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	<title>DHIALSACE - Contributions de l’utilisateur [fr]</title>
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	<subtitle>Contributions de l’utilisateur</subtitle>
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		<id>https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Paix_provinciale&amp;diff=13221</id>
		<title>Paix provinciale</title>
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		<updated>2024-10-24T14:00:06Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;FKrouch : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
== Notices connexes&amp;amp;nbsp;: ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Landfrieden|Landfrieden]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Landsrettung|Landesrettung]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:P]] [[Category:Guerres et armées]] [[Category:Etat et pouvoirs]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>FKrouch</name></author>
		
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		<id>https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Pasteurs_r%C3%A9form%C3%A9s_d%E2%80%99Alsace&amp;diff=13220</id>
		<title>Pasteurs réformés d’Alsace</title>
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		<updated>2024-10-24T13:56:45Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;FKrouch : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Dans les villes de Strasbourg, avec une communauté fondée par Calvin et qui existe jusqu’en 1563, Mulhouse, Sainte-Marie-aux-Mines et Bischwiller ainsi que dans la seigneurie de Cleebourg, des pasteurs réformés sont à l’œuvre. À Mulhouse, cela tient aux liens étroits établis avec Bâle (alliance de 1506) et les XIII cantons helvétiques (1515). En d’autres lieux comme Bischwiller, c’est l’arrivée de réfugiés réformés français ou lorrains (Phalsbourg et les villages welches) ou encore les orientations de certaines autorités politiques, comme celles du Palatinat, qui ont suscité des communautés réformées.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;L’adhésion à la foi réformée s’exprime notamment par certaines confessions de foi, comme la première Confession de Bâle (1534), signée par Mulhouse, le catéchisme de Heidelberg et la Confession helvétique de 1566 à Bischwiller et dans la seigneurie de Cleebourg.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Pendant des siècles, les pasteurs réformés sont surtout d’origine suisse et / ou formés à Bâle et à Zurich.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;La Réformation à Mulhouse&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Comme à Strasbourg et à Bâle, certains clercs diffusent les idées luthériennes au début des années 1520. En juillet 1523, c’est le Magistrat de la ville qui prend les choses en main. En juillet 1523, il charge Prugner de prêcher à l’église paroissiale. En même temps, il publie un édit enjoignant aux prédicateurs de n’annoncer que le saint Évangile, librement et publiquement. Ils doivent se fonder sur «&amp;amp;nbsp;la vraie Écriture sainte, à savoir l’Ancien et le Nouveau Testament&amp;amp;nbsp;».&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Des avis sollicités par le Magistrat auprès des prédicateurs, ou que ceux-là avaient émis de leur propre initiative concernant en particulier le culte, les sacrements, les jours fériés, les écoles, le mariage et le divorce, s’inspirent le plus souvent des textes et pratiques de l’Église de Bâle.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Le Magistrat et les pasteurs&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;À la fin de l’année 1523, une Ordonnance disciplinaire est destinée à réprimer les déviations par rapport à le loi divine telles que l’abus du jeûne, l’inconduite, les jurons. Une partie du texte reprend un édit paru peu de temps auparavant, et non conservé, qui incitait les clercs à renvoyer leurs concubines ou à les épouser. Cela incite Prugner et d’autres prédicateurs évangéliques à se marier en bonne et due forme.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Un décret de 1537 reprend de manière plus concise les stipulations de 1523. Il s’adresse maintenant aux prédicateurs et diacres mis en place par le Magistrat et non plus à des plébans ou des clercs réguliers. Ce n’est plus le temps d’une dispute ouverte, mais d’un appel aux pasteurs pour rendre des comptes au Magistrat. Il n’est plus question d’adultère ou de concubinage. À l’instar de ce qui se faisait à Bâle, le Magistrat souhaite la mise en place de synodes réguliers pour débattre des affaires de l’Église. Mais les pasteurs de Mulhouse vont prendre position contre certaines stipulations ou orientations de l’Ordonnance synodale de Bâle.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Au cours d’un synode réuni à Bâle le 11 mai 1525, un examen de la vie et du ministère des pasteurs a eu lieu. Il était prévu également que les fidèles qui s’écartaient de la doctrine de l’Église ou qui scandalisaient la communauté par leur mode de vie pouvaient être punis par les plébans et les diacres. Les pasteurs devaient d’abord les exhorter et les mettre en garde fraternellement. S’ils persévéraient dans leur péché, ils devaient être excommuniés et exclus de la sainte cène. Ces dispositions irritèrent les bourgeois de la ville. Le Conseil de la ville a modifié alors l’Ordonnance concernant l’excommunication. Trois laïcs devaient être nommés pour surveiller, avec les pasteurs, les fidèles. En fait, les pasteurs ne devaient plus faire partie de cette instance, mais y être adjoints ponctuellement.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;C’étaient ces dispositions qui irritèrent les pasteurs de Mulhouse qui, dans un mémoire du 25 décembre 1540, récusent le transfert de l’excommunication à l’autorité civile. Ils revendiquent le retour à l’excommunication par les pasteurs comme instrument de la discipline ecclésiastique. Les pasteurs et diacres critiquent aussi les limites fixées aux synodes, dont les délibérations devaient porter exclusivement sur des problèmes d’Église. À l’instar des prophètes et des apôtres, les pasteurs voulaient être libres de critiquer aussi les conseillers de la ville. Par ailleurs, ils voulaient aussi citer en chaire les noms des pécheurs. Mais ils n’eurent pas gain de cause !&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Cela dit, un consistoire allait voir le jour à Mulhouse pour traiter de la vie ecclésiale, conformément à l’ecclésiologie réformée mise en place par Calvin à Genève et se composant à la fois de pasteurs et de laïcs.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Les pasteurs continuent à être nommés par les autorités civiles de la ville, mais les pasteurs en place ou des autorités extérieures peuvent faire des propositions. Au moment de leur engagement, les pasteurs doivent prêter serment. À Mulhouse, selon un texte de 1551, ils doivent promettre d’être toujours obéissants et bien disposés à l’égard du Magistrat de la ville, de promouvoir le bien des habitants, d’être zélés dans la prédication, dans l’administration des sacrements, dans la visite des malades, de s’en tenir à la confession de la ville, de ne pas introduire de nouveautés, d’annoncer l’Évangile avec douceur et sans colère ni invectives, et de mener une vie exemplaire.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Dans les directives qu’il adresse en 1557 aux pasteurs, le Conseil de Mulhouse souligne qu’il n’entend pas leur dicter ce qu’ils doivent enseigner pour susciter une vie chrétienne. Il ne veut pas non plus s’opposer à la stigmatisation des vices par les pasteurs, mais il critique un zèle malvenu de certains d’entre eux, enclins à prêcher avec colère, à calomnier et à condamner. Le même texte reproche aussi à certains prédicateurs soit de faire un éloge mal venu des défunts dont ils célèbrent les obsèques, soit de les condamner au lieu de laisser le jugement à Dieu.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Sainte-Marie-aux-Mines&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;La situation des paroisses de cette ville était différente de celle de Mulhouse. Pour l’essentiel, les membres étaient issus de Saxe ou de France, luthériens dans le premier cas et réformés dans l’autre. Les pasteurs étaient désignés par les comtes de Ribeaupierre. La paroisse réformée était menacée par les autorités impériales qui rappelaient que seul le luthéranisme était toléré par les traités en vigueur. Comme à Mulhouse et dans d’autres Églises réformées, le pasteur et les autorités civiles ne sont pas seuls à diriger la vie de l’Église, mais il y avait à Eschery et à Sainte-Marie deux consistoires. «&amp;amp;nbsp;C’étaient des corps autonomes qui administraient les dons volontaires des personnes pour l’entretien de l’église et l’école et [ils] étaient investis du droit d’administrer ou même d’exclure de la cène les fidèles négligents ou ayant enfreint la règle d’observer la sobriété et de s’abstenir du jeu et de la danse. Quand il y avait eu un scandale public, une réparation publique était exigée avant la réadmission dans la communauté.&amp;amp;nbsp;» (Strohl, p. 165)&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Une ordonnance disciplinaire analogue à d’autres textes du même genre du XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle prévoyait de punir ceux qui fréquentaient irrégulièrement le culte, ne participaient pas à la cène ou se moquaient des cérémonies chrétiennes, sans oublier les vices traditionnellement dénoncés.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Bischwiller&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Dans cette ville, il y avait, à côté d’une communauté luthérienne, deux communautés réformées, l’une d’expression française, l’autre d’expression allemande. À côté des pasteurs, des diacres sont à l’œuvre au XVII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, ainsi que des instituteurs et un administrateur (&amp;#039;&amp;#039;Kirchenschaffner&amp;#039;&amp;#039;). L’ordonnance ecclésiastique du duché de Deux-Ponts présente, dans son édition de 1721, les diverses institutions. Il y est question en particulier d’un inspecteur ou surintendant qui constitue, avec les conseillers laïcs, le consistoire. Celui-ci est chargé de la juridiction ecclésiastique, des visites (inspections), de la surveillance des écoles et de la censure des manuscrits destinés à être imprimés. Il doit encourager les pasteurs à accomplir consciencieusement leur devoir et veiller à ce que soient supprimés les abus dans la vie de l’Église. À sa demande, les pasteurs sont tenus de lui remettre les textes de leurs prédications et de prendre en compte ses observations. Il a aussi le droit de proposer des candidats pour les postes de pasteurs et d’instituteurs. En ce qui concerne la rémunération des pasteurs, le pasteur de la communauté réformée de langue allemande reçoit, vers 1710, 150 florins auxquels s’ajoutent diverses attributions en nature. Le pasteur de la communauté réformée de langue française reçoit, en 1755, 300 florins et bénéficie lui aussi d’avantages en nature.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;En Alsace Bossue, les villages appelés welches ont été colonisés à partir de 1559 par un afflux de réfugiés huguenots lorrains, champenois et du nord de la France actuelle. Après la guerre de Trente Ans, l’arrivée progressive des immigrés suisses a aussi donné naissance aux paroisses de Cosswiller-Rosenwiller près de Dettwiller (1685) et les annexes de Daubensand et Klingenthal de la paroisse de Strasbourg-Wolfisheim.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;À part les pasteurs recrutés en Suisse (souvent seuls capables d’être bilingues !), on fit aussi appel à Bischwiller et en Alsace Bossue à des Palatins formés à Heidelberg.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Bibliographie&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;CULLMANN (Friedrich Wilhelm), &amp;#039;&amp;#039;Geschichte von Bischweiler&amp;#039;&amp;#039;, Strasbourg, 1826.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;DRION (Charles), &amp;#039;&amp;#039;Notice historique sur l’église réformée de Sainte-Marie-aux-Mines&amp;#039;&amp;#039;, Colmar, 1858.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;MÜHLENBECK (Eugène), &amp;#039;&amp;#039;Une église calviniste au XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, 1550-1581. Histoire de la communauté réformée de Sainte-Marie-aux-Mines (Alsace&amp;#039;&amp;#039;), Paris, Strasbourg, 1881.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;MEININGER (Ernest), &amp;#039;&amp;#039;Les Pasteurs de Mulhouse&amp;#039;&amp;#039;, Mulhouse, 1924.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;ADAM (Johann), &amp;#039;&amp;#039;Evangelische Kirchengeschichte der Elsaessischen Territorien bis zur Französischen Revolution&amp;#039;&amp;#039;, Strasbourg, 1928.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;MIEG (Philippe), &amp;#039;&amp;#039;La Réforme à Mulhouse, 1518-1538&amp;#039;&amp;#039;, Strasbourg, 1948.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;STROHL (Henri), &amp;#039;&amp;#039;Le protestantisme en Alsace&amp;#039;&amp;#039;, Strasbourg, 1950, rééd. 2000.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;LIVET (Georges), &amp;#039;&amp;#039;Histoire de Mulhouse des origines à nos jours&amp;#039;&amp;#039;, Strasbourg, 1972.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;STAUFFER (Richard), «&amp;amp;nbsp;La confession de foi de Bâle et de Mulhouse&amp;amp;nbsp;»,&amp;#039;&amp;#039;Bulletin de la société de l’histoire du protestantisme français&amp;#039;&amp;#039;, 125 (1979), p. 265-287.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;MAGDELAINE (Michelle), «&amp;amp;nbsp;La Confession de foi de la communauté française de Sainte-Marie-aux-Mines, &amp;#039;&amp;#039;Bulletin de la société de l’histoire du protestantisme français&amp;#039;&amp;#039;, 126 (1980), p. 327-346.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;DENIS (Philippe), &amp;#039;&amp;#039;Les Églises d’étrangers en pays rhénan (1538-1564)&amp;#039;&amp;#039;, Presses Universitaires de Liège, 1986.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;SEHLING (Emil), WOLGAST (Eike), DÖNNER (Gerald), &amp;#039;&amp;#039;Die evangelischen Kirchenordnungen des XVI. Jahrhunderts&amp;#039;&amp;#039;, LXX, 2&amp;amp;nbsp;: &amp;#039;&amp;#039;Elsass. Die Territorien und die Reichsstädte (au&amp;#039;&amp;#039;ß&amp;#039;&amp;#039;er Stra&amp;#039;&amp;#039;ßburg), Tübingen, 2013.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Notices connexes&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Articles_organiques_des_cultes_protestants|Articles organiques du culte protestant]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Calviniste|Calviniste]]&amp;amp;nbsp;; [[Corps_pastoral|Corps pastoral]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Droit_ecclésiastique_protestant|Droit ecclésiastique protestant]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Fabrique|Fabrique protestante]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Inspecteur_ecclésiastique,_inspection_ecclésiastique|Inspection - Inspecteur ecclésiastique]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Kirchenordnungen|Kirchenordnungen]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Liturgie_protestante|Liturgie protestante]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Oberkirchenpfleger|Oberkirchenpfleger]]&amp;amp;nbsp;; [[Ordination|Ordination]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Paroisse|Paroisse]]&amp;amp;nbsp;;&amp;amp;nbsp;[[Protestantisme|Protestantisme]]&amp;amp;nbsp;; [[Piétisme|Piétisme]]&amp;amp;nbsp;; [[Paroisses_de_Strasbourg|Paroisses et consistoires de Strasbourg]]&amp;amp;nbsp;; [[Presbytère_protestant|Presbytère protestant]] (v. aussi&amp;amp;nbsp;: [[Baptême|Baptême]], [[Confession|Confession]], [[Confirmation|Confirmation]], [[Divorce|Divorce]], [[Mariage|&amp;#039;&amp;#039;Ehe&amp;#039;&amp;#039;-Mariage]])&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: right;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;Marc Lienhard, Christian Wolff&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt;  &lt;br /&gt;
[[Category:P]] [[Category:Eglises et cultes]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>FKrouch</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Pasteurs_luth%C3%A9riens_(de_la_R%C3%A9volution_fran%C3%A7aise_aux_Articles_organiques)&amp;diff=13219</id>
		<title>Pasteurs luthériens (de la Révolution française aux Articles organiques)</title>
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		<updated>2024-10-24T13:56:14Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;FKrouch : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;En 1789, la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen est accueillie avec satisfaction par les protestants et leurs pasteurs. Le 13 juin 1790, les ministres de tous les cultes sont invités à officier devant l’Autel de la Patrie, ce que les pasteurs et de nombreux curés vont faire. Dans les villages protestants, on célèbre avec ardeur les fêtes patriotiques et on crée des gardes nationales. L’abolition des privilèges à la suite du 4 août 1790 et la mise à la disposition de la nation des biens du clergé le 2 novembre inquiéta aussi les protestants. Certes, en un premier temps, les &amp;#039;&amp;#039;Schaffneien&amp;#039;&amp;#039; (fabriques) alsaciennes continuent à gérer le patrimoine des églises et à couvrir les frais du culte et des écoles. Les pasteurs continuent à être rémunérés de diverses manières.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Des projets pour réorganiser les Églises&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;De nouveaux projets voient le jour en particulier au sein de la Société des Amis de la Constitution. Jacques Mathieu, procureur syndic du District de Strasbourg, soumet le 15 octobre 1790 à ses collègues une motion qui propose de mettre les biens protestants, comme c’était le cas des biens catholiques, à la disposition de la nation, à condition que celle-ci pourvoie aux traitements des pasteurs et aux frais du culte. Plusieurs districts ecclésiaux devaient être établis dans les deux départements, dirigés chacun par un surintendant et un Conseil&amp;amp;nbsp;: les pasteurs devaient être élus par les citoyens actifs protestants du canton, les vicaires ou diacres par les citoyens actifs de la paroisse.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Ces changements proposés par ce catholique choquaient la majorité des protestants, en particulier les pasteurs. Guillaume Koch les combat et réussit à convaincre, en 1790, l’Assemblée Nationale que les biens ecclésiastiques avaient, au temps de la Réformation, «&amp;amp;nbsp;cessé d’être des biens d’Église, mais avaient été sécularisés. Ils étaient devenus des biens domaniaux, des fonds seigneuriaux et des fonds patrimoniaux des villes, ayant reçu une affectation déterminée&amp;amp;nbsp;» (Strohl, p. 310).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Sur la base de cette argumentation, un décret de l’Assemblée sur la désignation des biens nationaux précisera&amp;amp;nbsp;: «&amp;amp;nbsp;1.°Que les biens possédés par les protestants sont et demeurent exemptés de la vente et qu’ils continuent de les administrer comme par le passé&amp;amp;nbsp;; 2.°Que les dîmes possédées par eux sont comprises dans les dîmes inféodées dont l’indemnité doit être prise sur les deniers du trésor public, et qu’il sera par conséquent payé annuellement l’équivalent en argent des dîmes dont ils jouissaient&amp;amp;nbsp;; 3.°Que les charges dont étaient grevées les biens nationaux, en faveur de leurs ministres et de leurs établissements continuent d’être acquittées d’après les ordonnances des Directoires des départements ou des administrations provisoirement conservées.&amp;amp;nbsp;» (Reuss, p. 54)&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Par ailleurs, un projet de réorganisation des Églises protestantes voit le jour. Il faisait de la paroisse la cellule constitutive de l’Église. Elle devait être dirigée par un Conseil presbytéral, élu par tous les membres de la paroisse. Ces derniers devaient aussi participer à l’élection du pasteur. «&amp;amp;nbsp;Les diverses communautés d’un district devaient former un Consistoire, composé de 12 membres, avec un Directoire de 4 membres. Au-dessus d’eux, il y aurait un Consistoire Général, élu par la totalité des électeurs (de second degré) de tous les districts&amp;amp;nbsp;: le Consistoire Général, composé de 24 membres, ne devait rien pouvoir ordonner en matière de dogmes, mais protéger, de la manière la plus efficace, la liberté de conscience et de l’enseignement public.&amp;amp;nbsp;» (Strohl, p. 295)&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Mais ce projet ne fut pas examiné par l’Assemblée Nationale et se heurta à l’opposition d’une majorité d’églises ainsi qu’à celle des Amis de la Constitution, qui voulaient faire élire les pasteurs par tous les citoyens, comme cela devait se faire pour les évêques et les curés. C’est seulement dix ans plus tard que ce projet allait être repris sous une forme modifiée.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Le serment civique&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;En attendant, un décret du 5 février 1791, approuvé le 27 mars par le roi, imposa aux prédicateurs un serment par lequel ils s’engageaient à veiller avec soin sur les croyants qui leur étaient confiés, à être fidèles à la nation, aux lois et au roi, et à maintenir de toute leur force la Constitution. La municipalité de Strasbourg décrète d’imposer ce serment aussi aux Églises protestantes et à leurs ministres ainsi qu’aux candidats, enseignants, professeurs et même aux sacristains. Le serment fut prêté à Strasbourg le 8 mai 1791, puis le 20 octobre en d’autres lieux. À la fin de l’année, quelque soixante pasteurs sont actifs dans les diverses sociétés révolutionnaires qui quadrillent les deux départements alsaciens. En fait, plusieurs courants émergent parmi les pasteurs alsaciens. Les conservateurs sont nombreux à prier encore en 1791 pour le seigneur du lieu et restent partisans du statu quo dans l’ordre politique et l’ordre religieux. Le courant modéré ou feuillant est favorable à certains changements. Un autre courant girondin est plus progressiste. Enfin, il y a quelques jacobins tels que Mathias Engel.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Sous la République&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;En 1792, la défaite du parti constitutionnel et le renversement de la royauté vont fragiliser la position des protestants «&amp;amp;nbsp;modérés&amp;amp;nbsp;» qui deviennent suspects et sont destitués de leurs fonctions électives. Pour autant, les administrateurs du Bas-Rhin «&amp;amp;nbsp;laissèrent aux paroisses le droit de choisir leurs pasteurs, en vertu des droits de l’homme, ils interdirent toute mainmise sur les biens assurant le traitement des pasteurs et accordèrent à ceux-ci mêmes des indemnités pour les dîmes supprimées&amp;amp;nbsp;» (Strohl, p. 317). Mais ce n’est pas toujours le cas en d’autres lieux. À Colmar par exemple, «&amp;amp;nbsp;la municipalité cessa ses prestations au culte protestant. Les pasteurs, privés même de leurs presbytères, durent vivre de leurs propres ressources&amp;amp;nbsp;» (&amp;#039;&amp;#039;ibid.&amp;#039;&amp;#039;)&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;La radicalisation&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Après la défaite des girondins en juin 1793, c’est un autre vent qui souffle et il atteint aussi les protestants d’Alsace. Les modérés quittent les Amis de la Constitution, les radicaux forment le Club des jacobins, dont font partie aussi quelques pasteurs dont le vieux pasteur Stuber et Mathias Engel. La radicalisation se renforce sous l’action notamment d’Euloge Schneider, un ancien prédicateur allemand. Convaincu que «&amp;amp;nbsp;la plupart des vieux pasteurs retardent de 300 ans sur notre siècle des lumières&amp;amp;nbsp;» (&amp;#039;&amp;#039;ibid.&amp;#039;&amp;#039;, p. 319), il veut remplacer les religions traditionnelles par une «&amp;amp;nbsp;intelligence rationaliste&amp;amp;nbsp;».&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;L’invasion du territoire français par les coalisés entraîna la méfiance vis-à-vis des émigrés mais aussi vis-à-vis du clergé réfractaire, voire de tous les clercs. À l’automne 1793, toutes les églises de Strasbourg sont fermées, suivies par celles des campagnes. «&amp;amp;nbsp;Les édifices cultuels sont loués, vendus, transformés en temples de la Raison, en lieux de réunion des sociétés populaires, en magasins, dépôts divers.&amp;amp;nbsp;» (Vogler, p. 185) Les prêtres et pasteurs sont incités à abandonner leurs fonctions et à abjurer. L’un des principaux acteurs de l’oppression est le maire Monet de Strasbourg, qui somme les pasteurs de lui adresser dans les 24 heures leur désertion et «&amp;amp;nbsp;l’abjuration de leurs erreurs&amp;amp;nbsp;». Il publie ensuite au sujet de 12 pasteurs une brochure&amp;amp;nbsp;: &amp;#039;&amp;#039;Les prêtres abjurent l’imposture,&amp;#039;&amp;#039; qui falsifie en fait les déclarations de plusieurs pasteurs qui protesteront. Seul quelques-uns ont vraiment abjuré. D’autres s’étaient contentés de démissionner.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Ceux qui avaient refusé d’abjurer figurent sur une liste de suspects. Ils sont emprisonnés avec leurs confrères catholiques au Grand Séminaire. Ce fut le cas aussi bien de nombreux théologiens de renom, tels que Blessig et Haffner, que de pasteurs de Strasbourg et de la campagne.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;D’autres avaient changé de profession, en devenant enseignants ou juges de paix. Certains ont fait carrière au service de l’État comme David Cunnier, devenu député puis sous-préfet, puis notaire. Un autre, Georges Frédéric Dentzel, est devenu militaire et a fini général.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Selon Reuss «&amp;amp;nbsp;sur deux cent-vingt ministres du culte, vingt peuvent être accusés à bon droit d’avoir manqué aux devoirs élémentaires de leur ministère&amp;amp;nbsp;» (Reuss, p. 127). La plupart reprendront leur ministère après la Terreur.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;En juillet 1794, un arrêté des représentants en mission impose l’arrestation et la déportation de tous les membres du culte, mais une dizaine seulement fut internée à Besançon, les autres ayant été relâchés après la chute de Robespierre. Dix anciens pasteurs sont jacobins sous la Terreur.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;C’est dans le Bas-Rhin que l’oppression des Églises et des pasteurs est la plus forte. Dans le Haut-Rhin, le culte peut se poursuivre dans des lieux tels que Mittelwihr ou dans la vallée de Munster. Confrontés dans le Bas-Rhin à de réelles menaces, la plupart des pasteurs arrêtent l’exercice de leur ministère pendant neuf à quinze mois. Dans certaines localités, les pasteurs mènent une vie clandestine. Ils trouvent refuge chez de fidèles paroissiens qui les avertissent à l’approche de gendarmes pour qu’ils puissent se cacher en un lieu sûr. D’autres poursuivent leur ministère en camouflant les cultes en séances patriotiques. C’est le cas du pasteur Schaller à Pfaffenhoffen, du pasteur Mathias Engel à Ribeauvillé. Oberlin fonde un club, avec lequel il organise à la Perheux des célébrations au cours desquelles il appelle à combattre les tyrans qui menacent ses fidèles, en désignant par là la paresse, la cupidité et l’alcool.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;La séparation de l’État et de l’Église&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Dès la fin de l’année 1794, quelques pasteurs avaient essayé de reprendre l’exercice de leur ministère. C’est seulement le 3 ventôse, c’est-à-dire le 21 février 1795, que la liberté des cultes est reconnue par les autorités. Mais aucun traitement ne devait être accordé aux ministères du culte, ni aucun local gratuit. Le port d’un costume sacerdotal était interdit.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Mais qu’allait-on faire du côté des Églises ? Conserver les anciens pasteurs ou les remplacer au moyen d’élections ? La reprise du culte et le choix des pasteurs se heurtent à bien des obstacles. Au plan des institutions, les anciennes fabriques ont été mises sous séquestre et leurs revenus étaient dilapidés. Certaines localités étaient peu disposées à engager un pasteur, car elles craignaient de ne pas être en état de pourvoir à son traitement. D’autres louent un pasteur à l’année, en se réservant le droit de remettre son ministère en question à chaque échéance.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Des individus peu formés ou des étudiants peu soucieux de continuer leurs études candidataient à un poste. Les communautés sont tentées de choisir celui qui allait leur coûter le moins cher. Les pasteurs en fonction avant la Terreur doivent renoncer à une partie de leur traitement sous peine d’être congédiés. Mais ces situations extrêmes sont présentes à la campagne plutôt qu’à la ville. En ce qui concerne le choix d’un pasteur, c’est quelquefois la municipalité seule qui décide. Mais généralement, c’était l’ensemble des citoyens adultes réunis en assemblée électorale. Sous la direction du maire, un accord était proposé à l’ancien pasteur et, le cas échéant, à un autre candidat. Il précisait les conditions financières de l’engagement, comme le nombre de quartauts de céréales et une somme assez modeste versée en numéraire.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Vers une réorganisation de l’Église&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Au cours des premiers mois de l’année 1795, tout se décide au plan local, y compris les formes des célébrations. Il n’y avait aucune instance consistoriale ou synodale pour veiller à une certaine unité dans les diverses pratiques institutionnelles et cultuelles. C’est au mois d’août que le professeur Blessig, figure éminente du protestantisme alsacien, prend l’initiative de réorganiser les quarante-huit Églises protestantes territoriales d’Alsace, plus ou moins autonomes. Il réussit à mettre en place une «&amp;amp;nbsp;Conférence générale&amp;amp;nbsp;», qui allait fonctionner jusqu’à la réorganisation officielle des cultes en Alsace. Presque tous les postes pastoraux sont occupés en 1796. Mais par la suite, les candidats font défaut. L’absence d’une formation académique fut un autre obstacle sur la voie de la réorganisation et de la nomination de pasteurs et la réorganisation des institutions.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;C’est Portalis qui, au nom de Bonaparte, en fut l’artisan. Pour les protestants, les nouvelles directives sont précisées dans les Articles organiques de 1802. Ils soulignent que «&amp;amp;nbsp;nul ne pourra exercer les fonctions du culte s’il n’est pas Français&amp;amp;nbsp;» (article 1). Les relations avec une puissance ou autorité étrangère sont interdites. Les pasteurs doivent prier pour les autorités de la République (puis de l’Empire). Toute décision doctrinale ou «&amp;amp;nbsp;confession&amp;amp;nbsp;» nouvelle doit être soumise à ces autorités avant d’être publiée. La cellule ecclésiale de base n’est plus la paroisse mais un consistoire de 6 000 âmes. Ce dernier sera composé du pasteur ou des pasteurs desservant le consistoire et d’anciens ou notables laïques, choisis parmi les citoyens les plus imposés. «&amp;amp;nbsp;Cinq Églises consistoriales forment l’arrondissement d’une inspection présidée par un pasteur inspecteur et deux laïques […]. L’inspecteur pourra visiter les églises de son arrondissement, il s’adjoindra les deux laïques.&amp;amp;nbsp;» (article 39) «&amp;amp;nbsp;Il sera pourvu au traitement des pasteurs des Églises consistoriales, bien entendu qu’on imputera sur ce traitement les biens que ces Églises possèdent et le produit des oblations établies par l’usage ou par des règlements.&amp;amp;nbsp;» (article 7)&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;En ce qui concerne les pasteurs, il est précisé que «&amp;amp;nbsp;nul ne pourra être élu ministre ou pasteur d’une église de la Confession d’Augsbourg s’il n’a étudié, pendant un temps déterminé, dans un des séminaires français destinés à l’instruction des ministres de cette confession, et s’il ne rapporte un certificat en bonne forme constatant son temps d’étude, sa capacité et ses bonnes mœurs&amp;amp;nbsp;» (article 13). «&amp;amp;nbsp;Les pasteurs ne pourront être destitués qu’à la charge de présenter des motifs au gouvernement qui les approuvera ou les rejettera.&amp;amp;nbsp;» (article 25)&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Trois changements ou précisions interviendront par la suite. La formation à Strasbourg des pasteurs de l’Église de la Confession d’Augsbourg est assurée à partir de 1803 dans une Académie, appelée Séminaire en 1806. En 1819, une Faculté de théologie est créée dans le cadre de l’Université, sans que disparaisse pour autant le Séminaire qui continue à participer à la formation des pasteurs.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Les traitements des pasteurs sont pris en charge par l’État en 1805 à Colmar, en 1806 dans le Haut-Rhin et à Montbéliard et en 1819 dans le Bas-Rhin. Enfin, il faut relever qu’en 1852, la paroisse retrouve sa place comme base de l’institution ecclésiale.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Bibliographie&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;SCHNEIDER (Johann), &amp;#039;&amp;#039;Geschichte der evangelischen Kirche des Elsaß in der Zeit der Französischen Revolution (1789-1802)&amp;#039;&amp;#039;, Strasbourg, 1830.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;REUSS (Rodolphe), &amp;#039;&amp;#039;Les Églises Protestantes d’Alsace pendant la Révolution (1789-1802)&amp;#039;&amp;#039;, Paris, 1906.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;HORNING (Wilhelm), &amp;#039;&amp;#039;Zur Stra&amp;#039;&amp;#039;ß&amp;#039;&amp;#039;burger Kirchengeschichte im XVIII. Jahrhundert&amp;#039;&amp;#039;, II. Text: &amp;#039;&amp;#039;Die neue Zeit vor, während und nach der Revolution&amp;#039;&amp;#039;, Strasbourg, 1907.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;STROHL (Henri), &amp;#039;&amp;#039;Le Protestantisme en Alsace&amp;#039;&amp;#039;, Strasbourg, 1950, 2&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; éd., 2000.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;SCHEIDHAUER (Marcel),&amp;#039;&amp;#039;Les Églises luthériennes en France 1800-1815. Alsace-Montbéliard-Paris&amp;#039;&amp;#039;, Strasbourg, 1975.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;LIENHARD (Marc), «&amp;amp;nbsp;La foi chrétienne à l’heure de la Révolution&amp;amp;nbsp;: l’itinéraire spirituel et politique du pasteur alsacien Mathias Engel (1755-1811)&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Revue d’histoire et de philosophie religieuse&amp;#039;&amp;#039;, 69 (1989), p. 451-473.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;LIENHARD (Marc), «&amp;amp;nbsp;Les Protestants et la Révolution&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Saisons d’Alsace&amp;#039;&amp;#039;,&amp;#039;&amp;#039;été 1989, p. 81-90.&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;VOGLER (Bernard), &amp;#039;&amp;#039;Histoire des Chrétiens d’Alsace des origines à nos jours,&amp;#039;&amp;#039; Paris, 1994.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Notices connexes&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Articles_organiques_des_cultes_protestants|Articles organiques du culte protestant]]&amp;amp;nbsp;; [[Augsbourg_(confession_d&amp;#039;-)|Augsbourg (confession d’)]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Convent|Convent ecclésiastique]]&amp;amp;nbsp;; [[Corps_pastoral|Corps pastoral]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Directoire|Directoire]]&amp;amp;nbsp;; [[Droit_ecclésiastique_protestant|Droit ecclésiastique protestant]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Fabrique|Fabrique protestante]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Inspecteur_ecclésiastique,_inspection_ecclésiastique|Inspection-Inspecteur ecclésiastique]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Kirchenordnungen|Kirchenordnungen]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Liturgie_protestante|Liturgie protestante]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Oberkirchenpfleger|Oberkirchenpfleger]]&amp;amp;nbsp;; [[Ordination|Ordination]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Piétisme|Piétisme]]&amp;amp;nbsp;;&amp;amp;nbsp;[[Paroisses_de_Strasbourg|Paroisses et consistoires de Strasbourg]]&amp;amp;nbsp;; [[Presbytère_protestant|Presbytère protestant]] (v. aussi&amp;amp;nbsp;: [[Baptême|Baptême]],&amp;amp;nbsp;[[Confession|Confession]], [[Confirmation|Confirmation]], [[Divorce|Divorce]], [[Mariage|&amp;#039;&amp;#039;Ehe&amp;#039;&amp;#039;-Mariage]]).&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: right;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;Marc Lienhard&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt;  &lt;br /&gt;
[[Category:P]] [[Category:Eglises et cultes]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>FKrouch</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Pasteurs_luth%C3%A9riens_d%E2%80%99Alsace&amp;diff=13218</id>
		<title>Pasteurs luthériens d’Alsace</title>
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		<updated>2024-10-24T13:55:23Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;FKrouch : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Caractéristiques générales&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Il y a toujours, dans les Églises passées au protestantisme au XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, des ministres du culte chargés, au plan paroissial, de prêcher, d’administrer les sacrements, de catéchiser et de célébrer des mariages et des obsèques. Ils reprennent ainsi une grande partie du ministère des curés.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Pourtant, des accents particuliers caractérisent le ministère des pasteurs protestants. C’est d’abord l’importance fondamentale attribuée à la prédication. Le pasteur est un prédicateur et un enseignant, et non un prêtre. Tous les croyants sont prêtres, ce qui signifie qu’ils ont un accès direct à Dieu. En second lieu, l’accent est mis sur leur formation académique, rappelée d’ailleurs par le port de la robe pastorale. En troisième lieu, les pasteurs sont en général mariés et ont, le plus souvent, beaucoup d’enfants.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Les pasteurs alsaciens sont à l’œuvre dans une des 48 Églises territoriales d’Alsace, dont la plus grande, celle du Hanau-Lichtenberg, comporte 14 bailliages et 136 villages. À la fin du XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, un tiers de l’Alsace était devenu protestant.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Divers termes sont employés pour désigner les pasteurs. Si celui de &amp;#039;&amp;#039;Priester&amp;#039;&amp;#039; (prêtre) apparaît encore dans la convocation au synode strasbourgeois de 1533, il disparaît par la suite. D’autres termes se sont maintenus ou ont émergé au cours des siècles. Ceux de &amp;#039;&amp;#039;Pfarrherr&amp;#039;&amp;#039; ou &amp;#039;&amp;#039;Pfarrer&amp;#039;&amp;#039;, déjà employés avant la Réforme protestante, sont couramment utilisés. Il y a ensuite ceux de &amp;#039;&amp;#039;Prediger&amp;#039;&amp;#039; ou &amp;#039;&amp;#039;Praedicant&amp;#039;&amp;#039; (prédicateur), dont l’utilisation rappelle une des fonctions principales du pasteur, qui est celle de prêcher. On trouve également le mot &amp;#039;&amp;#039;Hirte&amp;#039;&amp;#039; (berger) pour évoquer la tâche du pasteur de nourrir – spirituellement – les fidèles et de les rassembler. Les Ordonnances ecclésiastiques, dont celle de Strasbourg de 1598 et celle du Hanau-Lichtenberg de 1573, utilisent le plus souvent le terme &amp;#039;&amp;#039;Kirchendiener&amp;#039;&amp;#039; (serviteur de l’Église). Quant au terme &amp;#039;&amp;#039;Pfaff&amp;#039;&amp;#039;, il n’a pas toujours un sens péjoratif.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Plus tard, il est question, en particulier dans la littérature ou dans les travaux historiques tels que celui de Bopp, de &amp;#039;&amp;#039;Geistliche&amp;#039;&amp;#039;. Ce terme s’applique aussi au clergé catholique.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
== &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Diversité des pasteurs&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Les postes pastoraux existant dans les Églises d’Alsace sont d’ordre divers. En tête, pour ce qui est des responsabilités et des revenus, se trouvent les pasteurs titulaires d’une cure. Entre 1618 et 1789, leur nombre oscillait dans le comté de Hanau-Lichtenberg entre 56 et 76. Aux côtés de ces pasteurs, des vicaires et des &amp;#039;&amp;#039;Helfer&amp;#039;&amp;#039; (pasteurs adjoints), appelés aussi «&amp;amp;nbsp;chapelains&amp;amp;nbsp;» à Mulhouse et à Wissembourg, étaient à l’œuvre dans les cures les plus importantes, en attendant d’accéder au stade de pasteurs titulaires ou «&amp;amp;nbsp;premiers pasteurs&amp;amp;nbsp;». Les vicaires sont engagés à titre personnel par le pasteur titulaire qui les nourrit, les loge et les rétribue. Leur situation peut être plus ou moins précaire dans les diverses Églises. Le statut de &amp;#039;&amp;#039;Helfer&amp;#039;&amp;#039;, à l’œuvre dans les grandes paroisses, était plus avantageux dans la mesure où c’étaient les consistoires qui examinaient, ordonnaient et nommaient les pasteurs, en fixant et en contrôlant aussi leurs émoluments. Majoritaires au XVII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, les vicaires acquièrent par la suite le statut de pasteurs adjoints. Dans les sièges des divers bailliages et dans d’autres localités importantes, on trouve aussi des diacres. Ils exercent soit des fonctions pastorales, soit des fonctions d’enseignement, dans certains cas ils remplissent les deux fonctions. Là aussi, une évolution est perceptible. Ainsi, à Bouxwiller où il remplissait uniquement des fonctions pastorales, le diacre est appelé «&amp;amp;nbsp;deuxième pasteur&amp;amp;nbsp;» à partir de 1721. Dans la même ville, où le pasteur titulaire remplissait aussi des fonctions de direction d’Église, et où le pasteur adjoint était préposé à autres tâches, deux postes supplémentaires destinés à des débutants étaient créés pour des pasteurs appelés &amp;#039;&amp;#039;Freiprediger&amp;#039;&amp;#039;, sans attaches paroissiales à part la prédication. Ils devaient seconder le pasteur dirigeant dans ses multiples tâches, voire le remplacer dans le travail pastoral. On trouve aussi des &amp;#039;&amp;#039;Freiprediger&amp;#039;&amp;#039; dans le cadre de la paroisse de la cathédrale de Strasbourg, où ils étaient avant tout préposés à la prédication, comme ce fut le cas de Philippe Spener, le père du piétisme allemand.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Il faut évoquer aussi les fonctions de direction des Églises. En principe, l’autorité suprême appartenait au pouvoir politique. Mais celui-ci déléguait certaines fonctions à des pasteurs. C’est ainsi que, dès l’introduction de la Réforme dans le comté de Hanau-Lichtenberg, la fonction de surintendant avait été créée. C’est le comte qui nomme les titulaires. La tâche principale du surintendant est d’entreprendre des inspections dans tout le comté, en visitant aussi bien les pasteurs que les paroisses.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;En 1718, un corps intermédiaire d’inspecteurs, appelés &amp;#039;&amp;#039;Special&amp;#039;&amp;#039;, fut créé pour superviser par des visites annuelles les ministres et la vie des paroisses.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;On retrouve dans d’autres lieux, comme à Strasbourg, la fonction de surintendant. Sa mise en place se heurte, en 1574, aux résistances du Magistrat de Strasbourg qui aurait voulu se réserver cette fonction, ou bien la confier à un pasteur de son choix. Elle finit pourtant par s’imposer, même si l’Ordonnance ecclésiastique de 1598 parle de «&amp;amp;nbsp;président du Convent ecclésiastique&amp;amp;nbsp;» plutôt que de surintendant.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
== &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Les origines des pasteurs&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;L’origine géographique et l’origine sociale des pasteurs de Strasbourg et du Hanau-Lichtenberg ont été étudiées par Bernard Vogler, Gérard Schildberg et Jean-Georges Guth. Sur 203 pasteurs strasbourgeois (sur 280) du XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle dont on connaît l’origine, 63, c’est-à-dire 30 %, étaient nés à Strasbourg. Les deux autres tiers étaient originaires principalement d’Allemagne du Sud et d’Autriche. À la fin du siècle, le recrutement se régionalise&amp;amp;nbsp;: deux tiers sont originaires des villes de la Décapole, 43 % sont nés à Strasbourg. Dans le Hanau-Lichtenberg, jusqu’à la guerre de Trente Ans, un sixième seulement est originaire du comté. La création d’une école latine à Bouxwiller en 1612, devenue Gymnase par la suite, augmentera la part des pasteurs issus du comté. Ils sont 20 % en 1700 et 80 % à la veille de la Révolution. En 1727, le ministre Le Blanc étend au clergé protestant d’Alsace une règle déjà appliquée au clergé catholique depuis 1681, selon laquelle tous les ministres du culte devaient être des ressortissants français. Il en résulta une «&amp;amp;nbsp;alsacianisation&amp;amp;nbsp;» des pasteurs.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Depuis le rattachement de Strasbourg au royaume de France (1681), les pasteurs sont essentiellement d’origine strasbourgeoise. Malgré la Déclaration royale de juin 1683, le courant étranger ne s’est pas entièrement tari, puisque les étudiants allemands, immatriculés à l’Université de Strasbourg, peuvent être admis au sein du corps pastoral. Cette pratique dure jusqu’en 1727, où seuls les sujets du roi peuvent faire partie du clergé luthérien.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;L’origine sociale des pasteurs est plus difficile à déterminer avec exactitude, au vu de l’état des sources. On peut relever qu’à Strasbourg, 75 % des 36 cas connus de la seconde moitié du XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle sont issus soit du pastorat, soit de l’artisanat. Dans le Hanau-Lichtenberg, le pourcentage de pasteurs issus d’un presbytère augmente de 27 à 54 % entre la guerre de Trente Ans et le milieu du XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;De manière générale, sous l’Ancien Régime, la mobilité sociale était limitée, et cela ne concernait pas seulement les pasteurs. Par ailleurs, faute de moyens financiers, il n’était guère possible pour les enfants de la grande majorité des pasteurs de s’élever dans la hiérarchie sociale. Certaines dynasties de pasteurs ont traversé les âges. Ainsi huit Reuchlin sont attestés depuis Jean (mort en 1558) jusqu’à Friedrich Jakob (mort en 1793). Du premier Kampmann, Kaspar (né vers 1600) au dernier représentant de la lignée au XIX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, on trouve quinze représentants de ce nom. Il y a aussi une parenté des dynasties pastorales, une interpénétration mutuelle par le mariage. Il y a aussi les Leonhard ou les Silberrrad (cf. BOPP, &amp;#039;&amp;#039;Die evangelischen Geistlichen und theologen in Elsass und Lothringen&amp;#039;&amp;#039;). Certains pasteurs se succèdent de père en fils dans la même paroisse. Ainsi, trois Heusse, famille originaire de Gertwiller, occupent sans interruption des postes de vicaire au Temple Neuf, entre 1686 et 1748. Trois générations de pasteurs de la famille Huber sont en poste à Saint-Guillaume, entre 1642 et 1734.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Les pasteurs strasbourgeois du début du XVI&amp;lt;sup&amp;gt;è&amp;lt;/sup&amp;gt; à la veille de la Révolution&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;La formation&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Deux cas se présentent à Strasbourg à partir de 1523&amp;amp;nbsp;: d’une part, d’anciens prêtres ou moines sont passés au protestantisme, qu’il fallait instruire dans la théologie protestante. Des cours sont dispensés à cet effet, en particulier par Bucer. D’autre part, de jeunes étudiants, sortis des écoles paroissiales et des écoles latines, se destinent au ministère pastoral. À partir de 1538, la formation est assurée dans le cadre de la Haute École, devenue Académie en 1566 puis Université en 1621. Elle accueille aussi bien des alphabétaires que des élèves plus avancés et des étudiants. Certains étudiants en théologie fréquentent d’autres universités, en particulier celles de Wittenberg et de Tübingen pour les luthériens, celles de Bâle et de Heidelberg pour les réformés. Tout au long des siècles, l’Allemagne et la culture allemande ne cessent d’influencer les pasteurs d’Alsace-Moselle. Le niveau des diplômes s’accroît avec le temps. En 1540, cinq étudiants accèdent au grade de maître en théologie&amp;amp;nbsp;; ils seront 14 en 1581 et 38 sur 49 pasteurs en fonction en 1619. En 1548, 8 accèdent au doctorat. En 1619, seul un pasteur strasbourgeois n’a pas fait d’études universitaires. À la même époque, le titre de maître est exigé aussi pour être pasteur dans les paroisses rurales relevant de la ville de Strasbourg. Pour compléter l’enseignement, une bibliothèque est créée à Strasbourg en 1531. L’Ordonnance ecclésiastique de 1534 propose une liste de livres que chaque paroisse rurale devait acquérir. À côté de la Bible en latin et en allemand et de postilles, c’est-à-dire de prédications imprimées, des commentaires bibliques sont proposés.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Sous l’Ancien Régime (1681-1789), la quasi-totalité du corps pastoral a fait ses humanités au Gymnase, avant de fréquenter la Faculté de théologie, où l’âge moyen d’inscription s’établit à 16 ans. Presque tous ont obtenu le grade de &amp;#039;&amp;#039;Magister&amp;#039;&amp;#039;. Les études se poursuivent au Séminaire protestant (le Collège Saint-Guillaume), où la plupart des étudiants sont pensionnaires. Au XVII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, c’est l’orthodoxie luthérienne qui domine à la Faculté de théologie. De grandes figures émergent, en particulier Conrad Dannhauer, auteur de synthèses théologiques, Jean Dorsch, qui s’efforce de montrer l’accord entre la Confession d’Augsbourg et Thomas d’Aquin, ou encore Sébastien Schmidt, qui a commenté presque tous les écrits bibliques et traduit la Bible en latin. Au XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, l’envergure des enseignants fléchit jusqu’à l’émergence de Johann Lorenz Blessig, d’Isaac Haffner et de Johann Sigismund Lorenz.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Les grades supérieurs sont surtout l’apanage des pasteurs exerçant leur ministère dans les paroisses du noyau central de Strasbourg. 70 % des pasteurs du Temple Neuf possèdent le titre de docteur et 50 % sont professeurs de théologie. À Saint-Thomas, le grade de docteur est obtenu par un quart des pasteurs&amp;amp;nbsp;; rares sont ceux qui sont professeurs comme Michaël Lorenz ou Friedrich Reuchlin. Certains, comme le pasteur du Temple Neuf à la veille de la Révolution, Johann Lorenz Blessig, ont approfondi leurs connaissances dans d’autres domaines (le droit ou la philosophie), dans lesquels ils ont présenté des thèses de doctorat.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;La tradition des voyages à l’étranger pour compléter la formation se maintient. À la fin du XVII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, ce sont les universités allemandes de Leipzig, de Gissen et de Wittenberg qui sont choisies en priorité et qui modèlent les tendances orthodoxes. Au cours du XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, les étudiants fréquentent davantage les Facultés de théologie de Iéna et de Halle en Saxe, en raison de leur renommée piétistes. Des pasteurs comme Friedrich Lorenz ou Johann Blessig ont entrepris un périple à travers l’Europe. Incontestablement, le corps pastoral fait partie des élites intellectuelles de Strasbourg.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
== &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Choix et engagements des pasteurs&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;À Strasbourg, en un premier temps, les prêtres passés à la Réforme sont pris en charge par le Magistrat. Ils acquièrent le droit de bourgeoisie. Les premiers pasteurs accrédités sont donc d’anciens prêtres. Nouveaux venus ou déjà en place, ils avaient été recrutés ou reçus par la communauté paroissiale et le choix avait été ratifié par le Magistrat.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;L’Ordonnance ecclésiastique de 1534 réglemente davantage le processus de nomination. En cas de vacance d’un poste, une commission doctrinale propose plusieurs candidats. Ces derniers sont invités à prêcher plusieurs fois devant la communauté. Ensuite les examinateurs de la commission doctrinale et les trois curateurs (&amp;#039;&amp;#039;kirchenpfleger&amp;#039;&amp;#039;) de la paroisse s’adjoignent douze paroissiens pour l’élection, chiffre qui augmentera par la suite. L’élu est proposé au Magistrat, auquel appartient, depuis 1534, le pouvoir de nomination. Exceptionnellement, le Magistrat pouvait choisir seul un pasteur&amp;amp;nbsp;; il pouvait aussi refuser un candidat proposé. S’il s’agissait d’une première nomination, le candidat était ordonné par imposition des mains, pratique mise en place par Bucer dans les dernières années de son activité strasbourgeoise.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;L’Ordonnance de 1598 évoque trois domaines qui doivent retenir l’attention des examinateurs&amp;amp;nbsp;: la doctrine ou confession des candidats, leur vie et leur âge. La cérémonie d’ordination y est présentée de manière plus explicite que dans les textes antérieurs.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;L’Ordonnance strasbourgeoise de 1598 y ajoute la Formule de Concorde. Le pasteur s’engage aussi à respecter les institutions mises en place par l’autorité civile, en particulier les visites pastorales et les synodes. Le pasteur strasbourgeois promet, en outre, de participer régulièrement au Convent de l’Église et d’éviter les disputes oiseuses et les conflits avec ses collègues. En cas de mauvais comportements et de faute grave, les &amp;#039;&amp;#039;kirchenpfleger &amp;#039;&amp;#039;de Strasbourg étaient autorisés à congédier purement et simplement un vicaire. Mais seul le Magistrat pouvait destituer un pasteur. Par ailleurs, n’importe qui avait le droit de s’adresser à l’ammeistre, qui avait le pouvoir d’accueillir ou de rejeter la demande.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;À Strasbourg, sous la monarchie d’Ancien Régime, le Convent, par l’intermédiaire du collège pastoral institué depuis 1714, établit une liste des candidats (en général, quatre postulants pour un poste vacant) soumise au Magistrat par le Collège des&amp;#039;&amp;#039;Oberkirchenpfleger&amp;#039;&amp;#039;, institué en 1683. Si celui-ci n’émet aucune objection, le candidat retenu est présenté à ses futurs paroissiens. Au XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, l’usage du suffrage paroissial et la prédication-examen ne sont plus imposés. L’ordination intervient avant la nomination au premier poste. Elle donne lieu à une cérémonie, en présence d’un clerc spécialement nommé et de deux pasteurs déjà ordonnés. Elle n’a jamais lieu avant l’âge de 25 ans. Elle permet la transmission des droits et des devoirs du ministère.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
== &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Service des pasteurs&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Leur mission essentielle est d’annoncer l’Évangile, de célébrer le baptême et la cène, ainsi que d’établir les actes pastoraux tels que les mariages et les obsèques. Il faut ajouter l’instruction religieuse des enfants dès les années 1520.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Quant à la durée de la prédication, il est demandé en 1571 aux pasteurs strasbourgeois de ne pas dépasser la demi-heure dans le cadre des cultes matinaux quotidiens. Le dimanche, la prédication pouvait être plus longue. Les professeurs de théologie prêchent régulièrement à la cathédrale de Strasbourg, protestante jusqu’en 1681, ou dans d’autres paroisses de la ville.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;En ce qui concerne la prédication, les divers textes officiels soulignent qu’elle doit se fonder sur l’Écriture sainte, aussi bien l’Ancien que le Nouveau Testament. Elle doit annoncer purement la Parole de Dieu et non des opinions humaines.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Les pasteurs auraient voulu participer également à l’application de la discipline. Au second synode strasbourgeois, en 1539, ils expriment le souhait de pouvoir interpeller (&amp;#039;&amp;#039;beschicken&amp;#039;&amp;#039;) leurs paroissiens et de pouvoir les exclure de la cène (&amp;#039;&amp;#039;Bann&amp;#039;&amp;#039;). Le Magistrat s’y oppose.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
== &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Le contrôle des pasteurs par les autorités civiles&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;À Strasbourg, où plusieurs pasteurs étaient à l’œuvre, l’habitude avait été prise très tôt, après la Réforme, de se réunir régulièrement pour traiter les questions diverses en rapport avec leur ministère. On parle, à ce propos, de Convent ecclésiastique. Une Ordonnance du 31 octobre 1531 donna indirectement une valeur officielle à cet organe, en y déléguant une fois par trimestre la commission des &amp;#039;&amp;#039;Kirchenpfleger&amp;#039;&amp;#039;. Ces derniers au nombre de 21, dont un tiers était issu des sept paroisses, sont en réalité des représentants du Magistrat. Une participation de deux à trois &amp;#039;&amp;#039;Kirchenpfleger&amp;#039;&amp;#039; à la réunion du Convent paraissait souhaitable, mais ne se réalisera pas toujours dans les faits. Avec le temps, le Convent renforça de plus en plus sa position par rapport au Magistrat affaibli, en s’emparant de la réalité du pouvoir ecclésiastique. De la réunion hebdomadaire, on passera au rythme bimensuel avec présence obligatoire des pasteurs, mais celle des &amp;#039;&amp;#039;Kirchenfleger&amp;#039;&amp;#039; fut plus irrégulière.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;On retrouve, à Strasbourg, comme dans d’autres lieux, la fonction de surintendant assurée par un des pasteurs. Sa mise en place se heurte, en 1574, aux résistances du Magistrat, qui aurait voulu se réserver cette fonction ou bien la confier à un pasteur de son choix. Elle finit par s’imposer, même si l’Ordonnance de 1598 parle de «&amp;amp;nbsp;président du Convent ecclésiastique&amp;amp;nbsp;» plutôt que de surintendant. Le président du Convent, appelé surintendant à certaines époques, doit diriger les réunions du Convent, veiller à l’observation de la vraie doctrine, surveiller le ministère et le comportement des membres du Convent, mettre en œuvre les examens précédant l’ordination et l’installation des pasteurs. Il doit aussi visiter (c’est-à-dire inspecter) tous les ans les églises du territoire de Strasbourg et en rendre compte par écrit au Magistrat de la ville.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;À partir de 1681, les rapports entre le Collège des &amp;#039;&amp;#039;Oberkirchenpfleger&amp;#039;&amp;#039; et le Convent sont souvent difficiles. Il fallait souder la communauté luthérienne pour résister à l’assaut des catholiques. Le Magistrat, par l’intermédiaire des &amp;#039;&amp;#039;Oberkirchenpfleger&amp;#039;&amp;#039;, oppose régulièrement aux propositions du Convent une force d’inertie et ne lui épargne pas les refus, quand il trouve son zèle religieux excessif, voire indiscret. Rodolphe Reuss souligne ce climat délétère qu’il a découvert dans les procès-verbaux du Convent&amp;amp;nbsp;: «&amp;amp;nbsp;Plus d’une page des procès-verbaux porte la trace évidente de cette méfiance réciproque, masquée par la phraséologie cérémonieuse de l’époque.&amp;amp;nbsp;»&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
== &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Les orientations théologiques et culturelles des pasteurs&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Elles ont varié au cours des temps. Au XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, les pasteurs sont portés par l’élan réformateur et l’enracinement biblique suscités par Luther et d’autres, puis encadrés par un corpus doctrinal qui conduira à une orthodoxie rassurante, mais aussi pesante. En réaction, dans la seconde moitié du XVII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, un réveil initié par l’Alsacien Spener, et connu sous le terme de piétisme, met l’accent sur la vie religieuse personnelle des pasteurs plutôt que sur la conformité doctrinale. Il suscite également la création de petits cercles de croyants «&amp;amp;nbsp;réveillés&amp;amp;nbsp;» dans lesquels la différence entre pasteur et fidèles s’estompe, dans la mesure où ce sont la conversion, la lecture commune de la Bible et les «&amp;amp;nbsp;fruits&amp;amp;nbsp;» de la foi qui sont déterminants plus que les connaissances doctrinales et le statut du pasteur.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Mais au XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, dans l’orbite des Lumières, un autre courant émerge qui valorise la raison, y compris dans les affirmations doctrinales, et place les vertus morales au centre de son message.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
{| border=&amp;quot;1&amp;quot; cellpadding=&amp;quot;1&amp;quot; cellspacing=&amp;quot;1&amp;quot; style=&amp;quot;width: 100%;&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Les revenus du pasteur de Saint-Nicolas, d’après un registre de 1777 (Archives de Saint-Thomas, no 70/42,1)&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;col&amp;quot; | &amp;amp;nbsp;&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;col&amp;quot; | &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Revenus en nature&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;col&amp;quot; | &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Revenus en espèces&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Chapitre de Saint-Thomas&amp;lt;br/&amp;gt; Portion du pasteur&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
| &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;40 Viertel de froment&amp;lt;br/&amp;gt; 40 Viertel de seigle = 40 Viertel d’orge.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
| &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;300 Gulden&amp;lt;br/&amp;gt; (1 florin (Gulden) = 1 pièce de 1,48 gr d’or pur)&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;le Chapitre&amp;lt;br/&amp;gt; prébende de chanoine&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
| &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;7 Viertel de froment + 18 Viertel de seigle + 7 Viertel d’orge&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
| &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;110 Gulden&amp;lt;br/&amp;gt; (intérêts d’un legs déposé au Pfennigturm)&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;par la Ville&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
| &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;2 toises de bois dur + 3 toises de bois tendre + 600 fagots&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
| &amp;amp;nbsp;&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;1 Viertel contient 6 boisseaux. Le boisseau de la ville est égal à 18,6 litres. 1 toise de bois&amp;amp;nbsp;: 1 stère de bois.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;La rémunération des pasteurs (competenz)&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Au XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, les pasteurs sont rémunérés en bénéficiant d’une prébende attribuée soit par le Magistrat, soit par un chapitre.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Au XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, la vie matérielle du corps pastoral est relativement confortable. Il existe trois niveaux de rémunération. Les membres du Chapitre de Saint-Thomas (les pasteurs titulaires de Saint-Thomas, de Saint-Nicolas et de Sainte-Aurélie) perçoivent des revenus d’un montant global de 3 000 à 4 000 livres (&amp;#039;&amp;#039;Pfund&amp;#039;&amp;#039;) contre une moyenne de 1 700 livres pour les pasteurs titulaires des autres paroisses. Les vicaires touchent une rémunération de 900 à 1 200 livres (cf. article de Bernard Vogler, &amp;#039;&amp;#039;BSHPF&amp;#039;&amp;#039;, juillet-août-septembre, 1980, p. 291).&amp;#039;&amp;#039;Il&amp;#039;&amp;#039;faut souligner la part importante des revenus en nature, qui est supérieure aux besoins de la consommation personnelle.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
== &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Revenus des pasteurs luthériens strasbourgeois pour l’exercice de leur charge pastorale&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Voir le tableau&amp;amp;nbsp;: Les revenus du pasteur de Saint-Nicolas. Les pasteurs de Saint-Thomas et de Sainte Aurélie doivent avoir des revenus identiques.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Les pasteurs chanoines de Saint-Thomas perçoivent d’autres émoluments en tant qu’enseignants au Gymnase ou professeurs à l’Université. Il arrive que les pasteurs deviennent président du Convent&amp;amp;nbsp;: c’est une charge qui confère des revenus supplémentaires. Ceux-ci ont pu être évalués, le 29 décembre 1772, pour Friedrich Jakob Reuchlin, pasteur de Saint-Thomas et professeur de théologie&amp;amp;nbsp;: 25 &amp;#039;&amp;#039;Gulden&amp;#039;&amp;#039; du Trésor + 17,5 &amp;#039;&amp;#039;Gulden&amp;#039;&amp;#039; de l’Université + 52,5 &amp;#039;&amp;#039;Gulden&amp;#039;&amp;#039; de la fondation de Saint-Marc + 600 fagots (Archives de Saint-Thomas, n&amp;lt;sup&amp;gt;o&amp;lt;/sup&amp;gt; 70/41, 2).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Les pasteurs qui ne sont pas chanoines ont des revenus moins substantiels. Le registre de 1777 présente ceux du pasteur de Saint-Guillaume. La ville prend en charge ses émoluments qui se répartissent ainsi&amp;amp;nbsp;: 14 &amp;#039;&amp;#039;Gulden&amp;#039;&amp;#039; du Trésor + les revenus en nature fournis par le Grenier de la ville (25 &amp;#039;&amp;#039;Viertel&amp;#039;&amp;#039; de froment, 25 &amp;#039;&amp;#039;Viertel&amp;#039;&amp;#039; de seigle et 4 &amp;#039;&amp;#039;Viertel &amp;#039;&amp;#039;d’orge)&amp;#039;&amp;#039;. &amp;#039;&amp;#039;Le pasteur touche aussi une quote-part non précisée d’une somme globale de 2 944 livres, distribuée aux membres du corps pastoral et aux membres laïcs de la paroisse, comme le sacristain et le maître d’école (cf. Roehrich, p. 87).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;L’examen des inventaires donne une impression d’aisance. Une partie des pasteurs cherche à placer des capitaux. Pour les années 1751,1756 et 1761, Bernard Vogler a relevé un total de 18 prêts d’un montant moyen de 1 204 livres tournois&amp;amp;nbsp;: ce qui range les pasteurs au 6&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; rang des catégories socio-professionnelles (cf. article de Bernard Vogler, &amp;#039;&amp;#039;op. cit.&amp;#039;&amp;#039;, p. 240). À la veille de la Révolution, la situation des pasteurs est plus précaire. Selon le président du Convent ecclésiastique, la plupart ne gagnent que 1 200 florins et ne survivent qu’avec l’apport en nature.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
== &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;L’influence sur la société&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;L’ensemble des pasteurs a exercé une influence certaine sur la culture, en particulier par leur intervention dans les écoles, la création de bibliothèques, leur pratique musicale, caractéristique de bien des familles pastorales. Un certain nombre de pasteurs ont publié soit leur autobiographie, soit des prédications, ou encore des travaux historiques. D’autres ont publié des recueils de chants ou de prières, des catéchismes, ou des poésies de leur crû. Leur ministère est en général apprécié, malgré des liens jugés trop étroits avec les autorités civiles et les faiblesses, voire les dérives de l’un ou l’autre pasteur.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
== &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Les étapes et la durée du ministère des pasteurs strasbourgeois&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;La pension étant modique, la plupart des pasteurs demeurent en fonction jusqu’à l’extrême limite de leurs forces et certains se font souvent aider par des vicaires surnuméraires qu’ils rétribuent sur leurs propres revenus. L’âge de la durée en exercice peut dépasser les 70, voire les 80 ans.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;La plupart des pasteurs débutent par un poste d’enseignement (pédagogues au Collège Saint-Guillaume ou professeurs au Gymnase). Ensuite, ils obtiennent un poste de vicaire à la campagne, le plus souvent dans le territoire rural de Strasbourg (bailliages de Barr, d’Illkirch, de Marlenheim et de Wasselonne), où ils accèdent rapidement à une charge de pasteur. Le passage à la campagne dure entre 10 et 20 ans et se caractérise par une assez grande mobilité&amp;amp;nbsp;: près de la moitié d’entre eux occupent deux postes.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;L’accès à la charge pastorale en ville est, en général, l’aboutissement d’une carrière. Elle commence par une charge de prédicateur, puis de vicaire. Plus de la moitié des vicaires deviennent pasteurs en moins de 10 ans et plus du quart en moins de 5 ans. La moyenne d’âge, au moment de leur entrée en fonction, est assez élevée&amp;amp;nbsp;: elle se situe vers 53 ans&amp;amp;nbsp;; 40 % ont moins de 50 ans. Certaines carrières sont longues, car elles sont hiérarchisées&amp;amp;nbsp;: les candidats doivent gravir les échelons de troisième, de deuxième puis de premier vicaire dans les paroisses où ils seront promus pasteurs. Le record de durée est détenu par Philipp Jakob Engel, qui a dû patienter 29 années, d’abord comme deuxième vicaire (de 1738 à 1752), puis comme premier vicaire (de 1752 à 1767), avant de terminer comme pasteur de Saint-Thomas. Si Reuchlin est le doyen du corps pastoral strasbourgeois (il est mort en exercice à 93 ans), cinq de ses collègues de Saint-Thomas ont été en activité pendant plus de 70 ans. Au Temple Neuf, deux pasteurs sont restés en place pendant plus de 30 ans&amp;amp;nbsp;: il s’agit de Friedrich Saltzmann (36 années), à la fin du XVII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, et de Philipp Johann Beyckert (35 années), dans la seconde moitié du XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Certains auteurs du XIX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle ont porté un jugement sévère sur cette gérontocratie. C’est ainsi que Johann Wilhelm Baum accuse le corps pastoral de sénilité et de sclérose, lui reprochant de pratiquer le ministère par la force de l’habitude. Par contre, il loue les mérites de Reuchlin.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Sources-Bibliographie&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Les registres des procès-verbaux du Convent sont classés dans les Archives de Saint-Thomas, conservées aux Archives municipales et communautaires de Strasbourg.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;NDBA (Nouveau dictionnaire de biographie alsacienne)&amp;amp;nbsp;&amp;#039;&amp;#039;pour les pasteurs les plus connus.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;RÖRICH (Thimotheus Wilhelm), «&amp;amp;nbsp;&amp;#039;&amp;#039;Wie vor Zeiten unsere Pfarrer in das Amt kamen&amp;#039;&amp;#039;&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Mitteilungen aus der Geschichte der evangelischen Kirchen des Elsasses&amp;#039;&amp;#039;, t. I, Paris-Strasbourg, 1855, p. 371-391.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;SCHINDLING (Anton), &amp;#039;&amp;#039;Humanistische Hochschule und Freie Reichsstadt: Gymnasium und Akademie in Strassburg&amp;#039;&amp;#039;, Wiesbaden, 1877.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;REUSS (Rodolphe), &amp;#039;&amp;#039;L’Église luthérienne de Strasbourg au dix-huitième siècle&amp;#039;&amp;#039;, Paris, 1892.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;HORNING (Wilhelm), &amp;#039;&amp;#039;Zur Strassburger Kirchengeschichte im XVIII. Jahrhundert&amp;#039;&amp;#039;, Strasbourg, 1907.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;ADAM (Johann), &amp;#039;&amp;#039;Evangelische Kirchengeschichte der Stadt Strassburg bis zur Französischen Revolution&amp;#039;&amp;#039;, Strasbourg, 1922.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;STROHL (Henri), &amp;#039;&amp;#039;Le protestantisme en Alsace&amp;#039;&amp;#039;, Strasbourg, 1950, 2&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; éd., 2000.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;VOGLER (Bernard), «&amp;amp;nbsp;Recrutement et carrière des pasteurs strasbourgeois au XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Revue d’histoire et de philosophie religieuse&amp;#039;&amp;#039;, 48/2 (1968), p. 151-174.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;VOGLER (Bernard), «&amp;amp;nbsp;Le corps pastoral strasbourgeois du XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Bulletin de la société de l’histoire du protestantisme français&amp;#039;&amp;#039;, 1980, p. 287-296.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;BORNERT (René), &amp;#039;&amp;#039;La Réforme Protestante du culte à Strasbourg au XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle (1523-1598)&amp;#039;&amp;#039;, Leyde, 1981.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;LIENHARD (Marc), «&amp;amp;nbsp;La Réforme à Strasbourg&amp;amp;nbsp;», LIVET (Georges), RAPP (Francis), &amp;#039;&amp;#039;Histoire de Strasbourg des origines à nos jours&amp;#039;&amp;#039;, t. 2, Strasbourg, 1981, p. 437-544.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;SEHLING (Emil)&amp;#039;&amp;#039;, Die evangelischen Kirchenordnungen des XVI. Jahrhunderts&amp;#039;&amp;#039;, WOLGAST (Eike) éd., t. 20/1&amp;amp;nbsp;: &amp;#039;&amp;#039;Straßburg&amp;#039;&amp;#039;, Tübingen, 2011.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;GUTH (Jean-Georges), &amp;#039;&amp;#039;Les protestants de Strasbourg sous la monarchie française (de 1681 à la veille de la Révolution)&amp;amp;nbsp;: une communauté religieuse distincte&amp;#039;&amp;#039; ?, Thèse soutenue le 9 juillet 1997 à Strasbourg (un résumé se trouve dans l’&amp;#039;&amp;#039;Annuaire de la Société d’Histoire des Quatre Cantons&amp;#039;&amp;#039;, 2016, p. 23-77).&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Notices connexes&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Articles_organiques_des_cultes_protestants|Articles organiques du culte protestant]]&amp;amp;nbsp;;&amp;amp;nbsp;[[Augsbourg_(confession_d&amp;#039;-)|Augsbourg (confession d’)]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Convent|Convent ecclésiastique]]&amp;amp;nbsp;; [[Corps_pastoral|Corps_pastoral]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Directoire|Directoire]]&amp;amp;nbsp;; [[Droit_ecclésiastique_protestant|Droit ecclésiastique protestant]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Fabrique|Fabrique protestante]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Inspecteur_ecclésiastique,_inspection_ecclésiastique|Inspection - Inspecteur ecclésiastique]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Kirchenordnungen|Kirchenordnungen]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Liturgie_protestante|Liturgie protestante]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Paroisse|Paroisse]]&amp;amp;nbsp;; [[Protestantisme|Protestantisme]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Oberkirchenpfleger|Oberkirchenpfleger]]&amp;amp;nbsp;; [[Ordination|Ordination]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Piétisme|Piétisme]]&amp;amp;nbsp;; [[Paroisses_de_Strasbourg|Paroisses et consistoires de Strasbourg]]&amp;amp;nbsp;; [[Presbytère_protestant|Presbytère_protestant]] (v. aussi&amp;amp;nbsp;: [[Baptême|Baptême]],&amp;amp;nbsp;[[Confession|Confession]], [[Confirmation|Confirmation]], [[Divorce|Divorce]], [[Mariage|&amp;#039;&amp;#039;Ehe&amp;#039;&amp;#039;-Mariage]]).&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: right;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;Jean-Georges Guth, Marc Lienhard&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt;  &lt;br /&gt;
[[Category:P]] [[Category:Eglises et cultes]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>FKrouch</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Passion_(confr%C3%A9rie_de_la,_d%C3%A9votion_de_la,_jeux_de_la)&amp;diff=13217</id>
		<title>Passion (confrérie de la, dévotion de la, jeux de la)</title>
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		<updated>2024-10-24T13:54:51Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;FKrouch : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;L’essor de la dévotion de la Passion&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;À la fin du Moyen Âge, une forme particulière de piété connut un grand essor&amp;amp;nbsp;: il s’agit de la compassion envers le Christ souffrant. Cette dévotion ne naît pas à cette période, puisque sa présence est attestée dans les textes patristiques, mais elle connut un regain important sous l’impulsion des Cisterciens puis, et surtout, celle des Franciscains. Dès le XIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, la dévotion pour la Passion est fermement implantée dans les esprits, et, à la fin du Moyen Âge, elle est mise au premier plan. Cela s’explique tout d’abord par les fléaux qui touchèrent l’Europe au XIV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, et notamment les épidémies de peste noire, qui peuvent en partie expliquer l’angoisse des contemporains et leur volonté de se tourner vers la Passion du Christ, de diverses manières. On peut ici évoquer les femmes dévouant leur vie à la piété, méditant les souffrances endurées par le Christ, ou encore les hommes, nommés &amp;#039;&amp;#039;Viri Dei&amp;#039;&amp;#039;, qui cherchaient à revivre la Passion du Christ dans leur chair en s’astreignant à une vie vertueuse à l’image du Christ (&amp;#039;&amp;#039;imitatio Christi&amp;#039;&amp;#039;) par l’ascèse et la pauvreté. Cela peut aller encore plus loin puisque certains n’hésitaient pas à s’infliger des mortifications afin de revivre dans leur chair les souffrances endurées par le Christ. Cela s’exprima par l’essor du mouvement des pénitents, dont la forme la plus ostentatoire connue est celle des Flagellants. Parallèlement à cette angoisse, se développe l’idée que la Passion du Christ est la représentation la plus flagrante de l’amour du Christ pour les hommes, et son sacrifice devait les rendre conscients et reconnaissants envers Dieu, car il fut fait dans le but d’obtenir le salut des hommes. Ainsi, ressentir la douleur du Christ lors de sa Passion est la preuve que l’on appartient au christianisme. Pour illustrer cette idée, il était souvent fait appel aux propos de Bernard de Clairvaux qui disait qu’«&amp;amp;nbsp;un membre qui ne ressent aucune douleur quand le chef est atteint est un membre gangrené, [et donc] qu’un chrétien insensible au récit de la Passion n’est sauvé par aucune vertu&amp;amp;nbsp;». La Passion marquait un temps fort dans le calendrier religieux et tous se sentaient impliqués, allant même jusqu’à refuser de dormir lors du moment de l’Agonie du Christ. La Passion représentait donc à la fois un exutoire à l’angoisse des fidèles sur la question de la mort mais également l’espoir du salut et le triomphe du Christ, que le symbole de la croix leur rappelait continuellement. Bien qu’ayant ses racines dans le Moyen Âge, la dévotion en lien avec la Passion se perpétua au fil des siècles suivants.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Les jeux de la Passion&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Dans le cadre de l’expression de la dévotion envers la Passion, des mystères (pièces de théâtre dont le thème est religieux) et des jeux de la Passion furent organisés dès le Moyen Âge et perdurèrent durant les siècles suivants. De nos jours, en Alsace, à Masevaux plus précisément, des jeux de la Passion sont organisés chaque année depuis 80 ans. Dans certains cas, ce sont des confréries qui furent à l’origine de ces jeux de la Passion, s’érigeant alors en actrices culturelles et religieuses dans les villes. Les jeux de la Passion font partie de ces mystères et autres jeux liturgiques. Ils rencontrent au Moyen Âge un grand succès et ils mêlent à la fois des chants, des lectures et des décors. Nés en premier lieu dans les églises, la multiplication de ces jeux liturgiques en ville a conduit la représentation des Écritures à sortir de l’espace strict de l’église pour s’étendre dans l’espace urbain, des représentations ayant lieu sur certaines des grandes places urbaines, accueillant de nombreux spectateurs.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Les jeux de la Passion ne se limitaient pas forcément à la seule Passion du Christ. En effet, ils pouvaient débuter dès la chute d’Adam et Ève, au début de l’Ancien Testament, pour s’achever avec la résurrection du Christ.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Les confréries de la Passion&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;En lien avec le développement de la popularité de la Passion, des confréries placées sous ce vocable apparurent. Une confrérie est une association de prières et de secours mutuel qui décide de se placer sous la protection d’un ou de plusieurs saints. Il existait deux types de confrérie&amp;amp;nbsp;: les confréries de métier et les confréries de pure dévotion. Les confréries de pure dévotion pouvaient être fondées à l’initiative de clercs mais elles étaient souvent l’initiative de laïcs. Adhérer à une confrérie permettait d’établir un lien avec une communauté. Ce lien repose avant tout sur une fraternité spirituelle, en donnant accès à chaque membre aux bienfaits des prières du groupe et à la prise en charge des funérailles lors du décès, mais cela peut également avoir des effets physiques concrets, comme l’aide apportée par le prêt d’argent au confrère malade ou son placement dans un hôpital. La confrérie est une association à visée avant tout religieuse et l’étude des pratiques et des choix religieux pris par elle permet de comprendre la dévotion, telle qu’elle était vécue par les contemporains. Ainsi, le patronage que les confréries choisissaient dévoile les dévotions qui étaient au cœur des préoccupations des confrères et des évolutions des mentalités de la société chrétienne.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Les confréries de la Passion n’apparaissent qu’à partir du XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle en Alsace, la plus ancienne étant celle de Haguenau dont l’existence est antérieure à 1505. D’autres confréries, dont le vocable se réfère à des &amp;#039;&amp;#039;insignia&amp;#039;&amp;#039; particuliers de la Passion, comme la Sainte-Croix ou le Saint-Sépulcre, existèrent également. Dans cette optique, une confrérie de l’Agonie existait à Schnersheim à la fin du Moyen Âge (aucune date précise n’est connue pour cette confrérie) et à Sarre-Union, une confrérie portait également le vocable d’«&amp;amp;nbsp;Agonie&amp;amp;nbsp;» dans sa titulature.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Il est également fréquent, et cela se voit dans l’exemple alsacien, que la Passion du Christ soit associée à la douleur de sa mère, la Vierge Marie. En effet, dans de nombreux cas, la Passion du Christ est accompagnée de la Compassion de la Vierge. Cela va de pair avec le développement de l’image de la &amp;#039;&amp;#039;Pietà dolorosa&amp;#039;&amp;#039;, cette mère emplie de douleur face aux souffrances subies par son fils, qui gagne en popularité à la fin du Moyen Âge.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Parmi toutes les confréries qui ont pu exister en Alsace, seules quatre d’entre elles étaient placées sous le vocable de la Passion. Elles étaient implantées à Haguenau, Hombourg, Sarre-Union et à Strasbourg.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;Haguenau&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;La confrérie de Haguenau a été fondée avant 1505, bien que cette date soit la première trace de son existence. Son siège se trouvait au sein de la chapelle de l’hôpital neuf de Saint-Martin, lui-même fondé en 1328 (v. [[Hôpitaux_d&amp;#039;Alsace_(répertoire_historique)|Hôpitaux d’Alsace]]). Malheureusement, comme pour bon nombre de confréries, ses archives ont disparu, ce qui ne permet pas d’avoir davantage d’informations sur cette confrérie particulière.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;Strasbourg&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;À Strasbourg, une confrérie de la Passion a été fondée vers 1517 sous l’intitulé allemand de «&amp;amp;nbsp;&amp;#039;&amp;#039;Bruderschaft der Strassburger Passionsspieler&amp;#039;&amp;#039;&amp;amp;nbsp;». Elle implanta son siège dans le couvent des Dominicains et ses statuts furent approuvés par le pape dès 1517. Une copie de la bulle d’érection de 1517 est conservée aux archives départementales du Bas-Rhin (ABR G 1690/9).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;La question du lien entre cette confrérie strasbourgeoise des Passionnistes et le théâtre par la représentation des Mystères de la Passion se pose. Il semblerait que la confrérie strasbourgeoise ait bel et bien organisé des jeux de la Passion entre 1512 et 1518 grâce au soutien de Sébastien Brant qui y prit une part active. Ce dernier rédigea lui-même une pièce de la Passion mais cette version ne nous est pas parvenue, même s’il est possible d’imaginer qu’elle ressemblait certainement aux autres pièces contemporaines portant sur le même sujet. Les archives de Strasbourg conservent des mandats de la main de Brant qui donnent à la confrérie des Passionnistes le droit de donner des représentations le jour de Pâques et durant les trois jours suivants sur la place du Marché aux Chevaux (alors appelée &amp;#039;&amp;#039;Rossmarkt&amp;#039;&amp;#039; et correspondant aujourd’hui à la place Broglie) en 1512 et en 1514 (Wilhelmi, p. 78-82). L’implication et les mesures prises par Brant pour aider à la production des jeux de la Passion strasbourgeois, dont la confrérie était l’instigatrice, et encadrer les représentations montrent l’importance que ces dernières ont pris dans la société. La confrérie a par ce biais réussi à jouer un rôle prépondérant dans la vie culturelle et dévotionnelle de la ville. De plus, la reconduction des jeux sur plusieurs années démontre leur popularité.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;Sarre-Union&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;La confrérie implantée à Sarre-Union porte également sur la Passion du Christ et son Agonie. Elle fut fondée en 1680 et dans une bulle de 1729, la confrérie est présentée comme «&amp;amp;nbsp;&amp;#039;&amp;#039;Bruderschafft Unsers am H. Creutz sterbenden Heylands Jesu Christi und seiner schmerzhaften Mutter Maria&amp;#039;&amp;#039;&amp;amp;nbsp;». Cette bulle permit à la confrérie d’acquérir une tombe pour les confrères décédés dans l’église des Jésuites (v. [[Jésuites|Jésuites]]) de Bockenheim (ville qui fusionnera en 1794 avec Neuf-Sarrewerden pour donner naissance à la ville de Sarre-Union). Ce désir de pouvoir faire enterrer ses membres au sein même de l’église ou du cimetière associé des établissements ecclésiastiques comme les couvents qui accueillent leur siège est assez caractéristique du comportement des confréries. La dénomination de la confrérie démontre l’importance accordée dans la religion chrétienne au récit de la Passion et à certains moments particuliers de celle-ci, dans le cas présent à l’Agonie du Christ.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;Hombourg (Haut-Rhin)&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;À Hombourg, une confrérie de la Passion fut créée par le curé Joseph Witz dans son église en 1789. Le nom original de cette confrérie est la «&amp;amp;nbsp;&amp;#039;&amp;#039;Schmerzhafte Bruderschaft&amp;#039;&amp;#039;&amp;amp;nbsp;». Les grandes lignes des statuts de cette confrérie nous sont parvenues (Stintzi, p. 130-131) et son fonctionnement est très semblable à celui de ses homologues médiévales&amp;amp;nbsp;: paiement d’un droit d’entrée dans la confrérie (d’une livre tournois), paiement d’une cotisation annuelle, dispositions pour accompagner le confrère lors de ses funérailles, organisation de la procession et des messes à faire célébrer par la confrérie pour le salut des âmes de ses membres, vivants ou défunts… L’organisation hiérarchique de la confrérie est également abordée. Les statuts précisent en effet qu’elle se doit d’être renouvelée tous les trois ans lors de l’élection des membres éminents de la confrérie qui se compose d’un préfet, d’une préfète et d’une secrétaire («&amp;amp;nbsp;&amp;#039;&amp;#039;der Präfekt, die Präefektin und Sekretärin&amp;#039;&amp;#039;&amp;amp;nbsp;», Stintzi, p. 130). Cela ressemble fortement à l’élection du bureau qui a lieu dans les associations d’aujourd’hui. Bien que cette nouvelle confrérie s’inscrive dans un courant religieux comme l’étaient ses homologues médiévales, le vocabulaire employé est plus surprenant. En effet, la terminologie utilisée (préfet, préfète et secrétaire) semble correspondre davantage au vocabulaire administratif qu’à celui employé habituellement par les confréries. De plus, à l’inverse de ce que nous connaissons pour la plupart des confréries médiévales et modernes, des femmes sont élues à des postes hiérarchiques importants. Par ailleurs, en créant cette confrérie, le curé Witz chercha à séduire des gens d’importance puisqu’il met en avant la présence, parmi les membres, du baron d’Andlau et de son épouse. La recherche de protecteurs puissants, ou prestigieux, a eu cours tout au long de l’histoire des confréries médiévales et modernes puisque cela leur conférait une certaine protection.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Bibliographie&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;BARTH (Médard), «&amp;amp;nbsp;Die Bruderschaft der Strassburger Passionsspieler, ihre Bestätigung durch den Papst 1517&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;AEKG&amp;#039;&amp;#039;, I, 1926, p. 401-402.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;STINTZI (Paul), «&amp;amp;nbsp;Die Schmerzhafte Bruderschaft in Homburg&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Annuaire de la Société d’histoire sundgovienne&amp;#039;&amp;#039;, 1963, p. 130-131.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;BARTH (Médard), &amp;#039;&amp;#039;Handbuch der elsässischen Kirchen im Mittelalter&amp;#039;&amp;#039;, Bruxelles, 1980.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;RAPP (Francis), &amp;#039;&amp;#039;L’Église et la vie religieuse en Occident à la fin du Moyen Âge&amp;#039;&amp;#039;, Paris, 1980.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;VAUCHEZ (André), &amp;#039;&amp;#039;La Sainteté en Occident aux derniers siècles du Moyen Âge&amp;#039;&amp;#039;, Paris, 1988.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;VASSAS (Claudine), «&amp;amp;nbsp;Le Jeu de la Passion&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;L’Homme&amp;#039;&amp;#039;, t. 29, n&amp;lt;sup&amp;gt;o&amp;lt;/sup&amp;gt; 111-112, 1989, p. 131-160.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;SCHLAEFLI (Louis), &amp;#039;&amp;#039;Les confréries religieuses en Alsace&amp;amp;nbsp;: sources et bibliographie&amp;#039;&amp;#039;, 2015.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;WILHELMI (Thomas), «&amp;amp;nbsp;Sebastian Brant und die Straßburger Passionsspiele&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;RA&amp;#039;&amp;#039;, 141, 2015, p. 73-84.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;SURGERS (Anne), «&amp;amp;nbsp;Les jeux liturgiques et dramatiques au Moyen Âge (IX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt;-XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècles)&amp;amp;nbsp;», SURGERS (Anne), dir., &amp;#039;&amp;#039;Scénographies du théâtre occidental&amp;#039;&amp;#039;, 2017, p. 51-87.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Notices connexes&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Carnaval|Carnaval]]&amp;amp;nbsp;; [[Confrérie|Confrérie]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Enfant|Enfant]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Kirchengesang_(culte_catholique)|&amp;#039;&amp;#039;Kirchengesang&amp;#039;&amp;#039;]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Musique_en_Alsace_(XVIe-XVIIIe_siècles)|Musique]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Noël|Noël]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: right;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;Cassandra Pereira&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt;  &lt;br /&gt;
[[Category:P]] [[Category:Eglises et cultes]] [[Category:Société, culture, pratiques sociales, rites et coutumes]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>FKrouch</name></author>
		
	</entry>
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		<id>https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Pas&amp;diff=13216</id>
		<title>Pas</title>
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		<updated>2024-10-24T13:54:24Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;FKrouch : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;passus&amp;#039;&amp;#039;, &amp;#039;&amp;#039;Schritt&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Mesure ancienne permettant d’évaluer de petites distances en comparaison avec la perche, réservée à la mesure de distances importantes. On ne confondra pas le «&amp;amp;nbsp;pas&amp;amp;nbsp;» avec le «&amp;amp;nbsp;pied&amp;amp;nbsp;». Le premier contient 2 pieds, soit environ 75 centimètres, parfois 3, et le «&amp;amp;nbsp;double pas&amp;amp;nbsp;» autour d’1,50 mètre.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
== &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Notices connexes&amp;lt;/span&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Perche|Perche]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Pied|Pied]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Poids_et_mesures|Poids et mesures]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: right;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;Jean-Michel Boehler&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt;  &lt;br /&gt;
[[Category:P]] [[Category:Société, culture, pratiques sociales, rites et coutumes]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>FKrouch</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Paroisses_luth%C3%A9riennes_maintenues,_consistoires_et_inspections_(apr%C3%A8s_les_articles_organiques_du_18_germinal_an_X_%E2%80%93_8_avril_1802)&amp;diff=13215</id>
		<title>Paroisses luthériennes maintenues, consistoires et inspections (après les articles organiques du 18 germinal an X – 8 avril 1802)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Paroisses_luth%C3%A9riennes_maintenues,_consistoires_et_inspections_(apr%C3%A8s_les_articles_organiques_du_18_germinal_an_X_%E2%80%93_8_avril_1802)&amp;diff=13215"/>
		<updated>2024-10-24T13:53:53Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;FKrouch : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;1. Paroisses luthériennes maintenues&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Les articles organiques des cultes catholiques et protestants du 18 germinal an X – 8 avril 1802 entraînent une resectorisation de la carte cultuelle protestante de la ville, dont les 7 paroisses sont réunies depuis le XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle en un convent (parfois appelée consistoire&amp;amp;nbsp;; v. [[Consistoire|Consistoire]], [[Convent|Convent]]). Le gouvernement a à nouveau recours à la norme des «&amp;amp;nbsp;6 000&amp;amp;nbsp;» pour déterminer le contour des consistoires ou églises consistoriales (art. 16&amp;amp;nbsp;: Une église consistoriale pour 6 000 âmes&amp;amp;nbsp;; art. 33&amp;amp;nbsp;: Les églises de la confession d’Augsbourg auront des pasteurs, des consistoires locaux, des inspections et des consistoires généraux). Quatre églises paroissiales sont retenues qui regroupent les paroisses&amp;amp;nbsp;: Saint-Pierre-le-Vieux (et Sainte-Aurélie), Temple-Neuf, Saint-Pierre-le-Jeune (et Saint-Guillaume), Saint-Thomas (et Saint-Nicolas). Ces églises consistoriales sont regroupées en inspections&amp;amp;nbsp;: le Temple-Neuf avec Saint-Pierre-le-Jeune et Saint-Guillaume, Dorlisheim et Wolfisheim, Saint-Thomas (Saint-Nicolas, Saint-Pierre-le-Vieux et Sainte-Aurélie, Barr et Sundhouse). Les Luthériens strasbourgeois regrettèrent amèrement la disparition formelle de leurs anciennes paroisses. Mais sur une intervention de Koch auprès du ministre Portalis (mai 1802), elles subsistent de fait, sous le nom de «&amp;amp;nbsp;consistoire paroissial&amp;amp;nbsp;» avec leurs conseils presbytéraux appelés «&amp;amp;nbsp;surveillants&amp;amp;nbsp;», et leurs pasteurs font tous partie du conseil de l’Église consistoriale. Mais les Strasbourgeois ne purent obtenir la réunion de la ville en une Inspection unique, le gouvernement voulant éviter qu’ils ne forment «&amp;amp;nbsp;un État dans l’État, comme avant la Révolution&amp;amp;nbsp;» (Scheidhhauer, p. 113-116). L’inspection du Temple-Neuf est donc composée des églises consistoriales du Temple-Neuf, Saint-Pierre-le-Jeune et Saint-Guillaume, ainsi que Wolfisheim&amp;amp;nbsp;; celle de Saint-Thomas et Saint-Nicolas comprend Saint-Thomas, Saint-Nicolas, Saint-Pierre-le-Vieux et Sainte-Aurélie, Barr et Sundhouse (janvier 1804).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-size:larger;&amp;quot;&amp;gt;Sources-Bibliographie&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Archives départementales du Bas-Rhin&amp;amp;nbsp;:&amp;amp;nbsp;V 382&amp;amp;nbsp;; 383&amp;amp;nbsp;; 394&amp;amp;nbsp;; 396. 400&amp;amp;nbsp;; 403.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Almanach d’Alsace pour l’année 1783&amp;#039;&amp;#039;(J.-J. Oberlin).&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Almanach du département du Bas-Rhin pour l’année 1792&amp;#039;&amp;#039;(J.-J. Oberlin).&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Annuaire historique et statistique du département du Bas-Rhin&amp;#039;&amp;#039;(Fargès-Méricourt, 1811).&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;SCHEIDHAUER (Marcel), &amp;#039;&amp;#039;Les églises luthériennes en France (1800-1815) Alsace-Montbéliard-Paris&amp;#039;&amp;#039;, Strasbourg, 1975.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: right;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;François Igersheim&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;2. Consistoire réformé du Bas-Rhin et de Strasbourg&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;L’église réformée de la rue du Bouclier, autorisée à Strasbourg en 1787, fait partie de l’un des cinq consistoires du Bas-Rhin (Strasbourg, Bischwiller, Bergzabern, Billigheim, Landau). Elle avait servi de salle de réunion pour un Club des jacobins, mais avait été rendue au culte dès 1795 et est devenue siège du consistoire réformé de Strasbourg.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-size:larger;&amp;quot;&amp;gt;Notices connexes&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Articles_organiques_des_cultes_protestants|Articles organiques des cultes protestants]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Consistoire|Consistoire]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Paroisse_protestante|Paroisse&amp;amp;nbsp;protestante]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Réforme|Réforme]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: right;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;Christian Wolff&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;3. Consistoire israélite du Bas-Rhin et synagogue consistoriale de Strasbourg après le décret du 17 mars 1808&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Le décret du 17 mars 1808 prescrit&amp;amp;nbsp;: «&amp;amp;nbsp;Il sera établi une synagogue et un consistoire israélite dans chaque département renfermant deux mille individus professant la religion de Moïse. C’était le cas à Strasbourg, où la synagogue prend le nom de synagogue consistoriale, confiée au grand rabbin Sintzheim&amp;amp;nbsp;» (v. [[Notables|Notables]]) (Annuaire historique et statistique du département du Bas-Rhin 1811). La première synagogue est installée dans l’ancien poêle des aubergistes, sis rue des Fribourgeois, où le grand rabbin Sintzheim prononce le 24 octobre 1805 un sermon en hébreu célébrant les victoires de l’Empereur Napoléon. En 1822, la communauté rachète la grande salle de spectacle du poêle de la corporation des drapiers (&amp;#039;&amp;#039;Tuchertrinkstube&amp;#039;&amp;#039;), qui s’étend de la rue des Drapiers à la rue Sainte-Hélène, désormais libre par l’installation du théâtre municipal dans l’église Saint-Étienne, et y transfère la synagogue (consistoriale depuis 1808). En 1832, la communauté rachète, rue Sainte-Hélène, les locaux vacants de l’ancien couvent Sainte-Barbe (puis Petits Capucins) et y élève sa nouvelle synagogue consistoriale de la rue Sainte-Hélène, inaugurée en 1834.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-size:larger;&amp;quot;&amp;gt;Bibliographie&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;SEYBOTH (Adolphe), &amp;#039;&amp;#039;Strasbourg historique et pittoresque&amp;#039;&amp;#039;, Strasbourg, 1894, t. II, p. 389-390, 403.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;WEYL (Robert), art «&amp;amp;nbsp;Synagogue&amp;amp;nbsp;»,&amp;#039;&amp;#039;Encyclopédie de l’Alsace&amp;#039;&amp;#039;, Strasbourg, 1985 p. 7207-7208 (illustration de l’intérieur de la Synagogue de la rue des Drapiers, 1822-1834).&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-size:larger;&amp;quot;&amp;gt;Notices connexes&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Culte_israélite|Culte israélite]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Jude,_juif|Jude /Juif]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Notables,_l’Assemblée_des_notables_israélites_(1806-1807)|Notables israélites]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Synagogue|Synagogue]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: right;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;François Igersheim&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt;  &lt;br /&gt;
[[Category:P]] [[Category:Eglises et cultes]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>FKrouch</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Paroisses_de_Strasbourg&amp;diff=13214</id>
		<title>Paroisses de Strasbourg</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Paroisses_de_Strasbourg&amp;diff=13214"/>
		<updated>2024-10-24T13:53:16Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;FKrouch : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Les paroisses de Strasbourg à la veille de la Réforme (fin XV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle)&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Le réseau paroissial de Strasbourg est constitué à la fin du XII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle. S’y ajoutent au cours du XIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle les couvents des ordres – masculins et féminins – près de 30, qui attirent une bonne partie des fidèles. Alioth a reconstitué, à partir d’une nomenclature des rues de la ville dans les archives de la Chartreuse et d’un répertoire par rue des puits publics, la répartition et les limites des paroisses catholiques – &amp;#039;&amp;#039;kirchspiele – &amp;#039;&amp;#039;qui se partagent la ville en 1477&amp;amp;nbsp;: Saint-Laurent (cathédrale), Saint-André, Saint-Étienne, Saint-Martin, Saint-Nicolas, Saint-Pierre-le-Jeune, Saint-Pierre-le-Vieux, Saint-Thomas et Sainte-Aurélie.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Les paroisses de la ville luthérienne&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Après le passage à la Réforme, les limites des paroisses sont redéfinies en 1547, à l’initiative de Martin Bucer, et le Magistrat s’efforce de répartir territoire et population de la ville entre elles, sans cependant abolir la liberté de fréquenter la paroisse de son choix, pour les prêches et les sacrements. J.‑P. Kintz en a établi une carte, elle est celle des – sept – paroisses protestantes de Strasbourg (avec la brève parenthèse de l’Intérim)&amp;amp;nbsp;: la cathédrale (Saint-Laurent), Saint-Guillaume, Saint-Nicolas, Saint-Thomas, Saint-Pierre-le-Vieux, Sainte-Aurélie, Saint-Pierre-le-Jeune. Ce sont également des circonscriptions administratives de la ville puisque les pasteurs relèvent naissances, baptêmes, mariages et décès dans leurs registres. Sainte-Aurélie, paroisse des horticulteurs (et de Martin Bucer) se concentre sur la rive gauche du canal des Faux-Remparts et y laisse à Saint-Pierre-le-Jeune le quartier de l’asile des pauvres de Saint-Marc (et la commanderie de Saint-Jean restée catholique) autour du faubourg de Saverne, alors que Saint-Pierre-le-Jeune conserve le quartier de la Toussaint et le Faubourg de Pierre. Saint-Laurent (la cathédrale) s’étend sur la rive gauche de l’Ill et absorbe le quartier des Pénitentes de Sainte-Madeleine (restées catholique). À la gauche du &amp;#039;&amp;#039;Rheingiessen&amp;#039;&amp;#039;, la nouvelle paroisse de Saint-Guillaume (1534) absorbe sur la rive gauche de l’Ill, l’ancienne paroisse de Saint-Étienne et recouvre aussi le quartier de Saint-Nicolas-aux-Ondes (catholique jusqu’en 1592). La paroisse Saint-Nicolas semble avoir rétréci mais recouvre le quartier de l’Hôpital de la ville. Les paroisses de la cathédrale et de Saint-Thomas se sont partagées le ressort de l’ancienne paroisse de Saint-Martin, démolie pour laisser place au marché Saint-Martin (marché aux Herbes) et, à la fin du XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, à l’Hôtel de Ville (&amp;#039;&amp;#039;Pfalz&amp;#039;&amp;#039;, 1580-1588).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;1681-1687&amp;amp;nbsp;: retour de paroisses catholiques&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Le rétablissement de la paroisse catholique à la cathédrale s’impose dès 1681 avec, comme pendant l’Intérim, le transfert de la paroisse protestante au Temple-Neuf ou Église-Neuve (église des Dominicains). En 1687, Strasbourg compte six paroisses catholiques&amp;amp;nbsp;: Saint-Pierre-le-Jeune (simultaneum), Saint-Pierre-le-Vieux (simultaneum), Saint-Marc, Saint Jean, Saint-Étienne, et une nouvelle paroisse de Saint-Louis.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;À la fin de l’Ancien Régime, la ville compte une paroisse catholique de plus&amp;amp;nbsp;: Saint-Louis-en-la-Citadelle. Mais les établissements religieux catholiques sont nombreux&amp;amp;nbsp;: le Séminaire, le Collège royal, l’Université épiscopale (Théologie et Lettres), la commanderie de l’Ordre de Saint-Jean, les couvents des Carmes (rue Sainte-Hélène), des Récollets (hospice rue des Récollets, ancienne paroisse de Saint-André), des Dominicaines de Sainte-Marguerite, des religieuses de Sainte-Madeleine, de la Visitation (Saint-Étienne), de Notre-Dame (transférée de la rue Sainte-Hélène à Sainte-Barbe (construction neuve).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Constitution civile&amp;amp;nbsp;: les paroisses d’une Église mort-née&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;La nationalisation des biens du clergé (novembre 1789) et la Constitution civile du clergé (12 juillet 1790) entraînent une restructuration radicale de la carte des établissements religieux catholique de la ville. Jusqu’à la fin de 1792, les religieuses sont autorisées à se maintenir dans les couvents (Saint-Étienne, Sainte-Marguerite, Sainte-Barbe et Saint-Jean) à condition de ne pas accueillir de fidèles, puis, en novembre 1792, si elles refusent le retour à l’état laïc, à se rendre à l’étranger dans les couvents de leurs ordres.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Le 11 mai 1791 est arrêtée la nouvelle circonscription des paroisses catholiques de la ville de Strasbourg, avec six paroisses&amp;amp;nbsp;: Saint-Laurent, Saint-Pierre-le-Jeune et Saint-Pierre-le-Vieux, Saint-Louis, Sainte-Madeleine (église conventuelle) et Saint-Jean-aux-Ondes (création nouvelle). Cet arrêté municipal reste très théorique, car tous les curés de Strasbourg et la majorité des vicaires ont refusé de prêter le serment civique, sont bientôt poursuivis, émigrent ou se cachent et exercent un ministère dans la clandestinité.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;En 1795, à l’exception des églises de Saint-Jean et de Sainte-Madeleine, affectées comme magasins aux armées, et de Saint-Étienne et Saint-Louis, affectées à la municipalité ou vendues, de la cathédrale vandalisée et transformée quelque temps en temple de la Raison, une vie paroissiale se remet en place à partir des initiatives des fidèles.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Les paroisses de l’Église concordataire&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Le 28 mars 1803 (XII ventose an XI), la nouvelle carte des paroisses catholiques de Strasbourg, négociée par le préfet Shée et l’évêque Saurine, est approuvée par le conseiller d’État Portalis. Les articles organiques avaient fixé le principe suivant&amp;amp;nbsp;: une paroisse par justice de paix, soit quatre paroisses. Mais le préfet veut 6 églises, parce que les protestants en avaient sept dans leurs paroisses et qu’il ne veut pas paraître inéquitable alors que les catholiques sont plus nombreux. Il refuse de céder aux récriminations de la mairie qui aurait voulu raser Sainte-Madeleine et Saint-Jean pour y mettre des marchés. L’évêque se serait passé de Saint-Louis, église occupée par un industriel, et il voulait 5 paroisses, ce que refuse Portalis, qui s’en tient aux articles organiques. Et les anciens fidèles de Saint-Étienne auraient bien voulu l’échanger contre Sainte-Madeleine, devenue un magasin de l’armée. Il y a donc 4 paroisses&amp;amp;nbsp;: Saint-Laurent, Saint-Pierre-le-Jeune, Saint-Marc-Saint-Jean et Sainte-Madeleine. Mais il y a 3 succursales&amp;amp;nbsp;: Saint-Pierre-le-Vieux, Saint-Louis, ce qui fait 6 églises catholiques dans la ville, et la Robertsau en banlieue. L’armée évacue Saint-Jean et Sainte-Madeleine, rendues au culte. Cela sera plus long pour Saint-Louis. C’est la carte paroissiale du XIX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle strasbourgeois.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Sources-Bibliographie&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;ABR-Archives départementales du Bas-Rhin&amp;amp;nbsp;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;V. 9&amp;amp;nbsp;: Circulaires et correspondance d’intérêt général (an VIII-XII).&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;V. 11&amp;amp;nbsp;: Tableau général des paroisses du Bas-Rhin, avec indication des justices de paix, des paroisses et de leurs succursales (9 pluviôse an XI).&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;V. 40&amp;amp;nbsp;: Démarcation des paroisses du Bas-Rhin établies en application du Concordat (an X-1806).&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;V.  42&amp;amp;nbsp;: Réorganisation des paroisses de Strasbourg (an XI-XIII).&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;V. 43&amp;amp;nbsp;: Cures, succursales et vicariats, érections, translations et suppressions (législation, circulaire… an XI-1863).&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;V. 44. Décret du 11 prairial an XII relatif à la réduction des succursales an XII-XIII.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;V. 61&amp;amp;nbsp;: État du clergé du Bas-Rhin au 1&amp;lt;sup&amp;gt;er&amp;lt;/sup&amp;gt; janvier 1821.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;V. 70&amp;amp;nbsp;: Clergé paroissial, pièces collectives (an X-1837).&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;V. 163-164&amp;amp;nbsp;: Ensemble des dépenses diocésaines à la charge de l’État et des départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin… (an XII-1869).&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;V. 196&amp;amp;nbsp;: Législation promulguée en application du Concordat, rétablissement des droits des fabriques et fixant la nature, la condition et le mode d’administration de leurs biens (an XI-1820).&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;V. 198&amp;amp;nbsp;: Conseils de fabriques. Instructions et correspondance générales (an XII-1807).&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;V. 200&amp;amp;nbsp;: Conseils de fabriques. Comptabilité (jusqu’à l’an XIII-1822).&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Archives de l’Évêché de Strasbourg&amp;amp;nbsp;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;1 Vp. 161&amp;amp;nbsp;: Paroisses et succursales. Érections, suppressions, organisation (an X-1881).&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;1 Vp. 162-163&amp;amp;nbsp;: État des paroisses alsaciennes au début du XIX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle (1803).&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;1 Vp. 165&amp;amp;nbsp;: État des succursales du diocèse de Strasbourg septembre 1807 (1808).&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;1 Vp. 674&amp;amp;nbsp;: Dépenses diocésaines, dépenses du culte catholiques, budgets départementaux du culte. 1 Vp. 719&amp;amp;nbsp;: Édifices diocésains, logements des curées et desservants (an XI-1869).&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;AHR-Archives départementales du Haut-Rhin. &amp;amp;nbsp;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Série V&amp;amp;nbsp;:&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;V. 64-V 65&amp;amp;nbsp;: Nominations et mutations des curés et desservants (1802- 1841).&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;V. 183&amp;amp;nbsp;: Classement des cures, érection des succursales et créations de vicariats (1801-1870).&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;V. 141&amp;amp;nbsp;: Traitements versés par l’État (1801-1836).&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;V. 197, 198 et 199&amp;amp;nbsp;: Circonscriptions paroissiales, succursales, annexes, états et tableaux des propositions (1802-1844).&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;amp;nbsp;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;FRAYHIER (C.-A.), &amp;#039;&amp;#039;Histoire du clergé d’Alsace avant, pendant et depuis la Grande Révolution&amp;#039;&amp;#039;, Colmar, 1876.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;SCHICKELÉ (Modeste),&amp;#039;&amp;#039;État de l’Église d’Alsace avant la Révolution&amp;#039;&amp;#039;, 1. Le diocèse de Strasbourg, Colmar-Strasbourg, 1877.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;CHÂTELLIER (Louis), &amp;#039;&amp;#039;Tradition chrétienne et renouveau catholique dans l’ancien diocèse de Strasbourg&amp;#039;&amp;#039;, Paris, 1981.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;KINTZ (Jean-Pierre), «&amp;amp;nbsp;Du Saint Empire au royaume de France&amp;amp;nbsp;», LIVET (Georges) et RAPP (Francis) dir., &amp;#039;&amp;#039;Histoire de Strasbourg des origines à nos jours&amp;#039;&amp;#039;, Strasbourg, 1981, p. 8-12.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;LIENHARD (Marc), «&amp;amp;nbsp;La Réforme à Strasbourg&amp;amp;nbsp;», t. II, p. 440-446&amp;amp;nbsp;; «&amp;amp;nbsp;Prélude au &amp;quot;Grand Orage&amp;quot;&amp;amp;nbsp;», p. 519-523, LIVET (Georges) et RAPP (Francis) dir., &amp;#039;&amp;#039;Histoire de Strasbourg des origines à nos jours&amp;#039;&amp;#039;, Strasbourg, 1980-1982.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;KINTZ (Jean-Pierre), &amp;#039;&amp;#039;La société strasbourgeoise, Strasbourg&amp;#039;&amp;#039;, 1984, p. 103-108.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;PETRAZOLLER (François), &amp;#039;&amp;#039;L’urbanisme à Strasbourg au XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle&amp;#039;&amp;#039;, Strasbourg, 2002, p. 115-117 et 222-224.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Notices connexes&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Articles_organiques_(catholiques)|Articles organiques du clergé catholique]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Concordat|Concordat]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: right;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;François Igersheim&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt;  &lt;br /&gt;
[[Category:P]] [[Category:Villes et institutions urbaines]] [[Category:Eglises et cultes]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>FKrouch</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Paroisse_protestante&amp;diff=13213</id>
		<title>Paroisse protestante</title>
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		<updated>2024-10-24T13:52:51Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;FKrouch : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Paroisse dans le protestantisme&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Les réformateurs protestants ont conservé la structure territoriale traditionnelle de l’Église, mais ont valorisé davantage la paroisse que par le passé, en mettant fin à la prolifération des chapitres et des couvents et à leur emprise sur les paroisses. La paroisse devient une réalité autonome. En effet, jusque-là, dans une ville comme Strasbourg, huit paroisses sur neuf étaient, avant la Réformation, incorporées à des chapitres ou d’autres institutions. La Réformation met fin à cette situation. Désormais la paroisse concerne tous les chrétiens d’une ville ou d’un village.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;La paroisse, une communauté chrétienne locale&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Au cœur de la paroisse il y a le culte avec l’annonce de l’Évangile par la prédication, devenue centrale, et l’administration des sacrements. Luther n’a pas voulu supprimer les ministères tels que celui de pasteur, mais, sur la base du sacerdoce universel de tous les croyants, il estime que ces derniers ont la capacité de juger si la prédication des ministres est fidèle ou non à l’Évangile. «&amp;amp;nbsp;Tous les docteurs et leur enseignement doivent être soumis au jugement des auditeurs.&amp;amp;nbsp;» (&amp;#039;&amp;#039;Qu’une assemblée peut juger les doctrines&amp;#039;&amp;#039;, 1523). Les paroissiens doivent avoir le droit de participer au choix de leur pasteur. La même année 1523, il propose que les clercs, qui vivaient jusque-là de prébendes, de fondations de messes ou d’autres revenus de ce type, soient rémunérés par une caisse commune qui devait réunir les revenus de la paroisse. Il faut noter que certains Conseils municipaux, tels que celui de la ville de Leisnig auquel Luther s’était adressé, refusèrent de céder à la caisse les droits dont ils disposaient jusque-là sur les fondations, testaments et autres sources financières.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Dès les débuts du mouvement réformateur dans les années 1520 se posait la question de savoir qui avait autorité pour réorganiser les paroisses. Ni le pape ni les évêques ne s’étaient ralliés au mouvement réformateur, pas plus que la majorité des chapitres ou d’autres institutions. Alors, Luther fait appel aux membres laïcs des paroisses, mais ceux-ci ne répondent pas toujours à l’appel, ou recourent à la violence pour changer l’ordre établi, notamment au temps de la guerre des Paysans. C’est pourquoi Luther, mais aussi les autres réformateurs, tels que Zwingli et Calvin, font appel aux autorités civiles, en s’opposant sur ce point à certaines tendances du protestantisme telles que les anabaptistes. Dès la fin du Moyen Âge d’ailleurs, certaines autorités territoriales laïques s’étaient déjà arrogées toutes sortes de droits dans l’organisation de l’Église, en particulier dans le cadre de concordats, par exemple pour la nomination des clercs.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Autorités politiques et communautés ecclésiales&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Le XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle ne connaît pas encore la distinction entre société civile et communauté ecclésiale. La paroisse (ou plusieurs paroisses) s’identifie à une communauté territoriale, gérée par les autorités civiles. C’est pourquoi ces dernières répondent volontiers à l’appel de Luther et prennent une part importante dans l’organisation des paroisses évangéliques. Elles interviennent en particulier dans la nomination des pasteurs et dans le financement de leurs traitements. À Strasbourg par exemple, le Magistrat met en place des anciens ou curateurs ecclésiastiques (&amp;#039;&amp;#039;Kirchenpfleger&amp;#039;&amp;#039;). Ils sont trois dans chaque paroisse&amp;amp;nbsp;: l’un est issu du corps des membres à vie du Magistrat, l’autre est choisi parmi les échevins, le troisième parmi les simples fidèles. Ils doivent surveiller la vie et l’enseignement des pasteurs et les conseiller dans les affaires importantes. Ils assistent à tour de rôle aux réunions des pasteurs.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;La surveillance des pasteurs&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Dans certaines paroisses de campagne, les autorités civiles organisent régulièrement des visites pastorales, c’est-à-dire des inspections, réalisées conjointement par un pasteur et par un administrateur civil. Leur rôle est de surveiller la vie religieuse et le fonctionnement des paroisses, de même que le travail des pasteurs. Dans certains lieux comme à Strasbourg, le pastorat réussit à s’émanciper quelque peu dans la seconde moitié du siècle de la tutelle laïque jugée trop pesante. Mais ce n’est pas le cas partout. Pour autant, les pasteurs s’efforcent de préserver la liberté de la prédication. Luther, déjà, disait que «&amp;amp;nbsp;le pasteur n’est ni un courtisan ni un valet des paysans. Il est le serviteur et le valet de Dieu, et le commandement de Dieu dépasse celui des maîtres et des serviteurs&amp;amp;nbsp;» (WA 31,1, p. 198).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Le culte, l’instruction catéchétique et les casuels&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Les cultes célébrés le dimanche mais aussi en semaine viennent en tête des activités paroissiales. C’est la communauté paroissiale qui devient l’agent et le support de la réforme liturgique. Elle est aussi un lieu de formation et d’instruction religieuse. Dès 1526, des leçons dominicales de catéchisme pour les jeunes sont introduites dans les paroisses protestantes de Strasbourg. Un certain nombre d’adultes y participent d’ailleurs. &amp;#039;&amp;#039;L’Ordonnance ecclésiastique&amp;#039;&amp;#039; de Strasbourg de 1534 prescrit que, en plus des séances catéchétiques ordinaires, qui avaient lieu en principe tous les dimanches, une instruction catéchétique extraordinaire devait avoir lieu tous les trimestres.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Les petits cercles à l’intérieur des paroisses&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Tout en valorisant la paroisse, des réformateurs comme Luther et Bucer, puis au XVII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle Philippe-Jacques Spener, ont regretté les faiblesses de bien des paroissiens, en estimant qu’ils connaissaient insuffisamment la Bible et les vérités de la foi, ou qu’ils menaient une vie pas toujours conforme aux commandements divins. C’est pourquoi Luther propose dans sa &amp;#039;&amp;#039;Préface à la messe allemande&amp;#039;&amp;#039; de 1526 des réunions spécifiques pour «&amp;amp;nbsp;ceux qui sont déterminés à être chrétiens et à confesser l’Évangile en action et en paroles&amp;amp;nbsp;». «&amp;amp;nbsp;Réunis dans quelque maison, ils pourraient prier, écouter des lectures, baptiser et recevoir l’eucharistie.&amp;amp;nbsp;» Dans le cadre de telles réunions, ceux qui ne se comportaient pas de façon chrétienne pouvaient être sanctionnés. Mais c’est surtout Bucer qui a mis en place dans les années 1540, dans le cadre de certaines paroisses strasbourgeoises, de tels cercles appelés &amp;#039;&amp;#039;Christliche Gemeinschaften&amp;#039;&amp;#039;. Au XVII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, l’Alsacien Philippe-Jacques Spener, père du piétisme allemand, a mis en place de telles &amp;#039;&amp;#039;Christliche Gemeinschaften&amp;#039;&amp;#039; afin de lire la Bible dans un autre cadre que celui du culte dominical et pour approfondir la piété personnelle.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Les Articles organiques&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;En 1802, les Articles Organiques destinés au culte protestant, et élaborés par le Conseiller d’État Portalis sous l’égide de Bonaparte, retirent tout statut juridique aux paroisses. L’instance de base est désormais le consistoire qui regroupe environ 6 000 personnes. Ce changement suscite la protestation des protestants, toutes tendances confondues. Alors, Portalis finit par admettre les paroisses comme des «&amp;amp;nbsp;sections d’église consistoriales&amp;amp;nbsp;». Mais c’est surtout le décret du 26 mars 1852 qui redonne un statut légal aux paroisses. Celles-ci sont dotées de conseils presbytéraux élus au suffrage universel.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Bibliographie&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;ADAM (Johann), &amp;#039;&amp;#039;Evangelische Kirchengeschichte der Stadt Strassburg bis zur Französischen Revolution&amp;#039;&amp;#039;, Strasbourg, 1922.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Scheidhauer (Marcel), &amp;#039;&amp;#039;Les Églises luthériennes en France, 1800-1815&amp;#039;&amp;#039;, Strasbourg, 1975.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;BORNERT (René), &amp;#039;&amp;#039;La Réforme Protestante du culte à Strasbourg au XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle (1523-1598), &amp;#039;&amp;#039;Strasbourg, 1981.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;HAMMANN (Gottfried), &amp;#039;&amp;#039;Entre la Secte et la Cité. Le Projet d’Église des Réformateurs&amp;#039;&amp;#039;, Strasbourg, 1984.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;Theologische Realenzyklopädie&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;, t. 12 C (1984), &amp;#039;&amp;#039;Gemeinde&amp;#039;&amp;#039;, p. 320-324.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;LIENHARD (Marc), &amp;#039;&amp;#039;Martin Luther. Un temps, une vie, un message&amp;#039;&amp;#039;, Genève-Paris, 1983, 4&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; édition, Genève, 1998.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;DÖRNER (Gerald),&amp;#039;&amp;#039;Die Territorien und Reichsstädte&amp;#039;&amp;#039; &amp;#039;&amp;#039;(außer Straßburg)&amp;#039;&amp;#039;, Tübingen, 2013.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Notices connexes&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Catéchisme|Catéchisme]]&amp;amp;nbsp;; [[Consistoire|Consistoire]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Droit_ecclésiastique_protestant|Droit ecclésiastique protestant]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Fabrique|Fabrique (protestante)]]&amp;amp;nbsp;;&amp;amp;nbsp;[[Fondation|Fondation]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Kirchenpfleger|Kirchenpfleger]]&amp;amp;nbsp;;&amp;amp;nbsp;[[Kirchenordnungen|Kirchenordnungen]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Paroisses_de_Strasbourg|Paroisses&amp;amp;nbsp;de Strasbourg]]&amp;amp;nbsp;;&amp;amp;nbsp;[[Pasteur|Pasteur]]&amp;amp;nbsp;;&amp;amp;nbsp;[[Piétisme|Piétisme]]&amp;amp;nbsp;;&amp;amp;nbsp;[[Présbytère_(protestant)|Présbytère (protestant)]]&amp;amp;nbsp;;&amp;amp;nbsp;[[Protestantisme|Protestantisme]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: right;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;Marc Lienhard&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt;  &lt;br /&gt;
[[Category:P]] [[Category:Eglises et cultes]] [[Category:Société, culture, pratiques sociales, rites et coutumes]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>FKrouch</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Paroisse_(Moyen_%C3%82ge)&amp;diff=13212</id>
		<title>Paroisse (Moyen Âge)</title>
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		<updated>2024-10-24T13:51:48Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;FKrouch : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Au Moyen Âge, la paroisse s’est peu à peu imposée comme le cadre essentiel de la vie religieuse des chrétiens. L’évêque étant considéré comme le curé de tout le diocèse, paroisse et diocèse sont d’abord synonymes, au moins jusqu’en 728, date à laquelle une source épiscopale mentionne la fondation de l’abbaye de Murbach dans la «&amp;amp;nbsp;paroisse&amp;amp;nbsp;» de l’évêque. Peu à peu, à partir des vi&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; et vii&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècles, la «&amp;amp;nbsp;&amp;#039;&amp;#039;parochia&amp;#039;&amp;#039;&amp;amp;nbsp;» se définit comme l’assemblée locale des fidèles et le pôle constitué par l’église paroissiale et son cimetière. À partir des ix&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt;-x&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècles, la paroisse devient une subdivision territoriale du diocèse au sein de laquelle le curé assure la liturgie et la &amp;#039;&amp;#039;cura animarum&amp;#039;&amp;#039; pour les fidèles et prélève la dîme. La réforme grégorienne marque un tournant en entérinant clairement cette définition de la paroisse comme territoire.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Les sources disponibles pour écrire l’histoire des paroisses alsaciennes sont certes nombreuses, mais éparpillées dans divers fonds d’archives, encore peu exploités (notamment du fait de l’inventorisation tardive de certains d’entre eux) et très hétérogènes. Certaines paroisses sont par conséquent bien mieux connues que d’autres et les sources sont plus abondantes à partir des xiv&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt;-xv&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècles. Les fouilles archéologiques récentes permettent néanmoins de combler quelques lacunes des sources manuscrites concernant les origines des paroisses en particulier.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;La lente mise en place du réseau paroissial alsacien&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Le réseau paroissial alsacien résulte d’un long processus de plusieurs siècles. D’une seule paroisse équivalente au diocèse, on aboutit progressivement à un maillage de plus en plus dense et resserré. Les historiens ont longtemps cherché à établir une chronologie de l’implantation des paroisses à partir des noms de saints patrons des églises paroissiales médiévales, mais cette méthode s’avère hasardeuse du fait des changements de patron et surtout de la popularité de certains saints qui donnent leur nom à des églises durant tout le Moyen Âge. C’est donc grâce à l’étude approfondie des sources et des fouilles archéologiques que l’on peut dessiner les différentes étapes de la mise en place du réseau de paroisses en Alsace.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Dès la fin de l’Empire romain, des églises apparaissent sur le territoire des cinq diocèses de Spire, de Metz, de Strasbourg, de Bâle et de Besançon auxquels appartient l’Alsace. L’une des premières églises est fondée dans le camp d’Argentoratum dès le iv&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, à la même époque que certaines églises de Cologne, Bonn, Trêves, Metz et Toul, signe de la diffusion du christianisme dans la vallée rhénane.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Aux v&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt;-vi&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècles, on distingue déjà les églises dans lesquelles on baptise et on célèbre les grandes fêtes religieuses et les autres, sans que l’on puisse parler de paroisse puisque ces églises ne disposent pas d’un territoire précis. Le choix de leur saint patron (saint Jean-Baptiste, saint Étienne, saint Martin) montre l’influence des églises des Gaules. La présence de certaines tombes privilégiées dans des nécropoles incite à construire de nouvelles églises. Ainsi, deux chapelles sont édifiées dans le faubourg ouest de Strasbourg, le long de la route vers Koenigshoffen et elles semblent avoir incité des habitants à s’installer autour d’elles&amp;amp;nbsp;: d’une part la chapelle Saint-Michel, attestée en 778, d’autre part l’église Saint-Maurice, attestée en 801. Cette dernière s’affirme rapidement comme un embryon d’église paroissiale &amp;#039;&amp;#039;extra muros&amp;#039;&amp;#039; et devient au x&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle l’église Sainte-Aurélie.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Apparaissent aussi les &amp;#039;&amp;#039;Feldkirchen&amp;#039;&amp;#039;, parfois appelées par la suite églises-mères (v. [[Mutterkirche|&amp;#039;&amp;#039;Mutterkirchen&amp;#039;&amp;#039;]]). Souvent isolées sur une hauteur, elles rassemblaient des fidèles de plusieurs villages. Aux vii&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt;-viii&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècles, l’église Saint-Martin, située sur le Bollenberg, servait de lieu de culte aux villageois de Bergholtz, Orschwihr, Soultzmatt, Westhalten, Rouffach, Pfaffenheim et Gundolsheim. Certaines églises-mères donnent naissance à un village qui prend son nom, par exemple l’église de la Feldkirch qui réunit initialement les communautés de Bollwiller, Raedersheim, Ungersheim et Pulversheim et devient l’église paroissiale du village de Feldkirch édifié autour d’elle.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;La population locale n’eut pas l’initiative des fondations d’églises, contrairement à ce qu’en dit Lucien Pfleger en évoquant les &amp;#039;&amp;#039;freie Landkirchen&amp;#039;&amp;#039;. En revanche, dès l’époque mérovingienne, naissent des &amp;#039;&amp;#039;Eigenkirchen&amp;#039;&amp;#039;, des églises privées fondées par la famille royale, des seigneurs laïques ainsi que des monastères ou l’évêque au sein de leurs cours domaniales. Appartiennent à cette catégorie des &amp;#039;&amp;#039;Eigenkirchen&amp;#039;&amp;#039; l’église fondée en 590 dans le domaine royal de Marlenheim, l’église de Bischoffsheim fondée à l’époque mérovingienne par les évêques de Strasbourg, l’église de Rimbach-Zell fondée par l’abbaye d’Ebersmünster et celle de Zellenberg fondée par l’abbaye de Luxeuil. Les Étichonides firent édifier les églises Saint-Martin d’Ebersheim, de Nordhouse et de Masevaux. Les fondateurs offrent un terrain pour édifier l’église et aménager son cimetière, ainsi qu’un lieu pour le curé, et ils prennent en charge l’entretien de l’église. En contrepartie, ils exigent de l’évêque le droit de nomination du curé et l’obtention des droits paroissiaux&amp;amp;nbsp;: le droit de baptiser, de marier, d’enterrer et, surtout, de prélever la dîme rendue obligatoire en 779. Les fondations sont particulièrement nombreuses au ix&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle et en 900, il existe plus d’une centaine de paroisses dans le diocèse de Strasbourg. Le droit canonique tente de contrôler ces pratiques grâce au patronage, mais l’évêque perd malgré tout une grande part de son autorité sur ces paroisses, ce qui explique en partie la réforme carolingienne, puis la réforme grégorienne.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Si, au début du xi&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, le réseau paroissial alsacien est constitué dans ses grandes lignes, il continue néanmoins à se densifier dans les siècles suivants, du fait de la mise en valeur de nouveaux espaces, par exemple dans les marches, de la création de nouvelles paroisses dans des cours domaniales, et par démembrement de paroisses existantes, trop étendues ou trop peuplées.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Le mouvement de fondations de paroisse par des seigneurs ecclésiastiques ou laïques se poursuit. Dans les cours domaniales dotées d’une église paroissiale, l’église et le &amp;#039;&amp;#039;Dinghof&amp;#039;&amp;#039; sont souvent très proches l’un de l’autre et les habitants fréquentent l’église de la cour domaniale dont ils relèvent, même lorsqu’elle ne se trouve pas dans le village. Certains villages et villes comme Westhoffen, Dambach-la-Ville, Guémar, Andolsheim possèdent deux églises et deux paroisses relevant chacune d’un seigneur différent, signe d’une concurrence forte entre seigneurs pour obtenir la dîme. On constate par ailleurs la lente désaffectation d’églises-mères. Entre le xi&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; et le xvi&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, les fidèles de Bergholtz et des autres villages abandonnèrent ainsi l’église Saint-Martin au Bollenberg et construisirent leur propre église avec laquelle ils conservèrent néanmoins des liens grâce à une procession annuelle. Certaines filiales trop éloignées de l’église-mère, par exemple celle d’Elmerforst dépendant de la paroisse de Westhoffen, obtiennent à leur tour les droits paroissiaux.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Aux xii&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt;-xiii&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècles, l’essor urbain aboutit à la sectorisation des villes et par conséquent à la création de paroisses urbaines. Haguenau qui ne possédait qu’une seule paroisse, celle de Saint-Georges, créée en 1143, obtient en 1208 une seconde paroisse, celle de Saint-Nicolas. Wissembourg se divise elle aussi en deux paroisses. Ce démantèlement de grandes paroisses pour en créer de nouvelles ne se produit toutefois pas partout. Colmar et Sélestat, par exemple, ne constituent qu’une seule paroisse.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;La relative stabilisation du maillage paroissial alsacien à partir du xiii&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle ne signifie pas l’arrêt complet du processus de formation de paroisses. Les limites de certaines paroisses, encore floues, sont clairement fixées aux xiv&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt;-xv&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècles. Par exemple, les limites entre la paroisse Sainte-Aurélie de Strasbourg et la paroisse Saint-Pierre-le-Jeune ne sont établies qu’en 1390, après des années de querelles entre les clercs revendiquant chacun certains quartiers limitrophes. Les évolutions de répartition de la population poussent parfois à transférer le siège de certaines paroisses ou à créer des filiales.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
== &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;L’extinction d’une paroisse, conséquence du déclin démographique&amp;amp;nbsp;: les villages disparus&amp;lt;/span&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Le recul démographique et la perte de revenus qu’il engendre pour le curé, amène parfois à modifier le réseau paroissial. Mais le plus souvent, lors de la désertion ou de la disparition d’un village, l’église paroissiale conserve son statut pendant quelques décennies et souvent plusieurs siècles&amp;amp;nbsp;; elle est en effet souvent le dernier bâtiment à rester debout. André Humm distingue trois scénarios&amp;amp;nbsp;: le transfert des droits paroissiaux à l’une des filiales, la réunion à la cure voisine, la suppression de la paroisse et son incorporation à une paroisse voisine ou à un monastère. Alors que le village de Betbur disparut à la fin du Moyen Âge, la paroisse ne fut transférée à Kleingoeft qu’en 1758. En revanche, la paroisse de Biblenheim fut réunie à celle de Soultz-les-Bains dès le xvi&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle. Après que le village de Neukirch eut été emporté par une crue du Rhin en 1480, son territoire paroissial fut divisé en 1492 entre les paroisses d’Offendorf, de Herrlisheim et de Rohrwiller. La disparition du village de Greffenhoffen avant 1442 entraîna l’incorporation de l’église paroissiale, pourtant en ruines, à l’abbaye de Seltz en 1480. D’autres communautés, pourtant peuplées, peinent à faire élever leur chapelle en église paroissiale. Les fidèles de La Wantzenau n’obtiennent une paroisse qu’en 1468, bien que leur participation à la liturgie et leur accès aux sacrements soient compromis depuis que le Rhin, ayant changé son cours, séparait La Wantzenau de Honau, son église-mère. De tous les villages qui se rendaient à l’église Saint-Martin du Bollenberg, Orschwihr a été le dernier village à obtenir sa propre église paroissiale au milieu du xvi&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle. Mais certaines localités n’obtinrent jamais d’église paroissiale&amp;amp;nbsp;; les fidèles devaient se rendre dans l’église-mère pour assister à la messe dominicale et recevoir les sacrements. Le nombre de paroisses par diocèse a donc augmenté plus faiblement, mais il continue à augmenter. Par exemple, le diocèse de Besançon possédait seize paroisses de l’actuel Territoire de Belfort en 1275, vingt-et-une au xiv&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle et vingt-cinq au xv&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle. Entre 1779 et 1782, un échange de paroisses du Territoire entre l’évêque de Besançon et celui de Bâle (qui possédait déjà dix-huit paroisses en 1441) modifia le tracé de la frontière entre les deux diocèses et amena à créer de nouvelles paroisses.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
== &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;À la fin du Moyen Âge, une grande diversité&amp;lt;/span&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;À la fin du Moyen Âge, Francis Rapp recense 22 paroisses alsaciennes dans le diocèse de Spire, 370 dans celui de Strasbourg, 423 dans celui de Bâle. Ces paroisses se caractérisent par leur grande diversité. La lente élaboration du maillage paroissial a conduit à de fortes différences de taille entre les paroisses. Certaines sont très étendues alors que d’autres, surtout urbaines, possèdent un territoire restreint&amp;amp;nbsp;; certaines sont très peuplées tandis que d’autres le sont très peu. Si toutes les paroisses se trouvent sous l’autorité spirituelle de l’évêque, elles se trouvent souvent sous la tutelle directe d’un seigneur, d’un monastère ou d’un chapitre qui en perçoit les revenus. L’abbaye de Masevaux contrôle onze paroisses au XV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, tandis que toutes les paroisses strasbourgeoises et l’unique paroisse colmarienne dépendent alors d’un chapitre de la ville. Enfin, les différences de richesse entre les paroisses ne sont pas négligeables, du fait de la qualité des terroirs et du nombre de fidèles&amp;amp;nbsp;; la paroisse de Rouffach est ainsi l’une des plus riches d’Alsace à la fin du Moyen Âge.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Paroisse, vie liturgique et encadrement de la communauté&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Initialement lieu de baptême, la paroisse s’impose, lors de la réforme grégorienne et avec le concile de Latran III (1179), comme le lieu essentiel de l’encadrement des fidèles par l’Église. Les fidèles y sont baptisés, s’y marient, y sont – en théorie du moins – inhumés, y reçoivent les autres sacrements, entre autres la communion (au moins lors des grandes fêtes). Le développement de la confession auriculaire après le concile Latran iv joue un rôle clef dans l’importance de la paroisse dans l’encadrement des fidèles. Les synodes, qui se tiennent à partir de la réforme grégorienne, précisent dans les statuts synodaux les missions des clercs encadrant les paroissiens.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Le calendrier liturgique, reprenant en partie celui des travaux des champs, s’impose aux paroissiens. La communauté paroissiale se retrouve dans son église lors des messes&amp;amp;nbsp;: la messe dominicale bien sûr, les messes célébrées lors des grandes fêtes liturgiques, mais aussi, à la fin du Moyen Âge, la &amp;#039;&amp;#039;Frühmesse&amp;#039;&amp;#039; (messe du matin) célébrée chaque matin au lever du jour quand une prébende a été fondée sur un autel de l’église, par exemple depuis 1325 dans l’église Sainte-Aurélie de Strasbourg. La fête du saint patron de l’église paroissiale est l’occasion d’une grande fête (v&amp;#039;&amp;#039;. [[Kilbe|Kilbe]]&amp;#039;&amp;#039;). La paroisse se rassemble pour des processions relevant de la liturgie officielle, pour des processions demandées par les paroissiens eux-mêmes (pour protéger leurs champs par exemple) ou pour des bénédictions, par exemple celle des récoltes. Au bas Moyen Âge, s’ajoutent également les messes anniversaires fondées par des défunts pour garantir leur salut. Elles prenaient la forme de messes supplémentaires et individualisées ou d’une évocation du défunt lors de la &amp;#039;&amp;#039;Frühmesse&amp;#039;&amp;#039; du jour, selon les volontés et les revenus du défunt. Certaines églises paroissiales accueillaient par ailleurs des pèlerinages locaux&amp;amp;nbsp;; depuis le xi&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, l’église Sainte-Aurélie accueillait des pèlerins dans sa crypte où se trouvait le tombeau de la sainte. Leimbach accueillait des pèlerins venus prier Saint-Blaise au XV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Le cimetière paroissial s’impose à partir du xi&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle à la fois comme un espace consacré, mais aussi un espace social, comme l’atteste l’exemple du cimetière Saint-Georges de Haguenau. Il est de plus en plus investi par les pratiques liturgiques à mesure que la commémoration des défunts se développe. Au xv&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, la procession au cimetière lors de la messe des morts du lundi et de la Toussaint, mais aussi de certains anniversaires se généralise.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Les rites paroissiaux suivaient, comme toute la liturgie, des règles de plus en plus codifiées et consignées dans les rituels (v. [[Liturgie_catholique|Liturgie]]) et ils reposaient sur les ouvrages contenant leur description des gestes et le texte des formules, prières, chants scandant les différentes célébrations. Bien que les paroisses les plus riches et les plus grandes soient mieux dotées que les autres, on constate une augmentation générale du nombre de livres, entre autres à cause de la spécialisation croissante de ces ouvrages. &amp;#039;&amp;#039;A minima&amp;#039;&amp;#039;, chaque paroisse détenait un missel, un psautier, un obituaire, une agende. L’évêque ayant imposé à chaque paroisse d’en posséder une, les agendes font partie des premiers livres imprimés. Aux environs de 1450, la paroisse Sainte-Hélène de Schiltigheim possède ainsi dans son trésor trois missels, deux livres pour les matines et un psautier, un graduel, trois antiphonaires, des livres rassemblant évangiles et lectures, deux agendes, un ouvrage pour «&amp;amp;nbsp;les vigiles des morts&amp;amp;nbsp;», un processionnal ainsi que deux obituaires (l’ancien que l’on conserve et le nouveau utilisé pour les offices).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Si la paroisse s’est imposée comme le cadre premier et fondamental de la vie religieuse, elle subit également, à partir du milieu du xiii&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, la concurrence des Mendiants, très présents en contexte urbain. Nombre de fidèles assistent en effet à leurs prédications, leur font des dons, décident de se faire inhumer dans un couvent franciscain ou dominicain et d’y faire célébrer des messes anniversaires. Ce sont alors autant de revenus qui échappent à la paroisse&amp;amp;nbsp;; mais le clergé séculier ne parvient pas à freiner le succès des Mendiants auprès des paroissiens. Les conflits furent donc nombreux dès 1220-1240. Les tentatives répétées des autorités urbaines – le Magistrat de Strasbourg par exemple, dans un but de contrôle du patrimoine des familles bourgeoises – et du pape n’empêchèrent pas les tensions, plus ou moins vives, de perdurer tout au long du bas Moyen Âge. La querelle entre les paroisses (contrôlées par les chapitres) et les Mendiants de Strasbourg au sujet de la confession fut ravivée à plusieurs reprises par les uns ou les autres en 1365-1373, en 1451-1457, enfin en 1517-1518.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Les confréries, elles aussi très prisées des fidèles, s’imposent elles aussi toujours plus comme un cadre important des pratiques religieuses&amp;amp;nbsp;; elles paraissent souvent plus dynamiques que les paroisses au milieu du xv&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, y compris dans les espaces ruraux.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;L’organisation paroissiale&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Le clergé et la &amp;#039;&amp;#039;cura animarum&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;La &amp;#039;&amp;#039;cura animarum&amp;#039;&amp;#039; incombe au curé. Il est présenté par le patron de l’église et nommé par l’évêque qui peut en théorie contester le choix du patron (v. [[Eigenkirche|Eigenkirche]], [[Mutterkirche|Mutterkirche]], [[Patronat|Patronat]]). Il doit, à partir de la réforme grégorienne, être validé par l’archidiacre au cours d’un &amp;#039;&amp;#039;placitum christianitatis&amp;#039;&amp;#039; ou &amp;#039;&amp;#039;sendgericht&amp;#039;&amp;#039; (v. [[Placitum_christianitatis|Placitum christianitatis]]). Le seigneur n’est alors plus que patron de la paroisse, ce qui ne change souvent pas grand-chose dans la pratique. La première mention de ce patronage, datant de 1162, concerne l’église paroissiale de Dauendorf. À partir du xiv&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, la nomination du curé est en théorie confirmée par le pape. Le curé appartient à un chapitre rural qui se réunit à intervalle régulier (v. [[Chapitre_rural|Chapitre_rural]])&amp;amp;nbsp;; le chapitre rural de Betbur réunit les curés de nombreuses paroisses dont Marmoutier, Maennolsheim et Saverne. Le siège du chapitre est transféré à Saverne en 1504.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Deux termes désignent le curé dans les sources&amp;amp;nbsp;: &amp;#039;&amp;#039;rector ecclesie&amp;#039;&amp;#039; réservé en général au détenteur du bénéfice et &amp;#039;&amp;#039;plebanus&amp;#039;&amp;#039; désignant le prêtre desservant une paroisse qu’il soit bénéficier ou salarié (par exemple vicaire perpétuel) (v. [[Pléban|Pléban]]). Lorsqu’il est détenteur d’un bénéfice, le curé perçoit une partie des revenus de la paroisse, c’est-à-dire le casuel, les offrandes, des fondations d’anniversaires (quand elles existent), la dîme. Il n’en tire pourtant pas toujours des revenus importants. Le patron de la paroisse – seigneur laïc, monastère ou chapitre – perçoit en effet la dîme et le casuel dans leur intégralité ou en partie. Or, chapitres et monastères eurent fréquemment recours aux incorporations de paroisses pour résoudre leurs difficultés financières&amp;amp;nbsp;; les chanoines ou les moines assurent alors en théorie la liturgie dans ces églises, mais ils s’en approprient aussi les revenus. Les incorporations ne constituent pas un phénomène récent – comme l’atteste l’incorporation de la paroisse de Marmoutier en 1220 par l’abbaye de Marmoutier –, mais elles se multiplient à la fin du Moyen Âge.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Le curé est souvent secondé par des chapelains ou des vicaires (&amp;#039;&amp;#039;Helfer&amp;#039;&amp;#039;, &amp;#039;&amp;#039;Mietlinge&amp;#039;&amp;#039;) qui célèbrent les messes à sa place. Les chapelains possèdent un bénéfice après la fondation de la chapellenie. Quant aux vicaires, souvent originaires de Souabe au xv&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, ils sont choisis et souvent très peu payés par le curé. Le cumul de plusieurs charges ecclésiastiques (curé, chapelain et chanoine par exemple) amène en effet nombre de curés à ne pas résider dans la paroisse et à leur déléguer ses fonctions&amp;amp;nbsp;; le curé remet alors une part de son revenu, la portion congrue, aux clercs desservant la paroisse à sa place (v. [[Portion_congrue|Portion congrue]]).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Les sources de la fin du Moyen Âge témoignent des nombreuses dérives des membres du clergé – non-respect de la discipline ecclésiastique, liturgie approximative, absentéisme, concubinage. L’évêque semble tenter de remédier à la situation. Les statuts synodaux du diocèse de Bâle énumèrent en 1434 divers manquements que seul l’évêque peut juger&amp;amp;nbsp;: concubinage, adultère, simonie, incendie volontaire, homicide. Les amendes versées par les coupables sont enregistrées dans les comptes du procureur fiscal de l’évêque de Bâle entre 1441 et 1500. Mais les tentatives épiscopales de contrôle du clergé local restent trop timides pour remédier réellement à la situation. Les travaux récents tendent néanmoins à prouver que les chiffres que l’on a pu donner du nombre de clercs dévoyés méritaient d’être revus à la baisse ou d’être réinterprétés. Les prédicateurs réformateurs tardo-médiévaux accentuèrent en effet la description des abus pour inciter à la réforme.&amp;amp;nbsp; L’absentéisme ou le remplacement du curé par un vicaire, évalué à un tiers des curés dans le diocèse de Strasbourg et dans le Sundgau dans les années 1470, est en fait variable d’une paroisse à l’autre (seule une minorité de paroisses souffre d’un absentéisme de longue durée), d’une décennie à l’autre et il peut s’expliquer en partie par le contexte général, en particulier dans le Sundgau, le cumul des bénéfices, mais surtout par la hausse des incorporations. Il faut certes tenir compte de l’effet de sources et des variations géographiques, mais les actes de délinquance sont aussi moins nombreux que ce que l’on a longtemps cru si l’on en croit les études faites à propos du clergé sundgauvien. Dans ce doyenné, on ne compte en effet que 20 % de prêtres condamnés entre 1441 et 1500, dont deux tiers pour cause de rupture du vœu de chasteté. Ces derniers chiffres révèlent les efforts faits par l’évêque pour s’attaquer à ce problème plus qu’à d’autres. Mais, si les prêtres concernés payent une amende, ils restent en place dans leur paroisse.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;L’instruction de nombreux curés, souvent minimale, s’améliore néanmoins avec l’essor des études universitaires et de l’imprimerie au xv&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, garantissant un encadrement un peu meilleur des fidèles.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;D’autres acteurs que le clergé de la paroisse à proprement parler interviennent parfois dans la vie liturgique à la fin du Moyen Âge&amp;amp;nbsp;: le maître d’école et les écoliers (pour le chant), l’organiste (souvent un chapelain), les &amp;#039;&amp;#039;knechte&amp;#039;&amp;#039; de la paroisse, le fossoyeur, des béguines payées pour assister aux messes anniversaires.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
== &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;L’administration de la paroisse&amp;lt;/span&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Au bas Moyen Âge, le clergé paroissial ne peut néanmoins remplir ses devoirs liturgiques sans l’aide de la fabrique tenue par des laïcs et désormais chargée à la place du curé de l’administration de la paroisse, hormis dans de petites paroisses dans lesquelles le curé remplit encore la fonction de responsable de la fabrique. Sa réglementation et ses statuts se sont peu à peu précisés à partir du xii&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle (v. [[Fabrique|Fabrique]]). À la fabrique revient la tâche d’entretenir le bâtiment ecclésial (v. [[Église_(propriété_et_entretien)|Église, propriété et entretien]]), mais aussi d’acheter tout ce qui s’avère indispensable au culte (vêtements liturgiques, cierges, encens, hosties, livres liturgiques, orgue, etc.). C’est donc elle qui tient les comptes (attestant la diffusion de l’écrit dans toute la société médiévale). La fabrique s’impose par conséquent comme un acteur fondamental de la vie paroissiale&amp;amp;nbsp;: sans elle, point d’accomplissement de la liturgie.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Le contrôle de la paroisse et de ses revenus ont fait l’objet de multiples conflits tout au long du Moyen Âge&amp;amp;nbsp;: conflit entre seigneur et clergé aux xi&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt;-xiii&amp;lt;sup&amp;gt;e &amp;lt;/sup&amp;gt;siècles, conflit entre clergé et fabrique au xv&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, notamment dans les paroisses urbaines, par exemple celle de Saint-Georges à Haguenau, sur lesquels le Conseil de la ville cherche à obtenir un droit de regard afin de réguler le patrimoine des familles bourgeoises. On sait par exemple que la prébende de Jean Geiler de Kaysersberg était financée par le Magistrat. La paroisse est donc également devenue un cadre essentiel de la vie sociale des individus et un enjeu dans la redéfinition des autorités religieuses et politiques, entre clercs et laïcs. L’élection du curé et la perception de la dîme sont d’ailleurs des enjeux non négligeables lors de la guerre des Paysans. La paroisse s’impose par ailleurs avec la Réformation comme le lieu du culte par excellence dans les espaces convertis au protestantisme, par exemple dans toutes les paroisses strasbourgeoises dont les prédicateurs, obligés de posséder le droit de bourgeoisie, sont désormais nommés par le Magistrat.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Bibliographie&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Burckle (Jean), &amp;#039;&amp;#039;Les chapitres ruraux des anciens évêchés de Strasbourg et de Bâle&amp;#039;&amp;#039;, Colmar, 1935.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;Pfleger (Lucien), &amp;#039;&amp;#039;Die elsässische Pfarrei. Ihre Entstehung und Entwicklung. Ein Beitrag zur kirchlichen Rechts- und Kulturgeschichte&amp;#039;&amp;#039;, Strasbourg, 1936.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;Barth (Médard), «&amp;amp;nbsp;Quellen und Untersuchungen zur Geschichte der Pfarreien des Bistums Strassburg im Mittelalter&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Archives de l’Église d’Alsace&amp;#039;&amp;#039;, NS 2, 1947-1948, p. 63-172.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;Barth (Médard), &amp;#039;&amp;#039;Handbuch der elsässischen Kirchen im Mittelalter&amp;#039;&amp;#039;, Strasbourg, 1960-1963 (= &amp;#039;&amp;#039;Archives de l’Église d’Alsace&amp;#039;&amp;#039;, 27-29).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Humm (André), &amp;#039;&amp;#039;Villages et hameaux disparus en Basse-Alsace. Contribution à l’histoire de l’habitat rural (xii&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt;-xviii&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècles)&amp;#039;&amp;#039;, Strasbourg, 1971.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Rapp (Francis), &amp;#039;&amp;#039;Réformes et Réformation à Strasbourg. Église et société dans le diocèse de Strasbourg (1450-1525)&amp;#039;&amp;#039;, Paris, 1974.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Rapp (Francis), «&amp;amp;nbsp;Notes sur les paroisses et les communes rurales dans le diocèse de Strasbourg à la fin du Moyen Âge&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Revue de droit canonique&amp;#039;&amp;#039;, 175, 1975, p. 113-120.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Rapp (Francis), «&amp;amp;nbsp;La vie quotidienne d’un curé de campagne alsacien au début du xvi&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Annuaire de la Société d’histoire de Molsheim&amp;#039;&amp;#039;, 1977, p. 35-44.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Rapp (Francis), «&amp;amp;nbsp;La fortune d’un curé de campagne en Alsace au début du XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Mémoire de la Société d’histoire du droit et des institutions des anciens pays bourguignons, comtois et romans&amp;#039;&amp;#039;, 39, 1982, p. 153-159.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Burg (André-Marcel), «&amp;amp;nbsp;La paroisse [St Georges de Haguenau] des origines à 1535&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Études haguenoviennes&amp;#039;&amp;#039;, 9, 1983, p. 3-78.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Rapp (Francis), «&amp;amp;nbsp;Paroisses&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Encyclopédie de l’Alsace&amp;#039;&amp;#039;, Strasbourg, 10, 1985, p. 5854-5858.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Pegeot (Pierre), Prongué (Jean-Paul), «&amp;amp;nbsp;Contribution à l’étude du clergé paroissial rural à la fin du Moyen Âge&amp;amp;nbsp;: les prêtres du Sundgau (1441-1500)&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;RA&amp;#039;&amp;#039;, 115, 1989, p. 3-36.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Rapp (Francis), «&amp;amp;nbsp;La vie religieuse des campagnes alsaciennes du milieu du xv&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; au début du xvi&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, &amp;#039;&amp;#039;Revue d’histoire de l’Église de France&amp;#039;&amp;#039;, 77/198, 1991, p. 207-220.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Fiétier (Roland), Colney (Michel), &amp;#039;&amp;#039;Les paroisses du territoire de Belfort, des origines au début du 19&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle&amp;amp;nbsp;: dictionnaire de géographie et d’histoire religieuses&amp;#039;&amp;#039;, Paris, 1993.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Staub (Martial), &amp;#039;&amp;#039;Les Paroisses et la cité&amp;amp;nbsp;: Nuremberg du xiii&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle à la Réforme&amp;#039;&amp;#039;, Paris, 2003.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Creutz (Joël), «&amp;amp;nbsp;La cathédrale de Strasbourg et sa paroisse&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Chantiers historiques en Alsace&amp;#039;&amp;#039;, 7, 2004, p. 181-199.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Lauwers (Michel), &amp;#039;&amp;#039;Naissance du cimetière&amp;amp;nbsp;: lieux sacrés et terre des morts dans l’Occident médiéval&amp;#039;&amp;#039;, Paris, 2005.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;Reitemeier (Arnd), &amp;#039;&amp;#039;Pfarrkirchen in der Stadt des späten Mittelalters: Politik, Wirtschaft und Verwaltung&amp;#039;&amp;#039;, Stuttgart, 2005.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Blaizot (Frédérique), Flotté (Pascal), Baudoux (Juliette), Macabéo (Ghislaine), «&amp;amp;nbsp;Évolution de la topographie funéraire du faubourg occidental de Strasbourg (Bas-Rhin) dans l’Antiquité tardive et le haut Moyen Âge&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Revue archéologique de l’Est&amp;#039;&amp;#039;, 54, 2005, mis en ligne le 07 septembre 2008, consulté le 01 mai 2019. URL&amp;amp;nbsp;: [http://journals.openedition.org/rae/489 http://journals.openedition.org/rae/489].&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Bischoff (Georges), &amp;#039;&amp;#039;La guerre des Paysans. L’Alsace et la révolution du Bundschuh. 1493-1525&amp;#039;&amp;#039;, Strasbourg, 2010.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Kopp-Drion (Marie-Noëlle), &amp;#039;&amp;#039;La paroisse Sainte-Aurélie de Strasbourg des origines à 1525&amp;amp;nbsp;: caractéristiques et enjeux d’une des plus anciennes paroisses strasbourgeoises&amp;#039;&amp;#039;, mémoire de master, Université de Strasbourg, 2011.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Yante (Jean-Marie), éd., &amp;#039;&amp;#039;Autour du «&amp;amp;nbsp;village&amp;amp;nbsp;». Établissements humains, finages et communautés rurales entre Seine et Rhin (iv&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt;-xii&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècles)&amp;#039;&amp;#039;, Louvain-la-Neuve, 2011.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Lauwers (Michel), éd., &amp;#039;&amp;#039;La Dîme, l’Église et la société féodale&amp;#039;&amp;#039;, Turnhout, 2012.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Grasser (Jean-Paul), Traband (Gérard), &amp;#039;&amp;#039;Haguenau. 1115-2015. Histoire de Haguenau des origines à nos jours&amp;#039;&amp;#039;, Haguenau, 2014.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;La paroisse. Genèse d’une forme territoriale&amp;#039;&amp;#039;, dir. Iognat-Prat Dominique et Zadora-Rio (Elisabeth), &amp;#039;&amp;#039;Médiévales&amp;#039;&amp;#039;, 49, 2005. URL&amp;amp;nbsp;: [https://journals.openedition.org/medievales/3132 https://journals.openedition.org/medievales/3132], consulté le 4 mars 2014.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Clementz (Élisabeth), «&amp;amp;nbsp;Le cimetière Saint-Georges de Haguenau, séjour des morts, lieu de vie&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;1115-2015. Haguenau. 900 ans d’histoire&amp;#039;&amp;#039;, éd. Élisabeth Clementz, Claude Muller et Richard Weibel, Haguenau, 2015, p. 39-60.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Rapp (Francis), «&amp;amp;nbsp;Ce que les comptes de la paroisse Saint-Georges de Haguenau nous apprennent sur le culte eucharistique&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;1115-2015. Haguenau. 900 ans d’histoire&amp;#039;&amp;#039;, éd. Élisabeth Clementz, Claude Muller et Richard Weibel, Haguenau, 2015, p. 125-135.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Rauner (Anne), «&amp;amp;nbsp;Tenir les comptes d’anniversaires dans les paroisses du diocèse de Strasbourg à la fin du Moyen Âge&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Comptabilité(s). Revue d’histoire des comptabilités&amp;#039;&amp;#039;, 11, 2018, revue électronique, URL&amp;amp;nbsp;: [https://journals.openedition.org/comptabilites/2996 https://journals.openedition.org/comptabilites/2996].&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Rauner (Anne), «&amp;amp;nbsp;Des exemplaires multiples de l’obituaire au cœur du conflit entre clercs et laïcs dans la paroisse Saint-Georges de Haguenau (début du xv&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle)&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;RA&amp;#039;&amp;#039;, 148, 2022, p. 33-55.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Notices connexes&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Admission_à_la_charge_d&amp;#039;âmes|Admission à la charge d’âme]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Cimetière|Cimetière]]&amp;amp;nbsp;;&amp;amp;nbsp;[[Clergé_séculier|Clergé séculier]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Dinghof|Dinghof]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Église_(propriété_et_entretien)|Église (propriété et entretien)]]&amp;amp;nbsp;;&amp;amp;nbsp;[[Eigenkirche|Eigenkirche]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Fabrique|Fabrique]]&amp;amp;nbsp;;&amp;amp;nbsp;[[Frühmesse|&amp;#039;&amp;#039;Fruhmesse&amp;#039;&amp;#039;]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;[[Kilbe|Kilbe]]&amp;amp;nbsp;;&amp;#039;&amp;#039;&amp;amp;nbsp;[[Kirchenpfleger|Kirchenpfleger]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Leutpriester|&amp;#039;&amp;#039;Leutpreister &amp;#039;&amp;#039;- Pléban]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Werk|Werk]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: right;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;Anne Rauner&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt;  &lt;br /&gt;
[[Category:P]] [[Category:Eglises et cultes]] [[Category:Société, culture, pratiques sociales, rites et coutumes]] [[Category:Villes et institutions urbaines]] [[Category:Communautés rurales]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>FKrouch</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Paroisse&amp;diff=13211</id>
		<title>Paroisse</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Paroisse&amp;diff=13211"/>
		<updated>2024-10-24T13:51:15Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;FKrouch : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Parochia&amp;#039;&amp;#039;, &amp;#039;&amp;#039;Kirchspiel&amp;#039;&amp;#039;, Communauté-&amp;#039;&amp;#039;Gemeinde&amp;#039;&amp;#039;-&amp;#039;&amp;#039;Dorfgemeinde&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Le mot peut revêtir une double signification, à la fois religieuse et civile.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;En général, il désigne la cellule de base de l’organisation territoriale ecclésiastique, placée sous la responsabilité du curé qui en dirige le spirituel (administration des sacrements, rédaction des registres paroissiaux, organisation du culte) et le temporel (gestion des biens de l’église sous la responsabilité de la fabrique).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Au moment où se fixent, entre le VII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; et le IX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, les définitions canoniques de la paroisse, l’institution paroissiale est confirmée comme étant la cellule de base de l’organisation territoriale de l’Église chrétienne d’Occident. Les paroisses s’implantent dans des communautés rurales existantes ou, en ville, autour des évêchés (v. [[Eigenkirche|Eigenkirche]]). Une ville comprend généralement plusieurs paroisses, un village une seule.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Les termes le plus souvent utilisés, et cela dès le V&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt;-VI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, sont ceux de «&amp;amp;nbsp;&amp;#039;&amp;#039;parochia&amp;#039;&amp;#039;&amp;amp;nbsp;», «&amp;amp;nbsp;&amp;#039;&amp;#039;Pfarre&amp;#039;&amp;#039;&amp;amp;nbsp;» ou «&amp;amp;nbsp;&amp;#039;&amp;#039;Pfarrei&amp;#039;&amp;#039;&amp;amp;nbsp;», dans le sens de communauté des paroissiens (&amp;#039;&amp;#039;Kirchgemeinde&amp;#039;&amp;#039;, &amp;#039;&amp;#039;Pfarrgemeinde&amp;#039;&amp;#039;), le «&amp;amp;nbsp;&amp;#039;&amp;#039;Kirchspiel&amp;#039;&amp;#039;&amp;amp;nbsp;» (v. [[Kirchspiel|Kirchspiel]]) pouvant englober plusieurs localités appartenant à la même paroisse (cf. Les &amp;#039;&amp;#039;Kirchenordnungnen&amp;#039;&amp;#039; luthériennes de 1598 et 1608).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Or les termes de «&amp;amp;nbsp;paroisse&amp;amp;nbsp;» (&amp;#039;&amp;#039;Pfarrei&amp;#039;&amp;#039;) et de «&amp;amp;nbsp;communauté&amp;amp;nbsp;» (&amp;#039;&amp;#039;Gemeinde&amp;#039;&amp;#039;) peuvent s’employer indifféremment l’un pour l’autre (Louis Châtellier). Dans le &amp;#039;&amp;#039;Dictionnaire des Finances&amp;#039;&amp;#039; de 1727, la paroisse est désignée comme «&amp;amp;nbsp;une certaine étendue de terre&amp;amp;nbsp;» ou comme «&amp;amp;nbsp;une portion d’Élection&amp;amp;nbsp;». Il arrive fréquemment qu’il y ait interférence entre pouvoir religieux et pouvoir civil&amp;amp;nbsp;: le curé participe couramment à la désignation du maître d’école et de la sage-femme dont on connaît par ailleurs les responsabilités en matière d’éducation religieuse. Bien plus, il est souvent le porte-parole du pouvoir civil, seigneurial ou royal dont il promulgue les décisions en chaire (perception des impôts, rédaction des cahiers de doléances, publicité en faveur de la vaccination) et, en l’absence d’une maison commune, c’est la nef de l’église paroissiale qui sert de réunion à l’assemblée des habitants. Quant aux «&amp;amp;nbsp;fabriques d’église&amp;amp;nbsp;», elles sont composées de laïcs et relèvent des autorités civiles.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Les historiens (Henry Babeau, Louis Châtellier) ont insisté sur la différenciation croissante, qui s’opère à partir du XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, entre communauté et paroisse. Les procès verbaux des élections aux États généraux ou de la rédaction des cahiers de doléances du tiers-état sont ceux des paroisses ou des communautés, la distinction étant purement formelle. Les articles du décret du 14 décembre 1789 (art. 1, 26 et 30) introduisent la notion de «&amp;amp;nbsp;commune&amp;amp;nbsp;» à la place de celles de «&amp;amp;nbsp;paroisse&amp;amp;nbsp;» ou de «&amp;amp;nbsp;communauté&amp;amp;nbsp;». La loi du 12 juillet 1790 (Constitution civile du Clergé) supprime les paroisses existantes et confie leur refondation ou restructuration aux administrations départementales. Tout en limitant les paroisses urbaines à une pour 6 000 habitants, elle impose le recours à l’élection des nouveaux curés (v. [[Clergé_(paroissial)|Clergé]], [[Constitution_civile_du_clergé|Constitution_civile_du_clergé]]). Quant aux Articles organiques, ils fixeront le nombre de paroisses, mais admettront la création de succursales administrées par des desservants.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Bibliographie&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;Kirchenordnung wie es in der Kirche zu Strassburg gehalten werden soll&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;,&amp;#039;&amp;#039;Strasbourg, éd. Jost Martin, 1598 et 1605.&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;Kirchenordnung Wie es mit der Lehre Göttliches Worts, vnd den Ceremonien, Auch mit anderen dazu nothwendigen Sachen, In der Kirchen zu Straszburg, biß hieher gehalten worden, Vnd fürohin mit verleihung Göttlicher Gnade, gehalten werden soll&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;, Strasbourg, éd. &amp;lt;/span&amp;gt;Jost Martin, 1608.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Dictionnaire des Finances, comprenant tous les termes de finances, leur usage et leurs différentes applications dans toutes sortes d’affaires&amp;#039;&amp;#039;,&amp;#039;&amp;#039;Paris,&amp;#039;&amp;#039;1727.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;GUYOT (Joseph Nicolas), &amp;#039;&amp;#039;Répertoire universel et raisonné de jurisprudence civile, criminelle, canonique et bénéficiale&amp;#039;&amp;#039;, Paris, 1785.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;DURAND DE MAILLANE, &amp;#039;&amp;#039;Dictionnaire&amp;#039;&amp;#039;, 1787.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;BABEAU (Henry), &amp;#039;&amp;#039;Les assemblées générales des communautés d’habitants en France du XIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle à la Révolution&amp;#039;&amp;#039;, Paris, 1893, p. 176.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;MARION (Marcel), &amp;#039;&amp;#039;Dictionnaire des institutions de la France aux XVII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; et XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècles&amp;#039;&amp;#039;, Paris, 1923, rééd. &amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;Paris, 1999.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;PFLEGER (Lucien), «&amp;amp;nbsp;Untersuchungen zur Geschichte des Pfarrei-Instituts im Elsass&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;AEKG&amp;#039;&amp;#039;, 1930, p. 89-160.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;PFLEGER (Lucien), &amp;#039;&amp;#039;Die elsässische Pfarrei. Ihre Entstehung und Entwicklung. Ein Beitrag zur kirchlichen Rechts- und Kulturgeschichte&amp;#039;&amp;#039;, Strasbourg, 1936.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;KINTZ (Jean-Pierre), dir., &amp;#039;&amp;#039;Paroisses et communes de France. Bas-Rhin&amp;#039;&amp;#039;, Paris, 1977.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;CABOURDIN (Guy), VIARD (Georges), &amp;#039;&amp;#039;Lexique historique de la France d’Ancien Régime&amp;#039;&amp;#039;, Paris, 1978, p. 247.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;CHÂTELLIER (Louis), &amp;#039;&amp;#039;Tradition chrétienne et renouveau catholique dans l’ancien diocèse de Strasbourg&amp;#039;&amp;#039;, Strasbourg, 1981, p. 59-71.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;LACHIVER (Marcel), &amp;#039;&amp;#039;Dictionnaire du monde rural. Les mots du passé&amp;#039;&amp;#039;, Paris, 1997, p. 1256.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Notices connexes&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Doléances_(cahiers_de)|Cahiers de doléances]]&amp;amp;nbsp;; [[Clergé_(paroissial)|Clergé]]&amp;amp;nbsp;;&amp;amp;nbsp;[[Communauté|Communauté d’habitants]]&amp;amp;nbsp;;&amp;amp;nbsp;[[Commune|Commune]]&amp;amp;nbsp;;&amp;amp;nbsp;[[Constitution_civile_du_clergé|Constitution civile du clergé]]&amp;amp;nbsp;;&amp;amp;nbsp;[[Curé|Curé-]]&amp;#039;&amp;#039;[[Curé|Pfarrer]]&amp;amp;nbsp;;&amp;#039;&amp;#039;&amp;amp;nbsp;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[École_(en_Alsace)|École (&amp;#039;&amp;#039;Volksschule&amp;#039;&amp;#039;)]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Fabrique|Fabrique]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Gemeinde|Gemeinde]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Sage-femme|&amp;#039;&amp;#039;Hebamme&amp;#039;&amp;#039;-Sage-femme]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Kirchspiel|Kirchspiel]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Maître_d&amp;#039;école|Maître d’école]]&amp;amp;nbsp;;&amp;amp;nbsp;[[Municipalités|Municipalités]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Paroisses_de_Strasbourg|Paroisses de Strasbourg]]&amp;amp;nbsp;; [[Paroisse_Sainte-Madeleine_de_Strasbourg_(1803)|Paroisse Sainte-Madeleine de Strasbourg (1803)]]&amp;amp;nbsp;;&amp;amp;nbsp;[[Paroisse_protestante|Paroisse protestante]]&amp;amp;nbsp;;&amp;amp;nbsp;[[Paroissiaux_(registres)|Paroissiaux (registres)]]&amp;amp;nbsp;;&amp;amp;nbsp;[[Pfarrei|Pfarrei]]&amp;amp;nbsp;;&amp;amp;nbsp;[[Presbytère|Presbytère]]&amp;amp;nbsp;;&amp;amp;nbsp;[[Presbytère_protestant|Presbytère protestant]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: right;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;Jean-Michel Boehler&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
&amp;amp;nbsp;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:P]] [[Category:Société, culture, pratiques sociales, rites et coutumes]] [[Category:Eglises et cultes]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>FKrouch</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Parit%C3%A9&amp;diff=13210</id>
		<title>Parité</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Parit%C3%A9&amp;diff=13210"/>
		<updated>2024-10-24T13:50:41Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;FKrouch : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Parität&amp;#039;&amp;#039; &amp;amp;nbsp;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Dans le Saint Empire, la parité est le principe au nom duquel est imposée la présence à égalité dans une même institution impériale des représentants de deux corps, l’Église catholique et l’Église de la Confession d’Augsbourg.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Il peut être appliqué pour d’autres institutions publiques (conseils des villes, administrations d’États…). Ce n’est pas un droit individuel et n’a pas de rapports avec le nombre des sujets des collectivités concernées, même si, ultérieurement, la représentation à la proportionnelle a été revendiquée pour le droit des confessions religieuses.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Ce principe a été défini par la paix d’Augsbourg de 1555. Sont inclus dans cette paix les Électeurs, Princes et États et leurs sujets professant la confession d’Augsbourg, qui ne doivent pas subir de préjudice du fait de leur conscience, foi et engagement (art. 15). La paix d’Augsbourg institue la parité des juges à réaliser par la voie de l’alternative dans la Cour impériale (&amp;#039;&amp;#039;Reichskammergericht&amp;#039;&amp;#039;) chargée de juger des conflits portant sur la paix (art. 105&amp;amp;nbsp;; 106&amp;amp;nbsp;; 107) (C. Duhamelle, «&amp;amp;nbsp;Parität&amp;amp;nbsp;»,&amp;#039;&amp;#039;Les mots du Saint-Empire&amp;#039;&amp;#039;).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;À partir de 1548, Charles Quint, victorieux, impose de lourdes peines aux villes impériales du sud du Saint Empire (Augsbourg, Ulm, Francfort)&amp;amp;nbsp;: il leur impose l’Intérim (1548) et la restitution, au moins partielle, à l’Église catholique des églises et couvents saisis pendant la Réforme. Enfin, il décrète le changement de constitution urbaine&amp;amp;nbsp;: le patriciat y est désormais majoritaire et les tribus, accusées d’avoir favorisé la Réforme, sont minoritaires ou écartées (Augsbourg, Ulm) (P. Dollinger, &amp;#039;&amp;#039;Charles Quint et les villes d’Empire &amp;#039;&amp;#039;;&amp;#039;&amp;#039;E. François, &amp;#039;&amp;#039;Augsbourg&amp;#039;&amp;#039;). Strasbourg doit également acquitter une forte amende, rendre la cathédrale et les deux églises Saint-Pierre au culte catholique. Le «&amp;amp;nbsp;&amp;#039;&amp;#039;Regimentsordnung&amp;#039;&amp;#039;&amp;amp;nbsp;», imposé par Charles Quint à Augsbourg, impose un partage à peu près égalitaire des sièges du Conseil entre catholiques et protestants (E. François, &amp;#039;&amp;#039;Augsbourg&amp;#039;&amp;#039;, p. 25). &amp;#039;&amp;#039;Cette parité n’est plus remise en cause ultérieurement.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Après la paix de Passau (1552) et la paix d’Augsbourg (1555), le Magistrat de Strasbourg revient peu à peu sous la pression des prédicateurs luthériens et des fidèles à l’unité luthérienne et annule les mesures prises pendant l’Intérim (Lienhard, «&amp;amp;nbsp;L’ère du confessionnalisme&amp;amp;nbsp;», Histoire de Strasbourg II, p. 416-429&amp;amp;nbsp;; Vogler, L’Intérim à Strasbourg et dans les territoires palatins, p. 208-218).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Les réformes de Charles Quint avaient imposé la présence des catholiques dans les institutions urbaines des villes d’Empire, mais c’est le traité d’Osnabruck (1648) qui en arrête expressément le principe&amp;amp;nbsp;: «&amp;amp;nbsp;Il y aura une égalité exacte et réciproque entre tous les Électeurs, Princes et États de l’une et de l’autre Religion (art. 11 § 2).&amp;amp;nbsp;» Il décrète la parité des villes d’Augsbourg, Dinckelsbühl, Biberach et Ravensbourg&amp;amp;nbsp;: «&amp;amp;nbsp;A l’égard des Dignités de Sénateurs et autres Offices publics, il y aura égalité et même nombre entre ceux de l’une et l’autre Religion (§ 3).&amp;amp;nbsp;» Après avoir prévu les procédures d’alternative pour les Receveurs des deniers publics, les Intendants de l’Arsenal et autres, (§ 4 et 5)&amp;amp;nbsp;; il généralise&amp;amp;nbsp;: «&amp;amp;nbsp;Les Charges que l’on a accoutumé de ne commettre qu’à une seule personne pour une ou plusieurs années, seront alternativement exercées entre les Bourgeois catholiques, et ceux de la Confession d’Augsbourg.&amp;amp;nbsp;» (§ 8) Et le traité précise&amp;amp;nbsp;: «&amp;amp;nbsp;On ne s’arrêtera nullement à la pluralité des suffrages dans les affaires concernant directement ou indirectement la Religion.&amp;amp;nbsp;» Enfin, il énumère longuement les modalités de restitution des biens de l’une ou l’autre confession, saisis après le 1&amp;lt;sup&amp;gt;er&amp;lt;/sup&amp;gt; janvier 1624. Le § 51 ordonne la parité dans les assemblées ordinaires de l’Empire et prescrit quand États catholiques et protestants se divisent en deux partis&amp;amp;nbsp;: «&amp;amp;nbsp;La seule voie à l’amiable décidera des différends sans s’arrêter à la pluralité des suffrages.&amp;amp;nbsp;» Dans ces cas, si la négociation n’aboutit pas, le statu quo s’impose [texte de la traduction française de Heiss, voir Kogenheim publié dans le tome I desOrdonnances d’Alsace de Boug&amp;#039;&amp;#039;(v. [[Jus_supremi_dominii|&amp;#039;&amp;#039;Jus Supremi Dominii&amp;#039;&amp;#039;]])].&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Ces principes constituent le modèle institutionnel des villes «&amp;amp;nbsp;biconfessionnelles&amp;amp;nbsp;». Les bureaux de la Monarchie et des Intendants et les juristes du Conseil souverain connaissaient bien le droit de l’Empire, où Louis XIV n’a pas encore renoncé à prendre place (Braun, chapitre «&amp;amp;nbsp;Französische Reichslandschaft&amp;amp;nbsp;», p. 36-46).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Colmar s’était ralliée à la Réforme tardivement, en 1575. À partir de 1585 et jusqu’en 1623, Conseil et Magistrats sont majoritairement protestants. Les catholiques ne sont pas exclus des instances mais très minoritaires (Wallace, p. 30). En 1627, l’empereur et archiduc Léopold imposent le retour au catholicisme. Les Suédois rétablissent, en 1632, le protestantisme. À partir de 1635 et de l’alliance avec la France, le culte catholique est autorisé, mais il faut attendre 1673 et l’occupation permanente de Colmar par une garnison française et 1680 pour voir l’intendant forcer la nomination d’un stettmeister et de 4 conseillers catholiques puis, par l’introduction de l’alternative, imposer la parité dans le Magistrat et les conseils (v. [[Alternative_(règle_de_l&amp;#039;-)|Alternative]]).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Après l’ordonnance sur le simultaneum (v. &amp;#039;&amp;#039;[[Simultaneum|Simultaneum]]&amp;#039;&amp;#039;) ou l’obligation de nommer des baillis et fiscaux catholiques (1683) dans les seigneuries protestantes, l’alternative est appliquée à Strasbourg en 1687 (Livet, L’intendance d’Alsace,«&amp;amp;nbsp;Les étapes de l’entreprise de conversion&amp;amp;nbsp;», p. 435‑462).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Bibliographie&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;DICKMANN (Fritz),&amp;#039;&amp;#039;Das Problem der Gleichberechtigung der Konfessionen in den Westfälischer Frieden&amp;#039;&amp;#039;, Munster, 1959.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;WEBER (Lothar), &amp;#039;&amp;#039;Die Parität der Konfessionen in der Reichsverfassung von den Anfängen der Reformation bis zum Untergang des alten Reiches im Jahre 1806&amp;#039;&amp;#039;, Bonn, 1961.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;HECKEL (Martin),&amp;#039;&amp;#039;«&amp;amp;nbsp;Parität&amp;#039;&amp;#039;»&amp;#039;&amp;#039;, &amp;#039;&amp;#039;Zeitschrift der Savigny-Stiftung für Rechtsgeschichte&amp;#039;&amp;#039;, n&amp;lt;sup&amp;gt;o&amp;lt;/sup&amp;gt; 80 (&amp;#039;&amp;#039;Kanonistische Abteilung&amp;#039;&amp;#039;, vol. 49), 1963, p. 261-420.&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;VOGLER (Bernard), «&amp;amp;nbsp;L’intérim à Strasbourg et dans les territoires palatins&amp;amp;nbsp;», Coll., &amp;#039;&amp;#039;Charles Quint, le Rhin et la France&amp;#039;&amp;#039;, Strasbourg, 1973, p. 71-81.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;DOLLINGER (Philippe), «&amp;amp;nbsp;Charles Quint et les villes d’Empire&amp;amp;nbsp;», Coll., &amp;#039;&amp;#039;Charles Quint, le Rhin et la France&amp;#039;&amp;#039;, Strasbourg, 1973, p. 183-195.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;BORNERT (René), &amp;#039;&amp;#039;La réforme protestante du culte à Strasbourg au XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle&amp;#039;&amp;#039;, Leyde, 1981.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;LIENHARD (Marc), &amp;#039;&amp;#039;La réforme évangélique&amp;#039;&amp;#039;, LIVET-RAPP, &amp;#039;&amp;#039;Histoire de Strasbourg&amp;#039;&amp;#039; (1981), t. II, p. 365-539.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;GREISSLER (Paul), &amp;#039;&amp;#039;La classe politique dirigeante à Strasbourg 1650-1750&amp;#039;&amp;#039;, Strasbourg, 1987.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;LIVET (Georges),&amp;#039;&amp;#039;«&amp;amp;nbsp;Les étapes de l’entreprise de conversion&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;L’intendance d’Alsace&amp;#039;&amp;#039;, p. 435-462, 2&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; éd. Strasbourg, 1991.&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;FRANÇOIS (Étienne),&amp;#039;&amp;#039;Protestants et catholiques en Allemagne, identités et pluralisme.&amp;lt;span lang=&amp;quot;EN-US&amp;quot;&amp;gt;Augsbourg 1648-1806&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;span lang=&amp;quot;EN-US&amp;quot;&amp;gt;, Paris, 1993.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;EN-US&amp;quot;&amp;gt;WALLACE (Peter G.), &amp;#039;&amp;#039;Communities and Conflict in Early Modern Colmar 1575-1730&amp;#039;&amp;#039;. &amp;lt;/span&amp;gt;New Jersey, 1995.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;MALETTKE (Klaus), «&amp;amp;nbsp;Les traités de paix de Westphalie et l’organisation&amp;#039;&amp;#039;politique du Saint Empire romain germanique&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Dix-septième siècle&amp;#039;&amp;#039;, 2001/1, n&amp;lt;sup&amp;gt;o&amp;lt;/sup&amp;gt; 21, p. 113-144, [http://www.cairn.info/revue-dix-septieme-siecle-2001-1-page-113.html http://www.cairn.info/revue-dix-septieme-siecle-2001-1-page-113.html].&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;DUHAMELLE (Christophe), «&amp;amp;nbsp;Das Alte Reich im Toten Winkel der Französischen Historiographie&amp;amp;nbsp;», SCHNETTGER (Mathias), &amp;#039;&amp;#039;Imperium Romanum irregulare corpus, Teutscher Reichstaat,&amp;#039;&amp;#039; Mayence, 2002.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;BRAUN (Guido), &amp;#039;&amp;#039;Deutsch-Französische Geschichte, 1648 bis 1789&amp;#039;&amp;#039;, Darmstadt, 2008.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;BÜTTGEN (Philippe), DUHAMELLE (Christophe), &amp;#039;&amp;#039;Religion ou confession&amp;#039;&amp;#039;, Paris, 2010.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;DUHAMELLE (Christophe), art. «&amp;amp;nbsp;Parität&amp;#039;&amp;#039;», Les mots du Saint Empire glossaire en ligne&amp;#039;&amp;#039;, [https://saintempire.hypotheses.org/publications/glossaire https://saintempire.hypotheses.org/publications/glossaire].&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Notices annexes&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Alternative_(règle_de_l&amp;#039;-)|&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;Alternative&amp;lt;/span&amp;gt;]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Immédiateté|Immédiateté]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Jus_supremi_dominii|&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Jus Supremi Dominii&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;[[Regierung|Regierung]]&amp;amp;nbsp;;&amp;amp;nbsp;[[Regiment|Regiment]]&amp;amp;nbsp;;&amp;amp;nbsp;[[Reichshofrat|Reichshofrat]]&amp;amp;nbsp;;&amp;amp;nbsp;[[Reichskammergericht|Reichskammergericht]]&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Simultaneum|Simultaneum]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: right;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;François Igersheim&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt;  &lt;br /&gt;
[[Category:P]] [[Category:Eglises et cultes]] [[Category:Villes et institutions urbaines]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>FKrouch</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Parit%C3%A9&amp;diff=13209</id>
		<title>Parité</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Parit%C3%A9&amp;diff=13209"/>
		<updated>2024-10-24T13:50:27Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;FKrouch : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Parität&amp;#039;&amp;#039; &amp;amp;nbsp;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Dans le Saint Empire, la parité est le principe au nom duquel est imposée la présence à égalité dans une même institution impériale des représentants de deux corps, l’Église catholique et l’Église de la Confession d’Augsbourg.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Il peut être appliqué pour d’autres institutions publiques (conseils des villes, administrations d’États…). Ce n’est pas un droit individuel et n’a pas de rapports avec le nombre des sujets des collectivités concernées, même si, ultérieurement, la représentation à la proportionnelle a été revendiquée pour le droit des confessions religieuses.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Ce principe a été défini par la paix d’Augsbourg de 1555. Sont inclus dans cette paix les Électeurs, Princes et États et leurs sujets professant la confession d’Augsbourg, qui ne doivent pas subir de préjudice du fait de leur conscience, foi et engagement (art. 15). La paix d’Augsbourg institue la parité des juges à réaliser par la voie de l’alternative dans la Cour impériale (&amp;#039;&amp;#039;Reichskammergericht&amp;#039;&amp;#039;) chargée de juger des conflits portant sur la paix (art. 105&amp;amp;nbsp;; 106&amp;amp;nbsp;; 107) (C. Duhamelle, «&amp;amp;nbsp;Parität&amp;amp;nbsp;»,&amp;#039;&amp;#039;Les mots du Saint-Empire&amp;#039;&amp;#039;).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;À partir de 1548, Charles Quint, victorieux, impose de lourdes peines aux villes impériales du sud du Saint Empire (Augsbourg, Ulm, Francfort)&amp;amp;nbsp;: il leur impose l’Intérim (1548) et la restitution, au moins partielle, à l’Église catholique des églises et couvents saisis pendant la Réforme. Enfin, il décrète le changement de constitution urbaine&amp;amp;nbsp;: le patriciat y est désormais majoritaire et les tribus, accusées d’avoir favorisé la Réforme, sont minoritaires ou écartées (Augsbourg, Ulm) (P. Dollinger, &amp;#039;&amp;#039;Charles Quint et les villes d’Empire &amp;#039;&amp;#039;;&amp;#039;&amp;#039;E. François, &amp;#039;&amp;#039;Augsbourg&amp;#039;&amp;#039;). Strasbourg doit également acquitter une forte amende, rendre la cathédrale et les deux églises Saint-Pierre au culte catholique. Le «&amp;amp;nbsp;&amp;#039;&amp;#039;Regimentsordnung&amp;#039;&amp;#039;&amp;amp;nbsp;», imposé par Charles Quint à Augsbourg, impose un partage à peu près égalitaire des sièges du Conseil entre catholiques et protestants (E. François, &amp;#039;&amp;#039;Augsbourg&amp;#039;&amp;#039;, p. 25). &amp;#039;&amp;#039;Cette parité n’est plus remise en cause ultérieurement.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Après la paix de Passau (1552) et la paix d’Augsbourg (1555), le Magistrat de Strasbourg revient peu à peu sous la pression des prédicateurs luthériens et des fidèles à l’unité luthérienne et annule les mesures prises pendant l’Intérim (Lienhard, «&amp;amp;nbsp;L’ère du confessionnalisme&amp;amp;nbsp;», Histoire de Strasbourg II, p. 416-429&amp;amp;nbsp;; Vogler, L’Intérim à Strasbourg et dans les territoires palatins, p. 208-218).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Les réformes de Charles Quint avaient imposé la présence des catholiques dans les institutions urbaines des villes d’Empire, mais c’est le traité d’Osnabruck (1648) qui en arrête expressément le principe&amp;amp;nbsp;: «&amp;amp;nbsp;Il y aura une égalité exacte et réciproque entre tous les Électeurs, Princes et États de l’une et de l’autre Religion (art. 11 § 2).&amp;amp;nbsp;» Il décrète la parité des villes d’Augsbourg, Dinckelsbühl, Biberach et Ravensbourg&amp;amp;nbsp;: «&amp;amp;nbsp;A l’égard des Dignités de Sénateurs et autres Offices publics, il y aura égalité et même nombre entre ceux de l’une et l’autre Religion (§ 3).&amp;amp;nbsp;» Après avoir prévu les procédures d’alternative pour les Receveurs des deniers publics, les Intendants de l’Arsenal et autres, (§ 4 et 5)&amp;amp;nbsp;; il généralise&amp;amp;nbsp;: «&amp;amp;nbsp;Les Charges que l’on a accoutumé de ne commettre qu’à une seule personne pour une ou plusieurs années, seront alternativement exercées entre les Bourgeois catholiques, et ceux de la Confession d’Augsbourg.&amp;amp;nbsp;» (§ 8) Et le traité précise&amp;amp;nbsp;: «&amp;amp;nbsp;On ne s’arrêtera nullement à la pluralité des suffrages dans les affaires concernant directement ou indirectement la Religion.&amp;amp;nbsp;» Enfin, il énumère longuement les modalités de restitution des biens de l’une ou l’autre confession, saisis après le 1&amp;lt;sup&amp;gt;er&amp;lt;/sup&amp;gt; janvier 1624. Le § 51 ordonne la parité dans les assemblées ordinaires de l’Empire et prescrit quand États catholiques et protestants se divisent en deux partis&amp;amp;nbsp;: «&amp;amp;nbsp;La seule voie à l’amiable décidera des différends sans s’arrêter à la pluralité des suffrages.&amp;amp;nbsp;» Dans ces cas, si la négociation n’aboutit pas, le statu quo s’impose [texte de la traduction française de Heiss, voir Kogenheim publié dans le tome I desOrdonnances d’Alsace de Boug&amp;#039;&amp;#039;(v. [[Jus_supremi_dominii|&amp;#039;&amp;#039;Jus Supremi Dominii&amp;#039;&amp;#039;]])].&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Ces principes constituent le modèle institutionnel des villes «&amp;amp;nbsp;biconfessionnelles&amp;amp;nbsp;». Les bureaux de la Monarchie et des Intendants et les juristes du Conseil souverain connaissaient bien le droit de l’Empire, où Louis XIV n’a pas encore renoncé à prendre place (Braun, chapitre «&amp;amp;nbsp;Französische Reichslandschaft&amp;amp;nbsp;», p. 36-46).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Colmar s’était ralliée à la Réforme tardivement, en 1575. À partir de 1585 et jusqu’en 1623, Conseil et Magistrats sont majoritairement protestants. Les catholiques ne sont pas exclus des instances mais très minoritaires (Wallace, p. 30). En 1627, l’empereur et archiduc Léopold imposent le retour au catholicisme. Les Suédois rétablissent, en 1632, le protestantisme. À partir de 1635 et de l’alliance avec la France, le culte catholique est autorisé, mais il faut attendre 1673 et l’occupation permanente de Colmar par une garnison française et 1680 pour voir l’intendant forcer la nomination d’un stettmeister et de 4 conseillers catholiques puis, par l’introduction de l’alternative, imposer la parité dans le Magistrat et les conseils (v. [[Alternative_(règle_de_l&amp;#039;-)|Alternative]]).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Après l’ordonnance sur le simultaneum (v. &amp;#039;&amp;#039;[[Simultaneum|Simultaneum]]&amp;#039;&amp;#039;) ou l’obligation de nommer des baillis et fiscaux catholiques (1683) dans les seigneuries protestantes, l’alternative est appliquée à Strasbourg en 1687 (Livet, L’intendance d’Alsace,«&amp;amp;nbsp;Les étapes de l’entreprise de conversion&amp;amp;nbsp;», p. 435‑462).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Bibliographie&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;DICKMANN (Fritz),&amp;#039;&amp;#039;Das Problem der Gleichberechtigung der Konfessionen in den Westfälischer Frieden&amp;#039;&amp;#039;, Munster, 1959.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;WEBER (Lothar), &amp;#039;&amp;#039;Die Parität der Konfessionen in der Reichsverfassung von den Anfängen der Reformation bis zum Untergang des alten Reiches im Jahre 1806&amp;#039;&amp;#039;, Bonn, 1961.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;HECKEL (Martin),&amp;#039;&amp;#039;«&amp;amp;nbsp;Parität&amp;#039;&amp;#039;»&amp;#039;&amp;#039;, &amp;#039;&amp;#039;Zeitschrift der Savigny-Stiftung für Rechtsgeschichte&amp;#039;&amp;#039;, n&amp;lt;sup&amp;gt;o&amp;lt;/sup&amp;gt; 80 (&amp;#039;&amp;#039;Kanonistische Abteilung&amp;#039;&amp;#039;, vol. 49), 1963, p. 261-420.&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;VOGLER (Bernard), «&amp;amp;nbsp;L’intérim à Strasbourg et dans les territoires palatins&amp;amp;nbsp;», Coll., &amp;#039;&amp;#039;Charles Quint, le Rhin et la France&amp;#039;&amp;#039;, Strasbourg, 1973, p. 71-81.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;DOLLINGER (Philippe), «&amp;amp;nbsp;Charles Quint et les villes d’Empire&amp;amp;nbsp;», Coll., &amp;#039;&amp;#039;Charles Quint, le Rhin et la France&amp;#039;&amp;#039;, Strasbourg, 1973, p. 183-195.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;BORNERT (René), &amp;#039;&amp;#039;La réforme protestante du culte à Strasbourg au XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle&amp;#039;&amp;#039;, Leyde, 1981.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;LIENHARD (Marc), &amp;#039;&amp;#039;La réforme évangélique&amp;#039;&amp;#039;, LIVET-RAPP, &amp;#039;&amp;#039;Histoire de Strasbourg&amp;#039;&amp;#039; (1981), t. II, p. 365-539.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;GREISSLER (Paul), &amp;#039;&amp;#039;La classe politique dirigeante à Strasbourg 1650-1750&amp;#039;&amp;#039;, Strasbourg, 1987.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;LIVET (Georges),&amp;#039;&amp;#039;«&amp;amp;nbsp;Les étapes de l’entreprise de conversion&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;L’intendance d’Alsace&amp;#039;&amp;#039;, p. 435-462, 2&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; éd. Strasbourg, 1991.&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;FRANÇOIS (Étienne),&amp;#039;&amp;#039;Protestants et catholiques en Allemagne, identités et pluralisme.&amp;lt;span lang=&amp;quot;EN-US&amp;quot;&amp;gt;Augsbourg 1648-1806&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;span lang=&amp;quot;EN-US&amp;quot;&amp;gt;, Paris, 1993.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;EN-US&amp;quot;&amp;gt;WALLACE (Peter G.), &amp;#039;&amp;#039;Communities and Conflict in Early Modern Colmar 1575-1730&amp;#039;&amp;#039;. &amp;lt;/span&amp;gt;New Jersey, 1995.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;MALETTKE (Klaus), «&amp;amp;nbsp;Les traités de paix de Westphalie et l’organisation&amp;#039;&amp;#039;politique du Saint Empire romain germanique&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Dix-septième siècle&amp;#039;&amp;#039;, 2001/1, n&amp;lt;sup&amp;gt;o&amp;lt;/sup&amp;gt; 21, p. 113-144, [http://www.cairn.info/revue-dix-septieme-siecle-2001-1-page-113.html http://www.cairn.info/revue-dix-septieme-siecle-2001-1-page-113.html].&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;DUHAMELLE (Christophe), «&amp;amp;nbsp;Das Alte Reich im Toten Winkel der Französischen Historiographie&amp;amp;nbsp;», SCHNETTGER (Mathias), &amp;#039;&amp;#039;Imperium Romanum irregulare corpus, Teutscher Reichstaat,&amp;#039;&amp;#039; Mayence, 2002.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;BRAUN (Guido), &amp;#039;&amp;#039;Deutsch-Französische Geschichte, 1648 bis 1789&amp;#039;&amp;#039;, Darmstadt, 2008.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;BÜTTGEN (Philippe), DUHAMELLE (Christophe), &amp;#039;&amp;#039;Religion ou confession&amp;#039;&amp;#039;, Paris, 2010.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;DUHAMELLE (Christophe), art. «&amp;amp;nbsp;Parität&amp;#039;&amp;#039;», Les mots du Saint Empire glossaire en ligne&amp;#039;&amp;#039;, [https://saintempire.hypotheses.org/publications/glossaire https://saintempire.hypotheses.org/publications/glossaire].&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Notices annexes&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
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&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Immédiateté|Immédiateté]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Jus_supremi_dominii|&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Jus Supremi Dominii&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;[[Regierung|Regierung]];&amp;amp;nbsp;[[Regiment|Regiment]]&amp;amp;nbsp;;&amp;amp;nbsp;[[Reichshofrat|Reichshofrat]]&amp;amp;nbsp;;&amp;amp;nbsp;[[Reichskammergericht|Reichskammergericht]]&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Simultaneum|Simultaneum]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: right;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;François Igersheim&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt;  &lt;br /&gt;
[[Category:P]] [[Category:Eglises et cultes]] [[Category:Villes et institutions urbaines]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>FKrouch</name></author>
		
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		<id>https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Pareatis&amp;diff=13208</id>
		<title>Pareatis</title>
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		<updated>2024-10-24T13:49:59Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;FKrouch : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;À l’époque moderne, un &amp;#039;&amp;#039;pareatis&amp;#039;&amp;#039; (mot latin&amp;amp;nbsp;: «&amp;amp;nbsp;obéissez&amp;amp;nbsp;») est une lettre par laquelle une autorité judiciaire A demande à une autorité B de faire en sorte qu’un sujet de B comparaisse – comme accusé, défendeur ou témoin – devant la justice d’A ou exécute la sentence qu’elle a prononcée contre lui. En effet, la justice d’une seigneurie, n’ayant aucun pouvoir sur les ressortissants d’une autre seigneurie, ne peut les contraindre sans la collaboration de celle-ci.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Se dit aussi, en droit français, des lettres de &amp;#039;&amp;#039;pareatis&amp;#039;&amp;#039; qu’on obtenait en chancellerie afin de pouvoir mettre un arrêt, un jugement à exécution ailleurs que dans le ressort du tribunal par lequel il avait été rendu. Au XIX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, les arrêts et jugements sont exécutoires sans visa ni &amp;#039;&amp;#039;pareatis&amp;#039;&amp;#039;.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
== &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Notices connexes&amp;lt;/span&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Droit_de_l&amp;#039;Alsace_sous_la_monarchie_française|Droit de l’Alsace (procédure)]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Justice|Justice]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: right;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;Bernhard Metz&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt;  &lt;br /&gt;
[[Category:P]] [[Category:Droit (sources et pratique du droit) et Justice]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>FKrouch</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Papiers_et_cartons&amp;diff=13207</id>
		<title>Papiers et cartons</title>
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		<updated>2024-10-24T13:49:33Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;FKrouch : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Taxe levée sur la circulation des papiers et cartons, elle est prélevée par les commis de la Ferme générale (v. [[Ferme_générale|Ferme générale]]) sur les rames et feuilles, avec un tarif différentiel en fonction de la qualité des rames de produits et les transporteurs pourvus de lettres de voiture. Elle est associée à une taxe sur les amidons qui assurent la glaçure des feuilles de papier, mais sert aussi dans le textile (dentelles et fraises, etc.) et la toilette, où elle est taxée aussi par la taxe sur la poudre à poudrer. La province d’Alsace obtint de payer cette taxe par abonnement. Renouvelée en 1771 par la monarchie, et devant être prélevée aux portes des villes des généralités du royaume et en Alsace que sont Colmar, Fort Louis, Haguenau, Landau, Obernai Strasbourg, Sélestat et Wissembourg, le Conseil souverain demande le rachat des taxes par un abonnement de 600 000 livres sur dix ans, ce à quoi consent le Conseil d’État en 1772.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
== &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Bibliographie&amp;lt;/span&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;GUYOT, &amp;#039;&amp;#039;Répertoire&amp;#039;&amp;#039;, art. «&amp;amp;nbsp;Papier&amp;amp;nbsp;», t. 44, p. 25 ss.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;HOFMANN, &amp;#039;&amp;#039;L’Alsace au XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle&amp;#039;&amp;#039; (1906), t. 2, p. 410-411.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Notices connexes&amp;lt;/span&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Abonnement|Abonnement]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Capitation|Capitation]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Fiscalité|Fiscalité]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Impositions|Impositions]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: right;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;François Igersheim&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt;  &lt;br /&gt;
[[Category:P]] [[Category:Artisanat et Industrie]] [[Category:Fiscalité et impositions]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>FKrouch</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Papier,_Papeterie&amp;diff=13206</id>
		<title>Papier, Papeterie</title>
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		<updated>2024-10-24T13:48:32Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;FKrouch : &lt;/p&gt;
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&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Papiermühle&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;amp;nbsp;&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;L’Alsace, terre d’apparition de l’imprimerie en Occident, appartient aussi aux premières régions du Saint Empire romain germanique à se lancer dans la fabrication de papier au cours du XV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle. Le développement de cette industrie s’appuie sur les besoins croissants des administrations laïques et ecclésiastiques du Rhin supérieur qui confère une certaine importance à cette activité tout au long de l’époque moderne en Alsace.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Probablement inventé en Extrême-Orient au cours du premier siècle de notre ère, le papier est diffusé dans le bassin méditerranéen durant l’expansion de la puissance musulmane. D’abord importé en Europe, les premiers moulins à papier apparaissent en Espagne au début du XII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle puis en Italie durant la seconde moitié du XIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle. L’ouverture du passage par le Saint-Gothard favorise le commerce à travers les Alpes et contribue à l’apparition du papier en Alsace. Il s’agit alors d’un support d’écriture rare dont on redoute la fragilité supposée et dont le prix élevé avoisine celui du parchemin. Les documents en papier des XIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; et XIV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècles sont peu nombreux et ne dépassent pas la centaine de pièces dans les fonds des archives d’Alsace. Les plus anciens sont un état des biens relevant de la cour colongère de Guémar rédigé en 1300 et un acte d’aliénation par lequel Bourcard de Gueroldseck cède à Henri de Ribeaupierre, son gendre, les deux localités de Bergheim et d’Ohnenheim. Cet acte est daté du vendredi après la Saint-Georges (28 avril) de l’an 1301. L’accroissement de la culture du lin et du chanvre à la fin du XIV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle permet de substituer ces fibres à celles de la laine pour le linge de corps, dès lors cet amas de chiffon de fibres végétales bon marché contribue à l’essor de la fabrication de papier à un prix plus abordable. Ville commerciale de premier plan, Strasbourg devient un centre d’échange des balles de papier produite en Italie, en Lorraine, en Suisse ou dans le sud de l’Allemagne à partir de la moitié du XV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle. Le papier est, en particulier, vendu par des marchands tels que Conrad Decker ou la famille Gallizian, originaire du Piémont et implantée à Bâle entre 1451 et 1521.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Techniques de production et commercialisation&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Les feuilles de papier, collées, séchées, lissées, étaient préparées pour l’expédition et la vente. On formait d’abord la main par la réunion de vingt-cinq feuilles pliées en deux. Vingt mains donnaient une rame, dix rames (douze selon le format et le poids) une balle. Le papier était expédié par balles, enveloppées dans une toile grossière, solidement ficelées et enfermées dans des caisses ou des cadres de bois. Aux termes d’une ordonnance du Magistrat de Strasbourg, de la seconde moitié du XV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, relative aux droits d’entrée des marchandises étrangères, on payait pour une charge de papier – &amp;#039;&amp;#039;ein Fardel&amp;#039;&amp;#039;, un fardeau – composée de 27 rames, 4 deniers par rame de papier grand format, et 2 deniers par rame de papier petit format, alors que le papier d’emballage était taxé d’un schilling. Le péage pour les marchandises venant par chariot «&amp;amp;nbsp;d’au-delà des montagnes&amp;amp;nbsp;», c’est-à-dire d’Italie et de France, était de 5 schillings. Mais les papiers importés par les bateliers du Rhin ne payaient que 28 deniers par fardeau ou balle. Le prix de vente en détail variait selon les sortes et le format. En 1387, l’administrateur de Saint-Thomas de Strasbourg payait deux schillings pour un demi &amp;#039;&amp;#039;buch&amp;#039;&amp;#039; (une balle)&amp;amp;nbsp;; en 1432, dix-huit schillings pour trois &amp;#039;&amp;#039;buch&amp;#039;&amp;#039; d’un papier grand format destiné au registre de correspondance du chapitre. De 1416 à 1475, le prix moyen du papier employé à Colmar et à Strasbourg était d’environ dix schillings.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Les besoins de l’édition manuscrite&amp;amp;nbsp;: les conciles rhénans, Constance et Bâle&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Cet essor économique est favorisé par les réunions des conciles de Constance (1414-1418) et de Bâle (1431-1439), événements qui ont contribué à la circulation des idées mais aussi de leurs supports dans toute la vallée du Rhin. L’émergence du commerce du papier à Bâle coïncide véritablement avec l’ouverture du concile. En 1434, Heinrich Halbisen, riche marchand à la tête de la société commerciale éponyme, installa et fit fonctionner sur les bords du Rhin le premier moulin à papier de la ville, dans le quartier de Saint-Alban. S’il n’élabora pas directement de savoir-faire – Heinrich Halbisen était avant tout un marchand –, il profita de l’aubaine du concile et de la demande en découlant et suscita bien des vocations. La dynastie des Gallizian marqua à sa suite l’empreinte de l’histoire papetière de la ville et, à la fin du XV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, douze moulins à papier y sont répertoriés, sans compter ceux situés hors les murs mais propriétés de ses bourgeois. Le papier produit dans les moulins de Bâle se taille vite une bonne réputation qui perdure les siècles suivants. Après le concile, les moulins à papier bâlois perdent passagèrement de leur activité, par suite de l’arrêt des travaux de cette assemblée et du départ massif des dignitaires ecclésiastiques et des clercs&amp;amp;nbsp;; une nouvelle et puissante impulsion lui fut donnée par la création de l’université en 1460 et l’ouverture d’une série d’ateliers typographiques. Les Gallizian s’implantent à Ettlingen dans le pays de Bade, les Blum montent un moulin à Lörrach, les Durr s’en vont à Montbéliard. Les papetiers de Bâle ne semblent pas étrangers à la fabrication du papier en Alsace&amp;amp;nbsp;: ils s’implantent à Vieux-Thann, à Cernay ou encore à Colmar.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Strasbourg et l’imprimerie&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Strasbourg fut longtemps considérée aux côtés des villes de Nuremberg ou de Ratisbonne comme l’un des premiers lieux de création d’un moulin à papier dans le Saint Empire romain germanique. En 1882, Charles Schmidt évoque la date de 1408 à partir de l’analyse d’un filigrane. D’autres recherches au cours du milieu du XIX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, notamment celles de Louis Schneegans en 1858, mettent en avant l’existence d’un moulin à papier, propriété d’Andreas et de Nicolas Heilmann, à partir d’une charte datée du 13 novembre 1441, disparue depuis. Néanmoins, cette hypothèse a été remise en question, en particulier par François-Joseph Fuchs dans un article de la &amp;#039;&amp;#039;Revue d’Alsace&amp;#039;&amp;#039; de 1960. Il établit que le premier moulin à papier strasbourgeois a été construit en 1445 par Guillaume (Wilhelm) d’Altomonte, originaire d’Asti en Italie du Nord, il est aussi dénommé Guillaume de Montealto, Guillaume vom Hohenberg ou Guillaume Medicis vom Hohenberge dans les sources. La Ville de Strasbourg lui loue un terrain sis sur les terres des communs municipaux pour qu’il puisse y établir un moulin à papier. Le lieu se situe à proximité du «&amp;amp;nbsp;Rosengarten&amp;amp;nbsp;» et d’un chemin dit &amp;#039;&amp;#039;viehweg&amp;#039;&amp;#039; menant vers Schiltigheim, soit non loin de l’actuelle place de Haguenau. Pour faire tourner le moulin, Guillaume d’Altomonte obtient le droit de faire creuser, à ses frais, un canal alimenté par les eaux de la petite Aar. Sans doute pour ne pas concurrencer les moulins communaux situés près de la Tour blanche, ce moulin doit exclusivement être consacré à la fabrication du papier. Une charte de 1445 donne de nombreux détails sur la construction du moulin et les demandes de la Ville, en revanche peu de sources subsistent concernant son rendement. Malgré la présence à Strasbourg d’un approvisionnement facile et suffisant en chiffons, d’une clientèle d’imprimeurs dont l’activité est en plein essor ou de services administratifs laïcs ou ecclésiastiques demandeurs de papier, l’entreprise d’Altomonte semble en difficulté dès 1447. Il se trouve alors contraint de négocier le versement d’une rente de 8 florins avec Agnès, fille de Nicolas de Haguenau et épouse de Nicolas Heilmann, moyennent un capital de 100 florins gagés sur le moulin et ses dépendances. En 1451, l’insolvabilité d’Almonte entraîne la saisie de son moulin au profit de Nicolas Heilmann et de son épouse. Guillaume Altomonte partit à Rome en 1450 pour le jubilée, disparaît vraisemblablement durant son voyage et ne donne plus signe de vie. Heilmann obtient du Magistrat de Strasbourg l’autorisation d’exploiter le moulin à papier dans les mêmes conditions que celles de son premier propriétaire. L’entreprise fonctionne encore jusqu’en 1454, date à laquelle le Magistrat lui demande la démolition du moulin car son canal d’alimentation rendait les eaux stagnantes, provoquant des dégradations du mur d’enceinte et des moulins sis près de la Tour Blanche. Il est probable que l’exploitation du moulin du Rosengarten ne fut rentable ni pour son fondateur italien, ni pour son successeur strasbourgeois, d’où l’acceptation de cette destruction. Il faut attendre le début du XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle pour retrouver la trace d’un moulin à papier à Strasbourg, il s’agit cette fois d’une propriété directe de la Ville alimentée par un canal sur la Bruche à proximité de la Tour Blanche. Il est loué par Gabriel Schwartz désigné comme fabricant de cartes à jouer et de papier. Hans Volpis lui succède un peu plus tard, il est à son tour remplacé à partir de 1525 par Wolf Koepel. À partir de 1550, l’imprimeur Wendelin Rihel puis ses héritiers exploitent ce moulin à papier. D’autres moulins à papier ne sont pas connus à Strasbourg lors de la première moitié du XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle&amp;amp;nbsp;: la ville reste par conséquent une place importante pour l’impression des livres ou la vente de papier, mais elle ne développe pas sa production localement.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Les imprimeries strasbourgeoises favorisent aussi l’essor de moulins à papier dans le Bade&amp;amp;nbsp;; les filigranes d’incunables de la ville produits en 1490 portent la marque héraldique de la ville de Gengenbach, où se trouvait un moulin à papier qui fut un temps loué par Hans Volpis au cours des années 1520, alors qu’il exploitait déjà le moulin de Strasbourg.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Les moulins de haute Alsace&amp;amp;nbsp;: la proximité avec Bâle&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Au cours du XV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, deux autres moulins à papier sont connus en Alsace&amp;amp;nbsp;: l’un à Vieux-Thann et l’autre à Cernay. À Vieux-Thann, le papetier Peter von Genf fonde son atelier en 1463, à Cernay c’est Lorentz Jörg qui exploite un moulin à papier entre 1497 et 1519. Une correspondance entre Jörg et l’imprimeur bâlois Johann Amerbach atteste de ces dates. Plus tard en 1527, le moulin de Cernay est exploité par Hans Zub puis entre 1543 et 1550 par Bernhard Mörstatt. Ces moulins disposaient de débouchés à la chancellerie d’Ensisheim ou dans les greffes des villes et communautés de la Régence autrichienne. Leurs productions partaient aussi dans les ateliers typographiques de Bâle et de Strasbourg, et dans les entrepôts des marchands strasbourgeois, d’où ils étaient acheminés vers les Pays-Bas, l’Angleterre, le nord de l’Allemagne et jusque dans les cités de la Hanse. Les entrepôts de Strasbourg, alimentés par des marchands en gros, tel Adolphe Rusch, l’imprimeur, ou Conrad Mayr, ou encore les frères Anthoni, furent les principaux fournisseurs de Koberger à Nuremberg et d’Ammerbach à Bâle. Rusch mourut en 1489. À sa place restée vacante se glissent les Ingold et les Prechter, bourgeois de Strasbourg et grands financiers.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Implantations ultérieures et difficultés rencontrées par les entreprises papetières en Alsace&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;En 1503, un troisième moulin est monté sur la Bruche, dans le finage de Strasbourg&amp;amp;nbsp;; vers 1509, une lettre de Johann Amerbach atteste l’exploitation d’un moulin à papier à Erstein par un dénommé Albius. Dans son courrier, Amerbach lui demande la fourniture de 400 balles de papier. En 1513 un moulin à papier est attesté à Colmar&amp;amp;nbsp;; un autre encore en amont de Cernay en 1546. Au sein de ces moulins, le développement de l’industrie aidant, le maître, peu à peu, dut songer à l’embauche de compagnons. Qui dit maître et compagnon, pense nécessairement à un corps de métier. Or, les archives d’Alsace ne livrent aucune trace d’une corporation de papetiers, et elles ne font pas le moindre état d’une association provinciale ou d’une confrérie créée sous le vocable d’un saint patron. De fait, les papetiers sont déliés des obligations corporatives, situation qui peut être liée à leur implantation majoritairement dans le plat pays. Mais il fallait penser à la succession et donc former des apprentis. L’apprenti devait être issu de famille honnête. Il était astreint à un apprentissage d’une durée de quatre ans. Les archives conservent pour la papeterie de Colmar le contrat d’apprentissage conclu, en 1516, devant les autorités municipales, entre maître Georges Dietz et les parents du jeune Blaise Sperlin. Aux termes de cet acte, le maître devait assurer au garçon le couvert et le gîte, et lui verser annuellement une somme de trois florins. En échange, le jeune apprenti devait à son maître obéissance et dévouement, faute de quoi il pouvait être traité publiquement de parjure. L’apprentissage terminé, il fallait faire preuve d’une parfaite connaissance du métier, en travaillant durant quinze jours dans un moulin voisin, véritable période d’examen qui était sanctionnée par la remise, à l’apprenti, de son titre de compagnon.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;La crise de la guerre de Trente Ans&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Cependant l’activité de ces entreprises reste relativement limitée en Alsace&amp;amp;nbsp;; jusqu’à l’avènement des temps modernes, cette industrie est gravement concurrencée par celle des pays limitrophes, la Lorraine, la Franche-Comté, le margraviat de Bade et avant tout par Bâle dont le &amp;#039;&amp;#039;Kanzlei-Papier&amp;#039;&amp;#039; va conquérir, peu à peu, le marché allemand. Cependant, la fin du XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle et les quelques années du XVII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; précédant la guerre de Trente Ans verront encore la création de moulins à papier à Châtenois (1597), à Dinsheim (vers 1600), à Lembach (1605). Ils sont loin de connaître la prospérité des moulins du XV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle. Durant la guerre de Trente Ans, les vieux moulins à papier, souvent isolés, toujours situés hors des murs d’enceinte des cités fortifiées, sont pillés par les mercenaires, renversés, incendiés parfois. Les moulins de Colmar, de Dinsheim ou de Lembach ne s’en relèvent pas&amp;amp;nbsp;; les autres végètent. Au lendemain des Traités de Westphalie, l’Alsace se reconstruit. Quelques moulins à papier renaissent&amp;amp;nbsp;; on en crée de nouveaux, à Jungholtz ou à Kaysersberg. Mais leur production reste faible, souvent médiocre et ne peut rivaliser avec aucun des papiers étrangers.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Qualité médiocre, concurrence étrangère et marché saturé&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Peloux, le secrétaire de Feydeau de Brou, intendant d’Alsace, dans un mémoire rédigé en 1735, livre un jugement sévère sur la papeterie alsacienne&amp;amp;nbsp;: «&amp;amp;nbsp;Il y a, en Alsace, écrit-il, plusieurs papeteries qui composent en tout huit moulins&amp;amp;nbsp;; mais elles travaillent si médiocrement qu’elles ne méritent guère place dans ce mémoire. On y fabrique, cependant, annuellement dix milles rames de papiers de toutes espèces, et qui ne sert que pour les usages grossiers et communs. Il se consomme presque tou [sic] dans la province, où celuy qui s’emploie aux écritures propres se tire de Lyon, d’Auvergne, de Basle et de Fribourg. Comme ce papier, quoique gros et un peu brun, ne laisse pas que d’être fort, on s’en sert assez volontiers dans les imprimeries de cette province, où l’on imprime rarement des ouvrages qui demandent du papier fin.&amp;amp;nbsp;»&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Cette situation désastreuse n’était cependant pas particulière à l’Alsace. Elle était celle de la France tout entière dont l’industrie papetière florissante au XV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle a été mise à mal par la révocation de l’édit de Nantes puis les guerres du règne de Louis XIV, marquées notamment par l’interdiction de l’importation de papiers français par les Provinces‑Unies, dont le papier de grande qualité se vend partout en Europe.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;L’essor de la seconde moitié du XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;En Alsace, quelques papeteries succombent encore, d’autres se maintiennent, réduites à exister, diminuées&amp;amp;nbsp;; d’autres pourtant, encouragées par les pouvoirs publics, bénéficiant de leur protection, portent leurs produits à un plus haut degré de perfection. Tel est le cas notamment de la papeterie Schœpflin de Luttenbach, celle de Pasquay de Wasselonne, celles de Sainte-Croix-aux-Mines et de Sainte-Marie-de-Lorraine. Aux remarques dédaigneuses de Peloux, Jean David Oesinger, l’inspecteur des papeteries, oppose un regard plus conciliant. Il parcourt le pays, allant d’un moulin à l’autre, aidant de ses conseils, utilisant ses connaissances pour rectifier telle erreur et imposer telle amélioration. Il cherche surtout à écarter le spectre de l’asphyxie économique en s’opposant à la création de nouveaux moulins, les papeteries en activité lui paraissant, en effet, largement suffisantes pour les possibilités de la province en matières premières. Il cherche aussi à écarter les papetiers étrangers, «&amp;amp;nbsp;Saxons, Souabes, Suisses et autres, pour la plupart fortes têtes et sans discipline… qui prennent à bail des papeteries et qui n’ont pas les moyens de les exploiter ou de les entretenir seulement&amp;amp;nbsp;», mais qui profitent de leur position pour ramasser les vieux linges et les exporter clandestinement. On devait, selon lui, former les jeunes de la province à une technique à laquelle ils n’avaient pas eu accès jusqu’alors, en leur accordant des privilèges, en les envoyant, l’apprentissage terminé, «&amp;amp;nbsp;dans les pays où se fait le meilleur papier, en Hollande, etc.&amp;amp;nbsp;». Le rapport de M. d’Aigrefeuille qui lui a succédé à l’inspection des manufactures d’Alsace est déjà plus optimiste. Les Alsaciens, selon M. d’Aigrefeuille, travaillaient aussi bien que les Bâlois, sinon mieux. «&amp;amp;nbsp;Je fus à Bâle [dit-il en juin 1771] à l’effet de connaître par moi-même l’état des papeteries établies en cette ville, et de voir les papiers qui s’y fabriquent.&amp;amp;nbsp;» C’était évidemment de l’espionnage économique. «&amp;amp;nbsp;On ne voit dans les fabriques de papier d’Alsace [dit-il encore en 1782], ni tous les vices reprochés à la méthode française, ni toutes les pratiques sages adoptées par les Hollandais.&amp;amp;nbsp;» Et M. d’Aigrefeuille dresse le tableau des moulins en activité, qui reflète véritablement l’effort de l’Intendance pour assurer à l’industrie papetière des assises solides et durables. Dans le court espace de quarante ans, elle avait fait des progrès considérables. En cette année 1782, ces moulins transforment 15 720 quintaux de chiffons. Dans vingt-quatre cuves, on puise la pâte pour 5 670 balles, en d’autres termes pour 56 700 rames ou 28 350 000 feuilles de papier.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Durant la Révolution, l’industrie du papier en Alsace connut un fort développement&amp;amp;nbsp;: les besoins en papier des services administratifs à tous les échelons favorisent alors ce mouvement. Les citoyens étaient «&amp;amp;nbsp;imposés&amp;amp;nbsp;» d’une livre de vieux linge par tête d’habitant. Les effets militaires usagés, les bandes, compresses et charpies des hôpitaux, tout était jeté sous les maillets pour toujours avoir les cuves remplies de pâte à papier. Les chiffons étaient triturés, effilochés, broyés au détriment de la qualité. Les effectifs du personnel employé par la papeterie alsacienne passent de 283 en 1782 à 350 en l’an VI (1798). La principale caractéristique de cette main-d’œuvre est alors sa qualification. Chaque moulin, petite manufacture, employait des maîtres, des plongeurs, des rabatteurs, des apprentis et des sallerans dont la rémunération oscillait entre 1,50 à 2,00 francs par jour ouvrable pour les hommes, le salaire journalier des femmes étant de 0,60 à 0,75 francs.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;À l’orée du XIX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, les vieux moulins alsaciens continuaient à travailler selon les méthodes ancestrales. Pourtant, une transformation radicale s’étant produite dans l’industrie papetière&amp;amp;nbsp;: l’apparition d’une machine, capable de fabriquer le papier mécaniquement, inventée par un modeste ouvrier papetier d’Essonnes, Nicolas-Louis Robert. Cette machine, munie d’une table de fabrication dotée d’une toile métallique sans fin, permet alors la fabrication du papier en continu. Associé à l’aboutissement des recherches pour répondre au problème d’approvisionnement posé par le chiffon et remplacer cette matière première par d’autres permettant de produire un papier d’aussi bonne qualité, l’industrie papetière en Alsace et ailleurs connaît par la suite, durant le XIX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, de profonds bouleversements et un essor sans précédent.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Les moulins à papier en Alsace entre le XV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle et 1815&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Alors que le mémoire de Peloux, déjà cité, fait état de huit moulins et la statistique industrielle de 1772 de dix, d’Aigrefeuille, dans son rapport de 1782, en mentionne seize. À ce nombre, Pierre Schmitt en ajoute dix-huit autres dans son article de 1960, Jean-François Fuchs y ajoute le premier moulin à papier de Strasbourg attesté en 1445. Au total, ce sont donc 34 moulins à papier qui sont recensés en Alsace avant 1815 à ce jour. Ils sont recensés ici par ordre chronologique de la première occurrence mentionnant leur présence.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;Strasbourg&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Moulin à papier fondé par Guillaume d’Altomonte en 1445 à proximité du Rosengarten sur un terrain loué à la Ville de Strasbourg. Le moulin passe entre les mains de Nicolas Heilmann et de son épouse en 1451 avant d’être détruit en 1454 sur demande de la Ville et contre une indemnité.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Moulin à papier, sur un canal dérivé de la Bruche. Propriété de la ville, outillé par elle et affermé en 1503 au papetier et cartier Gabriel Schwartz, puis à Hans Volpis qui l’exploite jusqu’en 1525. En 1526, le moulin est affermé à Wolf Koepfel, imprimeur, et en 1550 à Wendel Rihel dont les descendants le gardent jusqu’en 1605, date à laquelle la ville cherche à l’aliéner, sans succès d’ailleurs.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;En 1676, le moulin est détruit au cours d’un incendie. Reconstruit, comme poudrerie, en 1676, il saute en 1681. Trois années plus tard, il devient martinet à cuivre. Nouveau changement de destination où le moulin devient propriété de Geoffroy Plarr.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Moulin à papier au Wacken. Construit en 1726 sur l’Aar, au lieu-dit Wacken, non loin de l’auberge appelée &amp;#039;&amp;#039;Zum Waldbruder&amp;#039;&amp;#039;, par Louis-François Rousselot, libraire et marchand de papier. Passe par héritage en 1739 entre les mains de François Le Roux, imprimeur, qui le cède à Louis Beyerle, directeur de la monnaie royale de Strasbourg. Dès lors atelier d’affinage de métaux précieux jusqu’en 1778. Transformé en moulin à garance, il fut englobé en 1827 dans les agrandissements des Tanneries Herrenschmidt.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Moulin à papier du sieur Levrault, qui fournit au ministère du Commerce à Paris des échantillons de papier. Ce moulin n’a encore pu être situé.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;Vieux-Thann&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Le moulin à papier situé sur la Thur, en face du couvent des Dominicaines, est construit, en 1463, par Peter von Genf (Genève). Ce moulin est capable d’alimenter les premières imprimeries de Strasbourg et de Bâle. Il est exploité successivement par les papetiers Burckard, père et fils, puis par Sontag Charles et son fils Jacques. En 1551, la papeterie est acquise par Hermann Gülferich, imprimeur-éditeur à Francfort et passe, à sa mort, survenue en 1554, entre les mains de son beau-fils, Weigand Han.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;Cernay&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Le moulin du bas, en aval de Cernay, sur le Mühlbach dérivé de la Thur. Cité une première fois en 1497 en même temps que son propriétaire, Jörg Lorentz, qui livre du papier à Johann Ammerbach, imprimeur bâlois et à l’officine d’Adolphe Rusch de Strasbourg. Jörg Lorentz est encore maître du moulin en 1519&amp;amp;nbsp;: il livre du papier à Wolfgang Stockei de Leipzig.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Successeurs&amp;amp;nbsp;: Hans Zub (1527)&amp;amp;nbsp;; Bernard Mörstatt (1543-1550) qui eut comme exploitant Hans Blum&amp;amp;nbsp;; Hermann Gülferich, imprimeur-éditeur de Francfort et son beau-fils Weigand Han (1550-1556)&amp;amp;nbsp;; Claude Baga et son fils du même nom (1556-1607)&amp;amp;nbsp;; Hans During (1607-1620)&amp;amp;nbsp;; les héritiers de Nicolas de Turckheim (1620-1632).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Après avoir souffert pendant la guerre de Trente Ans, le moulin est renfloué en 1639 par la famille Hérissé, suisse d’origine. Sontag Hérissé&amp;amp;nbsp;; Louis Hérissé (1666-1690)&amp;amp;nbsp;; Pierre Hérissé (1690-1745)&amp;amp;nbsp;; François-Joseph Jacquet (1745-1750)&amp;amp;nbsp;; Ours Obrist (1750), co-propriétaire avec Jérôme Blum, Martin Moser et Gaspard Ihler. Vers la fin du XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, le moulin est transformé en fabrique d’impression sur tissus (Eck-Schwartz et Cie).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Le moulin du haut. Créé en 1543 par Walter Kuntz qui l’exploite jusqu’en 1570. Il eut comme successeurs son fils Mathieu (1571-1611) et son petit-fils Jean-Georges (1611-1621). Loué en 1618, pour trois ans, à Michel Mergen de Zurich, le moulin fut vendu en 1621 à Gallus et Claus Meyer de Ribeauvillé. Arrêté pendant la guerre de Trente Ans, il se trouve, vers 1690, entre les mains de Martin et de Séverin Meyer. Successeurs&amp;amp;nbsp;: Pierre Meyer (1704-1739), Jacques Meyer (1739-1748), Ours Obrist (1748-1761), Emmanuel Heusler de Bâle (1761-1772), Jean Thiebaud Mambré (avec Joseph Huchel et Monin comme associés) (1772-1777), Jean-Georges et Joseph-Siegfried Faelmae (1777-1779), Gaspard Oehl et ses fils (1780-1846).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Moulin de Hans Blum, en aval de Cernay. Année de la création inconnue. Cesse son activité avec la mort du papetier en 1543. Son nom nous est connu par une procédure introduite au tribunal de Francfort en avril 1544.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;Erstein&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;En 1509, un certain Albius d’Erstein fournissait du papier d’impression à Johann Ammerbach. Aucun autre renseignement sur son moulin.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;Colmar&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;La papeterie est issue d’un vieux moulin à grain, appelé «&amp;amp;nbsp;&amp;#039;&amp;#039;Uff-mühle&amp;#039;&amp;#039;&amp;amp;nbsp;» appartenant aux Dominicaines d’Unterlinden. Créé vers 1512, incendié en 1632.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;Châtenois (Bas-Rhin)&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Moulin à papier sis sur la Lièpvrette, au lieu-dit Bois L’Abbesse. Ancienne scierie, transformée en 1595 par son propriétaire François Rengli. Reste dans cette famille jusqu’en 1755. Exploitants&amp;amp;nbsp;: Jacques Greder (1751)&amp;amp;nbsp;; Isaac Braguer (1755). Passe à cette époque entre les mains d’une famille Meyer qui l’exploite encore en l’an VII. Appartient, en 1846, à un certain Hatterer.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;L’ancienne &amp;#039;&amp;#039;Weyerlucksmühle&amp;#039;&amp;#039;, appartenant au château de Weversbourg, à 4 km de Scherwiller et 3 km de Châtenois, à l’entrée du Val de Lièpvre. Apparaît en 1782 comme papeterie exploitée par Joseph Danner. Il existe encore en l’an XIII.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Troisième moulin à papier, sans que sa situation puisse être exactement définie. Cité en 1751 comme propriété du sieur Weinemer, avocat au Conseil souverain d’Alsace. Exploitants&amp;amp;nbsp;: Jean-Georges Gerster, sous-locataire&amp;amp;nbsp;: Jean-Georges Imler. En 1755, entre les mains de Jean Gratz, d’Ebersmunster, Jacques Muller étant l’exploitant. Est par la suite transformé en huilerie.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Enfin, un quatrième battoir, construit pendant la Révolution, tout près de la &amp;#039;&amp;#039;Weyerlucksmühle&amp;#039;&amp;#039;, aux citoyens Charmet et Comte, de Sélestat, le premier rentier, le second imprimeur.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;Dinsheim&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Construit peu après 1600, par Hans Schumacher, sur la Bruche, en amont du village. Abandonné rapidement, il est renfloué par un certain Jean Grossier (1620), dont les descendants l’ont exploité jusqu’à la fin du siècle. Vendu par Sabine Denninger, veuve de Nicolas Grossier, en 1710, à Jean-Christophe Mader, de Strasbourg qui, dès 1712, cède le moulin, déjà ruiné, à Jean Ferry, prévôt de Schirmeck.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;Lembach&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Peu de renseignements sur ce moulin construit en 1605, avec l’autorisation des nobles de Fleckenstein. Voici quelques noms de papetiers relevés dans les registres paroissiaux&amp;amp;nbsp;: Jean, d’origine lorraine&amp;amp;nbsp;; Jean-Georges During, Jean et Georges Datt, Mathis Datt (1615)&amp;amp;nbsp;; Ambroise Franck (1617)&amp;amp;nbsp;; Hans Walter et Thomas Fischer, Antoine d’Ulm, Georges Eberlin (1647)&amp;amp;nbsp;; Daniel Emmerich (1649)&amp;amp;nbsp;; Jean- Henri Kuhling (1659).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;Sainte-Marie-aux-Mines&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Moulin à papier situé sur la Liverselle «&amp;amp;nbsp;alors séparatif des provinces d’Alsace et de Lorraine&amp;amp;nbsp;». Créé en 1699 par un dénommé Ferrand, procureur de la prévôté. Est exploité en 1748 par Nicolas Lamouche, son beau-frère, avocat à la Cour souveraine de Lorraine et de Barrois, qui le possède par moitié. En 1765, le moulin est vendu à Jean-Dominique Vautrinot qui convertit la papeterie en huilerie.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;Turckheim&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Créé en 1713 par la transformation du moulin inférieur de la seigneurie du Haut-Landsberg appartenant au baron de Redwitz. Cédé à titre d’emphytéose à Séverin Meyer, papetier, qui avait appris son art au moulin paternel de Cernay. Il meurt le 3 mars 1725, laissant à sa femme la lourde tâche de continuer l’exploitation. Son fils, Séverin II lui succédera en 1728. En 1737, le moulin se trouve entre les mains de Jean Gambs, de Colmar. Vendu à David Wetzel, de Colmar, en 1738, puis à Jean-Frédéric Schœpflin en 1749 qui eut comme successeurs Jean-Dietrich Fahlmer (1761-1762), Cornélius-Jacques Weyher (1762-1776) et Chrétien-Louis Weyher (1776- 1798). Le 14 mai 1798, le moulin est acquis par Ignace Schwindenhammer dans la famille duquel il est resté pour devenir la puissante manufacture que l’on connaît.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;Wasselonne&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;À 2 km en amont de la ville, à l’endroit où la Mossig reçoit les eaux de Kronthalbach. La papeterie est composée de deux moulins. Elle est créée par Benjamin Bury en 1716. Son fils lui succède en 1735 puis ses descendants&amp;amp;nbsp;: les Pasquay qui restent à la tête de l’entreprisse durant le XIX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;Kaysersberg&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Moulin à papier situé au lieu-dit «&amp;amp;nbsp;&amp;#039;&amp;#039;im Flie&amp;#039;&amp;#039;&amp;amp;nbsp;», construit en 1727 par un nommé Antoine-Joseph Zeiger, natif de Hattstatt. N’a tourné qu’une dizaine d’années&amp;amp;nbsp;: le battoir fut en effet vendu à la demande des créanciers, en 1737. Repris par Paul Greder qui l’exploita en 1751, il fut vendu en 1755 à Joseph Denny et transformé en huilerie.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Papeterie «&amp;amp;nbsp;&amp;#039;&amp;#039;im Froeschengraebel&amp;#039;&amp;#039;&amp;amp;nbsp;», ancien foulon ayant appartenu à Jean-Jacques Schiélé d’Ammerschwihr, vendu en 1654 à Mathias Huffel, &amp;#039;&amp;#039;Stettmeister&amp;#039;&amp;#039;. Transformé en moulin à papier et affermé à Joseph Denny en 1751 par la veuve de Mathias Huffel, Marie Barbe Karcher, qui a épousé en secondes noces Joseph Petit, capitaine réformé du Royal suédois. Nouveau bail avec le papetier Jean Ringenbach en 1782. Est à nouveau exploité par les Denny en 1799. Moulin à papier «&amp;amp;nbsp;&amp;#039;&amp;#039;auf der Leidschweide&amp;#039;&amp;#039;&amp;amp;nbsp;», créé par Jean Denny, sur la rive gauche du «&amp;amp;nbsp;Walhbaechel&amp;amp;nbsp;» ou «&amp;amp;nbsp;Schleifbaechel&amp;amp;nbsp;», près de la Porte des Pucelles, en 1775-1776. Était encore exploité en 1782 et en 1799.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Petit moulin à papier, situation imprécise, exploité par la veuve de Jean Denny, en 1782, et son fils en 1799.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;Roppentzwiller&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Fondé en 1737 sur la Fecht par Emmanuel Stickelberger, sujet suisse. En 1751, le moulin est cédé à Gaspard Oehl, papetier, originaire de Kienbach (Wurtemberg). Il l’exploite encore en 1772 en association avec Jean Oehl, qui en devint seul propriétaire à cette époque. En l’an V, il est acheté par Jean-Jacques Turneysen, imprimeur et libraire à Bâle, des mains duquel il passe entre celles de Jean Zuber, fabricant de papiers peints à Rixheim. En 1845, tout le matériel, de même que les ouvriers spécialisés furent transférés à l’usine nouvellement créée à l’Île Napoléon. La papeterie de Roppentzwiller, louée à l’entreprise Schlumberger-Steiner, se transforma en un tissage mécanique.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;Luttenbach&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Créé en 1741 par Jean-Frédéric Schœpflin. Passe vers 1780 entre les mains de la famille Kiener qui l’exploite jusqu’en 1894. Converti en tissage par M. Immer.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;Niederbronn&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Moulin de Wasenbourg, sur le Falkensteinerbach, près de la chapelle du même nom. Créé vers 1747 par un certain Immler, auquel succède vers 1766 son gendre, Ignace Schmidt. Le moulin, qui est une emphytéose des nobles de Gayling, reste entre les mains des descendants d’Ignace Schmidt jusqu’en 1867, où il fut détruit par le feu et remplacé par une scierie.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;Moulin sur le Falkensteinerbach (ou Niederbronnbach). &amp;lt;/span&amp;gt;Créé vers 1751 par Grégoire Blum, il reste entre les mains de ses descendants jusque vers 1860.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Moulin à papier au lieu-dit «&amp;amp;nbsp;Lisklamme&amp;amp;nbsp;», sur le Falkensteinerbach. Créé en 1757 par François-Grégoire Blum, dont un fils, Mathieu, l’exploite encore en 1804.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Deuxième moulin à papier au lieu-dit «&amp;amp;nbsp;Lisklamme&amp;amp;nbsp;» légèrement en amont du précédent. Créé vers 1760 par le papetier Staedel. Passe entre les mains de la famille Wild qui l’exploite encore en 1812.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;Sainte-Croix-aux-mines&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Papeterie importante, créée vers le milieu du XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle par François-Joseph Picquet, avocat au Conseil souverain d’Alsace, demeurant à Molsheim. Passe en 1756 entre les mains de C.-F. De Chanassin, C. Guédon et Gonant et, vers 1779, entre celles de Collombel, capitaine de Dragons retiré. Subito y commanda 4 800 rames de papier pour l’édition de Kehl des œuvres de Voltaire. La papeterie semble avoir été transformée en fabrique d’indiennes vers la fin du XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;Oberbronn&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Un plan du finage d’Oberbronn, du XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, mentionne la «&amp;amp;nbsp;&amp;#039;&amp;#039;Kastanienmühle&amp;#039;&amp;#039;&amp;amp;nbsp;», située sur un petit cours d’eau appelé Luterbach. A été transformée en moulin à papier, mais n’a travaillé que très peu de temps.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;La Wantzenau&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Moulin à papier de Louis-François Rousselot, libraire et marchand de papier. Devenu inutilisable faute d’eau suffisante, il est démoli vers 1726 et les matériaux ont été employés pour la construction du moulin à papier du «&amp;amp;nbsp;Wacken&amp;amp;nbsp;» (Strasbourg).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;Reichshoffen&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Moulin de Wohlfahrtshofen, sur le Schwartzbach, près de la chapelle du même nom. Création de François-Grégoire Blum, vers 1757. Reste dans sa famille jusque vers 1866. Devient propriété des comtes de Leusse après avoir appartenu à la famille de Turckheim.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Moulin de Windstein, situé sur le Schwartzbach, au pied de la colline que couronne le château du même nom. Aucun renseignement sur cette petite usine qui a travaillé dans la première moitié du XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle. Son existence, connue par tradition orale, est prouvée par les milliers de boutons d’habits qu’on trouve à Windstein, qui proviennent évidemment des chiffons du délissage.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;Munster&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Moulin sur la Fecht, appartenant en 1782 à François Hodel et Jean Graff. Sa situation n’a pu être fixée avec précision. Deux petits moulins, sis sur un canal, creusé en 1722 par Jean-Ulrich Goll, stettmestre de Colmar, pour l’exploitation de ses trois martinets, entre les lieux-dits «&amp;amp;nbsp;Nagelstall&amp;amp;nbsp;» et «&amp;amp;nbsp;Leymel&amp;amp;nbsp;».&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Le martinet du haut, après avoir changé plusieurs fois de propriétaire, est acquis en 1800 par Jean Hodel de Turckheim. Après s’être associé avec Jean-Martin Jaeglin, il le transforme en papeterie, mais se voit promptement écarté des affaires par son associé qui en devient seul propriétaire en l’an XI. Le moulin est exploité jusqu’au 9 janvier 1844.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Le martinet du milieu fut vendu en 1803 à un certain Guillaume Schrick, commerçant à Colmar qui le transforme en papeterie. Après sa mort, la papeterie est exploitée par son gendre Jean-Daniel Kargès jusqu’en 1815, puis convertie en filature.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;Molsheim&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Vieux moulin communal, affermé à Frédéric Strohmeyer qui vend ses droits à Antoine Rebhun, de Molsheim. Rebhun le transforme en moulin à papier comme en font foi les papiers filigranés à son nom, en 1800.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Bibliographie&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Schmitt (Pierre), «&amp;amp;nbsp;Essai d’une histoire du papier en Alsace&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;RA&amp;#039;&amp;#039;, 99, 1960, p. 38-80. URL&amp;amp;nbsp;: [https://www.numistral.fr/ark:/12148/bpt6k94069638/f41.item https://www.numistral.fr/ark:/12148/bpt6k94069638/f41.item].&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Fuchs (François-Joseph), «&amp;amp;nbsp;Le plus ancien moulin à papier de Strasbourg&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;RA&amp;#039;&amp;#039;, 101, 1962, p. 102-105. URL&amp;amp;nbsp;: [https://www.numistral.fr/ark:/12148/bpt6k94069653/f109.item https://www.numistral.fr/ark:/12148/bpt6k94069653/f109.item].&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Bourgeois (David), «&amp;amp;nbsp;Commerce et industrie dans le Rhin supérieur entre la fin du Moyen Âge et le milieu du XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;RA&amp;#039;&amp;#039;, 147, 2021, p. 79-101, consulté le 15 janvier 2023. &amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;URL&amp;amp;nbsp;: [http://journals.openedition.org/alsace/5039 http://journals.openedition.org/alsace/5039].&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;Schultz (Sandra), &amp;#039;&amp;#039;Papierherstellung im deutschen Südwesten: Ein neues Gewerbe im späten Mittelalter&amp;#039;&amp;#039;, Berlin-Boston, 2018, consulté le 15 janvier 2023. &amp;lt;/span&amp;gt;JSTOR, URL&amp;amp;nbsp;: [http://www.jstor.org/stable/j.ctvbkjt8c http://www.jstor.org/stable/j.ctvbkjt8c].&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Notices annexes&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Bâle|Bâle (concile de)]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Écriture|Écriture]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Gazettes|Gazettes]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Images|Images ]]; [[Imprimerie|Imprimerie]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Librairie_(commerce)|Librairie]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: right;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;Jérôme Schweitzer&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt;  &lt;br /&gt;
[[Category:P]] [[Category:Fiscalité et impositions]] [[Category:Echanges, Commerce, Banque, Circulation (routes et canaux), Monnaie]] [[Category:Artisanat et Industrie]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>FKrouch</name></author>
		
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		<id>https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Pamphlets_pendant_la_p%C3%A9riode_r%C3%A9volutionnaire&amp;diff=13205</id>
		<title>Pamphlets pendant la période révolutionnaire</title>
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		<updated>2024-10-24T13:47:56Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;FKrouch : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Un grand nombre de pamphlets sont diffusés pendant la période révolutionnaire. La collection de F.‑C. Heitz de la Bibliothèque Nationale de Strasbourg en compte 8 000. Ce sont parfois des tirés à part d’articles des gazettes de la Révolution (v. [[Gazettes|Gazettes]]) ou des adresses imprimées par les Sociétés révolutionnaires. Mais les écrits contre-révolutionnaires, feuilles ou petits livrets y occupent une place importante. Leurs auteurs savent bien que leurs écrits seront réprimés&amp;amp;nbsp;: «&amp;amp;nbsp;&amp;#039;&amp;#039;Gehe, kleines Büchlein !&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;Der Klüb wird wider dich schelten. Der District wird dich verbieten. Aber die Wahlmänner werden dich lesen&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;» proclame l’un d’eux imprimé à Strasbourg en 1791. &amp;lt;/span&amp;gt;Ils sont souvent diffusés par les colporteurs. Leurs auteurs ne sont pas toujours anonymes&amp;amp;nbsp;: hommes de loi, ecclésiastiques révolutionnaires (tels Euloge Schneider), administrateurs des Sociétés révolutionaires. Presque tous les écrits sont rédigés en allemand. Ils prennent souvent la forme d’un dialogue, comme cette discussion, «&amp;amp;nbsp;&amp;#039;&amp;#039;Gespräch zwischen einem Pfarrherrn, einem Schultheissen und einem Syndic der neuen Munizipalität eines Dorfes im Elsass&amp;amp;nbsp;»&amp;#039;&amp;#039;, qui voit les trois interlocuteurs finir par regretter, après 20 pages, le «&amp;amp;nbsp;bon vieux temps&amp;amp;nbsp;» de l’Intendance. Visiblement, la forme s’adapte à la lecture à haute voix des veillées (v. [[Veillée|Veillée]]) dans la &amp;#039;&amp;#039;Stub &amp;#039;&amp;#039;ou &amp;#039;&amp;#039;Kunkelstub&amp;#039;&amp;#039;. Les thèmes tournent autour de la fiscalité (les Alsaciens paient-ils moins d’impôts ?), du particularisme alsacien et de la condamnation des départements. Ainsi l’avocat strasbourgeois Louis Rumpler dédie-t-il son pamphlet «&amp;amp;nbsp;…aux deux départements du Haut- et Bas-Rhin, aux sept districts, aux onze-cents municipalités, aux tribunaux de justice, de commerce, de conciliation, de famille et à tous les honorables juges de paix, sans oublier les greffiers, scribes et commis de toute espèce, employés dans le nouveau régime, etc., etc.&amp;amp;nbsp;».&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Une majorité de pamphlets s’en prend à la Constitution civile du clergé et aux persécutions antireligieuses.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
== &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Bibliographie&amp;lt;/span&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;MARX (Roland), &amp;#039;&amp;#039;Recherches sur la vie politique de l’Alsace prévolutionnaire et révolutionnaire&amp;#039;&amp;#039;, Strasbourg, 1966, p. 93-100.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Notices connexes&amp;lt;/span&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Gazettes|Gazettes]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Images|Images]]&amp;amp;nbsp;;&amp;amp;nbsp;[[Imprimerie|Imprimerie]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Librairie_(commerce)|Librairie]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Propagande_révolutionnaire|Propagande révolutionnaire]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: right;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;François Igersheim&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt;  &lt;br /&gt;
[[Category:P]] [[Category:Société, culture, pratiques sociales, rites et coutumes]] [[Category:Education, production intellectuelle et artistique]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>FKrouch</name></author>
		
	</entry>
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		<id>https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Pamphlets_et_feuilles_volantes_pol%C3%A9miques,_Pasquillen&amp;diff=13204</id>
		<title>Pamphlets et feuilles volantes polémiques, Pasquillen</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Pamphlets_et_feuilles_volantes_pol%C3%A9miques,_Pasquillen&amp;diff=13204"/>
		<updated>2024-10-24T13:46:57Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;FKrouch : &lt;/p&gt;
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&lt;div&gt;&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Ces termes, comme leurs équivalents allemands plus vagues (&amp;#039;&amp;#039;Flugschrift&amp;#039;&amp;#039; et &amp;#039;&amp;#039;Flugblatt&amp;#039;&amp;#039;) ne sont véritablement employés qu’à partir du XIX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, alors que les termes plus anciens de «&amp;amp;nbsp;pasquinade&amp;amp;nbsp;» ou de «&amp;amp;nbsp;&amp;#039;&amp;#039;Pasquill&amp;amp;nbsp;»&amp;#039;&amp;#039; en allemand ne recouvrent pas entièrement le propos des écrits polémiques et se traduiraient plutôt en termes contemporains par «&amp;amp;nbsp;satire&amp;amp;nbsp;». D’autre part, le terme même de pamphlet est parfois utilisé de façon beaucoup trop extensive, comme dans le &amp;#039;&amp;#039;Catalogue of German Reformation Pamphlets (1516-1550) in Libraries of Alsace&amp;#039;&amp;#039; (Baden-Baden, Koerner, 2003), où l’auteur, Michael A. Pegg, recense l’ensemble des ouvrages théologiques et même historiques de la période, la plupart d’entre eux ne pouvant nullement être qualifiés de polémiques. De façon générale, la &amp;#039;&amp;#039;Flugschrift&amp;#039;&amp;#039; est, comme son nom l’indique de manière métaphorique, un écrit en principe assez court, de 4 à 12 pages (mais certains sont beaucoup plus longs) et de format &amp;#039;&amp;#039;quarto&amp;#039;&amp;#039; ou &amp;#039;&amp;#039;octavo&amp;#039;&amp;#039;, souvent pourvu d’une gravure de titre qui en synthétise l’intention. La forme littéraire la plus courante dans les premières années de la Réforme est le dialogue entre deux ou plusieurs personnages, les protagonistes qui s’opposent d’abord à celui qui porte les conceptions de l’auteur se ralliant à celles-ci à la fin. Enfin, ces écrits sont souvent anonymes ou publiés sous un pseudonyme (Fischart, par exemple, était coutumier du fait, avec une inventivité cocasse digne de ce Rabelais qu’il a traduite ou plutôt adaptée) et comportent rarement le nom de l’imprimeur et le lieu d’impression, pour empêcher les poursuites&amp;amp;nbsp;; il n’est d’ailleurs pas rare qu’ils soient censés avoir été imprimés au Vatican ! Il en est de même pour les feuilles volantes, souvent illustrées elles aussi, et appelées parfois placards pour souligner la possibilité de les afficher&amp;amp;nbsp;; il semble toutefois qu’elles étaient souvent distribuées à ceux dont l’auteur ou l’imprimeur pensaient qu’ils sympathiseraient avec le contenu.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Le XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Avant les débuts de la Réforme, on peut difficilement parler de pamphlets, même s’il existe des écrits polémiques tels que les échanges entre Wimpheling et Murner sur les origines de l’Alsace&amp;amp;nbsp;; de même &amp;#039;&amp;#039;La nef des fous&amp;#039;&amp;#039; de Brant ou les ouvrages de Murner antérieurs à la Réforme sont des satires, parfois virulentes, contre les mœurs du temps mais restent à l’intérieur du système de croyances médiéval. Seules les &amp;#039;&amp;#039;Epistolae obscurorum virorum&amp;#039;&amp;#039;, satires contre les théologiens scolastiques, dont la première édition provient de l’imprimerie de Heinrich Gran à Haguenau (1515), annoncent ce qui va suivre quelques années plus tard, mais cela reste une attaque en latin de jeunes humanistes, qui ne dépassera guère les cercles lettrés.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
== &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;La Réforme&amp;amp;nbsp;: disputes théologiques et polémiques&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;C’est bien à partir de 1520 que les partisans et adversaires de Luther commencent à s’invectiver, les plus productifs dans les premières années étant d’une part Hutten et de l’autre Murner et Cochlaeus, publiés exclusivement par le seul imprimeur strasbourgeois qui restera fidèle à l’ancienne Eglise, Johannes Grüninger, les autres passant très vite du côté de Luther et de ses compagnons de lutte. On peut noter d’emblée que Grüninger continuera à publier des polémistes catholiques jusqu’en 1529, date du passage officiel de la ville à la Réforme, notamment de nombreux écrits antizwingliens du théologien catholique suisse Johann Buchstab, qui ne trouvait pas d’éditeur en Suisse.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;On ne peut guère traiter de pamphlets les écrits de Luther, même quand ils traitent le pape d’Antéchrist, dans la mesure où il s’agit d’écrits «&amp;amp;nbsp;officiels&amp;amp;nbsp;», généralement plus longs que les pamphlets et comportant le nom de l’auteur, le lieu d’impression et presque toujours le nom de l’imprimeur. Notons aussi d’emblée que les autres centres d’imprimerie en Alsace, Colmar, Haguenau et Sélestat, ont très peu contribué à la littérature polémique&amp;amp;nbsp;; ce qui va suivre concerne donc presque exclusivement ce qui est sorti des presses strasbourgeoises.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;On remarquera d’abord que, contrairement à d’autres grands centres éditoriaux, Augsbourg, Bâle ou Nuremberg, il y a fort peu de feuilles volantes polémiques à Strasbourg dans les premières décennies de la Réforme. On pourrait évidemment retenir le &amp;#039;&amp;#039;Portrait de Luther à la colombe du Saint-Esprit&amp;#039;&amp;#039; de Hans Baldung Grien, édité une première fois en tant qu’image de titre d’un compte-rendu de la comparution de Luther à Worms par Johann Schott en 1521 et qui a visiblement eu tant de succès que le même imprimeur l’a réédité en feuille volante la même année, mais est-ce vraiment une image polémique ? Il faut cependant évoquer une feuille volante illustrée éditée en 1529, probablement par Balthasar Beck, un des imprimeurs proches des dissidents (bien qu’elle ne soit pas répertoriée dans les différentes bibliographies), et qui est sans doute la première affirmation explicite de l’antitrinitarisme, le texte étant en grande partie l’œuvre de Ludwig Hätzer, exécuté peu de temps avant à Constance, officiellement pour bigamie, en réalité pour antitrinitarisme. C’est aussi une des toutes premières fois dans l’iconographie chrétienne que Dieu est figuré par les quatre lettres de son nom en hébreu YHVH.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;La grande majorité des pamphlets des premiers temps de la Réforme sont l’œuvre de Murner d’une part et des partisans de Luther d’autre part, qui sont souvent anonymes dans les premières années, les autorités strasbourgeoises restant fort prudentes jusqu’en 1524 au moins. À titre d’exemples, les deux pamphlets parus en 1521 et ayant eu visiblement le plus de succès, le &amp;#039;&amp;#039;Karsthans&amp;#039;&amp;#039; et le &amp;#039;&amp;#039;Murnarus Leviathan&amp;#039;&amp;#039;, représentent en illustration de titre respectivement Murner à tête de chat et le même en dragon monstrueux combattu par Luther. Murner répliquera avec verve en 1522 par son &amp;#039;&amp;#039;Von dem grossen Lutherischen Narren&amp;#039;&amp;#039;, bientôt interdit par les autorités. Toujours en 1521, Knobloch publie une copie du &amp;#039;&amp;#039;Passional Christi et Antichristi&amp;#039;&amp;#039;, série d’images antithétiques opposant les actes du Christ et ceux de l’Antéchrist (le pape évidemment), copiée et augmentée de deux images sur l’original de Wittenberg dû à la collaboration de Cranach, de Melanchthon et d’un autre ami de Luther&amp;amp;nbsp;; à la fin de la série, comme on peut s’en douter, Jésus monte au ciel et le pape est entraîné en enfer, motif qui resservira souvent dans l’image et dans l’écrit. Cette même année, quatre imprimeurs strasbourgeois, dont Grüninger, publient un libelle en latin et en allemand, écrit sous un pseudonyme et intitulé &amp;#039;&amp;#039;Passion&amp;#039;&amp;#039; &amp;#039;&amp;#039;Dr. Martin Luthers&amp;#039;&amp;#039;, qui compare les tribulations de Luther à Worms à la Passion du Christ, avec, en annexe, un dialogue entre Karsthans et Kegelhans.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Mais il faut aussi signaler les pamphlets violemment antipapistes du chevalier-poète Ulrich von Hutten, publiés à Strasbourg et à Sélestat dès 1520. La gravure de la page de titre, due à Hans Baldung, de son &amp;#039;&amp;#039;Gespräch büchlin&amp;#039;&amp;#039;, recueil de dialogues anticléricaux, édité par J. Schott en 1521, met Luther et Hutten en parallèle et montre Dieu appelant les chevaliers au combat contre les clercs (Ill. 1). Après la mort de Hutten en 1523, Otto Brunfels publiera en 1524, toujours chez Schott, une défense de celui-ci contre les attaques d’Erasme et plus tard (vers 1535), Jacob Cammerlander sera le seul à republier deux écrits polémiques du chevalier. Notons aussi que, chose assez rare, deux chevaliers alsaciens, Mathias Wurm von Geudertheim et Eckhart zum Drübel vont confier aux imprimeurs strasbourgeois plusieurs pamphlets anticatholiques contre l’excommunication, les vœux monastiques, les questions d’argent, etc.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Un rare exemple d’écrit polémique en anglais, publié par Schott en 1528, est celui de deux anciens moines franciscains passés à la Réforme et réfugiés à Strasbourg. Sous le couvert de l’anonymat, ils attaquent avec virulence le pape («&amp;amp;nbsp;Pope Clemente, the sonne of a whoore&amp;amp;nbsp;») et le cardinal Wolsey, Lord chancelier d’Angleterre. Due à Heinrich Vogtherr l’Ancien, un des principaux illustrateurs de la Réforme à Strasbourg, la gravure de titre présente les pseudo-armoiries du cardinal, avec des hachoirs sanguinolents et des têtes de bœuf, allusions au fait que Wolsey était fils de boucher et aussi persécuteur des premiers protestants anglais.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;À partir des années 1524-1525, on note moins de pamphlets proprement dits, mais plusieurs imprimeurs, comme Johann Prüss, Johann Schwan, Balthasar Beck, Peter Schoeffer sympathisent visiblement avec ceux qu’on appellera plus tard des dissidents (anabaptistes, spiritualistes, antitrinitaires), publiant d’abord des écrits de Karlstadt et de Clemens Ziegler, puis de Hans Denck, Hans Hut, Johannes Bünderlin, Melchior Hoffman et Caspar von Schwenckfeld, œuvres qu’on ne peut pas vraiment qualifier de pamphlets, mais qui s’élèvent toutes contre certaines conceptions de la nouvelle Église qui est en train de se constituer. Par ailleurs, l’imprimeur Jacob Cammerlander publie également des écrits dissidents dans les années 1531-1533 et éditera ensuite quelques petits pamphlets anticatholiques, souvent illustrés&amp;amp;nbsp;; citons, par exemple, une &amp;#039;&amp;#039;Practica der Pfaffen&amp;#039;&amp;#039;, pseudo prophétie censée avoir été imprimée sur le &amp;#039;&amp;#039;Campoflor&amp;#039;&amp;#039;, c’est-à-dire le Campo de Fiori à Rome, et plusieurs fois rééditée, mais aussi des satires de Murner sur les fous, antérieurs évidemment aux débuts de la Réforme, ainsi qu’une &amp;#039;&amp;#039;Newe Zeittung&amp;#039;&amp;#039; (1546), due au peintre et politicien bernois Niklaus Manuel, qui doit donner des «&amp;amp;nbsp;nouvelles&amp;amp;nbsp;» du pape et du Vatican, puisqu’elle a été prétendument publiée par le Dr. Meß-Ancken sur le mont Palatin !&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
== &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Les activités multiformes de Fischart&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Et puis le flot semble bien se tarir de la fin des années 1540 jusqu’aux années 1570, même s’il y a pu avoir des pertes, notamment dans les feuilles volantes (la même remarque peut être faite pour le XVII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, comme on le verra). En réalité, ce n’est guère étonnant dans la mesure où la paix d’Augsbourg de 1555 établit l’équilibre confessionnel dans l’Empire pour un bon moment et où les voix dissidentes se taisent pratiquement&amp;amp;nbsp;; à Strasbourg, le luthéranisme orthodoxe a pris le dessus et les attaques anticatholiques se font rares. On peut juste signaler un libelle antijuif d’un certain Heinrich Schrötter, &amp;#039;&amp;#039;Etliche… Erzbubenstücke der von Gott verblendten Juden&amp;#039;&amp;#039;, publié par Thiebold Berger en 1563&amp;amp;nbsp;; Fischart ira plus loin encore dans l’abjection quelques années plus tard, en rapportant qu’une juive avait donné naissance à deux porcelets. Mais c’est dans les années 1570 que ce même Fischart – qui se donne toutes sortes de pseudonymes, par exemple Jesuwalt Pickhart – et Tobias Stimmer pour l’illustration réaliseront quelques feuilles volantes anticatholiques d’une ironie féroce envers l’Église catholique, publiées par Bernhart Jobin. Il suffit de mentionner ici la plus remarquable, le &amp;#039;&amp;#039;Gorgonisch Meduse Kopf &amp;#039;&amp;#039;(1577), aussi nommé&amp;#039;&amp;#039;Gorgoneum caput&amp;#039;&amp;#039; dans une autre édition, qui est un extraordinaire «&amp;amp;nbsp;portrait&amp;amp;nbsp;» du pape à la manière d’Arcimboldo (Ill. 2).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;À la toute fin du siècle, la Guerre des évêques mobilise encore des pamphlétaires catholiques et protestants, mais il est souvent difficile de connaître les imprimeurs et donc les lieux d’édition, et une partie de ces écrits sont plutôt informatifs, même s’ils sont orientés. Notons aussi que certains écrits retracent de façon polémique des événements extérieurs comme la Saint-Barthélemy ou la lutte des Anciens Pays-Bas contre l’Espagne. Ainsi, un des principaux écrits anticatholiques de cette période, &amp;#039;&amp;#039;De bijencorf der H. Roomsche Kercke&amp;#039;&amp;#039; (La Ruche de la Sainte Église romaine), due à un des compagnons de Guillaume d’Orange, Marnix de Sainte-Aldegonde, est traduit en allemand par Fischart en 1579 et réédité à quatre reprises par Jobin. Sous le pseudonyme d’Alonicum Meliphrona Theutofrancum, Fischart traduira aussi en allemand un libelle antipapiste du calviniste François Hotman en 1586 et publiera deux ans après sous un autre pseudonyme un rapport jubilatoire sur la défaite de l’Invincible Armada, censé avoir été imprimé par Sixte VI !&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Le XVII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Neutralité strasbourgeoise et relative abstention pamphlétaire&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;De façon assez étonnante à première vue, le nombre de pamphlets et de feuilles volantes polémiques est nettement plus minime qu’au siècle précédent, alors même que l’histoire de l’Alsace et notamment de Strasbourg, qui reste pratiquement le seul lieu d’imprimerie, est tout sauf un long fleuve tranquille, la guerre de Trente Ans, puis l’annexion française impactant très fortement la région. En fait, s’agissant principalement de Strasbourg, ce peu de matière reflète la perte d’influence politique de la ville, réduite jusqu’à l’annexion française à une peu glorieuse neutralité, dont elle ne sortira quelque peu que dans les années 1631-1634, lorsqu’elle acceptera l’alliance suédoise, tout en restant fort prudente. Il faut dire, d’autre part, que les bibliographies habituelles par imprimeurs ne recensent que fort peu de feuilles volantes, l’imprimeur étant rarement mentionné&amp;amp;nbsp;; mais même les recueils spécialisés de feuilles volantes n’en contiennent qu’assez peu de provenance strasbourgeoise.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;De façon chronologique, après la Guerre des évêques évoquée plus haut, on ne trouve aucun libelle qui prenne position dans la création de l’Union protestante en 1608, ligue défensive à laquelle Strasbourg adhérera l’année suivante. C’est aussi en 1609 que se crée la Ligue catholique, menée notamment par le duc de Bavière Maximilien. Dans un contexte de plus en plus troublé, on ne trouve guère que quelques écrits des années 1617-1619 où, à l’occasion du centenaire de la Réforme, vont paraître quelques feuilles virulentes venant des Jésuites de Molsheim, auxquelles répondront des libelles de professeurs strasbourgeois. Le summum est certainement, en 1618, l’écrit du recteur du collège des Jésuites, Peter Roest, intitulé &amp;#039;&amp;#039;Pseudo-iubilaeum … ob memoriam M. Lutheri, Aposttatae scelestissimi (sic)…&amp;#039;&amp;#039;, où l’auteur soutient que le père de Luther était un succube et sa mère une prostituée du diable, qui lui a conféré un baptême diabolique&amp;amp;nbsp;; d’ailleurs, à la diète d’Augsbourg de 1518, l’empereur Maximilien aurait vu un diable perché sur les épaules de Luther, etc… Bucer en prend aussi pour son grade, puisque, quoiqu’incroyant, il est mort en juif pieux et aurait circoncis lui-même son fils. Inutile de dire que ce genre d’allégations étaient réfutées avec le plus grand sérieux du côté luthérien.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;On ne note en revanche aucun soutien dans l’affaire de Bohême, où l’un des dirigeants de l’Union, l’électeur palatin calviniste Frédéric V, est élu roi et doit s’opposer aux attaques habsbourgeoises et ligueuses. Dans la mesure où l’Union, à forte majorité luthérienne, et la Ligue concluent en 1620 un pacte de non-agression excluant la Bohême, cela laisse les mains libres à l’empereur et à la Ligue pour renverser Frédéric après la bataille de la Montagne blanche. Strasbourg se retirera la même année de l’Union et se proclamera désormais neutre, ce qui explique l’inexistence de tout écrit pamphlétaire, alors que les pamphlets sont nombreux dans d’autres villes de l’Empire, sauf que, tout au long du siècle, l’orthodoxie luthérienne strasbourgeoise concentrera ses foudres contre la petite minorité calviniste de la ville. Ce retrait peu glorieux vaudra à la ville la transformation de la Haute École en Université en 1621 par l’empereur Ferdinand II, chantre de la Contre-Réforme… À partir de 1631, lorsque les troupes suédoises occupent la majeure partie de l’Alsace, de nombreuses feuilles volantes imprimées à Nuremberg, à Augsbourg ou à Leipzig célèbrent les victoires de la coalition protestante menée par la Suède et héroïsent Gustave Adolphe comme sauveur du protestantisme allemand. Une seule feuille strasbourgeoise, intitulée &amp;#039;&amp;#039;Geistlicher Eckstein&amp;amp;nbsp;: und ewigwärendes Liecht&amp;#039;&amp;#039;, a très probablement été réalisée et imprimée par le graveur et éditeur Jacob von der Heyden en 1632 (Ill. 3). Dans une mise en scène antithétique, elle présente une des nombreuses variations entre le Bien (le protestantisme) et le Mal (le catholicisme), Gustave Adolphe, envoyé par le ciel, protégeant la pierre angulaire, c’est-à-dire l’Évangile et la Lumière du monde, le Christ contre les agissements des troupes de l’Antéchrist, donc le pape qui célèbre la messe dans son temple. Le fait qu’il s’agisse des Jésuites n’est pas anodin, car cela évite d’attaquer l’Empereur de front, réduisant ainsi l’affrontement à une guerre de religion en évacuant le politique. Par ailleurs, après la mort de Gustave Adolphe à Lützen en novembre 1632, au moins deux feuilles volantes strasbourgeoises célébreront le héros, mais la polémique se tient là dans les limites d’un hommage funèbre. Retenons aussi le curieux libelle du pasteur de Bischheim et de Hoenheim, Israel Murschel, &amp;#039;&amp;#039;Fatotum Romae papalis Apocalypsis&amp;#039;&amp;#039;, publié par Caspar Diezel en 1634 et préfacé par deux sommités théologiques strasbourgeoises. Il conclut que bien des signes montrent que la fin du papisme est proche, grâce à Gustave Adolphe, comparé à Moïse, et au chancelier Oxenstierna, fédérateur des forces protestantes en Allemagne.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
== &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;L’annexion au royaume de France et ses prémisses&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Il n’y a pas grand-chose à signaler jusqu’à la fin de la guerre de Trente Ans et après les traités de Westphalie, dont les articles contradictoires concernant l’Alsace ont certes été souvent commentés et attaqués par de nombreux pamphlétaires allemands, mais sans qu’on puisse relever de publications strasbourgeoises à ce sujet, étant entendu qu’il est fort possible qu’il y en ait sans mention de lieu ni d’imprimeur, pratique courante dans les périodes de tension. On peut cependant relever qu’on trouve dans les années 1670 plusieurs éloges de la constitution strasbourgeoise, dont l’une due à Matthias Bernegger, publiée par son fils Johann Caspar, qui avait été délégué de Strasbourg à Münster en 1648 et a essayé par voie diplomatique de conserver non seulement l’indépendance de Strasbourg, mais aussi celle de la Décapole. Mais malgré les efforts des diplomates impériaux et des envoyés alsaciens aux différents congrès et diètes et les affirmations réitérées de fidélité à l’Empire des villes de la Décapole et de Strasbourg, qui se faisait de moins en moins d’illusions à ce sujet, ce fut le plus fort, c’est-à-dire Louis XIV, qui l’emporta. On relèvera simplement, publié en 1678, sans lieu d’édition, un brûlot anti-français très violent d’un certain Bartholomeus Threnemann (ce qui est sans doute un pseudonyme parlant), «&amp;amp;nbsp;geboreren (sic) Elsasser, itzo von den grausamen Frantzosen vertriebenen Exulanten&amp;amp;nbsp;», dont le titre débute par &amp;#039;&amp;#039;Der Französische Mord-Brenner&amp;#039;&amp;#039;… et dans lequel les Français sont accusés de tous les vices et crimes. Une dernière réaction anonyme avant l’annexion, apparemment publiée à Strasbourg, en allemand, mais aussi en français, en 1680, &amp;#039;&amp;#039;Kurtze und gründliche Deduktion&amp;#039;&amp;#039;…,&amp;#039;&amp;#039;conteste la légalité de la confiscation des territoires ruraux de la ville. Mais c’était un baroud d’honneur et ce furent évidemment des pamphlétaires d’autres régions de l’Empire qui continuèrent le combat scripturaire contre la France.&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Bibliographie&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;GFRÖRER (Eduard), &amp;#039;&amp;#039;Strassburger Kapitelstreit und bischöflicher Krieg im Spiegel der elsässischen Flugschriften-Literatur 1569-1618&amp;#039;&amp;#039;, Strasbourg, 1906.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;ADAM (Johann), &amp;#039;&amp;#039;Evangelische Kirchengeschichte der Stadt Strassburg bis zur Franzœsischen Revolution&amp;#039;&amp;#039;, Strasbourg, 1922.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;RITTER (François), &amp;#039;&amp;#039;Répertoire bibliographique des livres imprimés en Alsace au 16&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle de la Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg&amp;#039;&amp;#039;, 4 vol., Strasbourg, 1937-1957.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;RITTER (François), &amp;#039;&amp;#039;Catalogue des livres du XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle ne figurant pas à la Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg&amp;#039;&amp;#039;, Strasbourg, 1960.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;LIENHARD (Marc), «&amp;amp;nbsp;Strasbourg et la guerre des pamphlets&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Grandes figures de l’humanisme alsacien. Courants, milieux, destins&amp;#039;&amp;#039;, Société savante d’Alsace et des régions de l’Est. Collection Grandes Publications, t. XIV, Strasbourg, 1978, p. 127-134.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;ROTT (Jean), KOCH (Gustave), «&amp;amp;nbsp;De quelques pamphlétaires nobles&amp;amp;nbsp;: I. Hutten, Cronberg et Mathias Wurm von Geudertheim (Jean Rott) – II. Eckhart zum Drübel (Gustave Koch)&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Grandes figures de l’humanisme alsacien…,&amp;#039;&amp;#039; p. 135-151.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;LIENHARD (Marc), «&amp;amp;nbsp;Mentalité populaire, gens d’Église et mouvement évangélique à Strasbourg en 1522-1523&amp;amp;nbsp;: le pamphlet «&amp;amp;nbsp;Ein brüderlich warnung an meister Mathis…&amp;amp;nbsp;» de Steffan von Büllheim&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Horizons européens de la Réforme en Alsace, Mélanges offerts à Jean Rott pour son 65&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; anniversaire&amp;#039;&amp;#039;, Société savante d’Alsace et des régions de l’Est, Collection Grandes Publications, t. XVII, Strasbourg, 1980, p. 37-62.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;BENZING (Josef), &amp;#039;&amp;#039;Répertoire bibliographique des livres imprimés en France au seizième siècle, 148&amp;amp;nbsp;: Bibliographie Strasbourgeoise&amp;#039;&amp;#039;, tome I, Baden-Baden, 1981 [Bibliotheca bibliographica Aureliana 80].&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;MULLER (Jean), &amp;#039;&amp;#039;Répertoire bibliographique des livres imprimés en France au seizième siècle, 148&amp;amp;nbsp;: Bibliographie Strasbourgeoise&amp;#039;&amp;#039;, tome II, Baden-Baden, 1981 [Bibliotheca bibliographica Aureliana 90].&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;EN-US&amp;quot;&amp;gt;CHRISMAN (Miriam Usher), &amp;#039;&amp;#039;Bibliography of Strasbourg Imprints, 1480-1599&amp;#039;&amp;#039;, New Haven-Londres, Yale University Press, 1982.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;BETZ (Jacques), &amp;#039;&amp;#039;Répertoire bibliographique des livres imprimés en France au XVII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle&amp;#039;&amp;#039;, tome VII,&amp;#039;&amp;#039;Alsace&amp;#039;&amp;#039;, Baden-Baden, 1984 [Bibliotheca bibliographica Aureliana 92].&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;HARMS (Wolfgang) (éd.), &amp;#039;&amp;#039;Deutsche illustrierte Flugblätter des 16. und 17.&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;span lang=&amp;quot;EN-US&amp;quot;&amp;gt;Jahrhunderts&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;span lang=&amp;quot;EN-US&amp;quot;&amp;gt;, 7 vol., Tübingen, 1985-1997.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;EN-US&amp;quot;&amp;gt;PAAS (John R.), &amp;#039;&amp;#039;The German Political Broadsheet 1600-1700&amp;#039;&amp;#039;, 14 vol., 1985-2017.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;MULLER (Jean), &amp;#039;&amp;#039;Répertoire bibliographique des livres imprimés en France au seizième siècle, 148&amp;amp;nbsp;: Bibliographie Strasbourgeoise&amp;#039;&amp;#039;, tome III, Baden-Baden, 1986 [Bibliotheca bibliographica Aureliana 105].&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;SCHILLINGER (Jean), &amp;#039;&amp;#039;Les pamphlétaires allemands et la France de Louis XIV&amp;#039;&amp;#039;, Berne, 1999.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;MULLER (Frank), &amp;#039;&amp;#039;Images polémiques, images dissidentes. Art et Réforme à Strasbourg (1520-vers 1550)&amp;#039;&amp;#039;, Baden-Baden, 2017.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Notices annexes&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Droit_et_histoire_des_femmes|Femmes]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Gazettes|Gazettes]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Images|Images ]];&amp;amp;nbsp;[[Imprimerie|Imprimerie]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Librairie_(commerce)|Librairie]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: right;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;Franck Muller&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt;  &lt;br /&gt;
[[Category:P]] [[Category:Education, production intellectuelle et artistique]] [[Category:Société, culture, pratiques sociales, rites et coutumes]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>FKrouch</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Palais_(m%C3%A9rovingien_de_Kirchheim)&amp;diff=13203</id>
		<title>Palais (mérovingien de Kirchheim)</title>
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		<updated>2024-10-24T13:45:30Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;FKrouch : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Pfaltz&amp;#039;&amp;#039;, &amp;#039;&amp;#039;Königshof&amp;#039;&amp;#039;, Kirchheim-Marlenheim &amp;amp;nbsp;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;L’existence d’une résidence royale à Kirchheim à l’époque mérovingienne et carolingienne est un sujet de controverse entre historiens et archéologues. Les sources écrites anciennes, mais dont les premières ne remontent qu’à la fin du IX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, ne sont pas confirmées par les fouilles archéologiques scientifiques menées aux XIX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; et XX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècles. Le débat se poursuit de nos jours.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Les mentions dans les sources écrites&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Le secteur de Kirchheim-Marlenheim est riche en vestiges archéologiques, dont les plus anciens remontent au Néolithique. La localité de Kirchheim est déjà mentionnée dans les Annales de l’Abbaye de Fulda, une première fois en 887, sous l’appellation de &amp;#039;&amp;#039;villa&amp;#039;&amp;#039; &amp;#039;&amp;#039;Chircheim&amp;#039;&amp;#039;, puis à nouveau en 894, sous celle de &amp;#039;&amp;#039;curtis Chircheim&amp;#039;&amp;#039;. Mais Kirchheim doit sa renommée au prétendu &amp;#039;&amp;#039;palais mérovingien&amp;#039;&amp;#039; déjà cité dans la chronique de Twinger von Koenigshoven, puis dans les récits de voyages de Volcyr qui fait état d’«&amp;amp;nbsp;un lieu nommé Kierchem en allemand, et vault à dire &amp;#039;&amp;#039;monstier&amp;#039;&amp;#039; en françois, où jadis trois roys de France et d’Austrasie firent résidence, dont les enseignes y sont encore présentes…&amp;amp;nbsp;» (&amp;#039;&amp;#039;Relation de la Guerre des Rustauds&amp;#039;&amp;#039;, 1526). Au XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, Beatus Rhenanus est encore plus précis et décrit des ruines imposantes&amp;amp;nbsp;: «&amp;amp;nbsp;&amp;#039;&amp;#039;vix ullo Elsatiae loco maiora antiquitatis extare vestigia. Prominent adhuc inter ruinas altissimi muri turrium instar&amp;#039;&amp;#039;&amp;amp;nbsp;» (dans ce village d’Alsace existent d’importants vestiges de l’Antiquité. De nos jours encore, des murs très élevés se dressent au milieu des ruines comme des tours), (&amp;#039;&amp;#039;Germanicarum liber tres&amp;#039;&amp;#039;, p. 315).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Mais il faut attendre le XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle pour que les premières observations scientifiques soient faites et qu’un inventaire des vestiges conservés dans le village soit dressé. J. Schweighaeuser et M. A. Golbéry font état de «&amp;amp;nbsp;murs fort épais, servant aujourd’hui d’appui à des maisons de paysans… et d’autres vestiges souterrains y indiquent encore le vaste emplacement d’un palais des rois&amp;amp;nbsp;».&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Les fouilles archéologiques de la fin du XIX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Les plus importantes se déroulèrent en deux campagnes en 1898, puis en 1899/1900, sous l’impulsion du professeur berlinois Konrad Plath, qui souligna l’importance du site, à l’intersection de deux routes celtes, celles de Strasbourg-Sarrebourg et de Molsheim-Zeinheim. Le chantier fut même honoré de la visite du &amp;#039;&amp;#039;Statthalter&amp;#039;&amp;#039; Hohenlohe Langenberg en janvier 1900.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Les constructions mises à jour par K. Plath présentent les caractéristiques d’une villa romaine qui daterait du I&amp;lt;sup&amp;gt;er&amp;lt;/sup&amp;gt;-II&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, de plan sensiblement rectangulaire (83 x 105 mètres). Elles témoignent d’un certain confort, puisque l’édifice est pourvu de bains alimentés par un aqueduc&amp;amp;nbsp;; elles étaient prolongées dans l’angle sud-ouest par une construction plus complexe en forme d’abside. Enfin, l’archéologue allemand fait état d’une réutilisation des bâtiments à l’époque mérovingienne et de quelques aménagements qui se poursuivront jusqu’au XII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Kirchheim, une résidence royale ?&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Les ruines imposantes mentionnées par de nombreuses sources ont pu amener les historiens à affirmer l’existence à Kirchheim d’un &amp;#039;&amp;#039;Koenigshof&amp;amp;nbsp;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;; &amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;Clauss et Wentzcke parlent même d’une &amp;#039;&amp;#039;Pfalz&amp;#039;&amp;#039;, sous les règnes de Childebert II (575-596) et de Dagobert II (676-679), puis plus tard sous les empereurs carolingiens, particulièrement sous Charles III le Gros (881-888).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Mais des études récentes ont montré qu’une résidence royale est attestée de 589 à 866 à Marlenheim. B. Metz justifie la date de 866&amp;amp;nbsp;: «&amp;amp;nbsp;Le dernier séjour royal attesté à Marlenheim date de 866, et il n’y en a certainement eu aucun autre après 884, puisqu’à cette date le fisc de Marlenheim est donné à l’abbaye d’Andlau.&amp;amp;nbsp;»&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Alors, comment résoudre cette situation paradoxale ? À Marlenheim, des sources contemporaines attestent l’existence d’un palais, mais celui-ci n’a laissé aucune trace. À Kirchheim, une construction imposante, mais aucune source contemporaine ne fait état d’un séjour royal. C. Wilsdorf a cru provisoirement résoudre cette contradiction en affirmant que le palais de Marlenheim se trouvait en réalité à Kirchheim, les deux bourgades n’étant éloignées l’une de l’autre que d’un kilomètre et demi. Selon C. Wilsdorf, Kirchheim, Odratzheim et Marlenheim ne formaient au haut Moyen Âge qu’une même communauté, dont le centre au temporel était le &amp;#039;&amp;#039;Stadelhof&amp;#039;&amp;#039; de Marlenheim, siège de l’autorité communale (&amp;#039;&amp;#039;Gericht&amp;#039;&amp;#039;) et au spirituel à Kirchheim, siège de la paroisse.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Le groupe de travail constitué autour de Madeleine Châtelet aboutit à la conclusion provisoire suivante&amp;amp;nbsp;: le palais se situerait bien à Marlenheim, mais serait une «&amp;amp;nbsp;construction légère&amp;amp;nbsp;», sans doute en bois, ce qui explique sa disparition précoce, car, après 884, il n’y avait plus de raison de l’entretenir. Par contre, à Kirchheim, la villa romaine n’a jamais accueilli de souverain mérovingien. Les auteurs des chroniques qui voyaient dans la villa de Kirchheim une résidence royale se sont appuyés sur la &amp;#039;&amp;#039;Vie de&amp;#039;&amp;#039; &amp;#039;&amp;#039;saint Florent&amp;#039;&amp;#039;, rédigée au XII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle par des chanoines de Haslach et sur de fausses chartes rédigées à la même époque.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Reste à éclaircir la mention d’un &amp;#039;&amp;#039;comté de Kirchheim&amp;#039;&amp;#039; (&amp;#039;&amp;#039;Grafschaft Kirchheim&amp;#039;&amp;#039;) que l’on trouve dans quelques sources rédigées à partir de 1096 et son rapport avec le &amp;#039;&amp;#039;Nordgau&amp;#039;&amp;#039;.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Bibliographie&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Société pour la Conservation des Monuments Historiques d’Alsace&amp;#039;&amp;#039;, 1864, 2&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; série, II, séances des 10 décembre 1863 et du 4 janvier 1864&amp;amp;nbsp;; &amp;#039;&amp;#039;SCMHA&amp;#039;&amp;#039;, 1899, 2&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; série, XIX, séance du 16 novembre 1898&amp;amp;nbsp;; &amp;#039;&amp;#039;SCMHA&amp;#039;&amp;#039;, 1902, 2&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt;série, XX, séance du 3 novembre 1899.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;SCHOEPFLIN (Jean Daniel), &amp;#039;&amp;#039;Alsatia Illustrata&amp;#039;&amp;#039;, 1751-1761, t. 1, p. 601-602&amp;amp;nbsp;; t. 2, p. 422-428 et t. III, p. 426-428.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;CLAUSS, &amp;#039;&amp;#039;Wörterbuch&amp;#039;&amp;#039; (1895), p. 558-559.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;HÄGELI (Albert), &amp;#039;&amp;#039;Die Merowingerpfalz zu Kirchheim (König Dagobert II).&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Historisches Trauspiel in 5 Akten,&amp;#039;&amp;#039;Strasbourg, 1895.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;HANAUER (Auguste), «&amp;amp;nbsp;Marlenheim. La villa mérovingienne et son immunité en partie conservée au XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Revue catholique d’Alsace&amp;#039;&amp;#039;, nouvelle série, t. 22, 1903, p. 849-860 et 909-917&amp;amp;nbsp;; t. 23, 1904, p. 93-107, 243-255 et 346-356.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;WENTZCKE (Paul), «&amp;amp;nbsp;Die elsässischen Königspfalzen in Kirchheim und Marlenheim&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;ZGO&amp;#039;&amp;#039;, 1909, p. 18-28.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;BURG (André-Marcel), &amp;#039;&amp;#039;Le duché d’Alsace au temps de sainte Odile&amp;#039;&amp;#039;, Woerth, 1959.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;WILSDORF (Christian), «&amp;amp;nbsp;La représentation du palais de Kirchheim à la collégiale de Nierderhaslach&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;RA&amp;#039;&amp;#039;, 1960, p. 129-131.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;HAEGEL (Bernard), KILL (René), «&amp;amp;nbsp;Découverte d’une nécropole du haut Moyen Âge dans la région de Kirchheim-Marlenheim&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Pays d’Alsace&amp;#039;&amp;#039;, 1977, cahier n&amp;lt;sup&amp;gt;o&amp;lt;/sup&amp;gt; 101, p. 33-44.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;METZ (Bernhard), Notice Molsheim, &amp;#039;&amp;#039;Encyclopédie d’Alsace&amp;#039;&amp;#039;, t. 9, 1984, p. 5216-5218.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;HAEGEL (Bernard), KILL (René), SCHNITZLER (Bernadette), «&amp;amp;nbsp;Les fouilles de Konrad Plath et le problème de la localisation du palais mérovingien de Kirchheim-Marlenheim. État de la question&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;CAAAH&amp;#039;&amp;#039;, XXXVII, 1994, p. 121-132.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;METZ (Bernhard), «&amp;amp;nbsp;Propos sur les palais de l’Alsace médiévale&amp;amp;nbsp;», RENOUX (Annie), dir. &amp;#039;&amp;#039;Palais médiévaux (France-Belgique), 25 ans d’archéologie&amp;#039;&amp;#039;,&amp;#039;&amp;#039;Publication de l’Université du Maine, 1994.&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;THOMANN (Marcel), «&amp;amp;nbsp;Le Kochersberg au Haut Moyen Âge, recherches, thèses, hypothèses&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;RA&amp;#039;&amp;#039;, 134, 2005, p. 79-127.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;WILSDORF (Christian), &amp;#039;&amp;#039;L’Alsace,&amp;amp;nbsp; Des Mérovingiens à Léon&amp;amp;nbsp; IX,&amp;#039;&amp;#039; Strasbourg, 2011.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;CHÂTELET (Madeleine), «&amp;amp;nbsp;Marlenheim en Alsace&amp;amp;nbsp;: une résidence royale et un centre domanial dans les périodes mérovingienne et carolingienne&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Des fleuves et des hommes à l’époque mérovingienne&amp;amp;nbsp;: territoire fluvial et société au premier Moyen Âge (V&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt;-XII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle) (Actes des 33&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039; journées internationales d’archéologie mérovingiennes, Strasbourg, 28-30 septembre 2012), Dijon, 2016, p. 245-254&amp;#039;&amp;#039;.&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Notices connexes&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Droit_de_l&amp;#039;Alsace_(Haut_Moyen_Age)|Droit de l’Alsace (Mérovingiens)]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Empire|Empire]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: right;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;François Uberfill&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt;  &lt;br /&gt;
[[Category:P]] [[Category:Etat et pouvoirs]] [[Category:Communautés rurales]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>FKrouch</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Pain&amp;diff=13202</id>
		<title>Pain</title>
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		<updated>2024-10-24T13:44:17Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;FKrouch : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Brot&amp;#039;&amp;#039; &amp;amp;nbsp;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;«&amp;amp;nbsp;L’homme est un animal qui mange du pain&amp;amp;nbsp;»&amp;amp;nbsp;: la réflexion, quelque peu simpliste et caricaturale, que nous livre en 1778 le célèbre démographe Jean-Baptiste Moheau dans ses &amp;#039;&amp;#039;Recherches et considérations sur la population de la France&amp;#039;&amp;#039; (éd. 1912, p. 135), trouve sa confirmation dans la place privilégiée occupée par le pain dans les gages en nature des domestiques (&amp;#039;&amp;#039;Fruchtbesoldung&amp;#039;&amp;#039;) comme dans les rations des corvéables ou dans les pensions alimentaires consenties aux parents âgés le jour où ils abandonnent aux jeunes la direction de l’exploitation. L’importance que le traité accordé par Haenlé, en 1747, aux grains panifiables en est une nouvelle illustration. En effet, les informations pour une étude historique du pain se trouvent dans les traités agronomiques ou les récits des voyageurs (L’Hermine, Maugue, Goethe, Young), dans la rigoureuse réglementation des autorités (ordonnances somptuaires, mercuriales, relevés d’octroi et taxations diverses) relayée par le contrôle sourcilleux des inspecteurs de boulangerie (&amp;#039;&amp;#039;Brotschauer&amp;#039;&amp;#039;), dans les documents comptables des institutions (abbayes, hôpitaux, collèges), enfin dans les inventaires après décès des actes notariés, l’ensemble devant être replacé dans une époque où le pain constituait l’essentiel d’une alimentation moins diversifiée que de nos jours. On n’oubliera pas enfin ni les précieuses informations fournies par les musées (pétrins domestiques, panetières et sacs de dot), dont les objets remontent néanmoins rarement en deçà du XIX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, ni les emblèmes de métier figurant sur les façades des maisons.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Priorité aux composantes céréalières&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Entre la traditionnelle bouillie (&amp;#039;&amp;#039;Brei&amp;#039;&amp;#039;), la panade (soupe épaisse à base de farine, puis de pommes de terre) et le pain lui-même, parfois par tranchoir interposé (épaisse tranche de pain sur laquelle on verse la soupe) ou sous la forme de croûtons qu’on y incorpore, il n’y a guère de différence de nature, si ce n’est l’expulsion progressive de l’eau par la cuisson. Pour fournir les 2 400-3 500 calories nécessaires par jour, le minimum vital se situant autour de 1 500, il faut pouvoir compter en moyenne sous l’Ancien Régime sur trois livres de pain pour les hommes, deux pour les femmes et une pour les enfants, ce qui porte au XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle les débours en pain à 80 % des dépenses alimentaires et à 50-60 % d’un budget familial. Dans le contexte d’une précarité alimentaire (en particulier lors des crises de subsistance en 1691-1693, 1709-1710, 1817), l’intervention des autorités, seigneuriales ou urbaines, s’exercera donc sur plusieurs tableaux&amp;amp;nbsp;: réprimer les vols de grains, prévenir les émeutes de la faim, assurer des réserves suffisantes tout en luttant contre la spéculation.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Pain blanc et pain noir&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Mais si «&amp;amp;nbsp;manger du pain&amp;amp;nbsp;» relève de la simple alimentation, voire d’une nécessité vitale, «&amp;amp;nbsp;manger du bon pain&amp;amp;nbsp;» renvoie au plaisir et à la gastronomie. Car il y a pain et pain&amp;amp;nbsp;: les tarifications successives de la Ville de Strasbourg (notamment en 1440, 1474 et 1736) font bien la distinction entre le pain de froment (&amp;#039;&amp;#039;Simmelbrot&amp;#039;&amp;#039;), le pain-bis (&amp;#039;&amp;#039;Bollebrot&amp;#039;&amp;#039;) et le pain de seigle (&amp;#039;&amp;#039;Rocken- &amp;#039;&amp;#039;ou &amp;#039;&amp;#039;Kornbrot&amp;#039;&amp;#039;), en mentionnant éventuellement le «&amp;amp;nbsp;pain de ménage&amp;amp;nbsp;» (&amp;#039;&amp;#039;Haus- &amp;#039;&amp;#039;ou &amp;#039;&amp;#039;Schwarzbrot&amp;#039;&amp;#039;), mais en faisant souvent l’impasse sur le pain de méteil et celui d’épeautre, peu commercialisés, ainsi que sur l’avoine qui entre essentiellement dans la composition de la bouillie.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Le pain-bis, écrit de Turckheim (ADHR 2 E 70, lettre au bailli Hell, 10 mars 1789), «&amp;amp;nbsp;est composé de deux tiers de froment et d’un tiers de seigle&amp;amp;nbsp;» ou encore dans d’égales proportions mi seigle, mi orge ou avoine (&amp;#039;&amp;#039;Halb ein Halb ander&amp;#039;&amp;#039;). Il est confectionné à la demande par des fourniers ambulants, &amp;#039;&amp;#039;Hausfeurer&amp;#039;&amp;#039; ou &amp;#039;&amp;#039;Hausbrotbecker&amp;#039;&amp;#039;, également appelés&amp;#039;&amp;#039;Schwartzbäcker&amp;#039;&amp;#039;, qui, dépourvus de four et d’échoppe, ne sont pas établis à demeure dans telle ou telle localité, mais opèrent à domicile chez leurs clients, tandis que le pain de froment est élaboré longtemps par les seuls «&amp;amp;nbsp;boulangers français&amp;amp;nbsp;» (&amp;#039;&amp;#039;Weissbeck&amp;#039;&amp;#039;). Entre boulangers «&amp;amp;nbsp;français&amp;amp;nbsp;» et boulangers «&amp;amp;nbsp;allemands&amp;amp;nbsp;», la cohabitation n’est pas toujours facile, surtout si les seconds s’avisent à dépasser les limites de leur spécialité (ADHR C 227, Wissembourg, 1720).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Mais diverses variantes viennent nuancer une distinction aussi tranchée. Au début du XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, l’armée utilise, en proportions inversées, un pain composé d’un tiers de froment et de deux tiers de seigle (AN G 7/81)&amp;amp;nbsp;; vers 1810, on mélange même deux tiers d’orge à un tiers de froment (ADBR 63 J 15, Mémoire de Hammer sur l’économie rurale du Bas-Rhin, 1807, et 11 M 36, rapport du canton de Truchtersheim au préfet) pour en faire du «&amp;amp;nbsp;pain de ménage qui peut être composé d’un tiers de seigle et d’un tiers d’orge et de seigle mêlés&amp;amp;nbsp;» (J.-P. Graffenauer, &amp;#039;&amp;#039;Topographie physique et médicale de la ville de Strasbourg&amp;#039;&amp;#039;, Strasbourg, 1816, p. 91-92). Un double critère semble présider à la qualité du pain, celui de la couleur et celui de la densité, mais il serait audacieux d’opposer d’emblée le pain blanc qui serait «&amp;amp;nbsp;français&amp;amp;nbsp;», au pain noir qui serait «&amp;amp;nbsp;allemand&amp;amp;nbsp;».&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Le pain, marqueur social&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Il n’en reste pas moins qu’un pain de couleur foncée, rendu compact, pour des raisons d’économie, par un blutage et une cuisson insuffisants, a mauvaise réputation auprès des «&amp;amp;nbsp;honnêtes gens&amp;amp;nbsp;» sensibles, surtout en ville, à la blancheur, et n’encourt pas la faveur des voyageurs français de passage, il est vrai d’un niveau social élevé, habitués à un pain de froment bien levé et bien cuit. La lente démocratisation du pain blanc, dans la seconde moitié du XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; et au début du XIX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, relève d’une double révolution alimentaire, celle de la couleur et celle du goût.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Outre ses qualités intrinsèques, le pain blanc se charge ainsi de prestige social. S’il est plus aéré et plus digeste du fait de sa forte teneur en gluten, l’élimination par blutage d’une partie de ses matières nutritives le rend sans doute moins nourrissant que le pain de seigle et que celui d’épeautre qui bénéficie pourtant de la blancheur recherchée. Toutes les nuances trouvent d’ailleurs leur place à l’intérieur de cette opposition trop tranchée&amp;amp;nbsp;: à Haguenau, on consomme du pain blanc, demi-blanc et bis-blanc (AM Haguenau BB 22/15 et 150/40, 1766-1767)&amp;amp;nbsp;; dans la Hardt haut-rhinoise, on relève au moins sept farines différentes – &amp;#039;&amp;#039;Grobmehl&amp;#039;&amp;#039;, &amp;#039;&amp;#039;Schwartzmehl&amp;#039;&amp;#039;, &amp;#039;&amp;#039;Kochmehl, Brodmehl&amp;#039;&amp;#039;, &amp;#039;&amp;#039;Weissmehl&amp;#039;&amp;#039;, &amp;#039;&amp;#039;Simmelmehl&amp;#039;&amp;#039; – en fonction de l’usage qu’on en fait (à titre d’exemple, ADHR Not. Heiteren, XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle). Or, plus la farine est blanche, plus le volume obtenu est intéressant&amp;amp;nbsp;: un sac de froment donne 20-30 miches à 6 livres, soit de 120 à 180 livres, tandis qu’à poids égal le sac d’épeautre, bluté et décortiqué, ne donne qu’une dizaine de miches, soit environ la moitié. Le prix du pain se réfère non pas au poids de la miche, mais au prix du moment (miches d’un demi-kreutzer, d’un kreutzer, d’un pfennig), ce qui permet aux boulangers – pratique parfaitement tolérée – de fournir en poids moins de pain pour le même prix (v. [[Brotsatz|Brotsatz]]).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;«&amp;amp;nbsp;Laib&amp;amp;nbsp;» et «&amp;amp;nbsp;Wecken&amp;amp;nbsp;»&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Nous disposons de plus de renseignements sur les composants du pain que sur la forme et la longueur des miches. Les mesures-étalons figurant sur la façade de la cathédrale de Strasbourg (&amp;#039;&amp;#039;Bretzel &amp;#039;&amp;#039;sur la façade Sud) et sur celle de Fribourg-en-Brisgau (1270-1320) permettent néanmoins de distinguer différentes sortes de pain. Sous le terme de «&amp;amp;nbsp;&amp;#039;&amp;#039;Laib&amp;#039;&amp;#039;&amp;amp;nbsp;» se cache la réalité tantôt du pain long fendu (&amp;#039;&amp;#039;langer Laib&amp;#039;&amp;#039;) ou celle du pain rond (&amp;#039;&amp;#039;runder Laib&amp;#039;&amp;#039;). Pose davantage de problèmes le terme de «&amp;amp;nbsp;&amp;#039;&amp;#039;Wecken&amp;#039;&amp;#039;&amp;amp;nbsp;», qui désigne dans le Sundgau un grand pain long, synonyme de &amp;#039;&amp;#039;Semmel&amp;#039;&amp;#039;, et, en Basse-Alsace, les petits pains (&amp;#039;&amp;#039;Spitzwecken&amp;#039;&amp;#039;, &amp;#039;&amp;#039;Klein Brot, Brötchen&amp;#039;&amp;#039;) parfois attachés les uns aux autres (&amp;#039;&amp;#039;Zeilenbrot&amp;#039;&amp;#039;).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;On mesurera l’importance de la cuisson dans la panification. Faisant partie intégrante des banalités à l’instar de celles du moulin ou du pressoir, elle s’opère au four seigneurial, devenu progressivement communal, en attendant la multiplication, au XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, de fours individuels construits en encorbellement à l’extérieur de la maison d’habitation, de façon à limiter les risques d’incendie. À Strasbourg comme à Haguenau, on cuit le pain deux à trois fois par semaine aux XIV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; et XV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècles (Debus Kehr, p. 69), mais, à la campagne, dans un souci d’économie de combustible, on allume le four beaucoup plus rarement, ce qui explique à la fois la grandeur de certaines miches et les problèmes de conservation qu’elles posent. En témoigne la présence, dans les musées d’art populaire, dont le Musée alsacien de Strasbourg, de la panetière suspendue ou &amp;#039;&amp;#039;Brothenk.&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Le symbolisme du pain quotidien&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;La sacralisation du pain quotidien, symbole de vie et d’hospitalité et dont la blancheur renvoie à la pureté du pain liturgique, se lit au travers d’une série de pratiques que l’historien a du mal à dater, mais dont les musées portent témoignage (la prière universelle du Notre Père, le geste du maître de maison traçant le signe de croix sur la miche avant de l’entamer). Elle rend compte du comportement, répréhensible et coupable, qu’il y aurait de le gâcher, ce qui est assimilé à une véritable profanation (d’où l’incorporation des croûtons à la soupe et les diverses utilisations du «&amp;amp;nbsp;pain perdu&amp;amp;nbsp;»).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Le rôle des succédanés&amp;amp;nbsp;: pain de fèves et pain de pommes de terre&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Le prestige du pain explique la manie de vouloir tout réduire en farine en vue de la panification. Peuvent faire partie des farineux les pois ou les fèves (&amp;#039;&amp;#039;Saubohnen&amp;#039;&amp;#039;), ces dernières étant en principe destinées à l’engraissement du bétail, que l’on mélange avec divers grains ou de l’orge vescée (&amp;#039;&amp;#039;Wickgerst&amp;#039;&amp;#039;), ce qui permet d’obtenir un pain noir et lourd au goût aigrelet. C’est au moment des crises céréalières que l’on prend conscience du fait que la pomme de terre est elle aussi panifiable (ADHR C 1119/14, Baron de Rathsamhausen, 1785&amp;amp;nbsp;; ABR 63 J 15 et 120, F. L. Hammer, &amp;#039;&amp;#039;mém. cit.&amp;#039;&amp;#039;) au point d’être considérée par le bailli de Hell comme «&amp;amp;nbsp;un pain tout fait&amp;amp;nbsp;» (ADBR C 336 et 391, rapports à l’intendant de Blair, 1770-1780) à condition qu’on la mélange à de la farine, sans quoi elle manquerait de gluten, et qu’on se donne la peine de la pétrir avec de la farine de froment ou d’orge, du son, de l’avoine, des féveroles et des vesces (ADHR C 1507, cité par Ch. Hoffmann, &amp;#039;&amp;#039;op. cit.&amp;#039;&amp;#039;, t. I, p. 321, 1771&amp;amp;nbsp;; ADHR 2 E 70, correspondance de Hell avec le &amp;#039;&amp;#039;Journal d’Agriculture et l’intendant&amp;#039;&amp;#039;, 1773&amp;amp;nbsp;; AN F 10/210, Discours à l’Assemblée et rapports sur les moyens de panifier la pomme de terre, 1789-an III). Hell l’Alsacien est en plein accord avec Parmentier qui propose de récupérer jusqu’aux pommes de terre gelées (discours à l’Académie de Besançon, 1773), Duhamel du Monceau (&amp;#039;&amp;#039;Éléments d’agriculture&amp;#039;&amp;#039;, Paris, 1779), et les auteurs de &amp;#039;&amp;#039;l’Encyclopédie&amp;#039;&amp;#039; préconisant, les uns et les autres, le «&amp;amp;nbsp;pain de pommes de terre&amp;amp;nbsp;» déjà utilisé comme «&amp;amp;nbsp;pain des troupes&amp;amp;nbsp;» (Masson de Pezay, &amp;#039;&amp;#039;Les soirées helvétiennes, alsaciennes et francomtoises,&amp;#039;&amp;#039; 1771, p. 151) et longtemps considéré comme un «&amp;amp;nbsp;pain raté&amp;amp;nbsp;»&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;(Graffenauer, &amp;#039;&amp;#039;op. cit&amp;#039;&amp;#039;., p. 91) &amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;ou un pis-aller (&amp;#039;&amp;#039;Ersatz&amp;#039;&amp;#039;).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Bibliographie&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;BNUS Ms. 630, HAENLE (Christian), &amp;#039;&amp;#039;Kurze doch wahrhafte und gründliche Beschreibung deren Früchten und Getreid… welche absonderlich in der Provintz Elsass gebauen werden von Christian Haenlé, der Stadt Strassburg&amp;amp;nbsp; Kornmeister, &amp;#039;&amp;#039;1747,&amp;#039;&amp;#039;chap. XI-XVI, fol. 180-237).&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;BNUS Ms. 1740, fonds Heitz 2177, &amp;#039;&amp;#039;Brotschauer-Ordnung-Biechlin von anno 1563 und 1576, abgeschrieben im jahr 1591 von Brackenhofer&amp;#039;&amp;#039;.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;HANAUER,&amp;#039;&amp;#039;Constitutions &amp;#039;&amp;#039;(1864), p. 246-247.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;HANAUER, &amp;#039;&amp;#039;Études économiques&amp;#039;&amp;#039; (1876-1878) t. I, p. 125.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;HOFFMANN (Charles), &amp;#039;&amp;#039;L’Alsace au XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle&amp;#039;&amp;#039;, Colmar, 1899-1906, t. I, p. 321.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;BRUCKER (Johann), &amp;#039;&amp;#039;Strasburger Zunft- und Polizeiordnung des 14. Und 15. Jahrhunderts&amp;#039;&amp;#039;, Strasbourg, 1637, éd. Nerlinger, 1900, p. 10-12.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;HATT (Jacques), &amp;#039;&amp;#039;La vie strasbourgeoise il y a trois cents ans&amp;#039;&amp;#039;, Strasbourg, rééd. 1947, p. 132-134.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;HOCHSTRASSER (Lucienne), &amp;#039;&amp;#039;La corporation des boulangers de Strasbourg de ses débuts à la veille de la Révolution&amp;#039;&amp;#039;, mémoire de maîtrise dactylographié, Strasbourg, 1974, p. 39-53 et 111-112.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;MUSÉES DE STRASBOURG, exposition «&amp;amp;nbsp;Notre pain quotidien&amp;amp;nbsp;», Musée alsacien, catalogue, Strasbourg, 1975-1976.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;LE MOIGNE (Yves), &amp;#039;&amp;#039;Les subsistances à Strasbourg au XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle&amp;#039;&amp;#039;, DES dactyl., Strasbourg, 1959&amp;amp;nbsp;; «&amp;amp;nbsp;Population et subsistances à Strasbourg au XVIIIe siècle&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Annales historiques de la Révolution française&amp;#039;&amp;#039;, 1962, p. 13-44 et «&amp;amp;nbsp;Démographie et subsistances au siècle des Lumières&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Histoire de Strasbourg&amp;#039;&amp;#039;, dir. Livet et Rapp, Strasbourg, 1981, t. III, p. 139-166.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;PETER (Daniel), «&amp;amp;nbsp;L’alimentation paysanne dans l’Outre-Forêt au XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Outre-Forêt&amp;#039;&amp;#039;, 1993/IV, p. 7-18.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;VOGT (Jean), «&amp;amp;nbsp;Pain de fèves&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Annuaire de la Société d’histoire de Reichshoffen et environs&amp;#039;&amp;#039;, 24, 2001, p. 44-46.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;DEBUS KEHR (Monique), &amp;#039;&amp;#039;Contestation et société&amp;amp;nbsp;: la révolte des compagnons boulangers de Colmar 1495-1505&amp;#039;&amp;#039;, mémoire de maîtrise dactylographié, Université de Strasbourg, 2001 et &amp;#039;&amp;#039;Travailler, prier, se révolter. Les compagnons de métier dans la société urbaine et leur relation au pouvoir. Rhin supérieur au XV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle&amp;#039;&amp;#039;, Strasbourg, 2007, p. 67-69.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;MULLER (Christine), &amp;#039;&amp;#039;Emblèmes de métiers en Alsace&amp;#039;&amp;#039;, Fédération des sociétés d’histoire et d’archéologie d’Alsace, collection Alsace-Histoire, Strasbourg, 2016, t. 9, vol. 1, p. 68-72.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;BISCHOFF (Georges), &amp;#039;&amp;#039;Dans le ventre de l’Alsace. L’âge d’or de la gastronomie alsacienne&amp;#039;&amp;#039;, Strasbourg, 2020, p. 68-70.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Notices connexes&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Banal_(four,_moulin,_foulon,_pressoir)|Banal (four)]]&amp;amp;nbsp;;&amp;amp;nbsp;[[Boulangers|Boulangers]]&amp;amp;nbsp;;&amp;amp;nbsp;&amp;#039;&amp;#039;[[Brotsatz|Brotsatz ]];&amp;#039;&amp;#039;&amp;amp;nbsp;[[Brotschauer|Brotschauer]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Corvée|Corvée]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Domesticité_rurale_(valet_de_labour_ou_de_ferme)|Domesticité rurale]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Grains|&amp;#039;&amp;#039;Frucht&amp;#039;&amp;#039;-Grains]]&amp;amp;nbsp;;&amp;amp;nbsp;[[Gastronomie_alsacienne|Gastronomie alsacienne]]&amp;amp;nbsp;;&amp;amp;nbsp;&amp;#039;&amp;#039;[[Getreide|Getreide]] &amp;#039;&amp;#039;;&amp;amp;nbsp;[[Grenier_d&amp;#039;abondance|Grenier d’abondance]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Halb_ein,_Halb_ander|&amp;#039;&amp;#039;Halb ein&amp;#039;&amp;#039; - &amp;#039;&amp;#039;Halb ander&amp;#039;&amp;#039;&amp;amp;nbsp;]];&amp;amp;nbsp;&amp;#039;&amp;#039;[[Haus_(habitat_rural)|Haus&amp;amp;nbsp;]];&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Kaufhaus|&amp;#039;&amp;#039;Kaufhaus&amp;#039;&amp;#039;&amp;amp;nbsp;]];&amp;amp;nbsp;[[Korn|Korn]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Lohn|Lohn]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Méteil|Méteil ]];&amp;amp;nbsp;[[Moulin|Moulin]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Pommes_de_terre|Pommes de terre]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Taxation_du_pain|Taxation du pain]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: right;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;Jean-Michel Boehler&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt;  &lt;br /&gt;
[[Category:P]] [[Category:Alimentation et Boissons]] [[Category:Agriculture, Elevage, Pêche]] [[Category:Société, culture, pratiques sociales, rites et coutumes]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>FKrouch</name></author>
		
	</entry>
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		<id>https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Paille_(ville_de)&amp;diff=13201</id>
		<title>Paille (ville de)</title>
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		<updated>2024-10-24T13:43:08Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;FKrouch : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Strohstadt&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Avant la construction de Neuf-Brisach, érigée sur ordre de Louis XIV (1698-1699) et aussitôt fortifiée par Vauban, avait été bâtie à proximité, à partir de 1670, une ville éphémère, qui sera rasée en 1700. Le langage populaire la qualifiera par dérision de «&amp;amp;nbsp;&amp;#039;&amp;#039;Strohstadt&amp;#039;&amp;#039;&amp;amp;nbsp;», sans doute.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
== &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Notices connexes&amp;lt;/span&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Brisach|Brisach]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Conseil_souverain|Conseil souverain]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Interprète|Interprète]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:P]] [[Category:Communautés rurales]] [[Category:Société, culture, pratiques sociales, rites et coutumes]] [[Category:Villes et institutions urbaines]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>FKrouch</name></author>
		
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		<id>https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Paille&amp;diff=13200</id>
		<title>Paille</title>
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		<updated>2024-10-24T13:42:43Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;FKrouch : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Stroh&amp;#039;&amp;#039;, &amp;#039;&amp;#039;Streu&amp;#039;&amp;#039; &amp;amp;nbsp;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Le mot désigne l’ensemble des tiges des céréales, récupérées après battage pour être employées à différents usages&amp;amp;nbsp;: litière ou nourriture du bétail&amp;amp;nbsp;; incorporation dans le fumier animal&amp;amp;nbsp;; confection des toits de chaume, du torchis des maisons ou des liens servant à nouer les gerbes (en particulier la paille de seigle appréciée pour sa longueur, sa souplesse et sa résistance), enfin fabrication de chapeaux de paille… &amp;amp;nbsp;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;La valeur économique de la paille&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Au XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, on évalue à trois kilos de paille par jour la consommation minimale d’un bovin adulte en stabulation, en dehors du prélèvement éventuellement opéré sur le pâturage communal. C’est par souci d’économie qu’on mélange la paille au foin, puis aux betteraves fourragères, après l’avoir fait passer dans la «&amp;amp;nbsp;machine à hacher&amp;amp;nbsp;» (B. Maugue, BN. Ms. fr. 8246, t. II, p. 1046).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;À condition que les chaumes ne restent pas sur pied ou que les tiges ne soient pas «&amp;amp;nbsp;sciées&amp;amp;nbsp;» trop haut à la faucille, de sorte que la production de paille se trouve compromise, l’apport de la paille dans le «&amp;amp;nbsp;fumier de ferme&amp;amp;nbsp;» (&amp;#039;&amp;#039;Hofbesserung&amp;#039;&amp;#039;) est capital. Son prix pèse sur celui du précieux engrais&amp;amp;nbsp;: entre 4 et 5 livres tournois le chariot pour 1 ½ à 2 livres pour le chariot de fumier dans la ferme seigneuriale de Hettenschlag entre 1730 et 1743 (AHR E 1279 et 1350).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;La signification symbolique de la paille&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Pourtant, une fois dégarnie de ses épis, la paille revêt une signification parfois négative, toujours hautement symbolique. Au Moyen Âge, la transmission d’une terre est parfois accompagnée de la remise d’un fétu de paille («&amp;amp;nbsp;&amp;#039;&amp;#039;mit dem Halmen übergeben&amp;#039;&amp;#039;&amp;amp;nbsp;») symbolisant le bien immobilier en question. En général peu considéré, l’homme de paille (&amp;#039;&amp;#039;Strohmann&amp;#039;&amp;#039;) désigne celui qui pratique, sous un prête-nom, une opération commerciale pour le compte d’autrui. C’est coiffée d’une couronne de paille que la jeune fille coupable de relations prénuptiales suivies d’une conception hors-mariage est soumise, surtout dans les paroisses protestantes du duché de Wurtemberg et du comté de Hanau-Lichtenberg aux XVII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; et XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècles, à une pénitence publique avec admonestation (&amp;#039;&amp;#039;Kirchenbusse&amp;#039;&amp;#039;) en présence tantôt des membres de la paroisse réunis, tantôt du conseil presbytéral ou encore du seul pasteur. Si un tel étau se desserre au milieu du XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, il reste parfois le traitement réservé aux filles ayant fauté dont le parcours emprunté par le cortège nuptial a été au préalable malicieusement jalonné… de paille.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Notices connexes&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Auberge_à_bouchon|Auberge à bouchon]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Burggarbe|&amp;#039;&amp;#039;Burggabe&amp;#039;&amp;#039;]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Carnaval|Carnaval]]&amp;amp;nbsp;;&amp;amp;nbsp;[[Chaume|Chaume]]&amp;amp;nbsp;; [[Colombage|Colombage]]&amp;amp;nbsp;;&amp;amp;nbsp;[[Concubinage|Concubinage]]&amp;amp;nbsp;(couronne de paille)&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Dfends|Dfends]]&amp;amp;nbsp;;&amp;amp;nbsp;&amp;#039;&amp;#039;[[Dung|Dung-Besserung]]&amp;amp;nbsp;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Eau|Eau]]&amp;amp;nbsp;;&amp;amp;nbsp;&amp;#039;&amp;#039;[[Elendenherberge|Elendenherberge]]&amp;amp;nbsp;;&amp;#039;&amp;#039;&amp;amp;nbsp;[[Enseigne|Enseigne]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;[[Feder_(Aufgabe,_Übergabe_der_-)|Feder]]&amp;amp;nbsp;;&amp;#039;&amp;#039;&amp;amp;nbsp;[[Femme_(droit_de_la_-)|Femme]]&amp;amp;nbsp;(droit pénal)&amp;amp;nbsp;;&amp;amp;nbsp;[[Halm|&amp;#039;&amp;#039;Halm&amp;#039;&amp;#039;-Fétu]]&amp;amp;nbsp;;&amp;amp;nbsp;[[Feuerordnung|Feuer-Feuerordnung]]&amp;amp;nbsp;;&amp;amp;nbsp;[[Feux_de_la_Saint-Jean_(et_autres_rites_du_24_juin)|Feu de la Saint-Jean]]&amp;amp;nbsp;; [[Forêt|Forêt&amp;amp;nbsp;]]; [[Fourrages|Fourrage&amp;amp;nbsp;]];&amp;amp;nbsp;&amp;amp;nbsp;[[Fuhr|Fuhr]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Investiture_de_fief|Investiture de Fief]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Kernen|Kernen]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Last|Last]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Méteil|Méteil]]&amp;amp;nbsp;;&amp;amp;nbsp;[[Mobilier_alsacien|Mobilier alsacien]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Notnunft|&amp;#039;&amp;#039;Notnunft &amp;#039;&amp;#039;- Viol]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Pénitence_publique|Pénitence publique-&amp;#039;&amp;#039;Kirchenbusse&amp;#039;&amp;#039;]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: right;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;Jean-Michel Boehler&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
&amp;amp;nbsp;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:P]] [[Category:Agriculture, Elevage, Pêche]] [[Category:Communautés rurales]] [[Category:Société, culture, pratiques sociales, rites et coutumes]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>FKrouch</name></author>
		
	</entry>
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		<title>Pacht</title>
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		<updated>2024-10-24T13:41:31Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;FKrouch : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Fermage&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Désigne, dans le droit romano-germanique, le mode de location d’un bien mobilier ou immobilier (&amp;#039;&amp;#039;Pachtgut&amp;#039;&amp;#039;) au terme d’un contrat (&amp;#039;&amp;#039;Pachtvertrag&amp;#039;&amp;#039;). Au système du fermage en argent (&amp;#039;&amp;#039;Geldpacht&amp;#039;&amp;#039;), apparemment très répandu dans l’espace français à l’époque moderne, la coutume germanique privilégie le fermage en nature (&amp;#039;&amp;#039;Naturalpacht&amp;#039;&amp;#039;) moyennant l’acquittement d’une rente (&amp;#039;&amp;#039;Gült&amp;#039;&amp;#039;) variable dans le temps en fonction de la conjoncture économique du moment et des diverses modalités contractuelles pouvant aller jusqu’à l’emphytéose (&amp;#039;&amp;#039;Erblehn&amp;#039;&amp;#039;). Cette dernière est parfois qualifiée à tort de &amp;#039;&amp;#039;Pachtvertrag&amp;#039;&amp;#039; et la &amp;#039;&amp;#039;Gült&amp;#039;&amp;#039; est souvent confondue avec le &amp;#039;&amp;#039;Zins&amp;#039;&amp;#039;, cens invariable ayant valeur recognitive de la concession primitive d’un bien par un seigneur propriétaire.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
== &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Notices connexes&amp;lt;/span&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;margin-bottom:0cm; text-align:justify&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Amodiation|Amodiation]]&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;margin-bottom:0cm; text-align:justify&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Bail_rural|Bail_rural]]-[[Lehnung|Lehnung]]&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;margin-bottom:0cm; text-align:justify&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Emphytéose|Emphytéose]]&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;margin-bottom:0cm; text-align:justify&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Erblehnung|&amp;#039;&amp;#039;Erblehn&amp;#039;&amp;#039;]]&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;margin-bottom:0cm; text-align:justify&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Gült|Gült]]&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;margin-bottom:0cm; text-align:justify&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Hofleh(e)n|&amp;#039;&amp;#039;Hoflehn&amp;#039;&amp;#039;]]&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;margin-bottom:0cm; text-align:justify&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Miet(e)|&amp;#039;&amp;#039;Miete&amp;#039;&amp;#039;]]&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;margin-bottom:0cm; text-align:justify&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Naturalherrschaft|Naturalherrschaft]]&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;margin-bottom:0cm; text-align:justify&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Zins|Zins]]&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p class=&amp;quot;mw-parser-output&amp;quot; style=&amp;quot;text-align: right;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-size:12.0pt&amp;quot;&amp;gt;Jean-Michel Boehler&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt;  &lt;br /&gt;
[[Category:P]] [[Category:Agriculture, Elevage, Pêche]] [[Category:Droit (sources et pratique du droit) et Justice]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>FKrouch</name></author>
		
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		<title>Poenitentes</title>
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		<updated>2024-10-24T13:40:28Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;FKrouch : Page redirigée vers Pénitentes de Sainte-Madeleine&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;#REDIRECT [[Pénitentes_de_Sainte-Madeleine|Pénitentes de Sainte-Madeleine]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>FKrouch</name></author>
		
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		<id>https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Reuerinnen&amp;diff=13197</id>
		<title>Reuerinnen</title>
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		<updated>2024-10-24T13:40:09Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;FKrouch : Page redirigée vers Pénitentes de Sainte-Madeleine&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;#REDIRECT [[Pénitentes_de_Sainte-Madeleine|Pénitentes de Sainte-Madeleine]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>FKrouch</name></author>
		
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		<id>https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=B%C3%BCsserinnen_der_Heiligen_Magdalena&amp;diff=13196</id>
		<title>Büsserinnen der Heiligen Magdalena</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=B%C3%BCsserinnen_der_Heiligen_Magdalena&amp;diff=13196"/>
		<updated>2024-10-24T13:39:46Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;FKrouch : Page redirigée vers Pénitentes de Sainte-Madeleine&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;#REDIRECT [[Pénitentes_de_Sainte-Madeleine|Pénitentes de Sainte-Madeleine]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>FKrouch</name></author>
		
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		<id>https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Repenties&amp;diff=13195</id>
		<title>Repenties</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Repenties&amp;diff=13195"/>
		<updated>2024-10-24T13:39:24Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;FKrouch : Page redirigée vers Pénitentes de Sainte-Madeleine&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;#REDIRECT [[Pénitentes_de_Sainte-Madeleine|Pénitentes de Sainte-Madeleine]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>FKrouch</name></author>
		
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		<id>https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=P%C3%A9nitentes_de_Sainte-Madeleine&amp;diff=13194</id>
		<title>Pénitentes de Sainte-Madeleine</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=P%C3%A9nitentes_de_Sainte-Madeleine&amp;diff=13194"/>
		<updated>2024-10-24T13:38:58Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;FKrouch : Page créée avec «  &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:&amp;quot;&amp;gt;Repenties, &amp;#039;&amp;#039;Büsserinnen der Heiligen Magdalena&amp;#039;&amp;#039;, &amp;#039;&amp;#039;Reuerinnen&amp;#039;&amp;#039;, &amp;#039;&amp;#039;Poenitentes&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;  = &amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:&amp;quot;&amp;gt;Fondation de l’ord... »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:&amp;quot;&amp;gt;Repenties, &amp;#039;&amp;#039;Büsserinnen der Heiligen Magdalena&amp;#039;&amp;#039;, &amp;#039;&amp;#039;Reuerinnen&amp;#039;&amp;#039;, &amp;#039;&amp;#039;Poenitentes&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= &amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:&amp;quot;&amp;gt;Fondation de l’ordre et fonctionnement&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039; =&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:&amp;quot;&amp;gt;L’ordre des Pénitentes a été créé par Rudolf, chanoine de Hildesheim, pour d’anciennes prostituées, et approuvé par le pape Grégoire IX en 1227. On les appelait également &amp;#039;&amp;#039;Büsserinnen der Heiligen Magdalena&amp;#039;&amp;#039; ou &amp;#039;&amp;#039;Weisse Frauen&amp;#039;&amp;#039;, à cause de leur habit blanc.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:&amp;quot;&amp;gt;L’ordre des Pénitentes ou de Sainte-Madeleine est dirigé par un prévôt général (&amp;#039;&amp;#039;Generalpropst&amp;#039;&amp;#039;). Chaque année, un chapitre général est organisé pour l’ensemble de l’ordre. Chaque couvent est sous les ordres d’un prieur (&amp;#039;&amp;#039;Prior&amp;#039;&amp;#039;) qui veille sur les affaires tant spirituelles que temporelles de l’institution. Les tâches du prieur ne se limitent pas à la confession et la prédication. Il est le véritable supérieur de la maison. La prieure, élue par les sœurs, lui est soumise.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:&amp;quot;&amp;gt;Au départ, l’ordre de Sainte-Madeleine suit la règle de saint Benoît et les constitutions de l’ordre de Cîteaux de 1227, puis, à partir de 1232, celle de saint Augustin et les constitutions de Saint-Sixte de Rome (ordre de Saint-Dominique). Les manquements à la règle sont sévèrement punis. La consommation de viande est interdite, sauf aux malades. Il n’y a qu’un repas par jour la plus grande partie de l’année. Deux repas sont autorisés entre Pâques et l’Élévation de la Croix (14 septembre), mis à part le vendredi. Une paillasse et une couverture constituent le lit de la nonne qui couche dans son habit religieux. Le temps qui n’est pas consacré à la prière est dédié aux travaux. Le silence est de règle. Parler n’est toléré qu’au parloir, dont les fenêtres sont munies d’une grille. Il en va de même pour la salle capitulaire et la salle de travail. La clôture est stricte&amp;amp;nbsp;: même à l’église, les sœurs assistent au prêche derrière une grille. Les religieuses ne sont autorisées à quitter le couvent qu’en cas de guerre, d’incendie, d’inondation ou de famine. En plus des sœurs conventuelles, il y a aussi des converses et des sœurs laies.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:&amp;quot;&amp;gt;L’ordre des Pénitentes en Alsace&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039; =&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:&amp;quot;&amp;gt;L’ordre des Pénitentes n’a essaimé qu’en Allemagne. Il compte 49 maisons au XIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, dont quatre en Alsace, à Haguenau, Wissembourg, au Crontal et à Strasbourg. Les couvents du Crontal et de Wissembourg, fondés respectivement avant 1246 et vers 1260, semblent avoir eu une existence éphémère. Par contre, celui de Haguenau, créé vers 1300, durera jusqu’en 1572. Quant au couvent des Repenties de Strasbourg, il survivra à la Réforme et ne sera fermé qu’à la Révolution. Des dix couvents de femmes qui s’établissent à Strasbourg au XIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, celui des Pénitentes est le plus ancien. Il s’installe hors des murs de la ville au Waseneck au plus tard en 1227. Dans les années qui suivent, sept couvents de Dominicaines et deux de Clarisses viennent compléter l’infrastructure religieuse de la ville – sans oublier les neuf couvents masculins qui apparaissent durant la même période (deux autres suivront au XIV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:&amp;quot;&amp;gt;Le couvent de Strasbourg&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039; =&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:&amp;quot;&amp;gt;Dans un premier temps, le couvent est établi à l’extérieur de la Porte des Juifs, au Waseneck. Les débuts sont modestes. En 1232, le pape Grégoire IX accorde une indulgence de 40 jours à tous ceux qui soutiennent la jeune institution. L’année suivante, Humbert Zideler, un ministériel de l’évêque de Strasbourg, qui a déjà donné le terrain au Waseneck, fait une donation conséquente à l’ordre. D’autres donations suivront. Très rapidement, dès le milieu du XIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, le recrutement du couvent évolue. Les femmes de mauvaise vie sont remplacées par des filles de familles strasbourgeoises.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:&amp;quot;&amp;gt;Dans les années 1280, un violent conflit éclate entre le prévôt général de l’ordre prénommé Witicho et les Pénitentes de Strasbourg. Ces dernières, avec l’aide de l’évêque de Strasbourg, tentèrent de passer à l’ordre dominicain. En 1281, l’évêque Conrad demande aux Dominicains d’exercer le ministère spirituel auprès des Pénitentes. Ce transfert ne fait pas l’unanimité au sein du couvent, qu’un certain nombre de sœurs choisit de quitter, alors que d’autres refusent de porter l’habit dominicain. Lorsqu’en 1287, tous les couvents de Pénitentes d’Allemagne sont incorporés à l’ordre dominicain, la situation est particulièrement tendue à Strasbourg à l’égard de cet ordre. En effet, en mai 1287, les Dominicains sont expulsés de Strasbourg à l’initiative du Magistrat, ce qui entraîne la mise sous interdit de la ville, mesure qui durera jusqu’en 1290. Dans ce conflit, les Pénitentes se mettront du côté des Franciscains, contre les Dominicains. En 1291, l’incorporation des couvents de Pénitentes est levée pour l’ensemble de l’Allemagne. Les Pénitentes strasbourgeoises restent désormais liées à leur ancien ordre, même s’il y aura une autre tentative d’incorporation à l’ordre dominicain au XV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:&amp;quot;&amp;gt;Dans la première moitié du XIV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, les sources ne livrent que des chartes de donation, de fondations d’anniversaires, de prébendes et des actes concernant les biens. À cette époque, la vie conventuelle semble relativement exempte de conflits. Mais dès la seconde moitié du XIV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, la règle ne semble plus respectée dans toute sa rigueur, car certaines religieuses possèdent des biens personnels. À la fin de ce siècle, le contrôle de la ville sur le couvent s’exerce par l’intermédiaire d’administrateurs (&amp;#039;&amp;#039;pfleger&amp;#039;&amp;#039;) laïcs.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:&amp;quot;&amp;gt;En 1437, la prieure et la majorité des sœurs du couvent, soutenues par le Magistrat, souhaitent une réforme du couvent. Le Dominicain Peter von Gengenbach est chargé de la mettre en œuvre. Mais la tentative de ce dernier se heurte à l’opposition de certaines sœurs qui quittent le couvent. Peter von Gengenbach fait alors venir à Strasbourg des Dominicaines étrangères qui remplacent la prieure des Pénitentes, la sous-prieure et d’autres religieuses occupant des fonctions au sein du couvent, qu’il a destituées. Les relations entre ces religieuses étrangères et les Pénitentes restées sur place sont tendues. De surcroît, les membres du Magistrat, qui initialement avaient soutenu la réforme, s’insurgent contre l’introduction d’étrangères à Sainte-Madeleine. Ils se plaignent que désormais ce sont ces étrangères qui jouissent des biens du couvent qu’eux et leurs familles ont donnés pour leurs enfants. Finalement, la tentative d’introduire l’observance dominicaine chez les Pénitentes échoue une seconde fois. Les religieuses étrangères quittent Strasbourg. La réforme sera menée à bien par le concile de Bâle, mais dans le cadre de l’ordre des Repenties.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:&amp;quot;&amp;gt;En 1475, devant la crainte d’une attaque de Charles le Téméraire, cinq couvents situés &amp;#039;&amp;#039;extra muros&amp;#039;&amp;#039; sont rasés et transférés &amp;#039;&amp;#039;intra muros&amp;#039;&amp;#039;, dont celui des Pénitentes. À cette époque, ce dernier compte une cinquantaine de personnes, religieuses et sœurs laies (&amp;#039;&amp;#039;Laïenschwestern&amp;#039;&amp;#039;) confondues, alors qu’il n’y avait plus que huit sœurs de chœur en 1442. Vu la faiblesse de leurs revenus, la ville leur achète le Blenkelshof (&amp;#039;&amp;#039;Blenklinshof&amp;#039;&amp;#039;) dans la rue Sainte-Madeleine (&amp;#039;&amp;#039;Utengasse&amp;#039;&amp;#039;) et leur donne une portion du communal (&amp;#039;&amp;#039;Traub Graben &amp;#039;&amp;#039;ou &amp;#039;&amp;#039;Taubengraben ?) &amp;#039;&amp;#039;pour construire un nouveau couvent. La construction de ce dernier s’étalera jusqu’à la fin des années 1480 et sera en partie financée par des indulgences. Mis à part le chœur, cette église a été détruite par un incendie en 1904. Les six fenêtres du chœur étaient dotées de vitraux réalisés par le célèbre maître verrier Peter Hemmel d’Andlau. Actuellement, trois d’entre eux sont exposés au musée de l’Œuvre Notre-Dame. Après l’incendie, un fragment d’une peinture murale représentant la Dormition de la Vierge (XV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle), située dans le chœur, a été découverte. Elle vient d’être restaurée et se trouve elle aussi au musée de l’Œuvre Notre-Dame. Le musée des Beaux-Arts de Dijon conserve un retable de la fin du XV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, dédié à sainte Marguerite, qui provient du couvent des Pénitentes. On l’attribue au maître des ronds de Cobourg. Par ailleurs, dix panneaux d’un cycle de la Passion provenant de l’église Sainte-Madeleine sont conservés dans le chœur de l’église Saint-Pierre-le-Vieux à Strasbourg.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:&amp;quot;&amp;gt;Depuis la réforme des années 1430, les sources insistent sur le fait que les Pénitentes respectent l’observance de leur ordre. A partir de cette date, aucune infraction contre l’abstinence, la pauvreté ou l’obéissance n’est rapportée dans les sources. Geiler de Kaysersberg disait la messe et prêchait régulièrement à Sainte-Madeleine. Ces prêches nous sont parvenus, car ils ont été notés par les religieuses. Sont également conservés d’autres manuscrits rédigés à Sainte-Madeleine à la fin du Moyen Âge (Nigel Palmer).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:&amp;quot;&amp;gt;Lors de l’introduction de la Réforme, les religieuses de Sainte-Madeleine se défendent énergiquement contre la fermeture de leur couvent et acceptent une rente viagère et le remboursement de leur dot.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:&amp;quot;&amp;gt;À partir de 1523 et jusqu’en 1681, les religieuses de Sainte-Madeleine subissent diverses intimidations de la part du Magistrat de Strasbourg, intimidations classiques à l’égard d’une minorité confessionnelle&amp;amp;nbsp;: défense de donner des aumônes et d’en recevoir, défense de vendre du grain, de recevoir des novices, de sonner les cloches. Quand le Magistrat leur impose un prédicateur protestant, elles réagissent en installant dans l’église de grandes poupées vêtues du costume des religieuses de leur ordre. Pour soulager les institutions d’assistance de la ville, le Magistrat envoie des malades ou des enfants à Sainte-Madeleine, favorisant ainsi sans le vouloir le couvent qu’il souhaitait voir disparaître. En 1604, le Magistrat stocke une importante quantité de poudre dans la cour du couvent. Pour se défendre contre ces agissements, les religieuses cherchent des appuis auprès de puissants personnages, entre autres auprès de l’empereur Mathias (1612-1619) et du pape Urbain VIII (1623-1644). Ce dernier nomme en 1625 l’évêque de Strasbourg, Léopold d’Autriche, conservateur de leurs biens et privilèges. Au gré des événements, la célébration de la messe dans l’église du couvent est défendue (en 1525) ou autorisée, par exemple lors de l’Intérim (1548-1552). Entre 1633 et 1637, les Dominicaines de Sainte-Marguerite sont obligées de se replier au couvent des Pénitentes. Pendant ces quatre ans, Sainte-Madeleine est le seul couvent de Strasbourg où la messe est autorisée. En 1642-1643, on y célèbre même des mariages et des baptêmes. En 1646, Gabriel Haug, le nouvel évêque-coadjuteur, administre chez les Pénitentes, les sacrements de la confirmation et de l’ordre. En 1661, les chevaliers de Saint-Jean sont accusés d’enseigner depuis quatre ans le catéchisme aux enfants dans le couvent des Pénitentes tous les dimanches.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:&amp;quot;&amp;gt;En 1681, le rattachement de Strasbourg au royaume de France met fin au statut de minorité confessionnelle de ces religieuses. Le culte catholique est reconnu et largement favorisé par Louis XIV. Dès le 23 octobre 1681, la reine Marie-Thérèse visite le couvent. Les Capucins, qui s’installent à Strasbourg en 1681, sont désormais leurs confesseurs. Comme de nombreux autres établissements religieux au XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, le couvent de Sainte-Madeleine connaît une période de renouveau. Les effectifs augmentent et se situent entre 20 et 30 religieuses tout au long de cette période. Le recrutement, issu de milieux sociaux divers, s’effectue à l’échelle de l’Alsace. À la veille de la Révolution, qui entraîne la suppression du couvent, les religieuses de Sainte-Madeleine sont 29. Dans l’obituaire du couvent, l’une des sœurs a relaté la fin de l’institution et le devenir d’une partie de ses membres. Le 29 septembre 1792, la prieure remet les clés du couvent au commissaire. Le 17 août 1794, quatorze religieuses qui étaient encore présentes à Strasbourg sont incarcérées pendant six mois pour avoir refusé de prêter serment à la constitution.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:&amp;quot;&amp;gt;Bibliographie&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:&amp;quot;&amp;gt;GROMER (Georges), &amp;#039;&amp;#039;Les béguinages à Haguenau&amp;#039;&amp;#039;, Rixheim, 1909.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:&amp;quot;&amp;gt;SIMON (André),&amp;#039;&amp;#039;L’Ordre des Pénitentes de sainte Marie-Madeleine en Allemagne au XIIIe siècle&amp;#039;&amp;#039;, Thèse, Fribourg-en-Suisse, 1918.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot; style=&amp;quot;font-family:&amp;quot;&amp;gt;SPEICH (Eugen), éd., &amp;#039;&amp;#039;St. Magdalena in Straßburg. Geschichte des Klosters und der Pfarrei&amp;#039;&amp;#039;, Strasbourg, 1937.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot; style=&amp;quot;font-family:&amp;quot;&amp;gt;PFLEGER (Luzian), «&amp;amp;nbsp;Geschichte des Reuerinnenklosters St. Maria Magdalena in Straßburg&amp;amp;nbsp;», SPEICH (Eugen), &amp;#039;&amp;#039;St. Magdalena in Straßburg&amp;#039;&amp;#039;, p. 1-84.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot; style=&amp;quot;font-family:&amp;quot;&amp;gt;WALTER (Joseph), «&amp;amp;nbsp;Die St. Magdalenenkirche als Heimstätte christlicher Kunst&amp;amp;nbsp;», SPEICH (Eugen), &amp;#039;&amp;#039;St. Magdalena in Straßburg&amp;#039;&amp;#039;, p. 237-264.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot; style=&amp;quot;font-family:&amp;quot;&amp;gt;BARTH (Médard), &amp;#039;&amp;#039;Handbuch der elsässischen Kirchen im Mittelalter&amp;#039;&amp;#039;, Strasbourg, 1960-1963 (= &amp;#039;&amp;#039;AEA&amp;#039;&amp;#039; 27-29).&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:&amp;quot;&amp;gt;FUCHS (François-Joseph), «&amp;amp;nbsp;Les catholiques strasbourgeois de 1529 à 1681&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;AEA &amp;#039;&amp;#039;23, 1975, p. 141-169.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot; style=&amp;quot;font-family:&amp;quot;&amp;gt;HIRBODIAN (Sigrid), &amp;#039;&amp;#039;Geistliche Frauen und städtische Welt. Kanonissen – Nonnen – Beginen und ihre Umwelt am Beispiel des Stadt Straßburg im Spätmittelalter (1250-1525)&amp;#039;&amp;#039;, Thèse d’habilitation, Université de Mayence, 2001.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot; style=&amp;quot;font-family:&amp;quot;&amp;gt;PALMER (Nigel F.), «&amp;amp;nbsp;Das Einsiedeln-Zürcher Lektionnar. Untersuchungen zur spätmittelalterlichen Bibelübersetzung im südwestdeutschen Raum&amp;amp;nbsp;», PLATE (Ralf) et RAPP (Andrea), &amp;#039;&amp;#039;Metamorphosen der Bibel &amp;#039;&amp;#039;(Vestigia Bibliae, 24-25), 2002-2003,&amp;#039;&amp;#039;p. 123-154.&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:&amp;quot;&amp;gt;LEININGER-BIRRY (Marlyse), «&amp;amp;nbsp;Heinrich Lützelmann et le cycle de la Passion (XV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; s.) de l’église catholique Saint-Pierre-le-Vieux de Strasbourg&amp;amp;nbsp;: nouvelle approche&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;CAAAH&amp;#039;&amp;#039; 63, 2020, p. 67-82.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:&amp;quot;&amp;gt;SCHLAEFLI (Louis) et alii, &amp;#039;&amp;#039;L’obituaire des Pénitentes de Sainte-Madeleine de Strasbourg&amp;#039;&amp;#039;, Paris, 2020.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:&amp;quot;&amp;gt;JOUEN (Camille), «&amp;amp;nbsp;Étude et conservation-restauration de la Dormition de la Vierge, fragment de peinture murale provenant de l’église Sainte-Madeleine de Strasbourg, (Vers 1480, musée de l’Œuvre Notre-Dame, Strasbourg)&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Actes du colloque La peinture murale en Alsace au cœur du Rhin supérieur du Moyen Âge à nos jours, 2-5 octobre 2019&amp;#039;&amp;#039;, Guebwiller. À paraître.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:&amp;quot;&amp;gt;HIRBODIAN (Sigrid), «&amp;amp;nbsp;Les religieuses à Strasbourg à la fin du Moyen Âge&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Hommage à Francis Rapp&amp;#039;&amp;#039;,&amp;#039;&amp;#039;à paraître.&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:&amp;quot;&amp;gt;Notices connexes&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Articles_organiques_(catholiques)|&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:&amp;quot;&amp;gt;Articles organiques des cultes catholiques&amp;lt;/span&amp;gt;]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:&amp;quot;&amp;gt;[[Congrégation|Congrégation]]&amp;amp;nbsp;; [[Couvent|Couvent]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Dot_des_religieuses|&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:&amp;quot;&amp;gt;Dot (de la religieuse)&amp;lt;/span&amp;gt;]]&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
[[Indulgences|Indulgences]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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[[Category:P]][[Category:Eglises et cultes]][[Category:Droit et histoire des femmes]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>FKrouch</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=P%C3%A9nal_(Droit)&amp;diff=13193</id>
		<title>Pénal (Droit)</title>
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		<updated>2024-10-24T13:29:57Z</updated>

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== Notice connexe ==&lt;br /&gt;
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		<title>Wallfahrt (Moyen Âge)</title>
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		<title>Pilgerfahrt</title>
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		<title>Peregrinatio</title>
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		<title>Pèlerinage</title>
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		<title>Peregrinus</title>
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		<title>Wallfahrer</title>
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		<title>Pilger</title>
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		<title>Pèlerinage, Pèlerin</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;FKrouch : &lt;/p&gt;
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&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Pilger&amp;#039;&amp;#039;-&amp;#039;&amp;#039;Wallfahrer&amp;#039;&amp;#039;-&amp;#039;&amp;#039;peregrinus&amp;#039;&amp;#039;, Pèlerinage-&amp;#039;&amp;#039;peregrinatio&amp;#039;&amp;#039;-&amp;#039;&amp;#039;Pilgerfahrt&amp;#039;&amp;#039;-&amp;#039;&amp;#039;Wallfahrt&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;amp;nbsp;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;(Moyen Âge)&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
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= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Définition&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Le pèlerinage est une démarche que l’on retrouve dans de nombreuses religions. En s’inspirant de Raymond Oursel (&amp;#039;&amp;#039;Les pèlerins&amp;#039;&amp;#039;, p. 9), on peut le définir comme un acte généralement volontaire par lequel un homme quitte ses lieux coutumiers pour se rendre dans un esprit religieux dans un sanctuaire, soit parce qu’il espère y voir exaucé quelque désir personnel légitime, soit parce qu’il attend de son voyage un approfondissement de sa vie personnelle. Le mot pèlerin vient du latin &amp;#039;&amp;#039;peregrinus&amp;#039;&amp;#039;,&amp;#039;&amp;#039;«&amp;amp;nbsp;étranger&amp;amp;nbsp;»&amp;#039;&amp;#039;. &amp;#039;&amp;#039;Le pèlerin est donc, à l’origine, quelqu’un qui s’exile volontairement et qui par là se retrouve étranger dans toutes les régions qu’il traverse. Dans la vie chrétienne en Occident au Moyen Âge, le pèlerinage tient une place considérable.&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
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= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Le pèlerinage au Moyen&amp;amp;nbsp;Âge&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Difficultés méthodologiques d’un inventaire des pèlerinages&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Le repérage des pèlerinages à l’époque médiévale n’est pas aisé. Dans son projet d’inventaire des sanctuaires et lieux de pèlerinage chrétiens en France, Catherine Vincent évoque trois éléments constitutifs du pèlerinage. Tout d’abord l’objet de dévotion, qui peut être une tombe, une relique, une statue ou un tableau. Mais comme chaque église possède des reliques et des statues ou tableaux, leur mention n’est pas une preuve suffisante. La fréquentation du lieu (&amp;#039;&amp;#039;concursus populi&amp;#039;&amp;#039;) est un autre facteur à prendre en compte. La mention de miracles est le moyen le plus sûr pour déterminer si tel sanctuaire est un lieu de pèlerinage. Malheureusement, les miracles sont assez rarement cités dans les sources. Dans la partie alsacienne de l’ancien diocèse de Bâle, seuls 7 lieux de pèlerinage sur 31 ont conservé un livre relatant leurs miracles pour l’époque médiévale.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Le repérage des lieux de pèlerinage se heurte aussi au problème des sources. Certains pèlerinages médiévaux ne sont connus que par une seule mention, purement contingente. Ainsi, la seule mention médiévale du pèlerinage à saint Antoine d’Uffholtz est le paiement d’un homme qui y est allé pour accomplir le vœu d’un défunt. Il est donc fort probable qu’il ait existé en Alsace au Moyen Âge d’autres pèlerinages qui n’ont laissé aucune trace dans les archives.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
== &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Les motivations du pèlerinage&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Le pèlerinage de pénitence&amp;lt;/span&amp;gt; ===&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Le pèlerinage pouvait être imposé par l’Église, par exemple en cas de meurtre ou encore pour hérésie. On parle alors de pèlerinage de pénitence. À partir du IX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle et jusqu’au XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, des Alsaciens ont été condamnés à aller en pèlerinage à Rome, Compostelle, Aix-la-Chapelle, Canterbury, Einsiedeln et Marienthal. En 1334, des paysans d’Uhlwiller et de Niederaltdorf tuent l’abbé de Neuburg, avec lequel ils étaient en conflit au sujet de terres. Les trois principaux coupables sont envoyés en pèlerinage à Rome pour expier leur crime, leurs deux complices à Saint-Jacques-de-Compostelle. En 1341, Johann von Rappoltstein, responsable de la mort de l’abbé de Moyenmoutier, qu’il avait enlevé, est condamné, entre autres, à un pèlerinage à Canterbury. Lorsqu’on découvre des hérétiques vaudois à Strasbourg en 1400, l’inquisiteur en condamne certains à faire un ou plusieurs pèlerinages à Notre-Dame d’Einsiedeln ou encore à Marienthal. En 1669 encore, un meurtrier de Guebwiller est condamné à faire un pèlerinage de pénitence à Rome, pour lequel il doit rapporter un certificat, et trois autres pèlerinages à Einsiedeln. Pour augmenter l’aspect pénitentiel de ces pèlerinages, le coupable pouvait être condamné à aller nu (en fait, simplement vêtu d’une chemise) et déchaussé (&amp;#039;&amp;#039;Nacktwallfahrten&amp;#039;&amp;#039;) ou alors décider de lui-même d’accomplir le pèlerinage dans cette tenue pour en renforcer la valeur et avoir plus de chances d’obtenir la grâce souhaitée. En 1254, l’archevêque de Besançon accorde une indulgence à la chapelle de Lieu-Croissant à Soultz. Il permet notamment à ceux qui ont coutume, pour des crimes affreux, de pèleriner &amp;#039;&amp;#039;seminudi et discalciati&amp;#039;&amp;#039;, s’ils arrivent à cette chapelle dans l’octave de Pâques, de pouvoir assister à la messe habillés et chaussés (Trouillat I, p. 616, n&amp;lt;sup&amp;gt;o&amp;lt;/sup&amp;gt; 429).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;En cas d’impossibilité à accomplir le pèlerinage, la peine infligée pouvait être commuée. C’est ce qui est arrivé à Heinrich Blanghart, condamné à aller en pèlerinage à Saint-Jacques-de-Compostelle pour un meurtre qu’il avait commis. Lorsqu’il arriva en Avignon, l’état de guerre était tel dans la région qu’il ne put poursuivre son périple. L’un des pénitenciers du pape lui accorda alors une dispense, à lui et à tous les autres pèlerins en route pour Saint-Jacques&amp;amp;nbsp;: il convertit la peine et les frais de leur pèlerinage en d’autres œuvres de miséricorde (ABR H 1383, avant 1372).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
=== &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Autres motivations&amp;lt;/span&amp;gt; ===&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;L’homme médiéval vit dans un monde où l’insécurité est quotidienne, la guerre permanente, la maladie et la mort omniprésentes. Il est fréquent qu’il n’ait plus d’autre recours que le Ciel. Pour bien comprendre la démarche du pèlerin, il faut se souvenir que l’homme se représente le monde surnaturel sur le modèle du monde terrestre. Or sur terre, les rois sont inaccessibles au commun des mortels. Si l’on veut leur demander une grâce, il faut passer par un intermédiaire, un personnage bien en cour, mais facile d’accès. La plupart des gens considèrent qu’il en va de même avec le roi du Ciel, et que les saints, accessibles à tout un chacun et ayant l’oreille du Tout-Puissant, sont les intercesseurs par lesquels il convient de passer pour obtenir une grâce. Beaucoup d’entre eux ont une spécialité&amp;amp;nbsp;: saint Antoine guérit du feu sacré (ergotisme) et de toute forme de gangrène et protège du feu en général, saint Blaise des maux concernant la tête et des calculs rénaux, saint Sébastien est invoqué contre la peste, saint Fiacre contre la syphilis, saint Valentin contre l’épilepsie. Saint Christophe, un géant représenté en grand dans de nombreuses églises, protège de la mort subite et des dangers du voyage. Saint Wendelin est le saint protecteur du bétail, qui joue un rôle primordial dans l’économie domestique au Moyen Âge. En certains endroits privilégiés, l’action des saints intercesseurs se manifeste très efficacement à travers les reliques qui y sont conservées&amp;amp;nbsp;: il s’agit des lieux de pèlerinage. Ainsi, en Alsace, saint Antoine est invoqué à Issenheim, saint Blaise à Leimbach, saint Valentin à Rouffach, sainte Attale à Saint-Étienne de Strasbourg et saint Fiacre à Baumgarten. Saint Thibaud, invoqué à Thann, est un saint polyvalent. Les pèlerins ont recours à lui pour diverses affections (feu sacré, calculs rénaux, peste, épilepsie, enfants morts-nés) et en cas de naufrage, d’incendie ou de captivité. De nombreux sanctuaires à répit, c’est-à-dire des lieux de pèlerinage où les enfants morts-nés sont censés reprendre brièvement vie, le temps d’être baptisés, pour pouvoir être enterrés en terre consacrée et entrer au paradis, sont des pèlerinages dédiés à la Vierge, recours universel (Sewen, Thierenbach). Pour augmenter ses chances d’être exaucé, l’homme médiéval présente parfois sa requête à plusieurs intercesseurs célestes. Ainsi à Pâques 1473, un couple roman arrive à Thann pour remercier saint Thibaud du retour momentané à la vie d’un enfant mort-né, le temps de le baptiser. Pour obtenir la grâce requise, ils s’étaient également rendus au pèlerinage marial de Kientzheim et à Saint-Nicolas-de-Port en Lorraine. Les diverses motivations des pèlerins transparaissent dans les livres de miracles qui nous sont parvenus. Celui de saint Blaise à Leimbach contient le récit de 62 miracles qui ont eu lieu entre 1472 et 1584. Comme d’après sa &amp;#039;&amp;#039;Vita&amp;#039;&amp;#039;, saint Blaise a guéri miraculeusement un enfant qui avait avalé une arête de poisson, il est invoqué pour tous les maux concernant la tête. Son champ de compétences est plus étendu dans les pays germaniques où on a aussi recours à lui pour tous les problèmes urologiques. En effet, en allemand la vessie se dit &amp;#039;&amp;#039;Blase. &amp;#039;&amp;#039;Par homophonie, saint Blaise, &amp;#039;&amp;#039;Blasius&amp;#039;&amp;#039; en allemand, a été invoqué pour les maux relevant de cet organe. Le livre de miracles de Leimbach reflète les spécialisations du saint. À l’occasion, saint Blaise guérit aussi le bétail, vient en aide à une femme en couches ou punit celui qui s’est moqué d’un goîtreux en lui transférant son goître.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;En cas d’impossibilité à réaliser le pèlerinage promis pour l’obtention d’une grâce, le vœu pouvait être remplacé par une somme d’argent. Ainsi, en 1365, Habelützel, bourgeois de Strasbourg, donne 5 livres aux pauvres en échange du pèlerinage à Rome qu’il n’a pas pu réaliser à cause de son grand âge (&amp;#039;&amp;#039;UBS&amp;#039;&amp;#039; VII, p. 351, n&amp;lt;sup&amp;gt;o&amp;lt;/sup&amp;gt; 1193). Par ailleurs, celui qui ne pouvait ou ne voulait pas faire le pèlerinage dont il avait fait vœu pouvait rémunérer quelqu’un pour le faire à sa place. Les pèlerinages par procuration sont fréquents au Moyen Âge. En 1397, Bruno von Rappoltstein, par son testament, demande qu’on fasse pour lui un pèlerinage à Saint-Jacques-de-Compostelle, Saint-Claude dans le Jura, Saint-Nicolas-de-Port, un autre à Saint-Antoine (probablement du Viennois), que son fils Smassmann devra effectuer, et un dernier à Mariental (&amp;#039;&amp;#039;RUB&amp;#039;&amp;#039; III, p. 555-556, n&amp;lt;sup&amp;gt;o&amp;lt;/sup&amp;gt; 1186). Dans 110 testaments conservés à Hambourg, les testateurs demandent qu’on fasse un pèlerinage à Saint-Thibaud de Thann en leur nom. Dans le cas de pèlerinages par procuration, le testateur imposait parfois la visite de plusieurs lieux saints. Le pèlerin par procuration chargé d’aller de Lübeck à Saint-Thiébaut de Thann touchait 10 marks de Lübeck, mais 12 s’il devait en plus visiter l’image miraculeuse dans l’église d’Einsiedeln.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
== &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Le pèlerin&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Le pèlerinage est une entreprise risquée&amp;amp;nbsp;: le pèlerin pouvait mourir d’épuisement (cas de saint Ludan près de Hipsheim), il pouvait également, en cours de route faire de mauvaises rencontres, être obligé de traverser un territoire en guerre ou être victime d’une épidémie. Tous ces risques justifiaient qu’il fasse son testament avant de partir et que le costume, la sacoche et le bourdon soient bénis.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Les pèlerins ont un équipement adapté&amp;amp;nbsp;: manteau ample avec grand col, chapeau large protégeant de la pluie et du soleil, sac contenant du pain, du vin et de quoi faire du feu. Ils sont également munis de sauf-conduits délivrés par leur ville ou leur seigneur. En 1519, Sebastian Brant a écrit un sauf-conduit pour un pèlerin en partance pour Saint-Jacques-de-Compostelle. Des guides de voyage permettent à ceux qui savent lire de s’orienter. En 1495 paraît à Strasbourg un ouvrage intitulé &amp;#039;&amp;#039;Die strass und meilen zu sant Jacob&amp;#039;&amp;#039; qui décrit l’itinéraire pour arriver en Galice en partant d’Einsiedeln. Les pèlerins voyagent à pied, ils empruntent aussi les voies d’eau, plus rapides. En 1466, 24 pèlerins alsaciens de retour d’Einsiedeln vont en une journée de Zürich à Strasbourg en bateau et d’autres se noient dans le naufrage de leur bateau.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Tout le monde part en pèlerinage à l’époque médiévale&amp;amp;nbsp;: les religieux, les clercs, les laïcs, les pauvres, les riches, les hommes, les femmes et même les enfants. Le chroniqueur Eikhart Artzt rapporte qu’en 1458 une quarantaine de jeunes de Wissembourg se mettent spontanément en route pour accomplir un pèlerinage au Mont Saint-Michel. Quelques semaines auparavant, ils avaient vu passer dans leur ville, 1 117 enfants âgés de 10 à 18 ans, bannières au vent, se rendant au Mont malgré la neige et le grand froid. Des enfants venant de Sélestat, Colmar, Strasbourg, Bâle, Spire, Mayence et Kreuznach ont participé à cette expédition.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Le pèlerinage se fait souvent en groupe. &amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;En 1483, Schmasmann von Rappoltstein, Heinrich von Schauenburg, Kaspar Zorn von Bulach, Georg Marx et Peter Völtsch entament ensemble un pèlerinage à Jérusalem. &amp;lt;/span&amp;gt;En souvenir de la visite aux lieux saints, Schmasmann fit ériger un chemin de croix à Dusenbach. En 1350, 70 bourgeois de Strasbourg et 100 de Bâle participent au grand jubilé (&amp;#039;&amp;#039;grosse fahrt&amp;#039;&amp;#039;) d’Einsiedeln.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
== &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Rites&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Arrivé sur place, le pèlerin accomplissait certains rites, variables selon les lieux, pour obtenir la guérison. À la chapelle du château de Haguenau, par exemple, on déposait de jeunes enfants souffrant de maux de tête dans une petite caisse que l’on poussait à travers l’autel principal «&amp;amp;nbsp;en l’honneur de la décollation de saint Jean-Baptiste&amp;amp;nbsp;» (&amp;#039;&amp;#039;in sant Johanns enthöubtung eren&amp;#039;&amp;#039;, AM Haguenau GG 13, 1503). Dans l’église du Dompeter près de Molsheim, un sarcophage du III&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle était réputé être le tombeau de sainte Pétronille, fille présumée de saint Pierre. Des malades atteints de fièvre passaient une nuit couchés dans le tombeau. La guérison était obtenue pendant le sommeil (incubation), car on pensait que la sainte qui avait occupé le tombeau y avait laissé sa &amp;#039;&amp;#039;virtus &amp;#039;&amp;#039;(Beck, &amp;#039;&amp;#039;Wahrnehmung&amp;#039;&amp;#039;, p. 39-43). À Andlau, les pèlerins atteints de maux de jambes pratiquaient également un rite d’incubation. On avait coutume de les faire descendre dans le trou censé avoir été creusé par l’ourse pour désigner l’endroit où le couvent devait être construit. À Saint-Ludan, le malade passait sous le tombeau du saint dans l’espoir de recouvrer la santé. Dans l’église de Saint-Dizier-l’Évêque, possession de l’abbaye de Murbach au Moyen Âge, on peut encore observer aujourd’hui un cénotaphe médiéval, percé sur les deux façades longitudinales d’une ouverture cintrée par lesquelles se glissaient les fous.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Une fois exaucé, le pèlerin apportait une offrande qui pouvait être en nature&amp;amp;nbsp;: œufs, poules, chanvre, cire étaient déposés sur l’autel. En cas de libération miraculeuse, le pèlerin apportait les chaînes qui l’avaient entravé. L’&amp;#039;&amp;#039;ex voto&amp;#039;&amp;#039; offert en remerciement de la grâce obtenue pouvait être l’objet de la maladie (calcul rénal) ou avoir la forme de la partie du corps guérie, par exemple une main ou un pied, en cire ou en argent. Les comptes de la fin du Moyen Âge pour le pèlerinage de Dusenbach citent aussi des poupées de cire représentant sans doute l’Enfant Jésus. Ces comptes laissent encore entrevoir la diversité des dons apportés au Dusenbach&amp;amp;nbsp;: épées, cuirasse, arquebuses, bijoux, vêtements, voiles, ceintures, chapelets, couronnes, objets, linges et vêtements liturgiques (AHR E 2722). Certains de ces dons étaient accrochés devant la statue de la Vierge. À la fin du XV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle et au début du XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt;, l’église du pèlerinage de Dusenbach a pu être agrandie et embellie grâce à cette manne. En 1526, la balance comptable du pèlerinage enregistre un excédent de 500 florins. Il en allait de même pour d’autres lieux. D’après une source de 1418, le pèlerinage de Biesheim rapportait en moyenne 200 florins par an. Dans les années 1230, la naissance d’un pèlerinage à saint Nicolas dans une chapelle d’Ebersmunster dédiée à ce saint a permis d’éponger les dettes de l’abbaye qui se montaient à plus de 250 marcs d’argent.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Le pèlerin ramenait souvent de son pèlerinage une image ou un insigne, petit objet métallique, sur lequel le saint était représenté. Pour l’Alsace, des insignes du pèlerinage du Mont Sainte-Odile, de Niedermünster, des Trois-Épis et de Thann sont conservés. On a retrouvé des insignes de saint Thiébaud de Thann en Allemagne du Nord jusqu’au Danemark, preuve de la dimension internationale de ce pèlerinage. À la fin du Moyen Âge, ces insignes sont produits en masse. En 1428, 6 000 insignes à l’intention des pèlerins de l’Image triste – une représentation du Christ des douleurs – que l’on pouvait vénérer à la cathédrale de Strasbourg, sont fondus et distribués par l’Œuvre Notre-Dame. En 1466, pour la fête de la consécration des anges (&amp;#039;&amp;#039;Engelweihefest&amp;#039;&amp;#039;) d’Einsiedeln, 130 000 insignes ont été vendus aux pèlerins. Les insignes sont pour les gens du Moyen Âge bien plus que des objets de publicité ou de simples souvenirs de voyage&amp;amp;nbsp;: de par leur provenance d’un lieu sacré, ils sont devenus des reliques par contact dont la vertu salutaire agit durablement, indépendamment du lieu où l’on se trouve. On avait également coutume de mettre les insignes de divers pèlerinages sur les cloches. On croyait alors que lorsque les cloches se mettaient à sonner, elles distribuaient sur les contrées environnantes les grâces que l’on pouvait recueillir dans les divers lieux de pèlerinage. C’est ainsi que l’on a trouvé sur les cloches de deux villages de la Hesse l’insigne du pèlerinage de Niedermünster, au pied du Mont Sainte-Odile.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
== &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Nombre et évolution des pèlerinages au Moyen Age&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Les pèlerinages lointains&amp;lt;/span&amp;gt; ===&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Jérusalem est le premier et le plus important lieu de pèlerinage de la chrétienté. C’est là que se trouvent le tombeau du Christ et tous les lieux de son martyre. La découverte, en 326, de la Vraie Croix par Hélène, mère de l’empereur Constantin le Grand, attire de nombreux pèlerins. Jérusalem devient alors la véritable capitale religieuse de l’Empire romain et se dote de nombreuses églises, entre autres de la basilique du Saint-Sépulcre. Divers récits de pèlerinage à Jérusalem nous sont parvenus. Celui réalisé en 1460 par un noble de la région de Bâle, Hans Bernhard von Eptingen, évoque les problèmes matériels liés à une telle entreprise, le port d’embarquement de Venise, les escales à Chania en Crête et à Rhodes. Il décrit aussi l’inlassable quête des indulgences qui lui vaudra 24 fois 7 ans et 40 jours (presque 169 ans) de remise de peine au purgatoire. Il relate qu’après la messe dans l’église du Saint Sépulcre, les Franciscains distribuaient de nombreuses reliques aux pèlerins. Un autre temps fort du pèlerinage de ce noble est le fait d’avoir été armé chevalier dans l’église du Saint Sépulcre, cérémonie très recherchée. À l’occasion, les pèlerins rapportaient de Terre sainte des reliques qui donnaient lieu à un nouveau pèlerinage. C’est ainsi que Claus von Saarburg a offert en 1449 à la chapelle du Bruderbach près de Westhoffen nouvellement fondée les reliques qu’il avait rapportées de Jérusalem et Constantinople (ABR H 548).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Rome a été très tôt visitée par de nombreux fidèles qui se mettaient en route pour visiter les tombeaux de saint Pierre et de saint Paul et ramener des reliques de la ville sainte. Depuis le IX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle au plus tard, le nom de Rome évoque aussi le pardon, la remise de peine. Des pèlerinages pénitentiels à Rome étaient imposés à des pécheurs en réparation de leur crime. Rome va attirer d’autant plus de pèlerins à la fin du Moyen Âge qu’à partir de 1300, une indulgence plénière est accordée à ceux qui, pendant 15 jours de suite, visiteraient les basiliques de Saint-Pierre du Vatican et de Saint-Paul hors les murs. C’est sous la pression de la foule, qui s’était massée à Rome dans l’attente d’indulgences, que Boniface VIII cède et décrète l’indulgence plénière de 1300. Pour éviter que les gens ne bénéficient de deux indulgences plénières dans leur vie, le délai est fixé à 100 ans. Mais cette formule a du succès. Dès 1350, le pape décrète une autre année sainte, qui attire beaucoup de monde malgré la peste. L’intervalle séparant deux années saintes est réduit à 33 ans en 1389, puis à 25 ans en 1468.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;La découverte au IX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle du présumé tombeau de saint Jacques le Majeur à Compostelle déclencha une vénération de l’apôtre Jacques à travers toute l’Europe. Très vite, Compostelle devient l’une des trois principales destinations de pèlerinage chrétien et son attrait dépasse même, durant un certain temps, celui des villes saintes de Rome et de Jérusalem. L’essor du pèlerinage à Saint-Jacques-de-Compostelle a entraîné l’introduction de figures de saint Jacques dans l’iconographie chrétienne. Depuis le XIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, il apparaît dans la tenue typique du pèlerin avec gourde, sacoche, bourdon et chapeau. La représentation de saint Jacques en pèlerin est d’autant plus intéressante qu’au départ saint Jacques lui-même n’a jamais été pèlerin. Il s’est donc produit une confusion entre le rôle que lui ont assigné les chrétiens du XII&amp;lt;sup&amp;gt;e &amp;lt;/sup&amp;gt;/ XIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle et sa biographie. La statue de saint Jacques de Kaysersberg (qui initialement couronnait deux pèlerins) porte sur son chapeau la célèbre coquille, insigne que toute personne ayant accompli ce rite portait à son couvre-chef. Celle de Gueberschwihr couronne un pèlerin (à l’origine deux) et porte la coquille sur son manteau. Lors de fouilles opérées en Alsace, des coquilles Saint-Jacques ont été retrouvées dans des sépultures, preuve que le défunt avait fait le pèlerinage en Galice.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
=== &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Les pèlerinages de proximité&amp;lt;/span&amp;gt; ===&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Mais de telles démarches qui supposaient une absence de plusieurs mois, voire de plusieurs années, n’étaient pas à la portée de tout le monde. Un paysan ou un artisan ne pouvait se permettre d’abandonner ses champs ou son atelier. À partir du XIV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, les pèlerinages de proximité accessibles au plus grand nombre se multiplient. En effet, après 1300, une foule de pèlerinages locaux apparaissent dans notre région et ailleurs. Pour l’ancien diocèse de Strasbourg, qui, au Moyen Âge, s’étend jusqu’à la crête de la Forêt Noire, Francis Rapp a repéré six pèlerinages au tombeau d’un saint avant 1300 et 34 nouveaux pèlerinages après cette date, dont 18 sont dédiés à la Vierge. Pour la partie alsacienne de l’ancien diocèse de Bâle comprenant &amp;#039;&amp;#039;grosso modo&amp;#039;&amp;#039; la Haute Alsace, l’évolution est similaire&amp;amp;nbsp;: avant 1300, quatre pèlerinages au tombeau ou à la relique d’un saint sont connus. Après 1300, 27 nouveaux pèlerinages apparaissent, dont 15 sont dédiés à la Vierge. Cette évolution est classique. La prépondérance de la Vierge pour les lieux de pèlerinage qui apparaissent après 1300 s’explique par le fait qu’elle se trouve au sommet de la hiérarchie céleste, au-dessus de la cohorte des saints. Elle est le recours universel, alors que les saints ont chacun des compétences limitées. Ces petits pèlerinages que Raymond Oursel appelle les «&amp;amp;nbsp;pèlerinages à bon compte&amp;amp;nbsp;» jouent un rôle important dans la vie religieuse de l’homme médiéval à cause de leur proximité. Pour la plupart d’entre eux, leur naissance n’est pas documentée par des sources d’archives, mais relatée par des histoires merveilleuses. Dans la partie alsacienne de l’ancien diocèse de Bâle, l’origine du pèlerinage n’est connue que dans deux cas&amp;amp;nbsp;: en 1466, la statue de la Vierge, transférée de Sigolsheim à Kienzheim à la suite de l’incendie de l’église de Sigolsheim, se met à pleurer. Immédiatement, les pèlerins affluent. En 1491, la Vierge apparaît à un forgeron d’Orbey se rendant au marché à Ammerschwihr. C’est le début du pèlerinage des Trois-Épis.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
== &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Conclusion&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Mais à la fin du Moyen Âge, les autorités religieuses sont de plus en plus sceptiques à l’égard des miracles et des nouveaux pèlerinages qui apparaissent en grand nombre. Dans les statuts synodaux de 1503, l’évêque de Bâle, Christoph von Uttenheim, défend aux prêtres de publier en chaire des miracles dont il n’aurait vérifié l’authenticité lui-même. En 1509, Uttenheim ordonne aussi aux prêtres de son diocèse de lui signaler tout concours de peuple dans un nouveau lieu de culte. Désormais, ces rassemblements sont suspects. Geiler de Kaysersberg, le célèbre prédicateur de la cathédrale, est également très critique à l’égard de la croyance aux miracles, qui est l’essence même du pèlerinage. À la fin du Moyen Âge, sous l’influence de la &amp;#039;&amp;#039;Devotio moderna&amp;#039;&amp;#039;, le pèlerinage peut être réalisé sans quitter sa chambre, les milles du voyage étant remplacés par des prières. On pouvait pèleriner vers le Mont Sainte-Odile «&amp;amp;nbsp;avec la bouche&amp;amp;nbsp;», en priant 2 000 &amp;#039;&amp;#039;Pater Noster&amp;#039;&amp;#039; et autant d’&amp;#039;&amp;#039;Ave Maria&amp;#039;&amp;#039;. Cette évolution montre qu’un fossé s’est creusé entre le clergé et les croyants en ce qui concerne les miracles et les pèlerinages. Malgré cela, ces derniers continueront d’exister à l’époque moderne.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: right;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Élisabeth Clementz&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Les pèlerinages ruraux à l’époque moderne&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Bien intégrés dans les pratiques du christianisme depuis le Moyen Âge, les pèlerinages n’ont rien perdu de leur prestige à l’époque moderne, car ils restent avec les confréries, en Alsace comme ailleurs, l’une des manifestations privilégiées de la piété baroque et l’une des expressions favorites de la dévotion populaire entre la fin du XVII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; et la fin du XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle. Contribuent à leur essor la quête des indulgences, le culte des reliques et la recherche du merveilleux à travers l’espoir que suscitent les miracles. Ni la Réforme protestante, ni la Révolution française n’ont réussi à les éradiquer. Dans les limites de l’ancien diocèse de Strasbourg, Louis Châtellier en dénombre plus de 300 entre 1750 et 1950&amp;amp;nbsp;: témoignage d’une remarquable permanence dans l’Histoire au même titre que ce placard bilingue, daté du 11 floréal an IV et émanant de l’administration départementale, qui enjoint aux autorités municipales, d’autoriser à nouveau le pèlerinage à Mariastein&amp;amp;nbsp;: permanence ou résurgence d’un phénomène multiséculaire ?&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
== &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Typologie des lieux de pèlerinage&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Les historiens ont cherché à établir un classement des lieux de pèlerinage tantôt en fonction de leur ancienneté – mais la date de création ne nous est pas toujours connue –, tantôt en raison du succès qu’ils ont remporté au fil des siècles (nombre de confessions ou de communions administrées si elles sont dûment consignées), tantôt selon la notoriété du saint auquel ils sont dédiés. Aucune classification n’étant idéale, la typologie la plus simple repose sur le nombre d’heures ou de journées de marche parcourues pour y accéder&amp;amp;nbsp;:&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Les pèlerinages lointains accueillent les «&amp;amp;nbsp;marcheurs de Dieu&amp;amp;nbsp;» (A. Sigal, Paris, 1974) venus de l’Europe rhénane et méridionale (le tombeau de saint Pierre à Rome ou le sanctuaire de Saint-Jacques de Compostelle)&amp;amp;nbsp;; n’étant accessibles qu’au bout de plusieurs journées de marche, ils sont réservés à la partie de la population à la fois la plus favorisée économiquement, donc capable d’assumer les frais occasionnés par son entretien et son hébergement, et la plus cultivée&amp;amp;nbsp;: c’est en effet à cette élite que s’adressent les guides spirituels inspirés par celui du diocèse de Strasbourg (1495).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Les pèlerinages régionaux de proximité, y compris ceux qui sont situés au-delà de la frontière (Einsiedeln, Mariastein), se trouvent à une ou plusieurs journées de marche et connaissent un grand rayonnement&amp;amp;nbsp;; l’avènement du chemin-de-fer les rendra encore plus accessibles. Parmi eux se détachent en Basse-Alsace ceux de Marienthal, à la lisière de la Forêt Sainte, d’Oberhaslach sur le piémont des Vosges, du Mont Sainte-Odile et, en Haute-Alsace, de Thierenbach et des Trois-Épis.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Les pèlerinages locaux, à une ou plusieurs heures de marche et à fort succès dans la mesure où ils répondent aux besoins du quotidien, s’appuient sur un semis dense de chapelles parfois isolées en pleine campagne ou en forêt. Ils connaissent un remarquable essor aux XV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; et XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècles sans que les troubles consécutifs à la Réforme et aux guerres du XVII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle n’y mettent un terme et en attendant l’extraordinaire résurgence de la Contre-Réforme.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
== &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;L’évolution de la notion de pèlerinage&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Les pèlerinages n’étant pas à l’abri des superstitions, on comprend la distance prise par les autorités ecclésiastiques qui cherchent à en réduire le nombre tout en spiritualisant les pratiques et en rationalisant un tant soit peu l’expression religieuse. Les agendas diocésains et les statuts synodaux témoignent d’une constante vigilance à leur égard&amp;amp;nbsp;: si on ne leur reproche pas leur filiation avec d’anciens cultes païens construits autour des eaux et des pierres (un rocher, un arbre ou une source), il arrive que l’on conteste l’authenticité de la tombe de tel saint, voire celle de tel miracle pour un autre. Se pose par ailleurs le problème des offrandes très païennes destinées au saint qu’on vient solliciter en vertu du principe romain du «&amp;amp;nbsp;&amp;#039;&amp;#039;do ut des&amp;#039;&amp;#039;&amp;amp;nbsp;» relevant d’un contrat tacite donnant-donnant entre le pèlerin et le saint protecteur, l’offrande se voulant être la contrepartie de la protection accordée. Aux offrandes en nature ou en numéraire s’ajoutent des objets en cire, qui renvoient tantôt à l’identité du pèlerinage lui-même (les trois épis de la Vierge ou les yeux de sainte Odile), tantôt à la forme du membre guéri, ce qui n’est pas sans rappeler les &amp;#039;&amp;#039;ex voto&amp;#039;&amp;#039; gratulatoires. S’ils n’obtiennent pas l’aval de l’Église officielle, ces pèlerinages, loin de disparaître, auront tendance à revêtir une «&amp;amp;nbsp;forme anti-ecclésiale&amp;amp;nbsp;» (Albert Dupront), de façon à assouvir l’exigence de sacré et la quête du mystique, moyennant parfois de curieux compromis ou accommodements entre culture savante et traditions populaires au sein d’une religiosité qui n’a rien de monolithique.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Force est de constater d’ailleurs que les protestants n’échappent pas à l’immense besoin de miraculeux véhiculé par les pèlerinages (G. Gromer, p. 245-252 et 272&amp;amp;nbsp;; L. Châtellier, p. 199-201) et cela de plusieurs façons&amp;amp;nbsp;:&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Certains d’entre eux se situent en territoire luthérien (Notre-Dame du Chêne à Goersdorf et à Plobsheim, Saint-Léger à Reinhardsmunster) ou, au mieux, ne sont accessibles qu’en traversant ce dernier&amp;amp;nbsp;: c’est ainsi que les pèlerins catholiques du vignoble doivent passer par Heiligenstein pour se rendre au Mont Sainte-Odile, ce qui provoque la protestation du Magistrat de Strasbourg le 12 mai 1666&amp;amp;nbsp;; à la même époque, les habitants de la Wantzenau et de Reichstett n’ont pas d’autre choix pour se rendre à Marienthal que de traverser les villages protestants.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Bien plus, des luthériens figurent parmi les miraculés (guérisons dans la chapelle Saint-Quirin et Saint-Wendelin près de Dingsheim en 1764&amp;amp;nbsp;; jusqu’à 10 % de non-catholiques guéris à Marienthal à la fin du XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle) et le saint guérisseur, dont l’irascibilité s’avère être aussi redoutable que son pouvoir, se montre intraitable à l’égard de ceux qui osent contester le miracle&amp;amp;nbsp;: une récidive du mal les guette.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Enfin certains de ces «&amp;amp;nbsp;hérétiques&amp;amp;nbsp;» finissent par être touchés par la grâce du pèlerinage au point de se convertir (Trois-Épis, XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; et XVII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècles). Mais gare aux relaps et à tous ceux qui ne respectent pas leurs engagements !&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Les petits pèlerinages restent en général fidèles à leur vocation première lorsque science et médecine sont arrivés à la limite de leurs compétences&amp;amp;nbsp;: à savoir guérir les corps et répondre aux difficultés de l’existence terrestre moyennant parfois une association entre, d’une part, l’étymologie supposée du nom du saint, tel épisode de sa vie terrestre ou les circonstances de sa mort, et, d’autre part, la spécialité thérapeutique qui lui est attribuée. Certains rapprochements sont certes sujets à caution&amp;amp;nbsp;: Wolfgang protégerait contre les loups (Weyersheim)&amp;amp;nbsp;; Augustin est invoqué à Crastatt contre les maladies des yeux&amp;amp;nbsp;; le culte de Valentin renverrait à l’épilepsie (&amp;#039;&amp;#039;fallende Krankheit&amp;#039;&amp;#039;) et Sébastien (Dambach, Burnhaupt-le-Haut, Pfastatt) est l’intercesseur antipesteux par excellence, à l’instar de Roch en pays roman, les flèches de la peste rappelant, par leur soudaineté et leur impact, les terribles épidémies de peste jusqu’au XVII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle… On se rendra à Hohengoeft pour trouver un conjoint, à Wiwersheim ou Niederhaslach (saint Florent, protecteur du cheptel) pour implorer la fin d’une épizootie, à Avenheim où saint Ulrich guérit les cas de consomption, à Haegen où saint Quirin est invoqué contre les paralysies, les scrofules et les rhumatismes. Une place à part revient aux pèlerinages spécialisés dans la guérison des maladies d’enfants. Les saints thaumaturges ou apotropéens, en principe au nombre de 14 – en réalité bien plus nombreux en tant que saints guérisseurs, car nécessité fait loi –, apparaissent d’abord comme les indispensables avocats auprès du Christ ou de la Vierge dont on connaît les qualités d’omnipraticienne et l’efficace pouvoir intercesseur&amp;amp;nbsp;: après Marienthal, Dusenbach, les Trois‑Épis dès 1491 – &amp;#039;&amp;#039;Notre-Dame&amp;#039;&amp;#039;, «&amp;amp;nbsp;&amp;#039;&amp;#039;Unsere liebe Frau&amp;#039;&amp;#039;&amp;amp;nbsp;» – et, en 1590, le Bischenberg, pèlerinage marqué d’une connotation doloriste, «&amp;amp;nbsp;&amp;#039;&amp;#039;Unsere liebe frau von Mitleyden&amp;#039;&amp;#039;&amp;amp;nbsp;», puis Monswiller (D. Fischer, J. Friedel). Seuls les pèlerinages de la Sainte-Croix peuvent prétendre à un tel succès (J. Levy).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;À mesure que l’on remonte dans la hiérarchie des lieux, on passe progressivement, au XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, à la suite des efforts d’épuration entrepris par l’Église, du pèlerinage-recours ou «&amp;amp;nbsp;pèlerinage-panique&amp;amp;nbsp;» (Albert Dupront) au pèlerinage-conversion dont la préoccupation n’est plus la recherche immédiate d’une guérison miraculeuse du corps, mais, via les indulgences, l’assurance de l’allègement des peines temporelles dans l’au-delà par le dépouillement des biens matériels, la libération du péché, l’expiation dans la perspective de la crainte de l’enfer, ce qui fait du pèlerinage un remède efficace contre la damnation suprême. Quant aux sanctuaires à répit, ils mettent l’accent sur l’importance du baptême en tant que passeport pour l’au-delà.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;La culture savante rejoint la sensibilité populaire tout en cherchant à canaliser cette dernière. L’étape suivante, s’inscrivant dans le passage du pèlerinage-conversion au pèlerinage-mission doit beaucoup à l’activité des Jésuites, principaux artisans de la Contre-Réforme, tant dans la région de Molsheim (Altbronn) que dans celle de Haguenau (Marienthal). Certes, ce n’est pas une innovation (les Guillemites ayant précédé les Jésuites à Haguenau, les Récollets franciscains de Bischoffsheim, les Prémontrés du Mont Sainte-Odile, les Bénédictins de Thierenbach), mais l’esprit de reconquête donne à ce zèle pastoral une nouvelle dimension.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
== &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Rituel spectaculaire ou dévotion individuelle ?&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;En se fondant sur un certain nombre de descriptions, les historiens ont voulu faire de cette dévotion itinérante un phénomène massif et festif, ce qui ne suffit pas à conclure au pèlerinage-évasion. Derrière les bannières (&amp;#039;&amp;#039;Ablassfähnlein&amp;#039;&amp;#039;) et au son des cantiques, on voit certes des communautés entières gravir les pentes du Mont Sainte-Odile, mues par un puissant sentiment de solidarité, celui-là même qui reliait traditionnellement entre eux les membres des confréries. Mais cela se produit occasionnellement aux temps forts de la liturgie&amp;amp;nbsp;: entre autres, aux fêtes mariales, à Pâques ou à la Pentecôte. Par ailleurs, les routes de l’Occident chrétien sont jalonnées non seulement de chapelles et d’oratoires, mais également d’hospices, de relais, d’auberges et de lieux de foire&amp;amp;nbsp;: en tant que fait social, le pèlerinage, loin d’être une abstraction, mettra donc le pèlerin en contact avec le marchand, le brigand de grand chemin, le miséreux désireux de se faire un peu de monnaie, voire le faux pèlerin et le moine en rupture de règle. La dimension proprement religieuse du pèlerinage s’en trouve considérablement élargie.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Après la mise en scène, l’introspection&amp;amp;nbsp;: c’est après avoir pénétré dans l’espace sacré que le pèlerin se laisse envahir par une piété individuelle en se prêtant à un rituel codifié fait de prières, de supplications et de sacrements et établissant une relation personnelle, voire un lien affectif, entre la divinité et le croyant. Les livrets de pèlerinage en portent témoignage.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
== &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Conclusion&amp;amp;nbsp;: une précieuse source d’informations pour l’historien&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Au-delà d’une histoire des sensibilités religieuses, esquissée dans les années 1970-1980 pour s’en tenir au seul espace français, par d’éminents spécialistes qui nous ont apporté leur analyse et leur interprétation, tels que Robert Mandrou, Albert Dupront, Bernard Plongeron, Yves-Marie Hilaire, Michel Vovelle ou Jean Delumeau, l’analyse des pèlerinages apporte un éclairage précieux non seulement sur les mentalités populaires, mais également, à l’instar des &amp;#039;&amp;#039;ex-voto&amp;#039;&amp;#039; qui en constituent souvent le complément, sur les gestes de la vie quotidienne. Les livres des miracles (Thann, Trois-Épis, Kientzheim) méritent une étude en creux dans la mesure où, derrière la maladie ou l’accident, se profilent les usages et les activités de la population&amp;amp;nbsp;: lenteur des déplacements à pied et risques d’égarement, travaux en forêt ou dans la vigne, mauvaises prévisions de moisson en raison de la nielle, activités de l’artisanat domestique générateur d’accidents… Tel est le cas de celui des Trois-Épis, conservé au couvent des Rédemptoristes du pèlerinage et qui couvre une période allant de la fin du XV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; au XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle. S’il est présomptueux de vouloir établir une quelconque nosologie propre à une médecine savante et classificatrice, compte tenu de l’incertitude qui entoure l’identification de la maladie elle-même (&amp;#039;&amp;#039;lange, schwere Krankheit&amp;#039;&amp;#039;), on cerne cependant son contexte (fragilité de l’existence, aléas d’une grossesse, exposition des enfants aux dangers de la première enfance, etc.), ce qui justifie le recours permanent et sécuritaire au saint intercesseur capable de guérir, voire de rendre la vie.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: right;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Jean-Michel Boehler&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Bibliographie&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Bibliographie générale&amp;lt;/span&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;DE BUSSIERE (Marie-Théodore), &amp;#039;&amp;#039;Cultes et pèlerinages de la Très Sainte Vierge en Alsace&amp;#039;&amp;#039;, Paris, 1862.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;LEVY (Joseph), &amp;#039;&amp;#039;Die Heilig-Kreuz-Wallfahrten im Elsass&amp;#039;&amp;#039;, Colmar, 1921.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;LEVY (Joseph), &amp;#039;&amp;#039;Die Wallfahrten der Heiligen im Elsass&amp;#039;&amp;#039;, Sélestat, 1926.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;LEVY (Joseph), &amp;#039;&amp;#039;Die Wallfahrten der Mutter Gottes im Elsass&amp;#039;&amp;#039;, Colmar, 1929.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;LEVY (Joseph), &amp;#039;&amp;#039;Die Verehrung der vierzehn Nothelfer in der Diözese Strassburg&amp;#039;&amp;#039;, Colmar, 1929.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;PFLEGER (Luzian), «&amp;amp;nbsp;Sühnewallfahrten und öffentliche Kirchenbusse im Elsass im späten Mittelalter und in der Neuzeit&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;AEKG&amp;#039;&amp;#039;, 8, 1933, p. 127-162.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;HAU (Johannes), «&amp;amp;nbsp;Elsässische Pilger am Trierer Apostelgrab im 12. und 13.-14. Jahrhundert&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;AEKG,&amp;#039;&amp;#039; 11, 1936, p. 119-136.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;BARTH (Médard), &amp;#039;&amp;#039;Die heilige Odilia, Schutzherrin des Elsass. Ihr Kult in Volk und Kirche&amp;#039;&amp;#039;, Strasbourg, 1938.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;BRAUNER (Joseph) et OHRESSER (Xavier), «&amp;amp;nbsp;Der Kult des heiligen Ludanus im Elsass&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;AEA&amp;#039;&amp;#039;, 2, 1947-1948, p. 13-61.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;BARTH (Médard), «&amp;amp;nbsp;Elsässer Pilger an den berühmten Wallfahrtsorten des Mittelalters&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Freiburger Diözesan Archiv&amp;#039;&amp;#039;, 80, 1960, p. 167-189.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;OURSEL (Raymond), &amp;#039;&amp;#039;Les pèlerins du Moyen Âge&amp;amp;nbsp;: les hommes, les chemins, les sanctuaires&amp;#039;&amp;#039;, Paris, 1963.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;RAPP (Francis), «&amp;amp;nbsp;Les pèlerinages en Occident à la fin du Moyen Âge&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Les pèlerinages&amp;amp;nbsp;: de l’Antiquité biblique et classique à l’Occident médiéval&amp;#039;&amp;#039;, Paris, 1973, p. 117-160.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;DUPRONT (Albert), «&amp;amp;nbsp;Anthropologie du sacré et cultes populaires. Histoire et vie des pèlerinages en Europe occidentale&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Miscellanea Historiae Ecclesiasticae&amp;#039;&amp;#039;, Louvain, 1974, p. 235-258.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;RAPP (Francis), «&amp;amp;nbsp;Christianisme et vie quotidienne dans les pays germaniques au XV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; s. L’empreinte du sacré sur le temps&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Histoire vécue du peuple chrétien&amp;#039;&amp;#039;, 1, 1979, p. 335-364.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;CHÂTELLIER (Louis),&amp;#039;&amp;#039;Tradition chrétienne et renouveau catholique dans l’ancien diocèse de Strasbourg (1650-1770)&amp;#039;&amp;#039;, Strasbourg-Paris, 1981, p. 192-205.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;RAPP (Francis), «&amp;amp;nbsp;Pèlerinages et livres de piété en Alsace du XIV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; au XX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle&amp;amp;nbsp;», HILAIRE (Yves-Marie), dir., &amp;#039;&amp;#039;La religion populaire. Aspects du christianisme populaire à travers l’histoire&amp;#039;&amp;#039;,&amp;#039;&amp;#039;Lille, 1981, p. 111-132.&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;RAPP (Francis), «&amp;amp;nbsp;Mutations et difficultés du pèlerinage à la fin du Moyen Âge&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Les chemins de Dieu&amp;#039;&amp;#039;, 1982, p. 209-235.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;CHÂTELLIER (Louis), «&amp;amp;nbsp;Le miracle baroque&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Histoire des miracles, 6&amp;lt;sup&amp;gt;ème&amp;lt;/sup&amp;gt; rencontre d’histoire religieuse, abbaye de Fontevraud, octobre 1982, Actes&amp;#039;&amp;#039;, Angers, 1983, p. 85-93.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;CHÂTELLIER (Louis) et SCHON (Annick), «&amp;amp;nbsp;Essai de cartographie des pèlerinages alsaciens&amp;amp;nbsp;», «&amp;amp;nbsp;L’espace et le sacré&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Annales de Bretagne et des pays de l’Ouest&amp;#039;&amp;#039;, 90, 1983, p. 198-203.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;CHÂTELLIER (Louis), OTTMANN (Colette), RAPHAEL (Freddy) et alii, in PLONGERON (Bernard) et LEROU (Paule), dir., &amp;#039;&amp;#039;La piété populaire en France. Répertoire bibliographique&amp;#039;&amp;#039;, Paris, 1984, 2, p. 65-165 (Lorraine-Alsace).&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;HERBERICH-MARX (Geneviève) et RAPHAEL (Freddy), Notices «&amp;amp;nbsp;Pèlerinages&amp;amp;nbsp;» et «&amp;amp;nbsp;Religion populaire&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Encyclopédie d’Alsace&amp;#039;&amp;#039;, t. X, 1985, p. 2910-2925 et 6320-6325.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;RAPP (Francis), «&amp;amp;nbsp;Les jacquets du Moyen Âge&amp;amp;nbsp;», DUPRONT (Alphonse), éd., &amp;#039;&amp;#039;La quête du sacré. &amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;Saint-Jacques-de-Compostelle&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;, Turnhout, 1985, p. 79-95.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;KÖSTER (Kurt), «&amp;amp;nbsp;Pilgerzeichen und figürlicher Schmuck auf mittelalterlichen Glocken&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Glocken in Geschichte und Gegenwart&amp;#039;&amp;#039;, t. I, 1986, p. 67-68.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;CHRIST (Dorothea), &amp;#039;&amp;#039;Das Familienbuch der Herren von Eptingen &amp;#039;&amp;#039;(Quellen und Forschungen zur Geschichte und Landeskunde des Kantons Basel-Landschaft, 41), Liestal, 1992.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;RAPP (Francis), «&amp;amp;nbsp;Zwischen Spätmittelalter und Neuzeit&amp;amp;nbsp;: Wallfahrten der ländlichen Bevölkerung im Elsaß&amp;amp;nbsp;», SCHREINER (Klaus), éd., &amp;#039;&amp;#039;Laienfrömmigkeit im späten Mittelalter&amp;#039;&amp;#039;, 1992, p. 127-136.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;RAPP (Francis), «&amp;amp;nbsp;Neue Formen der Spiritualität im Spätmittelalter&amp;amp;nbsp;», HERBERS (Klaus) et PLÖTZ (Robert), éd., &amp;#039;&amp;#039;Spiritualität des Pilgern &amp;#039;&amp;#039;(Jakobus-Studien 5), Tübingen, 1993, p. 39-58.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;BOEHLER (Jean-Michel), &amp;#039;&amp;#039;Paysannerie &amp;#039;&amp;#039;(1993), t. II, p. 1928-1932 et t. III, p. 2216-2220.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;BRUNA (Denis), &amp;#039;&amp;#039;Enseignes de pèlerinage et enseignes profanes&amp;#039;&amp;#039;, Paris, 1996.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;RAPP (Francis), «&amp;amp;nbsp;De la religion populaire à l’action pastorale&amp;amp;nbsp;: les pèlerinages alsaciens du XV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; au XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; s.&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Homo religiosus. Mélanges Jean Delumeau&amp;#039;&amp;#039;, Paris, 1997, p. 66-72.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;RAPP (Francis), «&amp;amp;nbsp;Le pèlerinage et la spiritualité à la fin du Moyen Âge&amp;amp;nbsp;», KLOCZOWSKI (Jerzy) et alii, éd., &amp;#039;&amp;#039;La chrétienté en Europe du Centre-Est&amp;#039;&amp;#039;, 2. Le Bas Moyen Âge, Lublin, 1999, p. 90-97.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;RAPP (Francis), «&amp;amp;nbsp;La spiritualité du pèlerinage à la fin du Moyen Âge&amp;amp;nbsp;», RACINE (Pierre), éd., &amp;#039;&amp;#039;Piacenza ed i pellegrinaggi lungo la Via Francigena&amp;#039;&amp;#039;, Piacenza, 1999, p. 33-43.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;HERBERS (Klaus), &amp;#039;&amp;#039;«Wol auf sant Jacobs straßen», Pilgerfahrten und Zeugnisse des Jakobuskults in Süddeutschland&amp;#039;&amp;#039;, Ostfildern, 2002.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;RAPP (Francis), «&amp;amp;nbsp;Les pèlerinages mariaux en Alsace à la fin du Moyen Âge&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Religion et mentalités au Moyen Âge. Mélanges Hervé Martin&amp;#039;&amp;#039;, Rennes, 2003, p. 387-394.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;RAPP (Francis), «&amp;amp;nbsp;Les humanistes et les réformateurs face au pèlerinage au XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; s.&amp;amp;nbsp;», RUCQUOI (Adeline), éd., &amp;#039;&amp;#039;Saint Jacques et la France&amp;#039;&amp;#039;, Paris, 2003, p. 505-518.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;FISCHER (Marie-Thérèse), &amp;#039;&amp;#039;Pèlerinages et piété populaire en Alsace&amp;#039;&amp;#039;, Strasbourg, 2003.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;RAPP (Francis), «&amp;amp;nbsp;Les pèlerinages mariaux en Haute-Alsace&amp;amp;nbsp;», REBETEZ (Jean-Claude), éd., &amp;#039;&amp;#039;Pro Deo&amp;#039;&amp;#039;, Delémont, 2006, p. 130-132.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;MODESTIN (Georg), &amp;#039;&amp;#039;Quellen zur Geschichte der Waldenser von Strassburg 1400-1401 &amp;#039;&amp;#039;(MGH, Quellen zur Geistesgeschichte des Mittelalters 22), Hannover, 2007.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;KÜHNE (Hartmut) et alii, &amp;#039;&amp;#039;Das Zeichen am Hut im Mittelalter. Europäische Reisemarkierungen. Symposion in memoriam Kurt KÖSTER&amp;#039;&amp;#039; (Europäische Wallfahrtsstudien 4), Berlin, 2008.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;SCHMID (Wolfgang), «&amp;amp;nbsp;Karl IV. und die heilige Odilia. Heiligenverehrung und Politik am Oberrhein und in Böhmen&amp;amp;nbsp;», HERBERS (Klaus) et RÜCKERT (Peter), éd., &amp;#039;&amp;#039;Pilgerheilige und ihre Memoria &amp;#039;&amp;#039;(Jakobus-Studien 19), Tübingen, 2012, p. 35-63.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;METZ (Bernhard), «&amp;amp;nbsp;Burgkapellen als Wallfahrtsorte nach elsässischen Beispielen&amp;amp;nbsp;», HERBERS (Klaus) et RÜCKERT (Peter), éd., &amp;#039;&amp;#039;Pilgerheilige und ihre Memoria &amp;#039;&amp;#039;(Jakobus-Studien 19), Tübingen, 2012, p. 91-108.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;CLEMENTZ (Élisabeth), «&amp;amp;nbsp;Die Nahwallfahrten in der ehemaligen Diözese Basel am Ende des Mittelalters&amp;amp;nbsp;», HERBERS (Klaus) et RÜCKERT (Peter), éd., &amp;#039;&amp;#039;Pilgerheilige und ihre Memoria &amp;#039;&amp;#039;(Jakobus-Studien 19), Tübingen, 2012, p. 109-127.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;HONEMAN (Volker), «&amp;amp;nbsp;Geiler von Kaysersberg und das Pilgern&amp;amp;nbsp;», HERBERS (Klaus) et RÜCKERT (Peter), éd., &amp;#039;&amp;#039;Pilgerheilige und ihre Memoria &amp;#039;&amp;#039;(Jakobus-Studien 19), Tübingen, 2012, p. 165-203.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;BECK (Erich), «&amp;amp;nbsp;Wahrnehmung und Funktion römischer Überreste im mittelalterlichen Elsass&amp;amp;nbsp;», BUCHHOLZER-REMY (Laurence) et alii, &amp;#039;&amp;#039;Neue Forschungen zur elsässischen Geschichte im Mittelalter &amp;#039;&amp;#039;(Forschungen zur oberrheinischen Landesgeschichte 56), Freiburg, 2012, p. 25-51.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;BRUMME (Carina), «&amp;amp;nbsp;Pilgerzeichen als Indikatoren des spätmittelalterlichen Wallfahrtswesens in Mitteldeutschland&amp;amp;nbsp;», BÜNZ (Enno) und KÜHNE (Hartmut), &amp;#039;&amp;#039;Alltag und Frömmigkeit am Vorabend der Reformation in Mitteldeutschland&amp;#039;&amp;#039;, Leipzig, 2015, p. 491-512.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;CLEMENTZ (Élisabeth), «&amp;amp;nbsp;Le culte de saint Nicolas en Alsace&amp;amp;nbsp;», VINCENT (Catherine) et GUYON (Catherine), (dir.), &amp;#039;&amp;#039;De l’Orient à l’Occident&amp;amp;nbsp;: le culte de saint Nicolas en Europe (X&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt;–XXI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècles)&amp;#039;&amp;#039;, Paris, 2015, p. 347-368.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;JULIA (Dominique), &amp;#039;&amp;#039;Le voyage aux saints&amp;amp;nbsp;: les pèlerinages dans l’Occident moderne XV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt;-XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; s.&amp;#039;&amp;#039;, Paris, 2016.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;Monographies&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;BUCHINGER (Bernardin), &amp;#039;&amp;#039;Miracul Buch … zu Kienssheim&amp;#039;&amp;#039;, Porrentruy, 1662.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;ACKERMANN, &amp;#039;&amp;#039;Die frommen Wallfahrten nach Drei Aehren&amp;#039;&amp;#039;, Strasbourg, 1858.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;FISCHER (Dagobert), «&amp;amp;nbsp;Notice historique sur Monswiller (le village et le pèlerinage)&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;RA&amp;#039;&amp;#039;, 1874, p. 326-345 et 466-487.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;FRIEDEL (J.), &amp;#039;&amp;#039;Die Wallfahrt U.L. Frau von Monsweiler&amp;#039;&amp;#039;, Trier, 1875.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;STOFFEL (Georg), &amp;#039;&amp;#039;Tomus miraculorum sancti Theobaldi,&amp;#039;&amp;#039; Colmar, 1875.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;SCHMIDLIN (Joseph), &amp;#039;&amp;#039;Entstehung und Geschichte U. L. Frau zur Eich bei Blotzheim,&amp;#039;&amp;#039; Blotzheim, 1903.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;LEMPFRID (Heinrich), «&amp;amp;nbsp;Die Thanner Theobaldssage und der Beginn des Thanner Münsterbaues&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Bull.&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;SCMHA, &amp;#039;&amp;#039;21, 1906, p. 1-128.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;PFLEGER (Luzian), «&amp;amp;nbsp;Le Mont Saint-Michel et les pèlerinages d’enfants alsaciens au XV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Revue catholique d’Alsace&amp;#039;&amp;#039;, 34, 1919, p. 218-226.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;PFLEGER (Luzian), «&amp;amp;nbsp;Die St. Jakobi-Brüder und der Jakobikult im Elsass&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Elsassland&amp;#039;&amp;#039;, 5, 1925, p. 207-210.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;PFLEGER (Luzian), «&amp;amp;nbsp;St. Leodegarius-Wallfahrt zu Reinhardsmünster&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Elsaß-Land&amp;#039;&amp;#039;, 11, 1931, p. 300-303.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;OSTER (Henri), «&amp;amp;nbsp;Die Wallfahrt zum hl. Pirmin in Holzheim&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;AEKG,&amp;#039;&amp;#039; 11, 1936, p. 193-204.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;GROMER (Georges), éd., &amp;#039;&amp;#039;Historia Collegii S.J. Hagenoae, dite chronique des Jésuites de Haguenau&amp;#039;&amp;#039;, Haguenau, 1946, et DE BOHAN (Céline), «&amp;amp;nbsp;Miracles à Marienthal au XVII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle. Extraits de la Chronique des Jésuites&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Études haguenoviennes,&amp;#039;&amp;#039; 23, 1997, p. 7-62.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;BARTH (Médard), «&amp;amp;nbsp;Zur Geschichte der Thanner St. Theobalduswallfahrt im Mittelalter&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Annuaire de la Société d’Histoire de Thann-Guebwiller&amp;#039;&amp;#039;, 1948-1950, p. 19-82.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;BIERRY (René), «&amp;amp;nbsp;Les enseignes de pèlerinage de saint Thibaut&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Annuaire de la Société d’Histoire de Thann-Guebwiller&amp;#039;&amp;#039;, 1948-1950, p. 15-18.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;PEUS (Busso), «&amp;amp;nbsp;Ein spätmittelalterliches Pilgerzeichen von Drei-Ähren (Elsass)&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Schweizer Münzblätter&amp;#039;&amp;#039; 1-3/4, 1949-1953, p. 59-62.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;ZUBER (Florent), «&amp;amp;nbsp;Les pèlerinages&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Le pays du Kochersberg&amp;#039;&amp;#039;, Strasbourg, 1950, p. 127-146.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;ADAM (Paul), &amp;#039;&amp;#039;Notre-Dame de l’Illwald ou Notre-Dame-des Neiges près de Sélestat&amp;#039;&amp;#039;, Sélestat, 1954.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;STINTZI (Paul), «&amp;amp;nbsp;Unserer lieben Frauen Gotteshaus im Schäfertal&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;AEA,&amp;#039;&amp;#039; 23, 1956, p. 251-260.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;BURG (André Marcel), &amp;#039;&amp;#039;Marienthal (Alsace) Histoire du couvent et du pèlerinage sous les Gillelmites, les Jésuites et le clergé séculier&amp;#039;&amp;#039;, Phalsbourg, 1959.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;KUBLER (Maurice), «&amp;amp;nbsp;Pèlerins de Sélestat à Saint-Jacques de Compostelle&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Annuaire de Sélestat,&amp;#039;&amp;#039; 15, 1965, p. 101-108.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;ADAM (Paul), &amp;#039;&amp;#039;Notre-Dame de Neunkirch&amp;#039;&amp;#039;, Sélestat, 1966.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;METZGER (Robert), &amp;#039;&amp;#039;Histoire du pèlerinage et de l’église de Reinacker&amp;#039;&amp;#039;, Mulhouse, 1966.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;SCHLAEFLI (Louis), «&amp;amp;nbsp;La plus ancienne image pieuse du Schauenberg&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Marian Library Studies&amp;#039;&amp;#039;, 9, Dayton Ohio, 1977, p. 273-279.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;GIRARDIN F., HERBERICH-MARX G., RAPHAEL F., «&amp;amp;nbsp;Les ex voto peints et le pèlerinage de saint Florent d’Oberhaslach&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Revue des Sciences Sociales de la France de l’Est&amp;#039;&amp;#039;, n&amp;lt;sup&amp;gt;o&amp;lt;/sup&amp;gt; 7, 1979, p. 59-99 et n&amp;lt;sup&amp;gt;o&amp;lt;/sup&amp;gt; 8, 1979, p. 56-110.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;VONAU (Pierre) et alii, «&amp;amp;nbsp;Un pèlerinage [Saint-Guy] de la région de Saverne&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;SHASE,&amp;#039;&amp;#039; 109, 1979/4, p. 1-24.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;OTTMANN (Colette), &amp;#039;&amp;#039;Les pèlerinages ruraux d’Ancien Régime du Kochersberg et du pays de Marmoutier&amp;#039;&amp;#039;, mém. maîtr. dactyl. Strasbourg, 1979/1980 et «&amp;amp;nbsp;Pèlerinages ruraux du Kochersberg et du pays de Marmoutier. Une étude d’ethnohistoire&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Bull. SHASE&amp;#039;&amp;#039;, numéro spécial, 1991/II et 164, III/1993.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;KLEIN (Georges), &amp;#039;&amp;#039;Images votives de pèlerinage&amp;#039;&amp;#039;&amp;amp;nbsp;:&amp;#039;&amp;#039;Thierenbach, Oberhaslach&amp;#039;&amp;#039;, Strasbourg, 1981.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;HERBERICH-MARX (Geneviève) et RAPHAEL (Freddy), «&amp;amp;nbsp;Messages et prières des pèlerins de Thierenbach. Etude sociologique concernant un aspect de la religion populaire&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Revue des Sciences sociales de la France de l’Est&amp;#039;&amp;#039;, 1982, p. 3-46.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;RAPP (Francis), «&amp;amp;nbsp;Un petit pèlerinage marial&amp;amp;nbsp;: N.-D. de la Pitié à Wiwersheim en Alsace&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Horizons marins et itinéraires spirituels&amp;#039;&amp;#039;. Mélanges M. &amp;#039;&amp;#039;Mollat&amp;#039;&amp;#039;, 1, Paris, 1987, p. 105-113.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;KELLER (Bernard), «&amp;amp;nbsp;Le Schauenberg. Cinq siècles d’histoire et de dévotion&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;AEA&amp;#039;&amp;#039;, NS 8, 1988, p. 345-368.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;RAPP (Francis), «&amp;amp;nbsp;La vie religieuse des campagnes alsaciennes du milieu du XV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; au milieu du XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; s.&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Revue d’Histoire de l’Église de France&amp;#039;&amp;#039;, 77, 1991, p. 207-220.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;WILSDORF (Christian), «&amp;amp;nbsp;Le départ de jeunes Wissembourgeois pour le Mont-Saint-Michel durant l’hiver 1457-1458&amp;amp;nbsp;»,&amp;#039;&amp;#039;Charpiana. Mélanges offerts par ses amis à Jacques Charpy&amp;#039;&amp;#039;, Rennes, 1991, p. 427-429.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;WILSDORF (Christian), «&amp;amp;nbsp;Remarques sur la première Vie de saint Adelphe de Metz et le pèlerinage de Neuwiller-lès-Saverne (IX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt;-XII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècles)&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;RA&amp;#039;&amp;#039;, 118, 1992, p. 31-42.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;RAPP (Francis), «&amp;amp;nbsp;La cathédrale de Strasbourg, sanctuaire de pèlerinage ?&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Bulletin de la Cathédrale de Strasbourg&amp;#039;&amp;#039;, 24, 2000, p. 131-38.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;RAPP (Francis), «&amp;amp;nbsp;Le pèlerinage de Dusenbach et Maximin II de Ribeaupierre&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;RA&amp;#039;&amp;#039;, 128, 2002, p. 193-203.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;JORDAN (Benoît), «&amp;amp;nbsp;Les monuments de la vénération à saint Morand d’Altkirch&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;CAAAH&amp;#039;&amp;#039;, 46, 2003, p. 25-35.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;BOUCHERIT (Marylin), &amp;#039;&amp;#039;Le pèlerinage de Leimbach en Haute Alsace&amp;amp;nbsp;: Etude du livre des miracles (1472-1584)&amp;#039;&amp;#039;, mémoire de maîtrise dactylographié, Strasbourg, 2005.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;CLEMENTZ (Élisabeth), «&amp;amp;nbsp;Le prieuré clunisien de Thierenbach (12&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt;-18&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle) et son pèlerinage&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;RA&amp;#039;&amp;#039;, 138, 2012, p. 27-57.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;KIRAKOSIAN (Racha), «&amp;amp;nbsp;Kaiserin und Heilige. Der Kult der heiligen Richgard in Andlau&amp;amp;nbsp;», HERBERS (Klaus) et RÜCKERT (Peter), éd., &amp;#039;&amp;#039;Pilgerheilige und ihre Memoria &amp;#039;&amp;#039;(Jakobus-Studien 19), Tübingen, 2012, p. 65-90.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;RÖPCKE (Andreas), «&amp;amp;nbsp;St. Theobald und die Wallfahrt nach Thann im Spätmittelalter&amp;amp;nbsp;», HERBERS (Klaus) et RÜCKERT (Peter), éd., &amp;#039;&amp;#039;Pilgerheilige und ihre Memoria &amp;#039;&amp;#039;(Jakobus-Studien 19), Tübingen, 2012, p. 129-143.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;FISCHER (Marie-Thérèse), &amp;#039;&amp;#039;Le Mont Sainte-Odile&amp;amp;nbsp;: histoire mouvementée d’un grand pèlerinage&amp;#039;&amp;#039;, Strasbourg, 2016.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;CLEMENTZ (Élisabeth), «&amp;amp;nbsp;Un pèlerinage avorté à Ammerschwihr&amp;amp;nbsp;», JORDAN (Benoît), éd., &amp;#039;&amp;#039;Le document et le monument&amp;#039;&amp;#039;. &amp;#039;&amp;#039;Hommage à Christian Wilsdorf&amp;#039;&amp;#039;, Strasbourg, 2022, à paraître.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Sitographie&amp;lt;/span&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;www.pilgerzeichen.de (lieux où ont été trouvés des enseignes de pèlerinage de Thann, du Mont Sainte-Odile et de Niedermunster). Consulté le 10.05.2023.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;a href=&amp;quot;[https://sanctuaires.aibl.fr https://sanctuaires.aibl.fr]&amp;quot; alt=&amp;quot;[https://sanctuaires.aibl.fr https://sanctuaires.aibl.fr]&amp;quot; title=&amp;quot;[https://sanctuaires.aibl.fr https://sanctuaires.aibl.fr]&amp;quot;&amp;gt;[https://sanctuaires.aibl.fr https://sanctuaires.aibl.fr]&amp;lt;/a&amp;gt; (fiches concernant les pèlerinages alsaciens. Enquête en cours). Consulté le 10.05.2023.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Notices connexes&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Abbaye|Abbayes]]&amp;amp;nbsp;;&amp;amp;nbsp;[[Médecine|&amp;#039;&amp;#039;Artz&amp;#039;&amp;#039;-médecin]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Bain|Bain]]&amp;amp;nbsp;;&amp;amp;nbsp;[[Bannritt|Bannritt]]&amp;amp;nbsp;;&amp;amp;nbsp;[[Bettelbrief|Bettelbrief]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Calvaire,_crucifixion|Calvaire]]&amp;amp;nbsp;;&amp;amp;nbsp;[[Chapitre|Chapitres]]&amp;amp;nbsp;;&amp;amp;nbsp;[[Chapelle|Chapelle]]&amp;amp;nbsp;;&amp;amp;nbsp;[[Chevalerie|Chevalerie]]&amp;amp;nbsp;;&amp;amp;nbsp;[[Clergé_monastique_ou_régulier|Clergé régulier]]&amp;amp;nbsp;;&amp;amp;nbsp;[[Clergé_séculier|Clergé_séculier]]&amp;amp;nbsp;;&amp;amp;nbsp;[[Confession|Confession (billet de)]]&amp;amp;nbsp;;&amp;amp;nbsp;[[Croix_(chemin_de)|Croix (chemin de la)]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Herrgottswinkel|&amp;#039;&amp;#039;Herrgotswinkel&amp;#039;&amp;#039;]]&amp;amp;nbsp;;&amp;amp;nbsp;[[Hut|Hut]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Kirchengesang_(culte_catholique)|&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Kirchengesang&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;]]&lt;br /&gt;
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&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Images|Images]]&amp;amp;nbsp;;&amp;amp;nbsp;[[Indulgences|Indulgences]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
[[Processions|Processions]]&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: right;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Élisabeth Clementz, Jean-Michel Boehler&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/p&amp;gt;  &lt;br /&gt;
[[Category:P]][[Category:Eglises et cultes]][[Category:Société, culture, pratiques sociales, rites et coutumes]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>FKrouch</name></author>
		
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		<id>https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=P%C3%A8lerinage,_P%C3%A8lerin&amp;diff=13184</id>
		<title>Pèlerinage, Pèlerin</title>
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		<updated>2024-10-24T13:11:10Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;FKrouch : Page créée avec « &amp;lt;div class=&amp;quot;mw-parser-output&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;p&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;i&amp;gt;Pilger&amp;lt;/i&amp;gt;-&amp;lt;i&amp;gt;Wallfahrer&amp;lt;/i&amp;gt;-&amp;lt;i&amp;gt;peregrinus&amp;lt;/i&amp;gt;, Pèlerinage-&amp;lt;i&amp;gt;peregrinatio&amp;lt;/i&amp;gt;-... »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;lt;div class=&amp;quot;mw-parser-output&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;p&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;i&amp;gt;Pilger&amp;lt;/i&amp;gt;-&amp;lt;i&amp;gt;Wallfahrer&amp;lt;/i&amp;gt;-&amp;lt;i&amp;gt;peregrinus&amp;lt;/i&amp;gt;, Pèlerinage-&amp;lt;i&amp;gt;peregrinatio&amp;lt;/i&amp;gt;-&amp;lt;i&amp;gt;Pilgerfahrt&amp;lt;/i&amp;gt;-&amp;lt;i&amp;gt;Wallfahrt&amp;lt;b&amp;gt;&amp;amp;#160;&amp;lt;/b&amp;gt;&amp;lt;/i&amp;gt;(Moyen Âge)&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/p&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;h1&amp;gt; &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Définition&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/h1&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Le pèlerinage est une démarche que l’on retrouve dans de nombreuses religions. En s’inspirant de Raymond Oursel (&amp;lt;i&amp;gt;Les pèlerins&amp;lt;/i&amp;gt;, p. 9), on peut le définir comme un acte généralement volontaire par lequel un homme quitte ses lieux coutumiers pour se rendre dans un esprit religieux dans un sanctuaire, soit parce qu’il espère y voir exaucé quelque désir personnel légitime, soit parce qu’il attend de son voyage un approfondissement de sa vie personnelle. Le mot pèlerin vient du latin &amp;lt;i&amp;gt;peregrinus&amp;lt;/i&amp;gt;,&amp;lt;i&amp;gt;«&amp;amp;#160;étranger&amp;amp;#160;»&amp;lt;/i&amp;gt;. &amp;lt;i&amp;gt;Le pèlerin est donc, à l’origine, quelqu’un qui s’exile volontairement et qui par là se retrouve étranger dans toutes les régions qu’il traverse. Dans la vie chrétienne en Occident au Moyen Âge, le pèlerinage tient une place considérable.&amp;lt;/i&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
&amp;lt;p&amp;gt;&amp;amp;#160;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/p&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;h1&amp;gt; &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Le pèlerinage au Moyen&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;i&amp;gt;&amp;lt;b&amp;gt;Âge&amp;lt;/b&amp;gt;&amp;lt;/i&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/h1&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;h2&amp;gt; &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;i&amp;gt;Difficultés méthodologiques d’un inventaire des pèlerinages&amp;lt;/i&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/h2&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Le repérage des pèlerinages à l’époque médiévale n’est pas aisé. Dans son projet d’inventaire des sanctuaires et lieux de pèlerinage chrétiens en France, Catherine Vincent évoque trois éléments constitutifs du pèlerinage. Tout d’abord l’objet de dévotion, qui peut être une tombe, une relique, une statue ou un tableau. Mais comme chaque église possède des reliques et des statues ou tableaux, leur mention n’est pas une preuve suffisante. La fréquentation du lieu (&amp;lt;i&amp;gt;concursus populi&amp;lt;/i&amp;gt;) est un autre facteur à prendre en compte. La mention de miracles est le moyen le plus sûr pour déterminer si tel sanctuaire est un lieu de pèlerinage. Malheureusement, les miracles sont assez rarement cités dans les sources. Dans la partie alsacienne de l’ancien diocèse de Bâle, seuls 7 lieux de pèlerinage sur 31 ont conservé un livre relatant leurs miracles pour l’époque médiévale.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Le repérage des lieux de pèlerinage se heurte aussi au problème des sources. Certains pèlerinages médiévaux ne sont connus que par une seule mention, purement contingente. Ainsi, la seule mention médiévale du pèlerinage à saint Antoine d’Uffholtz est le paiement d’un homme qui y est allé pour accomplir le vœu d’un défunt. Il est donc fort probable qu’il ait existé en Alsace au Moyen Âge d’autres pèlerinages qui n’ont laissé aucune trace dans les archives.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
&amp;lt;h2&amp;gt; &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;i&amp;gt;Les motivations du pèlerinage&amp;lt;/i&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/h2&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;h3&amp;gt; &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Le pèlerinage de pénitence&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/h3&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Le pèlerinage pouvait être imposé par l’Église, par exemple en cas de meurtre ou encore pour hérésie. On parle alors de pèlerinage de pénitence. À partir du IX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle et jusqu’au XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, des Alsaciens ont été condamnés à aller en pèlerinage à Rome, Compostelle, Aix-la-Chapelle, Canterbury, Einsiedeln et Marienthal. En 1334, des paysans d’Uhlwiller et de Niederaltdorf tuent l’abbé de Neuburg, avec lequel ils étaient en conflit au sujet de terres. Les trois principaux coupables sont envoyés en pèlerinage à Rome pour expier leur crime, leurs deux complices à Saint-Jacques-de-Compostelle. En 1341, Johann von Rappoltstein, responsable de la mort de l’abbé de Moyenmoutier, qu’il avait enlevé, est condamné, entre autres, à un pèlerinage à Canterbury. Lorsqu’on découvre des hérétiques vaudois à Strasbourg en 1400, l’inquisiteur en condamne certains à faire un ou plusieurs pèlerinages à Notre-Dame d’Einsiedeln ou encore à Marienthal. En 1669 encore, un meurtrier de Guebwiller est condamné à faire un pèlerinage de pénitence à Rome, pour lequel il doit rapporter un certificat, et trois autres pèlerinages à Einsiedeln. Pour augmenter l’aspect pénitentiel de ces pèlerinages, le coupable pouvait être condamné à aller nu (en fait, simplement vêtu d’une chemise) et déchaussé (&amp;lt;i&amp;gt;Nacktwallfahrten&amp;lt;/i&amp;gt;) ou alors décider de lui-même d’accomplir le pèlerinage dans cette tenue pour en renforcer la valeur et avoir plus de chances d’obtenir la grâce souhaitée. En 1254, l’archevêque de Besançon accorde une indulgence à la chapelle de Lieu-Croissant à Soultz. Il permet notamment à ceux qui ont coutume, pour des crimes affreux, de pèleriner &amp;lt;i&amp;gt;seminudi et discalciati&amp;lt;/i&amp;gt;, s’ils arrivent à cette chapelle dans l’octave de Pâques, de pouvoir assister à la messe habillés et chaussés (Trouillat I, p. 616, n&amp;lt;sup&amp;gt;o&amp;lt;/sup&amp;gt; 429).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;En cas d’impossibilité à accomplir le pèlerinage, la peine infligée pouvait être commuée. C’est ce qui est arrivé à Heinrich Blanghart, condamné à aller en pèlerinage à Saint-Jacques-de-Compostelle pour un meurtre qu’il avait commis. Lorsqu’il arriva en Avignon, l’état de guerre était tel dans la région qu’il ne put poursuivre son périple. L’un des pénitenciers du pape lui accorda alors une dispense, à lui et à tous les autres pèlerins en route pour Saint-Jacques&amp;amp;#160;: il convertit la peine et les frais de leur pèlerinage en d’autres œuvres de miséricorde (ABR H 1383, avant 1372).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
&amp;lt;h3&amp;gt; &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Autres motivations&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/h3&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;L’homme médiéval vit dans un monde où l’insécurité est quotidienne, la guerre permanente, la maladie et la mort omniprésentes. Il est fréquent qu’il n’ait plus d’autre recours que le Ciel. Pour bien comprendre la démarche du pèlerin, il faut se souvenir que l’homme se représente le monde surnaturel sur le modèle du monde terrestre. Or sur terre, les rois sont inaccessibles au commun des mortels. Si l’on veut leur demander une grâce, il faut passer par un intermédiaire, un personnage bien en cour, mais facile d’accès. La plupart des gens considèrent qu’il en va de même avec le roi du Ciel, et que les saints, accessibles à tout un chacun et ayant l’oreille du Tout-Puissant, sont les intercesseurs par lesquels il convient de passer pour obtenir une grâce. Beaucoup d’entre eux ont une spécialité&amp;amp;#160;: saint Antoine guérit du feu sacré (ergotisme) et de toute forme de gangrène et protège du feu en général, saint Blaise des maux concernant la tête et des calculs rénaux, saint Sébastien est invoqué contre la peste, saint Fiacre contre la syphilis, saint Valentin contre l’épilepsie. Saint Christophe, un géant représenté en grand dans de nombreuses églises, protège de la mort subite et des dangers du voyage. Saint Wendelin est le saint protecteur du bétail, qui joue un rôle primordial dans l’économie domestique au Moyen Âge. En certains endroits privilégiés, l’action des saints intercesseurs se manifeste très efficacement à travers les reliques qui y sont conservées&amp;amp;#160;: il s’agit des lieux de pèlerinage. Ainsi, en Alsace, saint Antoine est invoqué à Issenheim, saint Blaise à Leimbach, saint Valentin à Rouffach, sainte Attale à Saint-Étienne de Strasbourg et saint Fiacre à Baumgarten. Saint Thibaud, invoqué à Thann, est un saint polyvalent. Les pèlerins ont recours à lui pour diverses affections (feu sacré, calculs rénaux, peste, épilepsie, enfants morts-nés) et en cas de naufrage, d’incendie ou de captivité. De nombreux sanctuaires à répit, c’est-à-dire des lieux de pèlerinage où les enfants morts-nés sont censés reprendre brièvement vie, le temps d’être baptisés, pour pouvoir être enterrés en terre consacrée et entrer au paradis, sont des pèlerinages dédiés à la Vierge, recours universel (Sewen, Thierenbach). Pour augmenter ses chances d’être exaucé, l’homme médiéval présente parfois sa requête à plusieurs intercesseurs célestes. Ainsi à Pâques 1473, un couple roman arrive à Thann pour remercier saint Thibaud du retour momentané à la vie d’un enfant mort-né, le temps de le baptiser. Pour obtenir la grâce requise, ils s’étaient également rendus au pèlerinage marial de Kientzheim et à Saint-Nicolas-de-Port en Lorraine. Les diverses motivations des pèlerins transparaissent dans les livres de miracles qui nous sont parvenus. Celui de saint Blaise à Leimbach contient le récit de 62 miracles qui ont eu lieu entre 1472 et 1584. Comme d’après sa &amp;lt;i&amp;gt;Vita&amp;lt;/i&amp;gt;, saint Blaise a guéri miraculeusement un enfant qui avait avalé une arête de poisson, il est invoqué pour tous les maux concernant la tête. Son champ de compétences est plus étendu dans les pays germaniques où on a aussi recours à lui pour tous les problèmes urologiques. En effet, en allemand la vessie se dit &amp;lt;i&amp;gt;Blase. &amp;lt;/i&amp;gt;Par homophonie, saint Blaise, &amp;lt;i&amp;gt;Blasius&amp;lt;/i&amp;gt; en allemand, a été invoqué pour les maux relevant de cet organe. Le livre de miracles de Leimbach reflète les spécialisations du saint. À l’occasion, saint Blaise guérit aussi le bétail, vient en aide à une femme en couches ou punit celui qui s’est moqué d’un goîtreux en lui transférant son goître.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;En cas d’impossibilité à réaliser le pèlerinage promis pour l’obtention d’une grâce, le vœu pouvait être remplacé par une somme d’argent. Ainsi, en 1365, Habelützel, bourgeois de Strasbourg, donne 5 livres aux pauvres en échange du pèlerinage à Rome qu’il n’a pas pu réaliser à cause de son grand âge (&amp;lt;i&amp;gt;UBS&amp;lt;/i&amp;gt; VII, p. 351, n&amp;lt;sup&amp;gt;o&amp;lt;/sup&amp;gt; 1193). Par ailleurs, celui qui ne pouvait ou ne voulait pas faire le pèlerinage dont il avait fait vœu pouvait rémunérer quelqu’un pour le faire à sa place. Les pèlerinages par procuration sont fréquents au Moyen Âge. En 1397, Bruno von Rappoltstein, par son testament, demande qu’on fasse pour lui un pèlerinage à Saint-Jacques-de-Compostelle, Saint-Claude dans le Jura, Saint-Nicolas-de-Port, un autre à Saint-Antoine (probablement du Viennois), que son fils Smassmann devra effectuer, et un dernier à Mariental (&amp;lt;i&amp;gt;RUB&amp;lt;/i&amp;gt; III, p. 555-556, n&amp;lt;sup&amp;gt;o&amp;lt;/sup&amp;gt; 1186). Dans 110 testaments conservés à Hambourg, les testateurs demandent qu’on fasse un pèlerinage à Saint-Thibaud de Thann en leur nom. Dans le cas de pèlerinages par procuration, le testateur imposait parfois la visite de plusieurs lieux saints. Le pèlerin par procuration chargé d’aller de Lübeck à Saint-Thiébaut de Thann touchait 10 marks de Lübeck, mais 12 s’il devait en plus visiter l’image miraculeuse dans l’église d’Einsiedeln.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
&amp;lt;h2&amp;gt; &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;i&amp;gt;Le pèlerin&amp;lt;/i&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/h2&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Le pèlerinage est une entreprise risquée&amp;amp;#160;: le pèlerin pouvait mourir d’épuisement (cas de saint Ludan près de Hipsheim), il pouvait également, en cours de route faire de mauvaises rencontres, être obligé de traverser un territoire en guerre ou être victime d’une épidémie. Tous ces risques justifiaient qu’il fasse son testament avant de partir et que le costume, la sacoche et le bourdon soient bénis.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Les pèlerins ont un équipement adapté&amp;amp;#160;: manteau ample avec grand col, chapeau large protégeant de la pluie et du soleil, sac contenant du pain, du vin et de quoi faire du feu. Ils sont également munis de sauf-conduits délivrés par leur ville ou leur seigneur. En 1519, Sebastian Brant a écrit un sauf-conduit pour un pèlerin en partance pour Saint-Jacques-de-Compostelle. Des guides de voyage permettent à ceux qui savent lire de s’orienter. En 1495 paraît à Strasbourg un ouvrage intitulé &amp;lt;i&amp;gt;Die strass und meilen zu sant Jacob&amp;lt;/i&amp;gt; qui décrit l’itinéraire pour arriver en Galice en partant d’Einsiedeln. Les pèlerins voyagent à pied, ils empruntent aussi les voies d’eau, plus rapides. En 1466, 24 pèlerins alsaciens de retour d’Einsiedeln vont en une journée de Zürich à Strasbourg en bateau et d’autres se noient dans le naufrage de leur bateau.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Tout le monde part en pèlerinage à l’époque médiévale&amp;amp;#160;: les religieux, les clercs, les laïcs, les pauvres, les riches, les hommes, les femmes et même les enfants. Le chroniqueur Eikhart Artzt rapporte qu’en 1458 une quarantaine de jeunes de Wissembourg se mettent spontanément en route pour accomplir un pèlerinage au Mont Saint-Michel. Quelques semaines auparavant, ils avaient vu passer dans leur ville, 1 117 enfants âgés de 10 à 18 ans, bannières au vent, se rendant au Mont malgré la neige et le grand froid. Des enfants venant de Sélestat, Colmar, Strasbourg, Bâle, Spire, Mayence et Kreuznach ont participé à cette expédition.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Le pèlerinage se fait souvent en groupe. &amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;En 1483, Schmasmann von Rappoltstein, Heinrich von Schauenburg, Kaspar Zorn von Bulach, Georg Marx et Peter Völtsch entament ensemble un pèlerinage à Jérusalem. &amp;lt;/span&amp;gt;En souvenir de la visite aux lieux saints, Schmasmann fit ériger un chemin de croix à Dusenbach. En 1350, 70 bourgeois de Strasbourg et 100 de Bâle participent au grand jubilé (&amp;lt;i&amp;gt;grosse fahrt&amp;lt;/i&amp;gt;) d’Einsiedeln.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
&amp;lt;h2&amp;gt; &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;i&amp;gt;Rites&amp;lt;/i&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/h2&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Arrivé sur place, le pèlerin accomplissait certains rites, variables selon les lieux, pour obtenir la guérison. À la chapelle du château de Haguenau, par exemple, on déposait de jeunes enfants souffrant de maux de tête dans une petite caisse que l’on poussait à travers l’autel principal «&amp;amp;#160;en l’honneur de la décollation de saint Jean-Baptiste&amp;amp;#160;» (&amp;lt;i&amp;gt;in sant Johanns enthöubtung eren&amp;lt;/i&amp;gt;, AM Haguenau GG 13, 1503). Dans l’église du Dompeter près de Molsheim, un sarcophage du III&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle était réputé être le tombeau de sainte Pétronille, fille présumée de saint Pierre. Des malades atteints de fièvre passaient une nuit couchés dans le tombeau. La guérison était obtenue pendant le sommeil (incubation), car on pensait que la sainte qui avait occupé le tombeau y avait laissé sa &amp;lt;i&amp;gt;virtus &amp;lt;/i&amp;gt;(Beck, &amp;lt;i&amp;gt;Wahrnehmung&amp;lt;/i&amp;gt;, p. 39-43). À Andlau, les pèlerins atteints de maux de jambes pratiquaient également un rite d’incubation. On avait coutume de les faire descendre dans le trou censé avoir été creusé par l’ourse pour désigner l’endroit où le couvent devait être construit. À Saint-Ludan, le malade passait sous le tombeau du saint dans l’espoir de recouvrer la santé. Dans l’église de Saint-Dizier-l’Évêque, possession de l’abbaye de Murbach au Moyen Âge, on peut encore observer aujourd’hui un cénotaphe médiéval, percé sur les deux façades longitudinales d’une ouverture cintrée par lesquelles se glissaient les fous.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Une fois exaucé, le pèlerin apportait une offrande qui pouvait être en nature&amp;amp;#160;: œufs, poules, chanvre, cire étaient déposés sur l’autel. En cas de libération miraculeuse, le pèlerin apportait les chaînes qui l’avaient entravé. L’&amp;lt;i&amp;gt;ex voto&amp;lt;/i&amp;gt; offert en remerciement de la grâce obtenue pouvait être l’objet de la maladie (calcul rénal) ou avoir la forme de la partie du corps guérie, par exemple une main ou un pied, en cire ou en argent. Les comptes de la fin du Moyen Âge pour le pèlerinage de Dusenbach citent aussi des poupées de cire représentant sans doute l’Enfant Jésus. Ces comptes laissent encore entrevoir la diversité des dons apportés au Dusenbach&amp;amp;#160;: épées, cuirasse, arquebuses, bijoux, vêtements, voiles, ceintures, chapelets, couronnes, objets, linges et vêtements liturgiques (AHR E 2722). Certains de ces dons étaient accrochés devant la statue de la Vierge. À la fin du XV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle et au début du XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt;, l’église du pèlerinage de Dusenbach a pu être agrandie et embellie grâce à cette manne. En 1526, la balance comptable du pèlerinage enregistre un excédent de 500 florins. Il en allait de même pour d’autres lieux. D’après une source de 1418, le pèlerinage de Biesheim rapportait en moyenne 200 florins par an. Dans les années 1230, la naissance d’un pèlerinage à saint Nicolas dans une chapelle d’Ebersmunster dédiée à ce saint a permis d’éponger les dettes de l’abbaye qui se montaient à plus de 250 marcs d’argent.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Le pèlerin ramenait souvent de son pèlerinage une image ou un insigne, petit objet métallique, sur lequel le saint était représenté. Pour l’Alsace, des insignes du pèlerinage du Mont Sainte-Odile, de Niedermünster, des Trois-Épis et de Thann sont conservés. On a retrouvé des insignes de saint Thiébaud de Thann en Allemagne du Nord jusqu’au Danemark, preuve de la dimension internationale de ce pèlerinage. À la fin du Moyen Âge, ces insignes sont produits en masse. En 1428, 6 000 insignes à l’intention des pèlerins de l’Image triste – une représentation du Christ des douleurs – que l’on pouvait vénérer à la cathédrale de Strasbourg, sont fondus et distribués par l’Œuvre Notre-Dame. En 1466, pour la fête de la consécration des anges (&amp;lt;i&amp;gt;Engelweihefest&amp;lt;/i&amp;gt;) d’Einsiedeln, 130 000 insignes ont été vendus aux pèlerins. Les insignes sont pour les gens du Moyen Âge bien plus que des objets de publicité ou de simples souvenirs de voyage&amp;amp;#160;: de par leur provenance d’un lieu sacré, ils sont devenus des reliques par contact dont la vertu salutaire agit durablement, indépendamment du lieu où l’on se trouve. On avait également coutume de mettre les insignes de divers pèlerinages sur les cloches. On croyait alors que lorsque les cloches se mettaient à sonner, elles distribuaient sur les contrées environnantes les grâces que l’on pouvait recueillir dans les divers lieux de pèlerinage. C’est ainsi que l’on a trouvé sur les cloches de deux villages de la Hesse l’insigne du pèlerinage de Niedermünster, au pied du Mont Sainte-Odile.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
&amp;lt;h2&amp;gt; &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;i&amp;gt;Nombre et évolution des pèlerinages au Moyen Age&amp;lt;/i&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/h2&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;h3&amp;gt; &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Les pèlerinages lointains&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/h3&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Jérusalem est le premier et le plus important lieu de pèlerinage de la chrétienté. C’est là que se trouvent le tombeau du Christ et tous les lieux de son martyre. La découverte, en 326, de la Vraie Croix par Hélène, mère de l’empereur Constantin le Grand, attire de nombreux pèlerins. Jérusalem devient alors la véritable capitale religieuse de l’Empire romain et se dote de nombreuses églises, entre autres de la basilique du Saint-Sépulcre. Divers récits de pèlerinage à Jérusalem nous sont parvenus. Celui réalisé en 1460 par un noble de la région de Bâle, Hans Bernhard von Eptingen, évoque les problèmes matériels liés à une telle entreprise, le port d’embarquement de Venise, les escales à Chania en Crête et à Rhodes. Il décrit aussi l’inlassable quête des indulgences qui lui vaudra 24 fois 7 ans et 40 jours (presque 169 ans) de remise de peine au purgatoire. Il relate qu’après la messe dans l’église du Saint Sépulcre, les Franciscains distribuaient de nombreuses reliques aux pèlerins. Un autre temps fort du pèlerinage de ce noble est le fait d’avoir été armé chevalier dans l’église du Saint Sépulcre, cérémonie très recherchée. À l’occasion, les pèlerins rapportaient de Terre sainte des reliques qui donnaient lieu à un nouveau pèlerinage. C’est ainsi que Claus von Saarburg a offert en 1449 à la chapelle du Bruderbach près de Westhoffen nouvellement fondée les reliques qu’il avait rapportées de Jérusalem et Constantinople (ABR H 548).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Rome a été très tôt visitée par de nombreux fidèles qui se mettaient en route pour visiter les tombeaux de saint Pierre et de saint Paul et ramener des reliques de la ville sainte. Depuis le IX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle au plus tard, le nom de Rome évoque aussi le pardon, la remise de peine. Des pèlerinages pénitentiels à Rome étaient imposés à des pécheurs en réparation de leur crime. Rome va attirer d’autant plus de pèlerins à la fin du Moyen Âge qu’à partir de 1300, une indulgence plénière est accordée à ceux qui, pendant 15 jours de suite, visiteraient les basiliques de Saint-Pierre du Vatican et de Saint-Paul hors les murs. C’est sous la pression de la foule, qui s’était massée à Rome dans l’attente d’indulgences, que Boniface VIII cède et décrète l’indulgence plénière de 1300. Pour éviter que les gens ne bénéficient de deux indulgences plénières dans leur vie, le délai est fixé à 100 ans. Mais cette formule a du succès. Dès 1350, le pape décrète une autre année sainte, qui attire beaucoup de monde malgré la peste. L’intervalle séparant deux années saintes est réduit à 33 ans en 1389, puis à 25 ans en 1468.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;La découverte au IX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle du présumé tombeau de saint Jacques le Majeur à Compostelle déclencha une vénération de l’apôtre Jacques à travers toute l’Europe. Très vite, Compostelle devient l’une des trois principales destinations de pèlerinage chrétien et son attrait dépasse même, durant un certain temps, celui des villes saintes de Rome et de Jérusalem. L’essor du pèlerinage à Saint-Jacques-de-Compostelle a entraîné l’introduction de figures de saint Jacques dans l’iconographie chrétienne. Depuis le XIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, il apparaît dans la tenue typique du pèlerin avec gourde, sacoche, bourdon et chapeau. La représentation de saint Jacques en pèlerin est d’autant plus intéressante qu’au départ saint Jacques lui-même n’a jamais été pèlerin. Il s’est donc produit une confusion entre le rôle que lui ont assigné les chrétiens du XII&amp;lt;sup&amp;gt;e &amp;lt;/sup&amp;gt;/ XIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle et sa biographie. La statue de saint Jacques de Kaysersberg (qui initialement couronnait deux pèlerins) porte sur son chapeau la célèbre coquille, insigne que toute personne ayant accompli ce rite portait à son couvre-chef. Celle de Gueberschwihr couronne un pèlerin (à l’origine deux) et porte la coquille sur son manteau. Lors de fouilles opérées en Alsace, des coquilles Saint-Jacques ont été retrouvées dans des sépultures, preuve que le défunt avait fait le pèlerinage en Galice.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
&amp;lt;h3&amp;gt; &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Les pèlerinages de proximité&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/h3&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Mais de telles démarches qui supposaient une absence de plusieurs mois, voire de plusieurs années, n’étaient pas à la portée de tout le monde. Un paysan ou un artisan ne pouvait se permettre d’abandonner ses champs ou son atelier. À partir du XIV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, les pèlerinages de proximité accessibles au plus grand nombre se multiplient. En effet, après 1300, une foule de pèlerinages locaux apparaissent dans notre région et ailleurs. Pour l’ancien diocèse de Strasbourg, qui, au Moyen Âge, s’étend jusqu’à la crête de la Forêt Noire, Francis Rapp a repéré six pèlerinages au tombeau d’un saint avant 1300 et 34 nouveaux pèlerinages après cette date, dont 18 sont dédiés à la Vierge. Pour la partie alsacienne de l’ancien diocèse de Bâle comprenant &amp;lt;i&amp;gt;grosso modo&amp;lt;/i&amp;gt; la Haute Alsace, l’évolution est similaire&amp;amp;#160;: avant 1300, quatre pèlerinages au tombeau ou à la relique d’un saint sont connus. Après 1300, 27 nouveaux pèlerinages apparaissent, dont 15 sont dédiés à la Vierge. Cette évolution est classique. La prépondérance de la Vierge pour les lieux de pèlerinage qui apparaissent après 1300 s’explique par le fait qu’elle se trouve au sommet de la hiérarchie céleste, au-dessus de la cohorte des saints. Elle est le recours universel, alors que les saints ont chacun des compétences limitées. Ces petits pèlerinages que Raymond Oursel appelle les «&amp;amp;#160;pèlerinages à bon compte&amp;amp;#160;» jouent un rôle important dans la vie religieuse de l’homme médiéval à cause de leur proximité. Pour la plupart d’entre eux, leur naissance n’est pas documentée par des sources d’archives, mais relatée par des histoires merveilleuses. Dans la partie alsacienne de l’ancien diocèse de Bâle, l’origine du pèlerinage n’est connue que dans deux cas&amp;amp;#160;: en 1466, la statue de la Vierge, transférée de Sigolsheim à Kienzheim à la suite de l’incendie de l’église de Sigolsheim, se met à pleurer. Immédiatement, les pèlerins affluent. En 1491, la Vierge apparaît à un forgeron d’Orbey se rendant au marché à Ammerschwihr. C’est le début du pèlerinage des Trois-Épis.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
&amp;lt;h2&amp;gt; &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;i&amp;gt;Conclusion&amp;lt;/i&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/h2&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Mais à la fin du Moyen Âge, les autorités religieuses sont de plus en plus sceptiques à l’égard des miracles et des nouveaux pèlerinages qui apparaissent en grand nombre. Dans les statuts synodaux de 1503, l’évêque de Bâle, Christoph von Uttenheim, défend aux prêtres de publier en chaire des miracles dont il n’aurait vérifié l’authenticité lui-même. En 1509, Uttenheim ordonne aussi aux prêtres de son diocèse de lui signaler tout concours de peuple dans un nouveau lieu de culte. Désormais, ces rassemblements sont suspects. Geiler de Kaysersberg, le célèbre prédicateur de la cathédrale, est également très critique à l’égard de la croyance aux miracles, qui est l’essence même du pèlerinage. À la fin du Moyen Âge, sous l’influence de la &amp;lt;i&amp;gt;Devotio moderna&amp;lt;/i&amp;gt;, le pèlerinage peut être réalisé sans quitter sa chambre, les milles du voyage étant remplacés par des prières. On pouvait pèleriner vers le Mont Sainte-Odile «&amp;amp;#160;avec la bouche&amp;amp;#160;», en priant 2 000 &amp;lt;i&amp;gt;Pater Noster&amp;lt;/i&amp;gt; et autant d’&amp;lt;i&amp;gt;Ave Maria&amp;lt;/i&amp;gt;. Cette évolution montre qu’un fossé s’est creusé entre le clergé et les croyants en ce qui concerne les miracles et les pèlerinages. Malgré cela, ces derniers continueront d’exister à l’époque moderne.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: right;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;b&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Élisabeth Clementz&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/b&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
&amp;lt;h1&amp;gt; &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Les pèlerinages ruraux à l’époque moderne&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/h1&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Bien intégrés dans les pratiques du christianisme depuis le Moyen Âge, les pèlerinages n’ont rien perdu de leur prestige à l’époque moderne, car ils restent avec les confréries, en Alsace comme ailleurs, l’une des manifestations privilégiées de la piété baroque et l’une des expressions favorites de la dévotion populaire entre la fin du XVII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; et la fin du XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle. Contribuent à leur essor la quête des indulgences, le culte des reliques et la recherche du merveilleux à travers l’espoir que suscitent les miracles. Ni la Réforme protestante, ni la Révolution française n’ont réussi à les éradiquer. Dans les limites de l’ancien diocèse de Strasbourg, Louis Châtellier en dénombre plus de 300 entre 1750 et 1950&amp;amp;#160;: témoignage d’une remarquable permanence dans l’Histoire au même titre que ce placard bilingue, daté du 11 floréal an IV et émanant de l’administration départementale, qui enjoint aux autorités municipales, d’autoriser à nouveau le pèlerinage à Mariastein&amp;amp;#160;: permanence ou résurgence d’un phénomène multiséculaire ?&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
&amp;lt;h2&amp;gt; &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;i&amp;gt;Typologie des lieux de pèlerinage&amp;lt;/i&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/h2&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Les historiens ont cherché à établir un classement des lieux de pèlerinage tantôt en fonction de leur ancienneté – mais la date de création ne nous est pas toujours connue –, tantôt en raison du succès qu’ils ont remporté au fil des siècles (nombre de confessions ou de communions administrées si elles sont dûment consignées), tantôt selon la notoriété du saint auquel ils sont dédiés. Aucune classification n’étant idéale, la typologie la plus simple repose sur le nombre d’heures ou de journées de marche parcourues pour y accéder&amp;amp;#160;:&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Les pèlerinages lointains accueillent les «&amp;amp;#160;marcheurs de Dieu&amp;amp;#160;» (A. Sigal, Paris, 1974) venus de l’Europe rhénane et méridionale (le tombeau de saint Pierre à Rome ou le sanctuaire de Saint-Jacques de Compostelle)&amp;amp;#160;; n’étant accessibles qu’au bout de plusieurs journées de marche, ils sont réservés à la partie de la population à la fois la plus favorisée économiquement, donc capable d’assumer les frais occasionnés par son entretien et son hébergement, et la plus cultivée&amp;amp;#160;: c’est en effet à cette élite que s’adressent les guides spirituels inspirés par celui du diocèse de Strasbourg (1495).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Les pèlerinages régionaux de proximité, y compris ceux qui sont situés au-delà de la frontière (Einsiedeln, Mariastein), se trouvent à une ou plusieurs journées de marche et connaissent un grand rayonnement&amp;amp;#160;; l’avènement du chemin-de-fer les rendra encore plus accessibles. Parmi eux se détachent en Basse-Alsace ceux de Marienthal, à la lisière de la Forêt Sainte, d’Oberhaslach sur le piémont des Vosges, du Mont Sainte-Odile et, en Haute-Alsace, de Thierenbach et des Trois-Épis.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Les pèlerinages locaux, à une ou plusieurs heures de marche et à fort succès dans la mesure où ils répondent aux besoins du quotidien, s’appuient sur un semis dense de chapelles parfois isolées en pleine campagne ou en forêt. Ils connaissent un remarquable essor aux XV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; et XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècles sans que les troubles consécutifs à la Réforme et aux guerres du XVII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle n’y mettent un terme et en attendant l’extraordinaire résurgence de la Contre-Réforme.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
&amp;lt;h2&amp;gt; &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;i&amp;gt;L’évolution de la notion de pèlerinage&amp;lt;/i&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/h2&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Les pèlerinages n’étant pas à l’abri des superstitions, on comprend la distance prise par les autorités ecclésiastiques qui cherchent à en réduire le nombre tout en spiritualisant les pratiques et en rationalisant un tant soit peu l’expression religieuse. Les agendas diocésains et les statuts synodaux témoignent d’une constante vigilance à leur égard&amp;amp;#160;: si on ne leur reproche pas leur filiation avec d’anciens cultes païens construits autour des eaux et des pierres (un rocher, un arbre ou une source), il arrive que l’on conteste l’authenticité de la tombe de tel saint, voire celle de tel miracle pour un autre. Se pose par ailleurs le problème des offrandes très païennes destinées au saint qu’on vient solliciter en vertu du principe romain du «&amp;amp;#160;&amp;lt;i&amp;gt;do ut des&amp;lt;/i&amp;gt;&amp;amp;#160;» relevant d’un contrat tacite donnant-donnant entre le pèlerin et le saint protecteur, l’offrande se voulant être la contrepartie de la protection accordée. Aux offrandes en nature ou en numéraire s’ajoutent des objets en cire, qui renvoient tantôt à l’identité du pèlerinage lui-même (les trois épis de la Vierge ou les yeux de sainte Odile), tantôt à la forme du membre guéri, ce qui n’est pas sans rappeler les &amp;lt;i&amp;gt;ex voto&amp;lt;/i&amp;gt; gratulatoires. S’ils n’obtiennent pas l’aval de l’Église officielle, ces pèlerinages, loin de disparaître, auront tendance à revêtir une «&amp;amp;#160;forme anti-ecclésiale&amp;amp;#160;» (Albert Dupront), de façon à assouvir l’exigence de sacré et la quête du mystique, moyennant parfois de curieux compromis ou accommodements entre culture savante et traditions populaires au sein d’une religiosité qui n’a rien de monolithique.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Force est de constater d’ailleurs que les protestants n’échappent pas à l’immense besoin de miraculeux véhiculé par les pèlerinages (G. Gromer, p. 245-252 et 272&amp;amp;#160;; L. Châtellier, p. 199-201) et cela de plusieurs façons&amp;amp;#160;:&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Certains d’entre eux se situent en territoire luthérien (Notre-Dame du Chêne à Goersdorf et à Plobsheim, Saint-Léger à Reinhardsmunster) ou, au mieux, ne sont accessibles qu’en traversant ce dernier&amp;amp;#160;: c’est ainsi que les pèlerins catholiques du vignoble doivent passer par Heiligenstein pour se rendre au Mont Sainte-Odile, ce qui provoque la protestation du Magistrat de Strasbourg le 12 mai 1666&amp;amp;#160;; à la même époque, les habitants de la Wantzenau et de Reichstett n’ont pas d’autre choix pour se rendre à Marienthal que de traverser les villages protestants.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Bien plus, des luthériens figurent parmi les miraculés (guérisons dans la chapelle Saint-Quirin et Saint-Wendelin près de Dingsheim en 1764&amp;amp;#160;; jusqu’à 10 % de non-catholiques guéris à Marienthal à la fin du XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle) et le saint guérisseur, dont l’irascibilité s’avère être aussi redoutable que son pouvoir, se montre intraitable à l’égard de ceux qui osent contester le miracle&amp;amp;#160;: une récidive du mal les guette.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Enfin certains de ces «&amp;amp;#160;hérétiques&amp;amp;#160;» finissent par être touchés par la grâce du pèlerinage au point de se convertir (Trois-Épis, XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; et XVII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècles). Mais gare aux relaps et à tous ceux qui ne respectent pas leurs engagements !&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Les petits pèlerinages restent en général fidèles à leur vocation première lorsque science et médecine sont arrivés à la limite de leurs compétences&amp;amp;#160;: à savoir guérir les corps et répondre aux difficultés de l’existence terrestre moyennant parfois une association entre, d’une part, l’étymologie supposée du nom du saint, tel épisode de sa vie terrestre ou les circonstances de sa mort, et, d’autre part, la spécialité thérapeutique qui lui est attribuée. Certains rapprochements sont certes sujets à caution&amp;amp;#160;: Wolfgang protégerait contre les loups (Weyersheim)&amp;amp;#160;; Augustin est invoqué à Crastatt contre les maladies des yeux&amp;amp;#160;; le culte de Valentin renverrait à l’épilepsie (&amp;lt;i&amp;gt;fallende Krankheit&amp;lt;/i&amp;gt;) et Sébastien (Dambach, Burnhaupt-le-Haut, Pfastatt) est l’intercesseur antipesteux par excellence, à l’instar de Roch en pays roman, les flèches de la peste rappelant, par leur soudaineté et leur impact, les terribles épidémies de peste jusqu’au XVII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle… On se rendra à Hohengoeft pour trouver un conjoint, à Wiwersheim ou Niederhaslach (saint Florent, protecteur du cheptel)&amp;lt;b&amp;gt;pour implorer la fin d’une épizootie, à Avenheim où saint Ulrich guérit les cas de consomption, à Haegen où saint Quirin est invoqué contre les paralysies, les scrofules et les rhumatismes. Une place à part revient aux pèlerinages spécialisés dans la guérison des maladies d’enfants. Les saints thaumaturges ou apotropéens, en principe au nombre de 14 – en réalité bien plus nombreux en tant que saints guérisseurs, car nécessité fait loi –, apparaissent d’abord comme les indispensables avocats auprès du Christ ou de la Vierge dont on connaît les qualités d’omnipraticienne et l’efficace pouvoir intercesseur&amp;amp;#160;: après Marienthal, Dusenbach, les Trois‑Épis dès 1491 – &amp;lt;i&amp;gt;Notre-Dame&amp;lt;/i&amp;gt;, «&amp;amp;#160;&amp;lt;i&amp;gt;Unsere liebe Frau&amp;lt;/i&amp;gt;&amp;amp;#160;» – et, en 1590, le Bischenberg, pèlerinage marqué d’une connotation doloriste, «&amp;amp;#160;&amp;lt;i&amp;gt;Unsere liebe frau von Mitleyden&amp;lt;/i&amp;gt;&amp;amp;#160;», puis Monswiller (D. Fischer, J. Friedel). Seuls les pèlerinages de la Sainte-Croix peuvent prétendre à un tel succès (J. Levy).&amp;lt;/b&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;b&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;À mesure que l’on remonte dans la hiérarchie des lieux, on passe progressivement, au XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, à la suite des efforts d’épuration entrepris par l’Église, du pèlerinage-recours ou «&amp;amp;#160;pèlerinage-panique&amp;amp;#160;» (Albert Dupront) au pèlerinage-conversion dont la préoccupation n’est plus la recherche immédiate d’une guérison miraculeuse du corps, mais, via les indulgences, l’assurance de l’allègement des peines temporelles dans l’au-delà par le dépouillement des biens matériels, la libération du péché, l’expiation dans la perspective de la crainte de l’enfer, ce qui fait du pèlerinage un remède efficace contre la damnation suprême. Quant aux sanctuaires à répit, ils mettent l’accent sur l’importance du baptême en tant que passeport pour l’au-delà.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/b&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;b&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;La culture savante rejoint la sensibilité populaire tout en cherchant à canaliser cette dernière. L’étape suivante, s’inscrivant dans le passage du pèlerinage-conversion au pèlerinage-mission doit beaucoup à l’activité des Jésuites, principaux artisans de la Contre-Réforme, tant dans la région de Molsheim (Altbronn) que dans celle de Haguenau (Marienthal). Certes, ce n’est pas une innovation (les Guillemites ayant précédé les Jésuites à Haguenau, les Récollets franciscains de Bischoffsheim, les Prémontrés du Mont Sainte-Odile, les Bénédictins de Thierenbach), mais l’esprit de reconquête donne à ce zèle pastoral une nouvelle dimension.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/b&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
&amp;lt;p&amp;gt;&amp;amp;#160;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/p&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;h2&amp;gt; &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;i&amp;gt;Rituel spectaculaire ou dévotion individuelle ?&amp;lt;/i&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/h2&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;En se fondant sur un certain nombre de descriptions, les historiens ont voulu faire de cette dévotion itinérante un phénomène massif et festif, ce qui ne suffit pas à conclure au pèlerinage-évasion. Derrière les bannières (&amp;lt;i&amp;gt;Ablassfähnlein&amp;lt;/i&amp;gt;) et au son des cantiques, on voit certes des communautés entières gravir les pentes du Mont Sainte-Odile, mues par un puissant sentiment de solidarité, celui-là même qui reliait traditionnellement entre eux les membres des confréries. Mais cela se produit occasionnellement aux temps forts de la liturgie&amp;amp;#160;: entre autres, aux fêtes mariales, à Pâques ou à la Pentecôte. Par ailleurs, les routes de l’Occident chrétien sont jalonnées non seulement de chapelles et d’oratoires, mais également d’hospices, de relais, d’auberges et de lieux de foire&amp;amp;#160;: en tant que fait social, le pèlerinage, loin d’être une abstraction, mettra donc le pèlerin en contact avec le marchand, le brigand de grand chemin, le miséreux désireux de se faire un peu de monnaie, voire le faux pèlerin et le moine en rupture de règle. La dimension proprement religieuse du pèlerinage s’en trouve considérablement élargie.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Après la mise en scène, l’introspection&amp;amp;#160;: c’est après avoir pénétré dans l’espace sacré que le pèlerin se laisse envahir par une piété individuelle en se prêtant à un rituel codifié fait de prières, de supplications et de sacrements et établissant une relation personnelle, voire un lien affectif, entre la divinité et le croyant. Les livrets de pèlerinage en portent témoignage.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
&amp;lt;h2&amp;gt; &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;i&amp;gt;Conclusion&amp;amp;#160;: une précieuse source d’informations pour l’historien&amp;lt;/i&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/h2&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Au-delà d’une histoire des sensibilités religieuses, esquissée dans les années 1970-1980 pour s’en tenir au seul espace français, par d’éminents spécialistes qui nous ont apporté leur analyse et leur interprétation, tels que Robert Mandrou, Albert Dupront, Bernard Plongeron, Yves-Marie Hilaire, Michel Vovelle ou Jean Delumeau, l’analyse des pèlerinages apporte un éclairage précieux non seulement sur les mentalités populaires, mais également, à l’instar des &amp;lt;i&amp;gt;ex-voto&amp;lt;/i&amp;gt; qui en constituent souvent le complément, sur les gestes de la vie quotidienne. Les livres des miracles (Thann, Trois-Épis, Kientzheim) méritent une étude en creux dans la mesure où, derrière la maladie ou l’accident, se profilent les usages et les activités de la population&amp;amp;#160;: lenteur des déplacements à pied et risques d’égarement, travaux en forêt ou dans la vigne, mauvaises prévisions de moisson en raison de la nielle, activités de l’artisanat domestique générateur d’accidents… Tel est le cas de celui des Trois-Épis, conservé au couvent des Rédemptoristes du pèlerinage et qui couvre une période allant de la fin du XV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; au XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle. S’il est présomptueux de vouloir établir une quelconque nosologie propre à une médecine savante et classificatrice, compte tenu de l’incertitude qui entoure l’identification de la maladie elle-même (&amp;lt;i&amp;gt;lange, schwere Krankheit&amp;lt;/i&amp;gt;), on cerne cependant son contexte (fragilité de l’existence, aléas d’une grossesse, exposition des enfants aux dangers de la première enfance, etc.), ce qui justifie le recours permanent et sécuritaire au saint intercesseur capable de guérir, voire de rendre la vie.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: right;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;b&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Jean-Michel Boehler&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/b&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
&amp;lt;h1&amp;gt; &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Bibliographie&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/h1&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;h2&amp;gt; &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Bibliographie générale&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/h2&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;p&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;DE BUSSIERE (Marie-Théodore), &amp;lt;i&amp;gt;Cultes et pèlerinages de la Très Sainte Vierge en Alsace&amp;lt;/i&amp;gt;, Paris, 1862.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;p&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;LEVY (Joseph), &amp;lt;i&amp;gt;Die Heilig-Kreuz-Wallfahrten im Elsass&amp;lt;/i&amp;gt;, Colmar, 1921.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;p&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;LEVY (Joseph), &amp;lt;i&amp;gt;Die Wallfahrten der Heiligen im Elsass&amp;lt;/i&amp;gt;, Sélestat, 1926.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;p&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;LEVY (Joseph), &amp;lt;i&amp;gt;Die Wallfahrten der Mutter Gottes im Elsass&amp;lt;/i&amp;gt;, Colmar, 1929.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;p&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;LEVY (Joseph), &amp;lt;i&amp;gt;Die Verehrung der vierzehn Nothelfer in der Diözese Strassburg&amp;lt;/i&amp;gt;, Colmar, 1929.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;p&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;PFLEGER (Luzian), «&amp;amp;#160;Sühnewallfahrten und öffentliche Kirchenbusse im Elsass im späten Mittelalter und in der Neuzeit&amp;amp;#160;», &amp;lt;i&amp;gt;AEKG&amp;lt;/i&amp;gt;, 8, 1933, p. 127-162.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;p&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;HAU (Johannes), «&amp;amp;#160;Elsässische Pilger am Trierer Apostelgrab im 12. und 13.-14. Jahrhundert&amp;amp;#160;», &amp;lt;i&amp;gt;AEKG,&amp;lt;/i&amp;gt; 11, 1936, p. 119-136.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;p&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;BARTH (Médard), &amp;lt;i&amp;gt;Die heilige Odilia, Schutzherrin des Elsass. Ihr Kult in Volk und Kirche&amp;lt;/i&amp;gt;, Strasbourg, 1938.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;p&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;BRAUNER (Joseph) et OHRESSER (Xavier), «&amp;amp;#160;Der Kult des heiligen Ludanus im Elsass&amp;amp;#160;», &amp;lt;i&amp;gt;AEA&amp;lt;/i&amp;gt;, 2, 1947-1948, p. 13-61.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;p&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;BARTH (Médard), «&amp;amp;#160;Elsässer Pilger an den berühmten Wallfahrtsorten des Mittelalters&amp;amp;#160;», &amp;lt;i&amp;gt;Freiburger Diözesan Archiv&amp;lt;/i&amp;gt;, 80, 1960, p. 167-189.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;p&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;OURSEL (Raymond), &amp;lt;i&amp;gt;Les pèlerins du Moyen Âge&amp;amp;#160;: les hommes, les chemins, les sanctuaires&amp;lt;/i&amp;gt;, Paris, 1963.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;p&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;RAPP (Francis), «&amp;amp;#160;Les pèlerinages en Occident à la fin du Moyen Âge&amp;amp;#160;», &amp;lt;i&amp;gt;Les pèlerinages&amp;amp;#160;: de l’Antiquité biblique et classique à l’Occident médiéval&amp;lt;/i&amp;gt;, Paris, 1973, p. 117-160.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;p&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;DUPRONT (Albert), «&amp;amp;#160;Anthropologie du sacré et cultes populaires. Histoire et vie des pèlerinages en Europe occidentale&amp;amp;#160;», &amp;lt;i&amp;gt;Miscellanea Historiae Ecclesiasticae&amp;lt;/i&amp;gt;, Louvain, 1974, p. 235-258.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;p&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;RAPP (Francis), «&amp;amp;#160;Christianisme et vie quotidienne dans les pays germaniques au XV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; s. L’empreinte du sacré sur le temps&amp;amp;#160;», &amp;lt;i&amp;gt;Histoire vécue du peuple chrétien&amp;lt;/i&amp;gt;, 1, 1979, p. 335-364.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;p&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;CHÂTELLIER (Louis),&amp;lt;i&amp;gt;Tradition chrétienne et renouveau catholique dans l’ancien diocèse de Strasbourg (1650-1770)&amp;lt;/i&amp;gt;, Strasbourg-Paris, 1981, p. 192-205.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;p&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;RAPP (Francis), «&amp;amp;#160;Pèlerinages et livres de piété en Alsace du XIV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; au XX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle&amp;amp;#160;», HILAIRE (Yves-Marie), dir., &amp;lt;i&amp;gt;La religion populaire. Aspects du christianisme populaire à travers l’histoire&amp;lt;/i&amp;gt;,&amp;lt;i&amp;gt;Lille, 1981, p. 111-132.&amp;lt;/i&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;p&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;RAPP (Francis), «&amp;amp;#160;Mutations et difficultés du pèlerinage à la fin du Moyen Âge&amp;amp;#160;», &amp;lt;i&amp;gt;Les chemins de Dieu&amp;lt;/i&amp;gt;, 1982, p. 209-235.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;p&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;CHÂTELLIER (Louis), «&amp;amp;#160;Le miracle baroque&amp;amp;#160;», &amp;lt;i&amp;gt;Histoire des miracles, 6&amp;lt;sup&amp;gt;ème&amp;lt;/sup&amp;gt; rencontre d’histoire religieuse, abbaye de Fontevraud, octobre 1982, Actes&amp;lt;/i&amp;gt;, Angers, 1983, p. 85-93.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;p&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;CHÂTELLIER (Louis) et SCHON (Annick), «&amp;amp;#160;Essai de cartographie des pèlerinages alsaciens&amp;amp;#160;», «&amp;amp;#160;L’espace et le sacré&amp;amp;#160;», &amp;lt;i&amp;gt;Annales de Bretagne et des pays de l’Ouest&amp;lt;/i&amp;gt;, 90, 1983, p. 198-203.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;p&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;CHÂTELLIER (Louis), OTTMANN (Colette), RAPHAEL (Freddy) et alii, in PLONGERON (Bernard) et LEROU (Paule), dir., &amp;lt;i&amp;gt;La piété populaire en France. Répertoire bibliographique&amp;lt;/i&amp;gt;, Paris, 1984, 2, p. 65-165 (Lorraine-Alsace).&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;p&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;HERBERICH-MARX (Geneviève) et RAPHAEL (Freddy), Notices «&amp;amp;#160;Pèlerinages&amp;amp;#160;» et «&amp;amp;#160;Religion populaire&amp;amp;#160;», &amp;lt;i&amp;gt;Encyclopédie d’Alsace&amp;lt;/i&amp;gt;, t. X, 1985, p. 2910-2925 et 6320-6325.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;p&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;RAPP (Francis), «&amp;amp;#160;Les jacquets du Moyen Âge&amp;amp;#160;», DUPRONT (Alphonse), éd., &amp;lt;i&amp;gt;La quête du sacré. &amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;Saint-Jacques-de-Compostelle&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/i&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;, Turnhout, 1985, p. 79-95.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;p&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;KÖSTER (Kurt), «&amp;amp;#160;Pilgerzeichen und figürlicher Schmuck auf mittelalterlichen Glocken&amp;amp;#160;», &amp;lt;i&amp;gt;Glocken in Geschichte und Gegenwart&amp;lt;/i&amp;gt;, t. I, 1986, p. 67-68.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;p&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;CHRIST (Dorothea), &amp;lt;i&amp;gt;Das Familienbuch der Herren von Eptingen &amp;lt;/i&amp;gt;(Quellen und Forschungen zur Geschichte und Landeskunde des Kantons Basel-Landschaft, 41), Liestal, 1992.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;p&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;RAPP (Francis), «&amp;amp;#160;Zwischen Spätmittelalter und Neuzeit&amp;amp;#160;: Wallfahrten der ländlichen Bevölkerung im Elsaß&amp;amp;#160;», SCHREINER (Klaus), éd., &amp;lt;i&amp;gt;Laienfrömmigkeit im späten Mittelalter&amp;lt;/i&amp;gt;, 1992, p. 127-136.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;p&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;RAPP (Francis), «&amp;amp;#160;Neue Formen der Spiritualität im Spätmittelalter&amp;amp;#160;», HERBERS (Klaus) et PLÖTZ (Robert), éd., &amp;lt;i&amp;gt;Spiritualität des Pilgern &amp;lt;/i&amp;gt;(Jakobus-Studien 5), Tübingen, 1993, p. 39-58.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;p&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;BOEHLER (Jean-Michel), &amp;lt;i&amp;gt;Paysannerie &amp;lt;/i&amp;gt;(1993), t. II, p. 1928-1932 et t. III, p. 2216-2220.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;p&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;BRUNA (Denis), &amp;lt;i&amp;gt;Enseignes de pèlerinage et enseignes profanes&amp;lt;/i&amp;gt;, Paris, 1996.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;p&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;RAPP (Francis), «&amp;amp;#160;De la religion populaire à l’action pastorale&amp;amp;#160;: les pèlerinages alsaciens du XV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; au XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; s.&amp;amp;#160;», &amp;lt;i&amp;gt;Homo religiosus. Mélanges Jean Delumeau&amp;lt;/i&amp;gt;, Paris, 1997, p. 66-72.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;p&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;RAPP (Francis), «&amp;amp;#160;Le pèlerinage et la spiritualité à la fin du Moyen Âge&amp;amp;#160;», KLOCZOWSKI (Jerzy) et alii, éd., &amp;lt;i&amp;gt;La chrétienté en Europe du Centre-Est&amp;lt;/i&amp;gt;, 2. Le Bas Moyen Âge, Lublin, 1999, p. 90-97.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;p&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;RAPP (Francis), «&amp;amp;#160;La spiritualité du pèlerinage à la fin du Moyen Âge&amp;amp;#160;», RACINE (Pierre), éd., &amp;lt;i&amp;gt;Piacenza ed i pellegrinaggi lungo la Via Francigena&amp;lt;/i&amp;gt;, Piacenza, 1999, p. 33-43.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;p&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;HERBERS (Klaus), &amp;lt;i&amp;gt;«Wol auf sant Jacobs straßen», Pilgerfahrten und Zeugnisse des Jakobuskults in Süddeutschland&amp;lt;/i&amp;gt;, Ostfildern, 2002.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;p&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;RAPP (Francis), «&amp;amp;#160;Les pèlerinages mariaux en Alsace à la fin du Moyen Âge&amp;amp;#160;», &amp;lt;i&amp;gt;Religion et mentalités au Moyen Âge. Mélanges Hervé Martin&amp;lt;/i&amp;gt;, Rennes, 2003, p. 387-394.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;p&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;RAPP (Francis), «&amp;amp;#160;Les humanistes et les réformateurs face au pèlerinage au XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; s.&amp;amp;#160;», RUCQUOI (Adeline), éd., &amp;lt;i&amp;gt;Saint Jacques et la France&amp;lt;/i&amp;gt;, Paris, 2003, p. 505-518.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;p&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;FISCHER (Marie-Thérèse), &amp;lt;i&amp;gt;Pèlerinages et piété populaire en Alsace&amp;lt;/i&amp;gt;, Strasbourg, 2003.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;p&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;RAPP (Francis), «&amp;amp;#160;Les pèlerinages mariaux en Haute-Alsace&amp;amp;#160;», REBETEZ (Jean-Claude), éd., &amp;lt;i&amp;gt;Pro Deo&amp;lt;/i&amp;gt;, Delémont, 2006, p. 130-132.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;p&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;MODESTIN (Georg), &amp;lt;i&amp;gt;Quellen zur Geschichte der Waldenser von Strassburg 1400-1401 &amp;lt;/i&amp;gt;(MGH, Quellen zur Geistesgeschichte des Mittelalters 22), Hannover, 2007.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;p&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;KÜHNE (Hartmut) et alii, &amp;lt;i&amp;gt;Das Zeichen am Hut im Mittelalter. Europäische Reisemarkierungen. Symposion in memoriam Kurt KÖSTER&amp;lt;/i&amp;gt; (Europäische Wallfahrtsstudien 4), Berlin, 2008.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;p&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;SCHMID (Wolfgang), «&amp;amp;#160;Karl IV. und die heilige Odilia. Heiligenverehrung und Politik am Oberrhein und in Böhmen&amp;amp;#160;», HERBERS (Klaus) et RÜCKERT (Peter), éd., &amp;lt;i&amp;gt;Pilgerheilige und ihre Memoria &amp;lt;/i&amp;gt;(Jakobus-Studien 19), Tübingen, 2012, p. 35-63.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;p&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;METZ (Bernhard), «&amp;amp;#160;Burgkapellen als Wallfahrtsorte nach elsässischen Beispielen&amp;amp;#160;», HERBERS (Klaus) et RÜCKERT (Peter), éd., &amp;lt;i&amp;gt;Pilgerheilige und ihre Memoria &amp;lt;/i&amp;gt;(Jakobus-Studien 19), Tübingen, 2012, p. 91-108.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;p&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;CLEMENTZ (Élisabeth), «&amp;amp;#160;Die Nahwallfahrten in der ehemaligen Diözese Basel am Ende des Mittelalters&amp;amp;#160;», HERBERS (Klaus) et RÜCKERT (Peter), éd., &amp;lt;i&amp;gt;Pilgerheilige und ihre Memoria &amp;lt;/i&amp;gt;(Jakobus-Studien 19), Tübingen, 2012, p. 109-127.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;p&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;HONEMAN (Volker), «&amp;amp;#160;Geiler von Kaysersberg und das Pilgern&amp;amp;#160;», HERBERS (Klaus) et RÜCKERT (Peter), éd., &amp;lt;i&amp;gt;Pilgerheilige und ihre Memoria &amp;lt;/i&amp;gt;(Jakobus-Studien 19), Tübingen, 2012, p. 165-203.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;p&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;BECK (Erich), «&amp;amp;#160;Wahrnehmung und Funktion römischer Überreste im mittelalterlichen Elsass&amp;amp;#160;», BUCHHOLZER-REMY (Laurence) et alii, &amp;lt;i&amp;gt;Neue Forschungen zur elsässischen Geschichte im Mittelalter &amp;lt;/i&amp;gt;(Forschungen zur oberrheinischen Landesgeschichte 56), Freiburg, 2012, p. 25-51.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;p&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;BRUMME (Carina), «&amp;amp;#160;Pilgerzeichen als Indikatoren des spätmittelalterlichen Wallfahrtswesens in Mitteldeutschland&amp;amp;#160;», BÜNZ (Enno) und KÜHNE (Hartmut), &amp;lt;i&amp;gt;Alltag und Frömmigkeit am Vorabend der Reformation in Mitteldeutschland&amp;lt;/i&amp;gt;, Leipzig, 2015, p. 491-512.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;p&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;CLEMENTZ (Élisabeth), «&amp;amp;#160;Le culte de saint Nicolas en Alsace&amp;amp;#160;», VINCENT (Catherine) et GUYON (Catherine), (dir.), &amp;lt;i&amp;gt;De l’Orient à l’Occident&amp;amp;#160;: le culte de saint Nicolas en Europe (X&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt;–XXI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècles)&amp;lt;/i&amp;gt;, Paris, 2015, p. 347-368.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;p&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;JULIA (Dominique), &amp;lt;i&amp;gt;Le voyage aux saints&amp;amp;#160;: les pèlerinages dans l’Occident moderne XV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt;-XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; s.&amp;lt;/i&amp;gt;, Paris, 2016.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/p&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;h2&amp;gt; &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;Monographies&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/h2&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;p&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;BUCHINGER (Bernardin), &amp;lt;i&amp;gt;Miracul Buch … zu Kienssheim&amp;lt;/i&amp;gt;, Porrentruy, 1662.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;p&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;ACKERMANN, &amp;lt;i&amp;gt;Die frommen Wallfahrten nach Drei Aehren&amp;lt;/i&amp;gt;, Strasbourg, 1858.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;p&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;FISCHER (Dagobert), «&amp;amp;#160;Notice historique sur Monswiller (le village et le pèlerinage)&amp;amp;#160;», &amp;lt;i&amp;gt;RA&amp;lt;/i&amp;gt;, 1874, p. 326-345 et 466-487.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;p&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;FRIEDEL (J.), &amp;lt;i&amp;gt;Die Wallfahrt U.L. Frau von Monsweiler&amp;lt;/i&amp;gt;, Trier, 1875.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;p&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;STOFFEL (Georg), &amp;lt;i&amp;gt;Tomus miraculorum sancti Theobaldi,&amp;lt;/i&amp;gt; Colmar, 1875.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;p&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;SCHMIDLIN (Joseph), &amp;lt;i&amp;gt;Entstehung und Geschichte U. L. Frau zur Eich bei Blotzheim,&amp;lt;/i&amp;gt; Blotzheim, 1903.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;p&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;LEMPFRID (Heinrich), «&amp;amp;#160;Die Thanner Theobaldssage und der Beginn des Thanner Münsterbaues&amp;amp;#160;», &amp;lt;i&amp;gt;Bull.&amp;lt;/i&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;i&amp;gt;SCMHA, &amp;lt;/i&amp;gt;21, 1906, p. 1-128.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;p&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;PFLEGER (Luzian), «&amp;amp;#160;Le Mont Saint-Michel et les pèlerinages d’enfants alsaciens au XV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle&amp;amp;#160;», &amp;lt;i&amp;gt;Revue catholique d’Alsace&amp;lt;/i&amp;gt;, 34, 1919, p. 218-226.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;p&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;PFLEGER (Luzian), «&amp;amp;#160;Die St. Jakobi-Brüder und der Jakobikult im Elsass&amp;amp;#160;», &amp;lt;i&amp;gt;Elsassland&amp;lt;/i&amp;gt;, 5, 1925, p. 207-210.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;p&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;PFLEGER (Luzian), «&amp;amp;#160;St. Leodegarius-Wallfahrt zu Reinhardsmünster&amp;amp;#160;», &amp;lt;i&amp;gt;Elsaß-Land&amp;lt;/i&amp;gt;, 11, 1931, p. 300-303.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;p&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;OSTER (Henri), «&amp;amp;#160;Die Wallfahrt zum hl. Pirmin in Holzheim&amp;amp;#160;», &amp;lt;i&amp;gt;AEKG,&amp;lt;/i&amp;gt; 11, 1936, p. 193-204.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;p&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;GROMER (Georges), éd., &amp;lt;i&amp;gt;Historia Collegii S.J. Hagenoae, dite chronique des Jésuites de Haguenau&amp;lt;/i&amp;gt;, Haguenau, 1946, et DE BOHAN (Céline), «&amp;amp;#160;Miracles à Marienthal au XVII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle. Extraits de la Chronique des Jésuites&amp;amp;#160;», &amp;lt;i&amp;gt;Études haguenoviennes,&amp;lt;/i&amp;gt; 23, 1997, p. 7-62.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;p&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;BARTH (Médard), «&amp;amp;#160;Zur Geschichte der Thanner St. Theobalduswallfahrt im Mittelalter&amp;amp;#160;», &amp;lt;i&amp;gt;Annuaire de la Société d’Histoire de Thann-Guebwiller&amp;lt;/i&amp;gt;, 1948-1950, p. 19-82.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;p&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;BIERRY (René), «&amp;amp;#160;Les enseignes de pèlerinage de saint Thibaut&amp;amp;#160;», &amp;lt;i&amp;gt;Annuaire de la Société d’Histoire de Thann-Guebwiller&amp;lt;/i&amp;gt;, 1948-1950, p. 15-18.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;p&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;PEUS (Busso), «&amp;amp;#160;Ein spätmittelalterliches Pilgerzeichen von Drei-Ähren (Elsass)&amp;amp;#160;», &amp;lt;i&amp;gt;Schweizer Münzblätter&amp;lt;/i&amp;gt; 1-3/4, 1949-1953, p. 59-62.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;p&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;ZUBER (Florent), «&amp;amp;#160;Les pèlerinages&amp;amp;#160;», &amp;lt;i&amp;gt;Le pays du Kochersberg&amp;lt;/i&amp;gt;, Strasbourg, 1950, p. 127-146.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;p&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;ADAM (Paul), &amp;lt;i&amp;gt;Notre-Dame de l’Illwald ou Notre-Dame-des Neiges près de Sélestat&amp;lt;/i&amp;gt;, Sélestat, 1954.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;p&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;STINTZI (Paul), «&amp;amp;#160;Unserer lieben Frauen Gotteshaus im Schäfertal&amp;amp;#160;», &amp;lt;i&amp;gt;AEA,&amp;lt;/i&amp;gt; 23, 1956, p. 251-260.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;p&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;BURG (André Marcel), &amp;lt;i&amp;gt;Marienthal (Alsace) Histoire du couvent et du pèlerinage sous les Gillelmites, les Jésuites et le clergé séculier&amp;lt;/i&amp;gt;, Phalsbourg, 1959.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;p&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;KUBLER (Maurice), «&amp;amp;#160;Pèlerins de Sélestat à Saint-Jacques de Compostelle&amp;amp;#160;», &amp;lt;i&amp;gt;Annuaire de Sélestat,&amp;lt;/i&amp;gt; 15, 1965, p. 101-108.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;p&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;ADAM (Paul), &amp;lt;i&amp;gt;Notre-Dame de Neunkirch&amp;lt;/i&amp;gt;, Sélestat, 1966.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;p&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;METZGER (Robert), &amp;lt;i&amp;gt;Histoire du pèlerinage et de l’église de Reinacker&amp;lt;/i&amp;gt;, Mulhouse, 1966.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;p&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;SCHLAEFLI (Louis), «&amp;amp;#160;La plus ancienne image pieuse du Schauenberg&amp;amp;#160;», &amp;lt;i&amp;gt;Marian Library Studies&amp;lt;/i&amp;gt;, 9, Dayton Ohio, 1977, p. 273-279.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;p&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;GIRARDIN F., HERBERICH-MARX G., RAPHAEL F., «&amp;amp;#160;Les ex voto peints et le pèlerinage de saint Florent d’Oberhaslach&amp;amp;#160;», &amp;lt;i&amp;gt;Revue des Sciences Sociales de la France de l’Est&amp;lt;/i&amp;gt;, n&amp;lt;sup&amp;gt;o&amp;lt;/sup&amp;gt; 7, 1979, p. 59-99 et n&amp;lt;sup&amp;gt;o&amp;lt;/sup&amp;gt; 8, 1979, p. 56-110.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;p&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;VONAU (Pierre) et alii, «&amp;amp;#160;Un pèlerinage [Saint-Guy] de la région de Saverne&amp;amp;#160;», &amp;lt;i&amp;gt;SHASE,&amp;lt;/i&amp;gt; 109, 1979/4, p. 1-24.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;p&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;OTTMANN (Colette), &amp;lt;i&amp;gt;Les pèlerinages ruraux d’Ancien Régime du Kochersberg et du pays de Marmoutier&amp;lt;/i&amp;gt;, mém. maîtr. dactyl. Strasbourg, 1979/1980 et «&amp;amp;#160;Pèlerinages ruraux du Kochersberg et du pays de Marmoutier. Une étude d’ethnohistoire&amp;amp;#160;», &amp;lt;i&amp;gt;Bull. SHASE&amp;lt;/i&amp;gt;, numéro spécial, 1991/II et 164, III/1993.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;p&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;KLEIN (Georges), &amp;lt;i&amp;gt;Images votives de pèlerinage&amp;lt;/i&amp;gt;&amp;amp;#160;:&amp;lt;i&amp;gt;Thierenbach, Oberhaslach&amp;lt;/i&amp;gt;, Strasbourg, 1981.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;p&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;HERBERICH-MARX (Geneviève) et RAPHAEL (Freddy), «&amp;amp;#160;Messages et prières des pèlerins de Thierenbach. Etude sociologique concernant un aspect de la religion populaire&amp;amp;#160;», &amp;lt;i&amp;gt;Revue des Sciences sociales de la France de l’Est&amp;lt;/i&amp;gt;, 1982, p. 3-46.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;p&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;RAPP (Francis), «&amp;amp;#160;Un petit pèlerinage marial&amp;amp;#160;: N.-D. de la Pitié à Wiwersheim en Alsace&amp;amp;#160;», &amp;lt;i&amp;gt;Horizons marins et itinéraires spirituels&amp;lt;/i&amp;gt;. Mélanges M. &amp;lt;i&amp;gt;Mollat&amp;lt;/i&amp;gt;, 1, Paris, 1987, p. 105-113.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;p&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;KELLER (Bernard), «&amp;amp;#160;Le Schauenberg. Cinq siècles d’histoire et de dévotion&amp;amp;#160;», &amp;lt;i&amp;gt;AEA&amp;lt;/i&amp;gt;, NS 8, 1988, p. 345-368.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;p&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;RAPP (Francis), «&amp;amp;#160;La vie religieuse des campagnes alsaciennes du milieu du XV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; au milieu du XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; s.&amp;amp;#160;», &amp;lt;i&amp;gt;Revue d’Histoire de l’Église de France&amp;lt;/i&amp;gt;, 77, 1991, p. 207-220.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;p&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;WILSDORF (Christian), «&amp;amp;#160;Le départ de jeunes Wissembourgeois pour le Mont-Saint-Michel durant l’hiver 1457-1458&amp;amp;#160;»,&amp;lt;i&amp;gt;Charpiana. Mélanges offerts par ses amis à Jacques Charpy&amp;lt;/i&amp;gt;, Rennes, 1991, p. 427-429.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;p&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;WILSDORF (Christian), «&amp;amp;#160;Remarques sur la première Vie de saint Adelphe de Metz et le pèlerinage de Neuwiller-lès-Saverne (IX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt;-XII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècles)&amp;amp;#160;», &amp;lt;i&amp;gt;RA&amp;lt;/i&amp;gt;, 118, 1992, p. 31-42.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;p&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;RAPP (Francis), «&amp;amp;#160;La cathédrale de Strasbourg, sanctuaire de pèlerinage ?&amp;amp;#160;», &amp;lt;i&amp;gt;Bulletin de la Cathédrale de Strasbourg&amp;lt;/i&amp;gt;, 24, 2000, p. 131-38.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;p&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;RAPP (Francis), «&amp;amp;#160;Le pèlerinage de Dusenbach et Maximin II de Ribeaupierre&amp;amp;#160;», &amp;lt;i&amp;gt;RA&amp;lt;/i&amp;gt;, 128, 2002, p. 193-203.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;p&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;JORDAN (Benoît), «&amp;amp;#160;Les monuments de la vénération à saint Morand d’Altkirch&amp;amp;#160;», &amp;lt;i&amp;gt;CAAAH&amp;lt;/i&amp;gt;, 46, 2003, p. 25-35.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;p&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;BOUCHERIT (Marylin), &amp;lt;i&amp;gt;Le pèlerinage de Leimbach en Haute Alsace&amp;amp;#160;: Etude du livre des miracles (1472-1584)&amp;lt;/i&amp;gt;, mémoire de maîtrise dactylographié, Strasbourg, 2005.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;p&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;CLEMENTZ (Élisabeth), «&amp;amp;#160;Le prieuré clunisien de Thierenbach (12&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt;-18&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle) et son pèlerinage&amp;amp;#160;», &amp;lt;i&amp;gt;RA&amp;lt;/i&amp;gt;, 138, 2012, p. 27-57.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;p&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;KIRAKOSIAN (Racha), «&amp;amp;#160;Kaiserin und Heilige. Der Kult der heiligen Richgard in Andlau&amp;amp;#160;», HERBERS (Klaus) et RÜCKERT (Peter), éd., &amp;lt;i&amp;gt;Pilgerheilige und ihre Memoria &amp;lt;/i&amp;gt;(Jakobus-Studien 19), Tübingen, 2012, p. 65-90.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;p&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;RÖPCKE (Andreas), «&amp;amp;#160;St. Theobald und die Wallfahrt nach Thann im Spätmittelalter&amp;amp;#160;», HERBERS (Klaus) et RÜCKERT (Peter), éd., &amp;lt;i&amp;gt;Pilgerheilige und ihre Memoria &amp;lt;/i&amp;gt;(Jakobus-Studien 19), Tübingen, 2012, p. 129-143.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;p&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;FISCHER (Marie-Thérèse), &amp;lt;i&amp;gt;Le Mont Sainte-Odile&amp;amp;#160;: histoire mouvementée d’un grand pèlerinage&amp;lt;/i&amp;gt;, Strasbourg, 2016.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;p&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;CLEMENTZ (Élisabeth), «&amp;amp;#160;Un pèlerinage avorté à Ammerschwihr&amp;amp;#160;», JORDAN (Benoît), éd., &amp;lt;i&amp;gt;Le document et le monument&amp;lt;/i&amp;gt;. &amp;lt;i&amp;gt;Hommage à Christian Wilsdorf&amp;lt;/i&amp;gt;, Strasbourg, 2022, à paraître.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/p&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;h2&amp;gt; &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Sitographie&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/h2&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;p&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;www.pilgerzeichen.de (lieux où ont été trouvés des enseignes de pèlerinage de Thann, du Mont Sainte-Odile et de Niedermunster). Consulté le 10.05.2023.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/p&amp;gt;&amp;lt;p&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;a href=&amp;quot;https://sanctuaires.aibl.fr&amp;quot; alt=&amp;quot;https://sanctuaires.aibl.fr&amp;quot; title=&amp;quot;https://sanctuaires.aibl.fr&amp;quot;&amp;gt;https://sanctuaires.aibl.fr&amp;lt;/a&amp;gt; (fiches concernant les pèlerinages alsaciens. Enquête en cours). Consulté le 10.05.2023.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/p&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;h1&amp;gt; &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Notices connexes&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/h1&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;V. Abbayes, &amp;lt;i&amp;gt;Artz&amp;lt;/i&amp;gt;-médecin, Bain, &amp;lt;i&amp;gt;Bannritt&amp;lt;/i&amp;gt;, &amp;lt;i&amp;gt;Bettelbrief&amp;lt;/i&amp;gt;, Calvaire, Chapitres, Chapelle, Chevalerie, Clergé régulier, clergé séculier, Confession (billet de), Croix (chemin de la), &amp;lt;i&amp;gt;Herrgotswinkel&amp;lt;/i&amp;gt;, &amp;lt;i&amp;gt;Hut&amp;lt;/i&amp;gt;, &amp;lt;i&amp;gt;Kirchengesang&amp;lt;/i&amp;gt;, Images, Indulgences, Jésuites, Langues de l’Alsace, Léproserie, Lorraine (pèlerinages), Liturgie (catholique), Louis (Saint), Nicolas (Saint), &amp;lt;i&amp;gt;Nothelfer&amp;lt;/i&amp;gt;, &amp;lt;i&amp;gt;Odilienberg&amp;lt;/i&amp;gt;-Sainte-Odile, processions.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: right;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;b&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Élisabeth Clementz, Jean-Michel Boehler&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/b&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>FKrouch</name></author>
		
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		<id>https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Peine_de_mort&amp;diff=13183</id>
		<title>Peine de mort</title>
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		<updated>2024-10-24T13:02:48Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;FKrouch : Page créée avec «  == &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Notice connexe&amp;lt;/span&amp;gt; ==  Mort civile  Category:PCategory:Droit (sources et pratique du dr... »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
== &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Notice connexe&amp;lt;/span&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Mort_civile|Mort civile]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:P]][[Category:Droit (sources et pratique du droit) et Justice]][[Category:Société, culture, pratiques sociales, rites et coutumes]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>FKrouch</name></author>
		
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		<id>https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Appariteur&amp;diff=13182</id>
		<title>Appariteur</title>
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		<updated>2024-10-24T12:58:49Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;FKrouch : Page redirigée vers Pedell, pedellus&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;#REDIRECT [[Pedell,_pedellus|Pedell, pedellus]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>FKrouch</name></author>
		
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		<id>https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Pedell,_pedellus&amp;diff=13181</id>
		<title>Pedell, pedellus</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Pedell,_pedellus&amp;diff=13181"/>
		<updated>2024-10-24T12:58:07Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;FKrouch : Page créée avec «  &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;huissier ou appariteur&amp;lt;/span&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;... »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
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&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;huissier ou appariteur&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Les &amp;#039;&amp;#039;pedelli&amp;#039;&amp;#039;, nommés par les archidiacres, font partie du personnel de leur officialité et de celle de l’évêque. Ils en sont les huissiers (ou, selon Levresse, les appariteurs). Ils portent les citations orales aux parties, exécutent les saisies et les enchères forcées, et assurent la communication de l’officialité avec les juridictions laïques. L’évêque nomme un &amp;#039;&amp;#039;oberster pedelle&amp;#039;&amp;#039; pour la ville de Strasbourg.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
== &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Bibliographie&amp;lt;/span&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;STENZEL (Karl), « Die geistlichen Gerichte zu Straßburg im 15. &amp;lt;/span&amp;gt;Jh. », &amp;#039;&amp;#039;ZGO &amp;#039;&amp;#039;68, 1914, p. 365-446, ici p. 376-77.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;LEVRESSE (René-Pierre), « L’officialité de Strasbourg. Son organisation », &amp;#039;&amp;#039;AEA&amp;#039;&amp;#039; 51, 1993-94, p. 117-79, ici p. 135-36.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: right;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Bernhard Metz&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/p&amp;gt;  &lt;br /&gt;
[[Category:P]][[Category:Eglises et cultes]][[Category:Droit (sources et pratique du droit) et Justice]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>FKrouch</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=P%C3%AAcheurs&amp;diff=13180</id>
		<title>Pêcheurs</title>
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		<updated>2024-10-24T12:53:37Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;FKrouch : &lt;/p&gt;
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&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Fischer&amp;#039;&amp;#039;, &amp;#039;&amp;#039;Vischer&amp;#039;&amp;#039;, &amp;#039;&amp;#039;piscator&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Le Rhin, l’Ill et les nombreux cours d’eau, du torrent au ruisseau et à la rivière regorgeaient au cours des siècles passés de nombreuses variétés de poissons. Dans le Rhin, les pêcheurs prenaient des saumons (&amp;#039;&amp;#039;Salmen, Lachs&amp;#039;&amp;#039;), nases (&amp;#039;&amp;#039;Nasenfisch&amp;#039;&amp;#039;), lamproies (&amp;#039;&amp;#039;Neunauge&amp;#039;&amp;#039;), aloses (&amp;#039;&amp;#039;Alse&amp;#039;&amp;#039;), carpes (&amp;#039;&amp;#039;Karpfen&amp;#039;&amp;#039;), vandoises (&amp;#039;&amp;#039;Häsling&amp;#039;&amp;#039;), brochets (&amp;#039;&amp;#039;Hecht&amp;#039;&amp;#039;), goujons (&amp;#039;&amp;#039;Gründling&amp;#039;&amp;#039;), brosmes (&amp;#039;&amp;#039;Lumb&amp;#039;&amp;#039;), barbeaux (&amp;#039;&amp;#039;Barbe&amp;#039;&amp;#039;), becquarts (variété de saumon) et parfois des esturgeons (&amp;#039;&amp;#039;Stör&amp;#039;&amp;#039;). Dans l’Ill abondaient les truites (&amp;#039;&amp;#039;Forelle&amp;#039;&amp;#039;), saumoneaux (&amp;#039;&amp;#039;Junglachs&amp;#039;&amp;#039;), ombres (Äsche), carpes (&amp;#039;&amp;#039;Karpfen&amp;#039;&amp;#039;), perches (&amp;#039;&amp;#039;Barsch&amp;#039;&amp;#039;), tanches (&amp;#039;&amp;#039;Schleie&amp;#039;&amp;#039;), barbottes (&amp;#039;&amp;#039;Groppen&amp;#039;&amp;#039;), goujons (&amp;#039;&amp;#039;Gründling&amp;#039;&amp;#039;), loches (&amp;#039;&amp;#039;Schmerle&amp;#039;&amp;#039;), sucets (&amp;#039;&amp;#039;Lutscher&amp;#039;&amp;#039;), vairons (&amp;#039;&amp;#039;Elritze&amp;#039;&amp;#039;), ablettes (&amp;#039;&amp;#039;Ukelei&amp;#039;&amp;#039;), anguilles (&amp;#039;&amp;#039;Aal&amp;#039;&amp;#039;), ainsi que des écrevisses (&amp;#039;&amp;#039;Flusskrebs&amp;#039;&amp;#039;), des grenouilles (&amp;#039;&amp;#039;Frosch&amp;#039;&amp;#039;) et, sur les berges, se ramassaient les escargots (&amp;#039;&amp;#039;Schnecke&amp;#039;&amp;#039;) (Hanauer).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;La pêche, activité vieille comme le monde, se révèle dans des sources écrites de plus en plus nombreuses au fur et à mesure de l’avancée du temps. Au XIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, par exemple, dans la partie du Dominicain de Colmar dénommée &amp;#039;&amp;#039;De rebus Alsaticis ineuntis saeculi XIII&amp;#039;&amp;#039; (État de l’Alsace au début du XIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, &amp;#039;&amp;#039;MGH&amp;#039;&amp;#039; &amp;#039;&amp;#039;Scriptores&amp;#039;&amp;#039; 17, p. 236 § 12), figure cette phrase&amp;amp;nbsp;: «&amp;amp;nbsp;Il est dit que sur l’Ill, vers 1200, habitaient 1 500 pêcheurs&amp;amp;nbsp;», ce qui signifie qu’il y avait des pêcheurs dans quasiment tous les villages et toutes les villes. L’auteur ne précise pas si, à son époque (vers 1280-1300), le nombre de pêcheurs était moindre ou plus important qu’auparavant, ni s’ils étaient d’ores et déjà organisés en corporations.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Aspects économiques et honorifiques de la pêche&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;L’un des aspects économiques de la pêche apparaît, par exemple, en 1459. Cette année-là, les Habsbourg donnent à Froideval, petite maison d’Antonins près de Belfort, la pêche dans la rivière Douce, du ban de Bavilliers à son confluent avec la Savoureuse, soit quelque cinq kilomètres. La donation n’est pas modeste pour autant. On trouve des pêcheurs sur les plus petits ruisseaux et les redevances qui en découlent se comptent en centaines de truites (copies&amp;amp;nbsp;: AHR 36H 57/1 &amp;amp; 61&amp;amp;nbsp;; traduction française, &amp;#039;&amp;#039;ibid&amp;#039;&amp;#039;. 57/1) (Information transmise par B. Metz).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Par ailleurs, lors d’un procès contre deux pêcheurs d’Erstein, Bastian Roser et Jakob von Hipsheim, la corporation des pêcheurs de Strasbourg affirme avoir eu de tout temps le droit de lever un péage sur tous ceux qui traversent Strasbourg vers l’aval avec des écrevisses ou des poissons achetés dans la ville ou en amont, sur l’Ill. Elle invoque le témoignage de deux habitants d’Ehl qui, il y a des années, avaient dû payer ce péage, alors qu’ils transportaient des poissons et des écrevisses vers Haguenau et Spire (AMS Série 165Z n&amp;lt;sup&amp;gt;o&amp;lt;/sup&amp;gt; 80, 20 février 1552). Dans le même procès apparaît la déposition d’un pêcheur de Spire (par le biais du Magistrat de cette ville), Martin Ackernuss, qui affirme que lui-même, son beau-père et un dénommé Deissel ont payé ce péage pour des poissons achetés à Strasbourg et en amont, il y a des décennies, ce contre quoi ils avaient souvent protesté, en vain (AMS Série 165Z n&amp;lt;sup&amp;gt;o&amp;lt;/sup&amp;gt; 81, 8 octobre 1552).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Le poisson, par le biais des pêcheurs, pouvait aussi servir de monnaie d’échange, comme le démontre cet événement&amp;amp;nbsp;: en 1513, Philippe V de Hanau cède à son frère Ludwig la jouissance de sa part de Lichtenberg, Bouxwiller, Balbronn, Weshoffen, Neuviller et autres. En contrepartie, Ludwig promet à son frère cinq foudres de vin, du gibier et 1 000 truites séchées (&amp;#039;&amp;#039;dorrer fornlin&amp;#039;&amp;#039;), à livrer à Babenhausen (ABR 36J 5/829 et 829/bis, 25 avril et 10 août 1513).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Sous l’Ancien Régime, à Cernay, le jeudi saint, l’usage était d’offrir des carpes aux membres du Magistrat, le coût étant à la charge de la ville, comme l’indiquent les comptes de recettes et dépenses. Ces carpes étaient considérées comme un cadeau (&amp;#039;&amp;#039;Verherung&amp;#039;&amp;#039;) mais l’on parlait aussi de «&amp;amp;nbsp;droit de carpe&amp;amp;nbsp;». On se fournissait généralement à Cernay (&amp;#039;&amp;#039;RA&amp;#039;&amp;#039; 1936, p. 81).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;La corporation des pêcheurs strasbourgeoise (&amp;#039;&amp;#039;Fischerzunft&amp;#039;&amp;#039;)&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;À partir de 1290 au moins, les pêcheurs dépendaient d’un &amp;#039;&amp;#039;Fischermeister&amp;#039;&amp;#039; qui détenait cette fonction en fief, dont le droit de justice faisait partie. Ainsi, les Schoenau détenait l’office de sénéchal (&amp;#039;&amp;#039;trussehss&amp;#039;&amp;#039;) en fief de l’évêque, ce qui leur donnait un droit de pêche entre les ponts Saint-Thomas et Saint-Étienne corrélé à l’office de &amp;#039;&amp;#039;Fischermeister&amp;#039;&amp;#039; (entre autres), tel que cela ressort du livre de fiefs (&amp;#039;&amp;#039;manbuch&amp;#039;&amp;#039;) de l’évêque (ABR G 377, &amp;#039;&amp;#039;SUB&amp;#039;&amp;#039; IV/2, 263 1, p. 18-23, en latin, AMS Série 165Z n&amp;lt;sup&amp;gt;o&amp;lt;/sup&amp;gt; 3, 1306-1353).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Les pêcheurs entretenaient avec leur &amp;#039;&amp;#039;Fischermeiste&amp;#039;&amp;#039;r les mêmes rapports que les &amp;#039;&amp;#039;Kammerhandwerke&amp;#039;&amp;#039; avec le burgrave (selliers, gantiers, cordonniers, forgerons, meuniers, tonneliers, potiers, fourbisseurs d’épée, marchands de fruits et marchands de vin) (Mosbacher). Ces métiers avaient à fournir des prestations à l’évêque. Ainsi, les pêcheurs devaient le conduire sur l’autre rive du Rhin à sa demande et, en septembre, pêcher trois jours et trois nuits dans le Rhin, l’Ill, la Bruche, la Schutter et la Kinzig, exclusivement à son bénéfice. Le droit de pêche à Strasbourg leur était accordé par l’évêque, entre l’enceinte nord de la ville et le pont Saint-Étienne. Concernant la pêche, les eaux urbaines étaient partagées en deux&amp;amp;nbsp;: à l’évêque étaient attribués le bras principal de l’Ill et la Bruche et, à la ville, dès le début du XIV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, étaient dévolues les eaux le long des remparts, la Hirtzlach (confluence près du Waseneck) et le Zollgiessen (confluence près du &amp;#039;&amp;#039;Zolltor&amp;#039;&amp;#039; ou de la &amp;#039;&amp;#039;Zollbrücke&amp;#039;&amp;#039;). La pêche au filet était interdite dans les cours d’eau urbains et il était interdit aux pêcheurs de former un groupement économique ni de vendre avec commission du poisson étranger.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Vers 1407-1408 cependant, les pêcheurs strasbourgeois décident l’élire leur propre chef et de tenir leur propre tribunal. Il s’ensuit un procès avec le &amp;#039;&amp;#039;Fischermeister&amp;#039;&amp;#039;, assorti de procédures incidentes au cours des années suivantes, puis se tient un second procès, en 1424, qui conduit à la quasi-suppression du fief (Alioth, p. 257-262) et à la création de la corporation.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Les pêcheurs strasbourgeois constituaient une corporation à eux seuls, la &amp;#039;&amp;#039;Fischerzunft&amp;#039;&amp;#039; ou &amp;#039;&amp;#039;vysher antwerck&amp;#039;&amp;#039; dont il semble que les oiseleurs aient fait partie (Hatt&amp;amp;nbsp;; Brucker). Les statuts de la corporation, entre le XV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; et le XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle indiquent les devoirs du maître de la corporation, de la commission des VIII, des préposés chargés de collecter les amendes (&amp;#039;&amp;#039;büssener&amp;#039;&amp;#039;) et des quatre trésoriers (&amp;#039;&amp;#039;rechner&amp;#039;&amp;#039;), ainsi que le montant des amendes (AMS Série 165Z n&amp;lt;sup&amp;gt;o&amp;lt;/sup&amp;gt; 85).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;En 1789, le nombre d’inscrits dans la corporation strasbourgeoise s’élevait à 164 (dont 94 pêcheurs, les autres étant affiliés du fait de leur personne, des veuves de pêcheurs et autres membres, des échevins).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;À Strasbourg&amp;amp;nbsp;: réglementations municipales et corporatives&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Au XIV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; et au XV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècles, de nombreuses &amp;#039;&amp;#039;Stadtordnungen&amp;#039;&amp;#039; émises par le Magistrat indiquent l’importance de la pêche dans cette ville baignée par l’Ill et toute proche du Rhin. Ces réglementations reflètent ainsi l’ingérence du gouvernement dans les affaires des pêcheurs. Elles concernent, entre autres, le montant de l’adhésion obligatoire à la corporation, l’obligation d’être bourgeois et d’habiter le ban de Strasbourg pour exercer l’activité&amp;amp;nbsp;; l’engagement des compagnons et des apprentis et les modalités de fin de contrat&amp;amp;nbsp;; la pêche et la vente de saumons&amp;amp;nbsp;; les conditions d’obtention d’un étal sur le marché&amp;amp;nbsp;; le matériel de pêche autorisé&amp;amp;nbsp;; les nasses&amp;amp;nbsp;; la pêche par temps de gel&amp;amp;nbsp;; les vols de nasses et de poissons dans l’eau&amp;amp;nbsp;; les poissons fraîchement pêchés ou salés et les harengs&amp;amp;nbsp;; les périodes de pêche&amp;amp;nbsp;; les ventes de poissons entre pêcheurs au marché&amp;amp;nbsp;; la perception du &amp;#039;&amp;#039;zoll&amp;#039;&amp;#039; (taxe)&amp;amp;nbsp;; la vente du poisson par les étrangers, et ainsi de suite. Ces réglementations concernent aussi les oiseleurs&amp;amp;nbsp;: jours et périodes au cours desquels il est interdit d’attraper des oiseaux et de les vendre, etc. (Brucker).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
== &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Lieux d’activité de la pêche&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Les pêcheurs de la ville se partageaient quatre secteurs au moins. L’&amp;#039;&amp;#039;obere Staden&amp;#039;&amp;#039; se trouvait sans doute le long du quai Finkwiller, le poêle des pêcheurs se situant au n&amp;lt;sup&amp;gt;o&amp;lt;/sup&amp;gt; 6&amp;amp;nbsp;; le &amp;#039;&amp;#039;niedere Staden&amp;#039;&amp;#039;, quai des Bateliers. Un poêle des pêcheurs (1525, 1536, 1587, puis 1681-1791) se trouvait dans l’actuelle Impasse de l’Ancre. Le secteur &amp;#039;&amp;#039;am Dich &amp;#039;&amp;#039;se situait rue Militaire du Rempart, avec un poêle (&amp;#039;&amp;#039;extra muros&amp;#039;&amp;#039;, 1427-1466, détruit en 1477) et le secteur &amp;#039;&amp;#039;zum Waseneck&amp;#039;&amp;#039;, près de l’actuelle Place de la République (Seyboth, respectivement p. 173, 203, 206, 228).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Initialement, les pêcheurs tenaient leurs étals sur l’emplacement de la future &amp;#039;&amp;#039;Pfalz&amp;#039;&amp;#039; et, au moment de sa construction en 1321, leurs 48 étals furent installés sur le marché aux poissons (v. [[Marché|Marchés]]) contre paiement annuel de 6 livres à l’&amp;#039;&amp;#039;Armbruster&amp;#039;&amp;#039;, le don d’un saumon et l’obligation de maintenir en bon état une fontaine proche. Les relations entre les pêcheurs et la municipalité sont souvent houleuses et conduisent à des plaintes réciproques, concernant surtout les lieux de pêche (Alioth, p. 264). Le &amp;#039;&amp;#039;Zoll&amp;#039;&amp;#039; était prélevé sur le marché et s’appliquait, non seulement sur le poisson, mais encore sur les oiseaux, le gibier, les bateaux, les rames, les filets, etc., soit les ustensiles des pêcheurs et des oiseleurs, ainsi que sur les poissons importés de Lorraine, ce qui pourrait indiquer une demande supérieure à l’offre, ce qu’elle est effectivement (voir infra).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
== &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Quelques conflits vécus par la corporation&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Les conflits sont un phénomène courant dans le monde corporatif. Celui des pêcheurs n’y échappe pas et des dissensions apparaissent, soit avec d’autres corporations, soit internes ou encore affectant un seul membre. Loin d’être anecdotique, la relation (succincte, ici) de ces conflits est une source d’informations sur les pratiques et les réglementations des pêcheurs, ainsi que sur leurs poêles et les secteurs où s’exerçait leur activité.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Par exemple, la corporation entre en conflit avec celle des charrons, menuisiers et tourneurs, qui contestent une décision du Magistrat qui prévoit l’inscription des fabricants de nasses (&amp;#039;&amp;#039;rùßen&amp;#039;&amp;#039;) dans la corporation des pêcheurs. Les pêcheurs répliquent que les fabricants de cages à poules et de paniers à fromage doivent servir chez les charrons (&amp;#039;&amp;#039;hünre rùßen und kese rùßen&amp;#039;&amp;#039;), non les fabricants de nasses à poissons vendues au marché aux poissons (v. [[Marché|Marché]]) (AMS, CH 3997, 10 juin 1428).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Des conflits s’élèvent aussi entre les pêcheurs des différents secteurs. En 1447, les pêcheurs &amp;#039;&amp;#039;am obern Staden&amp;#039;&amp;#039; portent plainte devant le Magistrat contre ceux &amp;#039;&amp;#039;am Dich &amp;#039;&amp;#039;et &amp;#039;&amp;#039;zum Waseneck&amp;#039;&amp;#039; pour obtenir que le contingent des pêcheurs appelés pour une expédition militaire (l’un des devoirs des corporations) se réunisse devant leur poêle, que le représentant de la corporation soit élu dans leur poêle et que la reddition des comptes de la taxe, levée au marché aux poissons, se fasse également dans leur poêle. Une partie de cette taxe revient à l’ensemble du métier. Par ailleurs, ils exigent que le sergent de la corporation (&amp;#039;&amp;#039;gemeiner bùttel&amp;#039;&amp;#039;) habite &amp;#039;&amp;#039;am obern Staden&amp;#039;&amp;#039;. De plus, le maître du métier doit pouvoir convoquer au poêle dont il relève les représentants de tous les secteurs (&amp;#039;&amp;#039;von allen staden&amp;#039;&amp;#039;) en vue de discuter des affaires du métier, alors que les séances judiciaires et les négociations avec des représentants de la ville se déroulent au poêle &amp;#039;&amp;#039;am oberen Staden&amp;#039;&amp;#039;. Il est précisé, en outre, que les pêcheurs résidant &amp;#039;&amp;#039;am Dich&amp;#039;&amp;#039;, &amp;#039;&amp;#039;zum Waseneck&amp;#039;&amp;#039; ou ailleurs soient traités avec correction lorsqu’ils se rendent au poêle &amp;#039;&amp;#039;am oberen Staden&amp;#039;&amp;#039;, faute de quoi ils pourraient porter plainte devant le tribunal corporatif ou devant le Magistrat «&amp;amp;nbsp;si les choses allaient trop loin&amp;amp;nbsp;» (AMS, CH 4999, 9 novembre 1447).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Autre exemple de conflit, entre un pêcheur et sa corporation et les charpentiers de bateaux. Ces derniers portent plainte devant le Magistrat contre Rulmann Ulrich qui, selon eux, empiète sur leur métier en réparant des barques (&amp;#039;&amp;#039;weideschiffe und weidelinge&amp;#039;&amp;#039;). Ils arguent du fait qu’ils souffrent du déclin de la navigation rhénane (v. [[Batellerie|Batellerie]]). Les pêcheurs rétorquent que les tarifs des charpentiers sont excessifs. Le Magistrat autorise alors les pêcheurs à réparer leurs barques, non des embarcations plus grandes (&amp;#039;&amp;#039;nachen noch ander grosse schiffen&amp;#039;&amp;#039;), ni en sapin ni en chêne (AMS, CH 5254, 19 juin 1453).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
== &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Pêcheurs et vente du poisson&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Les pêcheurs vendaient eux-mêmes le produit de leur pêche mais la demande étant supérieure à l’offre, le marché aux poissons de Strasbourg était approvisionné par des importations, vendues par les poissonniers (pêcheurs et marchands, &amp;#039;&amp;#039;venditor piscium&amp;#039;&amp;#039;, 1447) (v. [[Marché|Marché]]). De multiples sources indiquent des vols et agressions de pêcheurs ou de marchands transportant du poisson, dès la fin du XIV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, ainsi que des fraudes sur le &amp;#039;&amp;#039;zoll&amp;#039;&amp;#039;. Des pêcheurs, en particulier ceux du &amp;#039;&amp;#039;Waseneck&amp;#039;&amp;#039;, procédaient aussi à des pêches d’envergure en des endroits donnés plusieurs jours d’affilée, qu’ils revendaient dans les villages environnants, disposant même d’une cahute où séchaient les filets, tel que cela ressort d’un témoignage collectif sur la question de savoir si ces lieux de pêche faisaient partie de l’&amp;#039;&amp;#039;Allmend&amp;#039;&amp;#039; strasbourgeois ou non (Alioth, p. 268, 269).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Mesures de préservation des espèces&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Dans un souci que l’on qualifierait aujourd’hui d’écologique, les autorités prennent des mesures pour protéger le frai et les poissons à peine éclos et assurer de ce fait la reproduction pérenne des espèces.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;La préoccupation concernant la bonne reproduction des poissons est partagée par bon nombre de villes, comme Bâle et Brisach et leur voisinage, qui avaient interdit aux pêcheurs de prendre les jeunes saumons et ombres (&amp;#039;&amp;#039;die kleinen selmelinge und eschlinge&amp;#039;&amp;#039;) jusqu’à la Saint-Jacques (25 juillet). Ce règlement, établi les années passées, avait démontré son efficacité et était donc reconduit pour un an (AMS 165Z n&amp;lt;sup&amp;gt;o&amp;lt;/sup&amp;gt; 72, 27 avril 1435).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Dès 1467, les pêcheurs de Rhinau (dans une réponse aux pêcheurs de Strasbourg), indiquent qu’en ce qui concerne les &amp;#039;&amp;#039;hürlingen&amp;#039;&amp;#039; (poissons de moins d’un an, en particulier saumons et perches), la règle qui s’applique chez eux est l’interdiction d’en pêcher dans leur ban entre le 23 avril et le 8 novembre. Tout pêcheur trouvé en possession d’un &amp;#039;&amp;#039;hürling&amp;#039;&amp;#039;, où qu’il l’ait pris, est mis à l’amende (2 livres par pièce) (AMS Série 165Z n&amp;lt;sup&amp;gt;o&amp;lt;/sup&amp;gt; 74). D’ailleurs, un certain Matern Rorer a été mis à l’amende pour avoir pêché dans un endroit interdit du ban de Rhinau (&amp;#039;&amp;#039;banwasser&amp;#039;&amp;#039;), écrit le chevalier Heinrich von Haslach (&amp;#039;&amp;#039;Haßlow&amp;#039;&amp;#039;), bailli de Rhinau, à Hans Diebold Rebstock, bailli d’Ettenheim, le 14 avril 1483. S’il y avait contestation, les voies de droit seraient mises en œuvre (AMS Série 165Z n&amp;lt;sup&amp;gt;o&amp;lt;/sup&amp;gt; 75).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;En 1478, une réglementation émanant des autorités et des pêcheurs du diocèse de Strasbourg avait interdit de pêcher dans le Rhin des brochets, des jeunes saumons (&amp;#039;&amp;#039;selmlinge&amp;#039;&amp;#039;) et des poissons de l’année (&amp;#039;&amp;#039;hürlinge&amp;#039;&amp;#039;). Il était interdit aussi d’utiliser le filet de pêche dit &amp;#039;&amp;#039;steinwatten&amp;#039;&amp;#039; à certaines périodes de l’année, alors que le &amp;#039;&amp;#039;wurffgarn&amp;#039;&amp;#039; (épervier) était interdit totalement. Dans un règlement de 1584 (figurant dans le même document), il est interdit aux pêcheurs de pêcher le saumon après le 25 novembre, d’utiliser au printemps et en été des filets à mailles plus serrées qu’un gabarit déposé auprès des &amp;#039;&amp;#039;Stadenmeister&amp;#039;&amp;#039; (dirigeants des divers secteurs) qui doivent contrôler les filets employés. Par ailleurs, il est interdit, au printemps, d’utiliser certains types de filets dans les eaux dormantes (&amp;#039;&amp;#039;höden&amp;#039;&amp;#039;), alors que cela est permis dans les eaux courantes. D’autres interdictions sont décrétées par le Magistrat, comme celle d’utiliser des engins de pêche dit &amp;#039;&amp;#039;klingolt&amp;#039;&amp;#039; et &amp;#039;&amp;#039;treibgarnseyl&amp;#039;&amp;#039;, dont le bruit effraie les poissons, entre les lieux-dits Ottersweldtlein (limite du ban de Hundsfeld et de l’Altenwog)&amp;#039;&amp;#039;et&amp;#039;&amp;#039;Pfannenstiel gaß (en amont de la Wantzenau) (1569). Un autre décret frappe les &amp;#039;&amp;#039;rüerstangen&amp;#039;&amp;#039; (1570) et autres procédés tout aussi bruyants (1584) (AMS Série 165Z n&amp;lt;sup&amp;gt;o&amp;lt;/sup&amp;gt; 82).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Une partie de ce règlement (emploi de certains instruments de pêche dans le secteur indiqué ci-dessus) est d’ailleurs transmis le 27 juillet 1489 par la corporation des pêcheurs strasbourgeois à leurs collègues de Rhinau (Série 165Z n&amp;lt;sup&amp;gt;o&amp;lt;/sup&amp;gt; 76), ce qui démontre, comme d’autres exemples, que les pêcheurs le long du Rhin étaient animés de préoccupations communes concernant la ressource naturelle que sont les poissons et collaboraient à cet effet pour prendre des règlements d’une teneur identique, sans doute aussi pour éviter une concurrence déloyale. Ainsi, le Magistrat de Strasbourg invite les pêcheurs de Kappel(-Grafenhausen) à une réunion au poêle des pêcheurs de Strasbourg (&amp;#039;&amp;#039;vischer stube an dem obern staden&amp;#039;&amp;#039;) pour discuter d’un règlement de la pêche dans le Rhin (AMS Série 165Z n&amp;lt;sup&amp;gt;o&amp;lt;/sup&amp;gt; 73, 16 novembre 1465).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Droit de pêche, à Strasbourg et le long du Rhin et de l’Ill&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Les pêcheurs strasbourgeois ne sont pas les seuls à émettre des règlements. Par exemple, les coseigneurs qui tiennent Plobsheim en gage d’Empire (Georg Dietrich, Georg Wolf et Wolf Heinrich Zorn von Plobsheim, Philipp Albrecht Bernhold et Georg Wolf Rœder von Diersburg) confirment un règlement de 45 articles élaboré par la corporation (&amp;#039;&amp;#039;handwerck und bruderschafft&amp;#039;&amp;#039;) des pêcheurs du lieu, reprenant et modifiant un règlement de 1472 tombé en désuétude (AMS Série 165Z n&amp;lt;sup&amp;gt;o&amp;lt;/sup&amp;gt; 83, 1&amp;lt;sup&amp;gt;er&amp;lt;/sup&amp;gt; mai 1672).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;La corporation des pêcheurs de Strasbourg, représentée par son &amp;#039;&amp;#039;Oberherr&amp;#039;&amp;#039; Johann Nicolaus Carl, faisant partie du Conseil des XV, Lienhard Baldner, nouveau membre du Conseil, Abraham Goll, ancien membre du Conseil et &amp;#039;&amp;#039;Zunftmeister,&amp;#039;&amp;#039; etc., et la corporation d’Auenheim (représentants nommés) renouvelle l’accord que, depuis plus d’un siècle, les deux corporations concluent entre elles pour une période de 20 ans (en dernier lieu le 1&amp;lt;sup&amp;gt;er&amp;lt;/sup&amp;gt; décembre 1640 et le 28 décembre 1660). Cet accord précise que, entre le pont du Rhin et le Strumpffrhein&amp;#039;&amp;#039;,&amp;#039;&amp;#039; la &amp;#039;&amp;#039;salmenberuffung&amp;#039;&amp;#039; (organisation d’une pêche collective au saumon ?) revient par alternance à l’une des corporations, qui doit prévenir l’autre, pour que ses membres puissent s’inscrire (mais dans un seul groupe ou &amp;#039;&amp;#039;gesellschafft&amp;#039;&amp;#039;) s’ils veulent y participer. Si elle ne prévient pas avant le 16 février, l’autre peut y procéder. L’opération a lieu le dimanche et est précédée d’une réunion au poêle (&amp;#039;&amp;#039;irtte&amp;#039;&amp;#039;). Par ailleurs, les pêcheurs d’Auenheim jurent de respecter les règlements strasbourgeois sur la pêche au brochet (interdite du 1&amp;lt;sup&amp;gt;er&amp;lt;/sup&amp;gt; mars au 1&amp;lt;sup&amp;gt;er&amp;lt;/sup&amp;gt; mai et, pour les brochets de l’année, jusqu’au 22 juillet) et portant sur d’autres points. Les jurés de Strasbourg peuvent dénoncer les délits des pêcheurs d’Auenheim au ban de Strasbourg et inversement (AMS Série 165Z n&amp;lt;sup&amp;gt;o&amp;lt;/sup&amp;gt; 84, 31 janvier 1681).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Cette pratique d’une pêche en commun semble avoir été pratiquée bien avant 1640, puisque, en 1508, le Magistrat de Strasbourg publie un arbitrage concernant les pêcheurs de Strasbourg et ceux de Honau et de la Wantzenau sur la pêche au saumon. Elle était pratiquée collectivement lors de la 1&amp;lt;sup&amp;gt;ère&amp;lt;/sup&amp;gt; quinzaine de février. En amont du lieu-dit Strùmpff Rin, les pêcheurs des deux villages n’y ont aucun droit, alors qu’en aval ils peuvent, dans certaines conditions, participer à l’opération de pêche (&amp;#039;&amp;#039;zug&amp;#039;&amp;#039;) organisée par Strasbourg, et inversement (AMS Série 165Z n&amp;lt;sup&amp;gt;o&amp;lt;/sup&amp;gt; 77, 20 juin 1508).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Les exemples pourraient être multipliés à l’envi. Ces pratiques et règlements, en usage au long des siècles, donnent de multiples informations, non seulement sur les interdits liés à la pêche, mais encore sur les instruments utilisés, le nom des poissons et enfin sur la conscience de la nécessaire protection des espèces, par celle du frai et des poissons à peine éclos. Le sens de certains termes liés à l’exercice du métier, aujourd’hui disparus, n’a pu être trouvé.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Les joutes nautiques strasbourgeoises&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Selon A. Reh, Strasbourg a été de tout temps une ville de joutes nautiques (&amp;#039;&amp;#039;Schifferstechen&amp;#039;&amp;#039; ou &amp;#039;&amp;#039;Gänsespiel&amp;#039;&amp;#039;). L’enjeu du &amp;#039;&amp;#039;Gänsespiel&amp;#039;&amp;#039; était une oie vivante, suspendue par les pattes dont les joueurs, des bateliers, postés sur des nacelles (petits canots) emportées par des rameurs, devaient arracher la tête en passant sous elle. Le gagnant remportait le trophée. Les joutes consistaient à se pousser dans l’eau au moment où les nacelles se croisaient, au moyen de perches de trois à quatre mètres de long. D’autres jeux ponctuaient ces rencontres. C’est aux bateliers qu’incombait l’exécution de ces fêtes mais des pêcheurs se joignaient à eux, les complétaient ou les relayaient. Elles se déroulaient quai des Bateliers en face du palais Rohan ou quai des Pêcheurs, à l’entrée du canal dans l’Ill, plus tard à la Montagne verte puis au Wacken et encore plus tard dans le Bassin de l’Ill, vis-à-vis du quartier des Quinze. La fête la plus remarquable s’est déroulée les 7 et 8 octobre 1744 lors de la visite de Louis XV (voir la gravure de Weis, p. 17-18). Une fête avait été organisée par les pêcheurs. Le clou du spectacle était une pêche extraordinaire, au trident d’abord puis au filet, dans le Bassin rempli auparavant par une quantité considérable de poissons (carpes, brochets, saumons, truites, etc.), offerts au roi. La séance de préparation de cet événement est consignée dans un procès-verbal de la corporation des pêcheurs (AMS, comptes rendus, 9, p. 184b et 186, 3 septembre 1744). Il est dit que le roi, impressionné par la taille d’une carpe prise par un pêcheur, qu’il avait eu le soin de mesurer, lui avait offert 50 louis d’or.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Source-Bibliographie&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Représentation des fêtes données par la ville de Strasbourg pour la Convalescence du Roi, à l’arrivée et pendant le séjour de Sa Majesté en cette Ville. Inventé, dessiné et dirigé par J.-M. Weis, graveur de la ville de Strasbourg&amp;#039;&amp;#039;, Paris, 1745.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;HEITZ (Friedrich Karl), &amp;#039;&amp;#039;Das Zunftwesen in Strassburg. Geschichtliche Darstellung begleitet von Urkunden und Aktenstücke, &amp;#039;&amp;#039;Strasbourg, 1856, p. 70-71.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;HANAUER (Auguste), &amp;#039;&amp;#039;Études économiques (1876-1878)&amp;#039;&amp;#039;, &amp;#039;&amp;#039;2&amp;amp;nbsp;: Denrées et salaires,&amp;#039;&amp;#039; p. 213 ss).&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;REIBER (Ferdinand), &amp;#039;&amp;#039;Histoire naturelle des eaux strasbourgeoises de Léonard Baldner (1666)&amp;#039;&amp;#039;, Colmar, 1887.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;BRUCKER, &amp;#039;&amp;#039;Polizeiverordnungen (&amp;#039;&amp;#039;1889), p. 166-228, &amp;#039;&amp;#039;Stadtordnungen,&amp;#039;&amp;#039; Fischer- und Vogler- Ordnungen&amp;amp;nbsp;: vol. 1&amp;amp;nbsp;: f&amp;lt;sup&amp;gt;os&amp;lt;/sup&amp;gt; 20, 35, 75, 76, 83, 85, 166 et 187. &amp;lt;/span&amp;gt;Vol. 2&amp;amp;nbsp;: f&amp;lt;sup&amp;gt;os&amp;lt;/sup&amp;gt; 31, 33, 57, 61, 66 et 98. Vol. 12&amp;amp;nbsp;: f&amp;lt;sup&amp;gt;o&amp;lt;/sup&amp;gt; 183. Vol. 33&amp;amp;nbsp;: f&amp;lt;sup&amp;gt;os&amp;lt;/sup&amp;gt; 63, 195, 270, 335, 337 et 355. Vol. 28&amp;amp;nbsp;: f&amp;lt;sup&amp;gt;os&amp;lt;/sup&amp;gt; 269 et 271.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;HATT (Jacques), &amp;#039;&amp;#039;Une ville du XV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle&amp;amp;nbsp;: Strasbourg&amp;#039;&amp;#039;, Strasbourg, 1929, p. 280.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;REH (Alfred), «&amp;amp;nbsp;Les joutes strasbourgeoises ou le Gänsespiel&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Nouvelle revue des traditions populaires&amp;#039;&amp;#039;, mars-avril 1950, II, n&amp;lt;sup&amp;gt;o&amp;lt;/sup&amp;gt; 2, p. 174-189.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;MOSBACHER (Helga), «&amp;amp;nbsp;Kammerhandwerk, Ministerialität und Bürgertum in Straßburg&amp;amp;nbsp;», Phil. &amp;lt;/span&amp;gt;Diss., Berlin, 1971, &amp;#039;&amp;#039;ZGO&amp;#039;&amp;#039;, 119, 1971, p. 33-173.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;ALIOTH, &amp;#039;&amp;#039;Gruppen &amp;#039;&amp;#039;(1988).&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;BISCHOFF (Georges), «&amp;amp;nbsp;Les blancs de la carpe. Pisciculture et pouvoir&amp;amp;nbsp;: l’exemple de l’Alsace autrichienne (XIV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt;- XVII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle)&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Les fruits de la récolte. Études offertes à Jean-Michel Boehler&amp;#039;&amp;#039;, Strasbourg, 2007, p. 179-195.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Notices connexes&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Bruche|Bruche]]&amp;amp;nbsp;;&amp;amp;nbsp;[[Burghut|Burghut]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Canaux|Canaux de l’Alsace]]&amp;amp;nbsp;; [[Chasse|Chasse]]&amp;amp;nbsp;;&amp;amp;nbsp;[[Corporation|Corporation]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Eau|Eau]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;[[Fischerei|Fischerei]]&amp;amp;nbsp;&amp;#039;&amp;#039;;&amp;amp;nbsp;&amp;#039;&amp;#039;[[Fischweide|Fischweide]]&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Gastronomie_alsacienne|Gastronomie alsacienne]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Ill|Ill]]&amp;amp;nbsp;;&amp;amp;nbsp;&amp;#039;&amp;#039;[[Ischert|Ischert]]&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Marché|Marché]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Nachen|Nachen]]&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: right;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;Monique Debus Kehr&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
&amp;amp;nbsp;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:P]] [[Category:Agriculture, Elevage, Pêche]] [[Category:Environnement (Bois et forêts, Eaux, Air)]] [[Category:Droit (sources et pratique du droit) et Justice]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>FKrouch</name></author>
		
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		<title>Piscator</title>
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		<updated>2024-10-24T12:50:45Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;FKrouch : Page redirigée vers Pêcheurs&lt;/p&gt;
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&lt;div&gt;#REDIRECT [[Pêcheurs|Pêcheurs]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>FKrouch</name></author>
		
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		<title>Vischer</title>
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		<updated>2024-10-24T12:50:22Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;FKrouch : Page redirigée vers Pêcheurs&lt;/p&gt;
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&lt;div&gt;#REDIRECT [[Pêcheurs|Pêcheurs]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>FKrouch</name></author>
		
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		<title>Fischer</title>
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		<updated>2024-10-24T12:49:58Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;FKrouch : Page redirigée vers Pêcheurs&lt;/p&gt;
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		<author><name>FKrouch</name></author>
		
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		<title>Pêcheurs</title>
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		<updated>2024-10-24T12:49:37Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;FKrouch : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Fischer&amp;#039;&amp;#039;, &amp;#039;&amp;#039;Vischer&amp;#039;&amp;#039;, &amp;#039;&amp;#039;piscator&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Le Rhin, l’Ill et les nombreux cours d’eau, du torrent au ruisseau et à la rivière regorgeaient au cours des siècles passés de nombreuses variétés de poissons. Dans le Rhin, les pêcheurs prenaient des saumons (&amp;#039;&amp;#039;Salmen, Lachs&amp;#039;&amp;#039;), nases (&amp;#039;&amp;#039;Nasenfisch&amp;#039;&amp;#039;), lamproies (&amp;#039;&amp;#039;Neunauge&amp;#039;&amp;#039;), aloses (&amp;#039;&amp;#039;Alse&amp;#039;&amp;#039;), carpes (&amp;#039;&amp;#039;Karpfen&amp;#039;&amp;#039;), vandoises (&amp;#039;&amp;#039;Häsling&amp;#039;&amp;#039;), brochets (&amp;#039;&amp;#039;Hecht&amp;#039;&amp;#039;), goujons (&amp;#039;&amp;#039;Gründling&amp;#039;&amp;#039;), brosmes (&amp;#039;&amp;#039;Lumb&amp;#039;&amp;#039;), barbeaux (&amp;#039;&amp;#039;Barbe&amp;#039;&amp;#039;), becquarts (variété de saumon) et parfois des esturgeons (&amp;#039;&amp;#039;Stör&amp;#039;&amp;#039;). Dans l’Ill abondaient les truites (&amp;#039;&amp;#039;Forelle&amp;#039;&amp;#039;), saumoneaux (&amp;#039;&amp;#039;Junglachs&amp;#039;&amp;#039;), ombres (Äsche), carpes (&amp;#039;&amp;#039;Karpfen&amp;#039;&amp;#039;), perches (&amp;#039;&amp;#039;Barsch&amp;#039;&amp;#039;), tanches (&amp;#039;&amp;#039;Schleie&amp;#039;&amp;#039;), barbottes (&amp;#039;&amp;#039;Groppen&amp;#039;&amp;#039;), goujons (&amp;#039;&amp;#039;Gründling&amp;#039;&amp;#039;), loches (&amp;#039;&amp;#039;Schmerle&amp;#039;&amp;#039;), sucets (&amp;#039;&amp;#039;Lutscher&amp;#039;&amp;#039;), vairons (&amp;#039;&amp;#039;Elritze&amp;#039;&amp;#039;), ablettes (&amp;#039;&amp;#039;Ukelei&amp;#039;&amp;#039;), anguilles (&amp;#039;&amp;#039;Aal&amp;#039;&amp;#039;), ainsi que des écrevisses (&amp;#039;&amp;#039;Flusskrebs&amp;#039;&amp;#039;), des grenouilles (&amp;#039;&amp;#039;Frosch&amp;#039;&amp;#039;) et, sur les berges, se ramassaient les escargots (&amp;#039;&amp;#039;Schnecke&amp;#039;&amp;#039;) (Hanauer).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;La pêche, activité vieille comme le monde, se révèle dans des sources écrites de plus en plus nombreuses au fur et à mesure de l’avancée du temps. Au XIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, par exemple, dans la partie du Dominicain de Colmar dénommée &amp;#039;&amp;#039;De rebus Alsaticis ineuntis saeculi XIII&amp;#039;&amp;#039; (État de l’Alsace au début du XIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, &amp;#039;&amp;#039;MGH&amp;#039;&amp;#039; &amp;#039;&amp;#039;Scriptores&amp;#039;&amp;#039; 17, p. 236 § 12), figure cette phrase&amp;amp;nbsp;: «&amp;amp;nbsp;Il est dit que sur l’Ill, vers 1200, habitaient 1 500 pêcheurs&amp;amp;nbsp;», ce qui signifie qu’il y avait des pêcheurs dans quasiment tous les villages et toutes les villes. L’auteur ne précise pas si, à son époque (vers 1280-1300), le nombre de pêcheurs était moindre ou plus important qu’auparavant, ni s’ils étaient d’ores et déjà organisés en corporations.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Aspects économiques et honorifiques de la pêche&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;L’un des aspects économiques de la pêche apparaît, par exemple, en 1459. Cette année-là, les Habsbourg donnent à Froideval, petite maison d’Antonins près de Belfort, la pêche dans la rivière Douce, du ban de Bavilliers à son confluent avec la Savoureuse, soit quelque cinq kilomètres. La donation n’est pas modeste pour autant. On trouve des pêcheurs sur les plus petits ruisseaux et les redevances qui en découlent se comptent en centaines de truites (copies&amp;amp;nbsp;: AHR 36H 57/1 &amp;amp; 61&amp;amp;nbsp;; traduction française, &amp;#039;&amp;#039;ibid&amp;#039;&amp;#039;. 57/1) (Information transmise par B. Metz).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Par ailleurs, lors d’un procès contre deux pêcheurs d’Erstein, Bastian Roser et Jakob von Hipsheim, la corporation des pêcheurs de Strasbourg affirme avoir eu de tout temps le droit de lever un péage sur tous ceux qui traversent Strasbourg vers l’aval avec des écrevisses ou des poissons achetés dans la ville ou en amont, sur l’Ill. Elle invoque le témoignage de deux habitants d’Ehl qui, il y a des années, avaient dû payer ce péage, alors qu’ils transportaient des poissons et des écrevisses vers Haguenau et Spire (AMS Série 165Z n&amp;lt;sup&amp;gt;o&amp;lt;/sup&amp;gt; 80, 20 février 1552). Dans le même procès apparaît la déposition d’un pêcheur de Spire (par le biais du Magistrat de cette ville), Martin Ackernuss, qui affirme que lui-même, son beau-père et un dénommé Deissel ont payé ce péage pour des poissons achetés à Strasbourg et en amont, il y a des décennies, ce contre quoi ils avaient souvent protesté, en vain (AMS Série 165Z n&amp;lt;sup&amp;gt;o&amp;lt;/sup&amp;gt; 81, 8 octobre 1552).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Le poisson, par le biais des pêcheurs, pouvait aussi servir de monnaie d’échange, comme le démontre cet événement&amp;amp;nbsp;: en 1513, Philippe V de Hanau cède à son frère Ludwig la jouissance de sa part de Lichtenberg, Bouxwiller, Balbronn, Weshoffen, Neuviller et autres. En contrepartie, Ludwig promet à son frère cinq foudres de vin, du gibier et 1 000 truites séchées (&amp;#039;&amp;#039;dorrer fornlin&amp;#039;&amp;#039;), à livrer à Babenhausen (ABR 36J 5/829 et 829/bis, 25 avril et 10 août 1513).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Sous l’Ancien Régime, à Cernay, le jeudi saint, l’usage était d’offrir des carpes aux membres du Magistrat, le coût étant à la charge de la ville, comme l’indiquent les comptes de recettes et dépenses. Ces carpes étaient considérées comme un cadeau (&amp;#039;&amp;#039;Verherung&amp;#039;&amp;#039;) mais l’on parlait aussi de «&amp;amp;nbsp;droit de carpe&amp;amp;nbsp;». On se fournissait généralement à Cernay (&amp;#039;&amp;#039;RA&amp;#039;&amp;#039; 1936, p. 81).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;La corporation des pêcheurs strasbourgeoise (&amp;#039;&amp;#039;Fischerzunft&amp;#039;&amp;#039;)&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;À partir de 1290 au moins, les pêcheurs dépendaient d’un &amp;#039;&amp;#039;Fischermeister&amp;#039;&amp;#039; qui détenait cette fonction en fief, dont le droit de justice faisait partie. Ainsi, les Schoenau détenait l’office de sénéchal (&amp;#039;&amp;#039;trussehss&amp;#039;&amp;#039;) en fief de l’évêque, ce qui leur donnait un droit de pêche entre les ponts Saint-Thomas et Saint-Étienne corrélé à l’office de &amp;#039;&amp;#039;Fischermeister&amp;#039;&amp;#039; (entre autres), tel que cela ressort du livre de fiefs (&amp;#039;&amp;#039;manbuch&amp;#039;&amp;#039;) de l’évêque (ABR G 377, &amp;#039;&amp;#039;SUB&amp;#039;&amp;#039; IV/2, 263 1, p. 18-23, en latin, AMS Série 165Z n&amp;lt;sup&amp;gt;o&amp;lt;/sup&amp;gt; 3, 1306-1353).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Les pêcheurs entretenaient avec leur &amp;#039;&amp;#039;Fischermeiste&amp;#039;&amp;#039;r les mêmes rapports que les &amp;#039;&amp;#039;Kammerhandwerke&amp;#039;&amp;#039; avec le burgrave (selliers, gantiers, cordonniers, forgerons, meuniers, tonneliers, potiers, fourbisseurs d’épée, marchands de fruits et marchands de vin) (Mosbacher). Ces métiers avaient à fournir des prestations à l’évêque. Ainsi, les pêcheurs devaient le conduire sur l’autre rive du Rhin à sa demande et, en septembre, pêcher trois jours et trois nuits dans le Rhin, l’Ill, la Bruche, la Schutter et la Kinzig, exclusivement à son bénéfice. Le droit de pêche à Strasbourg leur était accordé par l’évêque, entre l’enceinte nord de la ville et le pont Saint-Étienne. Concernant la pêche, les eaux urbaines étaient partagées en deux&amp;amp;nbsp;: à l’évêque étaient attribués le bras principal de l’Ill et la Bruche et, à la ville, dès le début du XIV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, étaient dévolues les eaux le long des remparts, la Hirtzlach (confluence près du Waseneck) et le Zollgiessen (confluence près du &amp;#039;&amp;#039;Zolltor&amp;#039;&amp;#039; ou de la &amp;#039;&amp;#039;Zollbrücke&amp;#039;&amp;#039;). La pêche au filet était interdite dans les cours d’eau urbains et il était interdit aux pêcheurs de former un groupement économique ni de vendre avec commission du poisson étranger.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Vers 1407-1408 cependant, les pêcheurs strasbourgeois décident l’élire leur propre chef et de tenir leur propre tribunal. Il s’ensuit un procès avec le &amp;#039;&amp;#039;Fischermeister&amp;#039;&amp;#039;, assorti de procédures incidentes au cours des années suivantes, puis se tient un second procès, en 1424, qui conduit à la quasi-suppression du fief (Alioth, p. 257-262) et à la création de la corporation.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Les pêcheurs strasbourgeois constituaient une corporation à eux seuls, la &amp;#039;&amp;#039;Fischerzunft&amp;#039;&amp;#039; ou &amp;#039;&amp;#039;vysher antwerck&amp;#039;&amp;#039; dont il semble que les oiseleurs aient fait partie (Hatt&amp;amp;nbsp;; Brucker). Les statuts de la corporation, entre le XV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; et le XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle indiquent les devoirs du maître de la corporation, de la commission des VIII, des préposés chargés de collecter les amendes (&amp;#039;&amp;#039;büssener&amp;#039;&amp;#039;) et des quatre trésoriers (&amp;#039;&amp;#039;rechner&amp;#039;&amp;#039;), ainsi que le montant des amendes (AMS Série 165Z n&amp;lt;sup&amp;gt;o&amp;lt;/sup&amp;gt; 85).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;En 1789, le nombre d’inscrits dans la corporation strasbourgeoise s’élevait à 164 (dont 94 pêcheurs, les autres étant affiliés du fait de leur personne, des veuves de pêcheurs et autres membres, des échevins).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;À Strasbourg&amp;amp;nbsp;: réglementations municipales et corporatives&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Au XIV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; et au XV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècles, de nombreuses &amp;#039;&amp;#039;Stadtordnungen&amp;#039;&amp;#039; émises par le Magistrat indiquent l’importance de la pêche dans cette ville baignée par l’Ill et toute proche du Rhin. Ces réglementations reflètent ainsi l’ingérence du gouvernement dans les affaires des pêcheurs. Elles concernent, entre autres, le montant de l’adhésion obligatoire à la corporation, l’obligation d’être bourgeois et d’habiter le ban de Strasbourg pour exercer l’activité&amp;amp;nbsp;; l’engagement des compagnons et des apprentis et les modalités de fin de contrat&amp;amp;nbsp;; la pêche et la vente de saumons&amp;amp;nbsp;; les conditions d’obtention d’un étal sur le marché&amp;amp;nbsp;; le matériel de pêche autorisé&amp;amp;nbsp;; les nasses&amp;amp;nbsp;; la pêche par temps de gel&amp;amp;nbsp;; les vols de nasses et de poissons dans l’eau&amp;amp;nbsp;; les poissons fraîchement pêchés ou salés et les harengs&amp;amp;nbsp;; les périodes de pêche&amp;amp;nbsp;; les ventes de poissons entre pêcheurs au marché&amp;amp;nbsp;; la perception du &amp;#039;&amp;#039;zoll&amp;#039;&amp;#039; (taxe)&amp;amp;nbsp;; la vente du poisson par les étrangers, et ainsi de suite. Ces réglementations concernent aussi les oiseleurs&amp;amp;nbsp;: jours et périodes au cours desquels il est interdit d’attraper des oiseaux et de les vendre, etc. (Brucker).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
== &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Lieux d’activité de la pêche&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Les pêcheurs de la ville se partageaient quatre secteurs au moins. L’&amp;#039;&amp;#039;obere Staden&amp;#039;&amp;#039; se trouvait sans doute le long du quai Finkwiller, le poêle des pêcheurs se situant au n&amp;lt;sup&amp;gt;o&amp;lt;/sup&amp;gt; 6&amp;amp;nbsp;; le &amp;#039;&amp;#039;niedere Staden&amp;#039;&amp;#039;, quai des Bateliers. Un poêle des pêcheurs (1525, 1536, 1587, puis 1681-1791) se trouvait dans l’actuelle Impasse de l’Ancre. Le secteur &amp;#039;&amp;#039;am Dich &amp;#039;&amp;#039;se situait rue Militaire du Rempart, avec un poêle (&amp;#039;&amp;#039;extra muros&amp;#039;&amp;#039;, 1427-1466, détruit en 1477) et le secteur &amp;#039;&amp;#039;zum Waseneck&amp;#039;&amp;#039;, près de l’actuelle Place de la République (Seyboth, respectivement p. 173, 203, 206, 228).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Initialement, les pêcheurs tenaient leurs étals sur l’emplacement de la future &amp;#039;&amp;#039;Pfalz&amp;#039;&amp;#039; et, au moment de sa construction en 1321, leurs 48 étals furent installés sur le marché aux poissons (v. [[Marché|Marchés]]) contre paiement annuel de 6 livres à l’&amp;#039;&amp;#039;Armbruster&amp;#039;&amp;#039;, le don d’un saumon et l’obligation de maintenir en bon état une fontaine proche. Les relations entre les pêcheurs et la municipalité sont souvent houleuses et conduisent à des plaintes réciproques, concernant surtout les lieux de pêche (Alioth, p. 264). Le &amp;#039;&amp;#039;Zoll&amp;#039;&amp;#039; était prélevé sur le marché et s’appliquait, non seulement sur le poisson, mais encore sur les oiseaux, le gibier, les bateaux, les rames, les filets, etc., soit les ustensiles des pêcheurs et des oiseleurs, ainsi que sur les poissons importés de Lorraine, ce qui pourrait indiquer une demande supérieure à l’offre, ce qu’elle est effectivement (voir infra).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
== &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Quelques conflits vécus par la corporation&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Les conflits sont un phénomène courant dans le monde corporatif. Celui des pêcheurs n’y échappe pas et des dissensions apparaissent, soit avec d’autres corporations, soit internes ou encore affectant un seul membre. Loin d’être anecdotique, la relation (succincte, ici) de ces conflits est une source d’informations sur les pratiques et les réglementations des pêcheurs, ainsi que sur leurs poêles et les secteurs où s’exerçait leur activité.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Par exemple, la corporation entre en conflit avec celle des charrons, menuisiers et tourneurs, qui contestent une décision du Magistrat qui prévoit l’inscription des fabricants de nasses (&amp;#039;&amp;#039;rùßen&amp;#039;&amp;#039;) dans la corporation des pêcheurs. Les pêcheurs répliquent que les fabricants de cages à poules et de paniers à fromage doivent servir chez les charrons (&amp;#039;&amp;#039;hünre rùßen und kese rùßen&amp;#039;&amp;#039;), non les fabricants de nasses à poissons vendues au marché aux poissons (v. [[Marché|Marché]]) (AMS, CH 3997, 10 juin 1428).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Des conflits s’élèvent aussi entre les pêcheurs des différents secteurs. En 1447, les pêcheurs &amp;#039;&amp;#039;am obern Staden&amp;#039;&amp;#039; portent plainte devant le Magistrat contre ceux &amp;#039;&amp;#039;am Dich &amp;#039;&amp;#039;et &amp;#039;&amp;#039;zum Waseneck&amp;#039;&amp;#039; pour obtenir que le contingent des pêcheurs appelés pour une expédition militaire (l’un des devoirs des corporations) se réunisse devant leur poêle, que le représentant de la corporation soit élu dans leur poêle et que la reddition des comptes de la taxe, levée au marché aux poissons, se fasse également dans leur poêle. Une partie de cette taxe revient à l’ensemble du métier. Par ailleurs, ils exigent que le sergent de la corporation (&amp;#039;&amp;#039;gemeiner bùttel&amp;#039;&amp;#039;) habite &amp;#039;&amp;#039;am obern Staden&amp;#039;&amp;#039;. De plus, le maître du métier doit pouvoir convoquer au poêle dont il relève les représentants de tous les secteurs (&amp;#039;&amp;#039;von allen staden&amp;#039;&amp;#039;) en vue de discuter des affaires du métier, alors que les séances judiciaires et les négociations avec des représentants de la ville se déroulent au poêle &amp;#039;&amp;#039;am oberen Staden&amp;#039;&amp;#039;. Il est précisé, en outre, que les pêcheurs résidant &amp;#039;&amp;#039;am Dich&amp;#039;&amp;#039;, &amp;#039;&amp;#039;zum Waseneck&amp;#039;&amp;#039; ou ailleurs soient traités avec correction lorsqu’ils se rendent au poêle &amp;#039;&amp;#039;am oberen Staden&amp;#039;&amp;#039;, faute de quoi ils pourraient porter plainte devant le tribunal corporatif ou devant le Magistrat «&amp;amp;nbsp;si les choses allaient trop loin&amp;amp;nbsp;» (AMS, CH 4999, 9 novembre 1447).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Autre exemple de conflit, entre un pêcheur et sa corporation et les charpentiers de bateaux. Ces derniers portent plainte devant le Magistrat contre Rulmann Ulrich qui, selon eux, empiète sur leur métier en réparant des barques (&amp;#039;&amp;#039;weideschiffe und weidelinge&amp;#039;&amp;#039;). Ils arguent du fait qu’ils souffrent du déclin de la navigation rhénane (v. [[Batellerie|Batellerie]]). Les pêcheurs rétorquent que les tarifs des charpentiers sont excessifs. Le Magistrat autorise alors les pêcheurs à réparer leurs barques, non des embarcations plus grandes (&amp;#039;&amp;#039;nachen noch ander grosse schiffen&amp;#039;&amp;#039;), ni en sapin ni en chêne (AMS, CH 5254, 19 juin 1453).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
== &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Pêcheurs et vente du poisson&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Les pêcheurs vendaient eux-mêmes le produit de leur pêche mais la demande étant supérieure à l’offre, le marché aux poissons de Strasbourg était approvisionné par des importations, vendues par les poissonniers (pêcheurs et marchands, &amp;#039;&amp;#039;venditor piscium&amp;#039;&amp;#039;, 1447) (v. [[Marché|Marché]]). De multiples sources indiquent des vols et agressions de pêcheurs ou de marchands transportant du poisson, dès la fin du XIV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, ainsi que des fraudes sur le &amp;#039;&amp;#039;zoll&amp;#039;&amp;#039;. Des pêcheurs, en particulier ceux du &amp;#039;&amp;#039;Waseneck&amp;#039;&amp;#039;, procédaient aussi à des pêches d’envergure en des endroits donnés plusieurs jours d’affilée, qu’ils revendaient dans les villages environnants, disposant même d’une cahute où séchaient les filets, tel que cela ressort d’un témoignage collectif sur la question de savoir si ces lieux de pêche faisaient partie de l’&amp;#039;&amp;#039;Allmend&amp;#039;&amp;#039; strasbourgeois ou non (Alioth, p. 268, 269).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Mesures de préservation des espèces&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Dans un souci que l’on qualifierait aujourd’hui d’écologique, les autorités prennent des mesures pour protéger le frai et les poissons à peine éclos et assurer de ce fait la reproduction pérenne des espèces.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;La préoccupation concernant la bonne reproduction des poissons est partagée par bon nombre de villes, comme Bâle et Brisach et leur voisinage, qui avaient interdit aux pêcheurs de prendre les jeunes saumons et ombres (&amp;#039;&amp;#039;die kleinen selmelinge und eschlinge&amp;#039;&amp;#039;) jusqu’à la Saint-Jacques (25 juillet). Ce règlement, établi les années passées, avait démontré son efficacité et était donc reconduit pour un an (AMS 165Z n&amp;lt;sup&amp;gt;o&amp;lt;/sup&amp;gt; 72, 27 avril 1435).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Dès 1467, les pêcheurs de Rhinau (dans une réponse aux pêcheurs de Strasbourg), indiquent qu’en ce qui concerne les &amp;#039;&amp;#039;hürlingen&amp;#039;&amp;#039; (poissons de moins d’un an, en particulier saumons et perches), la règle qui s’applique chez eux est l’interdiction d’en pêcher dans leur ban entre le 23 avril et le 8 novembre. Tout pêcheur trouvé en possession d’un &amp;#039;&amp;#039;hürling&amp;#039;&amp;#039;, où qu’il l’ait pris, est mis à l’amende (2 livres par pièce) (AMS Série 165Z n&amp;lt;sup&amp;gt;o&amp;lt;/sup&amp;gt; 74). D’ailleurs, un certain Matern Rorer a été mis à l’amende pour avoir pêché dans un endroit interdit du ban de Rhinau (&amp;#039;&amp;#039;banwasser&amp;#039;&amp;#039;), écrit le chevalier Heinrich von Haslach (&amp;#039;&amp;#039;Haßlow&amp;#039;&amp;#039;), bailli de Rhinau, à Hans Diebold Rebstock, bailli d’Ettenheim, le 14 avril 1483. S’il y avait contestation, les voies de droit seraient mises en œuvre (AMS Série 165Z n&amp;lt;sup&amp;gt;o&amp;lt;/sup&amp;gt; 75).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;En 1478, une réglementation émanant des autorités et des pêcheurs du diocèse de Strasbourg avait interdit de pêcher dans le Rhin des brochets, des jeunes saumons (&amp;#039;&amp;#039;selmlinge&amp;#039;&amp;#039;) et des poissons de l’année (&amp;#039;&amp;#039;hürlinge&amp;#039;&amp;#039;). Il était interdit aussi d’utiliser le filet de pêche dit &amp;#039;&amp;#039;steinwatten&amp;#039;&amp;#039; à certaines périodes de l’année, alors que le &amp;#039;&amp;#039;wurffgarn&amp;#039;&amp;#039; (épervier) était interdit totalement. Dans un règlement de 1584 (figurant dans le même document), il est interdit aux pêcheurs de pêcher le saumon après le 25 novembre, d’utiliser au printemps et en été des filets à mailles plus serrées qu’un gabarit déposé auprès des &amp;#039;&amp;#039;Stadenmeister&amp;#039;&amp;#039; (dirigeants des divers secteurs) qui doivent contrôler les filets employés. Par ailleurs, il est interdit, au printemps, d’utiliser certains types de filets dans les eaux dormantes (&amp;#039;&amp;#039;höden&amp;#039;&amp;#039;), alors que cela est permis dans les eaux courantes. D’autres interdictions sont décrétées par le Magistrat, comme celle d’utiliser des engins de pêche dit &amp;#039;&amp;#039;klingolt&amp;#039;&amp;#039; et &amp;#039;&amp;#039;treibgarnseyl&amp;#039;&amp;#039;, dont le bruit effraie les poissons, entre les lieux-dits Ottersweldtlein (limite du ban de Hundsfeld et de l’Altenwog)&amp;#039;&amp;#039;et&amp;#039;&amp;#039;Pfannenstiel gaß (en amont de la Wantzenau) (1569). Un autre décret frappe les &amp;#039;&amp;#039;rüerstangen&amp;#039;&amp;#039; (1570) et autres procédés tout aussi bruyants (1584) (AMS Série 165Z n&amp;lt;sup&amp;gt;o&amp;lt;/sup&amp;gt; 82).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Une partie de ce règlement (emploi de certains instruments de pêche dans le secteur indiqué ci-dessus) est d’ailleurs transmis le 27 juillet 1489 par la corporation des pêcheurs strasbourgeois à leurs collègues de Rhinau (Série 165Z n&amp;lt;sup&amp;gt;o&amp;lt;/sup&amp;gt; 76), ce qui démontre, comme d’autres exemples, que les pêcheurs le long du Rhin étaient animés de préoccupations communes concernant la ressource naturelle que sont les poissons et collaboraient à cet effet pour prendre des règlements d’une teneur identique, sans doute aussi pour éviter une concurrence déloyale. Ainsi, le Magistrat de Strasbourg invite les pêcheurs de Kappel(-Grafenhausen) à une réunion au poêle des pêcheurs de Strasbourg (&amp;#039;&amp;#039;vischer stube an dem obern staden&amp;#039;&amp;#039;) pour discuter d’un règlement de la pêche dans le Rhin (AMS Série 165Z n&amp;lt;sup&amp;gt;o&amp;lt;/sup&amp;gt; 73, 16 novembre 1465).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Droit de pêche, à Strasbourg et le long du Rhin et de l’Ill&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Les pêcheurs strasbourgeois ne sont pas les seuls à émettre des règlements. Par exemple, les coseigneurs qui tiennent Plobsheim en gage d’Empire (Georg Dietrich, Georg Wolf et Wolf Heinrich Zorn von Plobsheim, Philipp Albrecht Bernhold et Georg Wolf Rœder von Diersburg) confirment un règlement de 45 articles élaboré par la corporation (&amp;#039;&amp;#039;handwerck und bruderschafft&amp;#039;&amp;#039;) des pêcheurs du lieu, reprenant et modifiant un règlement de 1472 tombé en désuétude (AMS Série 165Z n&amp;lt;sup&amp;gt;o&amp;lt;/sup&amp;gt; 83, 1&amp;lt;sup&amp;gt;er&amp;lt;/sup&amp;gt; mai 1672).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;La corporation des pêcheurs de Strasbourg, représentée par son &amp;#039;&amp;#039;Oberherr&amp;#039;&amp;#039; Johann Nicolaus Carl, faisant partie du Conseil des XV, Lienhard Baldner, nouveau membre du Conseil, Abraham Goll, ancien membre du Conseil et &amp;#039;&amp;#039;Zunftmeister,&amp;#039;&amp;#039; etc., et la corporation d’Auenheim (représentants nommés) renouvelle l’accord que, depuis plus d’un siècle, les deux corporations concluent entre elles pour une période de 20 ans (en dernier lieu le 1&amp;lt;sup&amp;gt;er&amp;lt;/sup&amp;gt; décembre 1640 et le 28 décembre 1660). Cet accord précise que, entre le pont du Rhin et le Strumpffrhein&amp;#039;&amp;#039;,&amp;#039;&amp;#039; la &amp;#039;&amp;#039;salmenberuffung&amp;#039;&amp;#039; (organisation d’une pêche collective au saumon ?) revient par alternance à l’une des corporations, qui doit prévenir l’autre, pour que ses membres puissent s’inscrire (mais dans un seul groupe ou &amp;#039;&amp;#039;gesellschafft&amp;#039;&amp;#039;) s’ils veulent y participer. Si elle ne prévient pas avant le 16 février, l’autre peut y procéder. L’opération a lieu le dimanche et est précédée d’une réunion au poêle (&amp;#039;&amp;#039;irtte&amp;#039;&amp;#039;). Par ailleurs, les pêcheurs d’Auenheim jurent de respecter les règlements strasbourgeois sur la pêche au brochet (interdite du 1&amp;lt;sup&amp;gt;er&amp;lt;/sup&amp;gt; mars au 1&amp;lt;sup&amp;gt;er&amp;lt;/sup&amp;gt; mai et, pour les brochets de l’année, jusqu’au 22 juillet) et portant sur d’autres points. Les jurés de Strasbourg peuvent dénoncer les délits des pêcheurs d’Auenheim au ban de Strasbourg et inversement (AMS Série 165Z n&amp;lt;sup&amp;gt;o&amp;lt;/sup&amp;gt; 84, 31 janvier 1681).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Cette pratique d’une pêche en commun semble avoir été pratiquée bien avant 1640, puisque, en 1508, le Magistrat de Strasbourg publie un arbitrage concernant les pêcheurs de Strasbourg et ceux de Honau et de la Wantzenau sur la pêche au saumon. Elle était pratiquée collectivement lors de la 1&amp;lt;sup&amp;gt;ère&amp;lt;/sup&amp;gt; quinzaine de février. En amont du lieu-dit Strùmpff Rin, les pêcheurs des deux villages n’y ont aucun droit, alors qu’en aval ils peuvent, dans certaines conditions, participer à l’opération de pêche (&amp;#039;&amp;#039;zug&amp;#039;&amp;#039;) organisée par Strasbourg, et inversement (AMS Série 165Z n&amp;lt;sup&amp;gt;o&amp;lt;/sup&amp;gt; 77, 20 juin 1508).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Les exemples pourraient être multipliés à l’envi. Ces pratiques et règlements, en usage au long des siècles, donnent de multiples informations, non seulement sur les interdits liés à la pêche, mais encore sur les instruments utilisés, le nom des poissons et enfin sur la conscience de la nécessaire protection des espèces, par celle du frai et des poissons à peine éclos. Le sens de certains termes liés à l’exercice du métier, aujourd’hui disparus, n’a pu être trouvé.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Les joutes nautiques strasbourgeoises&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Selon A. Reh, Strasbourg a été de tout temps une ville de joutes nautiques (&amp;#039;&amp;#039;Schifferstechen&amp;#039;&amp;#039; ou &amp;#039;&amp;#039;Gänsespiel&amp;#039;&amp;#039;). L’enjeu du &amp;#039;&amp;#039;Gänsespiel&amp;#039;&amp;#039; était une oie vivante, suspendue par les pattes dont les joueurs, des bateliers, postés sur des nacelles (petits canots) emportées par des rameurs, devaient arracher la tête en passant sous elle. Le gagnant remportait le trophée. Les joutes consistaient à se pousser dans l’eau au moment où les nacelles se croisaient, au moyen de perches de trois à quatre mètres de long. D’autres jeux ponctuaient ces rencontres. C’est aux bateliers qu’incombait l’exécution de ces fêtes mais des pêcheurs se joignaient à eux, les complétaient ou les relayaient. Elles se déroulaient quai des Bateliers en face du palais Rohan ou quai des Pêcheurs, à l’entrée du canal dans l’Ill, plus tard à la Montagne verte puis au Wacken et encore plus tard dans le Bassin de l’Ill, vis-à-vis du quartier des Quinze. La fête la plus remarquable s’est déroulée les 7 et 8 octobre 1744 lors de la visite de Louis XV (voir la gravure de Weis, p. 17-18). Une fête avait été organisée par les pêcheurs. Le clou du spectacle était une pêche extraordinaire, au trident d’abord puis au filet, dans le Bassin rempli auparavant par une quantité considérable de poissons (carpes, brochets, saumons, truites, etc.), offerts au roi. La séance de préparation de cet événement est consignée dans un procès-verbal de la corporation des pêcheurs (AMS, comptes rendus, 9, p. 184b et 186, 3 septembre 1744). Il est dit que le roi, impressionné par la taille d’une carpe prise par un pêcheur, qu’il avait eu le soin de mesurer, lui avait offert 50 louis d’or.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Source-Bibliographie&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Représentation des fêtes données par la ville de Strasbourg pour la Convalescence du Roi, à l’arrivée et pendant le séjour de Sa Majesté en cette Ville. Inventé, dessiné et dirigé par J.-M. Weis, graveur de la ville de Strasbourg&amp;#039;&amp;#039;, Paris, 1745.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;HEITZ (Friedrich Karl), &amp;#039;&amp;#039;Das Zunftwesen in Strassburg. Geschichtliche Darstellung begleitet von Urkunden und Aktenstücke, &amp;#039;&amp;#039;Strasbourg, 1856, p. 70-71.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;HANAUER (Auguste), &amp;#039;&amp;#039;Études économiques (1876-1878)&amp;#039;&amp;#039;, &amp;#039;&amp;#039;2&amp;amp;nbsp;: Denrées et salaires,&amp;#039;&amp;#039; p. 213 ss).&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;REIBER (Ferdinand), &amp;#039;&amp;#039;Histoire naturelle des eaux strasbourgeoises de Léonard Baldner (1666)&amp;#039;&amp;#039;, Colmar, 1887.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;BRUCKER, &amp;#039;&amp;#039;Polizeiverordnungen (&amp;#039;&amp;#039;1889), p. 166-228, &amp;#039;&amp;#039;Stadtordnungen,&amp;#039;&amp;#039; Fischer- und Vogler- Ordnungen&amp;amp;nbsp;: vol. 1&amp;amp;nbsp;: f&amp;lt;sup&amp;gt;os&amp;lt;/sup&amp;gt; 20, 35, 75, 76, 83, 85, 166 et 187. &amp;lt;/span&amp;gt;Vol. 2&amp;amp;nbsp;: f&amp;lt;sup&amp;gt;os&amp;lt;/sup&amp;gt; 31, 33, 57, 61, 66 et 98. Vol. 12&amp;amp;nbsp;: f&amp;lt;sup&amp;gt;o&amp;lt;/sup&amp;gt; 183. Vol. 33&amp;amp;nbsp;: f&amp;lt;sup&amp;gt;os&amp;lt;/sup&amp;gt; 63, 195, 270, 335, 337 et 355. Vol. 28&amp;amp;nbsp;: f&amp;lt;sup&amp;gt;os&amp;lt;/sup&amp;gt; 269 et 271.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;HATT (Jacques), &amp;#039;&amp;#039;Une ville du XV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle&amp;amp;nbsp;: Strasbourg&amp;#039;&amp;#039;, Strasbourg, 1929, p. 280.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;REH (Alfred), «&amp;amp;nbsp;Les joutes strasbourgeoises ou le Gänsespiel&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Nouvelle revue des traditions populaires&amp;#039;&amp;#039;, mars-avril 1950, II, n&amp;lt;sup&amp;gt;o&amp;lt;/sup&amp;gt; 2, p. 174-189.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;MOSBACHER (Helga), «&amp;amp;nbsp;Kammerhandwerk, Ministerialität und Bürgertum in Straßburg&amp;amp;nbsp;», Phil. &amp;lt;/span&amp;gt;Diss., Berlin, 1971, &amp;#039;&amp;#039;ZGO&amp;#039;&amp;#039;, 119, 1971, p. 33-173.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;ALIOTH, &amp;#039;&amp;#039;Gruppen &amp;#039;&amp;#039;(1988).&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;BISCHOFF (Georges), «&amp;amp;nbsp;Les blancs de la carpe. Pisciculture et pouvoir&amp;amp;nbsp;: l’exemple de l’Alsace autrichienne (XIV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt;- XVII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle)&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Les fruits de la récolte. Études offertes à Jean-Michel Boehler&amp;#039;&amp;#039;, Strasbourg, 2007, p. 179-195.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Notices connexes&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Bruche|Bruche]]&amp;amp;nbsp;;&amp;amp;nbsp;[[Burghut|Burghut]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Canaux|Canaux de l’Alsace]]&amp;amp;nbsp;; [[Chasse|Chasse]]&amp;amp;nbsp;;&amp;amp;nbsp;[[Corporation|Corporation]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Eau|Eau]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;[[Fischerei|Fischerei]]&amp;amp;nbsp;&amp;#039;&amp;#039;;&amp;amp;nbsp;&amp;#039;&amp;#039;[[Fischweide|Fischweide]]&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Gastronomie_alsacienne|Gastronomie alsacienne]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Ill|Ill]]&amp;amp;nbsp;;&amp;amp;nbsp;[[Ischert|Ischert]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Marché|Marché]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Nachen|Nachen]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Pêche|Pêche]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: right;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;Monique Debus Kehr&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
&amp;amp;nbsp;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:P]] [[Category:Agriculture, Elevage, Pêche]] [[Category:Environnement (Bois et forêts, Eaux, Air)]] [[Category:Droit (sources et pratique du droit) et Justice]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>FKrouch</name></author>
		
	</entry>
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		<id>https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=P%C3%AAche&amp;diff=13175</id>
		<title>Pêche</title>
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		<updated>2024-10-24T12:48:57Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;FKrouch : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Fischerei&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;La pêche consiste à capturer à la main ou à l’aide de divers ustensiles (filets, nasses, fils) des poissons, crustacés, batraciens ou mollusques dans l’eau. En Alsace, elle se pratique soit dans des cours d’eau (ruisseaux, rivières, Rhin), soit dans des retenues d’eau (mares, étangs, lacs). La pêche est exercée par des particuliers ou bien par des pêcheurs professionnels (v. [[Pêcheurs|Corporation de pêcheurs]]). En tant qu’activité réglementée par les coutumes, les règlements ou des contrats, la pêche relève des institutions.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Des eaux poissonneuses&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Les textes anciens qui précisent les espèces pêchées et leur quantité demeurent rares. Dans son &amp;#039;&amp;#039;Thierbuch&amp;#039;&amp;#039; (1666), Léonard Baldner recense quarante-cinq espèces de poissons dans les rivières d’Alsace. Jacques Trausch, dans la préface de ses &amp;#039;&amp;#039;Chroniques strasbourgeoises&amp;#039;&amp;#039;, énumère les douze espèces présentes dans le Rhin, dont des saumons et exceptionnellement des esturgeons. Selon lui, l’Ill est plus poissonneuse encore que le Rhin avec dix-huit espèces. Jérôme Guebwiller vante la qualité des écrevisses de l’Ill (Schmitt, p. 44-45). Quand l’intendant Jacques de La Grange rédige, en 1700, sa &amp;#039;&amp;#039;Description de l’Alsace&amp;#039;&amp;#039;, il commence par évoquer les différents cours d’eau de la province. Il s’étend longuement sur le Rhin, un peu sur l’Ill, puis il évoque rapidement les autres rivières. Si le Rhin est «&amp;amp;nbsp;fort poissonneux&amp;amp;nbsp;» et l’Ill «&amp;amp;nbsp;abondante en poissons, et principalement en saumoneaux, carpes, brochets et lottes&amp;amp;nbsp;», leurs affluents ne présentent guère d’intérêt à ses yeux, si ce n’est leur éventuelle navigabilité. En 1763 et 1764, les pêcheurs de la Zinsel du Sud et de ses affluents sortent des truites, des brochets, trois anguilles, trois perches, dix-sept livres de cyprinidés, &amp;#039;&amp;#039;Weißfisch&amp;#039;&amp;#039; et une lotte &amp;#039;&amp;#039;Rovolken&amp;#039;&amp;#039; (ABR G 5632). Un document plus insolite signale que la capture des grenouilles, &amp;#039;&amp;#039;Froschfang&amp;#039;&amp;#039; est louée en 1747 dans le comté de Nassau-Sarrewerden (ABR 10 J 68). Charles Gérard souligne l’abondance et la variété des espèces dans les cours d’eau alsaciens avec quelques mentions d’esturgeons à Strasbourg (p. 51). De nombreux villages riverains du Rhin comme Huningue, Geisswasser, Biesheim, Rhinau ou Gerstheim, ou de l’Ill comme Illhaeusern, abritaient une forte proportion de pêcheurs professionnels.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;La réglementation de la pêche en rivière&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;À la différence de la chasse, droit personnel, la pêche est un droit utile qui pouvait être affermé. Dans le royaume de France, le droit de pêche appartient aux seigneurs dans les rivières non navigables, au roi dans les rivières navigables. Le droit de pêche peut aussi appartenir à des communautés, voire à des particuliers. Le plus souvent, la pêche seigneuriale est louée (Hoffmann, t. 3, p. 434-435). Au Moyen Âge, des pêcheurs professionnels à Kogenheim et Sermersheim travaillent trois jours par an pour l’abbaye de Niedermunster. L’abbaye d’Ebermunster possède six secteurs réservés (&amp;#039;&amp;#039;Bannwasser&amp;#039;&amp;#039;), avec des pêcheurs attitrés (&amp;#039;&amp;#039;Fronfischer&amp;#039;&amp;#039;). L’abbaye d’Eschau donne en location une partie de l’Ill moyennant la fourniture de poissons tous les vendredis d’une valeur de 8 deniers. En 1284, l’empereur Rodolphe de Habsbourg, et, en 1293, l’empereur Adolphe, engagent le droit de pêche d’Illkirch à Graffenstaden et à Illwickersheim Ostwald (Schmidt, 1897). Dans la haute vallée de la Doller, la pêche dans les cours d’eau appartient à l’abbaye de Masevaux et aux curés des paroisses. En 1375, un pêcheur est employé par l’abbaye (Ulrich, 1997).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;L’exercice du droit de pêche pour les sujets est réglementé par des ordonnances ou des coutumes locales. La ville de Strasbourg promulgue ainsi un règlement pour la pêche entre Schoenau et Lichtenau en 1449 (Monne, p. 82-84). Certaines libéralités sont accordées aux habitants. Les justiciables du Rosemont jouissent de la franchise de pêcher à la main. Le droit de pêche est accordé aux habitants de Delle avec des conditions restrictives, notamment des jours autorisés (Hoffmann, t. 3, p. 436-437). À Colmar, la pêche est réservée aux bourgeois de la ville deux fois par semaine, les mercredis et vendredis. La réglementation au début du XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle n’autorise que l’usage de filets, nasses et épuisettes qui permettent de sélectionner les poissons et de rejeter dans l’eau des spécimens immatures intacts (Jéhin, 2005).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;À partir du XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, des restrictions sont partout appliquées au droit de pêche. L’abbaye de Masevaux prétend désormais au droit exclusif de la pêche. En 1501, un conflit s’engage entre l’abbaye et la communauté de Sentheim&amp;amp;nbsp;; il se conclut par une répartition des droits de pêche respectifs sur le Silbach, ruisseau affluent de la Doller (Ulrich, 1997). Les coutumes du Val d’Orbey, dans leur version de 1513, précisent que les eaux appartiennent à la seigneurie, cependant les habitants de la vallée ont le droit de pêcher à la main et pour nourrir les femmes enceintes. Au cours du XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, ce droit de pêche est supprimé, y compris les dispositions en faveur des femmes enceintes. Dorénavant le droit de pêche est loué à des particuliers (Jéhin, 1998).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;«&amp;amp;nbsp;En rivière d’autruy nul ne peut pescher s’il n’a droit, ou Usage prescrit au contraire, sans la permission du seigneur à qui appartient le droit de pesche&amp;amp;nbsp;» écrit, en 1657, le juriste Abraham Fabert pour les duchés de Lorraine. Il est en de même en Alsace où, généralement, le droit de pêche relève du seigneur territorial qui fixe les conditions de sa pratique. Les autorités seigneuriales le concèdent volontiers à des roturiers alors que le droit de chasse est davantage restreint. Aussi, la pêche dans les rivières est-elle affermée par adjudication moyennant un loyer annuel parfois en nature, plus généralement en argent comme dans la vallée de la Zinsel du Sud au milieu du XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle (ABR E 1483). La location de la pêche est attribuée à des riverains, parfois à des notables locaux ou à des aubergistes qui alimentent ainsi leurs propres viviers (Jéhin, 1998).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Le contrat de location du droit de pêche prévoit un certain nombre de restrictions pour protéger la ressource piscicole et éviter le dépeuplement des rivières. Les portions de rivières dans le Val d’Orbey sont mises régulièrement aux enchères tout au long du XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle avec une réglementation bien détaillée (AHR E 685). «&amp;amp;nbsp;Les fermiers ne pourront pescher les jours de feste, ny dimache, ny pescher au feu, jetter noix vomique ou autre chose de cette nature dans les rivières et de ne point détourner les eaux sur les chemins ny les prairies […] Les truites auront au moins six pouces mesure du Roy entre la Teste et la queue [16 cm] celles qu’ils prendront et qui seront plus petites seront rejetées dans la rivière et qu’ils se conformeront en toutes choses aux ordonnances de sa Majesté pour les faits de la Pesche de l’année 1669.&amp;amp;nbsp;» Le règlement seigneurial reprend ainsi les principales dispositions de l’ordonnance des Eaux et Forêts de 1669. Les autorités ont le souci de protéger la faune des rivières en évitant les procédés qui détruiraient les espèces par l’assèchement des cours d’eau, la pêche à l’explosif (pesche au feu) ou par le poison (noix vomique ou chaux). De même, les contrats de pêche aux poissons et aux écrevisses dans la Sauer en 1778 stipulent que toutes les techniques de pêche sont autorisées, à l’exception du versement de produits toxiques dans l’eau afin de ne pas détruire le frai. Chaque année à la Saint-Martin, un faible canon d’un florin et deux schillings est versé à cause des perturbations liées au flottage de bois (ABR E 2732 n&amp;lt;sup&amp;gt;o&amp;lt;/sup&amp;gt; 1).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Dans le cadre des corporations de pêcheurs professionnels, l’exercice de la pêche est très réglementé non seulement pour protéger la ressource, mais aussi pour éviter les procédés de concurrence déloyale. Le règlement des pêcheurs de Rouffach de 1509 (ABR G 1657 n&amp;lt;sup&amp;gt;o&amp;lt;/sup&amp;gt; 7) prévoit ainsi l’interdiction de la pose des nasses à poissons le samedi soir, la veille de la fête des douze apôtres, lors des fêtes solennelles, à la Fête-Dieu, aux quatre fêtes de Notre-Dame et à la fête de la sainte Croix, à moins que l’on ne fît maigre le lendemain. La pêche au filet ne peut se pratiquer que durant la journée. Les nasses en osier (&amp;#039;&amp;#039;Korb&amp;#039;&amp;#039;) sont déposées dans le lit de la rivière, la Lauch ou l’Ohmbach, avec un petit dispositif de barrières provisoires pour diriger les poissons vers les pièges. Ces nasses sont placées de carnaval à la Saint-Michel (29 septembre) tandis que la pêche au filet n’est autorisée que deux fois par semaine. Au XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, l’usage de longues lignes de pêche avec hameçons est fréquemment mentionné (Jéhin, 1998).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Une part importante de la pêche en rivière échappe cependant au contrôle seigneurial, il s’agit du braconnage, appelée bribe en Lorraine. Les procès-verbaux relatant des délits constatés témoignent d’une pratique courante, discrète par nature, dont l’ampleur et la nature des prises échappent pour une large part à l’analyse historique. Ces pêches illicites sont parfois repérées comme en 1496 sur le ruisseau du Nesselbach, affluent de la Zinsel du Sud (ABR E 2000 n&amp;lt;sup&amp;gt;o&amp;lt;/sup&amp;gt; 1) ou en 1762 sur le Steinbach à proximité des limites du Palatinat (L.A.Sp. C 20 n&amp;lt;sup&amp;gt;o&amp;lt;/sup&amp;gt; 4129). Les meuniers sont souvent soupçonnés de pêcher illégalement dans les biefs qui desservent leurs moulins, c’est par exemple le cas dans le canal du moulin de Rimbach en 1781, avec la circonstance aggravante de pêcher pendant l’office de la fête de Pentecôte (Ulrich, 1990). Un rapport rédigé par un garde seigneurial le 15 novembre 1705 témoigne de la motivation et de l’ampleur des pêches illicites d’écrevisses à l’aide de nasses, effectuées dans un ruisseau en défens à Preuschdorf (ABR E 2670). Dès 1558, on s’inquiète déjà de la diminution des poissons et des écrevisses dans l’Ill à cause de la surpêche (Bischoff, p. 183).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;La loi du 3 novembre 1789 abolit le droit de pêche en tant que privilège féodal. Le décret du 8 frimaire an II (28 novembre 1793) déclare que la pêche est autorisée dans toutes les rivières sans exception. Cependant, à la suite de nombreux excès, la loi du 4 mai 1802 rétablit le droit exclusif de pêche dans les rivières navigables et flottables au profit de l’État, le droit de pêche sur les autres cours d’eau appartient aux riverains. Le code de la pêche instauré en 1829 réglemente pour près d’un siècle la pratique de la pêche en France.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;La pêche dans les étangs&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Les étangs très présents aux extrémités nord (Vosges du Nord) et sud (Sundgau) de la province sont principalement destinés à l’élevage piscicole. Leur origine demeure mal établie. On attribue leur création aux monastères cisterciens de Lucelle pour ceux du Sundgau (Stricker-Kraft, p. 124) et de Sturzelbronn pour la Vasgovie au cours du Moyen Âge. L’élevage de la carpe se développe véritablement dans le Sundgau au XV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle (Bischoff, p. 186), époque à laquelle le couvent des Unterlinden de Colmar possède plusieurs étangs dans le Sundgau. (Stricker-Kraft, p. 124). Dans les Vosges du Nord, de nombreux étangs sont créés au XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle dans un but non seulement piscicole mais aussi industriel comme l’étang du Hammerweyer creusé en 1578 (Jéhin, 2007). Ils appartiennent souvent à des communautés religieuses, parfois à des communautés villageoises mais généralement aux seigneurs territoriaux.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Les étangs du Sundgau contiennent principalement des carpes, brochets, perches, tanches et truites. Les poissons les plus pêchés dans les étangs du chapitre de Neuwiller-lès-Saverne au XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle sont la carpe et le brochet, puis la tanche, la perche et la truite. On trouve aussi quelques rares mentions de gardons et d’anguilles (Jéhin, 2007). Ces étangs fournissent en poissons les marchés urbains plus ou moins éloignés. Le Sundgau approvisionne notamment Bâle tandis que ceux des Vosges du Nord alimentent Strasbourg, comme le mentionne Nicolas Volcyr de Sérouville dans son &amp;#039;&amp;#039;Histoire de la triomphante victoire du duc Antoine&amp;#039;&amp;#039;, en 1526.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Les étangs alsaciens produisent essentiellement des carpes. 6 000 poissons sont pêchés au cours des mois de septembre et d’octobre 1659 dans l’étang du Hammerweyer près de La Petite Pierre. En 1663, 4 002 carpes sont prises en octobre-novembre (ABR E 211). Dans le Sundgau, l’élevage de carpes occupe successivement trois étangs&amp;amp;nbsp;: la première année, un étang est aleviné, puis l’année suivante, les jeunes carpes sont rejetées dans une seconde retenue, la troisième année, elles sont engraissées dans un autre avant d’être pêchées à l’automne par l’assèchement de l’étang. Après la vidange, de l’avoine est semée dans le fond de l’étang, cette céréale servira de nourriture pour l’engraissement des carpes (Stricker-Kraft, p. 126). Chaque automne, les étangs sont vidés de leurs poissons destinés à la vente ou bien conservés dans des viviers, ce qui permet de les protéger des gels hivernaux trop vigoureux (Reinhard, p. 45).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Bibliographie&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;BALDNER (Leonhardt), &amp;#039;&amp;#039;Vogel-, Fisch- und Thierbuch &amp;#039;&amp;#039;[1666], Stuttgart, 1973-1974, 4 vol.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;DÜRR (Johannes), &amp;#039;&amp;#039;Gemeinnützige Beobachtung über die Fische und Fischerei in den sowohl in als um Straßburg fließenden Wassern&amp;#039;&amp;#039;, 1784.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;MONE (Franz Josef), «&amp;amp;nbsp;Über die Flußfischerei und den Vogelfang vom 14. bis 16. &amp;lt;/span&amp;gt;Jh.&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;ZGO&amp;#039;&amp;#039;, n&amp;lt;sup&amp;gt;o&amp;lt;/sup&amp;gt; 4, 1853, p. 67-97.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;HOFFMANN (Charles), &amp;#039;&amp;#039;L’Alsace au XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle&amp;#039;&amp;#039;, t. 3, p. 434-437.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;GERARD (Charles), &amp;#039;&amp;#039;L’ancienne Alsace à table&amp;#039;&amp;#039;, Paris, 1877, p. 44-54.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;SCHMIDT (Charles), &amp;#039;&amp;#039;Seigneurs, Paysans et Propriété rurale en Alsace au Moyen Âge&amp;#039;&amp;#039;, Paris-Nancy, 1897, p. 162-165.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;STRICKER (Eberhardt) et KRAFT (Pierre), «&amp;amp;nbsp;Weiher und Karpfenzucht im Sundgau&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Annuaire de la Société d’histoire sundgovienne,&amp;#039;&amp;#039; 1955, p. 121-129.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;REINHARD (Eugen), «&amp;amp;nbsp;Die Fischzucht des Sundgaues in ihrem Einfluss auf das Landschaftsbild&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Annuaire de la Société d’histoire sundgovienne&amp;#039;&amp;#039;,1962, p. 40-46.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;SCHMITT (Pierre), «&amp;amp;nbsp;L’élevage, la chasse et la pêche en Alsace&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Annuaire de la société d’histoire et d’archéologie de Colmar&amp;#039;&amp;#039;, 18, 1968, p. 37-46.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;«&amp;amp;nbsp;Pêche&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Encyclopédie d’Alsace&amp;#039;&amp;#039;, Strasbourg, 1982-1986, t. 10, p. 5891-5895.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;FISCHER (Marie-Thérèse), «&amp;amp;nbsp;La pêche au pays de Salm sous l’Ancien Régime&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;L’Essor&amp;#039;&amp;#039;, 1984, p. 17-20.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;ULRICH (Louis), «&amp;amp;nbsp;Délits de pêche et de chasse à Rimbach et Sentheim&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Patrimoine Doller&amp;amp;nbsp;: bulletin de la société d’histoire de la vallée de Masevaux&amp;#039;&amp;#039;, 1, 1990, p. 29.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;ULRICH (Louis), «&amp;amp;nbsp;Une pêche en eau trouble à Sentheim au XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle et son arbitrage&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Patrimoine Doller&amp;amp;nbsp;: bulletin de la société d’histoire de la vallée de Masevaux&amp;#039;&amp;#039;, 7, 1997, p. 7-11.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;JEHIN (Philippe), «&amp;amp;nbsp;Le droit de pêche dans le Val d’Orbey sous l’Ancien Régime&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Bulletin de la Société d’histoire du Val d’Orbey-canton de Lapoutroie&amp;#039;&amp;#039;,&amp;#039;&amp;#039;17, 1998, p. 24-30.&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;UHL (Eugène), «&amp;amp;nbsp;Le droit de pêche dans la Mossig du XVII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; au XIX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle&amp;amp;nbsp;»,&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Annuaire du cercle d’histoire de Marlenheim et environs&amp;#039;&amp;#039;, 1999, p. 43-52.&amp;#039;&amp;#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;JEHIN (Philippe), «&amp;amp;nbsp;La réglementation de la pêche à Colmar au début du XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle&amp;amp;nbsp;»,&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Mémoire colmarienne&amp;#039;&amp;#039;,&amp;#039;&amp;#039;98, 2005, p. 3-4.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;JEHIN (Philippe), «&amp;amp;nbsp;Rivières, étangs et pisciculture dans les Vosges du Nord avant la Révolution&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Annales scientifiques de la Réserve de Biosphère transfrontalière des Vosges du Nord-Pfälzerwald&amp;#039;&amp;#039;, 13, 2007, p. 91-112.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;BISCHOFF (Georges), «&amp;amp;nbsp;Pour une histoire de la carpe frite, de la pisciculture et de la pêche en rivière à l’époque de Dom Bernardin Buchinger et avant&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Cuisine et recettes d’autrefois&amp;#039;&amp;#039;, Riedisheim, Société d’histoire du Sundgau, 2008, p. 71-86.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;BARTHELMEBS (Michèle), «&amp;amp;nbsp;Plobsheim autrefois, un village de pêcheurs&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Annuaire de la société d’histoire des quatre cantons&amp;#039;&amp;#039;, 2010, p. 91-95.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;JEHIN (Philippe), «&amp;amp;nbsp;La réorganisation des corporations de Rouffach au début du XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Annuaire de la Société d’histoire et d’archéologie du canton (du bailliage) de Rouffach&amp;#039;&amp;#039;, 8, 2014, p. 33-38.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;BISCHOFF (Georges), &amp;#039;&amp;#039;Dans le ventre de l’Alsace&amp;#039;&amp;#039;, Strasbourg, 2020, p. 179-192.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Notices connexes&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Bruche|Bruche]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Burghut|Burghut]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Canaux|Canaux de l’Alsace]]&amp;amp;nbsp;; [[Chasse|Chasse]]&amp;amp;nbsp;;&amp;amp;nbsp;[[Corporation|Corporation]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Eau|Eau]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Fischerei|Fischerei]]&amp;amp;nbsp;;&amp;amp;nbsp;[[Fischweide|Fischweide]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Gastronomie_alsacienne|Gastronomie_alsacienne]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Ill|Ill]]&amp;amp;nbsp;;&amp;amp;nbsp;[[Ischert|Ischert]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Marché|Marché]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Nachen|Nachen]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: right;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;Philippe Jéhin&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt;  &lt;br /&gt;
[[Category:P]] [[Category:Agriculture, Elevage, Pêche]] [[Category:Droit (sources et pratique du droit) et Justice]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>FKrouch</name></author>
		
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	<entry>
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		<title>Pêcheurs</title>
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		<updated>2024-10-24T12:48:35Z</updated>

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&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Fischer&amp;#039;&amp;#039;, &amp;#039;&amp;#039;Vischer&amp;#039;&amp;#039;, &amp;#039;&amp;#039;piscator&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Le Rhin, l’Ill et les nombreux cours d’eau, du torrent au ruisseau et à la rivière regorgeaient au cours des siècles passés de nombreuses variétés de poissons. Dans le Rhin, les pêcheurs prenaient des saumons (&amp;#039;&amp;#039;Salmen, Lachs&amp;#039;&amp;#039;), nases (&amp;#039;&amp;#039;Nasenfisch&amp;#039;&amp;#039;), lamproies (&amp;#039;&amp;#039;Neunauge&amp;#039;&amp;#039;), aloses (&amp;#039;&amp;#039;Alse&amp;#039;&amp;#039;), carpes (&amp;#039;&amp;#039;Karpfen&amp;#039;&amp;#039;), vandoises (&amp;#039;&amp;#039;Häsling&amp;#039;&amp;#039;), brochets (&amp;#039;&amp;#039;Hecht&amp;#039;&amp;#039;), goujons (&amp;#039;&amp;#039;Gründling&amp;#039;&amp;#039;), brosmes (&amp;#039;&amp;#039;Lumb&amp;#039;&amp;#039;), barbeaux (&amp;#039;&amp;#039;Barbe&amp;#039;&amp;#039;), becquarts (variété de saumon) et parfois des esturgeons (&amp;#039;&amp;#039;Stör&amp;#039;&amp;#039;). Dans l’Ill abondaient les truites (&amp;#039;&amp;#039;Forelle&amp;#039;&amp;#039;), saumoneaux (&amp;#039;&amp;#039;Junglachs&amp;#039;&amp;#039;), ombres (Äsche), carpes (&amp;#039;&amp;#039;Karpfen&amp;#039;&amp;#039;), perches (&amp;#039;&amp;#039;Barsch&amp;#039;&amp;#039;), tanches (&amp;#039;&amp;#039;Schleie&amp;#039;&amp;#039;), barbottes (&amp;#039;&amp;#039;Groppen&amp;#039;&amp;#039;), goujons (&amp;#039;&amp;#039;Gründling&amp;#039;&amp;#039;), loches (&amp;#039;&amp;#039;Schmerle&amp;#039;&amp;#039;), sucets (&amp;#039;&amp;#039;Lutscher&amp;#039;&amp;#039;), vairons (&amp;#039;&amp;#039;Elritze&amp;#039;&amp;#039;), ablettes (&amp;#039;&amp;#039;Ukelei&amp;#039;&amp;#039;), anguilles (&amp;#039;&amp;#039;Aal&amp;#039;&amp;#039;), ainsi que des écrevisses (&amp;#039;&amp;#039;Flusskrebs&amp;#039;&amp;#039;), des grenouilles (&amp;#039;&amp;#039;Frosch&amp;#039;&amp;#039;) et, sur les berges, se ramassaient les escargots (&amp;#039;&amp;#039;Schnecke&amp;#039;&amp;#039;) (Hanauer).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;La pêche, activité vieille comme le monde, se révèle dans des sources écrites de plus en plus nombreuses au fur et à mesure de l’avancée du temps. Au XIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, par exemple, dans la partie du Dominicain de Colmar dénommée &amp;#039;&amp;#039;De rebus Alsaticis ineuntis saeculi XIII&amp;#039;&amp;#039; (État de l’Alsace au début du XIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, &amp;#039;&amp;#039;MGH&amp;#039;&amp;#039; &amp;#039;&amp;#039;Scriptores&amp;#039;&amp;#039; 17, p. 236 § 12), figure cette phrase&amp;amp;nbsp;: «&amp;amp;nbsp;Il est dit que sur l’Ill, vers 1200, habitaient 1 500 pêcheurs&amp;amp;nbsp;», ce qui signifie qu’il y avait des pêcheurs dans quasiment tous les villages et toutes les villes. L’auteur ne précise pas si, à son époque (vers 1280-1300), le nombre de pêcheurs était moindre ou plus important qu’auparavant, ni s’ils étaient d’ores et déjà organisés en corporations.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Aspects économiques et honorifiques de la pêche&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;L’un des aspects économiques de la pêche apparaît, par exemple, en 1459. Cette année-là, les Habsbourg donnent à Froideval, petite maison d’Antonins près de Belfort, la pêche dans la rivière Douce, du ban de Bavilliers à son confluent avec la Savoureuse, soit quelque cinq kilomètres. La donation n’est pas modeste pour autant. On trouve des pêcheurs sur les plus petits ruisseaux et les redevances qui en découlent se comptent en centaines de truites (copies&amp;amp;nbsp;: AHR 36H 57/1 &amp;amp; 61&amp;amp;nbsp;; traduction française, &amp;#039;&amp;#039;ibid&amp;#039;&amp;#039;. 57/1) (Information transmise par B. Metz).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Par ailleurs, lors d’un procès contre deux pêcheurs d’Erstein, Bastian Roser et Jakob von Hipsheim, la corporation des pêcheurs de Strasbourg affirme avoir eu de tout temps le droit de lever un péage sur tous ceux qui traversent Strasbourg vers l’aval avec des écrevisses ou des poissons achetés dans la ville ou en amont, sur l’Ill. Elle invoque le témoignage de deux habitants d’Ehl qui, il y a des années, avaient dû payer ce péage, alors qu’ils transportaient des poissons et des écrevisses vers Haguenau et Spire (AMS Série 165Z n&amp;lt;sup&amp;gt;o&amp;lt;/sup&amp;gt; 80, 20 février 1552). Dans le même procès apparaît la déposition d’un pêcheur de Spire (par le biais du Magistrat de cette ville), Martin Ackernuss, qui affirme que lui-même, son beau-père et un dénommé Deissel ont payé ce péage pour des poissons achetés à Strasbourg et en amont, il y a des décennies, ce contre quoi ils avaient souvent protesté, en vain (AMS Série 165Z n&amp;lt;sup&amp;gt;o&amp;lt;/sup&amp;gt; 81, 8 octobre 1552).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Le poisson, par le biais des pêcheurs, pouvait aussi servir de monnaie d’échange, comme le démontre cet événement&amp;amp;nbsp;: en 1513, Philippe V de Hanau cède à son frère Ludwig la jouissance de sa part de Lichtenberg, Bouxwiller, Balbronn, Weshoffen, Neuviller et autres. En contrepartie, Ludwig promet à son frère cinq foudres de vin, du gibier et 1 000 truites séchées (&amp;#039;&amp;#039;dorrer fornlin&amp;#039;&amp;#039;), à livrer à Babenhausen (ABR 36J 5/829 et 829/bis, 25 avril et 10 août 1513).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Sous l’Ancien Régime, à Cernay, le jeudi saint, l’usage était d’offrir des carpes aux membres du Magistrat, le coût étant à la charge de la ville, comme l’indiquent les comptes de recettes et dépenses. Ces carpes étaient considérées comme un cadeau (&amp;#039;&amp;#039;Verherung&amp;#039;&amp;#039;) mais l’on parlait aussi de «&amp;amp;nbsp;droit de carpe&amp;amp;nbsp;». On se fournissait généralement à Cernay (&amp;#039;&amp;#039;RA&amp;#039;&amp;#039; 1936, p. 81).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;La corporation des pêcheurs strasbourgeoise (&amp;#039;&amp;#039;Fischerzunft&amp;#039;&amp;#039;)&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;À partir de 1290 au moins, les pêcheurs dépendaient d’un &amp;#039;&amp;#039;Fischermeister&amp;#039;&amp;#039; qui détenait cette fonction en fief, dont le droit de justice faisait partie. Ainsi, les Schoenau détenait l’office de sénéchal (&amp;#039;&amp;#039;trussehss&amp;#039;&amp;#039;) en fief de l’évêque, ce qui leur donnait un droit de pêche entre les ponts Saint-Thomas et Saint-Étienne corrélé à l’office de &amp;#039;&amp;#039;Fischermeister&amp;#039;&amp;#039; (entre autres), tel que cela ressort du livre de fiefs (&amp;#039;&amp;#039;manbuch&amp;#039;&amp;#039;) de l’évêque (ABR G 377, &amp;#039;&amp;#039;SUB&amp;#039;&amp;#039; IV/2, 263 1, p. 18-23, en latin, AMS Série 165Z n&amp;lt;sup&amp;gt;o&amp;lt;/sup&amp;gt; 3, 1306-1353).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Les pêcheurs entretenaient avec leur &amp;#039;&amp;#039;Fischermeiste&amp;#039;&amp;#039;r les mêmes rapports que les &amp;#039;&amp;#039;Kammerhandwerke&amp;#039;&amp;#039; avec le burgrave (selliers, gantiers, cordonniers, forgerons, meuniers, tonneliers, potiers, fourbisseurs d’épée, marchands de fruits et marchands de vin) (Mosbacher). Ces métiers avaient à fournir des prestations à l’évêque. Ainsi, les pêcheurs devaient le conduire sur l’autre rive du Rhin à sa demande et, en septembre, pêcher trois jours et trois nuits dans le Rhin, l’Ill, la Bruche, la Schutter et la Kinzig, exclusivement à son bénéfice. Le droit de pêche à Strasbourg leur était accordé par l’évêque, entre l’enceinte nord de la ville et le pont Saint-Étienne. Concernant la pêche, les eaux urbaines étaient partagées en deux&amp;amp;nbsp;: à l’évêque étaient attribués le bras principal de l’Ill et la Bruche et, à la ville, dès le début du XIV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, étaient dévolues les eaux le long des remparts, la Hirtzlach (confluence près du Waseneck) et le Zollgiessen (confluence près du &amp;#039;&amp;#039;Zolltor&amp;#039;&amp;#039; ou de la &amp;#039;&amp;#039;Zollbrücke&amp;#039;&amp;#039;). La pêche au filet était interdite dans les cours d’eau urbains et il était interdit aux pêcheurs de former un groupement économique ni de vendre avec commission du poisson étranger.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Vers 1407-1408 cependant, les pêcheurs strasbourgeois décident l’élire leur propre chef et de tenir leur propre tribunal. Il s’ensuit un procès avec le &amp;#039;&amp;#039;Fischermeister&amp;#039;&amp;#039;, assorti de procédures incidentes au cours des années suivantes, puis se tient un second procès, en 1424, qui conduit à la quasi-suppression du fief (Alioth, p. 257-262) et à la création de la corporation.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Les pêcheurs strasbourgeois constituaient une corporation à eux seuls, la &amp;#039;&amp;#039;Fischerzunft&amp;#039;&amp;#039; ou &amp;#039;&amp;#039;vysher antwerck&amp;#039;&amp;#039; dont il semble que les oiseleurs aient fait partie (Hatt&amp;amp;nbsp;; Brucker). Les statuts de la corporation, entre le XV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; et le XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle indiquent les devoirs du maître de la corporation, de la commission des VIII, des préposés chargés de collecter les amendes (&amp;#039;&amp;#039;büssener&amp;#039;&amp;#039;) et des quatre trésoriers (&amp;#039;&amp;#039;rechner&amp;#039;&amp;#039;), ainsi que le montant des amendes (AMS Série 165Z n&amp;lt;sup&amp;gt;o&amp;lt;/sup&amp;gt; 85).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;En 1789, le nombre d’inscrits dans la corporation strasbourgeoise s’élevait à 164 (dont 94 pêcheurs, les autres étant affiliés du fait de leur personne, des veuves de pêcheurs et autres membres, des échevins).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;À Strasbourg&amp;amp;nbsp;: réglementations municipales et corporatives&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Au XIV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; et au XV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècles, de nombreuses &amp;#039;&amp;#039;Stadtordnungen&amp;#039;&amp;#039; émises par le Magistrat indiquent l’importance de la pêche dans cette ville baignée par l’Ill et toute proche du Rhin. Ces réglementations reflètent ainsi l’ingérence du gouvernement dans les affaires des pêcheurs. Elles concernent, entre autres, le montant de l’adhésion obligatoire à la corporation, l’obligation d’être bourgeois et d’habiter le ban de Strasbourg pour exercer l’activité&amp;amp;nbsp;; l’engagement des compagnons et des apprentis et les modalités de fin de contrat&amp;amp;nbsp;; la pêche et la vente de saumons&amp;amp;nbsp;; les conditions d’obtention d’un étal sur le marché&amp;amp;nbsp;; le matériel de pêche autorisé&amp;amp;nbsp;; les nasses&amp;amp;nbsp;; la pêche par temps de gel&amp;amp;nbsp;; les vols de nasses et de poissons dans l’eau&amp;amp;nbsp;; les poissons fraîchement pêchés ou salés et les harengs&amp;amp;nbsp;; les périodes de pêche&amp;amp;nbsp;; les ventes de poissons entre pêcheurs au marché&amp;amp;nbsp;; la perception du &amp;#039;&amp;#039;zoll&amp;#039;&amp;#039; (taxe)&amp;amp;nbsp;; la vente du poisson par les étrangers, et ainsi de suite. Ces réglementations concernent aussi les oiseleurs&amp;amp;nbsp;: jours et périodes au cours desquels il est interdit d’attraper des oiseaux et de les vendre, etc. (Brucker).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
== &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Lieux d’activité de la pêche&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Les pêcheurs de la ville se partageaient quatre secteurs au moins. L’&amp;#039;&amp;#039;obere Staden&amp;#039;&amp;#039; se trouvait sans doute le long du quai Finkwiller, le poêle des pêcheurs se situant au n&amp;lt;sup&amp;gt;o&amp;lt;/sup&amp;gt; 6&amp;amp;nbsp;; le &amp;#039;&amp;#039;niedere Staden&amp;#039;&amp;#039;, quai des Bateliers. Un poêle des pêcheurs (1525, 1536, 1587, puis 1681-1791) se trouvait dans l’actuelle Impasse de l’Ancre. Le secteur &amp;#039;&amp;#039;am Dich &amp;#039;&amp;#039;se situait rue Militaire du Rempart, avec un poêle (&amp;#039;&amp;#039;extra muros&amp;#039;&amp;#039;, 1427-1466, détruit en 1477) et le secteur &amp;#039;&amp;#039;zum Waseneck&amp;#039;&amp;#039;, près de l’actuelle Place de la République (Seyboth, respectivement p. 173, 203, 206, 228).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Initialement, les pêcheurs tenaient leurs étals sur l’emplacement de la future &amp;#039;&amp;#039;Pfalz&amp;#039;&amp;#039; et, au moment de sa construction en 1321, leurs 48 étals furent installés sur le marché aux poissons (v. [[Marché|Marchés]]) contre paiement annuel de 6 livres à l’&amp;#039;&amp;#039;Armbruster&amp;#039;&amp;#039;, le don d’un saumon et l’obligation de maintenir en bon état une fontaine proche. Les relations entre les pêcheurs et la municipalité sont souvent houleuses et conduisent à des plaintes réciproques, concernant surtout les lieux de pêche (Alioth, p. 264). Le &amp;#039;&amp;#039;Zoll&amp;#039;&amp;#039; était prélevé sur le marché et s’appliquait, non seulement sur le poisson, mais encore sur les oiseaux, le gibier, les bateaux, les rames, les filets, etc., soit les ustensiles des pêcheurs et des oiseleurs, ainsi que sur les poissons importés de Lorraine, ce qui pourrait indiquer une demande supérieure à l’offre, ce qu’elle est effectivement (voir infra).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
== &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Quelques conflits vécus par la corporation&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Les conflits sont un phénomène courant dans le monde corporatif. Celui des pêcheurs n’y échappe pas et des dissensions apparaissent, soit avec d’autres corporations, soit internes ou encore affectant un seul membre. Loin d’être anecdotique, la relation (succincte, ici) de ces conflits est une source d’informations sur les pratiques et les réglementations des pêcheurs, ainsi que sur leurs poêles et les secteurs où s’exerçait leur activité.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Par exemple, la corporation entre en conflit avec celle des charrons, menuisiers et tourneurs, qui contestent une décision du Magistrat qui prévoit l’inscription des fabricants de nasses (&amp;#039;&amp;#039;rùßen&amp;#039;&amp;#039;) dans la corporation des pêcheurs. Les pêcheurs répliquent que les fabricants de cages à poules et de paniers à fromage doivent servir chez les charrons (&amp;#039;&amp;#039;hünre rùßen und kese rùßen&amp;#039;&amp;#039;), non les fabricants de nasses à poissons vendues au marché aux poissons (v. [[Marché|Marché]]) (AMS, CH 3997, 10 juin 1428).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Des conflits s’élèvent aussi entre les pêcheurs des différents secteurs. En 1447, les pêcheurs &amp;#039;&amp;#039;am obern Staden&amp;#039;&amp;#039; portent plainte devant le Magistrat contre ceux &amp;#039;&amp;#039;am Dich &amp;#039;&amp;#039;et &amp;#039;&amp;#039;zum Waseneck&amp;#039;&amp;#039; pour obtenir que le contingent des pêcheurs appelés pour une expédition militaire (l’un des devoirs des corporations) se réunisse devant leur poêle, que le représentant de la corporation soit élu dans leur poêle et que la reddition des comptes de la taxe, levée au marché aux poissons, se fasse également dans leur poêle. Une partie de cette taxe revient à l’ensemble du métier. Par ailleurs, ils exigent que le sergent de la corporation (&amp;#039;&amp;#039;gemeiner bùttel&amp;#039;&amp;#039;) habite &amp;#039;&amp;#039;am obern Staden&amp;#039;&amp;#039;. De plus, le maître du métier doit pouvoir convoquer au poêle dont il relève les représentants de tous les secteurs (&amp;#039;&amp;#039;von allen staden&amp;#039;&amp;#039;) en vue de discuter des affaires du métier, alors que les séances judiciaires et les négociations avec des représentants de la ville se déroulent au poêle &amp;#039;&amp;#039;am oberen Staden&amp;#039;&amp;#039;. Il est précisé, en outre, que les pêcheurs résidant &amp;#039;&amp;#039;am Dich&amp;#039;&amp;#039;, &amp;#039;&amp;#039;zum Waseneck&amp;#039;&amp;#039; ou ailleurs soient traités avec correction lorsqu’ils se rendent au poêle &amp;#039;&amp;#039;am oberen Staden&amp;#039;&amp;#039;, faute de quoi ils pourraient porter plainte devant le tribunal corporatif ou devant le Magistrat «&amp;amp;nbsp;si les choses allaient trop loin&amp;amp;nbsp;» (AMS, CH 4999, 9 novembre 1447).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Autre exemple de conflit, entre un pêcheur et sa corporation et les charpentiers de bateaux. Ces derniers portent plainte devant le Magistrat contre Rulmann Ulrich qui, selon eux, empiète sur leur métier en réparant des barques (&amp;#039;&amp;#039;weideschiffe und weidelinge&amp;#039;&amp;#039;). Ils arguent du fait qu’ils souffrent du déclin de la navigation rhénane (v. [[Batellerie|Batellerie]]). Les pêcheurs rétorquent que les tarifs des charpentiers sont excessifs. Le Magistrat autorise alors les pêcheurs à réparer leurs barques, non des embarcations plus grandes (&amp;#039;&amp;#039;nachen noch ander grosse schiffen&amp;#039;&amp;#039;), ni en sapin ni en chêne (AMS, CH 5254, 19 juin 1453).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
== &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Pêcheurs et vente du poisson&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Les pêcheurs vendaient eux-mêmes le produit de leur pêche mais la demande étant supérieure à l’offre, le marché aux poissons de Strasbourg était approvisionné par des importations, vendues par les poissonniers (pêcheurs et marchands, &amp;#039;&amp;#039;venditor piscium&amp;#039;&amp;#039;, 1447) (v. [[Marché|Marché]]). De multiples sources indiquent des vols et agressions de pêcheurs ou de marchands transportant du poisson, dès la fin du XIV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, ainsi que des fraudes sur le &amp;#039;&amp;#039;zoll&amp;#039;&amp;#039;. Des pêcheurs, en particulier ceux du &amp;#039;&amp;#039;Waseneck&amp;#039;&amp;#039;, procédaient aussi à des pêches d’envergure en des endroits donnés plusieurs jours d’affilée, qu’ils revendaient dans les villages environnants, disposant même d’une cahute où séchaient les filets, tel que cela ressort d’un témoignage collectif sur la question de savoir si ces lieux de pêche faisaient partie de l’&amp;#039;&amp;#039;Allmend&amp;#039;&amp;#039; strasbourgeois ou non (Alioth, p. 268, 269).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Mesures de préservation des espèces&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Dans un souci que l’on qualifierait aujourd’hui d’écologique, les autorités prennent des mesures pour protéger le frai et les poissons à peine éclos et assurer de ce fait la reproduction pérenne des espèces.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;La préoccupation concernant la bonne reproduction des poissons est partagée par bon nombre de villes, comme Bâle et Brisach et leur voisinage, qui avaient interdit aux pêcheurs de prendre les jeunes saumons et ombres (&amp;#039;&amp;#039;die kleinen selmelinge und eschlinge&amp;#039;&amp;#039;) jusqu’à la Saint-Jacques (25 juillet). Ce règlement, établi les années passées, avait démontré son efficacité et était donc reconduit pour un an (AMS 165Z n&amp;lt;sup&amp;gt;o&amp;lt;/sup&amp;gt; 72, 27 avril 1435).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Dès 1467, les pêcheurs de Rhinau (dans une réponse aux pêcheurs de Strasbourg), indiquent qu’en ce qui concerne les &amp;#039;&amp;#039;hürlingen&amp;#039;&amp;#039; (poissons de moins d’un an, en particulier saumons et perches), la règle qui s’applique chez eux est l’interdiction d’en pêcher dans leur ban entre le 23 avril et le 8 novembre. Tout pêcheur trouvé en possession d’un &amp;#039;&amp;#039;hürling&amp;#039;&amp;#039;, où qu’il l’ait pris, est mis à l’amende (2 livres par pièce) (AMS Série 165Z n&amp;lt;sup&amp;gt;o&amp;lt;/sup&amp;gt; 74). D’ailleurs, un certain Matern Rorer a été mis à l’amende pour avoir pêché dans un endroit interdit du ban de Rhinau (&amp;#039;&amp;#039;banwasser&amp;#039;&amp;#039;), écrit le chevalier Heinrich von Haslach (&amp;#039;&amp;#039;Haßlow&amp;#039;&amp;#039;), bailli de Rhinau, à Hans Diebold Rebstock, bailli d’Ettenheim, le 14 avril 1483. S’il y avait contestation, les voies de droit seraient mises en œuvre (AMS Série 165Z n&amp;lt;sup&amp;gt;o&amp;lt;/sup&amp;gt; 75).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;En 1478, une réglementation émanant des autorités et des pêcheurs du diocèse de Strasbourg avait interdit de pêcher dans le Rhin des brochets, des jeunes saumons (&amp;#039;&amp;#039;selmlinge&amp;#039;&amp;#039;) et des poissons de l’année (&amp;#039;&amp;#039;hürlinge&amp;#039;&amp;#039;). Il était interdit aussi d’utiliser le filet de pêche dit &amp;#039;&amp;#039;steinwatten&amp;#039;&amp;#039; à certaines périodes de l’année, alors que le &amp;#039;&amp;#039;wurffgarn&amp;#039;&amp;#039; (épervier) était interdit totalement. Dans un règlement de 1584 (figurant dans le même document), il est interdit aux pêcheurs de pêcher le saumon après le 25 novembre, d’utiliser au printemps et en été des filets à mailles plus serrées qu’un gabarit déposé auprès des &amp;#039;&amp;#039;Stadenmeister&amp;#039;&amp;#039; (dirigeants des divers secteurs) qui doivent contrôler les filets employés. Par ailleurs, il est interdit, au printemps, d’utiliser certains types de filets dans les eaux dormantes (&amp;#039;&amp;#039;höden&amp;#039;&amp;#039;), alors que cela est permis dans les eaux courantes. D’autres interdictions sont décrétées par le Magistrat, comme celle d’utiliser des engins de pêche dit &amp;#039;&amp;#039;klingolt&amp;#039;&amp;#039; et &amp;#039;&amp;#039;treibgarnseyl&amp;#039;&amp;#039;, dont le bruit effraie les poissons, entre les lieux-dits Ottersweldtlein (limite du ban de Hundsfeld et de l’Altenwog)&amp;#039;&amp;#039;et&amp;#039;&amp;#039;Pfannenstiel gaß (en amont de la Wantzenau) (1569). Un autre décret frappe les &amp;#039;&amp;#039;rüerstangen&amp;#039;&amp;#039; (1570) et autres procédés tout aussi bruyants (1584) (AMS Série 165Z n&amp;lt;sup&amp;gt;o&amp;lt;/sup&amp;gt; 82).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Une partie de ce règlement (emploi de certains instruments de pêche dans le secteur indiqué ci-dessus) est d’ailleurs transmis le 27 juillet 1489 par la corporation des pêcheurs strasbourgeois à leurs collègues de Rhinau (Série 165Z n&amp;lt;sup&amp;gt;o&amp;lt;/sup&amp;gt; 76), ce qui démontre, comme d’autres exemples, que les pêcheurs le long du Rhin étaient animés de préoccupations communes concernant la ressource naturelle que sont les poissons et collaboraient à cet effet pour prendre des règlements d’une teneur identique, sans doute aussi pour éviter une concurrence déloyale. Ainsi, le Magistrat de Strasbourg invite les pêcheurs de Kappel(-Grafenhausen) à une réunion au poêle des pêcheurs de Strasbourg (&amp;#039;&amp;#039;vischer stube an dem obern staden&amp;#039;&amp;#039;) pour discuter d’un règlement de la pêche dans le Rhin (AMS Série 165Z n&amp;lt;sup&amp;gt;o&amp;lt;/sup&amp;gt; 73, 16 novembre 1465).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Droit de pêche, à Strasbourg et le long du Rhin et de l’Ill&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Les pêcheurs strasbourgeois ne sont pas les seuls à émettre des règlements. Par exemple, les coseigneurs qui tiennent Plobsheim en gage d’Empire (Georg Dietrich, Georg Wolf et Wolf Heinrich Zorn von Plobsheim, Philipp Albrecht Bernhold et Georg Wolf Rœder von Diersburg) confirment un règlement de 45 articles élaboré par la corporation (&amp;#039;&amp;#039;handwerck und bruderschafft&amp;#039;&amp;#039;) des pêcheurs du lieu, reprenant et modifiant un règlement de 1472 tombé en désuétude (AMS Série 165Z n&amp;lt;sup&amp;gt;o&amp;lt;/sup&amp;gt; 83, 1&amp;lt;sup&amp;gt;er&amp;lt;/sup&amp;gt; mai 1672).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;La corporation des pêcheurs de Strasbourg, représentée par son &amp;#039;&amp;#039;Oberherr&amp;#039;&amp;#039; Johann Nicolaus Carl, faisant partie du Conseil des XV, Lienhard Baldner, nouveau membre du Conseil, Abraham Goll, ancien membre du Conseil et &amp;#039;&amp;#039;Zunftmeister,&amp;#039;&amp;#039; etc., et la corporation d’Auenheim (représentants nommés) renouvelle l’accord que, depuis plus d’un siècle, les deux corporations concluent entre elles pour une période de 20 ans (en dernier lieu le 1&amp;lt;sup&amp;gt;er&amp;lt;/sup&amp;gt; décembre 1640 et le 28 décembre 1660). Cet accord précise que, entre le pont du Rhin et le Strumpffrhein&amp;#039;&amp;#039;,&amp;#039;&amp;#039; la &amp;#039;&amp;#039;salmenberuffung&amp;#039;&amp;#039; (organisation d’une pêche collective au saumon ?) revient par alternance à l’une des corporations, qui doit prévenir l’autre, pour que ses membres puissent s’inscrire (mais dans un seul groupe ou &amp;#039;&amp;#039;gesellschafft&amp;#039;&amp;#039;) s’ils veulent y participer. Si elle ne prévient pas avant le 16 février, l’autre peut y procéder. L’opération a lieu le dimanche et est précédée d’une réunion au poêle (&amp;#039;&amp;#039;irtte&amp;#039;&amp;#039;). Par ailleurs, les pêcheurs d’Auenheim jurent de respecter les règlements strasbourgeois sur la pêche au brochet (interdite du 1&amp;lt;sup&amp;gt;er&amp;lt;/sup&amp;gt; mars au 1&amp;lt;sup&amp;gt;er&amp;lt;/sup&amp;gt; mai et, pour les brochets de l’année, jusqu’au 22 juillet) et portant sur d’autres points. Les jurés de Strasbourg peuvent dénoncer les délits des pêcheurs d’Auenheim au ban de Strasbourg et inversement (AMS Série 165Z n&amp;lt;sup&amp;gt;o&amp;lt;/sup&amp;gt; 84, 31 janvier 1681).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Cette pratique d’une pêche en commun semble avoir été pratiquée bien avant 1640, puisque, en 1508, le Magistrat de Strasbourg publie un arbitrage concernant les pêcheurs de Strasbourg et ceux de Honau et de la Wantzenau sur la pêche au saumon. Elle était pratiquée collectivement lors de la 1&amp;lt;sup&amp;gt;ère&amp;lt;/sup&amp;gt; quinzaine de février. En amont du lieu-dit Strùmpff Rin, les pêcheurs des deux villages n’y ont aucun droit, alors qu’en aval ils peuvent, dans certaines conditions, participer à l’opération de pêche (&amp;#039;&amp;#039;zug&amp;#039;&amp;#039;) organisée par Strasbourg, et inversement (AMS Série 165Z n&amp;lt;sup&amp;gt;o&amp;lt;/sup&amp;gt; 77, 20 juin 1508).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Les exemples pourraient être multipliés à l’envi. Ces pratiques et règlements, en usage au long des siècles, donnent de multiples informations, non seulement sur les interdits liés à la pêche, mais encore sur les instruments utilisés, le nom des poissons et enfin sur la conscience de la nécessaire protection des espèces, par celle du frai et des poissons à peine éclos. Le sens de certains termes liés à l’exercice du métier, aujourd’hui disparus, n’a pu être trouvé.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Les joutes nautiques strasbourgeoises&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Selon A. Reh, Strasbourg a été de tout temps une ville de joutes nautiques (&amp;#039;&amp;#039;Schifferstechen&amp;#039;&amp;#039; ou &amp;#039;&amp;#039;Gänsespiel&amp;#039;&amp;#039;). L’enjeu du &amp;#039;&amp;#039;Gänsespiel&amp;#039;&amp;#039; était une oie vivante, suspendue par les pattes dont les joueurs, des bateliers, postés sur des nacelles (petits canots) emportées par des rameurs, devaient arracher la tête en passant sous elle. Le gagnant remportait le trophée. Les joutes consistaient à se pousser dans l’eau au moment où les nacelles se croisaient, au moyen de perches de trois à quatre mètres de long. D’autres jeux ponctuaient ces rencontres. C’est aux bateliers qu’incombait l’exécution de ces fêtes mais des pêcheurs se joignaient à eux, les complétaient ou les relayaient. Elles se déroulaient quai des Bateliers en face du palais Rohan ou quai des Pêcheurs, à l’entrée du canal dans l’Ill, plus tard à la Montagne verte puis au Wacken et encore plus tard dans le Bassin de l’Ill, vis-à-vis du quartier des Quinze. La fête la plus remarquable s’est déroulée les 7 et 8 octobre 1744 lors de la visite de Louis XV (voir la gravure de Weis, p. 17-18). Une fête avait été organisée par les pêcheurs. Le clou du spectacle était une pêche extraordinaire, au trident d’abord puis au filet, dans le Bassin rempli auparavant par une quantité considérable de poissons (carpes, brochets, saumons, truites, etc.), offerts au roi. La séance de préparation de cet événement est consignée dans un procès-verbal de la corporation des pêcheurs (AMS, comptes rendus, 9, p. 184b et 186, 3 septembre 1744). Il est dit que le roi, impressionné par la taille d’une carpe prise par un pêcheur, qu’il avait eu le soin de mesurer, lui avait offert 50 louis d’or.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Source-Bibliographie&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Représentation des fêtes données par la ville de Strasbourg pour la Convalescence du Roi, à l’arrivée et pendant le séjour de Sa Majesté en cette Ville. Inventé, dessiné et dirigé par J.-M. Weis, graveur de la ville de Strasbourg&amp;#039;&amp;#039;, Paris, 1745.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;HEITZ (Friedrich Karl), &amp;#039;&amp;#039;Das Zunftwesen in Strassburg. Geschichtliche Darstellung begleitet von Urkunden und Aktenstücke, &amp;#039;&amp;#039;Strasbourg, 1856, p. 70-71.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;HANAUER (Auguste), &amp;#039;&amp;#039;Études économiques (1876-1878)&amp;#039;&amp;#039;, &amp;#039;&amp;#039;2&amp;amp;nbsp;: Denrées et salaires,&amp;#039;&amp;#039; p. 213 ss).&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;REIBER (Ferdinand), &amp;#039;&amp;#039;Histoire naturelle des eaux strasbourgeoises de Léonard Baldner (1666)&amp;#039;&amp;#039;, Colmar, 1887.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;BRUCKER, &amp;#039;&amp;#039;Polizeiverordnungen (&amp;#039;&amp;#039;1889), p. 166-228, &amp;#039;&amp;#039;Stadtordnungen,&amp;#039;&amp;#039; Fischer- und Vogler- Ordnungen&amp;amp;nbsp;: vol. 1&amp;amp;nbsp;: f&amp;lt;sup&amp;gt;os&amp;lt;/sup&amp;gt; 20, 35, 75, 76, 83, 85, 166 et 187. &amp;lt;/span&amp;gt;Vol. 2&amp;amp;nbsp;: f&amp;lt;sup&amp;gt;os&amp;lt;/sup&amp;gt; 31, 33, 57, 61, 66 et 98. Vol. 12&amp;amp;nbsp;: f&amp;lt;sup&amp;gt;o&amp;lt;/sup&amp;gt; 183. Vol. 33&amp;amp;nbsp;: f&amp;lt;sup&amp;gt;os&amp;lt;/sup&amp;gt; 63, 195, 270, 335, 337 et 355. Vol. 28&amp;amp;nbsp;: f&amp;lt;sup&amp;gt;os&amp;lt;/sup&amp;gt; 269 et 271.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;HATT (Jacques), &amp;#039;&amp;#039;Une ville du XV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle&amp;amp;nbsp;: Strasbourg&amp;#039;&amp;#039;, Strasbourg, 1929, p. 280.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;REH (Alfred), «&amp;amp;nbsp;Les joutes strasbourgeoises ou le Gänsespiel&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Nouvelle revue des traditions populaires&amp;#039;&amp;#039;, mars-avril 1950, II, n&amp;lt;sup&amp;gt;o&amp;lt;/sup&amp;gt; 2, p. 174-189.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;MOSBACHER (Helga), «&amp;amp;nbsp;Kammerhandwerk, Ministerialität und Bürgertum in Straßburg&amp;amp;nbsp;», Phil. &amp;lt;/span&amp;gt;Diss., Berlin, 1971, &amp;#039;&amp;#039;ZGO&amp;#039;&amp;#039;, 119, 1971, p. 33-173.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;ALIOTH, &amp;#039;&amp;#039;Gruppen &amp;#039;&amp;#039;(1988).&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;BISCHOFF (Georges), «&amp;amp;nbsp;Les blancs de la carpe. Pisciculture et pouvoir&amp;amp;nbsp;: l’exemple de l’Alsace autrichienne (XIV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt;- XVII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle)&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Les fruits de la récolte. Études offertes à Jean-Michel Boehler&amp;#039;&amp;#039;, Strasbourg, 2007, p. 179-195.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Notices connexes&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Bruche|Bruche]]&amp;amp;nbsp;;&amp;amp;nbsp;[[Burghut|Burghut]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Canaux|Canaux de l’Alsace]]&amp;amp;nbsp;; [[Chasse|Chasse]]&amp;amp;nbsp;;&amp;amp;nbsp;[[Corporation|Corporation]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Eau|Eau]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;[[Fischerei|Fischerei]]&amp;amp;nbsp;&amp;#039;&amp;#039;;&amp;amp;nbsp;&amp;#039;&amp;#039;[[Fischweide|Fischweide]]&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Gastronomie_alsacienne|Gastronomie alsacienne]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Ill|Ill]]&amp;amp;nbsp;;&amp;amp;nbsp;[[Ischert|Ischert]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Marché|Marché]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Nachen|Nachen]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Pêche|Pêche]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: right;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;Monique Debus Kehr&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
&amp;amp;nbsp;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:P]][[Category:Agriculture, Elevage, Pêche]][[Category:Environnement (Bois et forêts, Eaux, Air)]][[Category:Droit (sources et pratique du droit) et Justice]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>FKrouch</name></author>
		
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		<title>Pêche</title>
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		<updated>2024-10-24T12:27:51Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;FKrouch : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Fischerei&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;La pêche consiste à capturer à la main ou à l’aide de divers ustensiles (filets, nasses, fils) des poissons, crustacés, batraciens ou mollusques dans l’eau. En Alsace, elle se pratique soit dans des cours d’eau (ruisseaux, rivières, Rhin), soit dans des retenues d’eau (mares, étangs, lacs). La pêche est exercée par des particuliers ou bien par des pêcheurs professionnels (v. [[Corporation_de_pêcheurs|Corporation de pêcheurs]]). En tant qu’activité réglementée par les coutumes, les règlements ou des contrats, la pêche relève des institutions.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Des eaux poissonneuses&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Les textes anciens qui précisent les espèces pêchées et leur quantité demeurent rares. Dans son &amp;#039;&amp;#039;Thierbuch&amp;#039;&amp;#039; (1666), Léonard Baldner recense quarante-cinq espèces de poissons dans les rivières d’Alsace. Jacques Trausch, dans la préface de ses &amp;#039;&amp;#039;Chroniques strasbourgeoises&amp;#039;&amp;#039;, énumère les douze espèces présentes dans le Rhin, dont des saumons et exceptionnellement des esturgeons. Selon lui, l’Ill est plus poissonneuse encore que le Rhin avec dix-huit espèces. Jérôme Guebwiller vante la qualité des écrevisses de l’Ill (Schmitt, p. 44-45). Quand l’intendant Jacques de La Grange rédige, en 1700, sa &amp;#039;&amp;#039;Description de l’Alsace&amp;#039;&amp;#039;, il commence par évoquer les différents cours d’eau de la province. Il s’étend longuement sur le Rhin, un peu sur l’Ill, puis il évoque rapidement les autres rivières. Si le Rhin est «&amp;amp;nbsp;fort poissonneux&amp;amp;nbsp;» et l’Ill «&amp;amp;nbsp;abondante en poissons, et principalement en saumoneaux, carpes, brochets et lottes&amp;amp;nbsp;», leurs affluents ne présentent guère d’intérêt à ses yeux, si ce n’est leur éventuelle navigabilité. En 1763 et 1764, les pêcheurs de la Zinsel du Sud et de ses affluents sortent des truites, des brochets, trois anguilles, trois perches, dix-sept livres de cyprinidés, &amp;#039;&amp;#039;Weißfisch&amp;#039;&amp;#039; et une lotte &amp;#039;&amp;#039;Rovolken&amp;#039;&amp;#039; (ABR G 5632). Un document plus insolite signale que la capture des grenouilles, &amp;#039;&amp;#039;Froschfang&amp;#039;&amp;#039; est louée en 1747 dans le comté de Nassau-Sarrewerden (ABR 10 J 68). Charles Gérard souligne l’abondance et la variété des espèces dans les cours d’eau alsaciens avec quelques mentions d’esturgeons à Strasbourg (p. 51). De nombreux villages riverains du Rhin comme Huningue, Geisswasser, Biesheim, Rhinau ou Gerstheim, ou de l’Ill comme Illhaeusern, abritaient une forte proportion de pêcheurs professionnels.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;La réglementation de la pêche en rivière&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;À la différence de la chasse, droit personnel, la pêche est un droit utile qui pouvait être affermé. Dans le royaume de France, le droit de pêche appartient aux seigneurs dans les rivières non navigables, au roi dans les rivières navigables. Le droit de pêche peut aussi appartenir à des communautés, voire à des particuliers. Le plus souvent, la pêche seigneuriale est louée (Hoffmann, t. 3, p. 434-435). Au Moyen Âge, des pêcheurs professionnels à Kogenheim et Sermersheim travaillent trois jours par an pour l’abbaye de Niedermunster. L’abbaye d’Ebermunster possède six secteurs réservés (&amp;#039;&amp;#039;Bannwasser&amp;#039;&amp;#039;), avec des pêcheurs attitrés (&amp;#039;&amp;#039;Fronfischer&amp;#039;&amp;#039;). L’abbaye d’Eschau donne en location une partie de l’Ill moyennant la fourniture de poissons tous les vendredis d’une valeur de 8 deniers. En 1284, l’empereur Rodolphe de Habsbourg, et, en 1293, l’empereur Adolphe, engagent le droit de pêche d’Illkirch à Graffenstaden et à Illwickersheim Ostwald (Schmidt, 1897). Dans la haute vallée de la Doller, la pêche dans les cours d’eau appartient à l’abbaye de Masevaux et aux curés des paroisses. En 1375, un pêcheur est employé par l’abbaye (Ulrich, 1997).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;L’exercice du droit de pêche pour les sujets est réglementé par des ordonnances ou des coutumes locales. La ville de Strasbourg promulgue ainsi un règlement pour la pêche entre Schoenau et Lichtenau en 1449 (Monne, p. 82-84). Certaines libéralités sont accordées aux habitants. Les justiciables du Rosemont jouissent de la franchise de pêcher à la main. Le droit de pêche est accordé aux habitants de Delle avec des conditions restrictives, notamment des jours autorisés (Hoffmann, t. 3, p. 436-437). À Colmar, la pêche est réservée aux bourgeois de la ville deux fois par semaine, les mercredis et vendredis. La réglementation au début du XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle n’autorise que l’usage de filets, nasses et épuisettes qui permettent de sélectionner les poissons et de rejeter dans l’eau des spécimens immatures intacts (Jéhin, 2005).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;À partir du XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, des restrictions sont partout appliquées au droit de pêche. L’abbaye de Masevaux prétend désormais au droit exclusif de la pêche. En 1501, un conflit s’engage entre l’abbaye et la communauté de Sentheim&amp;amp;nbsp;; il se conclut par une répartition des droits de pêche respectifs sur le Silbach, ruisseau affluent de la Doller (Ulrich, 1997). Les coutumes du Val d’Orbey, dans leur version de 1513, précisent que les eaux appartiennent à la seigneurie, cependant les habitants de la vallée ont le droit de pêcher à la main et pour nourrir les femmes enceintes. Au cours du XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, ce droit de pêche est supprimé, y compris les dispositions en faveur des femmes enceintes. Dorénavant le droit de pêche est loué à des particuliers (Jéhin, 1998).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;«&amp;amp;nbsp;En rivière d’autruy nul ne peut pescher s’il n’a droit, ou Usage prescrit au contraire, sans la permission du seigneur à qui appartient le droit de pesche&amp;amp;nbsp;» écrit, en 1657, le juriste Abraham Fabert pour les duchés de Lorraine. Il est en de même en Alsace où, généralement, le droit de pêche relève du seigneur territorial qui fixe les conditions de sa pratique. Les autorités seigneuriales le concèdent volontiers à des roturiers alors que le droit de chasse est davantage restreint. Aussi, la pêche dans les rivières est-elle affermée par adjudication moyennant un loyer annuel parfois en nature, plus généralement en argent comme dans la vallée de la Zinsel du Sud au milieu du XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle (ABR E 1483). La location de la pêche est attribuée à des riverains, parfois à des notables locaux ou à des aubergistes qui alimentent ainsi leurs propres viviers (Jéhin, 1998).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Le contrat de location du droit de pêche prévoit un certain nombre de restrictions pour protéger la ressource piscicole et éviter le dépeuplement des rivières. Les portions de rivières dans le Val d’Orbey sont mises régulièrement aux enchères tout au long du XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle avec une réglementation bien détaillée (AHR E 685). «&amp;amp;nbsp;Les fermiers ne pourront pescher les jours de feste, ny dimache, ny pescher au feu, jetter noix vomique ou autre chose de cette nature dans les rivières et de ne point détourner les eaux sur les chemins ny les prairies […] Les truites auront au moins six pouces mesure du Roy entre la Teste et la queue [16 cm] celles qu’ils prendront et qui seront plus petites seront rejetées dans la rivière et qu’ils se conformeront en toutes choses aux ordonnances de sa Majesté pour les faits de la Pesche de l’année 1669.&amp;amp;nbsp;» Le règlement seigneurial reprend ainsi les principales dispositions de l’ordonnance des Eaux et Forêts de 1669. Les autorités ont le souci de protéger la faune des rivières en évitant les procédés qui détruiraient les espèces par l’assèchement des cours d’eau, la pêche à l’explosif (pesche au feu) ou par le poison (noix vomique ou chaux). De même, les contrats de pêche aux poissons et aux écrevisses dans la Sauer en 1778 stipulent que toutes les techniques de pêche sont autorisées, à l’exception du versement de produits toxiques dans l’eau afin de ne pas détruire le frai. Chaque année à la Saint-Martin, un faible canon d’un florin et deux schillings est versé à cause des perturbations liées au flottage de bois (ABR E 2732 n&amp;lt;sup&amp;gt;o&amp;lt;/sup&amp;gt; 1).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Dans le cadre des corporations de pêcheurs professionnels, l’exercice de la pêche est très réglementé non seulement pour protéger la ressource, mais aussi pour éviter les procédés de concurrence déloyale. Le règlement des pêcheurs de Rouffach de 1509 (ABR G 1657 n&amp;lt;sup&amp;gt;o&amp;lt;/sup&amp;gt; 7) prévoit ainsi l’interdiction de la pose des nasses à poissons le samedi soir, la veille de la fête des douze apôtres, lors des fêtes solennelles, à la Fête-Dieu, aux quatre fêtes de Notre-Dame et à la fête de la sainte Croix, à moins que l’on ne fît maigre le lendemain. La pêche au filet ne peut se pratiquer que durant la journée. Les nasses en osier (&amp;#039;&amp;#039;Korb&amp;#039;&amp;#039;) sont déposées dans le lit de la rivière, la Lauch ou l’Ohmbach, avec un petit dispositif de barrières provisoires pour diriger les poissons vers les pièges. Ces nasses sont placées de carnaval à la Saint-Michel (29 septembre) tandis que la pêche au filet n’est autorisée que deux fois par semaine. Au XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, l’usage de longues lignes de pêche avec hameçons est fréquemment mentionné (Jéhin, 1998).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Une part importante de la pêche en rivière échappe cependant au contrôle seigneurial, il s’agit du braconnage, appelée bribe en Lorraine. Les procès-verbaux relatant des délits constatés témoignent d’une pratique courante, discrète par nature, dont l’ampleur et la nature des prises échappent pour une large part à l’analyse historique. Ces pêches illicites sont parfois repérées comme en 1496 sur le ruisseau du Nesselbach, affluent de la Zinsel du Sud (ABR E 2000 n&amp;lt;sup&amp;gt;o&amp;lt;/sup&amp;gt; 1) ou en 1762 sur le Steinbach à proximité des limites du Palatinat (L.A.Sp. C 20 n&amp;lt;sup&amp;gt;o&amp;lt;/sup&amp;gt; 4129). Les meuniers sont souvent soupçonnés de pêcher illégalement dans les biefs qui desservent leurs moulins, c’est par exemple le cas dans le canal du moulin de Rimbach en 1781, avec la circonstance aggravante de pêcher pendant l’office de la fête de Pentecôte (Ulrich, 1990). Un rapport rédigé par un garde seigneurial le 15 novembre 1705 témoigne de la motivation et de l’ampleur des pêches illicites d’écrevisses à l’aide de nasses, effectuées dans un ruisseau en défens à Preuschdorf (ABR E 2670). Dès 1558, on s’inquiète déjà de la diminution des poissons et des écrevisses dans l’Ill à cause de la surpêche (Bischoff, p. 183).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;La loi du 3 novembre 1789 abolit le droit de pêche en tant que privilège féodal. Le décret du 8 frimaire an II (28 novembre 1793) déclare que la pêche est autorisée dans toutes les rivières sans exception. Cependant, à la suite de nombreux excès, la loi du 4 mai 1802 rétablit le droit exclusif de pêche dans les rivières navigables et flottables au profit de l’État, le droit de pêche sur les autres cours d’eau appartient aux riverains. Le code de la pêche instauré en 1829 réglemente pour près d’un siècle la pratique de la pêche en France.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;La pêche dans les étangs&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Les étangs très présents aux extrémités nord (Vosges du Nord) et sud (Sundgau) de la province sont principalement destinés à l’élevage piscicole. Leur origine demeure mal établie. On attribue leur création aux monastères cisterciens de Lucelle pour ceux du Sundgau (Stricker-Kraft, p. 124) et de Sturzelbronn pour la Vasgovie au cours du Moyen Âge. L’élevage de la carpe se développe véritablement dans le Sundgau au XV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle (Bischoff, p. 186), époque à laquelle le couvent des Unterlinden de Colmar possède plusieurs étangs dans le Sundgau. (Stricker-Kraft, p. 124). Dans les Vosges du Nord, de nombreux étangs sont créés au XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle dans un but non seulement piscicole mais aussi industriel comme l’étang du Hammerweyer creusé en 1578 (Jéhin, 2007). Ils appartiennent souvent à des communautés religieuses, parfois à des communautés villageoises mais généralement aux seigneurs territoriaux.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Les étangs du Sundgau contiennent principalement des carpes, brochets, perches, tanches et truites. Les poissons les plus pêchés dans les étangs du chapitre de Neuwiller-lès-Saverne au XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle sont la carpe et le brochet, puis la tanche, la perche et la truite. On trouve aussi quelques rares mentions de gardons et d’anguilles (Jéhin, 2007). Ces étangs fournissent en poissons les marchés urbains plus ou moins éloignés. Le Sundgau approvisionne notamment Bâle tandis que ceux des Vosges du Nord alimentent Strasbourg, comme le mentionne Nicolas Volcyr de Sérouville dans son &amp;#039;&amp;#039;Histoire de la triomphante victoire du duc Antoine&amp;#039;&amp;#039;, en 1526.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Les étangs alsaciens produisent essentiellement des carpes. 6 000 poissons sont pêchés au cours des mois de septembre et d’octobre 1659 dans l’étang du Hammerweyer près de La Petite Pierre. En 1663, 4 002 carpes sont prises en octobre-novembre (ABR E 211). Dans le Sundgau, l’élevage de carpes occupe successivement trois étangs&amp;amp;nbsp;: la première année, un étang est aleviné, puis l’année suivante, les jeunes carpes sont rejetées dans une seconde retenue, la troisième année, elles sont engraissées dans un autre avant d’être pêchées à l’automne par l’assèchement de l’étang. Après la vidange, de l’avoine est semée dans le fond de l’étang, cette céréale servira de nourriture pour l’engraissement des carpes (Stricker-Kraft, p. 126). Chaque automne, les étangs sont vidés de leurs poissons destinés à la vente ou bien conservés dans des viviers, ce qui permet de les protéger des gels hivernaux trop vigoureux (Reinhard, p. 45).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Bibliographie&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;BALDNER (Leonhardt), &amp;#039;&amp;#039;Vogel-, Fisch- und Thierbuch &amp;#039;&amp;#039;[1666], Stuttgart, 1973-1974, 4 vol.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;DÜRR (Johannes), &amp;#039;&amp;#039;Gemeinnützige Beobachtung über die Fische und Fischerei in den sowohl in als um Straßburg fließenden Wassern&amp;#039;&amp;#039;, 1784.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;MONE (Franz Josef), «&amp;amp;nbsp;Über die Flußfischerei und den Vogelfang vom 14. bis 16. &amp;lt;/span&amp;gt;Jh.&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;ZGO&amp;#039;&amp;#039;, n&amp;lt;sup&amp;gt;o&amp;lt;/sup&amp;gt; 4, 1853, p. 67-97.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;HOFFMANN (Charles), &amp;#039;&amp;#039;L’Alsace au XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle&amp;#039;&amp;#039;, t. 3, p. 434-437.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;GERARD (Charles), &amp;#039;&amp;#039;L’ancienne Alsace à table&amp;#039;&amp;#039;, Paris, 1877, p. 44-54.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;SCHMIDT (Charles), &amp;#039;&amp;#039;Seigneurs, Paysans et Propriété rurale en Alsace au Moyen Âge&amp;#039;&amp;#039;, Paris-Nancy, 1897, p. 162-165.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;STRICKER (Eberhardt) et KRAFT (Pierre), «&amp;amp;nbsp;Weiher und Karpfenzucht im Sundgau&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Annuaire de la Société d’histoire sundgovienne,&amp;#039;&amp;#039; 1955, p. 121-129.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;REINHARD (Eugen), «&amp;amp;nbsp;Die Fischzucht des Sundgaues in ihrem Einfluss auf das Landschaftsbild&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Annuaire de la Société d’histoire sundgovienne&amp;#039;&amp;#039;,1962, p. 40-46.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;SCHMITT (Pierre), «&amp;amp;nbsp;L’élevage, la chasse et la pêche en Alsace&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Annuaire de la société d’histoire et d’archéologie de Colmar&amp;#039;&amp;#039;, 18, 1968, p. 37-46.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;«&amp;amp;nbsp;Pêche&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Encyclopédie d’Alsace&amp;#039;&amp;#039;, Strasbourg, 1982-1986, t. 10, p. 5891-5895.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;FISCHER (Marie-Thérèse), «&amp;amp;nbsp;La pêche au pays de Salm sous l’Ancien Régime&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;L’Essor&amp;#039;&amp;#039;, 1984, p. 17-20.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;ULRICH (Louis), «&amp;amp;nbsp;Délits de pêche et de chasse à Rimbach et Sentheim&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Patrimoine Doller&amp;amp;nbsp;: bulletin de la société d’histoire de la vallée de Masevaux&amp;#039;&amp;#039;, 1, 1990, p. 29.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;ULRICH (Louis), «&amp;amp;nbsp;Une pêche en eau trouble à Sentheim au XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle et son arbitrage&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Patrimoine Doller&amp;amp;nbsp;: bulletin de la société d’histoire de la vallée de Masevaux&amp;#039;&amp;#039;, 7, 1997, p. 7-11.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;JEHIN (Philippe), «&amp;amp;nbsp;Le droit de pêche dans le Val d’Orbey sous l’Ancien Régime&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Bulletin de la Société d’histoire du Val d’Orbey-canton de Lapoutroie&amp;#039;&amp;#039;,&amp;#039;&amp;#039;17, 1998, p. 24-30.&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;UHL (Eugène), «&amp;amp;nbsp;Le droit de pêche dans la Mossig du XVII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; au XIX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle&amp;amp;nbsp;»,&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Annuaire du cercle d’histoire de Marlenheim et environs&amp;#039;&amp;#039;, 1999, p. 43-52.&amp;#039;&amp;#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;JEHIN (Philippe), «&amp;amp;nbsp;La réglementation de la pêche à Colmar au début du XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle&amp;amp;nbsp;»,&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Mémoire colmarienne&amp;#039;&amp;#039;,&amp;#039;&amp;#039;98, 2005, p. 3-4.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;JEHIN (Philippe), «&amp;amp;nbsp;Rivières, étangs et pisciculture dans les Vosges du Nord avant la Révolution&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Annales scientifiques de la Réserve de Biosphère transfrontalière des Vosges du Nord-Pfälzerwald&amp;#039;&amp;#039;, 13, 2007, p. 91-112.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;BISCHOFF (Georges), «&amp;amp;nbsp;Pour une histoire de la carpe frite, de la pisciculture et de la pêche en rivière à l’époque de Dom Bernardin Buchinger et avant&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Cuisine et recettes d’autrefois&amp;#039;&amp;#039;, Riedisheim, Société d’histoire du Sundgau, 2008, p. 71-86.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;BARTHELMEBS (Michèle), «&amp;amp;nbsp;Plobsheim autrefois, un village de pêcheurs&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Annuaire de la société d’histoire des quatre cantons&amp;#039;&amp;#039;, 2010, p. 91-95.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;JEHIN (Philippe), «&amp;amp;nbsp;La réorganisation des corporations de Rouffach au début du XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Annuaire de la Société d’histoire et d’archéologie du canton (du bailliage) de Rouffach&amp;#039;&amp;#039;, 8, 2014, p. 33-38.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;BISCHOFF (Georges), &amp;#039;&amp;#039;Dans le ventre de l’Alsace&amp;#039;&amp;#039;, Strasbourg, 2020, p. 179-192.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Notices connexes&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Bruche|Bruche]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Burghut|Burghut]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Canaux|Canaux de l’Alsace]]&amp;amp;nbsp;; [[Chasse|Chasse]]&amp;amp;nbsp;;&amp;amp;nbsp;[[Corporation|Corporation]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Eau|Eau]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Fischerei|Fischerei]]&amp;amp;nbsp;;&amp;amp;nbsp;[[Fischweide|Fischweide]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Gastronomie_alsacienne|Gastronomie_alsacienne]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Ill|Ill]]&amp;amp;nbsp;;&amp;amp;nbsp;[[Ischert|Ischert]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Marché|Marché]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Nachen|Nachen]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: right;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;Philippe Jéhin&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt;  &lt;br /&gt;
[[Category:P]] [[Category:Agriculture, Elevage, Pêche]] [[Category:Droit (sources et pratique du droit) et Justice]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>FKrouch</name></author>
		
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		<title>Pêche</title>
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		<updated>2024-10-24T12:27:31Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;FKrouch : Page créée avec « &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Fischerei&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Ti... »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Fischerei&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;La pêche consiste à capturer à la main ou à l’aide de divers ustensiles (filets, nasses, fils) des poissons, crustacés, batraciens ou mollusques dans l’eau. En Alsace, elle se pratique soit dans des cours d’eau (ruisseaux, rivières, Rhin), soit dans des retenues d’eau (mares, étangs, lacs). La pêche est exercée par des particuliers ou bien par des pêcheurs professionnels (v. [[Corporation_de_pêcheurs]]). En tant qu’activité réglementée par les coutumes, les règlements ou des contrats, la pêche relève des institutions.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Des eaux poissonneuses&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Les textes anciens qui précisent les espèces pêchées et leur quantité demeurent rares. Dans son &amp;#039;&amp;#039;Thierbuch&amp;#039;&amp;#039; (1666), Léonard Baldner recense quarante-cinq espèces de poissons dans les rivières d’Alsace. Jacques Trausch, dans la préface de ses &amp;#039;&amp;#039;Chroniques strasbourgeoises&amp;#039;&amp;#039;, énumère les douze espèces présentes dans le Rhin, dont des saumons et exceptionnellement des esturgeons. Selon lui, l’Ill est plus poissonneuse encore que le Rhin avec dix-huit espèces. Jérôme Guebwiller vante la qualité des écrevisses de l’Ill (Schmitt, p. 44-45). Quand l’intendant Jacques de La Grange rédige, en 1700, sa &amp;#039;&amp;#039;Description de l’Alsace&amp;#039;&amp;#039;, il commence par évoquer les différents cours d’eau de la province. Il s’étend longuement sur le Rhin, un peu sur l’Ill, puis il évoque rapidement les autres rivières. Si le Rhin est «&amp;amp;nbsp;fort poissonneux&amp;amp;nbsp;» et l’Ill «&amp;amp;nbsp;abondante en poissons, et principalement en saumoneaux, carpes, brochets et lottes&amp;amp;nbsp;», leurs affluents ne présentent guère d’intérêt à ses yeux, si ce n’est leur éventuelle navigabilité. En 1763 et 1764, les pêcheurs de la Zinsel du Sud et de ses affluents sortent des truites, des brochets, trois anguilles, trois perches, dix-sept livres de cyprinidés, &amp;#039;&amp;#039;Weißfisch&amp;#039;&amp;#039; et une lotte &amp;#039;&amp;#039;Rovolken&amp;#039;&amp;#039; (ABR G 5632). Un document plus insolite signale que la capture des grenouilles, &amp;#039;&amp;#039;Froschfang&amp;#039;&amp;#039; est louée en 1747 dans le comté de Nassau-Sarrewerden (ABR 10 J 68). Charles Gérard souligne l’abondance et la variété des espèces dans les cours d’eau alsaciens avec quelques mentions d’esturgeons à Strasbourg (p. 51). De nombreux villages riverains du Rhin comme Huningue, Geisswasser, Biesheim, Rhinau ou Gerstheim, ou de l’Ill comme Illhaeusern, abritaient une forte proportion de pêcheurs professionnels.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;La réglementation de la pêche en rivière&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;À la différence de la chasse, droit personnel, la pêche est un droit utile qui pouvait être affermé. Dans le royaume de France, le droit de pêche appartient aux seigneurs dans les rivières non navigables, au roi dans les rivières navigables. Le droit de pêche peut aussi appartenir à des communautés, voire à des particuliers. Le plus souvent, la pêche seigneuriale est louée (Hoffmann, t. 3, p. 434-435). Au Moyen Âge, des pêcheurs professionnels à Kogenheim et Sermersheim travaillent trois jours par an pour l’abbaye de Niedermunster. L’abbaye d’Ebermunster possède six secteurs réservés (&amp;#039;&amp;#039;Bannwasser&amp;#039;&amp;#039;), avec des pêcheurs attitrés (&amp;#039;&amp;#039;Fronfischer&amp;#039;&amp;#039;). L’abbaye d’Eschau donne en location une partie de l’Ill moyennant la fourniture de poissons tous les vendredis d’une valeur de 8 deniers. En 1284, l’empereur Rodolphe de Habsbourg, et, en 1293, l’empereur Adolphe, engagent le droit de pêche d’Illkirch à Graffenstaden et à Illwickersheim Ostwald (Schmidt, 1897). Dans la haute vallée de la Doller, la pêche dans les cours d’eau appartient à l’abbaye de Masevaux et aux curés des paroisses. En 1375, un pêcheur est employé par l’abbaye (Ulrich, 1997).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;L’exercice du droit de pêche pour les sujets est réglementé par des ordonnances ou des coutumes locales. La ville de Strasbourg promulgue ainsi un règlement pour la pêche entre Schoenau et Lichtenau en 1449 (Monne, p. 82-84). Certaines libéralités sont accordées aux habitants. Les justiciables du Rosemont jouissent de la franchise de pêcher à la main. Le droit de pêche est accordé aux habitants de Delle avec des conditions restrictives, notamment des jours autorisés (Hoffmann, t. 3, p. 436-437). À Colmar, la pêche est réservée aux bourgeois de la ville deux fois par semaine, les mercredis et vendredis. La réglementation au début du XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle n’autorise que l’usage de filets, nasses et épuisettes qui permettent de sélectionner les poissons et de rejeter dans l’eau des spécimens immatures intacts (Jéhin, 2005).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;À partir du XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, des restrictions sont partout appliquées au droit de pêche. L’abbaye de Masevaux prétend désormais au droit exclusif de la pêche. En 1501, un conflit s’engage entre l’abbaye et la communauté de Sentheim&amp;amp;nbsp;; il se conclut par une répartition des droits de pêche respectifs sur le Silbach, ruisseau affluent de la Doller (Ulrich, 1997). Les coutumes du Val d’Orbey, dans leur version de 1513, précisent que les eaux appartiennent à la seigneurie, cependant les habitants de la vallée ont le droit de pêcher à la main et pour nourrir les femmes enceintes. Au cours du XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, ce droit de pêche est supprimé, y compris les dispositions en faveur des femmes enceintes. Dorénavant le droit de pêche est loué à des particuliers (Jéhin, 1998).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;«&amp;amp;nbsp;En rivière d’autruy nul ne peut pescher s’il n’a droit, ou Usage prescrit au contraire, sans la permission du seigneur à qui appartient le droit de pesche&amp;amp;nbsp;» écrit, en 1657, le juriste Abraham Fabert pour les duchés de Lorraine. Il est en de même en Alsace où, généralement, le droit de pêche relève du seigneur territorial qui fixe les conditions de sa pratique. Les autorités seigneuriales le concèdent volontiers à des roturiers alors que le droit de chasse est davantage restreint. Aussi, la pêche dans les rivières est-elle affermée par adjudication moyennant un loyer annuel parfois en nature, plus généralement en argent comme dans la vallée de la Zinsel du Sud au milieu du XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle (ABR E 1483). La location de la pêche est attribuée à des riverains, parfois à des notables locaux ou à des aubergistes qui alimentent ainsi leurs propres viviers (Jéhin, 1998).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Le contrat de location du droit de pêche prévoit un certain nombre de restrictions pour protéger la ressource piscicole et éviter le dépeuplement des rivières. Les portions de rivières dans le Val d’Orbey sont mises régulièrement aux enchères tout au long du XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle avec une réglementation bien détaillée (AHR E 685). «&amp;amp;nbsp;Les fermiers ne pourront pescher les jours de feste, ny dimache, ny pescher au feu, jetter noix vomique ou autre chose de cette nature dans les rivières et de ne point détourner les eaux sur les chemins ny les prairies […] Les truites auront au moins six pouces mesure du Roy entre la Teste et la queue [16 cm] celles qu’ils prendront et qui seront plus petites seront rejetées dans la rivière et qu’ils se conformeront en toutes choses aux ordonnances de sa Majesté pour les faits de la Pesche de l’année 1669.&amp;amp;nbsp;» Le règlement seigneurial reprend ainsi les principales dispositions de l’ordonnance des Eaux et Forêts de 1669. Les autorités ont le souci de protéger la faune des rivières en évitant les procédés qui détruiraient les espèces par l’assèchement des cours d’eau, la pêche à l’explosif (pesche au feu) ou par le poison (noix vomique ou chaux). De même, les contrats de pêche aux poissons et aux écrevisses dans la Sauer en 1778 stipulent que toutes les techniques de pêche sont autorisées, à l’exception du versement de produits toxiques dans l’eau afin de ne pas détruire le frai. Chaque année à la Saint-Martin, un faible canon d’un florin et deux schillings est versé à cause des perturbations liées au flottage de bois (ABR E 2732 n&amp;lt;sup&amp;gt;o&amp;lt;/sup&amp;gt; 1).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Dans le cadre des corporations de pêcheurs professionnels, l’exercice de la pêche est très réglementé non seulement pour protéger la ressource, mais aussi pour éviter les procédés de concurrence déloyale. Le règlement des pêcheurs de Rouffach de 1509 (ABR G 1657 n&amp;lt;sup&amp;gt;o&amp;lt;/sup&amp;gt; 7) prévoit ainsi l’interdiction de la pose des nasses à poissons le samedi soir, la veille de la fête des douze apôtres, lors des fêtes solennelles, à la Fête-Dieu, aux quatre fêtes de Notre-Dame et à la fête de la sainte Croix, à moins que l’on ne fît maigre le lendemain. La pêche au filet ne peut se pratiquer que durant la journée. Les nasses en osier (&amp;#039;&amp;#039;Korb&amp;#039;&amp;#039;) sont déposées dans le lit de la rivière, la Lauch ou l’Ohmbach, avec un petit dispositif de barrières provisoires pour diriger les poissons vers les pièges. Ces nasses sont placées de carnaval à la Saint-Michel (29 septembre) tandis que la pêche au filet n’est autorisée que deux fois par semaine. Au XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, l’usage de longues lignes de pêche avec hameçons est fréquemment mentionné (Jéhin, 1998).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Une part importante de la pêche en rivière échappe cependant au contrôle seigneurial, il s’agit du braconnage, appelée bribe en Lorraine. Les procès-verbaux relatant des délits constatés témoignent d’une pratique courante, discrète par nature, dont l’ampleur et la nature des prises échappent pour une large part à l’analyse historique. Ces pêches illicites sont parfois repérées comme en 1496 sur le ruisseau du Nesselbach, affluent de la Zinsel du Sud (ABR E 2000 n&amp;lt;sup&amp;gt;o&amp;lt;/sup&amp;gt; 1) ou en 1762 sur le Steinbach à proximité des limites du Palatinat (L.A.Sp. C 20 n&amp;lt;sup&amp;gt;o&amp;lt;/sup&amp;gt; 4129). Les meuniers sont souvent soupçonnés de pêcher illégalement dans les biefs qui desservent leurs moulins, c’est par exemple le cas dans le canal du moulin de Rimbach en 1781, avec la circonstance aggravante de pêcher pendant l’office de la fête de Pentecôte (Ulrich, 1990). Un rapport rédigé par un garde seigneurial le 15 novembre 1705 témoigne de la motivation et de l’ampleur des pêches illicites d’écrevisses à l’aide de nasses, effectuées dans un ruisseau en défens à Preuschdorf (ABR E 2670). Dès 1558, on s’inquiète déjà de la diminution des poissons et des écrevisses dans l’Ill à cause de la surpêche (Bischoff, p. 183).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;La loi du 3 novembre 1789 abolit le droit de pêche en tant que privilège féodal. Le décret du 8 frimaire an II (28 novembre 1793) déclare que la pêche est autorisée dans toutes les rivières sans exception. Cependant, à la suite de nombreux excès, la loi du 4 mai 1802 rétablit le droit exclusif de pêche dans les rivières navigables et flottables au profit de l’État, le droit de pêche sur les autres cours d’eau appartient aux riverains. Le code de la pêche instauré en 1829 réglemente pour près d’un siècle la pratique de la pêche en France.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;La pêche dans les étangs&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Les étangs très présents aux extrémités nord (Vosges du Nord) et sud (Sundgau) de la province sont principalement destinés à l’élevage piscicole. Leur origine demeure mal établie. On attribue leur création aux monastères cisterciens de Lucelle pour ceux du Sundgau (Stricker-Kraft, p. 124) et de Sturzelbronn pour la Vasgovie au cours du Moyen Âge. L’élevage de la carpe se développe véritablement dans le Sundgau au XV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle (Bischoff, p. 186), époque à laquelle le couvent des Unterlinden de Colmar possède plusieurs étangs dans le Sundgau. (Stricker-Kraft, p. 124). Dans les Vosges du Nord, de nombreux étangs sont créés au XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle dans un but non seulement piscicole mais aussi industriel comme l’étang du Hammerweyer creusé en 1578 (Jéhin, 2007). Ils appartiennent souvent à des communautés religieuses, parfois à des communautés villageoises mais généralement aux seigneurs territoriaux.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Les étangs du Sundgau contiennent principalement des carpes, brochets, perches, tanches et truites. Les poissons les plus pêchés dans les étangs du chapitre de Neuwiller-lès-Saverne au XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle sont la carpe et le brochet, puis la tanche, la perche et la truite. On trouve aussi quelques rares mentions de gardons et d’anguilles (Jéhin, 2007). Ces étangs fournissent en poissons les marchés urbains plus ou moins éloignés. Le Sundgau approvisionne notamment Bâle tandis que ceux des Vosges du Nord alimentent Strasbourg, comme le mentionne Nicolas Volcyr de Sérouville dans son &amp;#039;&amp;#039;Histoire de la triomphante victoire du duc Antoine&amp;#039;&amp;#039;, en 1526.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: justify;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Les étangs alsaciens produisent essentiellement des carpes. 6 000 poissons sont pêchés au cours des mois de septembre et d’octobre 1659 dans l’étang du Hammerweyer près de La Petite Pierre. En 1663, 4 002 carpes sont prises en octobre-novembre (ABR E 211). Dans le Sundgau, l’élevage de carpes occupe successivement trois étangs&amp;amp;nbsp;: la première année, un étang est aleviné, puis l’année suivante, les jeunes carpes sont rejetées dans une seconde retenue, la troisième année, elles sont engraissées dans un autre avant d’être pêchées à l’automne par l’assèchement de l’étang. Après la vidange, de l’avoine est semée dans le fond de l’étang, cette céréale servira de nourriture pour l’engraissement des carpes (Stricker-Kraft, p. 126). Chaque automne, les étangs sont vidés de leurs poissons destinés à la vente ou bien conservés dans des viviers, ce qui permet de les protéger des gels hivernaux trop vigoureux (Reinhard, p. 45).&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Bibliographie&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;BALDNER (Leonhardt), &amp;#039;&amp;#039;Vogel-, Fisch- und Thierbuch &amp;#039;&amp;#039;[1666], Stuttgart, 1973-1974, 4 vol.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;DÜRR (Johannes), &amp;#039;&amp;#039;Gemeinnützige Beobachtung über die Fische und Fischerei in den sowohl in als um Straßburg fließenden Wassern&amp;#039;&amp;#039;, 1784.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;MONE (Franz Josef), «&amp;amp;nbsp;Über die Flußfischerei und den Vogelfang vom 14. bis 16. &amp;lt;/span&amp;gt;Jh.&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;ZGO&amp;#039;&amp;#039;, n&amp;lt;sup&amp;gt;o&amp;lt;/sup&amp;gt; 4, 1853, p. 67-97.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;HOFFMANN (Charles), &amp;#039;&amp;#039;L’Alsace au XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle&amp;#039;&amp;#039;, t. 3, p. 434-437.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;GERARD (Charles), &amp;#039;&amp;#039;L’ancienne Alsace à table&amp;#039;&amp;#039;, Paris, 1877, p. 44-54.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;SCHMIDT (Charles), &amp;#039;&amp;#039;Seigneurs, Paysans et Propriété rurale en Alsace au Moyen Âge&amp;#039;&amp;#039;, Paris-Nancy, 1897, p. 162-165.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;STRICKER (Eberhardt) et KRAFT (Pierre), «&amp;amp;nbsp;Weiher und Karpfenzucht im Sundgau&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Annuaire de la Société d’histoire sundgovienne,&amp;#039;&amp;#039; 1955, p. 121-129.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span lang=&amp;quot;DE&amp;quot;&amp;gt;REINHARD (Eugen), «&amp;amp;nbsp;Die Fischzucht des Sundgaues in ihrem Einfluss auf das Landschaftsbild&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Annuaire de la Société d’histoire sundgovienne&amp;#039;&amp;#039;,1962, p. 40-46.&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;SCHMITT (Pierre), «&amp;amp;nbsp;L’élevage, la chasse et la pêche en Alsace&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Annuaire de la société d’histoire et d’archéologie de Colmar&amp;#039;&amp;#039;, 18, 1968, p. 37-46.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;«&amp;amp;nbsp;Pêche&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Encyclopédie d’Alsace&amp;#039;&amp;#039;, Strasbourg, 1982-1986, t. 10, p. 5891-5895.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;FISCHER (Marie-Thérèse), «&amp;amp;nbsp;La pêche au pays de Salm sous l’Ancien Régime&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;L’Essor&amp;#039;&amp;#039;, 1984, p. 17-20.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;ULRICH (Louis), «&amp;amp;nbsp;Délits de pêche et de chasse à Rimbach et Sentheim&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Patrimoine Doller&amp;amp;nbsp;: bulletin de la société d’histoire de la vallée de Masevaux&amp;#039;&amp;#039;, 1, 1990, p. 29.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;ULRICH (Louis), «&amp;amp;nbsp;Une pêche en eau trouble à Sentheim au XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle et son arbitrage&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Patrimoine Doller&amp;amp;nbsp;: bulletin de la société d’histoire de la vallée de Masevaux&amp;#039;&amp;#039;, 7, 1997, p. 7-11.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;JEHIN (Philippe), «&amp;amp;nbsp;Le droit de pêche dans le Val d’Orbey sous l’Ancien Régime&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Bulletin de la Société d’histoire du Val d’Orbey-canton de Lapoutroie&amp;#039;&amp;#039;,&amp;#039;&amp;#039;17, 1998, p. 24-30.&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;UHL (Eugène), «&amp;amp;nbsp;Le droit de pêche dans la Mossig du XVII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; au XIX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle&amp;amp;nbsp;»,&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Annuaire du cercle d’histoire de Marlenheim et environs&amp;#039;&amp;#039;, 1999, p. 43-52.&amp;#039;&amp;#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;JEHIN (Philippe), «&amp;amp;nbsp;La réglementation de la pêche à Colmar au début du XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle&amp;amp;nbsp;»,&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;Mémoire colmarienne&amp;#039;&amp;#039;,&amp;#039;&amp;#039;98, 2005, p. 3-4.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;JEHIN (Philippe), «&amp;amp;nbsp;Rivières, étangs et pisciculture dans les Vosges du Nord avant la Révolution&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Annales scientifiques de la Réserve de Biosphère transfrontalière des Vosges du Nord-Pfälzerwald&amp;#039;&amp;#039;, 13, 2007, p. 91-112.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;BISCHOFF (Georges), «&amp;amp;nbsp;Pour une histoire de la carpe frite, de la pisciculture et de la pêche en rivière à l’époque de Dom Bernardin Buchinger et avant&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Cuisine et recettes d’autrefois&amp;#039;&amp;#039;, Riedisheim, Société d’histoire du Sundgau, 2008, p. 71-86.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;BARTHELMEBS (Michèle), «&amp;amp;nbsp;Plobsheim autrefois, un village de pêcheurs&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Annuaire de la société d’histoire des quatre cantons&amp;#039;&amp;#039;, 2010, p. 91-95.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;JEHIN (Philippe), «&amp;amp;nbsp;La réorganisation des corporations de Rouffach au début du XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle&amp;amp;nbsp;», &amp;#039;&amp;#039;Annuaire de la Société d’histoire et d’archéologie du canton (du bailliage) de Rouffach&amp;#039;&amp;#039;, 8, 2014, p. 33-38.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;BISCHOFF (Georges), &amp;#039;&amp;#039;Dans le ventre de l’Alsace&amp;#039;&amp;#039;, Strasbourg, 2020, p. 179-192.&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= &amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;Notices connexes&amp;lt;/span&amp;gt; =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Bruche|Bruche]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Burghut|Burghut]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Canaux|Canaux de l’Alsace]]&amp;amp;nbsp;; [[Chasse|Chasse]]&amp;amp;nbsp;;&amp;amp;nbsp;[[Corporation|Corporation]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Eau|Eau]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Fischerei|Fischerei]]&amp;amp;nbsp;;&amp;amp;nbsp;[[Fischweide|Fischweide]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Gastronomie_alsacienne|Gastronomie_alsacienne]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Ill|Ill]]&amp;amp;nbsp;;&amp;amp;nbsp;[[Ischert|Ischert]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Marché|Marché]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;[[Nachen|Nachen]]&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;p style=&amp;quot;text-align: right;&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;span style=&amp;quot;font-family:Times New Roman,Times,serif;&amp;quot;&amp;gt;&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;Philippe Jéhin&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;&amp;lt;/span&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt;  &lt;br /&gt;
[[Category:P]][[Category:Agriculture, Elevage, Pêche]][[Category:Droit (sources et pratique du droit) et Justice]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>FKrouch</name></author>
		
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