant à elle, totalement différente, sans réelle filiation avec les versions précédentes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;letter-spacing:-.2pt&amp;quot;&amp;gt;Les coutumes tombent en désuétude après la guerre de Trente Ans. L’institution du tribunal des jurés du val d’Orbey a vécu. Désormais, les autorités seigneuriales et royales s’imposent dans l’application du droit civil ou pénal. Des règlements spécifiques et plus détaillés se multiplient, sans rapport avec les anciennes coutumes élaborées avec le témoignage des anciens et l’assentiment des habitants. Il n’est pourtant pas impossible que certaines réglementations concernant l’organisation de la vie collective, notamment celles promulguées à la fin du XVII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, comme le rôle des notables (maître d’école, maître-bourgeois, bangarde…) rédigé en 1692 (AHR 68 E 1530) ou le règlement du droit de pâture de 1698 (AHR 68 E 1539) s’inspirent, de manière implicite, d’usages anciens, donc de coutumes.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BONVALOT (Edouard), « Les coutumes du val d’Orbey », &amp;#039;&amp;#039;Revue historique du droit français et étranger&amp;#039;&amp;#039;, 1864, p. 465-520.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SCHERLEN (Auguste), &amp;#039;&amp;#039;Perles d’Alsace&amp;#039;&amp;#039;, I, Mulhouse, 1926, p. 414-418.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notices connexes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Bailliage|Bailliages]], [[Coutume]], [[Droit_de_l&amp;#039;Alsace|Droit de l’Alsace]], [[Ferrette_(Coutume_de_-)|Ferrette (coutume de)]], [[Rappoltsein-Ribeaupierre_(comté_de)]]&lt;br /&gt;
&amp;lt;p class=&amp;quot;9-Signature&amp;quot; style=&amp;quot;margin-top: 0cm; text-align: right;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;Philippe Jéhin&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/p&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Vzawalen</name></author>
		
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		<updated>2024-02-28T15:46:49Z</updated>

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Taxe seigneuriale sur le vin vendu en vrac.&lt;br /&gt;
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== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
HIMLY, &amp;#039;&amp;#039;Dictionnaire&amp;#039;&amp;#039; (1983), p. 423.&lt;br /&gt;
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