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	<title>DHIALSACE - Contributions de l’utilisateur [fr]</title>
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		<title>Achtundzwanziger</title>
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		<updated>2018-09-26T13:17:02Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;DDC : Page redirigée vers Conseil des vingt-huit&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;#REDIRECTION [[Conseil des vingt-huit]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie: administration municipale de Strasbourg]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>DDC</name></author>
		
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		<title>Places fortes de vauban</title>
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		<updated>2018-09-26T12:34:30Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;DDC : Page créée avec « Les places fortes alsaciennes de Vauban à l’épreuve des invasions, 1814,1815 ,1871.  ==Introduction ==  Durant les guerres qui marquant le XVIIIe siècle, l’Alsace a... »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Les places fortes alsaciennes de Vauban à l’épreuve des invasions, 1814,1815 ,1871. &lt;br /&gt;
==Introduction ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Durant les guerres qui marquant le XVIIIe siècle, l’Alsace a été épargnée, les champs de bataille se situèrent plutôt en Allemagne et le Retournement des alliances de 1756 qui mît fin à la rivalité entre la France et les Habsbourg vint renforcer cette situation. De fait, entre la mort de Louis XIV et le début de la Révolution française, le dispositif de défense de la frontière rhénane a peu changé. Cependant les fortifications imaginées par [[Vauban]] et les ingénieurs royaux furent mises à rude épreuve à partir de 1793 notamment dans la région de Wissembourg. Fort Louis rebaptisé [[Fort Vauban]] est un temps occupé par les Autrichiens et les royalistes émigrés à la fin 1793. Les affrontements s’éloignèrent ensuite de l’Alsace pour remonter vers Mayence avant que les forces coalisées n’échouent dans leurs tentatives de traverser le Rhin à partir de Kehl ou lors du siège de Huningue en 1796. L’année suivante les Autrichiens tentèrent à nouveau un passage à partir de Kehl sans plus de succès. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les sièges de la fin de l’Empire 1814-1815 ==&lt;br /&gt;
Durant l’Empire, les places fortes alsaciennes ne font pas l’objet d’un intérêt particulier dans la mesure où elles se trouvent alors situé au cœur d’une Europe avec des frontières redessinées par Napoléon. L’empire français s’étend alors sur toute la rive gauche du Rhin et n’a pas à craindre les [http://www.bnus.fr Etats allemands] rassemblés au sein de la Confédération du Rhin. Ce n’est qu’après l’échec de la Campagne de Russie et surtout de la campagne de 1813 marquée par la défaire de Leipzig entraînant la fin de l’emprise française sur le continent que Napoléon est contraint de toute urgence de remettre les places fortes alsaciennes en état. Celles-ci n’ayant plus fait l’objet d’un entretien régulier depuis près de 25 ans sont parfois endommagées comme à Fort Vauban ou Lauterbourg ou disposent de talus effondrés comme à Sélestat, Neuf-Brisach ou Belfort. Quoiqu’il en soit, ces places sont encore suffisamment dissuasives aux yeux de la Coalition européenne pour que le commandant des troupes, le prince Schwarzenberg, ordonne le passage par la Suisse et le pont sur le Rhin situé à Bâle en décembre 1814. Cette manœuvre permis de contourner l’obstacle de places fortes qui auraient retardé l’avancée des armées de la Coalition qui se sépara en trois colonnes, l’une remontant la plaine d’Alsace vers le Nord, l’autre marchant vers Belfort et la dernière vers Besançon et Lyon. Dès le mois de janvier, les armées françaises sont contraintes d’évacuer l’Alsace à l’exception des forteresses qui continuèrent à offrir une certaine résistance face à cette invasion. La place de Neuf-Brisach, par exemple, résiste durant un siège de plus de 100 jours, finalement elle ne fut pas occupée mais accepta l’avènement de Louis XVIII dès la nouvelle connue. De fait, le système défensif imaginé par Vauban a été dépassé par les nouvelles méthodes de la guerre qui étaient à l’œuvre, celles-là même qui avaient permis aux armées révolutionnaires, et notamment au général Bonaparte, de triompher. Conformément aux principes établis par le colonel Guibert, désormais c’est l’armée de campagne qui devient l’élément déterminant dans l’art de la guerre. La rapidité d’action des régiments devient le gage des succès, les places fortes restant uniquement un élément servant pour les manœuvres ou le ravitaillement, mais ne pouvant plus comme cela avait été le cas aux cours des XVIIe et XVIIIe siècles servir d’obstacles destinés à arrêter l’ennemi afin de gagner le temps nécessaire pour le repousser grâce à une armée de secours.  L’année 1814 est marquée par la campagne de France et l’avènement de Louis XVIII. Mais le roi doit repartir en exil à Gand dès avril 1815 et le retour de Napoléon durant les Cent jours. La nouvelle du retour de l’empereur a provoqué la reprise de la guerre par la Coalition. L’Alsace se trouve alors une nouvelle fois en première ligne. Le général Rapp est chargé d’organiser la défense du Nord de la région en s’appuyant sur la place forte de Strasbourg. Mais la nouvelle de la défaite de Napoléon à Waterloo le 18 juin 1815 rend inutile la préparation de la défense des places alsaciennes qui n’opposent en général pas d’importante résistance ni aux troupes coalisées, ni au retour des représentants de Louis XVIII. Une forteresse se distingue cependant : Huningue placée sous le commandement du général Barbanègre refuse de reconnaître la défaite de l’Empire. Remise en état sous la direction efficace de Barbanègre, la place-forte défendue par 400 hommes résiste pendant près de deux mois aux 20 000 coalisés qui l’assiègent entre juin et le 26 août 1815. Finalement le général accepte de négocier une capitulation stipulant que la garnison sortira avec les honneurs. En fonction de leur affectation, les soldats français sont libres de rentrer dans leurs foyers, s’ils sont vétérans ou gardes nationaux, ou de rejoindre l’Armée de la Loire s’ils sont toujours en service. La surprenante résistance de Huningue a certainement été renforcée par la qualité des fortifications imaginée par Vauban, les alliés en gardent un souvenir amère et veillent lors du Traité de Paris de 1815 à bien faire stipuler que les murailles de cette ville devaient être rasées sans pouvoir être rétablies. D’ailleurs le même accord est plus sévère avec la France que le Traité de Paris de l’année précédente, la Coalition cherche à amoindrir les capacités défensives françaises en lui retirant des places fortes, en Alsace cette volonté se traduite par la perte de Landau qui défendait le Nord de la région.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== 1815-1870, la consolidation des acquis ==&lt;br /&gt;
Les campagnes de Napoléon ont profondément changé la manière de conduire les guerres, désormais la ceinture de fer imaginée par Vauban pour contrer l’avancée d’armées de quelques dizaines de milliers d’hommes ne suffisaient plus pour stopper les centaines de milliers de soldats enrôlés par la conscription. En 1814 ou 1815, fort de leur supériorité numérique les Coalisés n’eurent aucun mal à détacher quelques régiments pour bloquer les places fortes tout en protégeant les communications du gros de l’armée qui pouvait continuer sa progression. Pire la dispersion de la fortification en quadrillage suppose également d’éparpiller les hommes en autant de garnisons qui font face à un ennemi qui lui peut choisir de concentrer toutes ses forces en un point précis. S’ajoutent à ces éléments d’ordre tactique, le nouveau découpage des frontières qui a rendu le Nord de l’Alsace bien plus vulnérable aux invasions ou la situation politique née du Traité de Vienne de 1815 qui permet l’apparition de nouvelles puissances comme la Prusse, la Bavière ou l’Autriche. &lt;br /&gt;
Malgré des études et des mises en garde entre la fin de l’Empire et 1870, les fortifications alsaciennes évoluent assez peu. Le général Maureilhan étudie à partir des premières années de la Restaura	tion la meilleure manière d’adapter la frontière du Nord-Est de la France aux nouvelles tactiques militaires. Il propose notamment la création de places fortes secondaires de manière à soutenir une guerre de mouvement permettant de freiner l’avancée ennemie, le temps que le reste de l’armée française puisse intervenir. Pourtant ni la Commission de défense instituée en 1818, ni celle créée par Louis-Philippe après 1830, ni le gouvernement de Napoléon III ne traitent la question de la frontière du Nord l’Alsace. Seul un fortin supplémentaire est créé à Bitche, les murs de Strasbourg sont simplement réparés. En fait, les pouvoirs en place entre 1815 et 1870 se concentrent sur des projets jugés stratégiquement plus importants comme la défense de Paris. Entre 1841 et 1844, l’enceinte de Thiers est édifiée pour protéger la capitale. Les fortifications sont complétées par la création de seize forts autour de la ville. Autre projet important mais qui concerne l’Alsace : l’extension et le renforcement des fortifications de Belfort. Le général Haxo est chargé de supervisé les travaux durant les années 1830. L’enceinte urbaine de Vauban est consolidée, le château est partiellement reconstruit, les obstacles naturelles et les abords assez raides de la place forte sont exploitées à des fins défensifs. Enfin deux forts complémentaires sont construits, le fort de la Justice et le fort de la Miotte. Ils sont reliés à l’édifice principal par des murs ou des escarpements. En 1838, date d’achèvement du fort de la Miotte, l’accès au Centre de la France par cette trouée est par conséquent bien gardé avec une place de Belfort consolidée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un système de défense dépassé ==&lt;br /&gt;
Au cours de la seconde moitié au XIXe siècle, une série de bouleversements entraînent une évolution rapide de la manière de conduite d’une guerre, ces innovations sont rendues possibles par le décollage économique de l’industrie allemande qui favorise par exemple la production massive d’acier. Ces changements affectent d’abord l’armement avec l’apparition de fusils plus précis pouvant être fabriqués en série, les premières mitrailleuses ou le développement de la puissance et de la portée de l’artillerie, les canons rayés Krupp an acier à chargement par la culasse constituent un réel avantage tactique pour les Prussiens en 1870. Sur le plan politique la victoire prussienne face aux Autrichiens à Sadowa en 1866 modifie l’équilibre des forces en Europe. Malgré la montée des tensions, Napoléon III ne saisit pas immédiatement le danger qui pèse sur la France et n’ordonne pas le renforcement des fortifications en particulier en Alsace, région la plus exposée à la menace grandissante d’une Allemagne en pleine unification. Voulue et préparée pour Bismarck pour servir son objectif de création d’un Etat regroupant tous les Allemands, le conflit éclate le 19 juillet 1870 lorsque Paris déclare la guerre à Berlin à la suite de la fameuse « Dépêche d’Ems » qui a chauffé à blanc l’opinion publique française. Bismarck profite du fait que Napoléon III apparaisse comme l’agresseur pour obtenir l’entrée en guerre des Etats du Sud de l’Allemagne aux côtés de ceux de la Confédération de l’Allemagne du Nord et s’appuyer sur l’attentisme de l’Italie et de l’Autriche-Hongrie. &lt;br /&gt;
À l’instar d’une grande partie de l’armée impériale, l’entrée en guerre est marquée par une grande impréparation du côté français. En Alsace, les places fortes n’ont guère évolué depuis 1815, pire à Strasbourg, les fortifications sont parfois en fort mauvais état, des habitations ont été bâties devant les murs à certains endroits et bouchent la vue facilitant ainsi l’avancée d’un éventuel ennemi. La situation n’est pas meilleure à Neuf-Brisach qui n’a fait l’objet que de quelques adaptations liées au percement à sa proximité du canal du Rhône au Rhin en 1834. À la fin juillet, l’état-major allemand choisit d’exploiter la faiblesse constituée par la frontière septentrionale de l’Alsace en passant à l’offensive. Wissembourg tombe rapidement, le 6 août lors de la Bataille de Froeschwiller les troupes de Mac Mahon sont contraintes de reculer face à la supériorité numérique de leurs adversaires. Les unités repliés sont mélangées et reçoivent l’ordre de se concentrer dans la région de Châlons pour remettre de l’ordre dans leurs rangs. La plaine d’Alsace s’ouvre aux armées allemandes qui mettent le siège devant Strasbourg  à partir du 15 août. Malgré les faiblesses évoquées plus haut, la place dispose toujours des dispositifs imaginés par Vauban comme la possibilité d’inonder la plaine alentour grâce à une série de canaux. Elle constitue toujours un obstacle important difficile à prendre sans risquer de perdre de nombreux hommes. Le général prussien von Werder décide donc de faire pression sur la population afin de forcer les défenseurs de la ville à lui ouvrir ses portes en ordonnant un bombardement systématique de la cité. En concentrant les tirs sur les bâtiments et non les murs, les Prussiens espèrent obtenir une reddition rapide alors qu’un assaut ou un siège prendrait des semaines voire des mois. Les bombes déclenchent des incendies qui ravagent la bibliothèque et ses collections, l’Aubette qui accueillait le Musée des beaux-arts ou le toit de la cathédrale. La tactique prussienne est en réalité contre-productive, malgré l’effroi suscité, l’ardeur des assiégés est renforcée. À la fin septembre, arrivée à court de munition, le von Werder doit préparer l’assaut. Face aux brèches apparues dans les murs qui fragilisent sa défense, le général Ulrich commandant de Strasbourg est contraint d’offrir la capitulation de ses hommes. Le 28 septembre 1870, les troupes allemandes font leur entrée dans une cité en ruine qui compte plus de deux cents morts, trois mille blessés, dix mille sans abris et près de cinq cents bâtiments détruits. Le siège de Strasbourg constitue le premier cas d’une ville soumise à un bombardement massif rendu possible par le développement de l’artillerie. Il mêle cette modernité avec une certaine forme de tradition. En effet, von Werder suit, par exemple, à la lettre les douze étapes d’un siège théorisées par Vauban dans son traité sur l’attaque des places paru en 1704. &lt;br /&gt;
Les Allemands poursuivent leur progression dans la plaine d’Alsace, de violents combats éclatent à Sélestat à partir du 20 octobre, la ville est prise le 24. Neuf-Brisach est assiégée à partir de la fin octobre, la ville est bombardée et connaît à son tour d’importante destructions : les trois quarts des bâtiments sont détruits ou endommagés. Le 10 novembre, la garnison française est contrainte de capituler. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>DDC</name></author>
		
	</entry>
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		<id>https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Dictionnaire_historique_des_institutions_de_l%27Alsace_du_Moyen_%C3%82ge_%C3%A0_1815&amp;diff=50</id>
		<title>Dictionnaire historique des institutions de l&#039;Alsace du Moyen Âge à 1815</title>
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		<updated>2018-09-26T12:05:21Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;DDC : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Le Dictionnaire historique des Institutions de l’Alsace est l’oeuvre d’un groupe d’historiens de l’Alsace. Après plusieurs tentatives le travail a été mis en&lt;br /&gt;
chantier à l’automne 2007. À l’invitation de la [http://www.alsace-histoire.org/ Fédération des Sociétés d’Histoire et d’Archéologie de l’Alsace] et de l’[http://histoire.unistra.fr/departements-et-instituts/departement-dhistoire/institut-dhistoire-dalsace/ Institut d’Histoire d’Alsace de l’Université de Strasbourg], qui en fait une de ses entreprises de recherche, ces historiens&lt;br /&gt;
se sont réunis mois après mois pour arrêter la nomenclature des institutions à&lt;br /&gt;
décrire et analyser, se répartir le travail, examiner les notices fournies, corriger le&lt;br /&gt;
travail et en fin de compte donner leur aval à un bon à tirer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Présentation ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si ce dictionnaire est une entreprise collective, il est d’abord celle de ses auteurs,&lt;br /&gt;
qui signent chacune de leurs contributions.&lt;br /&gt;
Le premier choix qui a été fait, a été celui du dictionnaire alphabétique. Il&lt;br /&gt;
comporte ses inconvénients. Les « oublis » n’en sont sans doute pas le plus&lt;br /&gt;
important. Le problème majeur est celui de la gestion des renvois. Leur&lt;br /&gt;
articulation, on le sait, donne son importance véritable à un dictionnaire.&lt;br /&gt;
La nomenclature a été, au départ, plus facile à établir. Nous disposions déjà&lt;br /&gt;
de plusieurs instruments de travail. Philippe Xavier Horrer s’était arrêté à la&lt;br /&gt;
lettre C, dont il n’existe qu’un manuscrit. Charles Schmidt a laissé plusieurs&lt;br /&gt;
« dictionnaires », strasbourgeois et alsacien, publiés après sa mort. Auguste-&lt;br /&gt;
Marie-Pierre Ingold avait assuré la publication, posthume elle aussi, du&lt;br /&gt;
Dictionnaire des institutions de l’Alsace sous l’Ancien Régime de Charles Hoffmann.&lt;br /&gt;
Francois-Jacques Himly a écrit plusieurs « glossaires » et, en dernier lieu, publié&lt;br /&gt;
un Dictionnaire ancien alsacien-français, XIIIe-XVIIIe siècles. Marcel Thomann&lt;br /&gt;
avait établi un « fichier des institutions de l’Alsace », dont il a fait don à la&lt;br /&gt;
Fédération des Sociétés d’Histoire et d’Archéologie d’Alsace, à charge pour&lt;br /&gt;
elle d’éditer un dictionnaire. Ce fichier a constitué le point de départ de notre&lt;br /&gt;
nomenclature. Mais elle s’est enrichie tout au long de notre travail collectif par&lt;br /&gt;
les propositions, les délibérations, les décisions de notre commission.&lt;br /&gt;
Notre Dictionnaire se veut un dictionnaire des institutions, au sens large&lt;br /&gt;
du terme. Pour la définition de « l’institution » nous partons de l’histoire du&lt;br /&gt;
droit. Notre région a vu coexister ou se succéder le droit coutumier et le droit&lt;br /&gt;
canonique, des statuts et des coutumes, auxquels se surimpose le droit romain,&lt;br /&gt;
interprétés par des juristes allemands, puis par des juristes français, et le droit&lt;br /&gt;
français public et privé à partir de 1789. Tout au long de son histoire, l’Alsace a&lt;br /&gt;
connu les procédures, lentes et évolutives, ou encore volontaristes et immédiates,&lt;br /&gt;
de l’introduction de droits nouveaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Définitions == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’institution est ainsi l’expression d’une règle de droit ou d’un ensemble de règles&lt;br /&gt;
de droit régissant des activités sociales, à la ville ou à la campagne. L’institution&lt;br /&gt;
coutumière. Partant des acquis de l’histoire culturelle, nous avons élargi cette&lt;br /&gt;
définition, pour y inclure l’expression de croyances et représentations collectives&lt;br /&gt;
qui peuvent se concrétiser dans des lieux ou des objets, en nous efforçant d’éviter&lt;br /&gt;
de tomber dans les champs du dictionnaire topographique, évènementiel ou&lt;br /&gt;
biographique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’institution, dont nous efforçons de décrire l’apparition, l’évolution, la&lt;br /&gt;
disparition, doit nécessairement avoir eu un ancrage en Alsace. Bien entendu, tout&lt;br /&gt;
au long des périodes qui nous concernent, l’aire de diffusion de ces institutions a&lt;br /&gt;
pour une bonne part dépassé les frontières de l’Alsace. Nous tenons compte de la&lt;br /&gt;
fluctuation des frontières de cette « province ». Par contre, nous nous attachons,&lt;br /&gt;
pour chacune d’entre elles, à donner des exemples « locaux ». Le dépouillement&lt;br /&gt;
des sources alsaciennes imprimées du Moyen Age, par les équipes du Deutsches&lt;br /&gt;
Rechtswörterbuch (DRW) est à cet égard précieux, tout comme est précieux&lt;br /&gt;
l’ensemble des sources que consultent les auteurs de notre Dictionnaire. Mais le&lt;br /&gt;
DRW est rédigé en allemand.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Dictionnaire Historique des Institutions de l’Alsace (DHIA) est une entreprise&lt;br /&gt;
très contemporaine. Compte-tenu de l’évolution linguistique de l’Alsace, il&lt;br /&gt;
traite en français, d’institutions historiques, locales, alsaciennes, allemandes du&lt;br /&gt;
sud-ouest, impériales (Saint-Empire), ou françaises telles qu’elles ont existé en&lt;br /&gt;
Alsace.&lt;br /&gt;
Nous nous sommes fixés, dans un premier temps, 1815 comme limite&lt;br /&gt;
chronologique en aval. Du Moyen Age à 1815 : la période est assez vaste. Notre&lt;br /&gt;
travail s’étend sur une des césures majeures de l’évolution institutionnelle de&lt;br /&gt;
l’Alsace : la formation des départements, l’introduction des règlementations&lt;br /&gt;
publiques révolutionnaires et celle des grands codes napoléoniens.&lt;br /&gt;
Notre commission s’efforcera tout au long de son travail, d’améliorer sans cesse&lt;br /&gt;
sa recherche et son résultat. Elle compte sur l’intérêt et l’indulgence de ses lecteurs.&lt;br /&gt;
Enfin, la commission espère bien être rejointe par d’autres auteurs, quel que&lt;br /&gt;
soit leur statut, et tout particulièrement de jeunes chercheurs.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>DDC</name></author>
		
	</entry>
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		<updated>2018-09-26T09:16:18Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;DDC : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Le Dictionnaire historique des Institutions de l’Alsace est l’oeuvre d’un groupe d’historiens de l’Alsace. Après plusieurs tentatives le travail a été mis en&lt;br /&gt;
chantier à l’automne 2007. À l’invitation de la [http://www.alsace-histoire.org/ Fédération des Sociétés d’Histoire et d’Archéologie de l’Alsace] et de l’[http://histoire.unistra.fr/departements-et-instituts/departement-dhistoire/institut-dhistoire-dalsace/ Institut d’Histoire d’Alsace de l’Universitéde Strasbourg], qui en fait une de ses entreprises de recherche, ces historiens&lt;br /&gt;
se sont réunis mois après mois pour arrêter la nomenclature des institutions à&lt;br /&gt;
décrire et analyser, se répartir le travail, examiner les notices fournies, corriger le&lt;br /&gt;
travail et en fin de compte donner leur aval à un bon à tirer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Présentation ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si ce dictionnaire est une entreprise collective, il est d’abord celle de ses auteurs,&lt;br /&gt;
qui signent chacune de leurs contributions.&lt;br /&gt;
Le premier choix qui a été fait, a été celui du dictionnaire alphabétique. Il&lt;br /&gt;
comporte ses inconvénients. Les « oublis » n’en sont sans doute pas le plus&lt;br /&gt;
important. Le problème majeur est celui de la gestion des renvois. Leur&lt;br /&gt;
articulation, on le sait, donne son importance véritable à un dictionnaire.&lt;br /&gt;
La nomenclature a été, au départ, plus facile à établir. Nous disposions déjà&lt;br /&gt;
de plusieurs instruments de travail. Philippe Xavier Horrer s’était arrêté à la&lt;br /&gt;
lettre C, dont il n’existe qu’un manuscrit. Charles Schmidt a laissé plusieurs&lt;br /&gt;
« dictionnaires », strasbourgeois et alsacien, publiés après sa mort. Auguste-&lt;br /&gt;
Marie-Pierre Ingold avait assuré la publication, posthume elle aussi, du&lt;br /&gt;
Dictionnaire des institutions de l’Alsace sous l’Ancien Régime de Charles Hoffmann.&lt;br /&gt;
Francois-Jacques Himly a écrit plusieurs « glossaires » et, en dernier lieu, publié&lt;br /&gt;
un Dictionnaire ancien alsacien-français, XIIIe-XVIIIe siècles. Marcel Thomann&lt;br /&gt;
avait établi un « fichier des institutions de l’Alsace », dont il a fait don à la&lt;br /&gt;
Fédération des Sociétés d’Histoire et d’Archéologie d’Alsace, à charge pour&lt;br /&gt;
elle d’éditer un dictionnaire. Ce fichier a constitué le point de départ de notre&lt;br /&gt;
nomenclature. Mais elle s’est enrichie tout au long de notre travail collectif par&lt;br /&gt;
les propositions, les délibérations, les décisions de notre commission.&lt;br /&gt;
Notre Dictionnaire se veut un dictionnaire des institutions, au sens large&lt;br /&gt;
du terme. Pour la définition de « l’institution » nous partons de l’histoire du&lt;br /&gt;
droit. Notre région a vu coexister ou se succéder le droit coutumier et le droit&lt;br /&gt;
canonique, des statuts et des coutumes, auxquels se surimpose le droit romain,&lt;br /&gt;
interprétés par des juristes allemands, puis par des juristes français, et le droit&lt;br /&gt;
français public et privé à partir de 1789. Tout au long de son histoire, l’Alsace a&lt;br /&gt;
connu les procédures, lentes et évolutives, ou encore volontaristes et immédiates,&lt;br /&gt;
de l’introduction de droits nouveaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Définitions == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’institution est ainsi l’expression d’une règle de droit ou d’un ensemble de règles&lt;br /&gt;
de droit régissant des activités sociales, à la ville ou à la campagne. L’institution&lt;br /&gt;
coutumière. Partant des acquis de l’histoire culturelle, nous avons élargi cette&lt;br /&gt;
définition, pour y inclure l’expression de croyances et représentations collectives&lt;br /&gt;
qui peuvent se concrétiser dans des lieux ou des objets, en nous efforçant d’éviter&lt;br /&gt;
de tomber dans les champs du dictionnaire topographique, évènementiel ou&lt;br /&gt;
biographique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’institution, dont nous efforçons de décrire l’apparition, l’évolution, la&lt;br /&gt;
disparition, doit nécessairement avoir eu un ancrage en Alsace. Bien entendu, tout&lt;br /&gt;
au long des périodes qui nous concernent, l’aire de diffusion de ces institutions a&lt;br /&gt;
pour une bonne part dépassé les frontières de l’Alsace. Nous tenons compte de la&lt;br /&gt;
fluctuation des frontières de cette « province ». Par contre, nous nous attachons,&lt;br /&gt;
pour chacune d’entre elles, à donner des exemples « locaux ». Le dépouillement&lt;br /&gt;
des sources alsaciennes imprimées du Moyen Age, par les équipes du Deutsches&lt;br /&gt;
Rechtswörterbuch (DRW) est à cet égard précieux, tout comme est précieux&lt;br /&gt;
l’ensemble des sources que consultent les auteurs de notre Dictionnaire. Mais le&lt;br /&gt;
DRW est rédigé en allemand.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Dictionnaire Historique des Institutions de l’Alsace (DHIA) est une entreprise&lt;br /&gt;
très contemporaine. Compte-tenu de l’évolution linguistique de l’Alsace, il&lt;br /&gt;
traite en français, d’institutions historiques, locales, alsaciennes, allemandes du&lt;br /&gt;
sud-ouest, impériales (Saint-Empire), ou françaises telles qu’elles ont existé en&lt;br /&gt;
Alsace.&lt;br /&gt;
Nous nous sommes fixés, dans un premier temps, 1815 comme limite&lt;br /&gt;
chronologique en aval. Du Moyen Age à 1815 : la période est assez vaste. Notre&lt;br /&gt;
travail s’étend sur une des césures majeures de l’évolution institutionnelle de&lt;br /&gt;
l’Alsace : la formation des départements, l’introduction des règlementations&lt;br /&gt;
publiques révolutionnaires et celle des grands codes napoléoniens.&lt;br /&gt;
Notre commission s’efforcera tout au long de son travail, d’améliorer sans cesse&lt;br /&gt;
sa recherche et son résultat. Elle compte sur l’intérêt et l’indulgence de ses lecteurs.&lt;br /&gt;
Enfin, la commission espère bien être rejointe par d’autres auteurs, quel que&lt;br /&gt;
soit leur statut, et tout particulièrement de jeunes chercheurs.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>DDC</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Dictionnaire_historique_des_institutions_de_l%27Alsace_du_Moyen_%C3%82ge_%C3%A0_1815&amp;diff=48</id>
		<title>Dictionnaire historique des institutions de l&#039;Alsace du Moyen Âge à 1815</title>
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		<updated>2018-09-26T09:16:05Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;DDC : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Le Dictionnaire historique des Institutions de l’Alsace est l’oeuvre d’un groupe d’historiens de l’Alsace. Après plusieurs tentatives le travail a été mis en&lt;br /&gt;
chantier à l’automne 2007. À l’invitation de la [http://www.alsace-histoire.org/ Fédération des Sociétés d’Histoireet d’Archéologie de l’Alsace] et de l’[http://histoire.unistra.fr/departements-et-instituts/departement-dhistoire/institut-dhistoire-dalsace/ Institut d’Histoire d’Alsace de l’Universitéde Strasbourg], qui en fait une de ses entreprises de recherche, ces historiens&lt;br /&gt;
se sont réunis mois après mois pour arrêter la nomenclature des institutions à&lt;br /&gt;
décrire et analyser, se répartir le travail, examiner les notices fournies, corriger le&lt;br /&gt;
travail et en fin de compte donner leur aval à un bon à tirer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Présentation ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si ce dictionnaire est une entreprise collective, il est d’abord celle de ses auteurs,&lt;br /&gt;
qui signent chacune de leurs contributions.&lt;br /&gt;
Le premier choix qui a été fait, a été celui du dictionnaire alphabétique. Il&lt;br /&gt;
comporte ses inconvénients. Les « oublis » n’en sont sans doute pas le plus&lt;br /&gt;
important. Le problème majeur est celui de la gestion des renvois. Leur&lt;br /&gt;
articulation, on le sait, donne son importance véritable à un dictionnaire.&lt;br /&gt;
La nomenclature a été, au départ, plus facile à établir. Nous disposions déjà&lt;br /&gt;
de plusieurs instruments de travail. Philippe Xavier Horrer s’était arrêté à la&lt;br /&gt;
lettre C, dont il n’existe qu’un manuscrit. Charles Schmidt a laissé plusieurs&lt;br /&gt;
« dictionnaires », strasbourgeois et alsacien, publiés après sa mort. Auguste-&lt;br /&gt;
Marie-Pierre Ingold avait assuré la publication, posthume elle aussi, du&lt;br /&gt;
Dictionnaire des institutions de l’Alsace sous l’Ancien Régime de Charles Hoffmann.&lt;br /&gt;
Francois-Jacques Himly a écrit plusieurs « glossaires » et, en dernier lieu, publié&lt;br /&gt;
un Dictionnaire ancien alsacien-français, XIIIe-XVIIIe siècles. Marcel Thomann&lt;br /&gt;
avait établi un « fichier des institutions de l’Alsace », dont il a fait don à la&lt;br /&gt;
Fédération des Sociétés d’Histoire et d’Archéologie d’Alsace, à charge pour&lt;br /&gt;
elle d’éditer un dictionnaire. Ce fichier a constitué le point de départ de notre&lt;br /&gt;
nomenclature. Mais elle s’est enrichie tout au long de notre travail collectif par&lt;br /&gt;
les propositions, les délibérations, les décisions de notre commission.&lt;br /&gt;
Notre Dictionnaire se veut un dictionnaire des institutions, au sens large&lt;br /&gt;
du terme. Pour la définition de « l’institution » nous partons de l’histoire du&lt;br /&gt;
droit. Notre région a vu coexister ou se succéder le droit coutumier et le droit&lt;br /&gt;
canonique, des statuts et des coutumes, auxquels se surimpose le droit romain,&lt;br /&gt;
interprétés par des juristes allemands, puis par des juristes français, et le droit&lt;br /&gt;
français public et privé à partir de 1789. Tout au long de son histoire, l’Alsace a&lt;br /&gt;
connu les procédures, lentes et évolutives, ou encore volontaristes et immédiates,&lt;br /&gt;
de l’introduction de droits nouveaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Définitions == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’institution est ainsi l’expression d’une règle de droit ou d’un ensemble de règles&lt;br /&gt;
de droit régissant des activités sociales, à la ville ou à la campagne. L’institution&lt;br /&gt;
coutumière. Partant des acquis de l’histoire culturelle, nous avons élargi cette&lt;br /&gt;
définition, pour y inclure l’expression de croyances et représentations collectives&lt;br /&gt;
qui peuvent se concrétiser dans des lieux ou des objets, en nous efforçant d’éviter&lt;br /&gt;
de tomber dans les champs du dictionnaire topographique, évènementiel ou&lt;br /&gt;
biographique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’institution, dont nous efforçons de décrire l’apparition, l’évolution, la&lt;br /&gt;
disparition, doit nécessairement avoir eu un ancrage en Alsace. Bien entendu, tout&lt;br /&gt;
au long des périodes qui nous concernent, l’aire de diffusion de ces institutions a&lt;br /&gt;
pour une bonne part dépassé les frontières de l’Alsace. Nous tenons compte de la&lt;br /&gt;
fluctuation des frontières de cette « province ». Par contre, nous nous attachons,&lt;br /&gt;
pour chacune d’entre elles, à donner des exemples « locaux ». Le dépouillement&lt;br /&gt;
des sources alsaciennes imprimées du Moyen Age, par les équipes du Deutsches&lt;br /&gt;
Rechtswörterbuch (DRW) est à cet égard précieux, tout comme est précieux&lt;br /&gt;
l’ensemble des sources que consultent les auteurs de notre Dictionnaire. Mais le&lt;br /&gt;
DRW est rédigé en allemand.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Dictionnaire Historique des Institutions de l’Alsace (DHIA) est une entreprise&lt;br /&gt;
très contemporaine. Compte-tenu de l’évolution linguistique de l’Alsace, il&lt;br /&gt;
traite en français, d’institutions historiques, locales, alsaciennes, allemandes du&lt;br /&gt;
sud-ouest, impériales (Saint-Empire), ou françaises telles qu’elles ont existé en&lt;br /&gt;
Alsace.&lt;br /&gt;
Nous nous sommes fixés, dans un premier temps, 1815 comme limite&lt;br /&gt;
chronologique en aval. Du Moyen Age à 1815 : la période est assez vaste. Notre&lt;br /&gt;
travail s’étend sur une des césures majeures de l’évolution institutionnelle de&lt;br /&gt;
l’Alsace : la formation des départements, l’introduction des règlementations&lt;br /&gt;
publiques révolutionnaires et celle des grands codes napoléoniens.&lt;br /&gt;
Notre commission s’efforcera tout au long de son travail, d’améliorer sans cesse&lt;br /&gt;
sa recherche et son résultat. Elle compte sur l’intérêt et l’indulgence de ses lecteurs.&lt;br /&gt;
Enfin, la commission espère bien être rejointe par d’autres auteurs, quel que&lt;br /&gt;
soit leur statut, et tout particulièrement de jeunes chercheurs.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>DDC</name></author>
		
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		<id>https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Dictionnaire_historique_des_institutions_de_l%27Alsace_du_Moyen_%C3%82ge_%C3%A0_1815&amp;diff=47</id>
		<title>Dictionnaire historique des institutions de l&#039;Alsace du Moyen Âge à 1815</title>
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		<updated>2018-09-26T09:14:36Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;DDC : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Le Dictionnaire historique des Institutions de l’Alsace est l’oeuvre d’un groupe d’historiens de l’Alsace. Après plusieurs tentatives le travail a été mis en&lt;br /&gt;
chantier à l’automne 2007. À l’invitation de la Fédération des Sociétés d’Histoire&lt;br /&gt;
et d’Archéologie de l’Alsace et de l’Institut d’Histoire d’Alsace de l’Université&lt;br /&gt;
de Strasbourg, qui en fait une de ses entreprises de recherche, ces historiens&lt;br /&gt;
se sont réunis mois après mois pour arrêter la nomenclature des institutions à&lt;br /&gt;
décrire et analyser, se répartir le travail, examiner les notices fournies, corriger le&lt;br /&gt;
travail et en fin de compte donner leur aval à un bon à tirer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Présentation ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si ce dictionnaire est une entreprise collective, il est d’abord celle de ses auteurs,&lt;br /&gt;
qui signent chacune de leurs contributions.&lt;br /&gt;
Le premier choix qui a été fait, a été celui du dictionnaire alphabétique. Il&lt;br /&gt;
comporte ses inconvénients. Les « oublis » n’en sont sans doute pas le plus&lt;br /&gt;
important. Le problème majeur est celui de la gestion des renvois. Leur&lt;br /&gt;
articulation, on le sait, donne son importance véritable à un dictionnaire.&lt;br /&gt;
La nomenclature a été, au départ, plus facile à établir. Nous disposions déjà&lt;br /&gt;
de plusieurs instruments de travail. Philippe Xavier Horrer s’était arrêté à la&lt;br /&gt;
lettre C, dont il n’existe qu’un manuscrit. Charles Schmidt a laissé plusieurs&lt;br /&gt;
« dictionnaires », strasbourgeois et alsacien, publiés après sa mort. Auguste-&lt;br /&gt;
Marie-Pierre Ingold avait assuré la publication, posthume elle aussi, du&lt;br /&gt;
Dictionnaire des institutions de l’Alsace sous l’Ancien Régime de Charles Hoffmann.&lt;br /&gt;
Francois-Jacques Himly a écrit plusieurs « glossaires » et, en dernier lieu, publié&lt;br /&gt;
un Dictionnaire ancien alsacien-français, XIIIe-XVIIIe siècles. Marcel Thomann&lt;br /&gt;
avait établi un « fichier des institutions de l’Alsace », dont il a fait don à la&lt;br /&gt;
Fédération des Sociétés d’Histoire et d’Archéologie d’Alsace, à charge pour&lt;br /&gt;
elle d’éditer un dictionnaire. Ce fichier a constitué le point de départ de notre&lt;br /&gt;
nomenclature. Mais elle s’est enrichie tout au long de notre travail collectif par&lt;br /&gt;
les propositions, les délibérations, les décisions de notre commission.&lt;br /&gt;
Notre Dictionnaire se veut un dictionnaire des institutions, au sens large&lt;br /&gt;
du terme. Pour la définition de « l’institution » nous partons de l’histoire du&lt;br /&gt;
droit. Notre région a vu coexister ou se succéder le droit coutumier et le droit&lt;br /&gt;
canonique, des statuts et des coutumes, auxquels se surimpose le droit romain,&lt;br /&gt;
interprétés par des juristes allemands, puis par des juristes français, et le droit&lt;br /&gt;
français public et privé à partir de 1789. Tout au long de son histoire, l’Alsace a&lt;br /&gt;
connu les procédures, lentes et évolutives, ou encore volontaristes et immédiates,&lt;br /&gt;
de l’introduction de droits nouveaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Définitions == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’institution est ainsi l’expression d’une règle de droit ou d’un ensemble de règles&lt;br /&gt;
de droit régissant des activités sociales, à la ville ou à la campagne. L’institution&lt;br /&gt;
coutumière. Partant des acquis de l’histoire culturelle, nous avons élargi cette&lt;br /&gt;
définition, pour y inclure l’expression de croyances et représentations collectives&lt;br /&gt;
qui peuvent se concrétiser dans des lieux ou des objets, en nous efforçant d’éviter&lt;br /&gt;
de tomber dans les champs du dictionnaire topographique, évènementiel ou&lt;br /&gt;
biographique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’institution, dont nous efforçons de décrire l’apparition, l’évolution, la&lt;br /&gt;
disparition, doit nécessairement avoir eu un ancrage en Alsace. Bien entendu, tout&lt;br /&gt;
au long des périodes qui nous concernent, l’aire de diffusion de ces institutions a&lt;br /&gt;
pour une bonne part dépassé les frontières de l’Alsace. Nous tenons compte de la&lt;br /&gt;
fluctuation des frontières de cette « province ». Par contre, nous nous attachons,&lt;br /&gt;
pour chacune d’entre elles, à donner des exemples « locaux ». Le dépouillement&lt;br /&gt;
des sources alsaciennes imprimées du Moyen Age, par les équipes du Deutsches&lt;br /&gt;
Rechtswörterbuch (DRW) est à cet égard précieux, tout comme est précieux&lt;br /&gt;
l’ensemble des sources que consultent les auteurs de notre Dictionnaire. Mais le&lt;br /&gt;
DRW est rédigé en allemand.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Dictionnaire Historique des Institutions de l’Alsace (DHIA) est une entreprise&lt;br /&gt;
très contemporaine. Compte-tenu de l’évolution linguistique de l’Alsace, il&lt;br /&gt;
traite en français, d’institutions historiques, locales, alsaciennes, allemandes du&lt;br /&gt;
sud-ouest, impériales (Saint-Empire), ou françaises telles qu’elles ont existé en&lt;br /&gt;
Alsace.&lt;br /&gt;
Nous nous sommes fixés, dans un premier temps, 1815 comme limite&lt;br /&gt;
chronologique en aval. Du Moyen Age à 1815 : la période est assez vaste. Notre&lt;br /&gt;
travail s’étend sur une des césures majeures de l’évolution institutionnelle de&lt;br /&gt;
l’Alsace : la formation des départements, l’introduction des règlementations&lt;br /&gt;
publiques révolutionnaires et celle des grands codes napoléoniens.&lt;br /&gt;
Notre commission s’efforcera tout au long de son travail, d’améliorer sans cesse&lt;br /&gt;
sa recherche et son résultat. Elle compte sur l’intérêt et l’indulgence de ses lecteurs.&lt;br /&gt;
Enfin, la commission espère bien être rejointe par d’autres auteurs, quel que&lt;br /&gt;
soit leur statut, et tout particulièrement de jeunes chercheurs.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>DDC</name></author>
		
	</entry>
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		<id>https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Dictionnaire_historique_des_institutions_de_l%27Alsace_du_Moyen_%C3%82ge_%C3%A0_1815&amp;diff=46</id>
		<title>Dictionnaire historique des institutions de l&#039;Alsace du Moyen Âge à 1815</title>
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		<updated>2018-09-26T09:13:52Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;DDC : /* Définitions */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Le Dictionnaire historique des Institutions de l’Alsace est l’oeuvre d’un groupe d’historiens de l’Alsace. Vous en&lt;br /&gt;
trouverez les noms ci-après. Après plusieurs tentatives le travail a été mis en&lt;br /&gt;
chantier à l’automne 2007. À l’invitation de la Fédération des Sociétés d’Histoire&lt;br /&gt;
et d’Archéologie de l’Alsace et de l’Institut d’Histoire d’Alsace de l’Université&lt;br /&gt;
de Strasbourg, qui en fait une de ses entreprises de recherche, ces historiens&lt;br /&gt;
se sont réunis mois après mois pour arrêter la nomenclature des institutions à&lt;br /&gt;
décrire et analyser, se répartir le travail, examiner les notices fournies, corriger le&lt;br /&gt;
travail et en fin de compte donner leur aval à un bon à tirer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Présentation ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si ce dictionnaire est une entreprise collective, il est d’abord celle de ses auteurs,&lt;br /&gt;
qui signent chacune de leurs contributions.&lt;br /&gt;
Le premier choix qui a été fait, a été celui du dictionnaire alphabétique. Il&lt;br /&gt;
comporte ses inconvénients. Les « oublis » n’en sont sans doute pas le plus&lt;br /&gt;
important. Le problème majeur est celui de la gestion des renvois. Leur&lt;br /&gt;
articulation, on le sait, donne son importance véritable à un dictionnaire.&lt;br /&gt;
La nomenclature a été, au départ, plus facile à établir. Nous disposions déjà&lt;br /&gt;
de plusieurs instruments de travail. Philippe Xavier Horrer s’était arrêté à la&lt;br /&gt;
lettre C, dont il n’existe qu’un manuscrit. Charles Schmidt a laissé plusieurs&lt;br /&gt;
« dictionnaires », strasbourgeois et alsacien, publiés après sa mort. Auguste-&lt;br /&gt;
Marie-Pierre Ingold avait assuré la publication, posthume elle aussi, du&lt;br /&gt;
Dictionnaire des institutions de l’Alsace sous l’Ancien Régime de Charles Hoffmann.&lt;br /&gt;
Francois-Jacques Himly a écrit plusieurs « glossaires » et, en dernier lieu, publié&lt;br /&gt;
un Dictionnaire ancien alsacien-français, XIIIe-XVIIIe siècles. Marcel Thomann&lt;br /&gt;
avait établi un « fichier des institutions de l’Alsace », dont il a fait don à la&lt;br /&gt;
Fédération des Sociétés d’Histoire et d’Archéologie d’Alsace, à charge pour&lt;br /&gt;
elle d’éditer un dictionnaire. Ce fichier a constitué le point de départ de notre&lt;br /&gt;
nomenclature. Mais elle s’est enrichie tout au long de notre travail collectif par&lt;br /&gt;
les propositions, les délibérations, les décisions de notre commission.&lt;br /&gt;
Notre Dictionnaire se veut un dictionnaire des institutions, au sens large&lt;br /&gt;
du terme. Pour la définition de « l’institution » nous partons de l’histoire du&lt;br /&gt;
droit. Notre région a vu coexister ou se succéder le droit coutumier et le droit&lt;br /&gt;
canonique, des statuts et des coutumes, auxquels se surimpose le droit romain,&lt;br /&gt;
interprétés par des juristes allemands, puis par des juristes français, et le droit&lt;br /&gt;
français public et privé à partir de 1789. Tout au long de son histoire, l’Alsace a&lt;br /&gt;
connu les procédures, lentes et évolutives, ou encore volontaristes et immédiates,&lt;br /&gt;
de l’introduction de droits nouveaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Définitions == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’institution est ainsi l’expression d’une règle de droit ou d’un ensemble de règles&lt;br /&gt;
de droit régissant des activités sociales, à la ville ou à la campagne. L’institution&lt;br /&gt;
coutumière. Partant des acquis de l’histoire culturelle, nous avons élargi cette&lt;br /&gt;
définition, pour y inclure l’expression de croyances et représentations collectives&lt;br /&gt;
qui peuvent se concrétiser dans des lieux ou des objets, en nous efforçant d’éviter&lt;br /&gt;
de tomber dans les champs du dictionnaire topographique, évènementiel ou&lt;br /&gt;
biographique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’institution, dont nous efforçons de décrire l’apparition, l’évolution, la&lt;br /&gt;
disparition, doit nécessairement avoir eu un ancrage en Alsace. Bien entendu, tout&lt;br /&gt;
au long des périodes qui nous concernent, l’aire de diffusion de ces institutions a&lt;br /&gt;
pour une bonne part dépassé les frontières de l’Alsace. Nous tenons compte de la&lt;br /&gt;
fluctuation des frontières de cette « province ». Par contre, nous nous attachons,&lt;br /&gt;
pour chacune d’entre elles, à donner des exemples « locaux ». Le dépouillement&lt;br /&gt;
des sources alsaciennes imprimées du Moyen Age, par les équipes du Deutsches&lt;br /&gt;
Rechtswörterbuch (DRW) est à cet égard précieux, tout comme est précieux&lt;br /&gt;
l’ensemble des sources que consultent les auteurs de notre Dictionnaire. Mais le&lt;br /&gt;
DRW est rédigé en allemand.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Dictionnaire Historique des Institutions de l’Alsace (DHIA) est une entreprise&lt;br /&gt;
très contemporaine. Compte-tenu de l’évolution linguistique de l’Alsace, il&lt;br /&gt;
traite en français, d’institutions historiques, locales, alsaciennes, allemandes du&lt;br /&gt;
sud-ouest, impériales (Saint-Empire), ou françaises telles qu’elles ont existé en&lt;br /&gt;
Alsace.&lt;br /&gt;
Nous nous sommes fixés, dans un premier temps, 1815 comme limite&lt;br /&gt;
chronologique en aval. Du Moyen Age à 1815 : la période est assez vaste. Notre&lt;br /&gt;
travail s’étend sur une des césures majeures de l’évolution institutionnelle de&lt;br /&gt;
l’Alsace : la formation des départements, l’introduction des règlementations&lt;br /&gt;
publiques révolutionnaires et celle des grands codes napoléoniens.&lt;br /&gt;
Notre commission s’efforcera tout au long de son travail, d’améliorer sans cesse&lt;br /&gt;
sa recherche et son résultat. Elle compte sur l’intérêt et l’indulgence de ses lecteurs.&lt;br /&gt;
Enfin, la commission espère bien être rejointe par d’autres auteurs, quel que&lt;br /&gt;
soit leur statut, et tout particulièrement de jeunes chercheurs.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>DDC</name></author>
		
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		<updated>2018-09-26T09:12:53Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;DDC : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;voir [[Artillerie]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie: histoire militaire]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>DDC</name></author>
		
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		<id>https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Achtundzwanziger&amp;diff=44</id>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;DDC : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;voir [[Conseil des vingt-huit]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie: administration municipale de Strasbourg]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>DDC</name></author>
		
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		<id>https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Gesch%C3%BCtz&amp;diff=43</id>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;DDC : Page créée avec « voir Artillerie »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;voir [[Artillerie]]&lt;/div&gt;</summary>
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		<updated>2018-09-26T09:11:02Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;DDC : /* Bibliographie */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Artillerie]] (&amp;#039;&amp;#039;Geschütz&amp;#039;&amp;#039;)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L&amp;#039;apparition des armes à feu ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les milices des villes d’Alsace se dotent d’armes&lt;br /&gt;
à feu vers la fin du XIVe siècle. Les compagnies&lt;br /&gt;
de tireurs manient l’arquebuse et les villes&lt;br /&gt;
les plus importantes se dotent de canons. On a&lt;br /&gt;
une indication de leur diffusion dans la composition&lt;br /&gt;
de la levée à opérer que décrètent les Etats&lt;br /&gt;
d’Alsace (&amp;#039;&amp;#039;Landstände&amp;#039;&amp;#039;) de 1572. Outre Strasbourg,&lt;br /&gt;
Haguenau (et le grand bailliage) et Kaysersberg,&lt;br /&gt;
les autres villes de la Décapole doivent également&lt;br /&gt;
fournir des canons et des artilleurs. Colmar dispose&lt;br /&gt;
également d’une artillerie, de même que Haguenau,&lt;br /&gt;
Sélestat, Obernai. Les milices que lève la Régence&lt;br /&gt;
d’Ensisheim ne comptent pas de compagnies d’artilleurs&lt;br /&gt;
, les artilleurs et canons des &amp;#039;&amp;#039;Vorlände&amp;#039;&amp;#039; sont&lt;br /&gt;
ceux des mercenaires de la maison de Habsbourg.&lt;br /&gt;
Pourtant aucune de ces villes, qui se croyaient à&lt;br /&gt;
l’abri derrière leurs remparts et leurs canons, ne&lt;br /&gt;
résistent à l’artillerie moderne des armées qui ravagent&lt;br /&gt;
l’Alsace au XVIIe siècle (Rodolphe Reuss).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L&amp;#039;artillerie strasbourgeoise ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est au milieu du XVIe siècle qu’apparaît l’adage&lt;br /&gt;
« &amp;#039;&amp;#039;Nürnberger Witz, Strassburger Geschütz, Venediger&lt;br /&gt;
Macht, Augsburger Pracht, Ulmer Geld regieren die&lt;br /&gt;
Welt&amp;#039;&amp;#039; ». On en sait donc beaucoup plus sur l’artillerie&lt;br /&gt;
strasbourgeoise, qui apparaît dans la deuxième&lt;br /&gt;
moitié du XIVe siècle. Les premières pièces&lt;br /&gt;
strasbourgeoises ont été achetées à Nuremberg&lt;br /&gt;
qui utilise l’artillerie dès 1350. Mais, en 1371&lt;br /&gt;
Strasbourg embauche un fondeur de bouches à&lt;br /&gt;
feu (&amp;#039;&amp;#039;Büchsenmeister&amp;#039;&amp;#039;) et se lance dans la fabrication,&lt;br /&gt;
ce qui ne la dispense pas de procéder à des achats&lt;br /&gt;
massifs auprès d’autres villes (Fribourg, Bâle). La&lt;br /&gt;
milice strasbourgeoise utilise son artillerie dans ses&lt;br /&gt;
expéditions extérieures (Alfred Pfleger). Mais l’artillerie&lt;br /&gt;
a un rôle surtout défensif, ainsi pour repousser&lt;br /&gt;
les attaques des « routiers » (1365 ;1375, 1392),&lt;br /&gt;
des Armagnacs (1439, 1444). Le rôle de l’artillerie&lt;br /&gt;
de campagne strasbourgeoise dans la guerre de&lt;br /&gt;
Dachstein (1419-1422) est plus discuté, mais se&lt;br /&gt;
révèle efficace dans la levée du siège d’Oberkirch&lt;br /&gt;
en 1428, ou dans la guerre de Wasselonne, où s’illustre&lt;br /&gt;
leur gros canon, le Roraff. La menace que&lt;br /&gt;
représente Charles le Téméraire pour Strasbourg&lt;br /&gt;
(1475), oblige la ville à se fortifier de façon plus efficace&lt;br /&gt;
et à se doter d’une artillerie plus conséquente,&lt;br /&gt;
50 canons fixés sur étaux et 55 couleuvrines&lt;br /&gt;
ainsi que 427 arquebuses (Philippe Dollinger). Les&lt;br /&gt;
Suisses s’emparent de nombreuses pièces de l’artillerie&lt;br /&gt;
de la coalition mise sur pied par Maximilien&lt;br /&gt;
Ier et défaite à Dornach par les Suisses (1499),&lt;br /&gt;
dont celles de Strasbourg, alliée de Maximilien, en&lt;br /&gt;
particulier son gros canon, l’Autruche (&amp;#039;&amp;#039;Strüss von&lt;br /&gt;
Strassburg&amp;#039;&amp;#039;) avec celui des troupes de la Régence&lt;br /&gt;
d’Ensisheim, la Kättelerli, qu’ils livreront plus tard&lt;br /&gt;
aux Strasbourgeois (Martin).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les fonderies de Strasbourg == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au début du XVIe siècle, une fonderie d’artillerie&lt;br /&gt;
fait partie intégrante de l’arsenal de Strasbourg&lt;br /&gt;
(&amp;#039;&amp;#039;Zeughaus&amp;#039;&amp;#039;) et un imposant parc d’artillerie est installé&lt;br /&gt;
au Marais-Vert. L&amp;#039;empereur Maximilien les visite à chacun&lt;br /&gt;
de ses séjours à Strasbourg. En 1507, il assiste&lt;br /&gt;
à une démonstration d’artillerie dans la Plaine des&lt;br /&gt;
Bouchers. Les fondeurs strasbourgeois, fort renommés,&lt;br /&gt;
sont « prêtés » aux autres villes du sud de l’Allemagne&lt;br /&gt;
ou de Suisse : à Nuremberg et à Bâle. Leur&lt;br /&gt;
production de canons, mais surtout d’arquebuses&lt;br /&gt;
est importante et appréciée au XVe et au XVIe siècles&lt;br /&gt;
(François Joseph Fuchs). Les Strasbourgeois&lt;br /&gt;
sont attachés à leurs canons, qu’ils baptisent de sobriquets&lt;br /&gt;
comme le &amp;#039;&amp;#039;Roraff&amp;#039;&amp;#039;, qui tonnait chaque soir pour&lt;br /&gt;
signaler la fermeture imminente des portes de la&lt;br /&gt;
ville, ou la poétique Mésange (&amp;#039;&amp;#039;Meise&amp;#039;&amp;#039;), réputée pour&lt;br /&gt;
tirer de Strasbourg à Hausbergen : une exagération&lt;br /&gt;
typique de la population strasbourgeoise, à l’origine&lt;br /&gt;
de leur surnom de &amp;#039;&amp;#039;Meiselocker&amp;#039;&amp;#039; (Alfred Pfleger).&lt;br /&gt;
Pourtant, les fondeurs de canons sont aussi fondeurs&lt;br /&gt;
de cloches, et l’on trouve des fonderies dans&lt;br /&gt;
d’autres quartiers de Strasbourg, de même que des&lt;br /&gt;
fabricants de poudres, des armuriers et des arquebusiers.&lt;br /&gt;
Une d’entre elles brûle en 1570 : elle est&lt;br /&gt;
située à la Krutenau, derrière Saint-Nicolas-aux-&lt;br /&gt;
Ondes. La plus célèbre, située rue Sainte-Barbe, est&lt;br /&gt;
celle des frères Edel, qui fondent la &amp;#039;&amp;#039;Zehnerglock&amp;#039;&amp;#039; en&lt;br /&gt;
1786 (Paul Martin). La plus importante des fonderies&lt;br /&gt;
de Strasbourg se situe cependant devant la&lt;br /&gt;
porte des Juifs, au futur chantier des Pontonniers,&lt;br /&gt;
mais est ramenée après 1620 dans l’enceinte, près&lt;br /&gt;
de la porte Blanche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les autres fonderies de canons en Alsace == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe des fonderies de canons dans d’autres villes&lt;br /&gt;
d’Alsace, par exemple à Colmar. Jusqu’en 1476&lt;br /&gt;
Colmar s’était contentée d’acheter des petites pièces,&lt;br /&gt;
couleuvrines principalement. En 1476, elle en&lt;br /&gt;
fond une. Activité encore réduite : 2 canons fondus&lt;br /&gt;
en 1520. Mais en 1525, pour se protéger des&lt;br /&gt;
bandes paysannes, elle garnit ses remparts de 13&lt;br /&gt;
canons. Elle fait appel à partir de 1532 à un fondeur strasbourgeois, Joerg von Guntheim pour se doter de pièces supplémentaires : jusqu’en 1536, il&lt;br /&gt;
accroit l’arsenal de Colmar de 13 pièces. En 1575,&lt;br /&gt;
l’artillerie de Colmar compte 34 canons. Mais l’artillerie&lt;br /&gt;
des remparts de Colmar, avec ses 86 pièces,&lt;br /&gt;
ne servit pas plus à la ville, lorsqu’elle fut prise par&lt;br /&gt;
Louis XIV en 1673, que celle de Strasbourg.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le déclin de l&amp;#039;artillerie alsacienne au XVIIe siècle == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la fin du XVIe siècle, il semble que les jours de&lt;br /&gt;
gloire de l’artillerie strasbourgeoise soient passés.&lt;br /&gt;
Les rapports établis par le Magistrat à la fin du&lt;br /&gt;
siècle témoignent d’une artillerie encore fort abondante,&lt;br /&gt;
mais obsolète, et d’une artillerie de siège qui&lt;br /&gt;
rouille sur les remparts. Les nouvelles pièces qui&lt;br /&gt;
y prennent place ébranlent tellement les fortifications&lt;br /&gt;
de Specklin qu’il faut les reprendre en 1635.&lt;br /&gt;
Pendant la guerre de Trente Ans, la ville fait mine&lt;br /&gt;
d’observer la neutralité. Elle met son artillerie à&lt;br /&gt;
la disposition des Suédois : elle servira au siège&lt;br /&gt;
et à la prise de Sélestat et de Benfeld. En 1665,&lt;br /&gt;
Strasbourg dispose d’une artillerie non négligeable&lt;br /&gt;
et le Magistrat s’efforce de remobiliser une population&lt;br /&gt;
dépourvue d’ardeur guerrière. Créquy peut&lt;br /&gt;
prendre les redoutes du pont du Rhin sur la rive&lt;br /&gt;
droite et sur la rive gauche sans rencontrer une&lt;br /&gt;
grande résistance (1678). En 1681, les 300 canons&lt;br /&gt;
de l’ancienne république, tirent trois salves d’honneur&lt;br /&gt;
pour saluer l’entrée de Louis XIV et de ses&lt;br /&gt;
troupes dans la ville ; son infanterie occupe immédiatement&lt;br /&gt;
les remparts et l’arsenal (Rodolphe&lt;br /&gt;
Reuss).&lt;br /&gt;
Alors que le service des fortifications remodèle à&lt;br /&gt;
nouveau l’enceinte de Specklin, en lui adjoignant&lt;br /&gt;
la citadelle, le Magistrat s’occupe de construire de&lt;br /&gt;
nombreuses casernes, situées pour la plupart sur&lt;br /&gt;
des terrains encore libres, de l’autre côté du canal&lt;br /&gt;
des Faux-Remparts, ou de la Porte des Bouchers,&lt;br /&gt;
où vont s’élever les casernes de l’Esplanade.&lt;br /&gt;
L’artillerie française prend possession de l’arsenal,&lt;br /&gt;
sis en bordure de la place du Marché-aux-Chevaux&lt;br /&gt;
(place Broglie). Comme il est insuffisant, une partie&lt;br /&gt;
des magasins est implantée sur l’Esplanade ouverte&lt;br /&gt;
par la jonction avec la citadelle : il prend le nom&lt;br /&gt;
d’arsenal de construction. L’on y loge également les&lt;br /&gt;
employés et ouvriers de l’arsenal et de la fonderie&lt;br /&gt;
(12 officiers et 192 hommes en 1784).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Strasbourg, siège des fonderies royales ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le rétablissement des fonderies ordonné par Louis&lt;br /&gt;
XIV en 1666 et qui se réalise peu à peu, ne semble&lt;br /&gt;
s’être concrétisé à Strasbourg que tardivement.&lt;br /&gt;
Les fondeurs de canons privés ont pu continuer&lt;br /&gt;
leur activité jusqu’en 1716. En 1703, cependant,&lt;br /&gt;
les officiers d’artillerie obtiennent le regroupement&lt;br /&gt;
de la fonderie et de l’arsenal : la fonderie royale&lt;br /&gt;
s’installe le long de l’actuelle rue de la Fonderie, à&lt;br /&gt;
proximité de l’arsenal. Elle prend place dans l’ensemble&lt;br /&gt;
des fonderies royales. Chacune a à sa tête&lt;br /&gt;
un commissaire général des fontes de l’artillerie,&lt;br /&gt;
officiers, mais aussi industriels. La Fonderie d’artillerie&lt;br /&gt;
de Strasbourg est dès lors, avec celle de Douai,&lt;br /&gt;
la plus importante de France et celle où se pratiquent&lt;br /&gt;
la plupart des recherches qui aboutissent à la&lt;br /&gt;
mise sur pied de la puissante artillerie du système&lt;br /&gt;
Gribeauval : il va assurer la supériorité des armées&lt;br /&gt;
de la Révolution et de l’Empire. En particulier, l’on&lt;br /&gt;
y développe le procédé du forage des canons pleins,&lt;br /&gt;
inventé en 1744 par le commissaire général Maritz,&lt;br /&gt;
directeur de la Fonderie de Strasbourg de 1740 et&lt;br /&gt;
diffusé dans l’ensemble des fonderies du Royaume.&lt;br /&gt;
Jean-Baptiste de Dartein, venu de Toulon, après&lt;br /&gt;
un passage par Douai succède à Maritz en 1760.&lt;br /&gt;
Dartein va gérer cette entreprise jusqu’en 1781 :&lt;br /&gt;
elle produira environ 4000 canons.&lt;br /&gt;
A partir de 1708, Strasbourg est une place de garnison&lt;br /&gt;
pour l’artillerie. Lors de la la réorganisation&lt;br /&gt;
de l’artillerie française en 1720, on y affecte un régiment&lt;br /&gt;
à titre permanent. Le Royal Artillerie a un&lt;br /&gt;
casernement à l’Esplanade, pour 720 hommes, soit&lt;br /&gt;
un bataillon ; il est reconstruit à neuf en 1753. Le&lt;br /&gt;
régiment y a son terrain d’exercices : le Polygone&lt;br /&gt;
de la Plaine des Bouchers. A partir de 1749, on assiste&lt;br /&gt;
à une rotation plus importante des bataillons&lt;br /&gt;
de ce même régiment. Puis à partir de 1755, s’y&lt;br /&gt;
succèdent les régiments de Toul, d’Auvergne, de&lt;br /&gt;
Besançon, du Poitou ; de 1772 à 1775, le régiment&lt;br /&gt;
de Besançon, puis, à partir de 1775 et jusqu’en&lt;br /&gt;
1781, le régiment de Grenoble. Vient ensuite le régiment&lt;br /&gt;
de Metz jusqu’en 1785. Il s’agit jusqu’alors&lt;br /&gt;
de bataillons du régiment (720 hommes). A partir&lt;br /&gt;
de 1786, le régiment d’artillerie de Strasbourg, à&lt;br /&gt;
deux bataillons (1400 hommes) prend garnison&lt;br /&gt;
à Strasbourg et occupe la caserne de la Porte des&lt;br /&gt;
Bouchers (Engel).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
François Igersheim&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
*[http://www.numistral.fr/ark:/12148/bpt6k9640811x/f557.item REUSS (Rodolphe), « L’Artillerie strasbourgeoise du 14e au 17e siècle », Revue Alsacienne, 1879].&lt;br /&gt;
*[http://www.numistral.fr/ark:/12148/bpt6k33080s/f5.image REUSS (Rodolphe), &amp;#039;&amp;#039;L’Alsace au XVIIe siècle&amp;#039;&amp;#039;, Paris, 1898].&lt;br /&gt;
*ENGEL (Karl), &amp;#039;&amp;#039;Strassburg als Garnisonsstadt unter dem Ancien Régime&amp;#039;&amp;#039;, Strasbourg, 1901.&lt;br /&gt;
*[http://www.numistral.fr/ark:/12148/bpt6k9750871q/f287.item PFLEGER (Alfred), « Straßburger Geschütz », &amp;#039;&amp;#039;Elsassland&amp;#039;&amp;#039;,9, 1929, p. 257, 307, 350].&lt;br /&gt;
*[http://www.numistral.fr/ark:/12148/bpt6k94145676/f276.item DARTEIN (Abbé L. de), « Jean-Baptiste de Dartein (1719-1781), commissaire général des fontes de l’artillerie de Strasbourg », RA, t. 83, 1936, p. 264-277, 395-445], [http://www.numistral.fr/ark:/12148/bpt6k9414568m/f255.item « Jean Félix de Dartein, baron de Tanviller, commissaire général des fontes à l’artillerie de Strasbourg (1747-1788) », RA, t. 84,1937, p. 244-266].&lt;br /&gt;
*[http://www.numistral.fr/ark:/12148/bpt6k9406968b/f31.item MARTIN (Paul), « L’artillerie et la fonderie de canons de Strasbourg du XIVe au XVIIIe siècle », RA, t. 104, 1966-74], p. 30-39.&lt;br /&gt;
*DOLLINGER (Philippe), « Strasbourg des Grandes invasions au XVIe siècle », t. II de LIVET (G.) et RAPP (F.) (dir.), &amp;#039;&amp;#039;Histoire de Strasbourg&amp;#039;&amp;#039;, Strasbourg, t. II, 1981.&lt;br /&gt;
*[http://www.numistral.fr/ark:/12148/bpt6k94069742/f62.item FUCHS (François Joseph), « Notes sur le commerce des armes à Strasbourg à la fin du XVe siècle et au XVIe siècle », RA, t. 110, 1984, p. 59-74.]&lt;br /&gt;
*[http://journals.openedition.org/alsace/121 LICHTLÉ (Francis), « L’armement colmarien du XIVe au XVIIe siècle », RA, 2010.]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Articles connexes ==&lt;br /&gt;
*[[Arsenal]]&lt;br /&gt;
*[[Artillerie (Ecole d’–)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie: histoire militaire]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:articles de François Igersheim]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>DDC</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Artillerie&amp;diff=41</id>
		<title>Artillerie</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Artillerie&amp;diff=41"/>
		<updated>2018-09-26T09:10:45Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;DDC : /* Bibliographie */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Artillerie]] (&amp;#039;&amp;#039;Geschütz&amp;#039;&amp;#039;)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L&amp;#039;apparition des armes à feu ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les milices des villes d’Alsace se dotent d’armes&lt;br /&gt;
à feu vers la fin du XIVe siècle. Les compagnies&lt;br /&gt;
de tireurs manient l’arquebuse et les villes&lt;br /&gt;
les plus importantes se dotent de canons. On a&lt;br /&gt;
une indication de leur diffusion dans la composition&lt;br /&gt;
de la levée à opérer que décrètent les Etats&lt;br /&gt;
d’Alsace (&amp;#039;&amp;#039;Landstände&amp;#039;&amp;#039;) de 1572. Outre Strasbourg,&lt;br /&gt;
Haguenau (et le grand bailliage) et Kaysersberg,&lt;br /&gt;
les autres villes de la Décapole doivent également&lt;br /&gt;
fournir des canons et des artilleurs. Colmar dispose&lt;br /&gt;
également d’une artillerie, de même que Haguenau,&lt;br /&gt;
Sélestat, Obernai. Les milices que lève la Régence&lt;br /&gt;
d’Ensisheim ne comptent pas de compagnies d’artilleurs&lt;br /&gt;
, les artilleurs et canons des &amp;#039;&amp;#039;Vorlände&amp;#039;&amp;#039; sont&lt;br /&gt;
ceux des mercenaires de la maison de Habsbourg.&lt;br /&gt;
Pourtant aucune de ces villes, qui se croyaient à&lt;br /&gt;
l’abri derrière leurs remparts et leurs canons, ne&lt;br /&gt;
résistent à l’artillerie moderne des armées qui ravagent&lt;br /&gt;
l’Alsace au XVIIe siècle (Rodolphe Reuss).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L&amp;#039;artillerie strasbourgeoise ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est au milieu du XVIe siècle qu’apparaît l’adage&lt;br /&gt;
« &amp;#039;&amp;#039;Nürnberger Witz, Strassburger Geschütz, Venediger&lt;br /&gt;
Macht, Augsburger Pracht, Ulmer Geld regieren die&lt;br /&gt;
Welt&amp;#039;&amp;#039; ». On en sait donc beaucoup plus sur l’artillerie&lt;br /&gt;
strasbourgeoise, qui apparaît dans la deuxième&lt;br /&gt;
moitié du XIVe siècle. Les premières pièces&lt;br /&gt;
strasbourgeoises ont été achetées à Nuremberg&lt;br /&gt;
qui utilise l’artillerie dès 1350. Mais, en 1371&lt;br /&gt;
Strasbourg embauche un fondeur de bouches à&lt;br /&gt;
feu (&amp;#039;&amp;#039;Büchsenmeister&amp;#039;&amp;#039;) et se lance dans la fabrication,&lt;br /&gt;
ce qui ne la dispense pas de procéder à des achats&lt;br /&gt;
massifs auprès d’autres villes (Fribourg, Bâle). La&lt;br /&gt;
milice strasbourgeoise utilise son artillerie dans ses&lt;br /&gt;
expéditions extérieures (Alfred Pfleger). Mais l’artillerie&lt;br /&gt;
a un rôle surtout défensif, ainsi pour repousser&lt;br /&gt;
les attaques des « routiers » (1365 ;1375, 1392),&lt;br /&gt;
des Armagnacs (1439, 1444). Le rôle de l’artillerie&lt;br /&gt;
de campagne strasbourgeoise dans la guerre de&lt;br /&gt;
Dachstein (1419-1422) est plus discuté, mais se&lt;br /&gt;
révèle efficace dans la levée du siège d’Oberkirch&lt;br /&gt;
en 1428, ou dans la guerre de Wasselonne, où s’illustre&lt;br /&gt;
leur gros canon, le Roraff. La menace que&lt;br /&gt;
représente Charles le Téméraire pour Strasbourg&lt;br /&gt;
(1475), oblige la ville à se fortifier de façon plus efficace&lt;br /&gt;
et à se doter d’une artillerie plus conséquente,&lt;br /&gt;
50 canons fixés sur étaux et 55 couleuvrines&lt;br /&gt;
ainsi que 427 arquebuses (Philippe Dollinger). Les&lt;br /&gt;
Suisses s’emparent de nombreuses pièces de l’artillerie&lt;br /&gt;
de la coalition mise sur pied par Maximilien&lt;br /&gt;
Ier et défaite à Dornach par les Suisses (1499),&lt;br /&gt;
dont celles de Strasbourg, alliée de Maximilien, en&lt;br /&gt;
particulier son gros canon, l’Autruche (&amp;#039;&amp;#039;Strüss von&lt;br /&gt;
Strassburg&amp;#039;&amp;#039;) avec celui des troupes de la Régence&lt;br /&gt;
d’Ensisheim, la Kättelerli, qu’ils livreront plus tard&lt;br /&gt;
aux Strasbourgeois (Martin).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les fonderies de Strasbourg == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au début du XVIe siècle, une fonderie d’artillerie&lt;br /&gt;
fait partie intégrante de l’arsenal de Strasbourg&lt;br /&gt;
(&amp;#039;&amp;#039;Zeughaus&amp;#039;&amp;#039;) et un imposant parc d’artillerie est installé&lt;br /&gt;
au Marais-Vert. L&amp;#039;empereur Maximilien les visite à chacun&lt;br /&gt;
de ses séjours à Strasbourg. En 1507, il assiste&lt;br /&gt;
à une démonstration d’artillerie dans la Plaine des&lt;br /&gt;
Bouchers. Les fondeurs strasbourgeois, fort renommés,&lt;br /&gt;
sont « prêtés » aux autres villes du sud de l’Allemagne&lt;br /&gt;
ou de Suisse : à Nuremberg et à Bâle. Leur&lt;br /&gt;
production de canons, mais surtout d’arquebuses&lt;br /&gt;
est importante et appréciée au XVe et au XVIe siècles&lt;br /&gt;
(François Joseph Fuchs). Les Strasbourgeois&lt;br /&gt;
sont attachés à leurs canons, qu’ils baptisent de sobriquets&lt;br /&gt;
comme le &amp;#039;&amp;#039;Roraff&amp;#039;&amp;#039;, qui tonnait chaque soir pour&lt;br /&gt;
signaler la fermeture imminente des portes de la&lt;br /&gt;
ville, ou la poétique Mésange (&amp;#039;&amp;#039;Meise&amp;#039;&amp;#039;), réputée pour&lt;br /&gt;
tirer de Strasbourg à Hausbergen : une exagération&lt;br /&gt;
typique de la population strasbourgeoise, à l’origine&lt;br /&gt;
de leur surnom de &amp;#039;&amp;#039;Meiselocker&amp;#039;&amp;#039; (Alfred Pfleger).&lt;br /&gt;
Pourtant, les fondeurs de canons sont aussi fondeurs&lt;br /&gt;
de cloches, et l’on trouve des fonderies dans&lt;br /&gt;
d’autres quartiers de Strasbourg, de même que des&lt;br /&gt;
fabricants de poudres, des armuriers et des arquebusiers.&lt;br /&gt;
Une d’entre elles brûle en 1570 : elle est&lt;br /&gt;
située à la Krutenau, derrière Saint-Nicolas-aux-&lt;br /&gt;
Ondes. La plus célèbre, située rue Sainte-Barbe, est&lt;br /&gt;
celle des frères Edel, qui fondent la &amp;#039;&amp;#039;Zehnerglock&amp;#039;&amp;#039; en&lt;br /&gt;
1786 (Paul Martin). La plus importante des fonderies&lt;br /&gt;
de Strasbourg se situe cependant devant la&lt;br /&gt;
porte des Juifs, au futur chantier des Pontonniers,&lt;br /&gt;
mais est ramenée après 1620 dans l’enceinte, près&lt;br /&gt;
de la porte Blanche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les autres fonderies de canons en Alsace == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe des fonderies de canons dans d’autres villes&lt;br /&gt;
d’Alsace, par exemple à Colmar. Jusqu’en 1476&lt;br /&gt;
Colmar s’était contentée d’acheter des petites pièces,&lt;br /&gt;
couleuvrines principalement. En 1476, elle en&lt;br /&gt;
fond une. Activité encore réduite : 2 canons fondus&lt;br /&gt;
en 1520. Mais en 1525, pour se protéger des&lt;br /&gt;
bandes paysannes, elle garnit ses remparts de 13&lt;br /&gt;
canons. Elle fait appel à partir de 1532 à un fondeur strasbourgeois, Joerg von Guntheim pour se doter de pièces supplémentaires : jusqu’en 1536, il&lt;br /&gt;
accroit l’arsenal de Colmar de 13 pièces. En 1575,&lt;br /&gt;
l’artillerie de Colmar compte 34 canons. Mais l’artillerie&lt;br /&gt;
des remparts de Colmar, avec ses 86 pièces,&lt;br /&gt;
ne servit pas plus à la ville, lorsqu’elle fut prise par&lt;br /&gt;
Louis XIV en 1673, que celle de Strasbourg.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le déclin de l&amp;#039;artillerie alsacienne au XVIIe siècle == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la fin du XVIe siècle, il semble que les jours de&lt;br /&gt;
gloire de l’artillerie strasbourgeoise soient passés.&lt;br /&gt;
Les rapports établis par le Magistrat à la fin du&lt;br /&gt;
siècle témoignent d’une artillerie encore fort abondante,&lt;br /&gt;
mais obsolète, et d’une artillerie de siège qui&lt;br /&gt;
rouille sur les remparts. Les nouvelles pièces qui&lt;br /&gt;
y prennent place ébranlent tellement les fortifications&lt;br /&gt;
de Specklin qu’il faut les reprendre en 1635.&lt;br /&gt;
Pendant la guerre de Trente Ans, la ville fait mine&lt;br /&gt;
d’observer la neutralité. Elle met son artillerie à&lt;br /&gt;
la disposition des Suédois : elle servira au siège&lt;br /&gt;
et à la prise de Sélestat et de Benfeld. En 1665,&lt;br /&gt;
Strasbourg dispose d’une artillerie non négligeable&lt;br /&gt;
et le Magistrat s’efforce de remobiliser une population&lt;br /&gt;
dépourvue d’ardeur guerrière. Créquy peut&lt;br /&gt;
prendre les redoutes du pont du Rhin sur la rive&lt;br /&gt;
droite et sur la rive gauche sans rencontrer une&lt;br /&gt;
grande résistance (1678). En 1681, les 300 canons&lt;br /&gt;
de l’ancienne république, tirent trois salves d’honneur&lt;br /&gt;
pour saluer l’entrée de Louis XIV et de ses&lt;br /&gt;
troupes dans la ville ; son infanterie occupe immédiatement&lt;br /&gt;
les remparts et l’arsenal (Rodolphe&lt;br /&gt;
Reuss).&lt;br /&gt;
Alors que le service des fortifications remodèle à&lt;br /&gt;
nouveau l’enceinte de Specklin, en lui adjoignant&lt;br /&gt;
la citadelle, le Magistrat s’occupe de construire de&lt;br /&gt;
nombreuses casernes, situées pour la plupart sur&lt;br /&gt;
des terrains encore libres, de l’autre côté du canal&lt;br /&gt;
des Faux-Remparts, ou de la Porte des Bouchers,&lt;br /&gt;
où vont s’élever les casernes de l’Esplanade.&lt;br /&gt;
L’artillerie française prend possession de l’arsenal,&lt;br /&gt;
sis en bordure de la place du Marché-aux-Chevaux&lt;br /&gt;
(place Broglie). Comme il est insuffisant, une partie&lt;br /&gt;
des magasins est implantée sur l’Esplanade ouverte&lt;br /&gt;
par la jonction avec la citadelle : il prend le nom&lt;br /&gt;
d’arsenal de construction. L’on y loge également les&lt;br /&gt;
employés et ouvriers de l’arsenal et de la fonderie&lt;br /&gt;
(12 officiers et 192 hommes en 1784).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Strasbourg, siège des fonderies royales ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le rétablissement des fonderies ordonné par Louis&lt;br /&gt;
XIV en 1666 et qui se réalise peu à peu, ne semble&lt;br /&gt;
s’être concrétisé à Strasbourg que tardivement.&lt;br /&gt;
Les fondeurs de canons privés ont pu continuer&lt;br /&gt;
leur activité jusqu’en 1716. En 1703, cependant,&lt;br /&gt;
les officiers d’artillerie obtiennent le regroupement&lt;br /&gt;
de la fonderie et de l’arsenal : la fonderie royale&lt;br /&gt;
s’installe le long de l’actuelle rue de la Fonderie, à&lt;br /&gt;
proximité de l’arsenal. Elle prend place dans l’ensemble&lt;br /&gt;
des fonderies royales. Chacune a à sa tête&lt;br /&gt;
un commissaire général des fontes de l’artillerie,&lt;br /&gt;
officiers, mais aussi industriels. La Fonderie d’artillerie&lt;br /&gt;
de Strasbourg est dès lors, avec celle de Douai,&lt;br /&gt;
la plus importante de France et celle où se pratiquent&lt;br /&gt;
la plupart des recherches qui aboutissent à la&lt;br /&gt;
mise sur pied de la puissante artillerie du système&lt;br /&gt;
Gribeauval : il va assurer la supériorité des armées&lt;br /&gt;
de la Révolution et de l’Empire. En particulier, l’on&lt;br /&gt;
y développe le procédé du forage des canons pleins,&lt;br /&gt;
inventé en 1744 par le commissaire général Maritz,&lt;br /&gt;
directeur de la Fonderie de Strasbourg de 1740 et&lt;br /&gt;
diffusé dans l’ensemble des fonderies du Royaume.&lt;br /&gt;
Jean-Baptiste de Dartein, venu de Toulon, après&lt;br /&gt;
un passage par Douai succède à Maritz en 1760.&lt;br /&gt;
Dartein va gérer cette entreprise jusqu’en 1781 :&lt;br /&gt;
elle produira environ 4000 canons.&lt;br /&gt;
A partir de 1708, Strasbourg est une place de garnison&lt;br /&gt;
pour l’artillerie. Lors de la la réorganisation&lt;br /&gt;
de l’artillerie française en 1720, on y affecte un régiment&lt;br /&gt;
à titre permanent. Le Royal Artillerie a un&lt;br /&gt;
casernement à l’Esplanade, pour 720 hommes, soit&lt;br /&gt;
un bataillon ; il est reconstruit à neuf en 1753. Le&lt;br /&gt;
régiment y a son terrain d’exercices : le Polygone&lt;br /&gt;
de la Plaine des Bouchers. A partir de 1749, on assiste&lt;br /&gt;
à une rotation plus importante des bataillons&lt;br /&gt;
de ce même régiment. Puis à partir de 1755, s’y&lt;br /&gt;
succèdent les régiments de Toul, d’Auvergne, de&lt;br /&gt;
Besançon, du Poitou ; de 1772 à 1775, le régiment&lt;br /&gt;
de Besançon, puis, à partir de 1775 et jusqu’en&lt;br /&gt;
1781, le régiment de Grenoble. Vient ensuite le régiment&lt;br /&gt;
de Metz jusqu’en 1785. Il s’agit jusqu’alors&lt;br /&gt;
de bataillons du régiment (720 hommes). A partir&lt;br /&gt;
de 1786, le régiment d’artillerie de Strasbourg, à&lt;br /&gt;
deux bataillons (1400 hommes) prend garnison&lt;br /&gt;
à Strasbourg et occupe la caserne de la Porte des&lt;br /&gt;
Bouchers (Engel).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
François Igersheim&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
*[http://www.numistral.fr/ark:/12148/bpt6k9640811x/f557.item REUSS (Rodolphe), « L’Artillerie strasbourgeoise du 14e au 17e siècle », Revue Alsacienne, 1879].&lt;br /&gt;
*[http://www.numistral.fr/ark:/12148/bpt6k33080s/f5.image REUSS (Rodolphe), &amp;#039;&amp;#039;L’Alsace au XVIIe siècle&amp;#039;&amp;#039;, Paris, 1898].&lt;br /&gt;
*ENGEL (Karl), &amp;#039;&amp;#039;Strassburg als Garnisonsstadt unter dem Ancien Régime&amp;#039;&amp;#039;, Strasbourg, 1901.&lt;br /&gt;
*[http://www.numistral.fr/ark:/12148/bpt6k9750871q/f287.item PFLEGER (Alfred), « Straßburger Geschütz », &amp;#039;&amp;#039;Elsassland&amp;#039;&amp;#039;,9, 1929, p. 257, 307, 350].&lt;br /&gt;
*[http://www.numistral.fr/ark:/12148/bpt6k94145676/f276.item DARTEIN (Abbé L. de), « Jean-Baptiste de Dartein (1719-1781), commissaire général des fontes de l’artilleriede Strasbourg », RA, t. 83, 1936, p. 264-277, 395-445], [http://www.numistral.fr/ark:/12148/bpt6k9414568m/f255.item « Jean Félix de Dartein, baron de Tanviller, commissaire général des fontes à l’artillerie de Strasbourg (1747-1788) », RA, t. 84,1937, p. 244-266].&lt;br /&gt;
*[http://www.numistral.fr/ark:/12148/bpt6k9406968b/f31.item MARTIN (Paul), « L’artillerie et la fonderie de canons de Strasbourg du XIVe au XVIIIe siècle », RA, t. 104, 1966-74], p. 30-39.&lt;br /&gt;
*DOLLINGER (Philippe), « Strasbourg des Grandes invasions au XVIe siècle », t. II de LIVET (G.) et RAPP (F.) (dir.), &amp;#039;&amp;#039;Histoire de Strasbourg&amp;#039;&amp;#039;, Strasbourg, t. II, 1981.&lt;br /&gt;
*[http://www.numistral.fr/ark:/12148/bpt6k94069742/f62.item FUCHS (François Joseph), « Notes sur le commerce des armes à Strasbourg à la fin du XVe siècle et au XVIe siècle », RA, t. 110, 1984, p. 59-74.]&lt;br /&gt;
*[http://journals.openedition.org/alsace/121 LICHTLÉ (Francis), « L’armement colmarien du XIVe au XVIIe siècle », RA, 2010.]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Articles connexes ==&lt;br /&gt;
*[[Arsenal]]&lt;br /&gt;
*[[Artillerie (Ecole d’–)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie: histoire militaire]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:articles de François Igersheim]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>DDC</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Artillerie&amp;diff=40</id>
		<title>Artillerie</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Artillerie&amp;diff=40"/>
		<updated>2018-09-26T09:10:14Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;DDC : /* Bibliographie */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Artillerie]] (&amp;#039;&amp;#039;Geschütz&amp;#039;&amp;#039;)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L&amp;#039;apparition des armes à feu ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les milices des villes d’Alsace se dotent d’armes&lt;br /&gt;
à feu vers la fin du XIVe siècle. Les compagnies&lt;br /&gt;
de tireurs manient l’arquebuse et les villes&lt;br /&gt;
les plus importantes se dotent de canons. On a&lt;br /&gt;
une indication de leur diffusion dans la composition&lt;br /&gt;
de la levée à opérer que décrètent les Etats&lt;br /&gt;
d’Alsace (&amp;#039;&amp;#039;Landstände&amp;#039;&amp;#039;) de 1572. Outre Strasbourg,&lt;br /&gt;
Haguenau (et le grand bailliage) et Kaysersberg,&lt;br /&gt;
les autres villes de la Décapole doivent également&lt;br /&gt;
fournir des canons et des artilleurs. Colmar dispose&lt;br /&gt;
également d’une artillerie, de même que Haguenau,&lt;br /&gt;
Sélestat, Obernai. Les milices que lève la Régence&lt;br /&gt;
d’Ensisheim ne comptent pas de compagnies d’artilleurs&lt;br /&gt;
, les artilleurs et canons des &amp;#039;&amp;#039;Vorlände&amp;#039;&amp;#039; sont&lt;br /&gt;
ceux des mercenaires de la maison de Habsbourg.&lt;br /&gt;
Pourtant aucune de ces villes, qui se croyaient à&lt;br /&gt;
l’abri derrière leurs remparts et leurs canons, ne&lt;br /&gt;
résistent à l’artillerie moderne des armées qui ravagent&lt;br /&gt;
l’Alsace au XVIIe siècle (Rodolphe Reuss).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L&amp;#039;artillerie strasbourgeoise ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est au milieu du XVIe siècle qu’apparaît l’adage&lt;br /&gt;
« &amp;#039;&amp;#039;Nürnberger Witz, Strassburger Geschütz, Venediger&lt;br /&gt;
Macht, Augsburger Pracht, Ulmer Geld regieren die&lt;br /&gt;
Welt&amp;#039;&amp;#039; ». On en sait donc beaucoup plus sur l’artillerie&lt;br /&gt;
strasbourgeoise, qui apparaît dans la deuxième&lt;br /&gt;
moitié du XIVe siècle. Les premières pièces&lt;br /&gt;
strasbourgeoises ont été achetées à Nuremberg&lt;br /&gt;
qui utilise l’artillerie dès 1350. Mais, en 1371&lt;br /&gt;
Strasbourg embauche un fondeur de bouches à&lt;br /&gt;
feu (&amp;#039;&amp;#039;Büchsenmeister&amp;#039;&amp;#039;) et se lance dans la fabrication,&lt;br /&gt;
ce qui ne la dispense pas de procéder à des achats&lt;br /&gt;
massifs auprès d’autres villes (Fribourg, Bâle). La&lt;br /&gt;
milice strasbourgeoise utilise son artillerie dans ses&lt;br /&gt;
expéditions extérieures (Alfred Pfleger). Mais l’artillerie&lt;br /&gt;
a un rôle surtout défensif, ainsi pour repousser&lt;br /&gt;
les attaques des « routiers » (1365 ;1375, 1392),&lt;br /&gt;
des Armagnacs (1439, 1444). Le rôle de l’artillerie&lt;br /&gt;
de campagne strasbourgeoise dans la guerre de&lt;br /&gt;
Dachstein (1419-1422) est plus discuté, mais se&lt;br /&gt;
révèle efficace dans la levée du siège d’Oberkirch&lt;br /&gt;
en 1428, ou dans la guerre de Wasselonne, où s’illustre&lt;br /&gt;
leur gros canon, le Roraff. La menace que&lt;br /&gt;
représente Charles le Téméraire pour Strasbourg&lt;br /&gt;
(1475), oblige la ville à se fortifier de façon plus efficace&lt;br /&gt;
et à se doter d’une artillerie plus conséquente,&lt;br /&gt;
50 canons fixés sur étaux et 55 couleuvrines&lt;br /&gt;
ainsi que 427 arquebuses (Philippe Dollinger). Les&lt;br /&gt;
Suisses s’emparent de nombreuses pièces de l’artillerie&lt;br /&gt;
de la coalition mise sur pied par Maximilien&lt;br /&gt;
Ier et défaite à Dornach par les Suisses (1499),&lt;br /&gt;
dont celles de Strasbourg, alliée de Maximilien, en&lt;br /&gt;
particulier son gros canon, l’Autruche (&amp;#039;&amp;#039;Strüss von&lt;br /&gt;
Strassburg&amp;#039;&amp;#039;) avec celui des troupes de la Régence&lt;br /&gt;
d’Ensisheim, la Kättelerli, qu’ils livreront plus tard&lt;br /&gt;
aux Strasbourgeois (Martin).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les fonderies de Strasbourg == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au début du XVIe siècle, une fonderie d’artillerie&lt;br /&gt;
fait partie intégrante de l’arsenal de Strasbourg&lt;br /&gt;
(&amp;#039;&amp;#039;Zeughaus&amp;#039;&amp;#039;) et un imposant parc d’artillerie est installé&lt;br /&gt;
au Marais-Vert. L&amp;#039;empereur Maximilien les visite à chacun&lt;br /&gt;
de ses séjours à Strasbourg. En 1507, il assiste&lt;br /&gt;
à une démonstration d’artillerie dans la Plaine des&lt;br /&gt;
Bouchers. Les fondeurs strasbourgeois, fort renommés,&lt;br /&gt;
sont « prêtés » aux autres villes du sud de l’Allemagne&lt;br /&gt;
ou de Suisse : à Nuremberg et à Bâle. Leur&lt;br /&gt;
production de canons, mais surtout d’arquebuses&lt;br /&gt;
est importante et appréciée au XVe et au XVIe siècles&lt;br /&gt;
(François Joseph Fuchs). Les Strasbourgeois&lt;br /&gt;
sont attachés à leurs canons, qu’ils baptisent de sobriquets&lt;br /&gt;
comme le &amp;#039;&amp;#039;Roraff&amp;#039;&amp;#039;, qui tonnait chaque soir pour&lt;br /&gt;
signaler la fermeture imminente des portes de la&lt;br /&gt;
ville, ou la poétique Mésange (&amp;#039;&amp;#039;Meise&amp;#039;&amp;#039;), réputée pour&lt;br /&gt;
tirer de Strasbourg à Hausbergen : une exagération&lt;br /&gt;
typique de la population strasbourgeoise, à l’origine&lt;br /&gt;
de leur surnom de &amp;#039;&amp;#039;Meiselocker&amp;#039;&amp;#039; (Alfred Pfleger).&lt;br /&gt;
Pourtant, les fondeurs de canons sont aussi fondeurs&lt;br /&gt;
de cloches, et l’on trouve des fonderies dans&lt;br /&gt;
d’autres quartiers de Strasbourg, de même que des&lt;br /&gt;
fabricants de poudres, des armuriers et des arquebusiers.&lt;br /&gt;
Une d’entre elles brûle en 1570 : elle est&lt;br /&gt;
située à la Krutenau, derrière Saint-Nicolas-aux-&lt;br /&gt;
Ondes. La plus célèbre, située rue Sainte-Barbe, est&lt;br /&gt;
celle des frères Edel, qui fondent la &amp;#039;&amp;#039;Zehnerglock&amp;#039;&amp;#039; en&lt;br /&gt;
1786 (Paul Martin). La plus importante des fonderies&lt;br /&gt;
de Strasbourg se situe cependant devant la&lt;br /&gt;
porte des Juifs, au futur chantier des Pontonniers,&lt;br /&gt;
mais est ramenée après 1620 dans l’enceinte, près&lt;br /&gt;
de la porte Blanche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les autres fonderies de canons en Alsace == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe des fonderies de canons dans d’autres villes&lt;br /&gt;
d’Alsace, par exemple à Colmar. Jusqu’en 1476&lt;br /&gt;
Colmar s’était contentée d’acheter des petites pièces,&lt;br /&gt;
couleuvrines principalement. En 1476, elle en&lt;br /&gt;
fond une. Activité encore réduite : 2 canons fondus&lt;br /&gt;
en 1520. Mais en 1525, pour se protéger des&lt;br /&gt;
bandes paysannes, elle garnit ses remparts de 13&lt;br /&gt;
canons. Elle fait appel à partir de 1532 à un fondeur strasbourgeois, Joerg von Guntheim pour se doter de pièces supplémentaires : jusqu’en 1536, il&lt;br /&gt;
accroit l’arsenal de Colmar de 13 pièces. En 1575,&lt;br /&gt;
l’artillerie de Colmar compte 34 canons. Mais l’artillerie&lt;br /&gt;
des remparts de Colmar, avec ses 86 pièces,&lt;br /&gt;
ne servit pas plus à la ville, lorsqu’elle fut prise par&lt;br /&gt;
Louis XIV en 1673, que celle de Strasbourg.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le déclin de l&amp;#039;artillerie alsacienne au XVIIe siècle == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la fin du XVIe siècle, il semble que les jours de&lt;br /&gt;
gloire de l’artillerie strasbourgeoise soient passés.&lt;br /&gt;
Les rapports établis par le Magistrat à la fin du&lt;br /&gt;
siècle témoignent d’une artillerie encore fort abondante,&lt;br /&gt;
mais obsolète, et d’une artillerie de siège qui&lt;br /&gt;
rouille sur les remparts. Les nouvelles pièces qui&lt;br /&gt;
y prennent place ébranlent tellement les fortifications&lt;br /&gt;
de Specklin qu’il faut les reprendre en 1635.&lt;br /&gt;
Pendant la guerre de Trente Ans, la ville fait mine&lt;br /&gt;
d’observer la neutralité. Elle met son artillerie à&lt;br /&gt;
la disposition des Suédois : elle servira au siège&lt;br /&gt;
et à la prise de Sélestat et de Benfeld. En 1665,&lt;br /&gt;
Strasbourg dispose d’une artillerie non négligeable&lt;br /&gt;
et le Magistrat s’efforce de remobiliser une population&lt;br /&gt;
dépourvue d’ardeur guerrière. Créquy peut&lt;br /&gt;
prendre les redoutes du pont du Rhin sur la rive&lt;br /&gt;
droite et sur la rive gauche sans rencontrer une&lt;br /&gt;
grande résistance (1678). En 1681, les 300 canons&lt;br /&gt;
de l’ancienne république, tirent trois salves d’honneur&lt;br /&gt;
pour saluer l’entrée de Louis XIV et de ses&lt;br /&gt;
troupes dans la ville ; son infanterie occupe immédiatement&lt;br /&gt;
les remparts et l’arsenal (Rodolphe&lt;br /&gt;
Reuss).&lt;br /&gt;
Alors que le service des fortifications remodèle à&lt;br /&gt;
nouveau l’enceinte de Specklin, en lui adjoignant&lt;br /&gt;
la citadelle, le Magistrat s’occupe de construire de&lt;br /&gt;
nombreuses casernes, situées pour la plupart sur&lt;br /&gt;
des terrains encore libres, de l’autre côté du canal&lt;br /&gt;
des Faux-Remparts, ou de la Porte des Bouchers,&lt;br /&gt;
où vont s’élever les casernes de l’Esplanade.&lt;br /&gt;
L’artillerie française prend possession de l’arsenal,&lt;br /&gt;
sis en bordure de la place du Marché-aux-Chevaux&lt;br /&gt;
(place Broglie). Comme il est insuffisant, une partie&lt;br /&gt;
des magasins est implantée sur l’Esplanade ouverte&lt;br /&gt;
par la jonction avec la citadelle : il prend le nom&lt;br /&gt;
d’arsenal de construction. L’on y loge également les&lt;br /&gt;
employés et ouvriers de l’arsenal et de la fonderie&lt;br /&gt;
(12 officiers et 192 hommes en 1784).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Strasbourg, siège des fonderies royales ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le rétablissement des fonderies ordonné par Louis&lt;br /&gt;
XIV en 1666 et qui se réalise peu à peu, ne semble&lt;br /&gt;
s’être concrétisé à Strasbourg que tardivement.&lt;br /&gt;
Les fondeurs de canons privés ont pu continuer&lt;br /&gt;
leur activité jusqu’en 1716. En 1703, cependant,&lt;br /&gt;
les officiers d’artillerie obtiennent le regroupement&lt;br /&gt;
de la fonderie et de l’arsenal : la fonderie royale&lt;br /&gt;
s’installe le long de l’actuelle rue de la Fonderie, à&lt;br /&gt;
proximité de l’arsenal. Elle prend place dans l’ensemble&lt;br /&gt;
des fonderies royales. Chacune a à sa tête&lt;br /&gt;
un commissaire général des fontes de l’artillerie,&lt;br /&gt;
officiers, mais aussi industriels. La Fonderie d’artillerie&lt;br /&gt;
de Strasbourg est dès lors, avec celle de Douai,&lt;br /&gt;
la plus importante de France et celle où se pratiquent&lt;br /&gt;
la plupart des recherches qui aboutissent à la&lt;br /&gt;
mise sur pied de la puissante artillerie du système&lt;br /&gt;
Gribeauval : il va assurer la supériorité des armées&lt;br /&gt;
de la Révolution et de l’Empire. En particulier, l’on&lt;br /&gt;
y développe le procédé du forage des canons pleins,&lt;br /&gt;
inventé en 1744 par le commissaire général Maritz,&lt;br /&gt;
directeur de la Fonderie de Strasbourg de 1740 et&lt;br /&gt;
diffusé dans l’ensemble des fonderies du Royaume.&lt;br /&gt;
Jean-Baptiste de Dartein, venu de Toulon, après&lt;br /&gt;
un passage par Douai succède à Maritz en 1760.&lt;br /&gt;
Dartein va gérer cette entreprise jusqu’en 1781 :&lt;br /&gt;
elle produira environ 4000 canons.&lt;br /&gt;
A partir de 1708, Strasbourg est une place de garnison&lt;br /&gt;
pour l’artillerie. Lors de la la réorganisation&lt;br /&gt;
de l’artillerie française en 1720, on y affecte un régiment&lt;br /&gt;
à titre permanent. Le Royal Artillerie a un&lt;br /&gt;
casernement à l’Esplanade, pour 720 hommes, soit&lt;br /&gt;
un bataillon ; il est reconstruit à neuf en 1753. Le&lt;br /&gt;
régiment y a son terrain d’exercices : le Polygone&lt;br /&gt;
de la Plaine des Bouchers. A partir de 1749, on assiste&lt;br /&gt;
à une rotation plus importante des bataillons&lt;br /&gt;
de ce même régiment. Puis à partir de 1755, s’y&lt;br /&gt;
succèdent les régiments de Toul, d’Auvergne, de&lt;br /&gt;
Besançon, du Poitou ; de 1772 à 1775, le régiment&lt;br /&gt;
de Besançon, puis, à partir de 1775 et jusqu’en&lt;br /&gt;
1781, le régiment de Grenoble. Vient ensuite le régiment&lt;br /&gt;
de Metz jusqu’en 1785. Il s’agit jusqu’alors&lt;br /&gt;
de bataillons du régiment (720 hommes). A partir&lt;br /&gt;
de 1786, le régiment d’artillerie de Strasbourg, à&lt;br /&gt;
deux bataillons (1400 hommes) prend garnison&lt;br /&gt;
à Strasbourg et occupe la caserne de la Porte des&lt;br /&gt;
Bouchers (Engel).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
François Igersheim&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
*[http://www.numistral.fr/ark:/12148/bpt6k9640811x/f557.item REUSS (Rodolphe), « L’Artillerie strasbourgeoise du 14e au 17e siècle », Revue Alsacienne, 1879].&lt;br /&gt;
*[http://www.numistral.fr/ark:/12148/bpt6k33080s/f5.image REUSS (Rodolphe), &amp;#039;&amp;#039;L’Alsace au XVIIe siècle&amp;#039;&amp;#039;, Paris, 1898].&lt;br /&gt;
*ENGEL (Karl), Strassburg als Garnisonsstadt unter dem Ancien Régime, Strasbourg, 1901.&lt;br /&gt;
*[http://www.numistral.fr/ark:/12148/bpt6k9750871q/f287.item PFLEGER (Alfred), « Straßburger Geschütz », &amp;#039;&amp;#039;Elsassland&amp;#039;&amp;#039;,9, 1929, p. 257, 307, 350].&lt;br /&gt;
*[http://www.numistral.fr/ark:/12148/bpt6k94145676/f276.item DARTEIN (Abbé L. de), « Jean-Baptiste de Dartein (1719-1781), commissaire général des fontes de l’artilleriede Strasbourg », RA, t. 83, 1936, p. 264-277, 395-445], [http://www.numistral.fr/ark:/12148/bpt6k9414568m/f255.item « Jean Félix de Dartein, baron de Tanviller, commissaire général des fontes à l’artillerie de Strasbourg (1747-1788) », RA, t. 84,1937, p. 244-266].&lt;br /&gt;
*[http://www.numistral.fr/ark:/12148/bpt6k9406968b/f31.item MARTIN (Paul), « L’artillerie et la fonderie de canons de Strasbourg du XIVe au XVIIIe siècle », RA, t. 104, 1966-74], p. 30-39.&lt;br /&gt;
*DOLLINGER (Philippe), « Strasbourg des Grandes invasions au XVIe siècle », t. II de LIVET (G.) et RAPP (F.) (dir.), &amp;#039;&amp;#039;Histoire de Strasbourg&amp;#039;&amp;#039;, Strasbourg, t. II, 1981.&lt;br /&gt;
*[http://www.numistral.fr/ark:/12148/bpt6k94069742/f62.item FUCHS (François Joseph), « Notes sur le commerce des armes à Strasbourg à la fin du XVe siècle et au XVIe siècle », RA, t. 110, 1984, p. 59-74.]&lt;br /&gt;
*[http://journals.openedition.org/alsace/121 LICHTLÉ (Francis), « L’armement colmarien du XIVe au XVIIe siècle », RA, 2010.]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Articles connexes ==&lt;br /&gt;
*[[Arsenal]]&lt;br /&gt;
*[[Artillerie (Ecole d’–)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie: histoire militaire]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:articles de François Igersheim]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>DDC</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Artillerie&amp;diff=39</id>
		<title>Artillerie</title>
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		<updated>2018-09-26T09:09:41Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;DDC : /* Bibliographie */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Artillerie]] (&amp;#039;&amp;#039;Geschütz&amp;#039;&amp;#039;)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L&amp;#039;apparition des armes à feu ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les milices des villes d’Alsace se dotent d’armes&lt;br /&gt;
à feu vers la fin du XIVe siècle. Les compagnies&lt;br /&gt;
de tireurs manient l’arquebuse et les villes&lt;br /&gt;
les plus importantes se dotent de canons. On a&lt;br /&gt;
une indication de leur diffusion dans la composition&lt;br /&gt;
de la levée à opérer que décrètent les Etats&lt;br /&gt;
d’Alsace (&amp;#039;&amp;#039;Landstände&amp;#039;&amp;#039;) de 1572. Outre Strasbourg,&lt;br /&gt;
Haguenau (et le grand bailliage) et Kaysersberg,&lt;br /&gt;
les autres villes de la Décapole doivent également&lt;br /&gt;
fournir des canons et des artilleurs. Colmar dispose&lt;br /&gt;
également d’une artillerie, de même que Haguenau,&lt;br /&gt;
Sélestat, Obernai. Les milices que lève la Régence&lt;br /&gt;
d’Ensisheim ne comptent pas de compagnies d’artilleurs&lt;br /&gt;
, les artilleurs et canons des &amp;#039;&amp;#039;Vorlände&amp;#039;&amp;#039; sont&lt;br /&gt;
ceux des mercenaires de la maison de Habsbourg.&lt;br /&gt;
Pourtant aucune de ces villes, qui se croyaient à&lt;br /&gt;
l’abri derrière leurs remparts et leurs canons, ne&lt;br /&gt;
résistent à l’artillerie moderne des armées qui ravagent&lt;br /&gt;
l’Alsace au XVIIe siècle (Rodolphe Reuss).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L&amp;#039;artillerie strasbourgeoise ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est au milieu du XVIe siècle qu’apparaît l’adage&lt;br /&gt;
« &amp;#039;&amp;#039;Nürnberger Witz, Strassburger Geschütz, Venediger&lt;br /&gt;
Macht, Augsburger Pracht, Ulmer Geld regieren die&lt;br /&gt;
Welt&amp;#039;&amp;#039; ». On en sait donc beaucoup plus sur l’artillerie&lt;br /&gt;
strasbourgeoise, qui apparaît dans la deuxième&lt;br /&gt;
moitié du XIVe siècle. Les premières pièces&lt;br /&gt;
strasbourgeoises ont été achetées à Nuremberg&lt;br /&gt;
qui utilise l’artillerie dès 1350. Mais, en 1371&lt;br /&gt;
Strasbourg embauche un fondeur de bouches à&lt;br /&gt;
feu (&amp;#039;&amp;#039;Büchsenmeister&amp;#039;&amp;#039;) et se lance dans la fabrication,&lt;br /&gt;
ce qui ne la dispense pas de procéder à des achats&lt;br /&gt;
massifs auprès d’autres villes (Fribourg, Bâle). La&lt;br /&gt;
milice strasbourgeoise utilise son artillerie dans ses&lt;br /&gt;
expéditions extérieures (Alfred Pfleger). Mais l’artillerie&lt;br /&gt;
a un rôle surtout défensif, ainsi pour repousser&lt;br /&gt;
les attaques des « routiers » (1365 ;1375, 1392),&lt;br /&gt;
des Armagnacs (1439, 1444). Le rôle de l’artillerie&lt;br /&gt;
de campagne strasbourgeoise dans la guerre de&lt;br /&gt;
Dachstein (1419-1422) est plus discuté, mais se&lt;br /&gt;
révèle efficace dans la levée du siège d’Oberkirch&lt;br /&gt;
en 1428, ou dans la guerre de Wasselonne, où s’illustre&lt;br /&gt;
leur gros canon, le Roraff. La menace que&lt;br /&gt;
représente Charles le Téméraire pour Strasbourg&lt;br /&gt;
(1475), oblige la ville à se fortifier de façon plus efficace&lt;br /&gt;
et à se doter d’une artillerie plus conséquente,&lt;br /&gt;
50 canons fixés sur étaux et 55 couleuvrines&lt;br /&gt;
ainsi que 427 arquebuses (Philippe Dollinger). Les&lt;br /&gt;
Suisses s’emparent de nombreuses pièces de l’artillerie&lt;br /&gt;
de la coalition mise sur pied par Maximilien&lt;br /&gt;
Ier et défaite à Dornach par les Suisses (1499),&lt;br /&gt;
dont celles de Strasbourg, alliée de Maximilien, en&lt;br /&gt;
particulier son gros canon, l’Autruche (&amp;#039;&amp;#039;Strüss von&lt;br /&gt;
Strassburg&amp;#039;&amp;#039;) avec celui des troupes de la Régence&lt;br /&gt;
d’Ensisheim, la Kättelerli, qu’ils livreront plus tard&lt;br /&gt;
aux Strasbourgeois (Martin).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les fonderies de Strasbourg == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au début du XVIe siècle, une fonderie d’artillerie&lt;br /&gt;
fait partie intégrante de l’arsenal de Strasbourg&lt;br /&gt;
(&amp;#039;&amp;#039;Zeughaus&amp;#039;&amp;#039;) et un imposant parc d’artillerie est installé&lt;br /&gt;
au Marais-Vert. L&amp;#039;empereur Maximilien les visite à chacun&lt;br /&gt;
de ses séjours à Strasbourg. En 1507, il assiste&lt;br /&gt;
à une démonstration d’artillerie dans la Plaine des&lt;br /&gt;
Bouchers. Les fondeurs strasbourgeois, fort renommés,&lt;br /&gt;
sont « prêtés » aux autres villes du sud de l’Allemagne&lt;br /&gt;
ou de Suisse : à Nuremberg et à Bâle. Leur&lt;br /&gt;
production de canons, mais surtout d’arquebuses&lt;br /&gt;
est importante et appréciée au XVe et au XVIe siècles&lt;br /&gt;
(François Joseph Fuchs). Les Strasbourgeois&lt;br /&gt;
sont attachés à leurs canons, qu’ils baptisent de sobriquets&lt;br /&gt;
comme le &amp;#039;&amp;#039;Roraff&amp;#039;&amp;#039;, qui tonnait chaque soir pour&lt;br /&gt;
signaler la fermeture imminente des portes de la&lt;br /&gt;
ville, ou la poétique Mésange (&amp;#039;&amp;#039;Meise&amp;#039;&amp;#039;), réputée pour&lt;br /&gt;
tirer de Strasbourg à Hausbergen : une exagération&lt;br /&gt;
typique de la population strasbourgeoise, à l’origine&lt;br /&gt;
de leur surnom de &amp;#039;&amp;#039;Meiselocker&amp;#039;&amp;#039; (Alfred Pfleger).&lt;br /&gt;
Pourtant, les fondeurs de canons sont aussi fondeurs&lt;br /&gt;
de cloches, et l’on trouve des fonderies dans&lt;br /&gt;
d’autres quartiers de Strasbourg, de même que des&lt;br /&gt;
fabricants de poudres, des armuriers et des arquebusiers.&lt;br /&gt;
Une d’entre elles brûle en 1570 : elle est&lt;br /&gt;
située à la Krutenau, derrière Saint-Nicolas-aux-&lt;br /&gt;
Ondes. La plus célèbre, située rue Sainte-Barbe, est&lt;br /&gt;
celle des frères Edel, qui fondent la &amp;#039;&amp;#039;Zehnerglock&amp;#039;&amp;#039; en&lt;br /&gt;
1786 (Paul Martin). La plus importante des fonderies&lt;br /&gt;
de Strasbourg se situe cependant devant la&lt;br /&gt;
porte des Juifs, au futur chantier des Pontonniers,&lt;br /&gt;
mais est ramenée après 1620 dans l’enceinte, près&lt;br /&gt;
de la porte Blanche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les autres fonderies de canons en Alsace == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe des fonderies de canons dans d’autres villes&lt;br /&gt;
d’Alsace, par exemple à Colmar. Jusqu’en 1476&lt;br /&gt;
Colmar s’était contentée d’acheter des petites pièces,&lt;br /&gt;
couleuvrines principalement. En 1476, elle en&lt;br /&gt;
fond une. Activité encore réduite : 2 canons fondus&lt;br /&gt;
en 1520. Mais en 1525, pour se protéger des&lt;br /&gt;
bandes paysannes, elle garnit ses remparts de 13&lt;br /&gt;
canons. Elle fait appel à partir de 1532 à un fondeur strasbourgeois, Joerg von Guntheim pour se doter de pièces supplémentaires : jusqu’en 1536, il&lt;br /&gt;
accroit l’arsenal de Colmar de 13 pièces. En 1575,&lt;br /&gt;
l’artillerie de Colmar compte 34 canons. Mais l’artillerie&lt;br /&gt;
des remparts de Colmar, avec ses 86 pièces,&lt;br /&gt;
ne servit pas plus à la ville, lorsqu’elle fut prise par&lt;br /&gt;
Louis XIV en 1673, que celle de Strasbourg.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le déclin de l&amp;#039;artillerie alsacienne au XVIIe siècle == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la fin du XVIe siècle, il semble que les jours de&lt;br /&gt;
gloire de l’artillerie strasbourgeoise soient passés.&lt;br /&gt;
Les rapports établis par le Magistrat à la fin du&lt;br /&gt;
siècle témoignent d’une artillerie encore fort abondante,&lt;br /&gt;
mais obsolète, et d’une artillerie de siège qui&lt;br /&gt;
rouille sur les remparts. Les nouvelles pièces qui&lt;br /&gt;
y prennent place ébranlent tellement les fortifications&lt;br /&gt;
de Specklin qu’il faut les reprendre en 1635.&lt;br /&gt;
Pendant la guerre de Trente Ans, la ville fait mine&lt;br /&gt;
d’observer la neutralité. Elle met son artillerie à&lt;br /&gt;
la disposition des Suédois : elle servira au siège&lt;br /&gt;
et à la prise de Sélestat et de Benfeld. En 1665,&lt;br /&gt;
Strasbourg dispose d’une artillerie non négligeable&lt;br /&gt;
et le Magistrat s’efforce de remobiliser une population&lt;br /&gt;
dépourvue d’ardeur guerrière. Créquy peut&lt;br /&gt;
prendre les redoutes du pont du Rhin sur la rive&lt;br /&gt;
droite et sur la rive gauche sans rencontrer une&lt;br /&gt;
grande résistance (1678). En 1681, les 300 canons&lt;br /&gt;
de l’ancienne république, tirent trois salves d’honneur&lt;br /&gt;
pour saluer l’entrée de Louis XIV et de ses&lt;br /&gt;
troupes dans la ville ; son infanterie occupe immédiatement&lt;br /&gt;
les remparts et l’arsenal (Rodolphe&lt;br /&gt;
Reuss).&lt;br /&gt;
Alors que le service des fortifications remodèle à&lt;br /&gt;
nouveau l’enceinte de Specklin, en lui adjoignant&lt;br /&gt;
la citadelle, le Magistrat s’occupe de construire de&lt;br /&gt;
nombreuses casernes, situées pour la plupart sur&lt;br /&gt;
des terrains encore libres, de l’autre côté du canal&lt;br /&gt;
des Faux-Remparts, ou de la Porte des Bouchers,&lt;br /&gt;
où vont s’élever les casernes de l’Esplanade.&lt;br /&gt;
L’artillerie française prend possession de l’arsenal,&lt;br /&gt;
sis en bordure de la place du Marché-aux-Chevaux&lt;br /&gt;
(place Broglie). Comme il est insuffisant, une partie&lt;br /&gt;
des magasins est implantée sur l’Esplanade ouverte&lt;br /&gt;
par la jonction avec la citadelle : il prend le nom&lt;br /&gt;
d’arsenal de construction. L’on y loge également les&lt;br /&gt;
employés et ouvriers de l’arsenal et de la fonderie&lt;br /&gt;
(12 officiers et 192 hommes en 1784).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Strasbourg, siège des fonderies royales ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le rétablissement des fonderies ordonné par Louis&lt;br /&gt;
XIV en 1666 et qui se réalise peu à peu, ne semble&lt;br /&gt;
s’être concrétisé à Strasbourg que tardivement.&lt;br /&gt;
Les fondeurs de canons privés ont pu continuer&lt;br /&gt;
leur activité jusqu’en 1716. En 1703, cependant,&lt;br /&gt;
les officiers d’artillerie obtiennent le regroupement&lt;br /&gt;
de la fonderie et de l’arsenal : la fonderie royale&lt;br /&gt;
s’installe le long de l’actuelle rue de la Fonderie, à&lt;br /&gt;
proximité de l’arsenal. Elle prend place dans l’ensemble&lt;br /&gt;
des fonderies royales. Chacune a à sa tête&lt;br /&gt;
un commissaire général des fontes de l’artillerie,&lt;br /&gt;
officiers, mais aussi industriels. La Fonderie d’artillerie&lt;br /&gt;
de Strasbourg est dès lors, avec celle de Douai,&lt;br /&gt;
la plus importante de France et celle où se pratiquent&lt;br /&gt;
la plupart des recherches qui aboutissent à la&lt;br /&gt;
mise sur pied de la puissante artillerie du système&lt;br /&gt;
Gribeauval : il va assurer la supériorité des armées&lt;br /&gt;
de la Révolution et de l’Empire. En particulier, l’on&lt;br /&gt;
y développe le procédé du forage des canons pleins,&lt;br /&gt;
inventé en 1744 par le commissaire général Maritz,&lt;br /&gt;
directeur de la Fonderie de Strasbourg de 1740 et&lt;br /&gt;
diffusé dans l’ensemble des fonderies du Royaume.&lt;br /&gt;
Jean-Baptiste de Dartein, venu de Toulon, après&lt;br /&gt;
un passage par Douai succède à Maritz en 1760.&lt;br /&gt;
Dartein va gérer cette entreprise jusqu’en 1781 :&lt;br /&gt;
elle produira environ 4000 canons.&lt;br /&gt;
A partir de 1708, Strasbourg est une place de garnison&lt;br /&gt;
pour l’artillerie. Lors de la la réorganisation&lt;br /&gt;
de l’artillerie française en 1720, on y affecte un régiment&lt;br /&gt;
à titre permanent. Le Royal Artillerie a un&lt;br /&gt;
casernement à l’Esplanade, pour 720 hommes, soit&lt;br /&gt;
un bataillon ; il est reconstruit à neuf en 1753. Le&lt;br /&gt;
régiment y a son terrain d’exercices : le Polygone&lt;br /&gt;
de la Plaine des Bouchers. A partir de 1749, on assiste&lt;br /&gt;
à une rotation plus importante des bataillons&lt;br /&gt;
de ce même régiment. Puis à partir de 1755, s’y&lt;br /&gt;
succèdent les régiments de Toul, d’Auvergne, de&lt;br /&gt;
Besançon, du Poitou ; de 1772 à 1775, le régiment&lt;br /&gt;
de Besançon, puis, à partir de 1775 et jusqu’en&lt;br /&gt;
1781, le régiment de Grenoble. Vient ensuite le régiment&lt;br /&gt;
de Metz jusqu’en 1785. Il s’agit jusqu’alors&lt;br /&gt;
de bataillons du régiment (720 hommes). A partir&lt;br /&gt;
de 1786, le régiment d’artillerie de Strasbourg, à&lt;br /&gt;
deux bataillons (1400 hommes) prend garnison&lt;br /&gt;
à Strasbourg et occupe la caserne de la Porte des&lt;br /&gt;
Bouchers (Engel).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
François Igersheim&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
*[http://www.numistral.fr/ark:/12148/bpt6k9640811x/f557.item REUSS (Rodolphe), « L’Artillerie strasbourgeoise du 14e au 17e siècle », Revue Alsacienne, 1879].&lt;br /&gt;
*[http://www.numistral.fr/ark:/12148/bpt6k33080s/f5.image REUSS (Rodolphe), &amp;#039;&amp;#039;L’Alsace au XVIIe siècle&amp;#039;&amp;#039;, Paris, 1898].&lt;br /&gt;
*ENGEL (Karl), Strassburg als Garnisonsstadt unter dem Ancien Régime, Strasbourg, 1901.&lt;br /&gt;
*[http://www.numistral.fr/ark:/12148/bpt6k9750871q/f287.item PFLEGER (Alfred), « Straßburger Geschütz », &amp;#039;&amp;#039;Elsassland&amp;#039;&amp;#039;,9, 1929, p. 257, 307, 350].&lt;br /&gt;
*[http://www.numistral.fr/ark:/12148/bpt6k94145676/f276.item DARTEIN (Abbé L. de), « Jean-Baptiste de Dartein (1719-1781), commissaire général des fontes de l’artilleriede Strasbourg », RA, t. 83, 1936, p. 264-277, 395-445], [http://www.numistral.fr/ark:/12148/bpt6k9414568m/f255.item « Jean Félix de Dartein, baron de Tanviller, commissaire général des fontes à l’artillerie de Strasbourg (1747-1788) », RA, t. 84,1937, p. 244-266].&lt;br /&gt;
*[http://www.numistral.fr/ark:/12148/bpt6k9406968b/f31.item MARTIN (Paul), « L’artillerie et la fonderie de canons de Strasbourg du XIVe au XVIIIe siècle », RA, t. 104, 1966-74],&lt;br /&gt;
p. 30-39.&lt;br /&gt;
*DOLLINGER (Philippe), « Strasbourg des Grandes invasions au XVIe siècle », t. II de LIVET (G.) et RAPP (F.),&lt;br /&gt;
(dir.), &amp;#039;&amp;#039;Histoire de Strasbourg&amp;#039;&amp;#039;, Strasbourg, t. II, 1981.&lt;br /&gt;
*[http://www.numistral.fr/ark:/12148/bpt6k94069742/f62.item FUCHS (François Joseph), « Notes sur le commerce des armes à Strasbourg à la fin du XVe siècle et au XVIe siècle », RA, t. 110, 1984, p. 59-74.]&lt;br /&gt;
*[http://journals.openedition.org/alsace/121 LICHTLÉ (Francis), « L’armement colmarien du XIVe au XVIIe siècle », RA, 2010.]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Articles connexes ==&lt;br /&gt;
*[[Arsenal]]&lt;br /&gt;
*[[Artillerie (Ecole d’–)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie: histoire militaire]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:articles de François Igersheim]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>DDC</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Artillerie&amp;diff=38</id>
		<title>Artillerie</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Artillerie&amp;diff=38"/>
		<updated>2018-09-26T07:58:21Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;DDC : /* Bibliographie */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Artillerie]] (&amp;#039;&amp;#039;Geschütz&amp;#039;&amp;#039;)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L&amp;#039;apparition des armes à feu ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les milices des villes d’Alsace se dotent d’armes&lt;br /&gt;
à feu vers la fin du XIVe siècle. Les compagnies&lt;br /&gt;
de tireurs manient l’arquebuse et les villes&lt;br /&gt;
les plus importantes se dotent de canons. On a&lt;br /&gt;
une indication de leur diffusion dans la composition&lt;br /&gt;
de la levée à opérer que décrètent les Etats&lt;br /&gt;
d’Alsace (&amp;#039;&amp;#039;Landstände&amp;#039;&amp;#039;) de 1572. Outre Strasbourg,&lt;br /&gt;
Haguenau (et le grand bailliage) et Kaysersberg,&lt;br /&gt;
les autres villes de la Décapole doivent également&lt;br /&gt;
fournir des canons et des artilleurs. Colmar dispose&lt;br /&gt;
également d’une artillerie, de même que Haguenau,&lt;br /&gt;
Sélestat, Obernai. Les milices que lève la Régence&lt;br /&gt;
d’Ensisheim ne comptent pas de compagnies d’artilleurs&lt;br /&gt;
, les artilleurs et canons des &amp;#039;&amp;#039;Vorlände&amp;#039;&amp;#039; sont&lt;br /&gt;
ceux des mercenaires de la maison de Habsbourg.&lt;br /&gt;
Pourtant aucune de ces villes, qui se croyaient à&lt;br /&gt;
l’abri derrière leurs remparts et leurs canons, ne&lt;br /&gt;
résistent à l’artillerie moderne des armées qui ravagent&lt;br /&gt;
l’Alsace au XVIIe siècle (Rodolphe Reuss).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L&amp;#039;artillerie strasbourgeoise ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est au milieu du XVIe siècle qu’apparaît l’adage&lt;br /&gt;
« &amp;#039;&amp;#039;Nürnberger Witz, Strassburger Geschütz, Venediger&lt;br /&gt;
Macht, Augsburger Pracht, Ulmer Geld regieren die&lt;br /&gt;
Welt&amp;#039;&amp;#039; ». On en sait donc beaucoup plus sur l’artillerie&lt;br /&gt;
strasbourgeoise, qui apparaît dans la deuxième&lt;br /&gt;
moitié du XIVe siècle. Les premières pièces&lt;br /&gt;
strasbourgeoises ont été achetées à Nuremberg&lt;br /&gt;
qui utilise l’artillerie dès 1350. Mais, en 1371&lt;br /&gt;
Strasbourg embauche un fondeur de bouches à&lt;br /&gt;
feu (&amp;#039;&amp;#039;Büchsenmeister&amp;#039;&amp;#039;) et se lance dans la fabrication,&lt;br /&gt;
ce qui ne la dispense pas de procéder à des achats&lt;br /&gt;
massifs auprès d’autres villes (Fribourg, Bâle). La&lt;br /&gt;
milice strasbourgeoise utilise son artillerie dans ses&lt;br /&gt;
expéditions extérieures (Alfred Pfleger). Mais l’artillerie&lt;br /&gt;
a un rôle surtout défensif, ainsi pour repousser&lt;br /&gt;
les attaques des « routiers » (1365 ;1375, 1392),&lt;br /&gt;
des Armagnacs (1439, 1444). Le rôle de l’artillerie&lt;br /&gt;
de campagne strasbourgeoise dans la guerre de&lt;br /&gt;
Dachstein (1419-1422) est plus discuté, mais se&lt;br /&gt;
révèle efficace dans la levée du siège d’Oberkirch&lt;br /&gt;
en 1428, ou dans la guerre de Wasselonne, où s’illustre&lt;br /&gt;
leur gros canon, le Roraff. La menace que&lt;br /&gt;
représente Charles le Téméraire pour Strasbourg&lt;br /&gt;
(1475), oblige la ville à se fortifier de façon plus efficace&lt;br /&gt;
et à se doter d’une artillerie plus conséquente,&lt;br /&gt;
50 canons fixés sur étaux et 55 couleuvrines&lt;br /&gt;
ainsi que 427 arquebuses (Philippe Dollinger). Les&lt;br /&gt;
Suisses s’emparent de nombreuses pièces de l’artillerie&lt;br /&gt;
de la coalition mise sur pied par Maximilien&lt;br /&gt;
Ier et défaite à Dornach par les Suisses (1499),&lt;br /&gt;
dont celles de Strasbourg, alliée de Maximilien, en&lt;br /&gt;
particulier son gros canon, l’Autruche (&amp;#039;&amp;#039;Strüss von&lt;br /&gt;
Strassburg&amp;#039;&amp;#039;) avec celui des troupes de la Régence&lt;br /&gt;
d’Ensisheim, la Kättelerli, qu’ils livreront plus tard&lt;br /&gt;
aux Strasbourgeois (Martin).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les fonderies de Strasbourg == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au début du XVIe siècle, une fonderie d’artillerie&lt;br /&gt;
fait partie intégrante de l’arsenal de Strasbourg&lt;br /&gt;
(&amp;#039;&amp;#039;Zeughaus&amp;#039;&amp;#039;) et un imposant parc d’artillerie est installé&lt;br /&gt;
au Marais-Vert. L&amp;#039;empereur Maximilien les visite à chacun&lt;br /&gt;
de ses séjours à Strasbourg. En 1507, il assiste&lt;br /&gt;
à une démonstration d’artillerie dans la Plaine des&lt;br /&gt;
Bouchers. Les fondeurs strasbourgeois, fort renommés,&lt;br /&gt;
sont « prêtés » aux autres villes du sud de l’Allemagne&lt;br /&gt;
ou de Suisse : à Nuremberg et à Bâle. Leur&lt;br /&gt;
production de canons, mais surtout d’arquebuses&lt;br /&gt;
est importante et appréciée au XVe et au XVIe siècles&lt;br /&gt;
(François Joseph Fuchs). Les Strasbourgeois&lt;br /&gt;
sont attachés à leurs canons, qu’ils baptisent de sobriquets&lt;br /&gt;
comme le &amp;#039;&amp;#039;Roraff&amp;#039;&amp;#039;, qui tonnait chaque soir pour&lt;br /&gt;
signaler la fermeture imminente des portes de la&lt;br /&gt;
ville, ou la poétique Mésange (&amp;#039;&amp;#039;Meise&amp;#039;&amp;#039;), réputée pour&lt;br /&gt;
tirer de Strasbourg à Hausbergen : une exagération&lt;br /&gt;
typique de la population strasbourgeoise, à l’origine&lt;br /&gt;
de leur surnom de &amp;#039;&amp;#039;Meiselocker&amp;#039;&amp;#039; (Alfred Pfleger).&lt;br /&gt;
Pourtant, les fondeurs de canons sont aussi fondeurs&lt;br /&gt;
de cloches, et l’on trouve des fonderies dans&lt;br /&gt;
d’autres quartiers de Strasbourg, de même que des&lt;br /&gt;
fabricants de poudres, des armuriers et des arquebusiers.&lt;br /&gt;
Une d’entre elles brûle en 1570 : elle est&lt;br /&gt;
située à la Krutenau, derrière Saint-Nicolas-aux-&lt;br /&gt;
Ondes. La plus célèbre, située rue Sainte-Barbe, est&lt;br /&gt;
celle des frères Edel, qui fondent la &amp;#039;&amp;#039;Zehnerglock&amp;#039;&amp;#039; en&lt;br /&gt;
1786 (Paul Martin). La plus importante des fonderies&lt;br /&gt;
de Strasbourg se situe cependant devant la&lt;br /&gt;
porte des Juifs, au futur chantier des Pontonniers,&lt;br /&gt;
mais est ramenée après 1620 dans l’enceinte, près&lt;br /&gt;
de la porte Blanche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les autres fonderies de canons en Alsace == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe des fonderies de canons dans d’autres villes&lt;br /&gt;
d’Alsace, par exemple à Colmar. Jusqu’en 1476&lt;br /&gt;
Colmar s’était contentée d’acheter des petites pièces,&lt;br /&gt;
couleuvrines principalement. En 1476, elle en&lt;br /&gt;
fond une. Activité encore réduite : 2 canons fondus&lt;br /&gt;
en 1520. Mais en 1525, pour se protéger des&lt;br /&gt;
bandes paysannes, elle garnit ses remparts de 13&lt;br /&gt;
canons. Elle fait appel à partir de 1532 à un fondeur strasbourgeois, Joerg von Guntheim pour se doter de pièces supplémentaires : jusqu’en 1536, il&lt;br /&gt;
accroit l’arsenal de Colmar de 13 pièces. En 1575,&lt;br /&gt;
l’artillerie de Colmar compte 34 canons. Mais l’artillerie&lt;br /&gt;
des remparts de Colmar, avec ses 86 pièces,&lt;br /&gt;
ne servit pas plus à la ville, lorsqu’elle fut prise par&lt;br /&gt;
Louis XIV en 1673, que celle de Strasbourg.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le déclin de l&amp;#039;artillerie alsacienne au XVIIe siècle == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la fin du XVIe siècle, il semble que les jours de&lt;br /&gt;
gloire de l’artillerie strasbourgeoise soient passés.&lt;br /&gt;
Les rapports établis par le Magistrat à la fin du&lt;br /&gt;
siècle témoignent d’une artillerie encore fort abondante,&lt;br /&gt;
mais obsolète, et d’une artillerie de siège qui&lt;br /&gt;
rouille sur les remparts. Les nouvelles pièces qui&lt;br /&gt;
y prennent place ébranlent tellement les fortifications&lt;br /&gt;
de Specklin qu’il faut les reprendre en 1635.&lt;br /&gt;
Pendant la guerre de Trente Ans, la ville fait mine&lt;br /&gt;
d’observer la neutralité. Elle met son artillerie à&lt;br /&gt;
la disposition des Suédois : elle servira au siège&lt;br /&gt;
et à la prise de Sélestat et de Benfeld. En 1665,&lt;br /&gt;
Strasbourg dispose d’une artillerie non négligeable&lt;br /&gt;
et le Magistrat s’efforce de remobiliser une population&lt;br /&gt;
dépourvue d’ardeur guerrière. Créquy peut&lt;br /&gt;
prendre les redoutes du pont du Rhin sur la rive&lt;br /&gt;
droite et sur la rive gauche sans rencontrer une&lt;br /&gt;
grande résistance (1678). En 1681, les 300 canons&lt;br /&gt;
de l’ancienne république, tirent trois salves d’honneur&lt;br /&gt;
pour saluer l’entrée de Louis XIV et de ses&lt;br /&gt;
troupes dans la ville ; son infanterie occupe immédiatement&lt;br /&gt;
les remparts et l’arsenal (Rodolphe&lt;br /&gt;
Reuss).&lt;br /&gt;
Alors que le service des fortifications remodèle à&lt;br /&gt;
nouveau l’enceinte de Specklin, en lui adjoignant&lt;br /&gt;
la citadelle, le Magistrat s’occupe de construire de&lt;br /&gt;
nombreuses casernes, situées pour la plupart sur&lt;br /&gt;
des terrains encore libres, de l’autre côté du canal&lt;br /&gt;
des Faux-Remparts, ou de la Porte des Bouchers,&lt;br /&gt;
où vont s’élever les casernes de l’Esplanade.&lt;br /&gt;
L’artillerie française prend possession de l’arsenal,&lt;br /&gt;
sis en bordure de la place du Marché-aux-Chevaux&lt;br /&gt;
(place Broglie). Comme il est insuffisant, une partie&lt;br /&gt;
des magasins est implantée sur l’Esplanade ouverte&lt;br /&gt;
par la jonction avec la citadelle : il prend le nom&lt;br /&gt;
d’arsenal de construction. L’on y loge également les&lt;br /&gt;
employés et ouvriers de l’arsenal et de la fonderie&lt;br /&gt;
(12 officiers et 192 hommes en 1784).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Strasbourg, siège des fonderies royales ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le rétablissement des fonderies ordonné par Louis&lt;br /&gt;
XIV en 1666 et qui se réalise peu à peu, ne semble&lt;br /&gt;
s’être concrétisé à Strasbourg que tardivement.&lt;br /&gt;
Les fondeurs de canons privés ont pu continuer&lt;br /&gt;
leur activité jusqu’en 1716. En 1703, cependant,&lt;br /&gt;
les officiers d’artillerie obtiennent le regroupement&lt;br /&gt;
de la fonderie et de l’arsenal : la fonderie royale&lt;br /&gt;
s’installe le long de l’actuelle rue de la Fonderie, à&lt;br /&gt;
proximité de l’arsenal. Elle prend place dans l’ensemble&lt;br /&gt;
des fonderies royales. Chacune a à sa tête&lt;br /&gt;
un commissaire général des fontes de l’artillerie,&lt;br /&gt;
officiers, mais aussi industriels. La Fonderie d’artillerie&lt;br /&gt;
de Strasbourg est dès lors, avec celle de Douai,&lt;br /&gt;
la plus importante de France et celle où se pratiquent&lt;br /&gt;
la plupart des recherches qui aboutissent à la&lt;br /&gt;
mise sur pied de la puissante artillerie du système&lt;br /&gt;
Gribeauval : il va assurer la supériorité des armées&lt;br /&gt;
de la Révolution et de l’Empire. En particulier, l’on&lt;br /&gt;
y développe le procédé du forage des canons pleins,&lt;br /&gt;
inventé en 1744 par le commissaire général Maritz,&lt;br /&gt;
directeur de la Fonderie de Strasbourg de 1740 et&lt;br /&gt;
diffusé dans l’ensemble des fonderies du Royaume.&lt;br /&gt;
Jean-Baptiste de Dartein, venu de Toulon, après&lt;br /&gt;
un passage par Douai succède à Maritz en 1760.&lt;br /&gt;
Dartein va gérer cette entreprise jusqu’en 1781 :&lt;br /&gt;
elle produira environ 4000 canons.&lt;br /&gt;
A partir de 1708, Strasbourg est une place de garnison&lt;br /&gt;
pour l’artillerie. Lors de la la réorganisation&lt;br /&gt;
de l’artillerie française en 1720, on y affecte un régiment&lt;br /&gt;
à titre permanent. Le Royal Artillerie a un&lt;br /&gt;
casernement à l’Esplanade, pour 720 hommes, soit&lt;br /&gt;
un bataillon ; il est reconstruit à neuf en 1753. Le&lt;br /&gt;
régiment y a son terrain d’exercices : le Polygone&lt;br /&gt;
de la Plaine des Bouchers. A partir de 1749, on assiste&lt;br /&gt;
à une rotation plus importante des bataillons&lt;br /&gt;
de ce même régiment. Puis à partir de 1755, s’y&lt;br /&gt;
succèdent les régiments de Toul, d’Auvergne, de&lt;br /&gt;
Besançon, du Poitou ; de 1772 à 1775, le régiment&lt;br /&gt;
de Besançon, puis, à partir de 1775 et jusqu’en&lt;br /&gt;
1781, le régiment de Grenoble. Vient ensuite le régiment&lt;br /&gt;
de Metz jusqu’en 1785. Il s’agit jusqu’alors&lt;br /&gt;
de bataillons du régiment (720 hommes). A partir&lt;br /&gt;
de 1786, le régiment d’artillerie de Strasbourg, à&lt;br /&gt;
deux bataillons (1400 hommes) prend garnison&lt;br /&gt;
à Strasbourg et occupe la caserne de la Porte des&lt;br /&gt;
Bouchers (Engel).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
François Igersheim&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
*[http://www.numistral.fr/ark:/12148/bpt6k9640811x/f557.item REUSS (Rodolphe), « L’Artillerie strasbourgeoise du 14e au 17e siècle », Revue Alsacienne, 1879].&lt;br /&gt;
*[http://www.numistral.fr/ark:/12148/bpt6k33080s/f5.image REUSS (Rodolphe), &amp;#039;&amp;#039;L’Alsace au XVIIe siècle&amp;#039;&amp;#039;, Paris, 1898].&lt;br /&gt;
*ENGEL (Karl), Strassburg als Garnisonsstadt unter dem Ancien Régime, Strasbourg, 1901.&lt;br /&gt;
*[http://www.numistral.fr/ark:/12148/bpt6k9750871q/f287.item PFLEGER (Alfred), « Straßburger Geschütz », &amp;#039;&amp;#039;Elsassland&amp;#039;&amp;#039;,9, 1929, p. 257, 307, 350].&lt;br /&gt;
*[http://www.numistral.fr/ark:/12148/bpt6k94145676/f276.item DARTEIN (Abbé L. de), « Jean-Baptiste de Dartein (1719-1781), commissaire général des fontes de l’artilleriede Strasbourg », RA, t. 83, 1936, p. 264-277, 395-445], [http://www.numistral.fr/ark:/12148/bpt6k9414568m/f255.item « Jean Félix de Dartein, baron de Tanviller, commissaire général des fontes à l’artillerie de Strasbourg (1747-1788) », RA, t. 84,1937, p. 244-266].&lt;br /&gt;
*[http://www.numistral.fr/ark:/12148/bpt6k9406968b/f31.item MARTIN (Paul), « L’artillerie et la fonderie de canons de Strasbourg du XIVe au XVIIIe siècle », RA, t. 104, 1966-74],&lt;br /&gt;
p. 30-39.&lt;br /&gt;
*DOLLINGER (Philippe), « Strasbourg des Grandes invasions au XVIe siècle », t. II de LIVET (G.) et RAPP (F.),&lt;br /&gt;
(dir.), &amp;#039;&amp;#039;Histoire de Strasbourg&amp;#039;&amp;#039;, Strasbourg, t. II, 1981.&lt;br /&gt;
*[http://www.numistral.fr/ark:/12148/bpt6k94069742/f62.item FUCHS (François Joseph), « Notes sur le commerce des armes à Strasbourg à la fin du XVe siècle et au XVIe siècle », RA, t. 110, 1984, p. 59-74.]&lt;br /&gt;
*LICHTLÉ (Francis), « L’armement colmarien du XIVe au XVIIe siècle », RA, 2010.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Articles connexes ==&lt;br /&gt;
*[[Arsenal]]&lt;br /&gt;
*[[Artillerie (Ecole d’–)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie: histoire militaire]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:articles de François Igersheim]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>DDC</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Artillerie&amp;diff=37</id>
		<title>Artillerie</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Artillerie&amp;diff=37"/>
		<updated>2018-09-26T07:44:40Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;DDC : /* Bibliographie */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Artillerie]] (&amp;#039;&amp;#039;Geschütz&amp;#039;&amp;#039;)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L&amp;#039;apparition des armes à feu ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les milices des villes d’Alsace se dotent d’armes&lt;br /&gt;
à feu vers la fin du XIVe siècle. Les compagnies&lt;br /&gt;
de tireurs manient l’arquebuse et les villes&lt;br /&gt;
les plus importantes se dotent de canons. On a&lt;br /&gt;
une indication de leur diffusion dans la composition&lt;br /&gt;
de la levée à opérer que décrètent les Etats&lt;br /&gt;
d’Alsace (&amp;#039;&amp;#039;Landstände&amp;#039;&amp;#039;) de 1572. Outre Strasbourg,&lt;br /&gt;
Haguenau (et le grand bailliage) et Kaysersberg,&lt;br /&gt;
les autres villes de la Décapole doivent également&lt;br /&gt;
fournir des canons et des artilleurs. Colmar dispose&lt;br /&gt;
également d’une artillerie, de même que Haguenau,&lt;br /&gt;
Sélestat, Obernai. Les milices que lève la Régence&lt;br /&gt;
d’Ensisheim ne comptent pas de compagnies d’artilleurs&lt;br /&gt;
, les artilleurs et canons des &amp;#039;&amp;#039;Vorlände&amp;#039;&amp;#039; sont&lt;br /&gt;
ceux des mercenaires de la maison de Habsbourg.&lt;br /&gt;
Pourtant aucune de ces villes, qui se croyaient à&lt;br /&gt;
l’abri derrière leurs remparts et leurs canons, ne&lt;br /&gt;
résistent à l’artillerie moderne des armées qui ravagent&lt;br /&gt;
l’Alsace au XVIIe siècle (Rodolphe Reuss).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L&amp;#039;artillerie strasbourgeoise ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est au milieu du XVIe siècle qu’apparaît l’adage&lt;br /&gt;
« &amp;#039;&amp;#039;Nürnberger Witz, Strassburger Geschütz, Venediger&lt;br /&gt;
Macht, Augsburger Pracht, Ulmer Geld regieren die&lt;br /&gt;
Welt&amp;#039;&amp;#039; ». On en sait donc beaucoup plus sur l’artillerie&lt;br /&gt;
strasbourgeoise, qui apparaît dans la deuxième&lt;br /&gt;
moitié du XIVe siècle. Les premières pièces&lt;br /&gt;
strasbourgeoises ont été achetées à Nuremberg&lt;br /&gt;
qui utilise l’artillerie dès 1350. Mais, en 1371&lt;br /&gt;
Strasbourg embauche un fondeur de bouches à&lt;br /&gt;
feu (&amp;#039;&amp;#039;Büchsenmeister&amp;#039;&amp;#039;) et se lance dans la fabrication,&lt;br /&gt;
ce qui ne la dispense pas de procéder à des achats&lt;br /&gt;
massifs auprès d’autres villes (Fribourg, Bâle). La&lt;br /&gt;
milice strasbourgeoise utilise son artillerie dans ses&lt;br /&gt;
expéditions extérieures (Alfred Pfleger). Mais l’artillerie&lt;br /&gt;
a un rôle surtout défensif, ainsi pour repousser&lt;br /&gt;
les attaques des « routiers » (1365 ;1375, 1392),&lt;br /&gt;
des Armagnacs (1439, 1444). Le rôle de l’artillerie&lt;br /&gt;
de campagne strasbourgeoise dans la guerre de&lt;br /&gt;
Dachstein (1419-1422) est plus discuté, mais se&lt;br /&gt;
révèle efficace dans la levée du siège d’Oberkirch&lt;br /&gt;
en 1428, ou dans la guerre de Wasselonne, où s’illustre&lt;br /&gt;
leur gros canon, le Roraff. La menace que&lt;br /&gt;
représente Charles le Téméraire pour Strasbourg&lt;br /&gt;
(1475), oblige la ville à se fortifier de façon plus efficace&lt;br /&gt;
et à se doter d’une artillerie plus conséquente,&lt;br /&gt;
50 canons fixés sur étaux et 55 couleuvrines&lt;br /&gt;
ainsi que 427 arquebuses (Philippe Dollinger). Les&lt;br /&gt;
Suisses s’emparent de nombreuses pièces de l’artillerie&lt;br /&gt;
de la coalition mise sur pied par Maximilien&lt;br /&gt;
Ier et défaite à Dornach par les Suisses (1499),&lt;br /&gt;
dont celles de Strasbourg, alliée de Maximilien, en&lt;br /&gt;
particulier son gros canon, l’Autruche (&amp;#039;&amp;#039;Strüss von&lt;br /&gt;
Strassburg&amp;#039;&amp;#039;) avec celui des troupes de la Régence&lt;br /&gt;
d’Ensisheim, la Kättelerli, qu’ils livreront plus tard&lt;br /&gt;
aux Strasbourgeois (Martin).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les fonderies de Strasbourg == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au début du XVIe siècle, une fonderie d’artillerie&lt;br /&gt;
fait partie intégrante de l’arsenal de Strasbourg&lt;br /&gt;
(&amp;#039;&amp;#039;Zeughaus&amp;#039;&amp;#039;) et un imposant parc d’artillerie est installé&lt;br /&gt;
au Marais-Vert. L&amp;#039;empereur Maximilien les visite à chacun&lt;br /&gt;
de ses séjours à Strasbourg. En 1507, il assiste&lt;br /&gt;
à une démonstration d’artillerie dans la Plaine des&lt;br /&gt;
Bouchers. Les fondeurs strasbourgeois, fort renommés,&lt;br /&gt;
sont « prêtés » aux autres villes du sud de l’Allemagne&lt;br /&gt;
ou de Suisse : à Nuremberg et à Bâle. Leur&lt;br /&gt;
production de canons, mais surtout d’arquebuses&lt;br /&gt;
est importante et appréciée au XVe et au XVIe siècles&lt;br /&gt;
(François Joseph Fuchs). Les Strasbourgeois&lt;br /&gt;
sont attachés à leurs canons, qu’ils baptisent de sobriquets&lt;br /&gt;
comme le &amp;#039;&amp;#039;Roraff&amp;#039;&amp;#039;, qui tonnait chaque soir pour&lt;br /&gt;
signaler la fermeture imminente des portes de la&lt;br /&gt;
ville, ou la poétique Mésange (&amp;#039;&amp;#039;Meise&amp;#039;&amp;#039;), réputée pour&lt;br /&gt;
tirer de Strasbourg à Hausbergen : une exagération&lt;br /&gt;
typique de la population strasbourgeoise, à l’origine&lt;br /&gt;
de leur surnom de &amp;#039;&amp;#039;Meiselocker&amp;#039;&amp;#039; (Alfred Pfleger).&lt;br /&gt;
Pourtant, les fondeurs de canons sont aussi fondeurs&lt;br /&gt;
de cloches, et l’on trouve des fonderies dans&lt;br /&gt;
d’autres quartiers de Strasbourg, de même que des&lt;br /&gt;
fabricants de poudres, des armuriers et des arquebusiers.&lt;br /&gt;
Une d’entre elles brûle en 1570 : elle est&lt;br /&gt;
située à la Krutenau, derrière Saint-Nicolas-aux-&lt;br /&gt;
Ondes. La plus célèbre, située rue Sainte-Barbe, est&lt;br /&gt;
celle des frères Edel, qui fondent la &amp;#039;&amp;#039;Zehnerglock&amp;#039;&amp;#039; en&lt;br /&gt;
1786 (Paul Martin). La plus importante des fonderies&lt;br /&gt;
de Strasbourg se situe cependant devant la&lt;br /&gt;
porte des Juifs, au futur chantier des Pontonniers,&lt;br /&gt;
mais est ramenée après 1620 dans l’enceinte, près&lt;br /&gt;
de la porte Blanche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les autres fonderies de canons en Alsace == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe des fonderies de canons dans d’autres villes&lt;br /&gt;
d’Alsace, par exemple à Colmar. Jusqu’en 1476&lt;br /&gt;
Colmar s’était contentée d’acheter des petites pièces,&lt;br /&gt;
couleuvrines principalement. En 1476, elle en&lt;br /&gt;
fond une. Activité encore réduite : 2 canons fondus&lt;br /&gt;
en 1520. Mais en 1525, pour se protéger des&lt;br /&gt;
bandes paysannes, elle garnit ses remparts de 13&lt;br /&gt;
canons. Elle fait appel à partir de 1532 à un fondeur strasbourgeois, Joerg von Guntheim pour se doter de pièces supplémentaires : jusqu’en 1536, il&lt;br /&gt;
accroit l’arsenal de Colmar de 13 pièces. En 1575,&lt;br /&gt;
l’artillerie de Colmar compte 34 canons. Mais l’artillerie&lt;br /&gt;
des remparts de Colmar, avec ses 86 pièces,&lt;br /&gt;
ne servit pas plus à la ville, lorsqu’elle fut prise par&lt;br /&gt;
Louis XIV en 1673, que celle de Strasbourg.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le déclin de l&amp;#039;artillerie alsacienne au XVIIe siècle == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la fin du XVIe siècle, il semble que les jours de&lt;br /&gt;
gloire de l’artillerie strasbourgeoise soient passés.&lt;br /&gt;
Les rapports établis par le Magistrat à la fin du&lt;br /&gt;
siècle témoignent d’une artillerie encore fort abondante,&lt;br /&gt;
mais obsolète, et d’une artillerie de siège qui&lt;br /&gt;
rouille sur les remparts. Les nouvelles pièces qui&lt;br /&gt;
y prennent place ébranlent tellement les fortifications&lt;br /&gt;
de Specklin qu’il faut les reprendre en 1635.&lt;br /&gt;
Pendant la guerre de Trente Ans, la ville fait mine&lt;br /&gt;
d’observer la neutralité. Elle met son artillerie à&lt;br /&gt;
la disposition des Suédois : elle servira au siège&lt;br /&gt;
et à la prise de Sélestat et de Benfeld. En 1665,&lt;br /&gt;
Strasbourg dispose d’une artillerie non négligeable&lt;br /&gt;
et le Magistrat s’efforce de remobiliser une population&lt;br /&gt;
dépourvue d’ardeur guerrière. Créquy peut&lt;br /&gt;
prendre les redoutes du pont du Rhin sur la rive&lt;br /&gt;
droite et sur la rive gauche sans rencontrer une&lt;br /&gt;
grande résistance (1678). En 1681, les 300 canons&lt;br /&gt;
de l’ancienne république, tirent trois salves d’honneur&lt;br /&gt;
pour saluer l’entrée de Louis XIV et de ses&lt;br /&gt;
troupes dans la ville ; son infanterie occupe immédiatement&lt;br /&gt;
les remparts et l’arsenal (Rodolphe&lt;br /&gt;
Reuss).&lt;br /&gt;
Alors que le service des fortifications remodèle à&lt;br /&gt;
nouveau l’enceinte de Specklin, en lui adjoignant&lt;br /&gt;
la citadelle, le Magistrat s’occupe de construire de&lt;br /&gt;
nombreuses casernes, situées pour la plupart sur&lt;br /&gt;
des terrains encore libres, de l’autre côté du canal&lt;br /&gt;
des Faux-Remparts, ou de la Porte des Bouchers,&lt;br /&gt;
où vont s’élever les casernes de l’Esplanade.&lt;br /&gt;
L’artillerie française prend possession de l’arsenal,&lt;br /&gt;
sis en bordure de la place du Marché-aux-Chevaux&lt;br /&gt;
(place Broglie). Comme il est insuffisant, une partie&lt;br /&gt;
des magasins est implantée sur l’Esplanade ouverte&lt;br /&gt;
par la jonction avec la citadelle : il prend le nom&lt;br /&gt;
d’arsenal de construction. L’on y loge également les&lt;br /&gt;
employés et ouvriers de l’arsenal et de la fonderie&lt;br /&gt;
(12 officiers et 192 hommes en 1784).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Strasbourg, siège des fonderies royales ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le rétablissement des fonderies ordonné par Louis&lt;br /&gt;
XIV en 1666 et qui se réalise peu à peu, ne semble&lt;br /&gt;
s’être concrétisé à Strasbourg que tardivement.&lt;br /&gt;
Les fondeurs de canons privés ont pu continuer&lt;br /&gt;
leur activité jusqu’en 1716. En 1703, cependant,&lt;br /&gt;
les officiers d’artillerie obtiennent le regroupement&lt;br /&gt;
de la fonderie et de l’arsenal : la fonderie royale&lt;br /&gt;
s’installe le long de l’actuelle rue de la Fonderie, à&lt;br /&gt;
proximité de l’arsenal. Elle prend place dans l’ensemble&lt;br /&gt;
des fonderies royales. Chacune a à sa tête&lt;br /&gt;
un commissaire général des fontes de l’artillerie,&lt;br /&gt;
officiers, mais aussi industriels. La Fonderie d’artillerie&lt;br /&gt;
de Strasbourg est dès lors, avec celle de Douai,&lt;br /&gt;
la plus importante de France et celle où se pratiquent&lt;br /&gt;
la plupart des recherches qui aboutissent à la&lt;br /&gt;
mise sur pied de la puissante artillerie du système&lt;br /&gt;
Gribeauval : il va assurer la supériorité des armées&lt;br /&gt;
de la Révolution et de l’Empire. En particulier, l’on&lt;br /&gt;
y développe le procédé du forage des canons pleins,&lt;br /&gt;
inventé en 1744 par le commissaire général Maritz,&lt;br /&gt;
directeur de la Fonderie de Strasbourg de 1740 et&lt;br /&gt;
diffusé dans l’ensemble des fonderies du Royaume.&lt;br /&gt;
Jean-Baptiste de Dartein, venu de Toulon, après&lt;br /&gt;
un passage par Douai succède à Maritz en 1760.&lt;br /&gt;
Dartein va gérer cette entreprise jusqu’en 1781 :&lt;br /&gt;
elle produira environ 4000 canons.&lt;br /&gt;
A partir de 1708, Strasbourg est une place de garnison&lt;br /&gt;
pour l’artillerie. Lors de la la réorganisation&lt;br /&gt;
de l’artillerie française en 1720, on y affecte un régiment&lt;br /&gt;
à titre permanent. Le Royal Artillerie a un&lt;br /&gt;
casernement à l’Esplanade, pour 720 hommes, soit&lt;br /&gt;
un bataillon ; il est reconstruit à neuf en 1753. Le&lt;br /&gt;
régiment y a son terrain d’exercices : le Polygone&lt;br /&gt;
de la Plaine des Bouchers. A partir de 1749, on assiste&lt;br /&gt;
à une rotation plus importante des bataillons&lt;br /&gt;
de ce même régiment. Puis à partir de 1755, s’y&lt;br /&gt;
succèdent les régiments de Toul, d’Auvergne, de&lt;br /&gt;
Besançon, du Poitou ; de 1772 à 1775, le régiment&lt;br /&gt;
de Besançon, puis, à partir de 1775 et jusqu’en&lt;br /&gt;
1781, le régiment de Grenoble. Vient ensuite le régiment&lt;br /&gt;
de Metz jusqu’en 1785. Il s’agit jusqu’alors&lt;br /&gt;
de bataillons du régiment (720 hommes). A partir&lt;br /&gt;
de 1786, le régiment d’artillerie de Strasbourg, à&lt;br /&gt;
deux bataillons (1400 hommes) prend garnison&lt;br /&gt;
à Strasbourg et occupe la caserne de la Porte des&lt;br /&gt;
Bouchers (Engel).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
François Igersheim&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
*REUSS (Rodolphe), « L’Artillerie strasbourgeoise du 14e au&lt;br /&gt;
17e siècle », Revue Alsacienne, 1879.&lt;br /&gt;
*REUSS (Rodolphe), L’Alsace au XVIIe siècle, Paris, 1898.&lt;br /&gt;
*ENGEL (Karl), Strassburg als Garnisonsstadt unter dem&lt;br /&gt;
Ancien Régime, Strasbourg, 1901.&lt;br /&gt;
*PFLEGER (Alfred), « Straßburger Geschütz », Elsassland,&lt;br /&gt;
9, 1929, p. 257, 307, 350.&lt;br /&gt;
*DARTEIN (Abbé L. de), « Jean-Baptiste de Dartein&lt;br /&gt;
(1719-1781), commissaire général des fontes de l’artillerie&lt;br /&gt;
de Strasbourg », RA, t. 83, 1936, p. 264-277, 395-445, « Jean&lt;br /&gt;
Félix de Dartein, baron de Tanviller, commissaire général des&lt;br /&gt;
fontes à l’artillerie de Strasbourg (1747-1788) », RA, t. 84,&lt;br /&gt;
1937, p. 244-266.&lt;br /&gt;
*[http://www.numistral.fr/ark:/12148/bpt6k9406968b/f31.item MARTIN (Paul), « L’artillerie et la fonderie de canons de Strasbourg du XIVe au XVIIIe siècle », RA, t. 104, 1966-74],&lt;br /&gt;
p. 30-39.&lt;br /&gt;
*DOLLINGER (Philippe), « Strasbourg des Grandes invasions&lt;br /&gt;
au XVIe siècle », t. II de LIVET (G.) et RAPP (F.),&lt;br /&gt;
(dir.), Histoire de Strasbourg, Strasbourg, t. II, 1981.&lt;br /&gt;
*FUCHS (François Joseph), « Notes sur le commerce des armes&lt;br /&gt;
à Strasbourg à la fin du XVe siècle et au XVIe siècle »,&lt;br /&gt;
RA, t. 110, 1984, p. 59-74.&lt;br /&gt;
*LICHTLÉ (Francis), L’armement colmarien du XIVe au&lt;br /&gt;
XVIIe siècle, RA, 2010.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Articles connexes ==&lt;br /&gt;
*[[Arsenal]]&lt;br /&gt;
*[[Artillerie (Ecole d’–)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie: histoire militaire]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:articles de François Igersheim]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>DDC</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Abr%C3%A9viations_courantes&amp;diff=36</id>
		<title>Abréviations courantes</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Abr%C3%A9viations_courantes&amp;diff=36"/>
		<updated>2018-09-25T14:08:10Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;DDC : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;*AAHA Archives alsaciennes d’histoire de l’art.&lt;br /&gt;
*AAEB Archives de l’ancien évêché de Bâle.&lt;br /&gt;
*ABR Archives départementales du Bas-Rhin.&lt;br /&gt;
*ADB Allgemeine deutsche Biographie.&lt;br /&gt;
*AEA Archives de l’Eglise d’Alsace.&lt;br /&gt;
*AEKG Archiv für elsässische Kirchengeschichte.&lt;br /&gt;
*AH Archives hospitalières.&lt;br /&gt;
*AHR Archives départementales du Haut-Rhin.&lt;br /&gt;
*ALBRECHT, RUB (1891-98).&lt;br /&gt;
*ALBRECHT (Karl), Rappoltsteinisches&lt;br /&gt;
Urkundenbuch 759-1500, Colmar, 1891-1898.&lt;br /&gt;
*ALIOTH, Gruppen (1988).&lt;br /&gt;
*ALIOTH (Martin), Gruppen an der Macht :&lt;br /&gt;
Zünfte und Patriziat in Straßburg im 14. und 15.&lt;br /&gt;
Jahrhundert, Bâle et Frankfurt/Main, 2 vol., 1988.&lt;br /&gt;
[Index par Bernhard METZ].&lt;br /&gt;
*AM Archives municipales.&lt;br /&gt;
*AMC Archives municipales de Colmar.&lt;br /&gt;
*AMM Archives municipales de Mulhouse.&lt;br /&gt;
*AMS Archives municipales de Strasbourg.&lt;br /&gt;
*AN Archives nationales, Paris.&lt;br /&gt;
Ann. Annuaire.&lt;br /&gt;
Anzeiger Anzeiger für elsässische Altertumskunde (Bulletin de&lt;br /&gt;
la Société pour la conservation des monuments&lt;br /&gt;
historiques d’Alsace de 1909-1939).&lt;br /&gt;
*AST Archives du Chapitre de Saint-Thomas.&lt;br /&gt;
*BARTH, Handbuch (1980).&lt;br /&gt;
*BARTH (Médard), Handbuch der elsässichen&lt;br /&gt;
Kirchen im Mittelalter, impression anastatique de&lt;br /&gt;
l’édition parue dans les Archives de l’Eglise d’Alsace&lt;br /&gt;
– organe de la Société d’Histoire de l’Eglise&lt;br /&gt;
d’Alsace, tome XXVII (1960), tome XXVIII&lt;br /&gt;
(1961) et tome XXIX (1962-63) – Bruxelles,&lt;br /&gt;
1980.&lt;br /&gt;
*BARTH, Rebbau (1958).&lt;br /&gt;
*BARTH (Médard), Der Rebbau des Elsass und die&lt;br /&gt;
Absatzgebiete seiner Weine, Strasbourg-Paris, 1958.&lt;br /&gt;
*BMC Bibliothèque municipale de Colmar.&lt;br /&gt;
*BMHM Bulletin du Musée Historique et des Sciences Humaines&lt;br /&gt;
/Ville de Mulhouse, Mulhouse, 1876-1984.&lt;br /&gt;
*BMS Bibliothèque municipale de Strasbourg.&lt;br /&gt;
*BN Bibliothèque nationale.&lt;br /&gt;
*BNUS Bibliothèque nationale et universitaire de&lt;br /&gt;
Strasbourg.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*BOEHLER, Paysannerie (1994).&lt;br /&gt;
BOEHLER (Jean-Michel), La paysannerie de la&lt;br /&gt;
plaine d’Alsace (1648-1789), 3 vol., Strasbourg,&lt;br /&gt;
1994.&lt;br /&gt;
*BOEHMER, Fontes (1843-68).&lt;br /&gt;
BOEHMER (Johann Friederich), Fontes rerum&lt;br /&gt;
Germanicarum, Stuttgart, 1843-1868.&lt;br /&gt;
*BONVALOT, Coutumes de Ferrette (1870).&lt;br /&gt;
BONVALOT (Edouard), Coutumes de la Haute-&lt;br /&gt;
Alsace dites de Ferrette, Colmar, 1870.&lt;br /&gt;
*BORNERT, Monastères (2009).&lt;br /&gt;
BORNERT (René), Les monastères d’Alsace, éd.&lt;br /&gt;
Signe, 2009-2010.&lt;br /&gt;
*BRUCKER, Polizei-Verordnungen (1889).&lt;br /&gt;
BRUCKER (J. Ch.), Strassburger Zunft- und&lt;br /&gt;
Polizei-Verordnungen des 14. und 15. Jahrhunderts,&lt;br /&gt;
Strassburg, 1889.&lt;br /&gt;
*BRUCKNER, Regesta (1949).&lt;br /&gt;
BRUCKNER (Albert), Regesta Alsatiae aevi&lt;br /&gt;
Merovingici et Karolini : 416-918, Strasbourg,&lt;br /&gt;
Zurich, 1949.&lt;br /&gt;
*Bull. SCMHA&lt;br /&gt;
Bulletin de la Société pour la conservation des&lt;br /&gt;
monuments historiques d’Alsace de 1856-1906 (Voir&lt;br /&gt;
Anzeiger, CAHA, CAAAH).&lt;br /&gt;
Bull. Bulletin.&lt;br /&gt;
*BURCKARD, Conseil Souverain (1995)&lt;br /&gt;
BURCKARD (François), Le Conseil Souverain&lt;br /&gt;
d’Alsace au XVIIIe siècle, représentant du roi et&lt;br /&gt;
défenseur de la province, Strasbourg, 1996.&lt;br /&gt;
*CAAAH Cahiers Alsaciens d’Archéologie, d’Art et d’Histoire&lt;br /&gt;
(Bulletin de la Société pour la conservation des&lt;br /&gt;
monuments historiques d’Alsace depuis 1957).&lt;br /&gt;
*CAHA Cahiers d’Archéologie et d’Histoire d’Alsace (Bulletin&lt;br /&gt;
de la Société pour la conservation des monuments&lt;br /&gt;
historiques d’Alsace de 1940 à 1954).&lt;br /&gt;
*CE Conseil d’État.&lt;br /&gt;
*Chroniken der oberrheinischen Städte. Straßburg.&lt;br /&gt;
Voir sous HEGEL.&lt;br /&gt;
*CLAUSS, Wörterbuch (1895).&lt;br /&gt;
CLAUSS (Joseph Marie Benoît), Historischtopographisches&lt;br /&gt;
Wörterbuch des Elsasses, Zabern,&lt;br /&gt;
1895.&lt;br /&gt;
*CLOSENER, Chronik.&lt;br /&gt;
CLOSENER (Fritsche), Closener’s Chronik : 1362.&lt;br /&gt;
Dans HEGEL, Die Chroniken der oberrheinischen&lt;br /&gt;
Städte. Straßburg, Leipzig, 1870.&lt;br /&gt;
*Colmarer Stadtrechte.&lt;br /&gt;
Voir FINSTERWALDER.&lt;br /&gt;
*Coutumes de Ferrette (1870).&lt;br /&gt;
Voir BONVALOT.&lt;br /&gt;
*CRAEMER, Verfassung (1931).&lt;br /&gt;
CRAEMER (Ulrich), Die Verfassung und die&lt;br /&gt;
Verwaltung Strassburgs von der Reformationszeit bis&lt;br /&gt;
zum Fall der Reichsstadt (1521-1681), Frankfurt a.&lt;br /&gt;
M., 1931.&lt;br /&gt;
*CSA Conseil Souverain d’Alsace.&lt;br /&gt;
*De BOUG, Recueil (1775).&lt;br /&gt;
De BOUG, Recueil des Edits, Déclarations... du&lt;br /&gt;
Conseil d’Etat et du Conseil Souverain d’Alsace... ,&lt;br /&gt;
Colmar, 1775.&lt;br /&gt;
*DENISART, Collection de décisions (1768).&lt;br /&gt;
DENISART (Jean-Baptiste), Collection de&lt;br /&gt;
décisions nouvelles et de notions relatives à la&lt;br /&gt;
jurisprudence actuelle, 6e éd., Paris, 1768.&lt;br /&gt;
DRW Deutsches Rechtswörterbuch.&lt;br /&gt;
http://drw-www.adw.uni-heidelberg.de/drw/&lt;br /&gt;
(8.1.2010).&lt;br /&gt;
*DURAND de MAILLANE, Dictionnaire (1787).&lt;br /&gt;
DURAND de MAILLANE (Pierre-Toussaint),&lt;br /&gt;
Dictionnaire de droit canonique et de pratique&lt;br /&gt;
bénéficiale..., Lyon, 1787.&lt;br /&gt;
*EA Encyclopédie de l’Alsace, éd. Publitotal, Strasbourg,&lt;br /&gt;
12 vol., 1982-1986, + index.&lt;br /&gt;
*EHEBERG, Münzwesen (1879).&lt;br /&gt;
EHEBERG (Karl Theodor von), Über das ältere&lt;br /&gt;
deutsche Münzwesen und die Hausgenossenschaften&lt;br /&gt;
besonders in volkswirthschaftlicher Beziehung : mit&lt;br /&gt;
einigen bisher ungedruckten Urkunden über die&lt;br /&gt;
Strassburger Hausgenossen, Leipzig, 1879.&lt;br /&gt;
*EHEBERG, Verfassung (1899).&lt;br /&gt;
EHEBERG (Karl Theodor von), Verfassungs- ,&lt;br /&gt;
Verwaltungs- und Wirtschaftsgeschichte der Stadt&lt;br /&gt;
Strassburg bis 1681, I. Urkunden und Akten,&lt;br /&gt;
Strassburg, 1899 (seul tome paru).&lt;br /&gt;
*Els. Monatsschrift.&lt;br /&gt;
Elsässische Monatsschrift für Geschichte und&lt;br /&gt;
Volkskunde, Zabern, 1910/11-1913/14.&lt;br /&gt;
*Elsässische Stadtechte (1902-38).&lt;br /&gt;
Elsässische Rechte [Oberrheinische Stadtrechte, 3.&lt;br /&gt;
Abt.], Heidelberg, 1902-1938. 1. Sélestat, 2.&lt;br /&gt;
Riquewihr, 3. Colmar.&lt;br /&gt;
*Elsassland Elsassland - Lothringer Heimat, Ill. Monatsschr.&lt;br /&gt;
für elsässische Literatur u. Kunst, Volks- u.&lt;br /&gt;
Heimatkunde, Colmar, 1921-1939.&lt;br /&gt;
*Essor Revue de l’Association des Anciens du cours&lt;br /&gt;
complémentaire de Schirmeck.&lt;br /&gt;
*FERRIERE, Dictionnaire (1762).&lt;br /&gt;
FERRIERE (Claude Joseph de), Dictionnaire de&lt;br /&gt;
droit et de pratique, contenant l’explication des termes&lt;br /&gt;
de droit, d’ordonnances, de coutumes et de pratique&lt;br /&gt;
avec les juridictions de France, Paris, Saint-Etienne,&lt;br /&gt;
1762.&lt;br /&gt;
*FINSTERWALDER, Colmarer Stadtrechte (1938).&lt;br /&gt;
FINSTERWALDER (Wilhelm), Colmarer Stadtrechte,&lt;br /&gt;
Heidelberg (Oberrheinische Stadtrechte : 3.&lt;br /&gt;
Abt., Elsässische Stadtrechte), t. I (seul paru), 1938.&lt;br /&gt;
*Fontes rerum Germanicarum.&lt;br /&gt;
Voir BOEHMER.&lt;br /&gt;
*GENY, Schlettstadter Stadtrechte (1902).&lt;br /&gt;
GENY (Joseph), Schlettstadter Stadtrechte,&lt;br /&gt;
(Oberrheinische Stadtrechte), 3. Abt., Elsässische&lt;br /&gt;
Stadtrechte, 1902&lt;br /&gt;
GLAK Generallandesarchiv Karlsruhe.&lt;br /&gt;
*GRANDIDIER, Evêques de Strasbourg (1776-78).&lt;br /&gt;
GRANDIDIER (Philippe André), Histoire de&lt;br /&gt;
l’église et des évêques princes de Strasbourg : depuis&lt;br /&gt;
la fondation de l’évêché jusqu’à nos jours, Strasbourg,&lt;br /&gt;
1776-78.&lt;br /&gt;
*GRANDIDIER, Cathédrale (1782).&lt;br /&gt;
GRANDIDIER (Philippe André), Essais&lt;br /&gt;
historiques et topographiques sur l’église cathédrale de&lt;br /&gt;
Strasbourg, Strasbourg, 1782.&lt;br /&gt;
*GRANDIDIER, Histoire d’Alsace (1787).&lt;br /&gt;
GRANDIDIER (Philippe André), Histoire&lt;br /&gt;
ecclésiastique, militaire, civile et littéraire de la&lt;br /&gt;
province d’Alsace, Strasbourg, 1787.&lt;br /&gt;
*GRANDIDIER, OEuvres historiques (1865).&lt;br /&gt;
GRANDIDIER (Philippe André), OEuvres&lt;br /&gt;
historiques inédites, (pub. Jos. Liblin), 6 vol.,&lt;br /&gt;
Colmar, 1865.&lt;br /&gt;
*GRANDIDIER, Nouvelles oeuvres historiques (1897-1900).&lt;br /&gt;
GRANDIDIER (Philippe André), Nouvelles&lt;br /&gt;
oeuvres historiques inédites, (pub. AMP Ingold), 5&lt;br /&gt;
vol., Colmar, 1897-1900.&lt;br /&gt;
*GRIMM, Deutsche Mythologie (1875-78).&lt;br /&gt;
GRIMM (Jakob), Deutsche Mythologie, Berlin,&lt;br /&gt;
1875-1878.&lt;br /&gt;
GRIMM, Geschichte der deutschen Sprache (1880-1970).&lt;br /&gt;
GRIMM (Jacob), Geschichte der deutschen Sprache,&lt;br /&gt;
Leipzig, 1880-1970.&lt;br /&gt;
GRIMM, Weisthümer (1840).&lt;br /&gt;
GRIMM (Jacob), Weisthümer. I. [... Oberelsass ;&lt;br /&gt;
Unterelsass.], Goettingen, 1840. [Des juristes&lt;br /&gt;
alsaciens (Raspieler, Chauffour, puis Stoffel (t. 4),&lt;br /&gt;
Hanauer (t. 5) collaborent à l’entreprise dès ses&lt;br /&gt;
débuts].&lt;br /&gt;
GRIMM, Wörterbuch (1854-1960).&lt;br /&gt;
GRIMM (Jacob &amp;amp; Wilhelm), Deutsches&lt;br /&gt;
Wörterbuch, 16 Bde, Leipzig, 1854-1960.&lt;br /&gt;
http://germazope.uni-trier.de/Projects/DWB&lt;br /&gt;
(8.1.2010)&lt;br /&gt;
HANAUER, Constitutions (1864).&lt;br /&gt;
HANAUER (Auguste-Charles), Les constitutions&lt;br /&gt;
des campagnes de l’Alsace au moyen âge. Recueil de&lt;br /&gt;
documents inédits, Paris, Strasbourg, 1864.&lt;br /&gt;
HANAUER, Paysans (1865).&lt;br /&gt;
HANAUER (Auguste-Charles), Les paysans&lt;br /&gt;
de l’Alsace au moyen âge. Etude sur les cours&lt;br /&gt;
colongères de l’Alsace, Paris, Strasbourg, 1865.&lt;br /&gt;
HANAUER, Weisthümer (1866).&lt;br /&gt;
HANAUER (Auguste-Charles), Weisthümer des&lt;br /&gt;
Elsaß, Bonn, 1866 In : Weisthümer von Jacob&lt;br /&gt;
GRIMM, t. 5.&lt;br /&gt;
HANAUER, Etudes économiques (1876-78)&lt;br /&gt;
HANAUER (Auguste-Charles), Etudes&lt;br /&gt;
économiques sur l’Alsace ancienne et moderne, 2 t.,&lt;br /&gt;
Paris, Strasbourg, 1876-1878.&lt;br /&gt;
HANAUER, Statutenbuch Hagenau (1900).&lt;br /&gt;
HANAUER (Auguste), KLELE (Joseph), éd.,&lt;br /&gt;
Das alte Statutenbuch der Stadt Hagenau, Hagenau,&lt;br /&gt;
1900.&lt;br /&gt;
HDR Handwörterbuch zur deutschen Rechtsgeschichte.&lt;br /&gt;
HEGEL, Chroniken (1870-71).&lt;br /&gt;
HEGEL, Die Chroniken der oberrheinischen Städte.&lt;br /&gt;
Straßburg, (Die Chroniken der deutschen Städte des&lt;br /&gt;
14. bis ins 16. Jahrhundert), 2 vol., Leipzig, 1870-&lt;br /&gt;
1871.&lt;br /&gt;
HIMLY, Dictionnaire (1983).&lt;br /&gt;
HIMLY (François-Jacques), Dictionnaire ancien&lt;br /&gt;
alsacien-français. XIIIe-XVIIIe siècles, Strasbourg,&lt;br /&gt;
1983.&lt;br /&gt;
HIS, Strafrecht (1928).&lt;br /&gt;
HIS (Rudolf), Geschichte des deutschen Strafrechts&lt;br /&gt;
bis zur Karolina, München, 1928. (Handbuch der&lt;br /&gt;
mittelalterlichen und neueren Geschichte, Abt. 3).&lt;br /&gt;
HOFFMANN, L’Alsace au XVIIIe siècle (1906).&lt;br /&gt;
HOFFMANN (Charles), L’Alsace au XVIIIe siècle,&lt;br /&gt;
1906.&lt;br /&gt;
HORRER, Dictionnaire géographique (1787).&lt;br /&gt;
HORRER (Philippe Xavier), Dictionnaire&lt;br /&gt;
géographique, historique et politique de l’Alsace,&lt;br /&gt;
Strasbourg, 1787.&lt;br /&gt;
HUND, Stadtrechte Reichenweier (1909).&lt;br /&gt;
HUND (Andreas), Stadtrechte von Reichenweier,&lt;br /&gt;
Heidelberg, 1909.&lt;br /&gt;
IGERSHEIM, Historiens (2009).&lt;br /&gt;
IGERSHEIM (François), L’Alsace et ses historiens,&lt;br /&gt;
1680-1914 : la fabrique des monuments, Strasbourg,&lt;br /&gt;
2006.&lt;br /&gt;
Jahrb. Schweiz. Geschichte.&lt;br /&gt;
Jahrbuch für Schweizerische Geschichte, Zürich,&lt;br /&gt;
1876-1920.&lt;br /&gt;
JGSL Jahrbuch für Geschichte, Sprache und Literatur in&lt;br /&gt;
Elsass-Lothringen.&lt;br /&gt;
JWG Jahrbuch der wissenschaftlichen Gesellschaft für&lt;br /&gt;
Elsass-Lothringen.&lt;br /&gt;
KINTZ, La société strasbourgeoise (1984).&lt;br /&gt;
KINTZ (Jean-Pierre), La société strasbourgeoise&lt;br /&gt;
1560-1650, Strasbourg, 1984.&lt;br /&gt;
KOLLNIG, Els. Weistümer (1941).&lt;br /&gt;
KOLLNIG (Karl Rudolf), Elsässische Weistümer.&lt;br /&gt;
Untersuchungen über bäuerliche Volksüberlieferung&lt;br /&gt;
am Oberrhein, Frankfurt a. M., 1941.&lt;br /&gt;
KÖNIGSHOVEN, Straßburgische Chronicke.&lt;br /&gt;
KÖNIGSHOVEN (Jacob von), Älteste teutsche&lt;br /&gt;
so wol allgemeine als insonderheit elsassische und&lt;br /&gt;
straßburgische Chronicke : von Anfang d. Welt biß&lt;br /&gt;
... 1386 beschrieben / hrsg. von Johann Schilter.&lt;br /&gt;
- Straßburg : Städel, 1698. - 1172, 52 S.&lt;br /&gt;
LEXER, Mittelhochdeutsches Handwörterbuch (1872).&lt;br /&gt;
LEXER (Matthias), Mittelhochdeutsches Handwörterbuch,&lt;br /&gt;
Leipzig, 1872.&lt;br /&gt;
http://germazope.uni-trier.de/Projects/WBB/&lt;br /&gt;
woerterbuecher/lexer/ (8.1.2010).&lt;br /&gt;
Lexikon des Mittelalters (1980-98).&lt;br /&gt;
Lexikon des Mittelalters, München und Zürich,&lt;br /&gt;
1980-1998.&lt;br /&gt;
LIVET, Intendance (1956)&lt;br /&gt;
LIVET (Georges), L’Intendance d’Alsace sous Louis&lt;br /&gt;
XIV. 1648-1715, Paris, 1956.&lt;br /&gt;
LIVET, RAPP, Histoire de Strasbourg (1980-82)&lt;br /&gt;
LIVET (Georges), RAPP (Francis), (dir.),&lt;br /&gt;
Histoire de Strasbourg des origines à nos jours, 4 t.,&lt;br /&gt;
Strasbourg, 1980-1982.&lt;br /&gt;
LIVET-WILSDORF, Conseil Souverain (1997)&lt;br /&gt;
LIVET (Georges), WILSDORF (Nicole), Le&lt;br /&gt;
Conseil Souverain d’Alsace au XVIIe siècle. Les traités&lt;br /&gt;
de Westphalie et les lieux de mémoire, Strasbourg,&lt;br /&gt;
1997.&lt;br /&gt;
LEXER, Mittelhochdeutsches Handwörterbuch (1872).&lt;br /&gt;
LEXER (Matthias), Mittelhochdeutsches Handwörterbuch,&lt;br /&gt;
Leipzig, 1872.&lt;br /&gt;
MARTIN-LIENHART, Wörterbuch (1899-1907)&lt;br /&gt;
MARTIN (Ernst), LIENHART (Hans),&lt;br /&gt;
Wörterbuch der elsässischen Mundarten, Strassburg,&lt;br /&gt;
1899-1907.&lt;br /&gt;
http://germazope.uni-trier.de/Projects/WBB/&lt;br /&gt;
woerterbuecher/woerterbuecher/ewb/ (8.1.2010).&lt;br /&gt;
MOSSMANN, Cartulaire Mulhouse (1883-90).&lt;br /&gt;
MOSSMANN (Xavier), Cartulaire de Mulhouse,&lt;br /&gt;
Strasbourg, 6 vol., 1883-1890.&lt;br /&gt;
Ms. Manuscrit.&lt;br /&gt;
NAZ, Dictionnaire droit canonique.&lt;br /&gt;
NAZ (R.), Dictionnaire de droit canonique, Paris,&lt;br /&gt;
1935.&lt;br /&gt;
NDBA Nouveau dictionnaire de biographie alsacienne.&lt;br /&gt;
Ortenau Die Ortenau – Zeitschrift des Historischen Vereins&lt;br /&gt;
für Mittelbaden.&lt;br /&gt;
Outre-Forêt.&lt;br /&gt;
Bulletin de la Société d’histoire et d’archéologie&lt;br /&gt;
de l’Alsace du nord.&lt;br /&gt;
Pays d’Alsace&lt;br /&gt;
Voir SHASE.&lt;br /&gt;
PFLEGER, Pfarrei (1936).&lt;br /&gt;
PFLEGER (Lucien), Die elsässiche Pfarrei :&lt;br /&gt;
Ihre Entstehung und Entwicklung. Ein Beitrag&lt;br /&gt;
zur kirchlichen Rechts- und Kulturgeschichte...,&lt;br /&gt;
Strassburg, 1936.&lt;br /&gt;
RA Revue d’Alsace.&lt;br /&gt;
RBS WENTZCKE Paul, Regesten der Bischöfe von&lt;br /&gt;
Strassburg, Innsbruck, 2 vol., 1908-1928.&lt;br /&gt;
RCA Revue catholique d’Alsace.&lt;br /&gt;
Reichsland (1903)&lt;br /&gt;
Reichsland Elsass-Lothringen, Strasbourg, 1903.&lt;br /&gt;
REUSS, L’Alsace au XVIIe siècle (1898).&lt;br /&gt;
REUSS (Rodolphe), L’Alsace au XVIIe siècle, Paris&lt;br /&gt;
1898.&lt;br /&gt;
RHDFE Revue historique du droit français et étranger.&lt;br /&gt;
RÖSSLER-FRANZ, Sachwörterbuch (1958).&lt;br /&gt;
RÖSSLER (Helmut), FRANZ (Günther),&lt;br /&gt;
Sachwörterbuch zur deutschen Geschichte, München,&lt;br /&gt;
1958.&lt;br /&gt;
ROTT, Quellen und Forschungen (1936).&lt;br /&gt;
ROTT (Hans), Quellen und Forschungen zur&lt;br /&gt;
Kunstgeschichte im XV. und XVI. Jh., III. Oberrhein,&lt;br /&gt;
Quellen I (Baden, Pfalz, Elsass), Stuttgart, 1936.&lt;br /&gt;
RUB Voir ALBRECHT&lt;br /&gt;
SA Saisons d’Alsace.&lt;br /&gt;
SABHS Société des Amis de la Bibliothèque humaniste de&lt;br /&gt;
Sélestat.&lt;br /&gt;
SCHERZ, Glossarium (1781-84).&lt;br /&gt;
SCHERZ (Johann Georg), Glossarium germanicum&lt;br /&gt;
medii aevi, Strasbourg, 1781-1784.&lt;br /&gt;
SCHILTER, Glossarium (1728).&lt;br /&gt;
SCHILTER (Johann), Glossarium ad scriptores&lt;br /&gt;
linguae Francicae et Alemannicae veteris, 1728.&lt;br /&gt;
SCHILTER, Statuarium argentinensis.&lt;br /&gt;
SCHILTER (Johann), Statuarium argentinensis.&lt;br /&gt;
Schlettstadter Stadtrechte.&lt;br /&gt;
Voir GENY.&lt;br /&gt;
SCHMIDT, Histoire litt. (1879).&lt;br /&gt;
SCHMIDT (Charles), Histoire littéraire de l’Alsace&lt;br /&gt;
à la fin du XVe siècle et au commencement du XVIe&lt;br /&gt;
siècle, 2 vol., Paris, 1879.&lt;br /&gt;
SCHMIDT, Wörterbuch str. Mundart (1896).&lt;br /&gt;
SCHMIDT (Charles), Wörterbuch der Strassburger&lt;br /&gt;
Mundart, Strassburg, 1896.&lt;br /&gt;
SCHMIDT, Propriété rurale (1897).&lt;br /&gt;
SCHMIDT (Charles), Les seigneurs, les paysans&lt;br /&gt;
et la propriété rurale au Moyen Âge, Paris-Nancy,&lt;br /&gt;
1897.&lt;br /&gt;
SCHMIDT, Hist. Wörterbuch (1901).&lt;br /&gt;
SCHMIDT (Charles), Historisches Wörterbuch der&lt;br /&gt;
elsässischen Mundart, Strassburg, 1901.&lt;br /&gt;
SCHMOLLER, Str. Tucher- und Weberzunft (1879).&lt;br /&gt;
SCHMOLLER (Gustav), Die Straßburger Tucherund&lt;br /&gt;
Weberzunft : Urkunden und Darstellung, nebst&lt;br /&gt;
Regesten und Glossar ; ein Beitrag zur Geschichte der&lt;br /&gt;
deutschen Weberei und des deutschen Gewerberechts&lt;br /&gt;
vom XIII. - XVII. Jahrhundert, Straßburg, 1879.&lt;br /&gt;
SCHOEPFLIN, Als. dipl. (1772-75).&lt;br /&gt;
SCHOEPFLIN (Jean Daniel), Alsatia [I.] aevi&lt;br /&gt;
Merovingici Carolingici Saxonici Salici Suevici&lt;br /&gt;
diplomatica, [II] periodi regum et imperatorum&lt;br /&gt;
Habsburgicae Luzelburgicae Austriacae tandemque&lt;br /&gt;
Gallicae diplomatica, Ed. Andr. Lamey I. II,&lt;br /&gt;
Mannheim, 1772-1775.&lt;br /&gt;
SCHOEPFLIN, Als. illustr. (1751-61).&lt;br /&gt;
SCHOEPFLIN (Jean Daniel), Alsatia illustrata,&lt;br /&gt;
celtica, romana, francica ; Alsatia illustrata germanica,&lt;br /&gt;
gallica, Colmar, 2 vol., 1751-1761.&lt;br /&gt;
Schwabenspiegel.&lt;br /&gt;
ECKHARDT (Karl August), Schwabenspiegel,&lt;br /&gt;
Kurzform, Hannover, 1972.&lt;br /&gt;
SCMHA Société pour la Conservation des monuments&lt;br /&gt;
historiques d’Alsace.&lt;br /&gt;
SHAME Société d’Histoire et d’Archéologie de Molsheim&lt;br /&gt;
et environs.&lt;br /&gt;
SHASE Société d’histoire de Saverne et environs (pub.&lt;br /&gt;
Pays d’Alsace).&lt;br /&gt;
SHDBO Société d’histoire et d’archéologie de Dambach,&lt;br /&gt;
Barr et Obernai.&lt;br /&gt;
SHQC Société d’histoire et d’archéologie des Quatre&lt;br /&gt;
cantons (Benfeld, Erstein, Geispolsheim, Illkirch-&lt;br /&gt;
Graffenstaden).&lt;br /&gt;
SHS Société d’histoire du Sundgau.&lt;br /&gt;
SHVV Société d’histoire du Val de Villé.&lt;br /&gt;
SHVVM Société d’histoire du Val et de la Ville de&lt;br /&gt;
Munster.&lt;br /&gt;
Stadtrechte von Reichenweier.&lt;br /&gt;
Voir HUND.&lt;br /&gt;
Statutenbuch Hagenau.&lt;br /&gt;
Voir HANAUER.&lt;br /&gt;
TROUILLAT, Monuments (1852-1867).&lt;br /&gt;
TROUILLAT (Joseph), Monuments de l’histoire&lt;br /&gt;
de l’ancien évêché de Bâle, 5. vol., 1852-1867.&lt;br /&gt;
UBS&lt;br /&gt;
WIEGAND (Wilhelm), SCHULTE (Aloys),&lt;br /&gt;
WOLFRAM (Georg), WITTE (Hans), Urkundenbuch&lt;br /&gt;
der Statt Straßburg, Strassburg, 7 vol.,&lt;br /&gt;
1879-1900.&lt;br /&gt;
UNGERER, Altertümer (1911-1917).&lt;br /&gt;
UNGERER (Edmond), Elsässische Altertümer in&lt;br /&gt;
Berg und Haus, in Kloster und Kirche, Strassburg, 2&lt;br /&gt;
vol., 1911-1917.&lt;br /&gt;
Urkundenbuch Basel.&lt;br /&gt;
Urkundenbuch der Stadt Basel, hrsg. von der&lt;br /&gt;
Historischen und Antiquarischen Gesellschaft zu&lt;br /&gt;
Basel, Basel, 11 vol., 1890-1910.&lt;br /&gt;
VAUTREY, L’évêché de Bâle (1884).&lt;br /&gt;
VAUTREY (Louis), Histoire de l’évêché de Bâle,&lt;br /&gt;
Einsiedeln, 1884.&lt;br /&gt;
WENCKER, Collecta (1715).&lt;br /&gt;
WENCKER (Jacob), Collecta archivi et&lt;br /&gt;
cancellariae jura : quibus accedunt de archicancellariis,&lt;br /&gt;
vicecancellariis, cancellariis ac secretariis virorum&lt;br /&gt;
clarissimorum commentationes, Argentorati, 1715.&lt;br /&gt;
WENCKER, Collectanea (1702).&lt;br /&gt;
WENCKER (Jacob), Collectanea iuris publici&lt;br /&gt;
quibus res Germanicae per aliquot secula illustrantur :&lt;br /&gt;
deprompta ex actis et documentis publicis archivi&lt;br /&gt;
Argentoratensis variarumque bibliothecar.&lt;br /&gt;
manuscriptis, Argentorati, 1702.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>DDC</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Abr%C3%A9viations_courantes&amp;diff=35</id>
		<title>Abréviations courantes</title>
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		<updated>2018-09-25T14:04:42Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;DDC : Page créée avec « AAHA Archives alsaciennes d’histoire de l’art. AAEB Archives de l’ancien évêché de Bâle. ABR Archives départementales du Bas-Rhin. ADB Allgemeine deutsche Biogr... »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;AAHA Archives alsaciennes d’histoire de l’art.&lt;br /&gt;
AAEB Archives de l’ancien évêché de Bâle.&lt;br /&gt;
ABR Archives départementales du Bas-Rhin.&lt;br /&gt;
ADB Allgemeine deutsche Biographie.&lt;br /&gt;
AEA Archives de l’Eglise d’Alsace.&lt;br /&gt;
AEKG Archiv für elsässische Kirchengeschichte.&lt;br /&gt;
AH Archives hospitalières.&lt;br /&gt;
AHR Archives départementales du Haut-Rhin.&lt;br /&gt;
ALBRECHT, RUB (1891-98).&lt;br /&gt;
ALBRECHT (Karl), Rappoltsteinisches&lt;br /&gt;
Urkundenbuch 759-1500, Colmar, 1891-1898.&lt;br /&gt;
ALIOTH, Gruppen (1988).&lt;br /&gt;
ALIOTH (Martin), Gruppen an der Macht :&lt;br /&gt;
Zünfte und Patriziat in Straßburg im 14. und 15.&lt;br /&gt;
Jahrhundert, Bâle et Frankfurt/Main, 2 vol., 1988.&lt;br /&gt;
[Index par Bernhard METZ].&lt;br /&gt;
AM Archives municipales.&lt;br /&gt;
AMC Archives municipales de Colmar.&lt;br /&gt;
AMM Archives municipales de Mulhouse.&lt;br /&gt;
AMS Archives municipales de Strasbourg.&lt;br /&gt;
AN Archives nationales, Paris.&lt;br /&gt;
Ann. Annuaire.&lt;br /&gt;
Anzeiger Anzeiger für elsässische Altertumskunde (Bulletin de&lt;br /&gt;
la Société pour la conservation des monuments&lt;br /&gt;
historiques d’Alsace de 1909-1939).&lt;br /&gt;
AST Archives du Chapitre de Saint-Thomas.&lt;br /&gt;
BARTH, Handbuch (1980).&lt;br /&gt;
BARTH (Médard), Handbuch der elsässichen&lt;br /&gt;
Kirchen im Mittelalter, impression anastatique de&lt;br /&gt;
l’édition parue dans les Archives de l’Eglise d’Alsace&lt;br /&gt;
– organe de la Société d’Histoire de l’Eglise&lt;br /&gt;
d’Alsace, tome XXVII (1960), tome XXVIII&lt;br /&gt;
(1961) et tome XXIX (1962-63) – Bruxelles,&lt;br /&gt;
1980.&lt;br /&gt;
BARTH, Rebbau (1958).&lt;br /&gt;
BARTH (Médard), Der Rebbau des Elsass und die&lt;br /&gt;
Absatzgebiete seiner Weine, Strasbourg-Paris, 1958.&lt;br /&gt;
BMC Bibliothèque municipale de Colmar.&lt;br /&gt;
BMHM Bulletin du Musée Historique et des Sciences Humaines&lt;br /&gt;
/Ville de Mulhouse, Mulhouse, 1876-1984.&lt;br /&gt;
BMS Bibliothèque municipale de Strasbourg.&lt;br /&gt;
BN Bibliothèque nationale.&lt;br /&gt;
BNUS Bibliothèque nationale et universitaire de&lt;br /&gt;
Strasbourg.&lt;br /&gt;
Abréviations courantes&lt;br /&gt;
BOEHLER, Paysannerie (1994).&lt;br /&gt;
BOEHLER (Jean-Michel), La paysannerie de la&lt;br /&gt;
plaine d’Alsace (1648-1789), 3 vol., Strasbourg,&lt;br /&gt;
1994.&lt;br /&gt;
BOEHMER, Fontes (1843-68).&lt;br /&gt;
BOEHMER (Johann Friederich), Fontes rerum&lt;br /&gt;
Germanicarum, Stuttgart, 1843-1868.&lt;br /&gt;
BONVALOT, Coutumes de Ferrette (1870).&lt;br /&gt;
BONVALOT (Edouard), Coutumes de la Haute-&lt;br /&gt;
Alsace dites de Ferrette, Colmar, 1870.&lt;br /&gt;
BORNERT, Monastères (2009).&lt;br /&gt;
BORNERT (René), Les monastères d’Alsace, éd.&lt;br /&gt;
Signe, 2009-2010.&lt;br /&gt;
BRUCKER, Polizei-Verordnungen (1889).&lt;br /&gt;
BRUCKER (J. Ch.), Strassburger Zunft- und&lt;br /&gt;
Polizei-Verordnungen des 14. und 15. Jahrhunderts,&lt;br /&gt;
Strassburg, 1889.&lt;br /&gt;
BRUCKNER, Regesta (1949).&lt;br /&gt;
BRUCKNER (Albert), Regesta Alsatiae aevi&lt;br /&gt;
Merovingici et Karolini : 416-918, Strasbourg,&lt;br /&gt;
Zurich, 1949.&lt;br /&gt;
Bull. SCMHA&lt;br /&gt;
Bulletin de la Société pour la conservation des&lt;br /&gt;
monuments historiques d’Alsace de 1856-1906 (Voir&lt;br /&gt;
Anzeiger, CAHA, CAAAH).&lt;br /&gt;
Bull. Bulletin.&lt;br /&gt;
BURCKARD, Conseil Souverain (1995)&lt;br /&gt;
BURCKARD (François), Le Conseil Souverain&lt;br /&gt;
d’Alsace au XVIIIe siècle, représentant du roi et&lt;br /&gt;
défenseur de la province, Strasbourg, 1996.&lt;br /&gt;
CAAAH Cahiers Alsaciens d’Archéologie, d’Art et d’Histoire&lt;br /&gt;
(Bulletin de la Société pour la conservation des&lt;br /&gt;
monuments historiques d’Alsace depuis 1957).&lt;br /&gt;
CAHA Cahiers d’Archéologie et d’Histoire d’Alsace (Bulletin&lt;br /&gt;
de la Société pour la conservation des monuments&lt;br /&gt;
historiques d’Alsace de 1940 à 1954).&lt;br /&gt;
CE Conseil d’État.&lt;br /&gt;
Chroniken der oberrheinischen Städte. Straßburg.&lt;br /&gt;
Voir sous HEGEL.&lt;br /&gt;
CLAUSS, Wörterbuch (1895).&lt;br /&gt;
CLAUSS (Joseph Marie Benoît), Historischtopographisches&lt;br /&gt;
Wörterbuch des Elsasses, Zabern,&lt;br /&gt;
1895.&lt;br /&gt;
CLOSENER, Chronik.&lt;br /&gt;
CLOSENER (Fritsche), Closener’s Chronik : 1362.&lt;br /&gt;
Dans HEGEL, Die Chroniken der oberrheinischen&lt;br /&gt;
Städte. Straßburg, Leipzig, 1870.&lt;br /&gt;
Colmarer Stadtrechte.&lt;br /&gt;
Voir FINSTERWALDER.&lt;br /&gt;
Coutumes de Ferrette (1870).&lt;br /&gt;
Voir BONVALOT.&lt;br /&gt;
CRAEMER, Verfassung (1931).&lt;br /&gt;
CRAEMER (Ulrich), Die Verfassung und die&lt;br /&gt;
Verwaltung Strassburgs von der Reformationszeit bis&lt;br /&gt;
zum Fall der Reichsstadt (1521-1681), Frankfurt a.&lt;br /&gt;
M., 1931.&lt;br /&gt;
CSA Conseil Souverain d’Alsace.&lt;br /&gt;
De BOUG, Recueil (1775).&lt;br /&gt;
De BOUG, Recueil des Edits, Déclarations... du&lt;br /&gt;
Conseil d’Etat et du Conseil Souverain d’Alsace... ,&lt;br /&gt;
Colmar, 1775.&lt;br /&gt;
DENISART, Collection de décisions (1768).&lt;br /&gt;
DENISART (Jean-Baptiste), Collection de&lt;br /&gt;
décisions nouvelles et de notions relatives à la&lt;br /&gt;
jurisprudence actuelle, 6e éd., Paris, 1768.&lt;br /&gt;
DRW Deutsches Rechtswörterbuch.&lt;br /&gt;
http://drw-www.adw.uni-heidelberg.de/drw/&lt;br /&gt;
(8.1.2010).&lt;br /&gt;
DURAND de MAILLANE, Dictionnaire (1787).&lt;br /&gt;
DURAND de MAILLANE (Pierre-Toussaint),&lt;br /&gt;
Dictionnaire de droit canonique et de pratique&lt;br /&gt;
bénéficiale..., Lyon, 1787.&lt;br /&gt;
EA Encyclopédie de l’Alsace, éd. Publitotal, Strasbourg,&lt;br /&gt;
12 vol., 1982-1986, + index.&lt;br /&gt;
EHEBERG, Münzwesen (1879).&lt;br /&gt;
EHEBERG (Karl Theodor von), Über das ältere&lt;br /&gt;
deutsche Münzwesen und die Hausgenossenschaften&lt;br /&gt;
besonders in volkswirthschaftlicher Beziehung : mit&lt;br /&gt;
einigen bisher ungedruckten Urkunden über die&lt;br /&gt;
Strassburger Hausgenossen, Leipzig, 1879.&lt;br /&gt;
EHEBERG, Verfassung (1899).&lt;br /&gt;
EHEBERG (Karl Theodor von), Verfassungs- ,&lt;br /&gt;
Verwaltungs- und Wirtschaftsgeschichte der Stadt&lt;br /&gt;
Strassburg bis 1681, I. Urkunden und Akten,&lt;br /&gt;
Strassburg, 1899 (seul tome paru).&lt;br /&gt;
Els. Monatsschrift.&lt;br /&gt;
Elsässische Monatsschrift für Geschichte und&lt;br /&gt;
Volkskunde, Zabern, 1910/11-1913/14.&lt;br /&gt;
Elsässische Stadtechte (1902-38).&lt;br /&gt;
Elsässische Rechte [Oberrheinische Stadtrechte, 3.&lt;br /&gt;
Abt.], Heidelberg, 1902-1938. 1. Sélestat, 2.&lt;br /&gt;
Riquewihr, 3. Colmar.&lt;br /&gt;
Elsassland Elsassland - Lothringer Heimat, Ill. Monatsschr.&lt;br /&gt;
für elsässische Literatur u. Kunst, Volks- u.&lt;br /&gt;
Heimatkunde, Colmar, 1921-1939.&lt;br /&gt;
Essor Revue de l’Association des Anciens du cours&lt;br /&gt;
complémentaire de Schirmeck.&lt;br /&gt;
FERRIERE, Dictionnaire (1762).&lt;br /&gt;
FERRIERE (Claude Joseph de), Dictionnaire de&lt;br /&gt;
droit et de pratique, contenant l’explication des termes&lt;br /&gt;
de droit, d’ordonnances, de coutumes et de pratique&lt;br /&gt;
avec les juridictions de France, Paris, Saint-Etienne,&lt;br /&gt;
1762.&lt;br /&gt;
FINSTERWALDER, Colmarer Stadtrechte (1938).&lt;br /&gt;
FINSTERWALDER (Wilhelm), Colmarer Stadtrechte,&lt;br /&gt;
Heidelberg (Oberrheinische Stadtrechte : 3.&lt;br /&gt;
Abt., Elsässische Stadtrechte), t. I (seul paru), 1938.&lt;br /&gt;
Fontes rerum Germanicarum.&lt;br /&gt;
Voir BOEHMER.&lt;br /&gt;
GENY, Schlettstadter Stadtrechte (1902).&lt;br /&gt;
GENY (Joseph), Schlettstadter Stadtrechte,&lt;br /&gt;
(Oberrheinische Stadtrechte), 3. Abt., Elsässische&lt;br /&gt;
Stadtrechte, 1902&lt;br /&gt;
GLAK Generallandesarchiv Karlsruhe.&lt;br /&gt;
GRANDIDIER, Evêques de Strasbourg (1776-78).&lt;br /&gt;
GRANDIDIER (Philippe André), Histoire de&lt;br /&gt;
l’église et des évêques princes de Strasbourg : depuis&lt;br /&gt;
la fondation de l’évêché jusqu’à nos jours, Strasbourg,&lt;br /&gt;
1776-78.&lt;br /&gt;
GRANDIDIER, Cathédrale (1782).&lt;br /&gt;
GRANDIDIER (Philippe André), Essais&lt;br /&gt;
historiques et topographiques sur l’église cathédrale de&lt;br /&gt;
Strasbourg, Strasbourg, 1782.&lt;br /&gt;
GRANDIDIER, Histoire d’Alsace (1787).&lt;br /&gt;
GRANDIDIER (Philippe André), Histoire&lt;br /&gt;
ecclésiastique, militaire, civile et littéraire de la&lt;br /&gt;
province d’Alsace, Strasbourg, 1787.&lt;br /&gt;
GRANDIDIER, OEuvres historiques (1865).&lt;br /&gt;
GRANDIDIER (Philippe André), OEuvres&lt;br /&gt;
historiques inédites, (pub. Jos. Liblin), 6 vol.,&lt;br /&gt;
Colmar, 1865.&lt;br /&gt;
GRANDIDIER, Nouvelles oeuvres historiques (1897-1900).&lt;br /&gt;
GRANDIDIER (Philippe André), Nouvelles&lt;br /&gt;
oeuvres historiques inédites, (pub. AMP Ingold), 5&lt;br /&gt;
vol., Colmar, 1897-1900.&lt;br /&gt;
GRIMM, Deutsche Mythologie (1875-78).&lt;br /&gt;
GRIMM (Jakob), Deutsche Mythologie, Berlin,&lt;br /&gt;
1875-1878.&lt;br /&gt;
GRIMM, Geschichte der deutschen Sprache (1880-1970).&lt;br /&gt;
GRIMM (Jacob), Geschichte der deutschen Sprache,&lt;br /&gt;
Leipzig, 1880-1970.&lt;br /&gt;
GRIMM, Weisthümer (1840).&lt;br /&gt;
GRIMM (Jacob), Weisthümer. I. [... Oberelsass ;&lt;br /&gt;
Unterelsass.], Goettingen, 1840. [Des juristes&lt;br /&gt;
alsaciens (Raspieler, Chauffour, puis Stoffel (t. 4),&lt;br /&gt;
Hanauer (t. 5) collaborent à l’entreprise dès ses&lt;br /&gt;
débuts].&lt;br /&gt;
GRIMM, Wörterbuch (1854-1960).&lt;br /&gt;
GRIMM (Jacob &amp;amp; Wilhelm), Deutsches&lt;br /&gt;
Wörterbuch, 16 Bde, Leipzig, 1854-1960.&lt;br /&gt;
http://germazope.uni-trier.de/Projects/DWB&lt;br /&gt;
(8.1.2010)&lt;br /&gt;
HANAUER, Constitutions (1864).&lt;br /&gt;
HANAUER (Auguste-Charles), Les constitutions&lt;br /&gt;
des campagnes de l’Alsace au moyen âge. Recueil de&lt;br /&gt;
documents inédits, Paris, Strasbourg, 1864.&lt;br /&gt;
HANAUER, Paysans (1865).&lt;br /&gt;
HANAUER (Auguste-Charles), Les paysans&lt;br /&gt;
de l’Alsace au moyen âge. Etude sur les cours&lt;br /&gt;
colongères de l’Alsace, Paris, Strasbourg, 1865.&lt;br /&gt;
HANAUER, Weisthümer (1866).&lt;br /&gt;
HANAUER (Auguste-Charles), Weisthümer des&lt;br /&gt;
Elsaß, Bonn, 1866 In : Weisthümer von Jacob&lt;br /&gt;
GRIMM, t. 5.&lt;br /&gt;
HANAUER, Etudes économiques (1876-78)&lt;br /&gt;
HANAUER (Auguste-Charles), Etudes&lt;br /&gt;
économiques sur l’Alsace ancienne et moderne, 2 t.,&lt;br /&gt;
Paris, Strasbourg, 1876-1878.&lt;br /&gt;
HANAUER, Statutenbuch Hagenau (1900).&lt;br /&gt;
HANAUER (Auguste), KLELE (Joseph), éd.,&lt;br /&gt;
Das alte Statutenbuch der Stadt Hagenau, Hagenau,&lt;br /&gt;
1900.&lt;br /&gt;
HDR Handwörterbuch zur deutschen Rechtsgeschichte.&lt;br /&gt;
HEGEL, Chroniken (1870-71).&lt;br /&gt;
HEGEL, Die Chroniken der oberrheinischen Städte.&lt;br /&gt;
Straßburg, (Die Chroniken der deutschen Städte des&lt;br /&gt;
14. bis ins 16. Jahrhundert), 2 vol., Leipzig, 1870-&lt;br /&gt;
1871.&lt;br /&gt;
HIMLY, Dictionnaire (1983).&lt;br /&gt;
HIMLY (François-Jacques), Dictionnaire ancien&lt;br /&gt;
alsacien-français. XIIIe-XVIIIe siècles, Strasbourg,&lt;br /&gt;
1983.&lt;br /&gt;
HIS, Strafrecht (1928).&lt;br /&gt;
HIS (Rudolf), Geschichte des deutschen Strafrechts&lt;br /&gt;
bis zur Karolina, München, 1928. (Handbuch der&lt;br /&gt;
mittelalterlichen und neueren Geschichte, Abt. 3).&lt;br /&gt;
HOFFMANN, L’Alsace au XVIIIe siècle (1906).&lt;br /&gt;
HOFFMANN (Charles), L’Alsace au XVIIIe siècle,&lt;br /&gt;
1906.&lt;br /&gt;
HORRER, Dictionnaire géographique (1787).&lt;br /&gt;
HORRER (Philippe Xavier), Dictionnaire&lt;br /&gt;
géographique, historique et politique de l’Alsace,&lt;br /&gt;
Strasbourg, 1787.&lt;br /&gt;
HUND, Stadtrechte Reichenweier (1909).&lt;br /&gt;
HUND (Andreas), Stadtrechte von Reichenweier,&lt;br /&gt;
Heidelberg, 1909.&lt;br /&gt;
IGERSHEIM, Historiens (2009).&lt;br /&gt;
IGERSHEIM (François), L’Alsace et ses historiens,&lt;br /&gt;
1680-1914 : la fabrique des monuments, Strasbourg,&lt;br /&gt;
2006.&lt;br /&gt;
Jahrb. Schweiz. Geschichte.&lt;br /&gt;
Jahrbuch für Schweizerische Geschichte, Zürich,&lt;br /&gt;
1876-1920.&lt;br /&gt;
JGSL Jahrbuch für Geschichte, Sprache und Literatur in&lt;br /&gt;
Elsass-Lothringen.&lt;br /&gt;
JWG Jahrbuch der wissenschaftlichen Gesellschaft für&lt;br /&gt;
Elsass-Lothringen.&lt;br /&gt;
KINTZ, La société strasbourgeoise (1984).&lt;br /&gt;
KINTZ (Jean-Pierre), La société strasbourgeoise&lt;br /&gt;
1560-1650, Strasbourg, 1984.&lt;br /&gt;
KOLLNIG, Els. Weistümer (1941).&lt;br /&gt;
KOLLNIG (Karl Rudolf), Elsässische Weistümer.&lt;br /&gt;
Untersuchungen über bäuerliche Volksüberlieferung&lt;br /&gt;
am Oberrhein, Frankfurt a. M., 1941.&lt;br /&gt;
KÖNIGSHOVEN, Straßburgische Chronicke.&lt;br /&gt;
KÖNIGSHOVEN (Jacob von), Älteste teutsche&lt;br /&gt;
so wol allgemeine als insonderheit elsassische und&lt;br /&gt;
straßburgische Chronicke : von Anfang d. Welt biß&lt;br /&gt;
... 1386 beschrieben / hrsg. von Johann Schilter.&lt;br /&gt;
- Straßburg : Städel, 1698. - 1172, 52 S.&lt;br /&gt;
LEXER, Mittelhochdeutsches Handwörterbuch (1872).&lt;br /&gt;
LEXER (Matthias), Mittelhochdeutsches Handwörterbuch,&lt;br /&gt;
Leipzig, 1872.&lt;br /&gt;
http://germazope.uni-trier.de/Projects/WBB/&lt;br /&gt;
woerterbuecher/lexer/ (8.1.2010).&lt;br /&gt;
Lexikon des Mittelalters (1980-98).&lt;br /&gt;
Lexikon des Mittelalters, München und Zürich,&lt;br /&gt;
1980-1998.&lt;br /&gt;
LIVET, Intendance (1956)&lt;br /&gt;
LIVET (Georges), L’Intendance d’Alsace sous Louis&lt;br /&gt;
XIV. 1648-1715, Paris, 1956.&lt;br /&gt;
LIVET, RAPP, Histoire de Strasbourg (1980-82)&lt;br /&gt;
LIVET (Georges), RAPP (Francis), (dir.),&lt;br /&gt;
Histoire de Strasbourg des origines à nos jours, 4 t.,&lt;br /&gt;
Strasbourg, 1980-1982.&lt;br /&gt;
LIVET-WILSDORF, Conseil Souverain (1997)&lt;br /&gt;
LIVET (Georges), WILSDORF (Nicole), Le&lt;br /&gt;
Conseil Souverain d’Alsace au XVIIe siècle. Les traités&lt;br /&gt;
de Westphalie et les lieux de mémoire, Strasbourg,&lt;br /&gt;
1997.&lt;br /&gt;
LEXER, Mittelhochdeutsches Handwörterbuch (1872).&lt;br /&gt;
LEXER (Matthias), Mittelhochdeutsches Handwörterbuch,&lt;br /&gt;
Leipzig, 1872.&lt;br /&gt;
MARTIN-LIENHART, Wörterbuch (1899-1907)&lt;br /&gt;
MARTIN (Ernst), LIENHART (Hans),&lt;br /&gt;
Wörterbuch der elsässischen Mundarten, Strassburg,&lt;br /&gt;
1899-1907.&lt;br /&gt;
http://germazope.uni-trier.de/Projects/WBB/&lt;br /&gt;
woerterbuecher/woerterbuecher/ewb/ (8.1.2010).&lt;br /&gt;
MOSSMANN, Cartulaire Mulhouse (1883-90).&lt;br /&gt;
MOSSMANN (Xavier), Cartulaire de Mulhouse,&lt;br /&gt;
Strasbourg, 6 vol., 1883-1890.&lt;br /&gt;
Ms. Manuscrit.&lt;br /&gt;
NAZ, Dictionnaire droit canonique.&lt;br /&gt;
NAZ (R.), Dictionnaire de droit canonique, Paris,&lt;br /&gt;
1935.&lt;br /&gt;
NDBA Nouveau dictionnaire de biographie alsacienne.&lt;br /&gt;
Ortenau Die Ortenau – Zeitschrift des Historischen Vereins&lt;br /&gt;
für Mittelbaden.&lt;br /&gt;
Outre-Forêt.&lt;br /&gt;
Bulletin de la Société d’histoire et d’archéologie&lt;br /&gt;
de l’Alsace du nord.&lt;br /&gt;
Pays d’Alsace&lt;br /&gt;
Voir SHASE.&lt;br /&gt;
PFLEGER, Pfarrei (1936).&lt;br /&gt;
PFLEGER (Lucien), Die elsässiche Pfarrei :&lt;br /&gt;
Ihre Entstehung und Entwicklung. Ein Beitrag&lt;br /&gt;
zur kirchlichen Rechts- und Kulturgeschichte...,&lt;br /&gt;
Strassburg, 1936.&lt;br /&gt;
RA Revue d’Alsace.&lt;br /&gt;
RBS WENTZCKE Paul, Regesten der Bischöfe von&lt;br /&gt;
Strassburg, Innsbruck, 2 vol., 1908-1928.&lt;br /&gt;
RCA Revue catholique d’Alsace.&lt;br /&gt;
Reichsland (1903)&lt;br /&gt;
Reichsland Elsass-Lothringen, Strasbourg, 1903.&lt;br /&gt;
REUSS, L’Alsace au XVIIe siècle (1898).&lt;br /&gt;
REUSS (Rodolphe), L’Alsace au XVIIe siècle, Paris&lt;br /&gt;
1898.&lt;br /&gt;
RHDFE Revue historique du droit français et étranger.&lt;br /&gt;
RÖSSLER-FRANZ, Sachwörterbuch (1958).&lt;br /&gt;
RÖSSLER (Helmut), FRANZ (Günther),&lt;br /&gt;
Sachwörterbuch zur deutschen Geschichte, München,&lt;br /&gt;
1958.&lt;br /&gt;
ROTT, Quellen und Forschungen (1936).&lt;br /&gt;
ROTT (Hans), Quellen und Forschungen zur&lt;br /&gt;
Kunstgeschichte im XV. und XVI. Jh., III. Oberrhein,&lt;br /&gt;
Quellen I (Baden, Pfalz, Elsass), Stuttgart, 1936.&lt;br /&gt;
RUB Voir ALBRECHT&lt;br /&gt;
SA Saisons d’Alsace.&lt;br /&gt;
SABHS Société des Amis de la Bibliothèque humaniste de&lt;br /&gt;
Sélestat.&lt;br /&gt;
SCHERZ, Glossarium (1781-84).&lt;br /&gt;
SCHERZ (Johann Georg), Glossarium germanicum&lt;br /&gt;
medii aevi, Strasbourg, 1781-1784.&lt;br /&gt;
SCHILTER, Glossarium (1728).&lt;br /&gt;
SCHILTER (Johann), Glossarium ad scriptores&lt;br /&gt;
linguae Francicae et Alemannicae veteris, 1728.&lt;br /&gt;
SCHILTER, Statuarium argentinensis.&lt;br /&gt;
SCHILTER (Johann), Statuarium argentinensis.&lt;br /&gt;
Schlettstadter Stadtrechte.&lt;br /&gt;
Voir GENY.&lt;br /&gt;
SCHMIDT, Histoire litt. (1879).&lt;br /&gt;
SCHMIDT (Charles), Histoire littéraire de l’Alsace&lt;br /&gt;
à la fin du XVe siècle et au commencement du XVIe&lt;br /&gt;
siècle, 2 vol., Paris, 1879.&lt;br /&gt;
SCHMIDT, Wörterbuch str. Mundart (1896).&lt;br /&gt;
SCHMIDT (Charles), Wörterbuch der Strassburger&lt;br /&gt;
Mundart, Strassburg, 1896.&lt;br /&gt;
SCHMIDT, Propriété rurale (1897).&lt;br /&gt;
SCHMIDT (Charles), Les seigneurs, les paysans&lt;br /&gt;
et la propriété rurale au Moyen Âge, Paris-Nancy,&lt;br /&gt;
1897.&lt;br /&gt;
SCHMIDT, Hist. Wörterbuch (1901).&lt;br /&gt;
SCHMIDT (Charles), Historisches Wörterbuch der&lt;br /&gt;
elsässischen Mundart, Strassburg, 1901.&lt;br /&gt;
SCHMOLLER, Str. Tucher- und Weberzunft (1879).&lt;br /&gt;
SCHMOLLER (Gustav), Die Straßburger Tucherund&lt;br /&gt;
Weberzunft : Urkunden und Darstellung, nebst&lt;br /&gt;
Regesten und Glossar ; ein Beitrag zur Geschichte der&lt;br /&gt;
deutschen Weberei und des deutschen Gewerberechts&lt;br /&gt;
vom XIII. - XVII. Jahrhundert, Straßburg, 1879.&lt;br /&gt;
SCHOEPFLIN, Als. dipl. (1772-75).&lt;br /&gt;
SCHOEPFLIN (Jean Daniel), Alsatia [I.] aevi&lt;br /&gt;
Merovingici Carolingici Saxonici Salici Suevici&lt;br /&gt;
diplomatica, [II] periodi regum et imperatorum&lt;br /&gt;
Habsburgicae Luzelburgicae Austriacae tandemque&lt;br /&gt;
Gallicae diplomatica, Ed. Andr. Lamey I. II,&lt;br /&gt;
Mannheim, 1772-1775.&lt;br /&gt;
SCHOEPFLIN, Als. illustr. (1751-61).&lt;br /&gt;
SCHOEPFLIN (Jean Daniel), Alsatia illustrata,&lt;br /&gt;
celtica, romana, francica ; Alsatia illustrata germanica,&lt;br /&gt;
gallica, Colmar, 2 vol., 1751-1761.&lt;br /&gt;
Schwabenspiegel.&lt;br /&gt;
ECKHARDT (Karl August), Schwabenspiegel,&lt;br /&gt;
Kurzform, Hannover, 1972.&lt;br /&gt;
SCMHA Société pour la Conservation des monuments&lt;br /&gt;
historiques d’Alsace.&lt;br /&gt;
SHAME Société d’Histoire et d’Archéologie de Molsheim&lt;br /&gt;
et environs.&lt;br /&gt;
SHASE Société d’histoire de Saverne et environs (pub.&lt;br /&gt;
Pays d’Alsace).&lt;br /&gt;
SHDBO Société d’histoire et d’archéologie de Dambach,&lt;br /&gt;
Barr et Obernai.&lt;br /&gt;
SHQC Société d’histoire et d’archéologie des Quatre&lt;br /&gt;
cantons (Benfeld, Erstein, Geispolsheim, Illkirch-&lt;br /&gt;
Graffenstaden).&lt;br /&gt;
SHS Société d’histoire du Sundgau.&lt;br /&gt;
SHVV Société d’histoire du Val de Villé.&lt;br /&gt;
SHVVM Société d’histoire du Val et de la Ville de&lt;br /&gt;
Munster.&lt;br /&gt;
Stadtrechte von Reichenweier.&lt;br /&gt;
Voir HUND.&lt;br /&gt;
Statutenbuch Hagenau.&lt;br /&gt;
Voir HANAUER.&lt;br /&gt;
TROUILLAT, Monuments (1852-1867).&lt;br /&gt;
TROUILLAT (Joseph), Monuments de l’histoire&lt;br /&gt;
de l’ancien évêché de Bâle, 5. vol., 1852-1867.&lt;br /&gt;
UBS&lt;br /&gt;
WIEGAND (Wilhelm), SCHULTE (Aloys),&lt;br /&gt;
WOLFRAM (Georg), WITTE (Hans), Urkundenbuch&lt;br /&gt;
der Statt Straßburg, Strassburg, 7 vol.,&lt;br /&gt;
1879-1900.&lt;br /&gt;
UNGERER, Altertümer (1911-1917).&lt;br /&gt;
UNGERER (Edmond), Elsässische Altertümer in&lt;br /&gt;
Berg und Haus, in Kloster und Kirche, Strassburg, 2&lt;br /&gt;
vol., 1911-1917.&lt;br /&gt;
Urkundenbuch Basel.&lt;br /&gt;
Urkundenbuch der Stadt Basel, hrsg. von der&lt;br /&gt;
Historischen und Antiquarischen Gesellschaft zu&lt;br /&gt;
Basel, Basel, 11 vol., 1890-1910.&lt;br /&gt;
VAUTREY, L’évêché de Bâle (1884).&lt;br /&gt;
VAUTREY (Louis), Histoire de l’évêché de Bâle,&lt;br /&gt;
Einsiedeln, 1884.&lt;br /&gt;
WENCKER, Collecta (1715).&lt;br /&gt;
WENCKER (Jacob), Collecta archivi et&lt;br /&gt;
cancellariae jura : quibus accedunt de archicancellariis,&lt;br /&gt;
vicecancellariis, cancellariis ac secretariis virorum&lt;br /&gt;
clarissimorum commentationes, Argentorati, 1715.&lt;br /&gt;
WENCKER, Collectanea (1702).&lt;br /&gt;
WENCKER (Jacob), Collectanea iuris publici&lt;br /&gt;
quibus res Germanicae per aliquot secula illustrantur :&lt;br /&gt;
deprompta ex actis et documentis publicis archivi&lt;br /&gt;
Argentoratensis variarumque bibliothecar.&lt;br /&gt;
manuscriptis, Argentorati, 1702.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>DDC</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Dictionnaire_historique_des_institutions_de_l%27Alsace_du_Moyen_%C3%82ge_%C3%A0_1815&amp;diff=34</id>
		<title>Dictionnaire historique des institutions de l&#039;Alsace du Moyen Âge à 1815</title>
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		<updated>2018-09-25T14:02:34Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;DDC : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Le Dictionnaire historique des Institutions de l’Alsace est l’oeuvre d’un groupe d’historiens de l’Alsace. Vous en&lt;br /&gt;
trouverez les noms ci-après. Après plusieurs tentatives le travail a été mis en&lt;br /&gt;
chantier à l’automne 2007. À l’invitation de la Fédération des Sociétés d’Histoire&lt;br /&gt;
et d’Archéologie de l’Alsace et de l’Institut d’Histoire d’Alsace de l’Université&lt;br /&gt;
de Strasbourg, qui en fait une de ses entreprises de recherche, ces historiens&lt;br /&gt;
se sont réunis mois après mois pour arrêter la nomenclature des institutions à&lt;br /&gt;
décrire et analyser, se répartir le travail, examiner les notices fournies, corriger le&lt;br /&gt;
travail et en fin de compte donner leur aval à un bon à tirer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Présentation ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si ce dictionnaire est une entreprise collective, il est d’abord celle de ses auteurs,&lt;br /&gt;
qui signent chacune de leurs contributions.&lt;br /&gt;
Le premier choix qui a été fait, a été celui du dictionnaire alphabétique. Il&lt;br /&gt;
comporte ses inconvénients. Les « oublis » n’en sont sans doute pas le plus&lt;br /&gt;
important. Le problème majeur est celui de la gestion des renvois. Leur&lt;br /&gt;
articulation, on le sait, donne son importance véritable à un dictionnaire.&lt;br /&gt;
La nomenclature a été, au départ, plus facile à établir. Nous disposions déjà&lt;br /&gt;
de plusieurs instruments de travail. Philippe Xavier Horrer s’était arrêté à la&lt;br /&gt;
lettre C, dont il n’existe qu’un manuscrit. Charles Schmidt a laissé plusieurs&lt;br /&gt;
« dictionnaires », strasbourgeois et alsacien, publiés après sa mort. Auguste-&lt;br /&gt;
Marie-Pierre Ingold avait assuré la publication, posthume elle aussi, du&lt;br /&gt;
Dictionnaire des institutions de l’Alsace sous l’Ancien Régime de Charles Hoffmann.&lt;br /&gt;
Francois-Jacques Himly a écrit plusieurs « glossaires » et, en dernier lieu, publié&lt;br /&gt;
un Dictionnaire ancien alsacien-français, XIIIe-XVIIIe siècles. Marcel Thomann&lt;br /&gt;
avait établi un « fichier des institutions de l’Alsace », dont il a fait don à la&lt;br /&gt;
Fédération des Sociétés d’Histoire et d’Archéologie d’Alsace, à charge pour&lt;br /&gt;
elle d’éditer un dictionnaire. Ce fichier a constitué le point de départ de notre&lt;br /&gt;
nomenclature. Mais elle s’est enrichie tout au long de notre travail collectif par&lt;br /&gt;
les propositions, les délibérations, les décisions de notre commission.&lt;br /&gt;
Notre Dictionnaire se veut un dictionnaire des institutions, au sens large&lt;br /&gt;
du terme. Pour la définition de « l’institution » nous partons de l’histoire du&lt;br /&gt;
droit. Notre région a vu coexister ou se succéder le droit coutumier et le droit&lt;br /&gt;
canonique, des statuts et des coutumes, auxquels se surimpose le droit romain,&lt;br /&gt;
interprétés par des juristes allemands, puis par des juristes français, et le droit&lt;br /&gt;
français public et privé à partir de 1789. Tout au long de son histoire, l’Alsace a&lt;br /&gt;
connu les procédures, lentes et évolutives, ou encore volontaristes et immédiates,&lt;br /&gt;
de l’introduction de droits nouveaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Définitions == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’institution est ainsi l’expression d’une règle de droit ou d’un ensemble de règles&lt;br /&gt;
de droit régissant des activités sociales, à la ville ou à la campagne. L’institution&lt;br /&gt;
coutumière. Partant des acquis de l’histoire culturelle, nous avons élargi cette&lt;br /&gt;
définition, pour y inclure l’expression de croyances et représentations collectives&lt;br /&gt;
qui peuvent se concrétiser dans des lieux ou des objets, en nous efforçant d’éviter&lt;br /&gt;
de tomber dans les champs du dictionnaire topographique, évènementiel ou&lt;br /&gt;
biographique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’institution, dont nous efforçons de décrire l’apparition, l’évolution, la&lt;br /&gt;
disparition, doit nécessairement avoir eu un ancrage en Alsace. Bien entendu, tout&lt;br /&gt;
au long des périodes qui nous concernent, l’aire de diffusion de ces institutions a&lt;br /&gt;
pour une bonne part dépassé les frontières de l’Alsace. Nous tenons compte de la&lt;br /&gt;
fluctuation des frontières de cette « province ». Par contre, nous nous attachons,&lt;br /&gt;
pour chacune d’entre elles, à donner des exemples « locaux ». Le dépouillement&lt;br /&gt;
des sources alsaciennes imprimées du Moyen Age, par les équipes du Deutsches&lt;br /&gt;
Rechtswörterbuch (DRW) est à cet égard précieux, tout comme est précieux&lt;br /&gt;
l’ensemble des sources que consultent les auteurs de notre Dictionnaire. Mais le&lt;br /&gt;
DRW est rédigé en allemand.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Dictionnaire Historique des Institutions de l’Alsace (DHIA) est une entreprise&lt;br /&gt;
très contemporaine. Compte-tenu de l’évolution linguistique de l’Alsace, il&lt;br /&gt;
traite en français, d’institutions historiques, locales, alsaciennes, allemandes du&lt;br /&gt;
sud-ouest, impériales (Saint-Empire), ou françaises telles qu’elles ont existé en&lt;br /&gt;
Alsace.&lt;br /&gt;
Nous nous sommes fixé, dans un premier temps, 1815 comme limite&lt;br /&gt;
chronologique en aval. Du Moyen Age à 1815 : la période est assez vaste. Notre&lt;br /&gt;
travail s’étend sur une des césures majeures de l’évolution institutionnelle de&lt;br /&gt;
l’Alsace : la formation des départements, l’introduction des règlementations&lt;br /&gt;
publiques révolutionnaires et celle des grands codes napoléoniens.&lt;br /&gt;
Notre commission s’efforcera tout au long de son travail, d’améliorer sans cesse&lt;br /&gt;
sa recherche et son résultat. Elle compte, pour ce premier fascicule, sur l’intérêt&lt;br /&gt;
et l’indulgence de ses lecteurs.&lt;br /&gt;
Enfin, la commission espère bien être rejointe par d’autres auteurs, quel que&lt;br /&gt;
soit leur statut, et tout particulièrement de jeunes chercheurs.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>DDC</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Dictionnaire_historique_des_institutions_de_l%27Alsace_du_Moyen_%C3%82ge_%C3%A0_1815&amp;diff=33</id>
		<title>Dictionnaire historique des institutions de l&#039;Alsace du Moyen Âge à 1815</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Dictionnaire_historique_des_institutions_de_l%27Alsace_du_Moyen_%C3%82ge_%C3%A0_1815&amp;diff=33"/>
		<updated>2018-09-25T14:01:16Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;DDC : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Le Dictionnaire historique des Institutions de l’Alsace est l’oeuvre d’un groupe d’historiens de l’Alsace. Vous en&lt;br /&gt;
trouverez les noms ci-après. Après plusieurs tentatives le travail a été mis en&lt;br /&gt;
chantier à l’automne 2007. À l’invitation de la Fédération des Sociétés d’Histoire&lt;br /&gt;
et d’Archéologie de l’Alsace et de l’Institut d’Histoire d’Alsace de l’Université&lt;br /&gt;
de Strasbourg, qui en fait une de ses entreprises de recherche, ces historiens&lt;br /&gt;
se sont réunis mois après mois pour arrêter la nomenclature des institutions à&lt;br /&gt;
décrire et analyser, se répartir le travail, examiner les notices fournies, corriger le&lt;br /&gt;
travail et en fin de compte donner leur aval à un bon à tirer.&lt;br /&gt;
Si ce dictionnaire est une entreprise collective, il est d’abord celle de ses auteurs,&lt;br /&gt;
qui signent chacune de leurs contributions.&lt;br /&gt;
Le premier choix qui a été fait, a été celui du dictionnaire alphabétique. Il&lt;br /&gt;
comporte ses inconvénients. Les « oublis » n’en sont sans doute pas le plus&lt;br /&gt;
important. Le problème majeur est celui de la gestion des renvois. Leur&lt;br /&gt;
articulation, on le sait, donne son importance véritable à un dictionnaire.&lt;br /&gt;
La nomenclature a été, au départ, plus facile à établir. Nous disposions déjà&lt;br /&gt;
de plusieurs instruments de travail. Philippe Xavier Horrer s’était arrêté à la&lt;br /&gt;
lettre C, dont il n’existe qu’un manuscrit. Charles Schmidt a laissé plusieurs&lt;br /&gt;
« dictionnaires », strasbourgeois et alsacien, publiés après sa mort. Auguste-&lt;br /&gt;
Marie-Pierre Ingold avait assuré la publication, posthume elle aussi, du&lt;br /&gt;
Dictionnaire des institutions de l’Alsace sous l’Ancien Régime de Charles Hoffmann.&lt;br /&gt;
Francois-Jacques Himly a écrit plusieurs « glossaires » et, en dernier lieu, publié&lt;br /&gt;
un Dictionnaire ancien alsacien-français, XIIIe-XVIIIe siècles. Marcel Thomann&lt;br /&gt;
avait établi un « fichier des institutions de l’Alsace », dont il a fait don à la&lt;br /&gt;
Fédération des Sociétés d’Histoire et d’Archéologie d’Alsace, à charge pour&lt;br /&gt;
elle d’éditer un dictionnaire. Ce fichier a constitué le point de départ de notre&lt;br /&gt;
nomenclature. Mais elle s’est enrichie tout au long de notre travail collectif par&lt;br /&gt;
les propositions, les délibérations, les décisions de notre commission.&lt;br /&gt;
Notre Dictionnaire se veut un dictionnaire des institutions, au sens large&lt;br /&gt;
du terme. Pour la définition de « l’institution » nous partons de l’histoire du&lt;br /&gt;
droit. Notre région a vu coexister ou se succéder le droit coutumier et le droit&lt;br /&gt;
canonique, des statuts et des coutumes, auxquels se surimpose le droit romain,&lt;br /&gt;
interprétés par des juristes allemands, puis par des juristes français, et le droit&lt;br /&gt;
français public et privé à partir de 1789. Tout au long de son histoire, l’Alsace a&lt;br /&gt;
connu les procédures, lentes et évolutives, ou encore volontaristes et immédiates,&lt;br /&gt;
de l’introduction de droits nouveaux.&lt;br /&gt;
L’institution est ainsi l’expression d’une règle de droit ou d’un ensemble de règles&lt;br /&gt;
de droit régissant des activités sociales, à la ville ou à la campagne. L’institution&lt;br /&gt;
coutumière. Partant des acquis de l’histoire culturelle, nous avons élargi cette&lt;br /&gt;
définition, pour y inclure l’expression de croyances et représentations collectives&lt;br /&gt;
qui peuvent se concrétiser dans des lieux ou des objets, en nous efforçant d’éviter&lt;br /&gt;
de tomber dans les champs du dictionnaire topographique, évènementiel ou&lt;br /&gt;
biographique.&lt;br /&gt;
L’institution, dont nous efforçons de décrire l’apparition, l’évolution, la&lt;br /&gt;
disparition, doit nécessairement avoir eu un ancrage en Alsace. Bien entendu, tout&lt;br /&gt;
au long des périodes qui nous concernent, l’aire de diffusion de ces institutions a&lt;br /&gt;
pour une bonne part dépassé les frontières de l’Alsace. Nous tenons compte de la&lt;br /&gt;
fluctuation des frontières de cette « province ». Par contre, nous nous attachons,&lt;br /&gt;
pour chacune d’entre elles, à donner des exemples « locaux ». Le dépouillement&lt;br /&gt;
des sources alsaciennes imprimées du Moyen Age, par les équipes du Deutsches&lt;br /&gt;
Rechtswörterbuch (DRW) est à cet égard précieux, tout comme est précieux&lt;br /&gt;
l’ensemble des sources que consultent les auteurs de notre Dictionnaire. Mais le&lt;br /&gt;
DRW est rédigé en allemand.&lt;br /&gt;
Le Dictionnaire Historique des Institutions de l’Alsace (DHIA) est une entreprise&lt;br /&gt;
très contemporaine. Compte-tenu de l’évolution linguistique de l’Alsace, il&lt;br /&gt;
traite en français, d’institutions historiques, locales, alsaciennes, allemandes du&lt;br /&gt;
sud-ouest, impériales (Saint-Empire), ou françaises telles qu’elles ont existé en&lt;br /&gt;
Alsace.&lt;br /&gt;
Nous nous sommes fixé, dans un premier temps, 1815 comme limite&lt;br /&gt;
chronologique en aval. Du Moyen Age à 1815 : la période est assez vaste. Notre&lt;br /&gt;
travail s’étend sur une des césures majeures de l’évolution institutionnelle de&lt;br /&gt;
l’Alsace : la formation des départements, l’introduction des règlementations&lt;br /&gt;
publiques révolutionnaires et celle des grands codes napoléoniens.&lt;br /&gt;
Notre commission s’efforcera tout au long de son travail, d’améliorer sans cesse&lt;br /&gt;
sa recherche et son résultat. Elle compte, pour ce premier fascicule, sur l’intérêt&lt;br /&gt;
et l’indulgence de ses lecteurs.&lt;br /&gt;
Enfin, la commission espère bien être rejointe par d’autres auteurs, quel que&lt;br /&gt;
soit leur statut, et tout particulièrement de jeunes chercheurs.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>DDC</name></author>
		
	</entry>
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		<id>https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Dictionnaire_historique_des_institutions_de_l%27Alsace_du_Moyen_%C3%82ge_%C3%A0_1815&amp;diff=31</id>
		<title>Dictionnaire historique des institutions de l&#039;Alsace du Moyen Âge à 1815</title>
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		<updated>2018-09-25T13:55:02Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;DDC : DDC a déplacé la page Accueil vers Dictionnaire historique des institutions d&amp;#039;Alsace du Moyen Âge à 1815&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;lt;strong&amp;gt;MediaWiki a été installé.&amp;lt;/strong&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Consultez le [https://www.mediawiki.org/wiki/Special:MyLanguage/Help:Contents Guide de l’utilisateur] pour plus d’informations sur l’utilisation de ce logiciel de wiki.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Pour démarrer ==&lt;br /&gt;
* [https://www.mediawiki.org/wiki/Special:MyLanguage/Manual:Configuration_settings Liste des paramètres de configuration]&lt;br /&gt;
* [https://www.mediawiki.org/wiki/Special:MyLanguage/Manual:FAQ/fr Questions courantes sur MediaWiki]&lt;br /&gt;
* [https://lists.wikimedia.org/mailman/listinfo/mediawiki-announce Liste de discussion sur les distributions de MediaWiki]&lt;br /&gt;
* [https://www.mediawiki.org/wiki/Special:MyLanguage/Localisation#Translation_resources Adaptez MediaWiki dans votre langue]&lt;br /&gt;
* [https://www.mediawiki.org/wiki/Special:MyLanguage/Manual:Combating_spam Apprendre comment lutter contre le pourriel dans votre wiki]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>DDC</name></author>
		
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		<id>https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Accueil&amp;diff=32</id>
		<title>Accueil</title>
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		<updated>2018-09-25T13:55:02Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;DDC : DDC a déplacé la page Accueil vers Dictionnaire historique des institutions d&amp;#039;Alsace du Moyen Âge à 1815&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;#REDIRECTION [[Dictionnaire historique des institutions d&amp;#039;Alsace du Moyen Âge à 1815]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>DDC</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
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		<title>Artillerie</title>
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		<updated>2018-09-25T13:52:40Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;DDC : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Artillerie]] (&amp;#039;&amp;#039;Geschütz&amp;#039;&amp;#039;)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L&amp;#039;apparition des armes à feu ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les milices des villes d’Alsace se dotent d’armes&lt;br /&gt;
à feu vers la fin du XIVe siècle. Les compagnies&lt;br /&gt;
de tireurs manient l’arquebuse et les villes&lt;br /&gt;
les plus importantes se dotent de canons. On a&lt;br /&gt;
une indication de leur diffusion dans la composition&lt;br /&gt;
de la levée à opérer que décrètent les Etats&lt;br /&gt;
d’Alsace (&amp;#039;&amp;#039;Landstände&amp;#039;&amp;#039;) de 1572. Outre Strasbourg,&lt;br /&gt;
Haguenau (et le grand bailliage) et Kaysersberg,&lt;br /&gt;
les autres villes de la Décapole doivent également&lt;br /&gt;
fournir des canons et des artilleurs. Colmar dispose&lt;br /&gt;
également d’une artillerie, de même que Haguenau,&lt;br /&gt;
Sélestat, Obernai. Les milices que lève la Régence&lt;br /&gt;
d’Ensisheim ne comptent pas de compagnies d’artilleurs&lt;br /&gt;
, les artilleurs et canons des &amp;#039;&amp;#039;Vorlände&amp;#039;&amp;#039; sont&lt;br /&gt;
ceux des mercenaires de la maison de Habsbourg.&lt;br /&gt;
Pourtant aucune de ces villes, qui se croyaient à&lt;br /&gt;
l’abri derrière leurs remparts et leurs canons, ne&lt;br /&gt;
résistent à l’artillerie moderne des armées qui ravagent&lt;br /&gt;
l’Alsace au XVIIe siècle (Rodolphe Reuss).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L&amp;#039;artillerie strasbourgeoise ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est au milieu du XVIe siècle qu’apparaît l’adage&lt;br /&gt;
« &amp;#039;&amp;#039;Nürnberger Witz, Strassburger Geschütz, Venediger&lt;br /&gt;
Macht, Augsburger Pracht, Ulmer Geld regieren die&lt;br /&gt;
Welt&amp;#039;&amp;#039; ». On en sait donc beaucoup plus sur l’artillerie&lt;br /&gt;
strasbourgeoise, qui apparaît dans la deuxième&lt;br /&gt;
moitié du XIVe siècle. Les premières pièces&lt;br /&gt;
strasbourgeoises ont été achetées à Nuremberg&lt;br /&gt;
qui utilise l’artillerie dès 1350. Mais, en 1371&lt;br /&gt;
Strasbourg embauche un fondeur de bouches à&lt;br /&gt;
feu (&amp;#039;&amp;#039;Büchsenmeister&amp;#039;&amp;#039;) et se lance dans la fabrication,&lt;br /&gt;
ce qui ne la dispense pas de procéder à des achats&lt;br /&gt;
massifs auprès d’autres villes (Fribourg, Bâle). La&lt;br /&gt;
milice strasbourgeoise utilise son artillerie dans ses&lt;br /&gt;
expéditions extérieures (Alfred Pfleger). Mais l’artillerie&lt;br /&gt;
a un rôle surtout défensif, ainsi pour repousser&lt;br /&gt;
les attaques des « routiers » (1365 ;1375, 1392),&lt;br /&gt;
des Armagnacs (1439, 1444). Le rôle de l’artillerie&lt;br /&gt;
de campagne strasbourgeoise dans la guerre de&lt;br /&gt;
Dachstein (1419-1422) est plus discuté, mais se&lt;br /&gt;
révèle efficace dans la levée du siège d’Oberkirch&lt;br /&gt;
en 1428, ou dans la guerre de Wasselonne, où s’illustre&lt;br /&gt;
leur gros canon, le Roraff. La menace que&lt;br /&gt;
représente Charles le Téméraire pour Strasbourg&lt;br /&gt;
(1475), oblige la ville à se fortifier de façon plus efficace&lt;br /&gt;
et à se doter d’une artillerie plus conséquente,&lt;br /&gt;
50 canons fixés sur étaux et 55 couleuvrines&lt;br /&gt;
ainsi que 427 arquebuses (Philippe Dollinger). Les&lt;br /&gt;
Suisses s’emparent de nombreuses pièces de l’artillerie&lt;br /&gt;
de la coalition mise sur pied par Maximilien&lt;br /&gt;
Ier et défaite à Dornach par les Suisses (1499),&lt;br /&gt;
dont celles de Strasbourg, alliée de Maximilien, en&lt;br /&gt;
particulier son gros canon, l’Autruche (&amp;#039;&amp;#039;Strüss von&lt;br /&gt;
Strassburg&amp;#039;&amp;#039;) avec celui des troupes de la Régence&lt;br /&gt;
d’Ensisheim, la Kättelerli, qu’ils livreront plus tard&lt;br /&gt;
aux Strasbourgeois (Martin).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les fonderies de Strasbourg == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au début du XVIe siècle, une fonderie d’artillerie&lt;br /&gt;
fait partie intégrante de l’arsenal de Strasbourg&lt;br /&gt;
(&amp;#039;&amp;#039;Zeughaus&amp;#039;&amp;#039;) et un imposant parc d’artillerie est installé&lt;br /&gt;
au Marais-Vert. L&amp;#039;empereur Maximilien les visite à chacun&lt;br /&gt;
de ses séjours à Strasbourg. En 1507, il assiste&lt;br /&gt;
à une démonstration d’artillerie dans la Plaine des&lt;br /&gt;
Bouchers. Les fondeurs strasbourgeois, fort renommés,&lt;br /&gt;
sont « prêtés » aux autres villes du sud de l’Allemagne&lt;br /&gt;
ou de Suisse : à Nuremberg et à Bâle. Leur&lt;br /&gt;
production de canons, mais surtout d’arquebuses&lt;br /&gt;
est importante et appréciée au XVe et au XVIe siècles&lt;br /&gt;
(François Joseph Fuchs). Les Strasbourgeois&lt;br /&gt;
sont attachés à leurs canons, qu’ils baptisent de sobriquets&lt;br /&gt;
comme le &amp;#039;&amp;#039;Roraff&amp;#039;&amp;#039;, qui tonnait chaque soir pour&lt;br /&gt;
signaler la fermeture imminente des portes de la&lt;br /&gt;
ville, ou la poétique Mésange (&amp;#039;&amp;#039;Meise&amp;#039;&amp;#039;), réputée pour&lt;br /&gt;
tirer de Strasbourg à Hausbergen : une exagération&lt;br /&gt;
typique de la population strasbourgeoise, à l’origine&lt;br /&gt;
de leur surnom de &amp;#039;&amp;#039;Meiselocker&amp;#039;&amp;#039; (Alfred Pfleger).&lt;br /&gt;
Pourtant, les fondeurs de canons sont aussi fondeurs&lt;br /&gt;
de cloches, et l’on trouve des fonderies dans&lt;br /&gt;
d’autres quartiers de Strasbourg, de même que des&lt;br /&gt;
fabricants de poudres, des armuriers et des arquebusiers.&lt;br /&gt;
Une d’entre elles brûle en 1570 : elle est&lt;br /&gt;
située à la Krutenau, derrière Saint-Nicolas-aux-&lt;br /&gt;
Ondes. La plus célèbre, située rue Sainte-Barbe, est&lt;br /&gt;
celle des frères Edel, qui fondent la &amp;#039;&amp;#039;Zehnerglock&amp;#039;&amp;#039; en&lt;br /&gt;
1786 (Paul Martin). La plus importante des fonderies&lt;br /&gt;
de Strasbourg se situe cependant devant la&lt;br /&gt;
porte des Juifs, au futur chantier des Pontonniers,&lt;br /&gt;
mais est ramenée après 1620 dans l’enceinte, près&lt;br /&gt;
de la porte Blanche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les autres fonderies de canons en Alsace == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe des fonderies de canons dans d’autres villes&lt;br /&gt;
d’Alsace, par exemple à Colmar. Jusqu’en 1476&lt;br /&gt;
Colmar s’était contentée d’acheter des petites pièces,&lt;br /&gt;
couleuvrines principalement. En 1476, elle en&lt;br /&gt;
fond une. Activité encore réduite : 2 canons fondus&lt;br /&gt;
en 1520. Mais en 1525, pour se protéger des&lt;br /&gt;
bandes paysannes, elle garnit ses remparts de 13&lt;br /&gt;
canons. Elle fait appel à partir de 1532 à un fondeur strasbourgeois, Joerg von Guntheim pour se doter de pièces supplémentaires : jusqu’en 1536, il&lt;br /&gt;
accroit l’arsenal de Colmar de 13 pièces. En 1575,&lt;br /&gt;
l’artillerie de Colmar compte 34 canons. Mais l’artillerie&lt;br /&gt;
des remparts de Colmar, avec ses 86 pièces,&lt;br /&gt;
ne servit pas plus à la ville, lorsqu’elle fut prise par&lt;br /&gt;
Louis XIV en 1673, que celle de Strasbourg.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le déclin de l&amp;#039;artillerie alsacienne au XVIIe siècle == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la fin du XVIe siècle, il semble que les jours de&lt;br /&gt;
gloire de l’artillerie strasbourgeoise soient passés.&lt;br /&gt;
Les rapports établis par le Magistrat à la fin du&lt;br /&gt;
siècle témoignent d’une artillerie encore fort abondante,&lt;br /&gt;
mais obsolète, et d’une artillerie de siège qui&lt;br /&gt;
rouille sur les remparts. Les nouvelles pièces qui&lt;br /&gt;
y prennent place ébranlent tellement les fortifications&lt;br /&gt;
de Specklin qu’il faut les reprendre en 1635.&lt;br /&gt;
Pendant la guerre de Trente Ans, la ville fait mine&lt;br /&gt;
d’observer la neutralité. Elle met son artillerie à&lt;br /&gt;
la disposition des Suédois : elle servira au siège&lt;br /&gt;
et à la prise de Sélestat et de Benfeld. En 1665,&lt;br /&gt;
Strasbourg dispose d’une artillerie non négligeable&lt;br /&gt;
et le Magistrat s’efforce de remobiliser une population&lt;br /&gt;
dépourvue d’ardeur guerrière. Créquy peut&lt;br /&gt;
prendre les redoutes du pont du Rhin sur la rive&lt;br /&gt;
droite et sur la rive gauche sans rencontrer une&lt;br /&gt;
grande résistance (1678). En 1681, les 300 canons&lt;br /&gt;
de l’ancienne république, tirent trois salves d’honneur&lt;br /&gt;
pour saluer l’entrée de Louis XIV et de ses&lt;br /&gt;
troupes dans la ville ; son infanterie occupe immédiatement&lt;br /&gt;
les remparts et l’arsenal (Rodolphe&lt;br /&gt;
Reuss).&lt;br /&gt;
Alors que le service des fortifications remodèle à&lt;br /&gt;
nouveau l’enceinte de Specklin, en lui adjoignant&lt;br /&gt;
la citadelle, le Magistrat s’occupe de construire de&lt;br /&gt;
nombreuses casernes, situées pour la plupart sur&lt;br /&gt;
des terrains encore libres, de l’autre côté du canal&lt;br /&gt;
des Faux-Remparts, ou de la Porte des Bouchers,&lt;br /&gt;
où vont s’élever les casernes de l’Esplanade.&lt;br /&gt;
L’artillerie française prend possession de l’arsenal,&lt;br /&gt;
sis en bordure de la place du Marché-aux-Chevaux&lt;br /&gt;
(place Broglie). Comme il est insuffisant, une partie&lt;br /&gt;
des magasins est implantée sur l’Esplanade ouverte&lt;br /&gt;
par la jonction avec la citadelle : il prend le nom&lt;br /&gt;
d’arsenal de construction. L’on y loge également les&lt;br /&gt;
employés et ouvriers de l’arsenal et de la fonderie&lt;br /&gt;
(12 officiers et 192 hommes en 1784).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Strasbourg, siège des fonderies royales ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le rétablissement des fonderies ordonné par Louis&lt;br /&gt;
XIV en 1666 et qui se réalise peu à peu, ne semble&lt;br /&gt;
s’être concrétisé à Strasbourg que tardivement.&lt;br /&gt;
Les fondeurs de canons privés ont pu continuer&lt;br /&gt;
leur activité jusqu’en 1716. En 1703, cependant,&lt;br /&gt;
les officiers d’artillerie obtiennent le regroupement&lt;br /&gt;
de la fonderie et de l’arsenal : la fonderie royale&lt;br /&gt;
s’installe le long de l’actuelle rue de la Fonderie, à&lt;br /&gt;
proximité de l’arsenal. Elle prend place dans l’ensemble&lt;br /&gt;
des fonderies royales. Chacune a à sa tête&lt;br /&gt;
un commissaire général des fontes de l’artillerie,&lt;br /&gt;
officiers, mais aussi industriels. La Fonderie d’artillerie&lt;br /&gt;
de Strasbourg est dès lors, avec celle de Douai,&lt;br /&gt;
la plus importante de France et celle où se pratiquent&lt;br /&gt;
la plupart des recherches qui aboutissent à la&lt;br /&gt;
mise sur pied de la puissante artillerie du système&lt;br /&gt;
Gribeauval : il va assurer la supériorité des armées&lt;br /&gt;
de la Révolution et de l’Empire. En particulier, l’on&lt;br /&gt;
y développe le procédé du forage des canons pleins,&lt;br /&gt;
inventé en 1744 par le commissaire général Maritz,&lt;br /&gt;
directeur de la Fonderie de Strasbourg de 1740 et&lt;br /&gt;
diffusé dans l’ensemble des fonderies du Royaume.&lt;br /&gt;
Jean-Baptiste de Dartein, venu de Toulon, après&lt;br /&gt;
un passage par Douai succède à Maritz en 1760.&lt;br /&gt;
Dartein va gérer cette entreprise jusqu’en 1781 :&lt;br /&gt;
elle produira environ 4000 canons.&lt;br /&gt;
A partir de 1708, Strasbourg est une place de garnison&lt;br /&gt;
pour l’artillerie. Lors de la la réorganisation&lt;br /&gt;
de l’artillerie française en 1720, on y affecte un régiment&lt;br /&gt;
à titre permanent. Le Royal Artillerie a un&lt;br /&gt;
casernement à l’Esplanade, pour 720 hommes, soit&lt;br /&gt;
un bataillon ; il est reconstruit à neuf en 1753. Le&lt;br /&gt;
régiment y a son terrain d’exercices : le Polygone&lt;br /&gt;
de la Plaine des Bouchers. A partir de 1749, on assiste&lt;br /&gt;
à une rotation plus importante des bataillons&lt;br /&gt;
de ce même régiment. Puis à partir de 1755, s’y&lt;br /&gt;
succèdent les régiments de Toul, d’Auvergne, de&lt;br /&gt;
Besançon, du Poitou ; de 1772 à 1775, le régiment&lt;br /&gt;
de Besançon, puis, à partir de 1775 et jusqu’en&lt;br /&gt;
1781, le régiment de Grenoble. Vient ensuite le régiment&lt;br /&gt;
de Metz jusqu’en 1785. Il s’agit jusqu’alors&lt;br /&gt;
de bataillons du régiment (720 hommes). A partir&lt;br /&gt;
de 1786, le régiment d’artillerie de Strasbourg, à&lt;br /&gt;
deux bataillons (1400 hommes) prend garnison&lt;br /&gt;
à Strasbourg et occupe la caserne de la Porte des&lt;br /&gt;
Bouchers (Engel).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
François Igersheim&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
*REUSS (Rodolphe), « L’Artillerie strasbourgeoise du 14e au&lt;br /&gt;
17e siècle », Revue Alsacienne, 1879.&lt;br /&gt;
*REUSS (Rodolphe), L’Alsace au XVIIe siècle, Paris, 1898.&lt;br /&gt;
*ENGEL (Karl), Strassburg als Garnisonsstadt unter dem&lt;br /&gt;
Ancien Régime, Strasbourg, 1901.&lt;br /&gt;
*PFLEGER (Alfred), « Straßburger Geschütz », Elsassland,&lt;br /&gt;
9, 1929, p. 257, 307, 350.&lt;br /&gt;
*DARTEIN (Abbé L. de), « Jean-Baptiste de Dartein&lt;br /&gt;
(1719-1781), commissaire général des fontes de l’artillerie&lt;br /&gt;
de Strasbourg », RA, t. 83, 1936, p. 264-277, 395-445, « Jean&lt;br /&gt;
Félix de Dartein, baron de Tanviller, commissaire général des&lt;br /&gt;
fontes à l’artillerie de Strasbourg (1747-1788) », RA, t. 84,&lt;br /&gt;
1937, p. 244-266.&lt;br /&gt;
*[https://biblio.bnu.fr/opac/resource/l-artillerie-et-la-fonderie-de-canons-de-strasbourg-du-xive-au-xviiie-siecle/BUS1294786?sysb=bnu MARTIN (Paul), « L’artillerie et la fonderie de canons de Strasbourg du XIVe au XVIIIe siècle », RA, t. 104, 1966-74],&lt;br /&gt;
p. 30-39.&lt;br /&gt;
*DOLLINGER (Philippe), « Strasbourg des Grandes invasions&lt;br /&gt;
au XVIe siècle », t. II de LIVET (G.) et RAPP (F.),&lt;br /&gt;
(dir.), Histoire de Strasbourg, Strasbourg, t. II, 1981.&lt;br /&gt;
*FUCHS (François Joseph), « Notes sur le commerce des armes&lt;br /&gt;
à Strasbourg à la fin du XVe siècle et au XVIe siècle »,&lt;br /&gt;
RA, t. 110, 1984, p. 59-74.&lt;br /&gt;
*LICHTLÉ (Francis), L’armement colmarien du XIVe au&lt;br /&gt;
XVIIe siècle, RA, 2010.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Articles connexes ==&lt;br /&gt;
*[[Arsenal]]&lt;br /&gt;
*[[Artillerie (Ecole d’–)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie: histoire militaire]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:articles de François Igersheim]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>DDC</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Artillerie&amp;diff=27</id>
		<title>Artillerie</title>
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		<updated>2018-09-25T13:52:19Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;DDC : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Artillerie]] (&amp;#039;&amp;#039;Geschütz&amp;#039;&amp;#039;)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L&amp;#039;apparition des armes à feu ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les milices des villes d’Alsace se dotent d’armes&lt;br /&gt;
à feu vers la fin du XIVe siècle. Les compagnies&lt;br /&gt;
de tireurs manient l’arquebuse et les villes&lt;br /&gt;
les plus importantes se dotent de canons. On a&lt;br /&gt;
une indication de leur diffusion dans la composition&lt;br /&gt;
de la levée à opérer que décrètent les Etats&lt;br /&gt;
d’Alsace (&amp;#039;&amp;#039;Landstände&amp;#039;&amp;#039;) de 1572. Outre Strasbourg,&lt;br /&gt;
Haguenau (et le grand bailliage) et Kaysersberg,&lt;br /&gt;
les autres villes de la Décapole doivent également&lt;br /&gt;
fournir des canons et des artilleurs. Colmar dispose&lt;br /&gt;
également d’une artillerie, de même que Haguenau,&lt;br /&gt;
Sélestat, Obernai. Les milices que lève la Régence&lt;br /&gt;
d’Ensisheim ne comptent pas de compagnies d’artilleurs&lt;br /&gt;
, les artilleurs et canons des &amp;#039;&amp;#039;Vorlände&amp;#039;&amp;#039; sont&lt;br /&gt;
ceux des mercenaires de la maison de Habsbourg.&lt;br /&gt;
Pourtant aucune de ces villes, qui se croyaient à&lt;br /&gt;
l’abri derrière leurs remparts et leurs canons, ne&lt;br /&gt;
résistent à l’artillerie moderne des armées qui ravagent&lt;br /&gt;
l’Alsace au XVIIe siècle (Rodolphe Reuss).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L&amp;#039;artillerie strasbourgeoise ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est au milieu du XVIe siècle qu’apparaît l’adage&lt;br /&gt;
« &amp;#039;&amp;#039;Nürnberger Witz, Strassburger Geschütz, Venediger&lt;br /&gt;
Macht, Augsburger Pracht, Ulmer Geld regieren die&lt;br /&gt;
Welt&amp;#039;&amp;#039; ». On en sait donc beaucoup plus sur l’artillerie&lt;br /&gt;
strasbourgeoise, qui apparaît dans la deuxième&lt;br /&gt;
moitié du XIVe siècle. Les premières pièces&lt;br /&gt;
strasbourgeoises ont été achetées à Nuremberg&lt;br /&gt;
qui utilise l’artillerie dès 1350. Mais, en 1371&lt;br /&gt;
Strasbourg embauche un fondeur de bouches à&lt;br /&gt;
feu (&amp;#039;&amp;#039;Büchsenmeister&amp;#039;&amp;#039;) et se lance dans la fabrication,&lt;br /&gt;
ce qui ne la dispense pas de procéder à des achats&lt;br /&gt;
massifs auprès d’autres villes (Fribourg, Bâle). La&lt;br /&gt;
milice strasbourgeoise utilise son artillerie dans ses&lt;br /&gt;
expéditions extérieures (Alfred Pfleger). Mais l’artillerie&lt;br /&gt;
a un rôle surtout défensif, ainsi pour repousser&lt;br /&gt;
les attaques des « routiers » (1365 ;1375, 1392),&lt;br /&gt;
des Armagnacs (1439, 1444). Le rôle de l’artillerie&lt;br /&gt;
de campagne strasbourgeoise dans la guerre de&lt;br /&gt;
Dachstein (1419-1422) est plus discuté, mais se&lt;br /&gt;
révèle efficace dans la levée du siège d’Oberkirch&lt;br /&gt;
en 1428, ou dans la guerre de Wasselonne, où s’illustre&lt;br /&gt;
leur gros canon, le Roraff. La menace que&lt;br /&gt;
représente Charles le Téméraire pour Strasbourg&lt;br /&gt;
(1475), oblige la ville à se fortifier de façon plus efficace&lt;br /&gt;
et à se doter d’une artillerie plus conséquente,&lt;br /&gt;
50 canons fixés sur étaux et 55 couleuvrines&lt;br /&gt;
ainsi que 427 arquebuses (Philippe Dollinger). Les&lt;br /&gt;
Suisses s’emparent de nombreuses pièces de l’artillerie&lt;br /&gt;
de la coalition mise sur pied par Maximilien&lt;br /&gt;
Ier et défaite à Dornach par les Suisses (1499),&lt;br /&gt;
dont celles de Strasbourg, alliée de Maximilien, en&lt;br /&gt;
particulier son gros canon, l’Autruche (&amp;#039;&amp;#039;Strüss von&lt;br /&gt;
Strassburg&amp;#039;&amp;#039;) avec celui des troupes de la Régence&lt;br /&gt;
d’Ensisheim, la Kättelerli, qu’ils livreront plus tard&lt;br /&gt;
aux Strasbourgeois (Martin).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les fonderies de Strasbourg == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au début du XVIe siècle, une fonderie d’artillerie&lt;br /&gt;
fait partie intégrante de l’arsenal de Strasbourg&lt;br /&gt;
(&amp;#039;&amp;#039;Zeughaus&amp;#039;&amp;#039;) et un imposant parc d’artillerie est installé&lt;br /&gt;
au Marais-Vert. L&amp;#039;empereur Maximilien les visite à chacun&lt;br /&gt;
de ses séjours à Strasbourg. En 1507, il assiste&lt;br /&gt;
à une démonstration d’artillerie dans la Plaine des&lt;br /&gt;
Bouchers. Les fondeurs strasbourgeois, fort renommés,&lt;br /&gt;
sont « prêtés » aux autres villes du sud de l’Allemagne&lt;br /&gt;
ou de Suisse : à Nuremberg et à Bâle. Leur&lt;br /&gt;
production de canons, mais surtout d’arquebuses&lt;br /&gt;
est importante et appréciée au XVe et au XVIe siècles&lt;br /&gt;
(François Joseph Fuchs). Les Strasbourgeois&lt;br /&gt;
sont attachés à leurs canons, qu’ils baptisent de sobriquets&lt;br /&gt;
comme le &amp;#039;&amp;#039;Roraff&amp;#039;&amp;#039;, qui tonnait chaque soir pour&lt;br /&gt;
signaler la fermeture imminente des portes de la&lt;br /&gt;
ville, ou la poétique Mésange (&amp;#039;&amp;#039;Meise&amp;#039;&amp;#039;), réputée pour&lt;br /&gt;
tirer de Strasbourg à Hausbergen : une exagération&lt;br /&gt;
typique de la population strasbourgeoise, à l’origine&lt;br /&gt;
de leur surnom de &amp;#039;&amp;#039;Meiselocker&amp;#039;&amp;#039; (Alfred Pfleger).&lt;br /&gt;
Pourtant, les fondeurs de canons sont aussi fondeurs&lt;br /&gt;
de cloches, et l’on trouve des fonderies dans&lt;br /&gt;
d’autres quartiers de Strasbourg, de même que des&lt;br /&gt;
fabricants de poudres, des armuriers et des arquebusiers.&lt;br /&gt;
Une d’entre elles brûle en 1570 : elle est&lt;br /&gt;
située à la Krutenau, derrière Saint-Nicolas-aux-&lt;br /&gt;
Ondes. La plus célèbre, située rue Sainte-Barbe, est&lt;br /&gt;
celle des frères Edel, qui fondent la &amp;#039;&amp;#039;Zehnerglock&amp;#039;&amp;#039; en&lt;br /&gt;
1786 (Paul Martin). La plus importante des fonderies&lt;br /&gt;
de Strasbourg se situe cependant devant la&lt;br /&gt;
porte des Juifs, au futur chantier des Pontonniers,&lt;br /&gt;
mais est ramenée après 1620 dans l’enceinte, près&lt;br /&gt;
de la porte Blanche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les autres fonderies de canons en Alsace == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe des fonderies de canons dans d’autres villes&lt;br /&gt;
d’Alsace, par exemple à Colmar. Jusqu’en 1476&lt;br /&gt;
Colmar s’était contentée d’acheter des petites pièces,&lt;br /&gt;
couleuvrines principalement. En 1476, elle en&lt;br /&gt;
fond une. Activité encore réduite : 2 canons fondus&lt;br /&gt;
en 1520. Mais en 1525, pour se protéger des&lt;br /&gt;
bandes paysannes, elle garnit ses remparts de 13&lt;br /&gt;
canons. Elle fait appel à partir de 1532 à un fondeur strasbourgeois, Joerg von Guntheim pour se doter de pièces supplémentaires : jusqu’en 1536, il&lt;br /&gt;
accroit l’arsenal de Colmar de 13 pièces. En 1575,&lt;br /&gt;
l’artillerie de Colmar compte 34 canons. Mais l’artillerie&lt;br /&gt;
des remparts de Colmar, avec ses 86 pièces,&lt;br /&gt;
ne servit pas plus à la ville, lorsqu’elle fut prise par&lt;br /&gt;
Louis XIV en 1673, que celle de Strasbourg.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le déclin de l&amp;#039;artillerie alsacienne au XVIIe siècle == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la fin du XVIe siècle, il semble que les jours de&lt;br /&gt;
gloire de l’artillerie strasbourgeoise soient passés.&lt;br /&gt;
Les rapports établis par le Magistrat à la fin du&lt;br /&gt;
siècle témoignent d’une artillerie encore fort abondante,&lt;br /&gt;
mais obsolète, et d’une artillerie de siège qui&lt;br /&gt;
rouille sur les remparts. Les nouvelles pièces qui&lt;br /&gt;
y prennent place ébranlent tellement les fortifications&lt;br /&gt;
de Specklin qu’il faut les reprendre en 1635.&lt;br /&gt;
Pendant la guerre de Trente Ans, la ville fait mine&lt;br /&gt;
d’observer la neutralité. Elle met son artillerie à&lt;br /&gt;
la disposition des Suédois : elle servira au siège&lt;br /&gt;
et à la prise de Sélestat et de Benfeld. En 1665,&lt;br /&gt;
Strasbourg dispose d’une artillerie non négligeable&lt;br /&gt;
et le Magistrat s’efforce de remobiliser une population&lt;br /&gt;
dépourvue d’ardeur guerrière. Créquy peut&lt;br /&gt;
prendre les redoutes du pont du Rhin sur la rive&lt;br /&gt;
droite et sur la rive gauche sans rencontrer une&lt;br /&gt;
grande résistance (1678). En 1681, les 300 canons&lt;br /&gt;
de l’ancienne république, tirent trois salves d’honneur&lt;br /&gt;
pour saluer l’entrée de Louis XIV et de ses&lt;br /&gt;
troupes dans la ville ; son infanterie occupe immédiatement&lt;br /&gt;
les remparts et l’arsenal (Rodolphe&lt;br /&gt;
Reuss).&lt;br /&gt;
Alors que le service des fortifications remodèle à&lt;br /&gt;
nouveau l’enceinte de Specklin, en lui adjoignant&lt;br /&gt;
la citadelle, le Magistrat s’occupe de construire de&lt;br /&gt;
nombreuses casernes, situées pour la plupart sur&lt;br /&gt;
des terrains encore libres, de l’autre côté du canal&lt;br /&gt;
des Faux-Remparts, ou de la Porte des Bouchers,&lt;br /&gt;
où vont s’élever les casernes de l’Esplanade.&lt;br /&gt;
L’artillerie française prend possession de l’arsenal,&lt;br /&gt;
sis en bordure de la place du Marché-aux-Chevaux&lt;br /&gt;
(place Broglie). Comme il est insuffisant, une partie&lt;br /&gt;
des magasins est implantée sur l’Esplanade ouverte&lt;br /&gt;
par la jonction avec la citadelle : il prend le nom&lt;br /&gt;
d’arsenal de construction. L’on y loge également les&lt;br /&gt;
employés et ouvriers de l’arsenal et de la fonderie&lt;br /&gt;
(12 officiers et 192 hommes en 1784).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Strasbourg, siège des fonderies royales ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le rétablissement des fonderies ordonné par Louis&lt;br /&gt;
XIV en 1666 et qui se réalise peu à peu, ne semble&lt;br /&gt;
s’être concrétisé à Strasbourg que tardivement.&lt;br /&gt;
Les fondeurs de canons privés ont pu continuer&lt;br /&gt;
leur activité jusqu’en 1716. En 1703, cependant,&lt;br /&gt;
les officiers d’artillerie obtiennent le regroupement&lt;br /&gt;
de la fonderie et de l’arsenal : la fonderie royale&lt;br /&gt;
s’installe le long de l’actuelle rue de la Fonderie, à&lt;br /&gt;
proximité de l’arsenal. Elle prend place dans l’ensemble&lt;br /&gt;
des fonderies royales. Chacune a à sa tête&lt;br /&gt;
un commissaire général des fontes de l’artillerie,&lt;br /&gt;
officiers, mais aussi industriels. La Fonderie d’artillerie&lt;br /&gt;
de Strasbourg est dès lors, avec celle de Douai,&lt;br /&gt;
la plus importante de France et celle où se pratiquent&lt;br /&gt;
la plupart des recherches qui aboutissent à la&lt;br /&gt;
mise sur pied de la puissante artillerie du système&lt;br /&gt;
Gribeauval : il va assurer la supériorité des armées&lt;br /&gt;
de la Révolution et de l’Empire. En particulier, l’on&lt;br /&gt;
y développe le procédé du forage des canons pleins,&lt;br /&gt;
inventé en 1744 par le commissaire général Maritz,&lt;br /&gt;
directeur de la Fonderie de Strasbourg de 1740 et&lt;br /&gt;
diffusé dans l’ensemble des fonderies du Royaume.&lt;br /&gt;
Jean-Baptiste de Dartein, venu de Toulon, après&lt;br /&gt;
un passage par Douai succède à Maritz en 1760.&lt;br /&gt;
Dartein va gérer cette entreprise jusqu’en 1781 :&lt;br /&gt;
elle produira environ 4000 canons.&lt;br /&gt;
A partir de 1708, Strasbourg est une place de garnison&lt;br /&gt;
pour l’artillerie. Lors de la la réorganisation&lt;br /&gt;
de l’artillerie française en 1720, on y affecte un régiment&lt;br /&gt;
à titre permanent. Le Royal Artillerie a un&lt;br /&gt;
casernement à l’Esplanade, pour 720 hommes, soit&lt;br /&gt;
un bataillon ; il est reconstruit à neuf en 1753. Le&lt;br /&gt;
régiment y a son terrain d’exercices : le Polygone&lt;br /&gt;
de la Plaine des Bouchers. A partir de 1749, on assiste&lt;br /&gt;
à une rotation plus importante des bataillons&lt;br /&gt;
de ce même régiment. Puis à partir de 1755, s’y&lt;br /&gt;
succèdent les régiments de Toul, d’Auvergne, de&lt;br /&gt;
Besançon, du Poitou ; de 1772 à 1775, le régiment&lt;br /&gt;
de Besançon, puis, à partir de 1775 et jusqu’en&lt;br /&gt;
1781, le régiment de Grenoble. Vient ensuite le régiment&lt;br /&gt;
de Metz jusqu’en 1785. Il s’agit jusqu’alors&lt;br /&gt;
de bataillons du régiment (720 hommes). A partir&lt;br /&gt;
de 1786, le régiment d’artillerie de Strasbourg, à&lt;br /&gt;
deux bataillons (1400 hommes) prend garnison&lt;br /&gt;
à Strasbourg et occupe la caserne de la Porte des&lt;br /&gt;
Bouchers (Engel).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
François Igersheim&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
*REUSS (Rodolphe), « L’Artillerie strasbourgeoise du 14e au&lt;br /&gt;
17e siècle », Revue Alsacienne, 1879.&lt;br /&gt;
*REUSS (Rodolphe), L’Alsace au XVIIe siècle, Paris, 1898.&lt;br /&gt;
*ENGEL (Karl), Strassburg als Garnisonsstadt unter dem&lt;br /&gt;
Ancien Régime, Strasbourg, 1901.&lt;br /&gt;
*PFLEGER (Alfred), « Straßburger Geschütz », Elsassland,&lt;br /&gt;
9, 1929, p. 257, 307, 350.&lt;br /&gt;
*DARTEIN (Abbé L. de), « Jean-Baptiste de Dartein&lt;br /&gt;
(1719-1781), commissaire général des fontes de l’artillerie&lt;br /&gt;
de Strasbourg », RA, t. 83, 1936, p. 264-277, 395-445, « Jean&lt;br /&gt;
Félix de Dartein, baron de Tanviller, commissaire général des&lt;br /&gt;
fontes à l’artillerie de Strasbourg (1747-1788) », RA, t. 84,&lt;br /&gt;
1937, p. 244-266.&lt;br /&gt;
*[https://biblio.bnu.fr/opac/resource/l-artillerie-et-la-fonderie-de-canons-de-strasbourg-du-xive-au-xviiie-siecle/BUS1294786?sysb=bnu MARTIN (Paul), « L’artillerie et la fonderie de canons de Strasbourg du XIVe au XVIIIe siècle », RA, t. 104, 1966-74],&lt;br /&gt;
p. 30-39.&lt;br /&gt;
*DOLLINGER (Philippe), « Strasbourg des Grandes invasions&lt;br /&gt;
au XVIe siècle », t. II de LIVET (G.) et RAPP (F.),&lt;br /&gt;
(dir.), Histoire de Strasbourg, Strasbourg, t. II, 1981.&lt;br /&gt;
*FUCHS (François Joseph), « Notes sur le commerce des armes&lt;br /&gt;
à Strasbourg à la fin du XVe siècle et au XVIe siècle »,&lt;br /&gt;
RA, t. 110, 1984, p. 59-74.&lt;br /&gt;
*LICHTLÉ (Francis), L’armement colmarien du XIVe au&lt;br /&gt;
XVIIe siècle, RA, 2010.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Articles connexes ==&lt;br /&gt;
*[[Arsenal]]&lt;br /&gt;
*[[Artillerie (Ecole d’–)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie: histoire militaire][Catégorie:articles de François Igersheim]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>DDC</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Artillerie&amp;diff=26</id>
		<title>Artillerie</title>
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		<updated>2018-09-25T13:51:45Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;DDC : /* Strasbourg, siège des fonderies royales */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Artillerie]] (&amp;#039;&amp;#039;Geschütz&amp;#039;&amp;#039;)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L&amp;#039;apparition des armes à feu ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les milices des villes d’Alsace se dotent d’armes&lt;br /&gt;
à feu vers la fin du XIVe siècle. Les compagnies&lt;br /&gt;
de tireurs manient l’arquebuse et les villes&lt;br /&gt;
les plus importantes se dotent de canons. On a&lt;br /&gt;
une indication de leur diffusion dans la composition&lt;br /&gt;
de la levée à opérer que décrètent les Etats&lt;br /&gt;
d’Alsace (&amp;#039;&amp;#039;Landstände&amp;#039;&amp;#039;) de 1572. Outre Strasbourg,&lt;br /&gt;
Haguenau (et le grand bailliage) et Kaysersberg,&lt;br /&gt;
les autres villes de la Décapole doivent également&lt;br /&gt;
fournir des canons et des artilleurs. Colmar dispose&lt;br /&gt;
également d’une artillerie, de même que Haguenau,&lt;br /&gt;
Sélestat, Obernai. Les milices que lève la Régence&lt;br /&gt;
d’Ensisheim ne comptent pas de compagnies d’artilleurs&lt;br /&gt;
, les artilleurs et canons des &amp;#039;&amp;#039;Vorlände&amp;#039;&amp;#039; sont&lt;br /&gt;
ceux des mercenaires de la maison de Habsbourg.&lt;br /&gt;
Pourtant aucune de ces villes, qui se croyaient à&lt;br /&gt;
l’abri derrière leurs remparts et leurs canons, ne&lt;br /&gt;
résistent à l’artillerie moderne des armées qui ravagent&lt;br /&gt;
l’Alsace au XVIIe siècle (Rodolphe Reuss).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L&amp;#039;artillerie strasbourgeoise ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est au milieu du XVIe siècle qu’apparaît l’adage&lt;br /&gt;
« &amp;#039;&amp;#039;Nürnberger Witz, Strassburger Geschütz, Venediger&lt;br /&gt;
Macht, Augsburger Pracht, Ulmer Geld regieren die&lt;br /&gt;
Welt&amp;#039;&amp;#039; ». On en sait donc beaucoup plus sur l’artillerie&lt;br /&gt;
strasbourgeoise, qui apparaît dans la deuxième&lt;br /&gt;
moitié du XIVe siècle. Les premières pièces&lt;br /&gt;
strasbourgeoises ont été achetées à Nuremberg&lt;br /&gt;
qui utilise l’artillerie dès 1350. Mais, en 1371&lt;br /&gt;
Strasbourg embauche un fondeur de bouches à&lt;br /&gt;
feu (&amp;#039;&amp;#039;Büchsenmeister&amp;#039;&amp;#039;) et se lance dans la fabrication,&lt;br /&gt;
ce qui ne la dispense pas de procéder à des achats&lt;br /&gt;
massifs auprès d’autres villes (Fribourg, Bâle). La&lt;br /&gt;
milice strasbourgeoise utilise son artillerie dans ses&lt;br /&gt;
expéditions extérieures (Alfred Pfleger). Mais l’artillerie&lt;br /&gt;
a un rôle surtout défensif, ainsi pour repousser&lt;br /&gt;
les attaques des « routiers » (1365 ;1375, 1392),&lt;br /&gt;
des Armagnacs (1439, 1444). Le rôle de l’artillerie&lt;br /&gt;
de campagne strasbourgeoise dans la guerre de&lt;br /&gt;
Dachstein (1419-1422) est plus discuté, mais se&lt;br /&gt;
révèle efficace dans la levée du siège d’Oberkirch&lt;br /&gt;
en 1428, ou dans la guerre de Wasselonne, où s’illustre&lt;br /&gt;
leur gros canon, le Roraff. La menace que&lt;br /&gt;
représente Charles le Téméraire pour Strasbourg&lt;br /&gt;
(1475), oblige la ville à se fortifier de façon plus efficace&lt;br /&gt;
et à se doter d’une artillerie plus conséquente,&lt;br /&gt;
50 canons fixés sur étaux et 55 couleuvrines&lt;br /&gt;
ainsi que 427 arquebuses (Philippe Dollinger). Les&lt;br /&gt;
Suisses s’emparent de nombreuses pièces de l’artillerie&lt;br /&gt;
de la coalition mise sur pied par Maximilien&lt;br /&gt;
Ier et défaite à Dornach par les Suisses (1499),&lt;br /&gt;
dont celles de Strasbourg, alliée de Maximilien, en&lt;br /&gt;
particulier son gros canon, l’Autruche (&amp;#039;&amp;#039;Strüss von&lt;br /&gt;
Strassburg&amp;#039;&amp;#039;) avec celui des troupes de la Régence&lt;br /&gt;
d’Ensisheim, la Kättelerli, qu’ils livreront plus tard&lt;br /&gt;
aux Strasbourgeois (Martin).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les fonderies de Strasbourg == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au début du XVIe siècle, une fonderie d’artillerie&lt;br /&gt;
fait partie intégrante de l’arsenal de Strasbourg&lt;br /&gt;
(&amp;#039;&amp;#039;Zeughaus&amp;#039;&amp;#039;) et un imposant parc d’artillerie est installé&lt;br /&gt;
au Marais-Vert. L&amp;#039;empereur Maximilien les visite à chacun&lt;br /&gt;
de ses séjours à Strasbourg. En 1507, il assiste&lt;br /&gt;
à une démonstration d’artillerie dans la Plaine des&lt;br /&gt;
Bouchers. Les fondeurs strasbourgeois, fort renommés,&lt;br /&gt;
sont « prêtés » aux autres villes du sud de l’Allemagne&lt;br /&gt;
ou de Suisse : à Nuremberg et à Bâle. Leur&lt;br /&gt;
production de canons, mais surtout d’arquebuses&lt;br /&gt;
est importante et appréciée au XVe et au XVIe siècles&lt;br /&gt;
(François Joseph Fuchs). Les Strasbourgeois&lt;br /&gt;
sont attachés à leurs canons, qu’ils baptisent de sobriquets&lt;br /&gt;
comme le &amp;#039;&amp;#039;Roraff&amp;#039;&amp;#039;, qui tonnait chaque soir pour&lt;br /&gt;
signaler la fermeture imminente des portes de la&lt;br /&gt;
ville, ou la poétique Mésange (&amp;#039;&amp;#039;Meise&amp;#039;&amp;#039;), réputée pour&lt;br /&gt;
tirer de Strasbourg à Hausbergen : une exagération&lt;br /&gt;
typique de la population strasbourgeoise, à l’origine&lt;br /&gt;
de leur surnom de &amp;#039;&amp;#039;Meiselocker&amp;#039;&amp;#039; (Alfred Pfleger).&lt;br /&gt;
Pourtant, les fondeurs de canons sont aussi fondeurs&lt;br /&gt;
de cloches, et l’on trouve des fonderies dans&lt;br /&gt;
d’autres quartiers de Strasbourg, de même que des&lt;br /&gt;
fabricants de poudres, des armuriers et des arquebusiers.&lt;br /&gt;
Une d’entre elles brûle en 1570 : elle est&lt;br /&gt;
située à la Krutenau, derrière Saint-Nicolas-aux-&lt;br /&gt;
Ondes. La plus célèbre, située rue Sainte-Barbe, est&lt;br /&gt;
celle des frères Edel, qui fondent la &amp;#039;&amp;#039;Zehnerglock&amp;#039;&amp;#039; en&lt;br /&gt;
1786 (Paul Martin). La plus importante des fonderies&lt;br /&gt;
de Strasbourg se situe cependant devant la&lt;br /&gt;
porte des Juifs, au futur chantier des Pontonniers,&lt;br /&gt;
mais est ramenée après 1620 dans l’enceinte, près&lt;br /&gt;
de la porte Blanche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les autres fonderies de canons en Alsace == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe des fonderies de canons dans d’autres villes&lt;br /&gt;
d’Alsace, par exemple à Colmar. Jusqu’en 1476&lt;br /&gt;
Colmar s’était contentée d’acheter des petites pièces,&lt;br /&gt;
couleuvrines principalement. En 1476, elle en&lt;br /&gt;
fond une. Activité encore réduite : 2 canons fondus&lt;br /&gt;
en 1520. Mais en 1525, pour se protéger des&lt;br /&gt;
bandes paysannes, elle garnit ses remparts de 13&lt;br /&gt;
canons. Elle fait appel à partir de 1532 à un fondeur strasbourgeois, Joerg von Guntheim pour se doter de pièces supplémentaires : jusqu’en 1536, il&lt;br /&gt;
accroit l’arsenal de Colmar de 13 pièces. En 1575,&lt;br /&gt;
l’artillerie de Colmar compte 34 canons. Mais l’artillerie&lt;br /&gt;
des remparts de Colmar, avec ses 86 pièces,&lt;br /&gt;
ne servit pas plus à la ville, lorsqu’elle fut prise par&lt;br /&gt;
Louis XIV en 1673, que celle de Strasbourg.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le déclin de l&amp;#039;artillerie alsacienne au XVIIe siècle == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la fin du XVIe siècle, il semble que les jours de&lt;br /&gt;
gloire de l’artillerie strasbourgeoise soient passés.&lt;br /&gt;
Les rapports établis par le Magistrat à la fin du&lt;br /&gt;
siècle témoignent d’une artillerie encore fort abondante,&lt;br /&gt;
mais obsolète, et d’une artillerie de siège qui&lt;br /&gt;
rouille sur les remparts. Les nouvelles pièces qui&lt;br /&gt;
y prennent place ébranlent tellement les fortifications&lt;br /&gt;
de Specklin qu’il faut les reprendre en 1635.&lt;br /&gt;
Pendant la guerre de Trente Ans, la ville fait mine&lt;br /&gt;
d’observer la neutralité. Elle met son artillerie à&lt;br /&gt;
la disposition des Suédois : elle servira au siège&lt;br /&gt;
et à la prise de Sélestat et de Benfeld. En 1665,&lt;br /&gt;
Strasbourg dispose d’une artillerie non négligeable&lt;br /&gt;
et le Magistrat s’efforce de remobiliser une population&lt;br /&gt;
dépourvue d’ardeur guerrière. Créquy peut&lt;br /&gt;
prendre les redoutes du pont du Rhin sur la rive&lt;br /&gt;
droite et sur la rive gauche sans rencontrer une&lt;br /&gt;
grande résistance (1678). En 1681, les 300 canons&lt;br /&gt;
de l’ancienne république, tirent trois salves d’honneur&lt;br /&gt;
pour saluer l’entrée de Louis XIV et de ses&lt;br /&gt;
troupes dans la ville ; son infanterie occupe immédiatement&lt;br /&gt;
les remparts et l’arsenal (Rodolphe&lt;br /&gt;
Reuss).&lt;br /&gt;
Alors que le service des fortifications remodèle à&lt;br /&gt;
nouveau l’enceinte de Specklin, en lui adjoignant&lt;br /&gt;
la citadelle, le Magistrat s’occupe de construire de&lt;br /&gt;
nombreuses casernes, situées pour la plupart sur&lt;br /&gt;
des terrains encore libres, de l’autre côté du canal&lt;br /&gt;
des Faux-Remparts, ou de la Porte des Bouchers,&lt;br /&gt;
où vont s’élever les casernes de l’Esplanade.&lt;br /&gt;
L’artillerie française prend possession de l’arsenal,&lt;br /&gt;
sis en bordure de la place du Marché-aux-Chevaux&lt;br /&gt;
(place Broglie). Comme il est insuffisant, une partie&lt;br /&gt;
des magasins est implantée sur l’Esplanade ouverte&lt;br /&gt;
par la jonction avec la citadelle : il prend le nom&lt;br /&gt;
d’arsenal de construction. L’on y loge également les&lt;br /&gt;
employés et ouvriers de l’arsenal et de la fonderie&lt;br /&gt;
(12 officiers et 192 hommes en 1784).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Strasbourg, siège des fonderies royales ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le rétablissement des fonderies ordonné par Louis&lt;br /&gt;
XIV en 1666 et qui se réalise peu à peu, ne semble&lt;br /&gt;
s’être concrétisé à Strasbourg que tardivement.&lt;br /&gt;
Les fondeurs de canons privés ont pu continuer&lt;br /&gt;
leur activité jusqu’en 1716. En 1703, cependant,&lt;br /&gt;
les officiers d’artillerie obtiennent le regroupement&lt;br /&gt;
de la fonderie et de l’arsenal : la fonderie royale&lt;br /&gt;
s’installe le long de l’actuelle rue de la Fonderie, à&lt;br /&gt;
proximité de l’arsenal. Elle prend place dans l’ensemble&lt;br /&gt;
des fonderies royales. Chacune a à sa tête&lt;br /&gt;
un commissaire général des fontes de l’artillerie,&lt;br /&gt;
officiers, mais aussi industriels. La Fonderie d’artillerie&lt;br /&gt;
de Strasbourg est dès lors, avec celle de Douai,&lt;br /&gt;
la plus importante de France et celle où se pratiquent&lt;br /&gt;
la plupart des recherches qui aboutissent à la&lt;br /&gt;
mise sur pied de la puissante artillerie du système&lt;br /&gt;
Gribeauval : il va assurer la supériorité des armées&lt;br /&gt;
de la Révolution et de l’Empire. En particulier, l’on&lt;br /&gt;
y développe le procédé du forage des canons pleins,&lt;br /&gt;
inventé en 1744 par le commissaire général Maritz,&lt;br /&gt;
directeur de la Fonderie de Strasbourg de 1740 et&lt;br /&gt;
diffusé dans l’ensemble des fonderies du Royaume.&lt;br /&gt;
Jean-Baptiste de Dartein, venu de Toulon, après&lt;br /&gt;
un passage par Douai succède à Maritz en 1760.&lt;br /&gt;
Dartein va gérer cette entreprise jusqu’en 1781 :&lt;br /&gt;
elle produira environ 4000 canons.&lt;br /&gt;
A partir de 1708, Strasbourg est une place de garnison&lt;br /&gt;
pour l’artillerie. Lors de la la réorganisation&lt;br /&gt;
de l’artillerie française en 1720, on y affecte un régiment&lt;br /&gt;
à titre permanent. Le Royal Artillerie a un&lt;br /&gt;
casernement à l’Esplanade, pour 720 hommes, soit&lt;br /&gt;
un bataillon ; il est reconstruit à neuf en 1753. Le&lt;br /&gt;
régiment y a son terrain d’exercices : le Polygone&lt;br /&gt;
de la Plaine des Bouchers. A partir de 1749, on assiste&lt;br /&gt;
à une rotation plus importante des bataillons&lt;br /&gt;
de ce même régiment. Puis à partir de 1755, s’y&lt;br /&gt;
succèdent les régiments de Toul, d’Auvergne, de&lt;br /&gt;
Besançon, du Poitou ; de 1772 à 1775, le régiment&lt;br /&gt;
de Besançon, puis, à partir de 1775 et jusqu’en&lt;br /&gt;
1781, le régiment de Grenoble. Vient ensuite le régiment&lt;br /&gt;
de Metz jusqu’en 1785. Il s’agit jusqu’alors&lt;br /&gt;
de bataillons du régiment (720 hommes). A partir&lt;br /&gt;
de 1786, le régiment d’artillerie de Strasbourg, à&lt;br /&gt;
deux bataillons (1400 hommes) prend garnison&lt;br /&gt;
à Strasbourg et occupe la caserne de la Porte des&lt;br /&gt;
Bouchers (Engel).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
François Igersheim&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
*REUSS (Rodolphe), « L’Artillerie strasbourgeoise du 14e au&lt;br /&gt;
17e siècle », Revue Alsacienne, 1879.&lt;br /&gt;
*REUSS (Rodolphe), L’Alsace au XVIIe siècle, Paris, 1898.&lt;br /&gt;
*ENGEL (Karl), Strassburg als Garnisonsstadt unter dem&lt;br /&gt;
Ancien Régime, Strasbourg, 1901.&lt;br /&gt;
*PFLEGER (Alfred), « Straßburger Geschütz », Elsassland,&lt;br /&gt;
9, 1929, p. 257, 307, 350.&lt;br /&gt;
*DARTEIN (Abbé L. de), « Jean-Baptiste de Dartein&lt;br /&gt;
(1719-1781), commissaire général des fontes de l’artillerie&lt;br /&gt;
de Strasbourg », RA, t. 83, 1936, p. 264-277, 395-445, « Jean&lt;br /&gt;
Félix de Dartein, baron de Tanviller, commissaire général des&lt;br /&gt;
fontes à l’artillerie de Strasbourg (1747-1788) », RA, t. 84,&lt;br /&gt;
1937, p. 244-266.&lt;br /&gt;
*[https://biblio.bnu.fr/opac/resource/l-artillerie-et-la-fonderie-de-canons-de-strasbourg-du-xive-au-xviiie-siecle/BUS1294786?sysb=bnu MARTIN (Paul), « L’artillerie et la fonderie de canons de Strasbourg du XIVe au XVIIIe siècle », RA, t. 104, 1966-74],&lt;br /&gt;
p. 30-39.&lt;br /&gt;
*DOLLINGER (Philippe), « Strasbourg des Grandes invasions&lt;br /&gt;
au XVIe siècle », t. II de LIVET (G.) et RAPP (F.),&lt;br /&gt;
(dir.), Histoire de Strasbourg, Strasbourg, t. II, 1981.&lt;br /&gt;
*FUCHS (François Joseph), « Notes sur le commerce des armes&lt;br /&gt;
à Strasbourg à la fin du XVe siècle et au XVIe siècle »,&lt;br /&gt;
RA, t. 110, 1984, p. 59-74.&lt;br /&gt;
*LICHTLÉ (Francis), L’armement colmarien du XIVe au&lt;br /&gt;
XVIIe siècle, RA, 2010.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Articles connexes ==&lt;br /&gt;
*[[Arsenal]]&lt;br /&gt;
*[[Artillerie (Ecole d’–)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie: histoire militaire]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>DDC</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Artillerie&amp;diff=25</id>
		<title>Artillerie</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Artillerie&amp;diff=25"/>
		<updated>2018-09-25T12:48:02Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;DDC : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Artillerie]] (&amp;#039;&amp;#039;Geschütz&amp;#039;&amp;#039;)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L&amp;#039;apparition des armes à feu ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les milices des villes d’Alsace se dotent d’armes&lt;br /&gt;
à feu vers la fin du XIVe siècle. Les compagnies&lt;br /&gt;
de tireurs manient l’arquebuse et les villes&lt;br /&gt;
les plus importantes se dotent de canons. On a&lt;br /&gt;
une indication de leur diffusion dans la composition&lt;br /&gt;
de la levée à opérer que décrètent les Etats&lt;br /&gt;
d’Alsace (&amp;#039;&amp;#039;Landstände&amp;#039;&amp;#039;) de 1572. Outre Strasbourg,&lt;br /&gt;
Haguenau (et le grand bailliage) et Kaysersberg,&lt;br /&gt;
les autres villes de la Décapole doivent également&lt;br /&gt;
fournir des canons et des artilleurs. Colmar dispose&lt;br /&gt;
également d’une artillerie, de même que Haguenau,&lt;br /&gt;
Sélestat, Obernai. Les milices que lève la Régence&lt;br /&gt;
d’Ensisheim ne comptent pas de compagnies d’artilleurs&lt;br /&gt;
, les artilleurs et canons des &amp;#039;&amp;#039;Vorlände&amp;#039;&amp;#039; sont&lt;br /&gt;
ceux des mercenaires de la maison de Habsbourg.&lt;br /&gt;
Pourtant aucune de ces villes, qui se croyaient à&lt;br /&gt;
l’abri derrière leurs remparts et leurs canons, ne&lt;br /&gt;
résistent à l’artillerie moderne des armées qui ravagent&lt;br /&gt;
l’Alsace au XVIIe siècle (Rodolphe Reuss).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L&amp;#039;artillerie strasbourgeoise ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est au milieu du XVIe siècle qu’apparaît l’adage&lt;br /&gt;
« &amp;#039;&amp;#039;Nürnberger Witz, Strassburger Geschütz, Venediger&lt;br /&gt;
Macht, Augsburger Pracht, Ulmer Geld regieren die&lt;br /&gt;
Welt&amp;#039;&amp;#039; ». On en sait donc beaucoup plus sur l’artillerie&lt;br /&gt;
strasbourgeoise, qui apparaît dans la deuxième&lt;br /&gt;
moitié du XIVe siècle. Les premières pièces&lt;br /&gt;
strasbourgeoises ont été achetées à Nuremberg&lt;br /&gt;
qui utilise l’artillerie dès 1350. Mais, en 1371&lt;br /&gt;
Strasbourg embauche un fondeur de bouches à&lt;br /&gt;
feu (&amp;#039;&amp;#039;Büchsenmeister&amp;#039;&amp;#039;) et se lance dans la fabrication,&lt;br /&gt;
ce qui ne la dispense pas de procéder à des achats&lt;br /&gt;
massifs auprès d’autres villes (Fribourg, Bâle). La&lt;br /&gt;
milice strasbourgeoise utilise son artillerie dans ses&lt;br /&gt;
expéditions extérieures (Alfred Pfleger). Mais l’artillerie&lt;br /&gt;
a un rôle surtout défensif, ainsi pour repousser&lt;br /&gt;
les attaques des « routiers » (1365 ;1375, 1392),&lt;br /&gt;
des Armagnacs (1439, 1444). Le rôle de l’artillerie&lt;br /&gt;
de campagne strasbourgeoise dans la guerre de&lt;br /&gt;
Dachstein (1419-1422) est plus discuté, mais se&lt;br /&gt;
révèle efficace dans la levée du siège d’Oberkirch&lt;br /&gt;
en 1428, ou dans la guerre de Wasselonne, où s’illustre&lt;br /&gt;
leur gros canon, le Roraff. La menace que&lt;br /&gt;
représente Charles le Téméraire pour Strasbourg&lt;br /&gt;
(1475), oblige la ville à se fortifier de façon plus efficace&lt;br /&gt;
et à se doter d’une artillerie plus conséquente,&lt;br /&gt;
50 canons fixés sur étaux et 55 couleuvrines&lt;br /&gt;
ainsi que 427 arquebuses (Philippe Dollinger). Les&lt;br /&gt;
Suisses s’emparent de nombreuses pièces de l’artillerie&lt;br /&gt;
de la coalition mise sur pied par Maximilien&lt;br /&gt;
Ier et défaite à Dornach par les Suisses (1499),&lt;br /&gt;
dont celles de Strasbourg, alliée de Maximilien, en&lt;br /&gt;
particulier son gros canon, l’Autruche (&amp;#039;&amp;#039;Strüss von&lt;br /&gt;
Strassburg&amp;#039;&amp;#039;) avec celui des troupes de la Régence&lt;br /&gt;
d’Ensisheim, la Kättelerli, qu’ils livreront plus tard&lt;br /&gt;
aux Strasbourgeois (Martin).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les fonderies de Strasbourg == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au début du XVIe siècle, une fonderie d’artillerie&lt;br /&gt;
fait partie intégrante de l’arsenal de Strasbourg&lt;br /&gt;
(&amp;#039;&amp;#039;Zeughaus&amp;#039;&amp;#039;) et un imposant parc d’artillerie est installé&lt;br /&gt;
au Marais-Vert. L&amp;#039;empereur Maximilien les visite à chacun&lt;br /&gt;
de ses séjours à Strasbourg. En 1507, il assiste&lt;br /&gt;
à une démonstration d’artillerie dans la Plaine des&lt;br /&gt;
Bouchers. Les fondeurs strasbourgeois, fort renommés,&lt;br /&gt;
sont « prêtés » aux autres villes du sud de l’Allemagne&lt;br /&gt;
ou de Suisse : à Nuremberg et à Bâle. Leur&lt;br /&gt;
production de canons, mais surtout d’arquebuses&lt;br /&gt;
est importante et appréciée au XVe et au XVIe siècles&lt;br /&gt;
(François Joseph Fuchs). Les Strasbourgeois&lt;br /&gt;
sont attachés à leurs canons, qu’ils baptisent de sobriquets&lt;br /&gt;
comme le &amp;#039;&amp;#039;Roraff&amp;#039;&amp;#039;, qui tonnait chaque soir pour&lt;br /&gt;
signaler la fermeture imminente des portes de la&lt;br /&gt;
ville, ou la poétique Mésange (&amp;#039;&amp;#039;Meise&amp;#039;&amp;#039;), réputée pour&lt;br /&gt;
tirer de Strasbourg à Hausbergen : une exagération&lt;br /&gt;
typique de la population strasbourgeoise, à l’origine&lt;br /&gt;
de leur surnom de &amp;#039;&amp;#039;Meiselocker&amp;#039;&amp;#039; (Alfred Pfleger).&lt;br /&gt;
Pourtant, les fondeurs de canons sont aussi fondeurs&lt;br /&gt;
de cloches, et l’on trouve des fonderies dans&lt;br /&gt;
d’autres quartiers de Strasbourg, de même que des&lt;br /&gt;
fabricants de poudres, des armuriers et des arquebusiers.&lt;br /&gt;
Une d’entre elles brûle en 1570 : elle est&lt;br /&gt;
située à la Krutenau, derrière Saint-Nicolas-aux-&lt;br /&gt;
Ondes. La plus célèbre, située rue Sainte-Barbe, est&lt;br /&gt;
celle des frères Edel, qui fondent la &amp;#039;&amp;#039;Zehnerglock&amp;#039;&amp;#039; en&lt;br /&gt;
1786 (Paul Martin). La plus importante des fonderies&lt;br /&gt;
de Strasbourg se situe cependant devant la&lt;br /&gt;
porte des Juifs, au futur chantier des Pontonniers,&lt;br /&gt;
mais est ramenée après 1620 dans l’enceinte, près&lt;br /&gt;
de la porte Blanche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les autres fonderies de canons en Alsace == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe des fonderies de canons dans d’autres villes&lt;br /&gt;
d’Alsace, par exemple à Colmar. Jusqu’en 1476&lt;br /&gt;
Colmar s’était contentée d’acheter des petites pièces,&lt;br /&gt;
couleuvrines principalement. En 1476, elle en&lt;br /&gt;
fond une. Activité encore réduite : 2 canons fondus&lt;br /&gt;
en 1520. Mais en 1525, pour se protéger des&lt;br /&gt;
bandes paysannes, elle garnit ses remparts de 13&lt;br /&gt;
canons. Elle fait appel à partir de 1532 à un fondeur strasbourgeois, Joerg von Guntheim pour se doter de pièces supplémentaires : jusqu’en 1536, il&lt;br /&gt;
accroit l’arsenal de Colmar de 13 pièces. En 1575,&lt;br /&gt;
l’artillerie de Colmar compte 34 canons. Mais l’artillerie&lt;br /&gt;
des remparts de Colmar, avec ses 86 pièces,&lt;br /&gt;
ne servit pas plus à la ville, lorsqu’elle fut prise par&lt;br /&gt;
Louis XIV en 1673, que celle de Strasbourg.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le déclin de l&amp;#039;artillerie alsacienne au XVIIe siècle == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la fin du XVIe siècle, il semble que les jours de&lt;br /&gt;
gloire de l’artillerie strasbourgeoise soient passés.&lt;br /&gt;
Les rapports établis par le Magistrat à la fin du&lt;br /&gt;
siècle témoignent d’une artillerie encore fort abondante,&lt;br /&gt;
mais obsolète, et d’une artillerie de siège qui&lt;br /&gt;
rouille sur les remparts. Les nouvelles pièces qui&lt;br /&gt;
y prennent place ébranlent tellement les fortifications&lt;br /&gt;
de Specklin qu’il faut les reprendre en 1635.&lt;br /&gt;
Pendant la guerre de Trente Ans, la ville fait mine&lt;br /&gt;
d’observer la neutralité. Elle met son artillerie à&lt;br /&gt;
la disposition des Suédois : elle servira au siège&lt;br /&gt;
et à la prise de Sélestat et de Benfeld. En 1665,&lt;br /&gt;
Strasbourg dispose d’une artillerie non négligeable&lt;br /&gt;
et le Magistrat s’efforce de remobiliser une population&lt;br /&gt;
dépourvue d’ardeur guerrière. Créquy peut&lt;br /&gt;
prendre les redoutes du pont du Rhin sur la rive&lt;br /&gt;
droite et sur la rive gauche sans rencontrer une&lt;br /&gt;
grande résistance (1678). En 1681, les 300 canons&lt;br /&gt;
de l’ancienne république, tirent trois salves d’honneur&lt;br /&gt;
pour saluer l’entrée de Louis XIV et de ses&lt;br /&gt;
troupes dans la ville ; son infanterie occupe immédiatement&lt;br /&gt;
les remparts et l’arsenal (Rodolphe&lt;br /&gt;
Reuss).&lt;br /&gt;
Alors que le service des fortifications remodèle à&lt;br /&gt;
nouveau l’enceinte de Specklin, en lui adjoignant&lt;br /&gt;
la citadelle, le Magistrat s’occupe de construire de&lt;br /&gt;
nombreuses casernes, situées pour la plupart sur&lt;br /&gt;
des terrains encore libres, de l’autre côté du canal&lt;br /&gt;
des Faux-Remparts, ou de la Porte des Bouchers,&lt;br /&gt;
où vont s’élever les casernes de l’Esplanade.&lt;br /&gt;
L’artillerie française prend possession de l’arsenal,&lt;br /&gt;
sis en bordure de la place du Marché-aux-Chevaux&lt;br /&gt;
(place Broglie). Comme il est insuffisant, une partie&lt;br /&gt;
des magasins est implantée sur l’Esplanade ouverte&lt;br /&gt;
par la jonction avec la citadelle : il prend le nom&lt;br /&gt;
d’arsenal de construction. L’on y loge également les&lt;br /&gt;
employés et ouvriers de l’arsenal et de la fonderie&lt;br /&gt;
(12 officiers et 192 hommes en 1784).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Strasbourg, siège des fonderies royales ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le rétablissement des fonderies ordonné par Louis&lt;br /&gt;
XIV en 1666 et qui se réalise peu à peu, ne semble&lt;br /&gt;
s’être concrétisé à Strasbourg que tardivement.&lt;br /&gt;
Les fondeurs de canons privés ont pu continuer&lt;br /&gt;
leur activité jusqu’en 1716. En 1703, cependant,&lt;br /&gt;
les officiers d’artillerie obtiennent le regroupement&lt;br /&gt;
de la fonderie et de l’arsenal : la fonderie royale&lt;br /&gt;
s’installe le long de l’actuelle rue de la Fonderie, à&lt;br /&gt;
proximité de l’arsenal. Elle prend place dans l’ensemble&lt;br /&gt;
des fonderies royales. Chacune a à sa tête&lt;br /&gt;
un commissaire général des fontes de l’artillerie,&lt;br /&gt;
officiers, mais aussi industriels. La Fonderie d’artillerie&lt;br /&gt;
de Strasbourg est dès lors, avec celle de Douai,&lt;br /&gt;
la plus importante de France et celle où se pratiquent&lt;br /&gt;
la plupart des recherches qui aboutissent à la&lt;br /&gt;
mise sur pied de la puissante artillerie du système&lt;br /&gt;
Gribeauval : il va assurer la supériorité des armées&lt;br /&gt;
de la Révolution et de l’Empire. En particulier, l’on&lt;br /&gt;
y développe le procédé du forage des canons pleins,&lt;br /&gt;
inventé en 1744 par le commissaire général Maritz,&lt;br /&gt;
directeur de la Fonderie de Strasbourg de 1740 et&lt;br /&gt;
diffusé dans l’ensemble des fonderies du Royaume.&lt;br /&gt;
Jean-Baptiste de Dartein, venu de Toulon, après&lt;br /&gt;
un passage par Douai succède à Maritz en 1760.&lt;br /&gt;
Dartein va gérer cette entreprise jusqu’en 1781 :&lt;br /&gt;
elle produira environ 4000 canons.&lt;br /&gt;
A partir de 1708, Strasbourg est une place de garnison&lt;br /&gt;
pour l’artillerie. Lors de la la réorganisation&lt;br /&gt;
de l’artillerie française en 1720, on y affecte un régiment&lt;br /&gt;
à titre permanent. Le Royal Artillerie a un&lt;br /&gt;
casernement à l’Esplanade, pour 720 hommes, soit&lt;br /&gt;
un bataillon ; il est reconstruit à neuf en 1753. Le&lt;br /&gt;
régiment y a son terrain d’exercices : le Polygone&lt;br /&gt;
de la Plaine des Bouchers. A partir de 1749, on assiste&lt;br /&gt;
à une rotation plus importante des bataillons&lt;br /&gt;
de ce même régiment. Puis à partir de 1755, s’y&lt;br /&gt;
succèdent les régiments de Toul, d’Auvergne, de&lt;br /&gt;
Besançon, du Poitou ; de 1772 à 1775, le régiment&lt;br /&gt;
de Besançon, puis, à partir de 1775 et jusqu’en&lt;br /&gt;
1781, le régiment de Grenoble. Vient ensuite le régiment&lt;br /&gt;
de Metz jusqu’en 1785. Il s’agit jusqu’alors&lt;br /&gt;
de bataillons du régiment (720 hommes). A partir&lt;br /&gt;
de 1786, le régiment d’artillerie de Strasbourg, à&lt;br /&gt;
deux bataillons (1400 hommes) prend garnison&lt;br /&gt;
à Strasbourg et occupe la caserne de la Porte des&lt;br /&gt;
Bouchers (Engel).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
*REUSS (Rodolphe), « L’Artillerie strasbourgeoise du 14e au&lt;br /&gt;
17e siècle », Revue Alsacienne, 1879.&lt;br /&gt;
*REUSS (Rodolphe), L’Alsace au XVIIe siècle, Paris, 1898.&lt;br /&gt;
*ENGEL (Karl), Strassburg als Garnisonsstadt unter dem&lt;br /&gt;
Ancien Régime, Strasbourg, 1901.&lt;br /&gt;
*PFLEGER (Alfred), « Straßburger Geschütz », Elsassland,&lt;br /&gt;
9, 1929, p. 257, 307, 350.&lt;br /&gt;
*DARTEIN (Abbé L. de), « Jean-Baptiste de Dartein&lt;br /&gt;
(1719-1781), commissaire général des fontes de l’artillerie&lt;br /&gt;
de Strasbourg », RA, t. 83, 1936, p. 264-277, 395-445, « Jean&lt;br /&gt;
Félix de Dartein, baron de Tanviller, commissaire général des&lt;br /&gt;
fontes à l’artillerie de Strasbourg (1747-1788) », RA, t. 84,&lt;br /&gt;
1937, p. 244-266.&lt;br /&gt;
*[https://biblio.bnu.fr/opac/resource/l-artillerie-et-la-fonderie-de-canons-de-strasbourg-du-xive-au-xviiie-siecle/BUS1294786?sysb=bnu MARTIN (Paul), « L’artillerie et la fonderie de canons de Strasbourg du XIVe au XVIIIe siècle », RA, t. 104, 1966-74],&lt;br /&gt;
p. 30-39.&lt;br /&gt;
*DOLLINGER (Philippe), « Strasbourg des Grandes invasions&lt;br /&gt;
au XVIe siècle », t. II de LIVET (G.) et RAPP (F.),&lt;br /&gt;
(dir.), Histoire de Strasbourg, Strasbourg, t. II, 1981.&lt;br /&gt;
*FUCHS (François Joseph), « Notes sur le commerce des armes&lt;br /&gt;
à Strasbourg à la fin du XVe siècle et au XVIe siècle »,&lt;br /&gt;
RA, t. 110, 1984, p. 59-74.&lt;br /&gt;
*LICHTLÉ (Francis), L’armement colmarien du XIVe au&lt;br /&gt;
XVIIe siècle, RA, 2010.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Articles connexes ==&lt;br /&gt;
*[[Arsenal]]&lt;br /&gt;
*[[Artillerie (Ecole d’–)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie: histoire militaire]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>DDC</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Artillerie&amp;diff=24</id>
		<title>Artillerie</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Artillerie&amp;diff=24"/>
		<updated>2018-09-25T12:47:24Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;DDC : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Artillerie]] (&amp;#039;&amp;#039;Geschütz&amp;#039;&amp;#039;)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L&amp;#039;apparition des armes à feu ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les milices des villes d’Alsace se dotent d’armes&lt;br /&gt;
à feu vers la fin du XIVe siècle. Les compagnies&lt;br /&gt;
de tireurs manient l’arquebuse et les villes&lt;br /&gt;
les plus importantes se dotent de canons. On a&lt;br /&gt;
une indication de leur diffusion dans la composition&lt;br /&gt;
de la levée à opérer que décrètent les Etats&lt;br /&gt;
d’Alsace (&amp;#039;&amp;#039;Landstände&amp;#039;&amp;#039;) de 1572. Outre Strasbourg,&lt;br /&gt;
Haguenau (et le grand bailliage) et Kaysersberg,&lt;br /&gt;
les autres villes de la Décapole doivent également&lt;br /&gt;
fournir des canons et des artilleurs. Colmar dispose&lt;br /&gt;
également d’une artillerie, de même que Haguenau,&lt;br /&gt;
Sélestat, Obernai. Les milices que lève la Régence&lt;br /&gt;
d’Ensisheim ne comptent pas de compagnies d’artilleurs&lt;br /&gt;
, les artilleurs et canons des &amp;#039;&amp;#039;Vorlände&amp;#039;&amp;#039; sont&lt;br /&gt;
ceux des mercenaires de la maison de Habsbourg.&lt;br /&gt;
Pourtant aucune de ces villes, qui se croyaient à&lt;br /&gt;
l’abri derrière leurs remparts et leurs canons, ne&lt;br /&gt;
résistent à l’artillerie moderne des armées qui ravagent&lt;br /&gt;
l’Alsace au XVIIe siècle (Rodolphe Reuss).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L&amp;#039;artillerie strasbourgeoise ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est au milieu du XVIe siècle qu’apparaît l’adage&lt;br /&gt;
« &amp;#039;&amp;#039;Nürnberger Witz, Strassburger Geschütz, Venediger&lt;br /&gt;
Macht, Augsburger Pracht, Ulmer Geld regieren die&lt;br /&gt;
Welt&amp;#039;&amp;#039; ». On en sait donc beaucoup plus sur l’artillerie&lt;br /&gt;
strasbourgeoise, qui apparaît dans la deuxième&lt;br /&gt;
moitié du XIVe siècle. Les premières pièces&lt;br /&gt;
strasbourgeoises ont été achetées à Nuremberg&lt;br /&gt;
qui utilise l’artillerie dès 1350. Mais, en 1371&lt;br /&gt;
Strasbourg embauche un fondeur de bouches à&lt;br /&gt;
feu (&amp;#039;&amp;#039;Büchsenmeister&amp;#039;&amp;#039;) et se lance dans la fabrication,&lt;br /&gt;
ce qui ne la dispense pas de procéder à des achats&lt;br /&gt;
massifs auprès d’autres villes (Fribourg, Bâle). La&lt;br /&gt;
milice strasbourgeoise utilise son artillerie dans ses&lt;br /&gt;
expéditions extérieures (Alfred Pfleger). Mais l’artillerie&lt;br /&gt;
a un rôle surtout défensif, ainsi pour repousser&lt;br /&gt;
les attaques des « routiers » (1365 ;1375, 1392),&lt;br /&gt;
des Armagnacs (1439, 1444). Le rôle de l’artillerie&lt;br /&gt;
de campagne strasbourgeoise dans la guerre de&lt;br /&gt;
Dachstein (1419-1422) est plus discuté, mais se&lt;br /&gt;
révèle efficace dans la levée du siège d’Oberkirch&lt;br /&gt;
en 1428, ou dans la guerre de Wasselonne, où s’illustre&lt;br /&gt;
leur gros canon, le Roraff. La menace que&lt;br /&gt;
représente Charles le Téméraire pour Strasbourg&lt;br /&gt;
(1475), oblige la ville à se fortifier de façon plus efficace&lt;br /&gt;
et à se doter d’une artillerie plus conséquente,&lt;br /&gt;
50 canons fixés sur étaux et 55 couleuvrines&lt;br /&gt;
ainsi que 427 arquebuses (Philippe Dollinger). Les&lt;br /&gt;
Suisses s’emparent de nombreuses pièces de l’artillerie&lt;br /&gt;
de la coalition mise sur pied par Maximilien&lt;br /&gt;
Ier et défaite à Dornach par les Suisses (1499),&lt;br /&gt;
dont celles de Strasbourg, alliée de Maximilien, en&lt;br /&gt;
particulier son gros canon, l’Autruche (&amp;#039;&amp;#039;Strüss von&lt;br /&gt;
Strassburg&amp;#039;&amp;#039;) avec celui des troupes de la Régence&lt;br /&gt;
d’Ensisheim, la Kättelerli, qu’ils livreront plus tard&lt;br /&gt;
aux Strasbourgeois (Martin).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les fonderies de Strasbourg == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au début du XVIe siècle, une fonderie d’artillerie&lt;br /&gt;
fait partie intégrante de l’arsenal de Strasbourg&lt;br /&gt;
(&amp;#039;&amp;#039;Zeughaus&amp;#039;&amp;#039;) et un imposant parc d’artillerie est installé&lt;br /&gt;
au Marais-Vert. L&amp;#039;empereur Maximilien les visite à chacun&lt;br /&gt;
de ses séjours à Strasbourg. En 1507, il assiste&lt;br /&gt;
à une démonstration d’artillerie dans la Plaine des&lt;br /&gt;
Bouchers. Les fondeurs strasbourgeois, fort renommés,&lt;br /&gt;
sont « prêtés » aux autres villes du sud de l’Allemagne&lt;br /&gt;
ou de Suisse : à Nuremberg et à Bâle. Leur&lt;br /&gt;
production de canons, mais surtout d’arquebuses&lt;br /&gt;
est importante et appréciée au XVe et au XVIe siècles&lt;br /&gt;
(François Joseph Fuchs). Les Strasbourgeois&lt;br /&gt;
sont attachés à leurs canons, qu’ils baptisent de sobriquets&lt;br /&gt;
comme le &amp;#039;&amp;#039;Roraff&amp;#039;&amp;#039;, qui tonnait chaque soir pour&lt;br /&gt;
signaler la fermeture imminente des portes de la&lt;br /&gt;
ville, ou la poétique Mésange (&amp;#039;&amp;#039;Meise&amp;#039;&amp;#039;), réputée pour&lt;br /&gt;
tirer de Strasbourg à Hausbergen : une exagération&lt;br /&gt;
typique de la population strasbourgeoise, à l’origine&lt;br /&gt;
de leur surnom de &amp;#039;&amp;#039;Meiselocker&amp;#039;&amp;#039; (Alfred Pfleger).&lt;br /&gt;
Pourtant, les fondeurs de canons sont aussi fondeurs&lt;br /&gt;
de cloches, et l’on trouve des fonderies dans&lt;br /&gt;
d’autres quartiers de Strasbourg, de même que des&lt;br /&gt;
fabricants de poudres, des armuriers et des arquebusiers.&lt;br /&gt;
Une d’entre elles brûle en 1570 : elle est&lt;br /&gt;
située à la Krutenau, derrière Saint-Nicolas-aux-&lt;br /&gt;
Ondes. La plus célèbre, située rue Sainte-Barbe, est&lt;br /&gt;
celle des frères Edel, qui fondent la &amp;#039;&amp;#039;Zehnerglock&amp;#039;&amp;#039; en&lt;br /&gt;
1786 (Paul Martin). La plus importante des fonderies&lt;br /&gt;
de Strasbourg se situe cependant devant la&lt;br /&gt;
porte des Juifs, au futur chantier des Pontonniers,&lt;br /&gt;
mais est ramenée après 1620 dans l’enceinte, près&lt;br /&gt;
de la porte Blanche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les autres fonderies de canons en Alsace == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe des fonderies de canons dans d’autres villes&lt;br /&gt;
d’Alsace, par exemple à Colmar. Jusqu’en 1476&lt;br /&gt;
Colmar s’était contentée d’acheter des petites pièces,&lt;br /&gt;
couleuvrines principalement. En 1476, elle en&lt;br /&gt;
fond une. Activité encore réduite : 2 canons fondus&lt;br /&gt;
en 1520. Mais en 1525, pour se protéger des&lt;br /&gt;
bandes paysannes, elle garnit ses remparts de 13&lt;br /&gt;
canons. Elle fait appel à partir de 1532 à un fondeur strasbourgeois, Joerg von Guntheim pour se doter de pièces supplémentaires : jusqu’en 1536, il&lt;br /&gt;
accroit l’arsenal de Colmar de 13 pièces. En 1575,&lt;br /&gt;
l’artillerie de Colmar compte 34 canons. Mais l’artillerie&lt;br /&gt;
des remparts de Colmar, avec ses 86 pièces,&lt;br /&gt;
ne servit pas plus à la ville, lorsqu’elle fut prise par&lt;br /&gt;
Louis XIV en 1673, que celle de Strasbourg.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le déclin de l&amp;#039;artillerie alsacienne au XVIIe siècle == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la fin du XVIe siècle, il semble que les jours de&lt;br /&gt;
gloire de l’artillerie strasbourgeoise soient passés.&lt;br /&gt;
Les rapports établis par le Magistrat à la fin du&lt;br /&gt;
siècle témoignent d’une artillerie encore fort abondante,&lt;br /&gt;
mais obsolète, et d’une artillerie de siège qui&lt;br /&gt;
rouille sur les remparts. Les nouvelles pièces qui&lt;br /&gt;
y prennent place ébranlent tellement les fortifications&lt;br /&gt;
de Specklin qu’il faut les reprendre en 1635.&lt;br /&gt;
Pendant la guerre de Trente Ans, la ville fait mine&lt;br /&gt;
d’observer la neutralité. Elle met son artillerie à&lt;br /&gt;
la disposition des Suédois : elle servira au siège&lt;br /&gt;
et à la prise de Sélestat et de Benfeld. En 1665,&lt;br /&gt;
Strasbourg dispose d’une artillerie non négligeable&lt;br /&gt;
et le Magistrat s’efforce de remobiliser une population&lt;br /&gt;
dépourvue d’ardeur guerrière. Créquy peut&lt;br /&gt;
prendre les redoutes du pont du Rhin sur la rive&lt;br /&gt;
droite et sur la rive gauche sans rencontrer une&lt;br /&gt;
grande résistance (1678). En 1681, les 300 canons&lt;br /&gt;
de l’ancienne république, tirent trois salves d’honneur&lt;br /&gt;
pour saluer l’entrée de Louis XIV et de ses&lt;br /&gt;
troupes dans la ville ; son infanterie occupe immédiatement&lt;br /&gt;
les remparts et l’arsenal (Rodolphe&lt;br /&gt;
Reuss).&lt;br /&gt;
Alors que le service des fortifications remodèle à&lt;br /&gt;
nouveau l’enceinte de Specklin, en lui adjoignant&lt;br /&gt;
la citadelle, le Magistrat s’occupe de construire de&lt;br /&gt;
nombreuses casernes, situées pour la plupart sur&lt;br /&gt;
des terrains encore libres, de l’autre côté du canal&lt;br /&gt;
des Faux-Remparts, ou de la Porte des Bouchers,&lt;br /&gt;
où vont s’élever les casernes de l’Esplanade.&lt;br /&gt;
L’artillerie française prend possession de l’arsenal,&lt;br /&gt;
sis en bordure de la place du Marché-aux-Chevaux&lt;br /&gt;
(place Broglie). Comme il est insuffisant, une partie&lt;br /&gt;
des magasins est implantée sur l’Esplanade ouverte&lt;br /&gt;
par la jonction avec la citadelle : il prend le nom&lt;br /&gt;
d’arsenal de construction. L’on y loge également les&lt;br /&gt;
employés et ouvriers de l’arsenal et de la fonderie&lt;br /&gt;
(12 officiers et 192 hommes en 1784).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Strasbourg, siège des fonderies royales ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le rétablissement des fonderies ordonné par Louis&lt;br /&gt;
XIV en 1666 et qui se réalise peu à peu, ne semble&lt;br /&gt;
s’être concrétisé à Strasbourg que tardivement.&lt;br /&gt;
Les fondeurs de canons privés ont pu continuer&lt;br /&gt;
leur activité jusqu’en 1716. En 1703, cependant,&lt;br /&gt;
les officiers d’artillerie obtiennent le regroupement&lt;br /&gt;
de la fonderie et de l’arsenal : la fonderie royale&lt;br /&gt;
s’installe le long de l’actuelle rue de la Fonderie, à&lt;br /&gt;
proximité de l’arsenal. Elle prend place dans l’ensemble&lt;br /&gt;
des fonderies royales. Chacune a à sa tête&lt;br /&gt;
un commissaire général des fontes de l’artillerie,&lt;br /&gt;
officiers, mais aussi industriels. La Fonderie d’artillerie&lt;br /&gt;
de Strasbourg est dès lors, avec celle de Douai,&lt;br /&gt;
la plus importante de France et celle où se pratiquent&lt;br /&gt;
la plupart des recherches qui aboutissent à la&lt;br /&gt;
mise sur pied de la puissante artillerie du système&lt;br /&gt;
Gribeauval : il va assurer la supériorité des armées&lt;br /&gt;
de la Révolution et de l’Empire. En particulier, l’on&lt;br /&gt;
y développe le procédé du forage des canons pleins,&lt;br /&gt;
inventé en 1744 par le commissaire général Maritz,&lt;br /&gt;
directeur de la Fonderie de Strasbourg de 1740 et&lt;br /&gt;
diffusé dans l’ensemble des fonderies du Royaume.&lt;br /&gt;
Jean-Baptiste de Dartein, venu de Toulon, après&lt;br /&gt;
un passage par Douai succède à Maritz en 1760.&lt;br /&gt;
Dartein va gérer cette entreprise jusqu’en 1781 :&lt;br /&gt;
elle produira environ 4000 canons.&lt;br /&gt;
A partir de 1708, Strasbourg est une place de garnison&lt;br /&gt;
pour l’artillerie. Lors de la la réorganisation&lt;br /&gt;
de l’artillerie française en 1720, on y affecte un régiment&lt;br /&gt;
à titre permanent. Le Royal Artillerie a un&lt;br /&gt;
casernement à l’Esplanade, pour 720 hommes, soit&lt;br /&gt;
un bataillon ; il est reconstruit à neuf en 1753. Le&lt;br /&gt;
régiment y a son terrain d’exercices : le Polygone&lt;br /&gt;
de la Plaine des Bouchers. A partir de 1749, on assiste&lt;br /&gt;
à une rotation plus importante des bataillons&lt;br /&gt;
de ce même régiment. Puis à partir de 1755, s’y&lt;br /&gt;
succèdent les régiments de Toul, d’Auvergne, de&lt;br /&gt;
Besançon, du Poitou ; de 1772 à 1775, le régiment&lt;br /&gt;
de Besançon, puis, à partir de 1775 et jusqu’en&lt;br /&gt;
1781, le régiment de Grenoble. Vient ensuite le régiment&lt;br /&gt;
de Metz jusqu’en 1785. Il s’agit jusqu’alors&lt;br /&gt;
de bataillons du régiment (720 hommes). A partir&lt;br /&gt;
de 1786, le régiment d’artillerie de Strasbourg, à&lt;br /&gt;
deux bataillons (1400 hommes) prend garnison&lt;br /&gt;
à Strasbourg et occupe la caserne de la Porte des&lt;br /&gt;
Bouchers (Engel).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
*REUSS (Rodolphe), « L’Artillerie strasbourgeoise du 14e au&lt;br /&gt;
17e siècle », Revue Alsacienne, 1879.&lt;br /&gt;
*REUSS (Rodolphe), L’Alsace au XVIIe siècle, Paris, 1898.&lt;br /&gt;
*ENGEL (Karl), Strassburg als Garnisonsstadt unter dem&lt;br /&gt;
Ancien Régime, Strasbourg, 1901.&lt;br /&gt;
*PFLEGER (Alfred), « Straßburger Geschütz », Elsassland,&lt;br /&gt;
9, 1929, p. 257, 307, 350.&lt;br /&gt;
*DARTEIN (Abbé L. de), « Jean-Baptiste de Dartein&lt;br /&gt;
(1719-1781), commissaire général des fontes de l’artillerie&lt;br /&gt;
de Strasbourg », RA, t. 83, 1936, p. 264-277, 395-445 ; « Jean&lt;br /&gt;
Félix de Dartein, baron de Tanviller, commissaire général des&lt;br /&gt;
fontes à l’artillerie de Strasbourg (1747-1788) », RA, t. 84,&lt;br /&gt;
1937, p. 244-266.&lt;br /&gt;
*[https://biblio.bnu.fr/opac/resource/l-artillerie-et-la-fonderie-de-canons-de-strasbourg-du-xive-au-xviiie-siecle/BUS1294786?sysb=bnu MARTIN (Paul), « L’artillerie et la fonderie de canons de Strasbourg du XIVe au XVIIIe siècle », RA, t. 104, 1966-74],&lt;br /&gt;
p. 30-39.&lt;br /&gt;
*DOLLINGER (Philippe), « Strasbourg des Grandes invasions&lt;br /&gt;
au XVIe siècle », t. II de LIVET (G.) et RAPP (F.),&lt;br /&gt;
(dir.), Histoire de Strasbourg, Strasbourg, t. II, 1981.&lt;br /&gt;
*FUCHS (François Joseph), « Notes sur le commerce des armes&lt;br /&gt;
à Strasbourg à la fin du XVe siècle et au XVIe siècle »,&lt;br /&gt;
RA, t. 110, 1984, p. 59-74.&lt;br /&gt;
*LICHTLÉ (Francis), L’armement colmarien du XIVe au&lt;br /&gt;
XVIIe siècle, RA, 2010.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Articles connexes ==&lt;br /&gt;
*[[Arsenal]]&lt;br /&gt;
*[[Artillerie (Ecole d’–)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie: histoire militaire]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>DDC</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Artillerie&amp;diff=23</id>
		<title>Artillerie</title>
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		<updated>2018-09-25T12:46:56Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;DDC : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Artillerie]] (&amp;#039;&amp;#039;Geschütz&amp;#039;&amp;#039;)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L&amp;#039;apparition des armes à feu ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les milices des villes d’Alsace se dotent d’armes&lt;br /&gt;
à feu vers la fin du XIVe siècle. Les compagnies&lt;br /&gt;
de tireurs manient l’arquebuse et les villes&lt;br /&gt;
les plus importantes se dotent de canons. On a&lt;br /&gt;
une indication de leur diffusion dans la composition&lt;br /&gt;
de la levée à opérer que décrètent les Etats&lt;br /&gt;
d’Alsace (&amp;#039;&amp;#039;Landstände&amp;#039;&amp;#039;) de 1572. Outre Strasbourg,&lt;br /&gt;
Haguenau (et le grand bailliage) et Kaysersberg,&lt;br /&gt;
les autres villes de la Décapole doivent également&lt;br /&gt;
fournir des canons et des artilleurs. Colmar dispose&lt;br /&gt;
également d’une artillerie, de même que Haguenau,&lt;br /&gt;
Sélestat, Obernai. Les milices que lève la Régence&lt;br /&gt;
d’Ensisheim ne comptent pas de compagnies d’artilleurs&lt;br /&gt;
, les artilleurs et canons des &amp;#039;&amp;#039;Vorlände&amp;#039;&amp;#039; sont&lt;br /&gt;
ceux des mercenaires de la maison de Habsbourg.&lt;br /&gt;
Pourtant aucune de ces villes, qui se croyaient à&lt;br /&gt;
l’abri derrière leurs remparts et leurs canons, ne&lt;br /&gt;
résistent à l’artillerie moderne des armées qui ravagent&lt;br /&gt;
l’Alsace au XVIIe siècle (Rodolphe Reuss).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L&amp;#039;artillerie strasbourgeoise ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est au milieu du XVIe siècle qu’apparaît l’adage&lt;br /&gt;
« &amp;#039;&amp;#039;Nürnberger Witz, Strassburger Geschütz, Venediger&lt;br /&gt;
Macht, Augsburger Pracht, Ulmer Geld regieren die&lt;br /&gt;
Welt&amp;#039;&amp;#039; ». On en sait donc beaucoup plus sur l’artillerie&lt;br /&gt;
strasbourgeoise, qui apparaît dans la deuxième&lt;br /&gt;
moitié du XIVe siècle. Les premières pièces&lt;br /&gt;
strasbourgeoises ont été achetées à Nuremberg&lt;br /&gt;
qui utilise l’artillerie dès 1350. Mais, en 1371&lt;br /&gt;
Strasbourg embauche un fondeur de bouches à&lt;br /&gt;
feu (&amp;#039;&amp;#039;Büchsenmeister&amp;#039;&amp;#039;) et se lance dans la fabrication,&lt;br /&gt;
ce qui ne la dispense pas de procéder à des achats&lt;br /&gt;
massifs auprès d’autres villes (Fribourg, Bâle). La&lt;br /&gt;
milice strasbourgeoise utilise son artillerie dans ses&lt;br /&gt;
expéditions extérieures (Alfred Pfleger). Mais l’artillerie&lt;br /&gt;
a un rôle surtout défensif, ainsi pour repousser&lt;br /&gt;
les attaques des « routiers » (1365 ;1375, 1392),&lt;br /&gt;
des Armagnacs (1439, 1444). Le rôle de l’artillerie&lt;br /&gt;
de campagne strasbourgeoise dans la guerre de&lt;br /&gt;
Dachstein (1419-1422) est plus discuté, mais se&lt;br /&gt;
révèle efficace dans la levée du siège d’Oberkirch&lt;br /&gt;
en 1428, ou dans la guerre de Wasselonne, où s’illustre&lt;br /&gt;
leur gros canon, le Roraff. La menace que&lt;br /&gt;
représente Charles le Téméraire pour Strasbourg&lt;br /&gt;
(1475), oblige la ville à se fortifier de façon plus efficace&lt;br /&gt;
et à se doter d’une artillerie plus conséquente,&lt;br /&gt;
50 canons fixés sur étaux et 55 couleuvrines&lt;br /&gt;
ainsi que 427 arquebuses (Philippe Dollinger). Les&lt;br /&gt;
Suisses s’emparent de nombreuses pièces de l’artillerie&lt;br /&gt;
de la coalition mise sur pied par Maximilien&lt;br /&gt;
Ier et défaite à Dornach par les Suisses (1499),&lt;br /&gt;
dont celles de Strasbourg, alliée de Maximilien, en&lt;br /&gt;
particulier son gros canon, l’Autruche (&amp;#039;&amp;#039;Strüss von&lt;br /&gt;
Strassburg&amp;#039;&amp;#039;) avec celui des troupes de la Régence&lt;br /&gt;
d’Ensisheim, la Kättelerli, qu’ils livreront plus tard&lt;br /&gt;
aux Strasbourgeois (Martin).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les fonderies de Strasbourg == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au début du XVIe siècle, une fonderie d’artillerie&lt;br /&gt;
fait partie intégrante de l’arsenal de Strasbourg&lt;br /&gt;
(&amp;#039;&amp;#039;Zeughaus&amp;#039;&amp;#039;) et un imposant parc d’artillerie est installé&lt;br /&gt;
au Marais-Vert. L&amp;#039;empereur Maximilien les visite à chacun&lt;br /&gt;
de ses séjours à Strasbourg. En 1507, il assiste&lt;br /&gt;
à une démonstration d’artillerie dans la Plaine des&lt;br /&gt;
Bouchers. Les fondeurs strasbourgeois, fort renommés,&lt;br /&gt;
sont « prêtés » aux autres villes du sud de l’Allemagne&lt;br /&gt;
ou de Suisse : à Nuremberg et à Bâle. Leur&lt;br /&gt;
production de canons, mais surtout d’arquebuses&lt;br /&gt;
est importante et appréciée au XVe et au XVIe siècles&lt;br /&gt;
(François Joseph Fuchs). Les Strasbourgeois&lt;br /&gt;
sont attachés à leurs canons, qu’ils baptisent de sobriquets&lt;br /&gt;
comme le &amp;#039;&amp;#039;Roraff&amp;#039;&amp;#039;, qui tonnait chaque soir pour&lt;br /&gt;
signaler la fermeture imminente des portes de la&lt;br /&gt;
ville, ou la poétique Mésange (&amp;#039;&amp;#039;Meise&amp;#039;&amp;#039;), réputée pour&lt;br /&gt;
tirer de Strasbourg à Hausbergen : une exagération&lt;br /&gt;
typique de la population strasbourgeoise, à l’origine&lt;br /&gt;
de leur surnom de &amp;#039;&amp;#039;Meiselocker&amp;#039;&amp;#039; (Alfred Pfleger).&lt;br /&gt;
Pourtant, les fondeurs de canons sont aussi fondeurs&lt;br /&gt;
de cloches, et l’on trouve des fonderies dans&lt;br /&gt;
d’autres quartiers de Strasbourg, de même que des&lt;br /&gt;
fabricants de poudres, des armuriers et des arquebusiers.&lt;br /&gt;
Une d’entre elles brûle en 1570 : elle est&lt;br /&gt;
située à la Krutenau, derrière Saint-Nicolas-aux-&lt;br /&gt;
Ondes. La plus célèbre, située rue Sainte-Barbe, est&lt;br /&gt;
celle des frères Edel, qui fondent la &amp;#039;&amp;#039;Zehnerglock&amp;#039;&amp;#039; en&lt;br /&gt;
1786 (Paul Martin). La plus importante des fonderies&lt;br /&gt;
de Strasbourg se situe cependant devant la&lt;br /&gt;
porte des Juifs, au futur chantier des Pontonniers,&lt;br /&gt;
mais est ramenée après 1620 dans l’enceinte, près&lt;br /&gt;
de la porte Blanche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les autres fonderies de canons en Alsace == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe des fonderies de canons dans d’autres villes&lt;br /&gt;
d’Alsace, par exemple à Colmar. Jusqu’en 1476&lt;br /&gt;
Colmar s’était contentée d’acheter des petites pièces,&lt;br /&gt;
couleuvrines principalement. En 1476, elle en&lt;br /&gt;
fond une. Activité encore réduite : 2 canons fondus&lt;br /&gt;
en 1520. Mais en 1525, pour se protéger des&lt;br /&gt;
bandes paysannes, elle garnit ses remparts de 13&lt;br /&gt;
canons. Elle fait appel à partir de 1532 à un fondeur strasbourgeois, Joerg von Guntheim pour se doter de pièces supplémentaires : jusqu’en 1536, il&lt;br /&gt;
accroit l’arsenal de Colmar de 13 pièces. En 1575,&lt;br /&gt;
l’artillerie de Colmar compte 34 canons. Mais l’artillerie&lt;br /&gt;
des remparts de Colmar, avec ses 86 pièces,&lt;br /&gt;
ne servit pas plus à la ville, lorsqu’elle fut prise par&lt;br /&gt;
Louis XIV en 1673, que celle de Strasbourg.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le déclin de l&amp;#039;artillerie alsacienne au XVIIe siècle == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la fin du XVIe siècle, il semble que les jours de&lt;br /&gt;
gloire de l’artillerie strasbourgeoise soient passés.&lt;br /&gt;
Les rapports établis par le Magistrat à la fin du&lt;br /&gt;
siècle témoignent d’une artillerie encore fort abondante,&lt;br /&gt;
mais obsolète, et d’une artillerie de siège qui&lt;br /&gt;
rouille sur les remparts. Les nouvelles pièces qui&lt;br /&gt;
y prennent place ébranlent tellement les fortifications&lt;br /&gt;
de Specklin qu’il faut les reprendre en 1635.&lt;br /&gt;
Pendant la guerre de Trente Ans, la ville fait mine&lt;br /&gt;
d’observer la neutralité. Elle met son artillerie à&lt;br /&gt;
la disposition des Suédois : elle servira au siège&lt;br /&gt;
et à la prise de Sélestat et de Benfeld. En 1665,&lt;br /&gt;
Strasbourg dispose d’une artillerie non négligeable&lt;br /&gt;
et le Magistrat s’efforce de remobiliser une population&lt;br /&gt;
dépourvue d’ardeur guerrière. Créquy peut&lt;br /&gt;
prendre les redoutes du pont du Rhin sur la rive&lt;br /&gt;
droite et sur la rive gauche sans rencontrer une&lt;br /&gt;
grande résistance (1678). En 1681, les 300 canons&lt;br /&gt;
de l’ancienne république, tirent trois salves d’honneur&lt;br /&gt;
pour saluer l’entrée de Louis XIV et de ses&lt;br /&gt;
troupes dans la ville ; son infanterie occupe immédiatement&lt;br /&gt;
les remparts et l’arsenal (Rodolphe&lt;br /&gt;
Reuss).&lt;br /&gt;
Alors que le service des fortifications remodèle à&lt;br /&gt;
nouveau l’enceinte de Specklin, en lui adjoignant&lt;br /&gt;
la citadelle, le Magistrat s’occupe de construire de&lt;br /&gt;
nombreuses casernes, situées pour la plupart sur&lt;br /&gt;
des terrains encore libres, de l’autre côté du canal&lt;br /&gt;
des Faux-Remparts, ou de la Porte des Bouchers,&lt;br /&gt;
où vont s’élever les casernes de l’Esplanade.&lt;br /&gt;
L’artillerie française prend possession de l’arsenal,&lt;br /&gt;
sis en bordure de la place du Marché-aux-Chevaux&lt;br /&gt;
(place Broglie). Comme il est insuffisant, une partie&lt;br /&gt;
des magasins est implantée sur l’Esplanade ouverte&lt;br /&gt;
par la jonction avec la citadelle : il prend le nom&lt;br /&gt;
d’arsenal de construction. L’on y loge également les&lt;br /&gt;
employés et ouvriers de l’arsenal et de la fonderie&lt;br /&gt;
(12 officiers et 192 hommes en 1784).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Strasbourg, siège des fonderies royales ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le rétablissement des fonderies ordonné par Louis&lt;br /&gt;
XIV en 1666 et qui se réalise peu à peu, ne semble&lt;br /&gt;
s’être concrétisé à Strasbourg que tardivement.&lt;br /&gt;
Les fondeurs de canons privés ont pu continuer&lt;br /&gt;
leur activité jusqu’en 1716. En 1703, cependant,&lt;br /&gt;
les officiers d’artillerie obtiennent le regroupement&lt;br /&gt;
de la fonderie et de l’arsenal : la fonderie royale&lt;br /&gt;
s’installe le long de l’actuelle rue de la Fonderie, à&lt;br /&gt;
proximité de l’arsenal. Elle prend place dans l’ensemble&lt;br /&gt;
des fonderies royales. Chacune a à sa tête&lt;br /&gt;
un commissaire général des fontes de l’artillerie,&lt;br /&gt;
officiers, mais aussi industriels. La Fonderie d’artillerie&lt;br /&gt;
de Strasbourg est dès lors, avec celle de Douai,&lt;br /&gt;
la plus importante de France et celle où se pratiquent&lt;br /&gt;
la plupart des recherches qui aboutissent à la&lt;br /&gt;
mise sur pied de la puissante artillerie du système&lt;br /&gt;
Gribeauval : il va assurer la supériorité des armées&lt;br /&gt;
de la Révolution et de l’Empire. En particulier, l’on&lt;br /&gt;
y développe le procédé du forage des canons pleins,&lt;br /&gt;
inventé en 1744 par le commissaire général Maritz,&lt;br /&gt;
directeur de la Fonderie de Strasbourg de 1740 et&lt;br /&gt;
diffusé dans l’ensemble des fonderies du Royaume.&lt;br /&gt;
Jean-Baptiste de Dartein, venu de Toulon, après&lt;br /&gt;
un passage par Douai succède à Maritz en 1760.&lt;br /&gt;
Dartein va gérer cette entreprise jusqu’en 1781 :&lt;br /&gt;
elle produira environ 4000 canons.&lt;br /&gt;
A partir de 1708, Strasbourg est une place de garnison&lt;br /&gt;
pour l’artillerie. Lors de la la réorganisation&lt;br /&gt;
de l’artillerie française en 1720, on y affecte un régiment&lt;br /&gt;
à titre permanent. Le Royal Artillerie a un&lt;br /&gt;
casernement à l’Esplanade, pour 720 hommes, soit&lt;br /&gt;
un bataillon ; il est reconstruit à neuf en 1753. Le&lt;br /&gt;
régiment y a son terrain d’exercices : le Polygone&lt;br /&gt;
de la Plaine des Bouchers. A partir de 1749, on assiste&lt;br /&gt;
à une rotation plus importante des bataillons&lt;br /&gt;
de ce même régiment. Puis à partir de 1755, s’y&lt;br /&gt;
succèdent les régiments de Toul, d’Auvergne, de&lt;br /&gt;
Besançon, du Poitou ; de 1772 à 1775, le régiment&lt;br /&gt;
de Besançon, puis, à partir de 1775 et jusqu’en&lt;br /&gt;
1781, le régiment de Grenoble. Vient ensuite le régiment&lt;br /&gt;
de Metz jusqu’en 1785. Il s’agit jusqu’alors&lt;br /&gt;
de bataillons du régiment (720 hommes). A partir&lt;br /&gt;
de 1786, le régiment d’artillerie de Strasbourg, à&lt;br /&gt;
deux bataillons (1400 hommes) prend garnison&lt;br /&gt;
à Strasbourg et occupe la caserne de la Porte des&lt;br /&gt;
Bouchers (Engel).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
*REUSS (Rodolphe), « L’Artillerie strasbourgeoise du 14e au&lt;br /&gt;
17e siècle », Revue Alsacienne, 1879.&lt;br /&gt;
*REUSS (Rodolphe), L’Alsace au XVIIe siècle, Paris, 1898.&lt;br /&gt;
*ENGEL (Karl), Strassburg als Garnisonsstadt unter dem&lt;br /&gt;
Ancien Régime, Strasbourg, 1901.&lt;br /&gt;
*PFLEGER (Alfred), « Straßburger Geschütz », Elsassland,&lt;br /&gt;
9, 1929, p. 257, 307, 350.&lt;br /&gt;
*DARTEIN (Abbé L. de), « Jean-Baptiste de Dartein&lt;br /&gt;
(1719-1781), commissaire général des fontes de l’artillerie&lt;br /&gt;
de Strasbourg », RA, t. 83, 1936, p. 264-277, 395-445 ; « Jean&lt;br /&gt;
Félix de Dartein, baron de Tanviller, commissaire général des&lt;br /&gt;
fontes à l’artillerie de Strasbourg (1747-1788) », RA, t. 84,&lt;br /&gt;
1937, p. 244-266.&lt;br /&gt;
*[https://biblio.bnu.fr/opac/resource/l-artillerie-et-la-fonderie-de-canons-de-strasbourg-du-xive-au-xviiie-siecle/BUS1294786?sysb=bnu MARTIN (Paul), « L’artillerie et la fonderie de canons deStrasbourg du XIVe au XVIIIe siècle », RA, t. 104, 1966-74],&lt;br /&gt;
p. 30-39.&lt;br /&gt;
*DOLLINGER (Philippe), « Strasbourg des Grandes invasions&lt;br /&gt;
au XVIe siècle », t. II de LIVET (G.) et RAPP (F.),&lt;br /&gt;
(dir.), Histoire de Strasbourg, Strasbourg, t. II, 1981.&lt;br /&gt;
*FUCHS (François Joseph), « Notes sur le commerce des armes&lt;br /&gt;
à Strasbourg à la fin du XVe siècle et au XVIe siècle »,&lt;br /&gt;
RA, t. 110, 1984, p. 59-74.&lt;br /&gt;
*LICHTLÉ (Francis), L’armement colmarien du XIVe au&lt;br /&gt;
XVIIe siècle, RA, 2010.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Articles connexes ==&lt;br /&gt;
*[[Arsenal]]&lt;br /&gt;
*[[Artillerie (Ecole d’–)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie: histoire militaire]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>DDC</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Artillerie&amp;diff=22</id>
		<title>Artillerie</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Artillerie&amp;diff=22"/>
		<updated>2018-09-25T12:37:47Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;DDC : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Artillerie]] (&amp;#039;&amp;#039;Geschütz&amp;#039;&amp;#039;)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L&amp;#039;apparition des armes à feu ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les milices des villes d’Alsace se dotent d’armes&lt;br /&gt;
à feu vers la fin du XIVe siècle. Les compagnies&lt;br /&gt;
de tireurs manient l’arquebuse et les villes&lt;br /&gt;
les plus importantes se dotent de canons. On a&lt;br /&gt;
une indication de leur diffusion dans la composition&lt;br /&gt;
de la levée à opérer que décrètent les Etats&lt;br /&gt;
d’Alsace (&amp;#039;&amp;#039;Landstände&amp;#039;&amp;#039;) de 1572. Outre Strasbourg,&lt;br /&gt;
Haguenau (et le grand bailliage) et Kaysersberg,&lt;br /&gt;
les autres villes de la Décapole doivent également&lt;br /&gt;
fournir des canons et des artilleurs. Colmar dispose&lt;br /&gt;
également d’une artillerie, de même que Haguenau,&lt;br /&gt;
Sélestat, Obernai. Les milices que lève la Régence&lt;br /&gt;
d’Ensisheim ne comptent pas de compagnies d’artilleurs&lt;br /&gt;
, les artilleurs et canons des &amp;#039;&amp;#039;Vorlände&amp;#039;&amp;#039; sont&lt;br /&gt;
ceux des mercenaires de la maison de Habsbourg.&lt;br /&gt;
Pourtant aucune de ces villes, qui se croyaient à&lt;br /&gt;
l’abri derrière leurs remparts et leurs canons, ne&lt;br /&gt;
résistent à l’artillerie moderne des armées qui ravagent&lt;br /&gt;
l’Alsace au XVIIe siècle (Rodolphe Reuss).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L&amp;#039;artillerie strasbourgeoise ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est au milieu du XVIe siècle qu’apparaît l’adage&lt;br /&gt;
« &amp;#039;&amp;#039;Nürnberger Witz, Strassburger Geschütz, Venediger&lt;br /&gt;
Macht, Augsburger Pracht, Ulmer Geld regieren die&lt;br /&gt;
Welt&amp;#039;&amp;#039; ». On en sait donc beaucoup plus sur l’artillerie&lt;br /&gt;
strasbourgeoise, qui apparaît dans la deuxième&lt;br /&gt;
moitié du XIVe siècle. Les premières pièces&lt;br /&gt;
strasbourgeoises ont été achetées à Nuremberg&lt;br /&gt;
qui utilise l’artillerie dès 1350. Mais, en 1371&lt;br /&gt;
Strasbourg embauche un fondeur de bouches à&lt;br /&gt;
feu (&amp;#039;&amp;#039;Büchsenmeister&amp;#039;&amp;#039;) et se lance dans la fabrication,&lt;br /&gt;
ce qui ne la dispense pas de procéder à des achats&lt;br /&gt;
massifs auprès d’autres villes (Fribourg, Bâle). La&lt;br /&gt;
milice strasbourgeoise utilise son artillerie dans ses&lt;br /&gt;
expéditions extérieures (Alfred Pfleger). Mais l’artillerie&lt;br /&gt;
a un rôle surtout défensif, ainsi pour repousser&lt;br /&gt;
les attaques des « routiers » (1365 ;1375, 1392),&lt;br /&gt;
des Armagnacs (1439, 1444). Le rôle de l’artillerie&lt;br /&gt;
de campagne strasbourgeoise dans la guerre de&lt;br /&gt;
Dachstein (1419-1422) est plus discuté, mais se&lt;br /&gt;
révèle efficace dans la levée du siège d’Oberkirch&lt;br /&gt;
en 1428, ou dans la guerre de Wasselonne, où s’illustre&lt;br /&gt;
leur gros canon, le Roraff. La menace que&lt;br /&gt;
représente Charles le Téméraire pour Strasbourg&lt;br /&gt;
(1475), oblige la ville à se fortifier de façon plus efficace&lt;br /&gt;
et à se doter d’une artillerie plus conséquente,&lt;br /&gt;
50 canons fixés sur étaux et 55 couleuvrines&lt;br /&gt;
ainsi que 427 arquebuses (Philippe Dollinger). Les&lt;br /&gt;
Suisses s’emparent de nombreuses pièces de l’artillerie&lt;br /&gt;
de la coalition mise sur pied par Maximilien&lt;br /&gt;
Ier et défaite à Dornach par les Suisses (1499),&lt;br /&gt;
dont celles de Strasbourg, alliée de Maximilien, en&lt;br /&gt;
particulier son gros canon, l’Autruche (&amp;#039;&amp;#039;Strüss von&lt;br /&gt;
Strassburg&amp;#039;&amp;#039;) avec celui des troupes de la Régence&lt;br /&gt;
d’Ensisheim, la Kättelerli, qu’ils livreront plus tard&lt;br /&gt;
aux Strasbourgeois (Martin).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les fonderies de Strasbourg == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au début du XVIe siècle, une fonderie d’artillerie&lt;br /&gt;
fait partie intégrante de l’arsenal de Strasbourg&lt;br /&gt;
(&amp;#039;&amp;#039;Zeughaus&amp;#039;&amp;#039;) et un imposant parc d’artillerie est installé&lt;br /&gt;
au Marais-Vert. L&amp;#039;empereur Maximilien les visite à chacun&lt;br /&gt;
de ses séjours à Strasbourg. En 1507, il assiste&lt;br /&gt;
à une démonstration d’artillerie dans la Plaine des&lt;br /&gt;
Bouchers. Les fondeurs strasbourgeois, fort renommés,&lt;br /&gt;
sont « prêtés » aux autres villes du sud de l’Allemagne&lt;br /&gt;
ou de Suisse : à Nuremberg et à Bâle. Leur&lt;br /&gt;
production de canons, mais surtout d’arquebuses&lt;br /&gt;
est importante et appréciée au XVe et au XVIe siècles&lt;br /&gt;
(François Joseph Fuchs). Les Strasbourgeois&lt;br /&gt;
sont attachés à leurs canons, qu’ils baptisent de sobriquets&lt;br /&gt;
comme le &amp;#039;&amp;#039;Roraff&amp;#039;&amp;#039;, qui tonnait chaque soir pour&lt;br /&gt;
signaler la fermeture imminente des portes de la&lt;br /&gt;
ville, ou la poétique Mésange (&amp;#039;&amp;#039;Meise&amp;#039;&amp;#039;), réputée pour&lt;br /&gt;
tirer de Strasbourg à Hausbergen : une exagération&lt;br /&gt;
typique de la population strasbourgeoise, à l’origine&lt;br /&gt;
de leur surnom de &amp;#039;&amp;#039;Meiselocker&amp;#039;&amp;#039; (Alfred Pfleger).&lt;br /&gt;
Pourtant, les fondeurs de canons sont aussi fondeurs&lt;br /&gt;
de cloches, et l’on trouve des fonderies dans&lt;br /&gt;
d’autres quartiers de Strasbourg, de même que des&lt;br /&gt;
fabricants de poudres, des armuriers et des arquebusiers.&lt;br /&gt;
Une d’entre elles brûle en 1570 : elle est&lt;br /&gt;
située à la Krutenau, derrière Saint-Nicolas-aux-&lt;br /&gt;
Ondes. La plus célèbre, située rue Sainte-Barbe, est&lt;br /&gt;
celle des frères Edel, qui fondent la &amp;#039;&amp;#039;Zehnerglock&amp;#039;&amp;#039; en&lt;br /&gt;
1786 (Paul Martin). La plus importante des fonderies&lt;br /&gt;
de Strasbourg se situe cependant devant la&lt;br /&gt;
porte des Juifs, au futur chantier des Pontonniers,&lt;br /&gt;
mais est ramenée après 1620 dans l’enceinte, près&lt;br /&gt;
de la porte Blanche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les autres fonderies de canons en Alsace == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe des fonderies de canons dans d’autres villes&lt;br /&gt;
d’Alsace, par exemple à Colmar. Jusqu’en 1476&lt;br /&gt;
Colmar s’était contentée d’acheter des petites pièces,&lt;br /&gt;
couleuvrines principalement. En 1476, elle en&lt;br /&gt;
fond une. Activité encore réduite : 2 canons fondus&lt;br /&gt;
en 1520. Mais en 1525, pour se protéger des&lt;br /&gt;
bandes paysannes, elle garnit ses remparts de 13&lt;br /&gt;
canons. Elle fait appel à partir de 1532 à un fondeur strasbourgeois, Joerg von Guntheim pour se doter de pièces supplémentaires : jusqu’en 1536, il&lt;br /&gt;
accroit l’arsenal de Colmar de 13 pièces. En 1575,&lt;br /&gt;
l’artillerie de Colmar compte 34 canons. Mais l’artillerie&lt;br /&gt;
des remparts de Colmar, avec ses 86 pièces,&lt;br /&gt;
ne servit pas plus à la ville, lorsqu’elle fut prise par&lt;br /&gt;
Louis XIV en 1673, que celle de Strasbourg.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le déclin de l&amp;#039;artillerie alsacienne au XVIIe siècle == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la fin du XVIe siècle, il semble que les jours de&lt;br /&gt;
gloire de l’artillerie strasbourgeoise soient passés.&lt;br /&gt;
Les rapports établis par le Magistrat à la fin du&lt;br /&gt;
siècle témoignent d’une artillerie encore fort abondante,&lt;br /&gt;
mais obsolète, et d’une artillerie de siège qui&lt;br /&gt;
rouille sur les remparts. Les nouvelles pièces qui&lt;br /&gt;
y prennent place ébranlent tellement les fortifications&lt;br /&gt;
de Specklin qu’il faut les reprendre en 1635.&lt;br /&gt;
Pendant la guerre de Trente Ans, la ville fait mine&lt;br /&gt;
d’observer la neutralité. Elle met son artillerie à&lt;br /&gt;
la disposition des Suédois : elle servira au siège&lt;br /&gt;
et à la prise de Sélestat et de Benfeld. En 1665,&lt;br /&gt;
Strasbourg dispose d’une artillerie non négligeable&lt;br /&gt;
et le Magistrat s’efforce de remobiliser une population&lt;br /&gt;
dépourvue d’ardeur guerrière. Créquy peut&lt;br /&gt;
prendre les redoutes du pont du Rhin sur la rive&lt;br /&gt;
droite et sur la rive gauche sans rencontrer une&lt;br /&gt;
grande résistance (1678). En 1681, les 300 canons&lt;br /&gt;
de l’ancienne république, tirent trois salves d’honneur&lt;br /&gt;
pour saluer l’entrée de Louis XIV et de ses&lt;br /&gt;
troupes dans la ville ; son infanterie occupe immédiatement&lt;br /&gt;
les remparts et l’arsenal (Rodolphe&lt;br /&gt;
Reuss).&lt;br /&gt;
Alors que le service des fortifications remodèle à&lt;br /&gt;
nouveau l’enceinte de Specklin, en lui adjoignant&lt;br /&gt;
la citadelle, le Magistrat s’occupe de construire de&lt;br /&gt;
nombreuses casernes, situées pour la plupart sur&lt;br /&gt;
des terrains encore libres, de l’autre côté du canal&lt;br /&gt;
des Faux-Remparts, ou de la Porte des Bouchers,&lt;br /&gt;
où vont s’élever les casernes de l’Esplanade.&lt;br /&gt;
L’artillerie française prend possession de l’arsenal,&lt;br /&gt;
sis en bordure de la place du Marché-aux-Chevaux&lt;br /&gt;
(place Broglie). Comme il est insuffisant, une partie&lt;br /&gt;
des magasins est implantée sur l’Esplanade ouverte&lt;br /&gt;
par la jonction avec la citadelle : il prend le nom&lt;br /&gt;
d’arsenal de construction. L’on y loge également les&lt;br /&gt;
employés et ouvriers de l’arsenal et de la fonderie&lt;br /&gt;
(12 officiers et 192 hommes en 1784).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Strasbourg, siège des fonderies royales ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le rétablissement des fonderies ordonné par Louis&lt;br /&gt;
XIV en 1666 et qui se réalise peu à peu, ne semble&lt;br /&gt;
s’être concrétisé à Strasbourg que tardivement.&lt;br /&gt;
Les fondeurs de canons privés ont pu continuer&lt;br /&gt;
leur activité jusqu’en 1716. En 1703, cependant,&lt;br /&gt;
les officiers d’artillerie obtiennent le regroupement&lt;br /&gt;
de la fonderie et de l’arsenal : la fonderie royale&lt;br /&gt;
s’installe le long de l’actuelle rue de la Fonderie, à&lt;br /&gt;
proximité de l’arsenal. Elle prend place dans l’ensemble&lt;br /&gt;
des fonderies royales. Chacune a à sa tête&lt;br /&gt;
un commissaire général des fontes de l’artillerie,&lt;br /&gt;
officiers, mais aussi industriels. La Fonderie d’artillerie&lt;br /&gt;
de Strasbourg est dès lors, avec celle de Douai,&lt;br /&gt;
la plus importante de France et celle où se pratiquent&lt;br /&gt;
la plupart des recherches qui aboutissent à la&lt;br /&gt;
mise sur pied de la puissante artillerie du système&lt;br /&gt;
Gribeauval : il va assurer la supériorité des armées&lt;br /&gt;
de la Révolution et de l’Empire. En particulier, l’on&lt;br /&gt;
y développe le procédé du forage des canons pleins,&lt;br /&gt;
inventé en 1744 par le commissaire général Maritz,&lt;br /&gt;
directeur de la Fonderie de Strasbourg de 1740 et&lt;br /&gt;
diffusé dans l’ensemble des fonderies du Royaume.&lt;br /&gt;
Jean-Baptiste de Dartein, venu de Toulon, après&lt;br /&gt;
un passage par Douai succède à Maritz en 1760.&lt;br /&gt;
Dartein va gérer cette entreprise jusqu’en 1781 :&lt;br /&gt;
elle produira environ 4000 canons.&lt;br /&gt;
A partir de 1708, Strasbourg est une place de garnison&lt;br /&gt;
pour l’artillerie. Lors de la la réorganisation&lt;br /&gt;
de l’artillerie française en 1720, on y affecte un régiment&lt;br /&gt;
à titre permanent. Le Royal Artillerie a un&lt;br /&gt;
casernement à l’Esplanade, pour 720 hommes, soit&lt;br /&gt;
un bataillon ; il est reconstruit à neuf en 1753. Le&lt;br /&gt;
régiment y a son terrain d’exercices : le Polygone&lt;br /&gt;
de la Plaine des Bouchers. A partir de 1749, on assiste&lt;br /&gt;
à une rotation plus importante des bataillons&lt;br /&gt;
de ce même régiment. Puis à partir de 1755, s’y&lt;br /&gt;
succèdent les régiments de Toul, d’Auvergne, de&lt;br /&gt;
Besançon, du Poitou ; de 1772 à 1775, le régiment&lt;br /&gt;
de Besançon, puis, à partir de 1775 et jusqu’en&lt;br /&gt;
1781, le régiment de Grenoble. Vient ensuite le régiment&lt;br /&gt;
de Metz jusqu’en 1785. Il s’agit jusqu’alors&lt;br /&gt;
de bataillons du régiment (720 hommes). A partir&lt;br /&gt;
de 1786, le régiment d’artillerie de Strasbourg, à&lt;br /&gt;
deux bataillons (1400 hommes) prend garnison&lt;br /&gt;
à Strasbourg et occupe la caserne de la Porte des&lt;br /&gt;
Bouchers (Engel).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
*REUSS (Rodolphe), « L’Artillerie strasbourgeoise du 14e au&lt;br /&gt;
17e siècle », Revue Alsacienne, 1879.&lt;br /&gt;
*REUSS (Rodolphe), L’Alsace au XVIIe siècle, Paris, 1898.&lt;br /&gt;
*ENGEL (Karl), Strassburg als Garnisonsstadt unter dem&lt;br /&gt;
Ancien Régime, Strasbourg, 1901.&lt;br /&gt;
*PFLEGER (Alfred), « Straßburger Geschütz », Elsassland,&lt;br /&gt;
9, 1929, p. 257, 307, 350.&lt;br /&gt;
*DARTEIN (Abbé L. de), « Jean-Baptiste de Dartein&lt;br /&gt;
(1719-1781), commissaire général des fontes de l’artillerie&lt;br /&gt;
de Strasbourg », RA, t. 83, 1936, p. 264-277, 395-445 ; « Jean&lt;br /&gt;
Félix de Dartein, baron de Tanviller, commissaire général des&lt;br /&gt;
fontes à l’artillerie de Strasbourg (1747-1788) », RA, t. 84,&lt;br /&gt;
1937, p. 244-266.&lt;br /&gt;
*MARTIN (Paul), « L’artillerie et la fonderie de canons de&lt;br /&gt;
Strasbourg du XIVe au XVIIIe siècle », RA, t. 104, 1966-74,&lt;br /&gt;
p. 30-39.&lt;br /&gt;
*DOLLINGER (Philippe), « Strasbourg des Grandes invasions&lt;br /&gt;
au XVIe siècle », t. II de LIVET (G.) et RAPP (F.),&lt;br /&gt;
(dir.), Histoire de Strasbourg, Strasbourg, t. II, 1981.&lt;br /&gt;
*FUCHS (François Joseph), « Notes sur le commerce des armes&lt;br /&gt;
à Strasbourg à la fin du XVe siècle et au XVIe siècle »,&lt;br /&gt;
RA, t. 110, 1984, p. 59-74.&lt;br /&gt;
*LICHTLÉ (Francis), L’armement colmarien du XIVe au&lt;br /&gt;
XVIIe siècle, RA, 2010.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Articles connexes ==&lt;br /&gt;
*[[Arsenal]]&lt;br /&gt;
*[[Artillerie (Ecole d’–)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie: histoire militaire]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>DDC</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Artillerie&amp;diff=21</id>
		<title>Artillerie</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Artillerie&amp;diff=21"/>
		<updated>2018-09-25T12:36:59Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;DDC : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Artillerie]] (&amp;#039;&amp;#039;Geschütz&amp;#039;&amp;#039;)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L&amp;#039;apparition des armes à feu ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les milices des villes d’Alsace se dotent d’armes&lt;br /&gt;
à feu vers la fin du XIVe siècle. Les compagnies&lt;br /&gt;
de tireurs manient l’arquebuse et les villes&lt;br /&gt;
les plus importantes se dotent de canons. On a&lt;br /&gt;
une indication de leur diffusion dans la composition&lt;br /&gt;
de la levée à opérer que décrètent les Etats&lt;br /&gt;
d’Alsace (&amp;#039;&amp;#039;Landstände&amp;#039;&amp;#039;) de 1572. Outre Strasbourg,&lt;br /&gt;
Haguenau (et le grand bailliage) et Kaysersberg,&lt;br /&gt;
les autres villes de la Décapole doivent également&lt;br /&gt;
fournir des canons et des artilleurs. Colmar dispose&lt;br /&gt;
également d’une artillerie, de même que Haguenau,&lt;br /&gt;
Sélestat, Obernai. Les milices que lève la Régence&lt;br /&gt;
d’Ensisheim ne comptent pas de compagnies d’artilleurs&lt;br /&gt;
, les artilleurs et canons des &amp;#039;&amp;#039;Vorlände&amp;#039;&amp;#039; sont&lt;br /&gt;
ceux des mercenaires de la maison de Habsbourg.&lt;br /&gt;
Pourtant aucune de ces villes, qui se croyaient à&lt;br /&gt;
l’abri derrière leurs remparts et leurs canons, ne&lt;br /&gt;
résistent à l’artillerie moderne des armées qui ravagent&lt;br /&gt;
l’Alsace au XVIIe siècle (Rodolphe Reuss).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L&amp;#039;artillerie strasbourgeoise ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est au milieu du XVIe siècle qu’apparaît l’adage&lt;br /&gt;
« &amp;#039;&amp;#039;Nürnberger Witz, Strassburger Geschütz, Venediger&lt;br /&gt;
Macht, Augsburger Pracht, Ulmer Geld regieren die&lt;br /&gt;
Welt&amp;#039;&amp;#039; ». On en sait donc beaucoup plus sur l’artillerie&lt;br /&gt;
strasbourgeoise, qui apparaît dans la deuxième&lt;br /&gt;
moitié du XIVe siècle. Les premières pièces&lt;br /&gt;
strasbourgeoises ont été achetées à Nuremberg&lt;br /&gt;
qui utilise l’artillerie dès 1350. Mais, en 1371&lt;br /&gt;
Strasbourg embauche un fondeur de bouches à&lt;br /&gt;
feu (&amp;#039;&amp;#039;Büchsenmeister&amp;#039;&amp;#039;) et se lance dans la fabrication,&lt;br /&gt;
ce qui ne la dispense pas de procéder à des achats&lt;br /&gt;
massifs auprès d’autres villes (Fribourg, Bâle). La&lt;br /&gt;
milice strasbourgeoise utilise son artillerie dans ses&lt;br /&gt;
expéditions extérieures (Alfred Pfleger). Mais l’artillerie&lt;br /&gt;
a un rôle surtout défensif, ainsi pour repousser&lt;br /&gt;
les attaques des « routiers » (1365 ;1375, 1392),&lt;br /&gt;
des Armagnacs (1439, 1444). Le rôle de l’artillerie&lt;br /&gt;
de campagne strasbourgeoise dans la guerre de&lt;br /&gt;
Dachstein (1419-1422) est plus discuté, mais se&lt;br /&gt;
révèle efficace dans la levée du siège d’Oberkirch&lt;br /&gt;
en 1428, ou dans la guerre de Wasselonne, où s’illustre&lt;br /&gt;
leur gros canon, le Roraff. La menace que&lt;br /&gt;
représente Charles le Téméraire pour Strasbourg&lt;br /&gt;
(1475), oblige la ville à se fortifier de façon plus efficace&lt;br /&gt;
et à se doter d’une artillerie plus conséquente,&lt;br /&gt;
50 canons fixés sur étaux et 55 couleuvrines&lt;br /&gt;
ainsi que 427 arquebuses (Philippe Dollinger). Les&lt;br /&gt;
Suisses s’emparent de nombreuses pièces de l’artillerie&lt;br /&gt;
de la coalition mise sur pied par Maximilien&lt;br /&gt;
Ier et défaite à Dornach par les Suisses (1499),&lt;br /&gt;
dont celles de Strasbourg, alliée de Maximilien, en&lt;br /&gt;
particulier son gros canon, l’Autruche (&amp;#039;&amp;#039;Strüss von&lt;br /&gt;
Strassburg&amp;#039;&amp;#039;) avec celui des troupes de la Régence&lt;br /&gt;
d’Ensisheim, la Kättelerli, qu’ils livreront plus tard&lt;br /&gt;
aux Strasbourgeois (Martin).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== les fonderies de Strasbourg == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au début du XVIe siècle, une fonderie d’artillerie&lt;br /&gt;
fait partie intégrante de l’arsenal de Strasbourg&lt;br /&gt;
(&amp;#039;&amp;#039;Zeughaus&amp;#039;&amp;#039;) et un imposant parc d’artillerie est installé&lt;br /&gt;
au Marais-Vert. L&amp;#039;empereur Maximilien les visite à chacun&lt;br /&gt;
de ses séjours à Strasbourg. En 1507, il assiste&lt;br /&gt;
à une démonstration d’artillerie dans la Plaine des&lt;br /&gt;
Bouchers. Les fondeurs strasbourgeois, fort renommés,&lt;br /&gt;
sont « prêtés » aux autres villes du sud de l’Allemagne&lt;br /&gt;
ou de Suisse : à Nuremberg et à Bâle. Leur&lt;br /&gt;
production de canons, mais surtout d’arquebuses&lt;br /&gt;
est importante et appréciée au XVe et au XVIe siècles&lt;br /&gt;
(François Joseph Fuchs). Les Strasbourgeois&lt;br /&gt;
sont attachés à leurs canons, qu’ils baptisent de sobriquets&lt;br /&gt;
comme le &amp;#039;&amp;#039;Roraff&amp;#039;&amp;#039;, qui tonnait chaque soir pour&lt;br /&gt;
signaler la fermeture imminente des portes de la&lt;br /&gt;
ville, ou la poétique Mésange (&amp;#039;&amp;#039;Meise&amp;#039;&amp;#039;), réputée pour&lt;br /&gt;
tirer de Strasbourg à Hausbergen : une exagération&lt;br /&gt;
typique de la population strasbourgeoise, à l’origine&lt;br /&gt;
de leur surnom de &amp;#039;&amp;#039;Meiselocker&amp;#039;&amp;#039; (Alfred Pfleger).&lt;br /&gt;
Pourtant, les fondeurs de canons sont aussi fondeurs&lt;br /&gt;
de cloches, et l’on trouve des fonderies dans&lt;br /&gt;
d’autres quartiers de Strasbourg, de même que des&lt;br /&gt;
fabricants de poudres, des armuriers et des arquebusiers.&lt;br /&gt;
Une d’entre elles brûle en 1570 : elle est&lt;br /&gt;
située à la Krutenau, derrière Saint-Nicolas-aux-&lt;br /&gt;
Ondes. La plus célèbre, située rue Sainte-Barbe, est&lt;br /&gt;
celle des frères Edel, qui fondent la &amp;#039;&amp;#039;Zehnerglock&amp;#039;&amp;#039; en&lt;br /&gt;
1786 (Paul Martin). La plus importante des fonderies&lt;br /&gt;
de Strasbourg se situe cependant devant la&lt;br /&gt;
porte des Juifs, au futur chantier des Pontonniers,&lt;br /&gt;
mais est ramenée après 1620 dans l’enceinte, près&lt;br /&gt;
de la porte Blanche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les autres fonderies de canons en Alsace == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe des fonderies de canons dans d’autres villes&lt;br /&gt;
d’Alsace, par exemple à Colmar. Jusqu’en 1476&lt;br /&gt;
Colmar s’était contentée d’acheter des petites pièces,&lt;br /&gt;
couleuvrines principalement. En 1476, elle en&lt;br /&gt;
fond une. Activité encore réduite : 2 canons fondus&lt;br /&gt;
en 1520. Mais en 1525, pour se protéger des&lt;br /&gt;
bandes paysannes, elle garnit ses remparts de 13&lt;br /&gt;
canons. Elle fait appel à partir de 1532 à un fondeur strasbourgeois, Joerg von Guntheim pour se doter de pièces supplémentaires : jusqu’en 1536, il&lt;br /&gt;
accroit l’arsenal de Colmar de 13 pièces. En 1575,&lt;br /&gt;
l’artillerie de Colmar compte 34 canons. Mais l’artillerie&lt;br /&gt;
des remparts de Colmar, avec ses 86 pièces,&lt;br /&gt;
ne servit pas plus à la ville, lorsqu’elle fut prise par&lt;br /&gt;
Louis XIV en 1673, que celle de Strasbourg.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le déclin de l&amp;#039;artillerie alsacienne au XVIIe siècle == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la fin du XVIe siècle, il semble que les jours de&lt;br /&gt;
gloire de l’artillerie strasbourgeoise soient passés.&lt;br /&gt;
Les rapports établis par le Magistrat à la fin du&lt;br /&gt;
siècle témoignent d’une artillerie encore fort abondante,&lt;br /&gt;
mais obsolète, et d’une artillerie de siège qui&lt;br /&gt;
rouille sur les remparts. Les nouvelles pièces qui&lt;br /&gt;
y prennent place ébranlent tellement les fortifications&lt;br /&gt;
de Specklin qu’il faut les reprendre en 1635.&lt;br /&gt;
Pendant la guerre de Trente Ans, la ville fait mine&lt;br /&gt;
d’observer la neutralité. Elle met son artillerie à&lt;br /&gt;
la disposition des Suédois : elle servira au siège&lt;br /&gt;
et à la prise de Sélestat et de Benfeld. En 1665,&lt;br /&gt;
Strasbourg dispose d’une artillerie non négligeable&lt;br /&gt;
et le Magistrat s’efforce de remobiliser une population&lt;br /&gt;
dépourvue d’ardeur guerrière. Créquy peut&lt;br /&gt;
prendre les redoutes du pont du Rhin sur la rive&lt;br /&gt;
droite et sur la rive gauche sans rencontrer une&lt;br /&gt;
grande résistance (1678). En 1681, les 300 canons&lt;br /&gt;
de l’ancienne république, tirent trois salves d’honneur&lt;br /&gt;
pour saluer l’entrée de Louis XIV et de ses&lt;br /&gt;
troupes dans la ville ; son infanterie occupe immédiatement&lt;br /&gt;
les remparts et l’arsenal (Rodolphe&lt;br /&gt;
Reuss).&lt;br /&gt;
Alors que le service des fortifications remodèle à&lt;br /&gt;
nouveau l’enceinte de Specklin, en lui adjoignant&lt;br /&gt;
la citadelle, le Magistrat s’occupe de construire de&lt;br /&gt;
nombreuses casernes, situées pour la plupart sur&lt;br /&gt;
des terrains encore libres, de l’autre côté du canal&lt;br /&gt;
des Faux-Remparts, ou de la Porte des Bouchers,&lt;br /&gt;
où vont s’élever les casernes de l’Esplanade.&lt;br /&gt;
L’artillerie française prend possession de l’arsenal,&lt;br /&gt;
sis en bordure de la place du Marché-aux-Chevaux&lt;br /&gt;
(place Broglie). Comme il est insuffisant, une partie&lt;br /&gt;
des magasins est implantée sur l’Esplanade ouverte&lt;br /&gt;
par la jonction avec la citadelle : il prend le nom&lt;br /&gt;
d’arsenal de construction. L’on y loge également les&lt;br /&gt;
employés et ouvriers de l’arsenal et de la fonderie&lt;br /&gt;
(12 officiers et 192 hommes en 1784).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Strasbourg, siège des fonderies royales ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le rétablissement des fonderies ordonné par Louis&lt;br /&gt;
XIV en 1666 et qui se réalise peu à peu, ne semble&lt;br /&gt;
s’être concrétisé à Strasbourg que tardivement.&lt;br /&gt;
Les fondeurs de canons privés ont pu continuer&lt;br /&gt;
leur activité jusqu’en 1716. En 1703, cependant,&lt;br /&gt;
les officiers d’artillerie obtiennent le regroupement&lt;br /&gt;
de la fonderie et de l’arsenal : la fonderie royale&lt;br /&gt;
s’installe le long de l’actuelle rue de la Fonderie, à&lt;br /&gt;
proximité de l’arsenal. Elle prend place dans l’ensemble&lt;br /&gt;
des fonderies royales. Chacune a à sa tête&lt;br /&gt;
un commissaire général des fontes de l’artillerie,&lt;br /&gt;
officiers, mais aussi industriels. La Fonderie d’artillerie&lt;br /&gt;
de Strasbourg est dès lors, avec celle de Douai,&lt;br /&gt;
la plus importante de France et celle où se pratiquent&lt;br /&gt;
la plupart des recherches qui aboutissent à la&lt;br /&gt;
mise sur pied de la puissante artillerie du système&lt;br /&gt;
Gribeauval : il va assurer la supériorité des armées&lt;br /&gt;
de la Révolution et de l’Empire. En particulier, l’on&lt;br /&gt;
y développe le procédé du forage des canons pleins,&lt;br /&gt;
inventé en 1744 par le commissaire général Maritz,&lt;br /&gt;
directeur de la Fonderie de Strasbourg de 1740 et&lt;br /&gt;
diffusé dans l’ensemble des fonderies du Royaume.&lt;br /&gt;
Jean-Baptiste de Dartein, venu de Toulon, après&lt;br /&gt;
un passage par Douai succède à Maritz en 1760.&lt;br /&gt;
Dartein va gérer cette entreprise jusqu’en 1781 :&lt;br /&gt;
elle produira environ 4000 canons.&lt;br /&gt;
A partir de 1708, Strasbourg est une place de garnison&lt;br /&gt;
pour l’artillerie. Lors de la la réorganisation&lt;br /&gt;
de l’artillerie française en 1720, on y affecte un régiment&lt;br /&gt;
à titre permanent. Le Royal Artillerie a un&lt;br /&gt;
casernement à l’Esplanade, pour 720 hommes, soit&lt;br /&gt;
un bataillon ; il est reconstruit à neuf en 1753. Le&lt;br /&gt;
régiment y a son terrain d’exercices : le Polygone&lt;br /&gt;
de la Plaine des Bouchers. A partir de 1749, on assiste&lt;br /&gt;
à une rotation plus importante des bataillons&lt;br /&gt;
de ce même régiment. Puis à partir de 1755, s’y&lt;br /&gt;
succèdent les régiments de Toul, d’Auvergne, de&lt;br /&gt;
Besançon, du Poitou ; de 1772 à 1775, le régiment&lt;br /&gt;
de Besançon, puis, à partir de 1775 et jusqu’en&lt;br /&gt;
1781, le régiment de Grenoble. Vient ensuite le régiment&lt;br /&gt;
de Metz jusqu’en 1785. Il s’agit jusqu’alors&lt;br /&gt;
de bataillons du régiment (720 hommes). A partir&lt;br /&gt;
de 1786, le régiment d’artillerie de Strasbourg, à&lt;br /&gt;
deux bataillons (1400 hommes) prend garnison&lt;br /&gt;
à Strasbourg et occupe la caserne de la Porte des&lt;br /&gt;
Bouchers (Engel).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
*REUSS (Rodolphe), « L’Artillerie strasbourgeoise du 14e au&lt;br /&gt;
17e siècle », Revue Alsacienne, 1879.&lt;br /&gt;
*REUSS (Rodolphe), L’Alsace au XVIIe siècle, Paris, 1898.&lt;br /&gt;
*ENGEL (Karl), Strassburg als Garnisonsstadt unter dem&lt;br /&gt;
Ancien Régime, Strasbourg, 1901.&lt;br /&gt;
*PFLEGER (Alfred), « Straßburger Geschütz », Elsassland,&lt;br /&gt;
9, 1929, p. 257, 307, 350.&lt;br /&gt;
*DARTEIN (Abbé L. de), « Jean-Baptiste de Dartein&lt;br /&gt;
(1719-1781), commissaire général des fontes de l’artillerie&lt;br /&gt;
de Strasbourg », RA, t. 83, 1936, p. 264-277, 395-445 ; « Jean&lt;br /&gt;
Félix de Dartein, baron de Tanviller, commissaire général des&lt;br /&gt;
fontes à l’artillerie de Strasbourg (1747-1788) », RA, t. 84,&lt;br /&gt;
1937, p. 244-266.&lt;br /&gt;
*MARTIN (Paul), « L’artillerie et la fonderie de canons de&lt;br /&gt;
Strasbourg du XIVe au XVIIIe siècle », RA, t. 104, 1966-74,&lt;br /&gt;
p. 30-39.&lt;br /&gt;
*DOLLINGER (Philippe), « Strasbourg des Grandes invasions&lt;br /&gt;
au XVIe siècle », t. II de LIVET (G.) et RAPP (F.),&lt;br /&gt;
(dir.), Histoire de Strasbourg, Strasbourg, t. II, 1981.&lt;br /&gt;
*FUCHS (François Joseph), « Notes sur le commerce des armes&lt;br /&gt;
à Strasbourg à la fin du XVe siècle et au XVIe siècle »,&lt;br /&gt;
RA, t. 110, 1984, p. 59-74.&lt;br /&gt;
*LICHTLÉ (Francis), L’armement colmarien du XIVe au&lt;br /&gt;
XVIIe siècle, RA, 2010.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Articles connexes ==&lt;br /&gt;
*[[Arsenal]]&lt;br /&gt;
*[[Artillerie (Ecole d’–)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie: histoire militaire]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>DDC</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Artillerie&amp;diff=20</id>
		<title>Artillerie</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Artillerie&amp;diff=20"/>
		<updated>2018-09-25T12:36:18Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;DDC : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Artillerie]] (&amp;#039;&amp;#039;Geschütz&amp;#039;&amp;#039;)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L&amp;#039;apparition des armes à feu ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les milices des villes d’Alsace se dotent d’armes&lt;br /&gt;
à feu vers la fin du XIVe siècle. Les compagnies&lt;br /&gt;
de tireurs manient l’arquebuse et les villes&lt;br /&gt;
les plus importantes se dotent de canons. On a&lt;br /&gt;
une indication de leur diffusion dans la composition&lt;br /&gt;
de la levée à opérer que décrètent les Etats&lt;br /&gt;
d’Alsace (&amp;#039;&amp;#039;Landstände&amp;#039;&amp;#039;) de 1572. Outre Strasbourg,&lt;br /&gt;
Haguenau (et le grand bailliage) et Kaysersberg,&lt;br /&gt;
les autres villes de la Décapole doivent également&lt;br /&gt;
fournir des canons et des artilleurs. Colmar dispose&lt;br /&gt;
également d’une artillerie, de même que Haguenau,&lt;br /&gt;
Sélestat, Obernai. Les milices que lève la Régence&lt;br /&gt;
d’Ensisheim ne comptent pas de compagnies d’artilleurs&lt;br /&gt;
, les artilleurs et canons des &amp;#039;&amp;#039;Vorlände&amp;#039;&amp;#039; sont&lt;br /&gt;
ceux des mercenaires de la maison de Habsbourg.&lt;br /&gt;
Pourtant aucune de ces villes, qui se croyaient à&lt;br /&gt;
l’abri derrière leurs remparts et leurs canons, ne&lt;br /&gt;
résistent à l’artillerie moderne des armées qui ravagent&lt;br /&gt;
l’Alsace au XVIIe siècle (Rodolphe Reuss).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L&amp;#039;artillerie strasbourgeoise ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est au milieu du XVIe siècle qu’apparaît l’adage&lt;br /&gt;
« &amp;#039;&amp;#039;Nürnberger Witz, Strassburger Geschütz, Venediger&lt;br /&gt;
Macht, Augsburger Pracht, Ulmer Geld regieren die&lt;br /&gt;
Welt&amp;#039;&amp;#039; ». On en sait donc beaucoup plus sur l’artillerie&lt;br /&gt;
strasbourgeoise, qui apparaît dans la deuxième&lt;br /&gt;
moitié du XIVe siècle. Les premières pièces&lt;br /&gt;
strasbourgeoises ont été achetées à Nuremberg&lt;br /&gt;
qui utilise l’artillerie dès 1350. Mais, en 1371&lt;br /&gt;
Strasbourg embauche un fondeur de bouches à&lt;br /&gt;
feu (&amp;#039;&amp;#039;Büchsenmeister&amp;#039;&amp;#039;) et se lance dans la fabrication,&lt;br /&gt;
ce qui ne la dispense pas de procéder à des achats&lt;br /&gt;
massifs auprès d’autres villes (Fribourg, Bâle). La&lt;br /&gt;
milice strasbourgeoise utilise son artillerie dans ses&lt;br /&gt;
expéditions extérieures (Alfred Pfleger). Mais l’artillerie&lt;br /&gt;
a un rôle surtout défensif, ainsi pour repousser&lt;br /&gt;
les attaques des « routiers » (1365 ;1375, 1392),&lt;br /&gt;
des Armagnacs (1439, 1444). Le rôle de l’artillerie&lt;br /&gt;
de campagne strasbourgeoise dans la guerre de&lt;br /&gt;
Dachstein (1419-1422) est plus discuté, mais se&lt;br /&gt;
révèle efficace dans la levée du siège d’Oberkirch&lt;br /&gt;
en 1428, ou dans la guerre de Wasselonne, où s’illustre&lt;br /&gt;
leur gros canon, le Roraff. La menace que&lt;br /&gt;
représente Charles le Téméraire pour Strasbourg&lt;br /&gt;
(1475), oblige la ville à se fortifier de façon plus efficace&lt;br /&gt;
et à se doter d’une artillerie plus conséquente :&lt;br /&gt;
: 50 canons fixés sur étaux et 55 couleuvrines&lt;br /&gt;
ainsi que 427 arquebuses (Philippe Dollinger). Les&lt;br /&gt;
Suisses s’emparent de nombreuses pièces de l’artillerie&lt;br /&gt;
de la coalition mise sur pied par Maximilien&lt;br /&gt;
Ier et défaite à Dornach par les Suisses (1499),&lt;br /&gt;
dont celles de Strasbourg, alliée de Maximilien, en&lt;br /&gt;
particulier son gros canon, l’Autruche (&amp;#039;&amp;#039;Strüss von&lt;br /&gt;
Strassburg&amp;#039;&amp;#039;) avec celui des troupes de la Régence&lt;br /&gt;
d’Ensisheim, la Kättelerli, qu’ils livreront plus tard&lt;br /&gt;
aux Strasbourgeois (Martin).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== les fonderies de Strasbourg == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au début du XVIe siècle, une fonderie d’artillerie&lt;br /&gt;
fait partie intégrante de l’arsenal de Strasbourg&lt;br /&gt;
(&amp;#039;&amp;#039;Zeughaus&amp;#039;&amp;#039;) et un imposant parc d’artillerie est installé&lt;br /&gt;
au Marais-Vert. L&amp;#039;empereur Maximilien les visite à chacun&lt;br /&gt;
de ses séjours à Strasbourg. En 1507, il assiste&lt;br /&gt;
à une démonstration d’artillerie dans la Plaine des&lt;br /&gt;
Bouchers. Les fondeurs strasbourgeois, fort renommés,&lt;br /&gt;
sont « prêtés » aux autres villes du sud de l’Allemagne&lt;br /&gt;
ou de Suisse : à Nuremberg et à Bâle. Leur&lt;br /&gt;
production de canons, mais surtout d’arquebuses&lt;br /&gt;
est importante et appréciée au XVe et au XVIe siècles&lt;br /&gt;
(François Joseph Fuchs). Les Strasbourgeois&lt;br /&gt;
sont attachés à leurs canons, qu’ils baptisent de sobriquets&lt;br /&gt;
: le &amp;#039;&amp;#039;Roraff&amp;#039;&amp;#039;, qui tonnait chaque soir pour&lt;br /&gt;
signaler la fermeture imminente des portes de la&lt;br /&gt;
ville, ou la poétique Mésange (&amp;#039;&amp;#039;Meise&amp;#039;&amp;#039;), réputée pour&lt;br /&gt;
tirer de Strasbourg à Hausbergen : une exagération&lt;br /&gt;
typique de la population strasbourgeoise, à l’origine&lt;br /&gt;
de leur surnom de &amp;#039;&amp;#039;Meiselocker&amp;#039;&amp;#039; (Alfred Pfleger).&lt;br /&gt;
Pourtant, les fondeurs de canons sont aussi fondeurs&lt;br /&gt;
de cloches, et l’on trouve des fonderies dans&lt;br /&gt;
d’autres quartiers de Strasbourg, de même que des&lt;br /&gt;
fabricants de poudres, des armuriers et des arquebusiers.&lt;br /&gt;
Une d’entre elles brûle en 1570 : elle est&lt;br /&gt;
située à la Krutenau, derrière Saint-Nicolas-aux-&lt;br /&gt;
Ondes. La plus célèbre, située rue Sainte-Barbe, est&lt;br /&gt;
celle des frères Edel, qui fondent la &amp;#039;&amp;#039;Zehnerglock&amp;#039;&amp;#039; en&lt;br /&gt;
1786 (Paul Martin). La plus importante des fonderies&lt;br /&gt;
de Strasbourg se situe cependant devant la&lt;br /&gt;
porte des Juifs, au futur chantier des Pontonniers,&lt;br /&gt;
mais est ramenée après 1620 dans l’enceinte, près&lt;br /&gt;
de la porte Blanche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les autres fonderies de canons en Alsace == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe des fonderies de canons dans d’autres villes&lt;br /&gt;
d’Alsace, par exemple à Colmar. Jusqu’en 1476&lt;br /&gt;
Colmar s’était contentée d’acheter des petites pièces,&lt;br /&gt;
couleuvrines principalement. En 1476, elle en&lt;br /&gt;
fond une. Activité encore réduite : 2 canons fondus&lt;br /&gt;
en 1520. Mais en 1525, pour se protéger des&lt;br /&gt;
bandes paysannes, elle garnit ses remparts de 13&lt;br /&gt;
canons. Elle fait appel à partir de 1532 à un fondeur strasbourgeois, Joerg von Guntheim pour se doter de pièces supplémentaires : jusqu’en 1536, il&lt;br /&gt;
accroit l’arsenal de Colmar de 13 pièces. En 1575,&lt;br /&gt;
l’artillerie de Colmar compte 34 canons. Mais l’artillerie&lt;br /&gt;
des remparts de Colmar, avec ses 86 pièces,&lt;br /&gt;
ne servit pas plus à la ville, lorsqu’elle fut prise par&lt;br /&gt;
Louis XIV en 1673, que celle de Strasbourg.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le déclin de l&amp;#039;artillerie alsacienne au XVIIe siècle == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la fin du XVIe siècle, il semble que les jours de&lt;br /&gt;
gloire de l’artillerie strasbourgeoise soient passés.&lt;br /&gt;
Les rapports établis par le Magistrat à la fin du&lt;br /&gt;
siècle témoignent d’une artillerie encore fort abondante,&lt;br /&gt;
mais obsolète, et d’une artillerie de siège qui&lt;br /&gt;
rouille sur les remparts. Les nouvelles pièces qui&lt;br /&gt;
y prennent place ébranlent tellement les fortifications&lt;br /&gt;
de Specklin qu’il faut les reprendre en 1635.&lt;br /&gt;
Pendant la guerre de Trente Ans, la ville fait mine&lt;br /&gt;
d’observer la neutralité. Elle met son artillerie à&lt;br /&gt;
la disposition des Suédois : elle servira au siège&lt;br /&gt;
et à la prise de Sélestat et de Benfeld. En 1665,&lt;br /&gt;
Strasbourg dispose d’une artillerie non négligeable&lt;br /&gt;
et le Magistrat s’efforce de remobiliser une population&lt;br /&gt;
dépourvue d’ardeur guerrière. Créquy peut&lt;br /&gt;
prendre les redoutes du pont du Rhin sur la rive&lt;br /&gt;
droite et sur la rive gauche sans rencontrer une&lt;br /&gt;
grande résistance (1678). En 1681, les 300 canons&lt;br /&gt;
de l’ancienne république, tirent trois salves d’honneur&lt;br /&gt;
pour saluer l’entrée de Louis XIV et de ses&lt;br /&gt;
troupes dans la ville ; son infanterie occupe immédiatement&lt;br /&gt;
les remparts et l’arsenal (Rodolphe&lt;br /&gt;
Reuss).&lt;br /&gt;
Alors que le service des fortifications remodèle à&lt;br /&gt;
nouveau l’enceinte de Specklin, en lui adjoignant&lt;br /&gt;
la citadelle, le Magistrat s’occupe de construire de&lt;br /&gt;
nombreuses casernes, situées pour la plupart sur&lt;br /&gt;
des terrains encore libres, de l’autre côté du canal&lt;br /&gt;
des Faux-Remparts, ou de la Porte des Bouchers,&lt;br /&gt;
où vont s’élever les casernes de l’Esplanade.&lt;br /&gt;
L’artillerie française prend possession de l’arsenal,&lt;br /&gt;
sis en bordure de la place du Marché-aux-Chevaux&lt;br /&gt;
(place Broglie). Comme il est insuffisant, une partie&lt;br /&gt;
des magasins est implantée sur l’Esplanade ouverte&lt;br /&gt;
par la jonction avec la citadelle : il prend le nom&lt;br /&gt;
d’arsenal de construction. L’on y loge également les&lt;br /&gt;
employés et ouvriers de l’arsenal et de la fonderie&lt;br /&gt;
(12 officiers et 192 hommes en 1784).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Strasbourg, siège des fonderies royales ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le rétablissement des fonderies ordonné par Louis&lt;br /&gt;
XIV en 1666 et qui se réalise peu à peu, ne semble&lt;br /&gt;
s’être concrétisé à Strasbourg que tardivement.&lt;br /&gt;
Les fondeurs de canons privés ont pu continuer&lt;br /&gt;
leur activité jusqu’en 1716. En 1703, cependant,&lt;br /&gt;
les officiers d’artillerie obtiennent le regroupement&lt;br /&gt;
de la fonderie et de l’arsenal : la fonderie royale&lt;br /&gt;
s’installe le long de l’actuelle rue de la Fonderie, à&lt;br /&gt;
proximité de l’arsenal. Elle prend place dans l’ensemble&lt;br /&gt;
des fonderies royales. Chacune a à sa tête&lt;br /&gt;
un commissaire général des fontes de l’artillerie,&lt;br /&gt;
officiers, mais aussi industriels. La Fonderie d’artillerie&lt;br /&gt;
de Strasbourg est dès lors, avec celle de Douai,&lt;br /&gt;
la plus importante de France et celle où se pratiquent&lt;br /&gt;
la plupart des recherches qui aboutissent à la&lt;br /&gt;
mise sur pied de la puissante artillerie du système&lt;br /&gt;
Gribeauval : il va assurer la supériorité des armées&lt;br /&gt;
de la Révolution et de l’Empire. En particulier, l’on&lt;br /&gt;
y développe le procédé du forage des canons pleins,&lt;br /&gt;
inventé en 1744 par le commissaire général Maritz,&lt;br /&gt;
directeur de la Fonderie de Strasbourg de 1740 et&lt;br /&gt;
diffusé dans l’ensemble des fonderies du Royaume.&lt;br /&gt;
Jean-Baptiste de Dartein, venu de Toulon, après&lt;br /&gt;
un passage par Douai succède à Maritz en 1760.&lt;br /&gt;
Dartein va gérer cette entreprise jusqu’en 1781 :&lt;br /&gt;
elle produira environ 4000 canons.&lt;br /&gt;
A partir de 1708, Strasbourg est une place de garnison&lt;br /&gt;
pour l’artillerie. Lors de la la réorganisation&lt;br /&gt;
de l’artillerie française en 1720, on y affecte un régiment&lt;br /&gt;
à titre permanent. Le Royal Artillerie a un&lt;br /&gt;
casernement à l’Esplanade, pour 720 hommes, soit&lt;br /&gt;
un bataillon ; il est reconstruit à neuf en 1753. Le&lt;br /&gt;
régiment y a son terrain d’exercices : le Polygone&lt;br /&gt;
de la Plaine des Bouchers. A partir de 1749, on assiste&lt;br /&gt;
à une rotation plus importante des bataillons&lt;br /&gt;
de ce même régiment. Puis à partir de 1755, s’y&lt;br /&gt;
succèdent les régiments de Toul, d’Auvergne, de&lt;br /&gt;
Besançon, du Poitou ; de 1772 à 1775, le régiment&lt;br /&gt;
de Besançon, puis, à partir de 1775 et jusqu’en&lt;br /&gt;
1781, le régiment de Grenoble. Vient ensuite le régiment&lt;br /&gt;
de Metz jusqu’en 1785. Il s’agit jusqu’alors&lt;br /&gt;
de bataillons du régiment (720 hommes). A partir&lt;br /&gt;
de 1786, le régiment d’artillerie de Strasbourg, à&lt;br /&gt;
deux bataillons (1400 hommes) prend garnison&lt;br /&gt;
à Strasbourg et occupe la caserne de la Porte des&lt;br /&gt;
Bouchers (Engel).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
*REUSS (Rodolphe), « L’Artillerie strasbourgeoise du 14e au&lt;br /&gt;
17e siècle », Revue Alsacienne, 1879.&lt;br /&gt;
*REUSS (Rodolphe), L’Alsace au XVIIe siècle, Paris, 1898.&lt;br /&gt;
*ENGEL (Karl), Strassburg als Garnisonsstadt unter dem&lt;br /&gt;
Ancien Régime, Strasbourg, 1901.&lt;br /&gt;
*PFLEGER (Alfred), « Straßburger Geschütz », Elsassland,&lt;br /&gt;
9, 1929, p. 257, 307, 350.&lt;br /&gt;
*DARTEIN (Abbé L. de), « Jean-Baptiste de Dartein&lt;br /&gt;
(1719-1781), commissaire général des fontes de l’artillerie&lt;br /&gt;
de Strasbourg », RA, t. 83, 1936, p. 264-277, 395-445 ; « Jean&lt;br /&gt;
Félix de Dartein, baron de Tanviller, commissaire général des&lt;br /&gt;
fontes à l’artillerie de Strasbourg (1747-1788) », RA, t. 84,&lt;br /&gt;
1937, p. 244-266.&lt;br /&gt;
*MARTIN (Paul), « L’artillerie et la fonderie de canons de&lt;br /&gt;
Strasbourg du XIVe au XVIIIe siècle », RA, t. 104, 1966-74,&lt;br /&gt;
p. 30-39.&lt;br /&gt;
*DOLLINGER (Philippe), « Strasbourg des Grandes invasions&lt;br /&gt;
au XVIe siècle », t. II de LIVET (G.) et RAPP (F.),&lt;br /&gt;
(dir.), Histoire de Strasbourg, Strasbourg, t. II, 1981.&lt;br /&gt;
*FUCHS (François Joseph), « Notes sur le commerce des armes&lt;br /&gt;
à Strasbourg à la fin du XVe siècle et au XVIe siècle »,&lt;br /&gt;
RA, t. 110, 1984, p. 59-74.&lt;br /&gt;
*LICHTLÉ (Francis), L’armement colmarien du XIVe au&lt;br /&gt;
XVIIe siècle, RA, 2010.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Articles connexes ==&lt;br /&gt;
*[[Arsenal]]&lt;br /&gt;
*[[Artillerie (Ecole d’–)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie: histoire militaire]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>DDC</name></author>
		
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		<title>Artillerie</title>
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		<updated>2018-09-25T12:34:52Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;DDC : Page créée avec « Artillerie (&amp;#039;&amp;#039;Geschütz&amp;#039;&amp;#039;)  == L&amp;#039;apparition des armes à feu ==  Les milices des villes d’Alsace se dotent d’armes à feu vers la fin du XIVe siècle. Les compagni... »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Artillerie]] (&amp;#039;&amp;#039;Geschütz&amp;#039;&amp;#039;)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L&amp;#039;apparition des armes à feu ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les milices des villes d’Alsace se dotent d’armes&lt;br /&gt;
à feu vers la fin du XIVe siècle. Les compagnies&lt;br /&gt;
de tireurs manient l’arquebuse et les villes&lt;br /&gt;
les plus importantes se dotent de canons. On a&lt;br /&gt;
une indication de leur diffusion dans la composition&lt;br /&gt;
de la levée à opérer que décrètent les Etats&lt;br /&gt;
d’Alsace (&amp;#039;&amp;#039;Landstände&amp;#039;&amp;#039;) de 1572. Outre Strasbourg,&lt;br /&gt;
Haguenau (et le grand bailliage) et Kaysersberg,&lt;br /&gt;
les autres villes de la Décapole doivent également&lt;br /&gt;
fournir des canons et des artilleurs. Colmar dispose&lt;br /&gt;
également d’une artillerie, de même que Haguenau,&lt;br /&gt;
Sélestat, Obernai. Les milices que lève la Régence&lt;br /&gt;
d’Ensisheim ne comptent pas de compagnies d’artilleurs&lt;br /&gt;
, les artilleurs et canons des &amp;#039;&amp;#039;Vorlände&amp;#039;&amp;#039; sont&lt;br /&gt;
ceux des mercenaires de la maison de Habsbourg.&lt;br /&gt;
Pourtant aucune de ces villes, qui se croyaient à&lt;br /&gt;
l’abri derrière leurs remparts et leurs canons, ne&lt;br /&gt;
résistent à l’artillerie moderne des armées qui ravagent&lt;br /&gt;
l’Alsace au XVIIe siècle (Rodolphe Reuss).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L&amp;#039;artillerie strasbourgeoise ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est au milieu du XVIe siècle qu’apparaît l’adage&lt;br /&gt;
« &amp;#039;&amp;#039;Nürnberger Witz, Strassburger Geschütz, Venediger&lt;br /&gt;
Macht, Augsburger Pracht, Ulmer Geld regieren die&lt;br /&gt;
Welt&amp;#039;&amp;#039; ». On en sait donc beaucoup plus sur l’artillerie&lt;br /&gt;
strasbourgeoise, qui apparaît dans la deuxième&lt;br /&gt;
moitié du XIVe siècle. Les premières pièces&lt;br /&gt;
strasbourgeoises ont été achetées à Nuremberg&lt;br /&gt;
qui utilise l’artillerie dès 1350. Mais, en 1371&lt;br /&gt;
Strasbourg embauche un fondeur de bouches à&lt;br /&gt;
feu (&amp;#039;&amp;#039;Büchsenmeister&amp;#039;&amp;#039;) et se lance dans la fabrication,&lt;br /&gt;
ce qui ne la dispense pas de procéder à des achats&lt;br /&gt;
massifs auprès d’autres villes (Fribourg, Bâle). La&lt;br /&gt;
milice strasbourgeoise utilise son artillerie dans ses&lt;br /&gt;
expéditions extérieures (Alfred Pfleger). Mais l’artillerie&lt;br /&gt;
a un rôle surtout défensif, ainsi pour repousser&lt;br /&gt;
les attaques des « routiers » (1365 ;1375, 1392),&lt;br /&gt;
des Armagnacs (1439, 1444). Le rôle de l’artillerie&lt;br /&gt;
de campagne strasbourgeoise dans la guerre de&lt;br /&gt;
Dachstein (1419-1422) est plus discuté, mais se&lt;br /&gt;
révèle efficace dans la levée du siège d’Oberkirch&lt;br /&gt;
en 1428, ou dans la guerre de Wasselonne, où s’illustre&lt;br /&gt;
leur gros canon, le Roraff. La menace que&lt;br /&gt;
représente Charles le Téméraire pour Strasbourg&lt;br /&gt;
(1475), oblige la ville à se fortifier de façon plus efficace&lt;br /&gt;
et à se doter d’une artillerie plus conséquente&lt;br /&gt;
: 50 canons fixés sur étaux et 55 couleuvrines&lt;br /&gt;
ainsi que 427 arquebuses (Philippe Dollinger). Les&lt;br /&gt;
Suisses s’emparent de nombreuses pièces de l’artillerie&lt;br /&gt;
de la coalition mise sur pied par Maximilien&lt;br /&gt;
Ier et défaite à Dornach par les Suisses (1499),&lt;br /&gt;
dont celles de Strasbourg, alliée de Maximilien, en&lt;br /&gt;
particulier son gros canon, l’Autruche (&amp;#039;&amp;#039;Strüss von&lt;br /&gt;
Strassburg&amp;#039;&amp;#039;) avec celui des troupes de la Régence&lt;br /&gt;
d’Ensisheim, la Kättelerli, qu’ils livreront plus tard&lt;br /&gt;
aux Strasbourgeois (Martin).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== les fonderies de Strasbourg == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au début du XVIe siècle, une fonderie d’artillerie&lt;br /&gt;
fait partie intégrante de l’arsenal de Strasbourg&lt;br /&gt;
(&amp;#039;&amp;#039;Zeughaus&amp;#039;&amp;#039;) et un imposant parc d’artillerie est installé&lt;br /&gt;
au Marais-Vert. L&amp;#039;empereur Maximilien les visite à chacun&lt;br /&gt;
de ses séjours à Strasbourg. En 1507, il assiste&lt;br /&gt;
à une démonstration d’artillerie dans la Plaine des&lt;br /&gt;
Bouchers. Les fondeurs strasbourgeois, fort renommés,&lt;br /&gt;
sont « prêtés » aux autres villes du sud de l’Allemagne&lt;br /&gt;
ou de Suisse : à Nuremberg et à Bâle. Leur&lt;br /&gt;
production de canons, mais surtout d’arquebuses&lt;br /&gt;
est importante et appréciée au XVe et au XVIe siècles&lt;br /&gt;
(François Joseph Fuchs). Les Strasbourgeois&lt;br /&gt;
sont attachés à leurs canons, qu’ils baptisent de sobriquets&lt;br /&gt;
: le &amp;#039;&amp;#039;Roraff&amp;#039;&amp;#039;, qui tonnait chaque soir pour&lt;br /&gt;
signaler la fermeture imminente des portes de la&lt;br /&gt;
ville, ou la poétique Mésange (&amp;#039;&amp;#039;Meise&amp;#039;&amp;#039;), réputée pour&lt;br /&gt;
tirer de Strasbourg à Hausbergen : une exagération&lt;br /&gt;
typique de la population strasbourgeoise, à l’origine&lt;br /&gt;
de leur surnom de &amp;#039;&amp;#039;Meiselocker&amp;#039;&amp;#039; (Alfred Pfleger).&lt;br /&gt;
Pourtant, les fondeurs de canons sont aussi fondeurs&lt;br /&gt;
de cloches, et l’on trouve des fonderies dans&lt;br /&gt;
d’autres quartiers de Strasbourg, de même que des&lt;br /&gt;
fabricants de poudres, des armuriers et des arquebusiers.&lt;br /&gt;
Une d’entre elles brûle en 1570 : elle est&lt;br /&gt;
située à la Krutenau, derrière Saint-Nicolas-aux-&lt;br /&gt;
Ondes. La plus célèbre, située rue Sainte-Barbe, est&lt;br /&gt;
celle des frères Edel, qui fondent la &amp;#039;&amp;#039;Zehnerglock&amp;#039;&amp;#039; en&lt;br /&gt;
1786 (Paul Martin). La plus importante des fonderies&lt;br /&gt;
de Strasbourg se situe cependant devant la&lt;br /&gt;
porte des Juifs, au futur chantier des Pontonniers,&lt;br /&gt;
mais est ramenée après 1620 dans l’enceinte, près&lt;br /&gt;
de la porte Blanche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les autres fonderies de canons en Alsace == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe des fonderies de canons dans d’autres villes&lt;br /&gt;
d’Alsace, par exemple à Colmar. Jusqu’en 1476&lt;br /&gt;
Colmar s’était contentée d’acheter des petites pièces,&lt;br /&gt;
couleuvrines principalement. En 1476, elle en&lt;br /&gt;
fond une. Activité encore réduite : 2 canons fondus&lt;br /&gt;
en 1520. Mais en 1525, pour se protéger des&lt;br /&gt;
bandes paysannes, elle garnit ses remparts de 13&lt;br /&gt;
canons. Elle fait appel à partir de 1532 à un fondeur strasbourgeois, Joerg von Guntheim pour se doter de pièces supplémentaires : jusqu’en 1536, il&lt;br /&gt;
accroit l’arsenal de Colmar de 13 pièces. En 1575,&lt;br /&gt;
l’artillerie de Colmar compte 34 canons. Mais l’artillerie&lt;br /&gt;
des remparts de Colmar, avec ses 86 pièces,&lt;br /&gt;
ne servit pas plus à la ville, lorsqu’elle fut prise par&lt;br /&gt;
Louis XIV en 1673, que celle de Strasbourg.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le déclin de l&amp;#039;artillerie alsacienne au XVIIe siècle == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la fin du XVIe siècle, il semble que les jours de&lt;br /&gt;
gloire de l’artillerie strasbourgeoise soient passés.&lt;br /&gt;
Les rapports établis par le Magistrat à la fin du&lt;br /&gt;
siècle témoignent d’une artillerie encore fort abondante,&lt;br /&gt;
mais obsolète, et d’une artillerie de siège qui&lt;br /&gt;
rouille sur les remparts. Les nouvelles pièces qui&lt;br /&gt;
y prennent place ébranlent tellement les fortifications&lt;br /&gt;
de Specklin qu’il faut les reprendre en 1635.&lt;br /&gt;
Pendant la guerre de Trente Ans, la ville fait mine&lt;br /&gt;
d’observer la neutralité. Elle met son artillerie à&lt;br /&gt;
la disposition des Suédois : elle servira au siège&lt;br /&gt;
et à la prise de Sélestat et de Benfeld. En 1665,&lt;br /&gt;
Strasbourg dispose d’une artillerie non négligeable&lt;br /&gt;
et le Magistrat s’efforce de remobiliser une population&lt;br /&gt;
dépourvue d’ardeur guerrière. Créquy peut&lt;br /&gt;
prendre les redoutes du pont du Rhin sur la rive&lt;br /&gt;
droite et sur la rive gauche sans rencontrer une&lt;br /&gt;
grande résistance (1678). En 1681, les 300 canons&lt;br /&gt;
de l’ancienne république, tirent trois salves d’honneur&lt;br /&gt;
pour saluer l’entrée de Louis XIV et de ses&lt;br /&gt;
troupes dans la ville ; son infanterie occupe immédiatement&lt;br /&gt;
les remparts et l’arsenal (Rodolphe&lt;br /&gt;
Reuss).&lt;br /&gt;
Alors que le service des fortifications remodèle à&lt;br /&gt;
nouveau l’enceinte de Specklin, en lui adjoignant&lt;br /&gt;
la citadelle, le Magistrat s’occupe de construire de&lt;br /&gt;
nombreuses casernes, situées pour la plupart sur&lt;br /&gt;
des terrains encore libres, de l’autre côté du canal&lt;br /&gt;
des Faux-Remparts, ou de la Porte des Bouchers,&lt;br /&gt;
où vont s’élever les casernes de l’Esplanade.&lt;br /&gt;
L’artillerie française prend possession de l’arsenal,&lt;br /&gt;
sis en bordure de la place du Marché-aux-Chevaux&lt;br /&gt;
(place Broglie). Comme il est insuffisant, une partie&lt;br /&gt;
des magasins est implantée sur l’Esplanade ouverte&lt;br /&gt;
par la jonction avec la citadelle : il prend le nom&lt;br /&gt;
d’arsenal de construction. L’on y loge également les&lt;br /&gt;
employés et ouvriers de l’arsenal et de la fonderie&lt;br /&gt;
(12 officiers et 192 hommes en 1784).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Strasbourg, siège des fonderies royales ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le rétablissement des fonderies ordonné par Louis&lt;br /&gt;
XIV en 1666 et qui se réalise peu à peu, ne semble&lt;br /&gt;
s’être concrétisé à Strasbourg que tardivement.&lt;br /&gt;
Les fondeurs de canons privés ont pu continuer&lt;br /&gt;
leur activité jusqu’en 1716. En 1703, cependant,&lt;br /&gt;
les officiers d’artillerie obtiennent le regroupement&lt;br /&gt;
de la fonderie et de l’arsenal : la fonderie royale&lt;br /&gt;
s’installe le long de l’actuelle rue de la Fonderie, à&lt;br /&gt;
proximité de l’arsenal. Elle prend place dans l’ensemble&lt;br /&gt;
des fonderies royales. Chacune a à sa tête&lt;br /&gt;
un commissaire général des fontes de l’artillerie,&lt;br /&gt;
officiers, mais aussi industriels. La Fonderie d’artillerie&lt;br /&gt;
de Strasbourg est dès lors, avec celle de Douai,&lt;br /&gt;
la plus importante de France et celle où se pratiquent&lt;br /&gt;
la plupart des recherches qui aboutissent à la&lt;br /&gt;
mise sur pied de la puissante artillerie du système&lt;br /&gt;
Gribeauval : il va assurer la supériorité des armées&lt;br /&gt;
de la Révolution et de l’Empire. En particulier, l’on&lt;br /&gt;
y développe le procédé du forage des canons pleins,&lt;br /&gt;
inventé en 1744 par le commissaire général Maritz,&lt;br /&gt;
directeur de la Fonderie de Strasbourg de 1740 et&lt;br /&gt;
diffusé dans l’ensemble des fonderies du Royaume.&lt;br /&gt;
Jean-Baptiste de Dartein, venu de Toulon, après&lt;br /&gt;
un passage par Douai succède à Maritz en 1760.&lt;br /&gt;
Dartein va gérer cette entreprise jusqu’en 1781 :&lt;br /&gt;
elle produira environ 4000 canons.&lt;br /&gt;
A partir de 1708, Strasbourg est une place de garnison&lt;br /&gt;
pour l’artillerie. Lors de la la réorganisation&lt;br /&gt;
de l’artillerie française en 1720, on y affecte un régiment&lt;br /&gt;
à titre permanent. Le Royal Artillerie a un&lt;br /&gt;
casernement à l’Esplanade, pour 720 hommes, soit&lt;br /&gt;
un bataillon ; il est reconstruit à neuf en 1753. Le&lt;br /&gt;
régiment y a son terrain d’exercices : le Polygone&lt;br /&gt;
de la Plaine des Bouchers. A partir de 1749, on assiste&lt;br /&gt;
à une rotation plus importante des bataillons&lt;br /&gt;
de ce même régiment. Puis à partir de 1755, s’y&lt;br /&gt;
succèdent les régiments de Toul, d’Auvergne, de&lt;br /&gt;
Besançon, du Poitou ; de 1772 à 1775, le régiment&lt;br /&gt;
de Besançon, puis, à partir de 1775 et jusqu’en&lt;br /&gt;
1781, le régiment de Grenoble. Vient ensuite le régiment&lt;br /&gt;
de Metz jusqu’en 1785. Il s’agit jusqu’alors&lt;br /&gt;
de bataillons du régiment (720 hommes). A partir&lt;br /&gt;
de 1786, le régiment d’artillerie de Strasbourg, à&lt;br /&gt;
deux bataillons (1400 hommes) prend garnison&lt;br /&gt;
à Strasbourg et occupe la caserne de la Porte des&lt;br /&gt;
Bouchers (Engel).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
*REUSS (Rodolphe), « L’Artillerie strasbourgeoise du 14e au&lt;br /&gt;
17e siècle », Revue Alsacienne, 1879.&lt;br /&gt;
*REUSS (Rodolphe), L’Alsace au XVIIe siècle, Paris, 1898.&lt;br /&gt;
*ENGEL (Karl), Strassburg als Garnisonsstadt unter dem&lt;br /&gt;
Ancien Régime, Strasbourg, 1901.&lt;br /&gt;
*PFLEGER (Alfred), « Straßburger Geschütz », Elsassland,&lt;br /&gt;
9, 1929, p. 257, 307, 350.&lt;br /&gt;
*DARTEIN (Abbé L. de), « Jean-Baptiste de Dartein&lt;br /&gt;
(1719-1781), commissaire général des fontes de l’artillerie&lt;br /&gt;
de Strasbourg », RA, t. 83, 1936, p. 264-277, 395-445 ; « Jean&lt;br /&gt;
Félix de Dartein, baron de Tanviller, commissaire général des&lt;br /&gt;
fontes à l’artillerie de Strasbourg (1747-1788) », RA, t. 84,&lt;br /&gt;
1937, p. 244-266.&lt;br /&gt;
*MARTIN (Paul), « L’artillerie et la fonderie de canons de&lt;br /&gt;
Strasbourg du XIVe au XVIIIe siècle », RA, t. 104, 1966-74,&lt;br /&gt;
p. 30-39.&lt;br /&gt;
*DOLLINGER (Philippe), « Strasbourg des Grandes invasions&lt;br /&gt;
au XVIe siècle », t. II de LIVET (G.) et RAPP (F.),&lt;br /&gt;
(dir.), Histoire de Strasbourg, Strasbourg, t. II, 1981.&lt;br /&gt;
*FUCHS (François Joseph), « Notes sur le commerce des armes&lt;br /&gt;
à Strasbourg à la fin du XVe siècle et au XVIe siècle »,&lt;br /&gt;
RA, t. 110, 1984, p. 59-74.&lt;br /&gt;
*LICHTLÉ (Francis), L’armement colmarien du XIVe au&lt;br /&gt;
XVIIe siècle, RA, 2010.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Articles connexes ==&lt;br /&gt;
*[[Arsenal]]&lt;br /&gt;
*[[Artillerie (Ecole d’–)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie: histoire militaire]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>DDC</name></author>
		
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		<summary type="html">&lt;p&gt;DDC : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Achtundzwanziger]] voir [[Conseil des vingt-huit]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie: administration municipale de Strasbourg]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>DDC</name></author>
		
	</entry>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;DDC : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Achtundzwanziger]] voir [[Conseil des Vingt-huit]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie: administration municipale de Strasbourg]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>DDC</name></author>
		
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		<summary type="html">&lt;p&gt;DDC : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Achtundzwanziger]] voir [[https://mediawiki.ad.bnu.fr/index.php/Conseil_des_vingt_huit|Conseil des Vingt-huit]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie: administration municipale de Strasbourg]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>DDC</name></author>
		
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		<summary type="html">&lt;p&gt;DDC : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Achtundzwanziger]] voir [[[https://mediawiki.ad.bnu.fr/index.php/Conseil_des_vingt_huit|Conseil des Vingt-huit]]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie: administration municipale de Strasbourg]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>DDC</name></author>
		
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		<summary type="html">&lt;p&gt;DDC : Contenu remplacé par « Achtundzwanziger voir [Conseil des Vingt-huit]     Catégorie: administration municipale de Strasbourg »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Achtundzwanziger]] voir [Conseil des Vingt-huit]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie: administration municipale de Strasbourg]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>DDC</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Achtundzwanziger&amp;diff=10</id>
		<title>Achtundzwanziger</title>
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		<updated>2018-09-25T12:14:19Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;DDC : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Achtundzwanziger]] (&amp;#039;&amp;#039;Conseil des Vingt-huit&amp;#039;&amp;#039;)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== À Strasbourg ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Commission de 28 représentants des corporations ([[Zünfte]]), instituée en 1433 par le [[Magistrat]] de Strasbourg pour réformer la constitution et en&lt;br /&gt;
surveiller l’application.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ses membres n’appartiennent pas au cercle le plus&lt;br /&gt;
étroit de l’élite politique et représentent les intérêts&lt;br /&gt;
de ce qu’on pourrait appeler la classe moyenne artisanale&lt;br /&gt;
et commerçante.&lt;br /&gt;
La commission est d’abord chargée par le&lt;br /&gt;
Magistrat d’élaborer un nouveau règlement pour&lt;br /&gt;
l’élection de l’[[Ammeister]]. La même année, elle doit&lt;br /&gt;
choisir en son sein huit représentants, qui, associés&lt;br /&gt;
à cinq Constofler désignés par le Magistrat, forment&lt;br /&gt;
un [[Conseil des XIII]], chargé des réformes (über die&lt;br /&gt;
Ordnungen), différent de celui chargé des affaires&lt;br /&gt;
militaires (über den Krieg). Ce nouveau Conseil&lt;br /&gt;
des XIII reprend les missions de surveillance de la&lt;br /&gt;
Constitution et d’élaboration de nouveaux règlements&lt;br /&gt;
pour les dirigeants. En novembre 1433, il&lt;br /&gt;
recommande la création du [[Conseil des XV]], qui&lt;br /&gt;
évolue rapidement dans une direction plus oligarchique.&lt;br /&gt;
Le Conseil des Vingt-huit est cependant maintenu, les XV élaborent même un règlement pour&lt;br /&gt;
l’institution. Ses membres, qui prêtent serment devant&lt;br /&gt;
le Conseil des XV, sont convoqués par ce dernier,&lt;br /&gt;
et lui doivent assistance et conseil. Le Conseil&lt;br /&gt;
des Vingt-huit disparaît au début de la deuxième&lt;br /&gt;
moitié du XVe siècle, ce qui marque l’échec d’une&lt;br /&gt;
tentative de donner à la vie politique strasbourgeoise&lt;br /&gt;
une assise sociale plus large.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jean-Marie Holderbach&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie == &lt;br /&gt;
* AMS 1MR 28 f° 45 [f° 70, nouvelle foliotation] : règlement&lt;br /&gt;
des XXVIII.&lt;br /&gt;
* ALIOTH, Gruppen (1988), t. I, p. 144-147.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Articles connexes ==&lt;br /&gt;
* Constitution de Strasbourg&lt;br /&gt;
* Corporations&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie: administration municipale de Strasbourg]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>DDC</name></author>
		
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		<id>https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Achtundzwanziger&amp;diff=7</id>
		<title>Achtundzwanziger</title>
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		<updated>2018-09-25T12:11:43Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;DDC : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Achtundzwanziger]] (&amp;#039;&amp;#039;Conseil des Vingt-huit&amp;#039;&amp;#039;)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== À Strasbourg ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Commission de 28 représentants des corporations ([[Zünfte]]), instituée en 1433 par le [[Magistrat]] de Strasbourg pour réformer la constitution et en&lt;br /&gt;
surveiller l’application.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ses membres n’appartiennent pas au cercle le plus&lt;br /&gt;
étroit de l’élite politique et représentent les intérêts&lt;br /&gt;
de ce qu’on pourrait appeler la classe moyenne artisanale&lt;br /&gt;
et commerçante.&lt;br /&gt;
La commission est d’abord chargée par le&lt;br /&gt;
Magistrat d’élaborer un nouveau règlement pour&lt;br /&gt;
l’élection de l’[[Ammeister]]. La même année, elle doit&lt;br /&gt;
choisir en son sein huit représentants, qui, associés&lt;br /&gt;
à cinq Constofler désignés par le Magistrat, forment&lt;br /&gt;
un [[Conseil des XIII]], chargé des réformes (über die&lt;br /&gt;
Ordnungen), différent de celui chargé des affaires&lt;br /&gt;
militaires (über den Krieg). Ce nouveau Conseil&lt;br /&gt;
des XIII reprend les missions de surveillance de la&lt;br /&gt;
Constitution et d’élaboration de nouveaux règlements&lt;br /&gt;
pour les dirigeants. En novembre 1433, il&lt;br /&gt;
recommande la création du [[Conseil des XV]], qui&lt;br /&gt;
évolue rapidement dans une direction plus oligarchique.&lt;br /&gt;
Le Conseil des Vingt-huit est cependant maintenu, les XV élaborent même un règlement pour&lt;br /&gt;
l’institution. Ses membres, qui prêtent serment devant&lt;br /&gt;
le Conseil des XV, sont convoqués par ce dernier,&lt;br /&gt;
et lui doivent assistance et conseil. Le Conseil&lt;br /&gt;
des Vingt-huit disparaît au début de la deuxième&lt;br /&gt;
moitié du XVe siècle, ce qui marque l’échec d’une&lt;br /&gt;
tentative de donner à la vie politique strasbourgeoise&lt;br /&gt;
une assise sociale plus large.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jean-Marie Holderbach&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie == &lt;br /&gt;
* AMS 1MR 28 f° 45 [f° 70, nouvelle foliotation] : règlement&lt;br /&gt;
des XXVIII.&lt;br /&gt;
* ALIOTH, Gruppen (1988), t. I, p. 144-147.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Articles connexes ==&lt;br /&gt;
* Constitution de Strasbourg&lt;br /&gt;
* Corporations&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Références externes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie: administration municipale de Strasbourg]]&lt;/div&gt;</summary>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;DDC : Page créée avec « Achtundzwanziger – Conseil des Vingt-huit   == À Strasbourg ==  Commission de 28 représentants des corporations (Zünfte), instituée en 1433 par le Magi... »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Achtundzwanziger]] – [[Conseil des Vingt-huit]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== À Strasbourg ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Commission de 28 représentants des corporations ([[Zünfte]]), instituée en 1433 par le [[Magistrat]] de Strasbourg pour réformer la constitution et en&lt;br /&gt;
surveiller l’application.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ses membres n’appartiennent pas au cercle le plus&lt;br /&gt;
étroit de l’élite politique et représentent les intérêts&lt;br /&gt;
de ce qu’on pourrait appeler la classe moyenne artisanale&lt;br /&gt;
et commerçante.&lt;br /&gt;
La commission est d’abord chargée par le&lt;br /&gt;
Magistrat d’élaborer un nouveau règlement pour&lt;br /&gt;
l’élection de l’[[Ammeister]]. La même année, elle doit&lt;br /&gt;
choisir en son sein huit représentants, qui, associés&lt;br /&gt;
à cinq Constofler désignés par le Magistrat, forment&lt;br /&gt;
un [[Conseil des XIII]], chargé des réformes (über die&lt;br /&gt;
Ordnungen), différent de celui chargé des affaires&lt;br /&gt;
militaires (über den Krieg). Ce nouveau Conseil&lt;br /&gt;
des XIII reprend les missions de surveillance de la&lt;br /&gt;
Constitution et d’élaboration de nouveaux règlements&lt;br /&gt;
pour les dirigeants. En novembre 1433, il&lt;br /&gt;
recommande la création du [[Conseil des XV]], qui&lt;br /&gt;
évolue rapidement dans une direction plus oligarchique.&lt;br /&gt;
Le Conseil des Vingt-huit est cependant maintenu, les XV élaborent même un règlement pour&lt;br /&gt;
l’institution. Ses membres, qui prêtent serment devant&lt;br /&gt;
le Conseil des XV, sont convoqués par ce dernier,&lt;br /&gt;
et lui doivent assistance et conseil. Le Conseil&lt;br /&gt;
des Vingt-huit disparaît au début de la deuxième&lt;br /&gt;
moitié du XVe siècle, ce qui marque l’échec d’une&lt;br /&gt;
tentative de donner à la vie politique strasbourgeoise&lt;br /&gt;
une assise sociale plus large.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jean-Marie Holderbach&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie == &lt;br /&gt;
* AMS 1MR 28 f° 45 [f° 70, nouvelle foliotation] : règlement&lt;br /&gt;
des XXVIII.&lt;br /&gt;
* ALIOTH, Gruppen (1988), t. I, p. 144-147.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Articles connexes ==&lt;br /&gt;
* Constitution de Strasbourg&lt;br /&gt;
* Corporations&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Références externes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie: administration municipale de Strasbourg]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>DDC</name></author>
		
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		<id>https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Dictionnaire_historique_des_institutions_de_l%27Alsace_du_Moyen_%C3%82ge_%C3%A0_1815&amp;diff=5</id>
		<title>Dictionnaire historique des institutions de l&#039;Alsace du Moyen Âge à 1815</title>
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		<updated>2018-09-18T09:36:34Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;DDC : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;lt;strong&amp;gt;MediaWiki a été installé.&amp;lt;/strong&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Consultez le [https://www.mediawiki.org/wiki/Special:MyLanguage/Help:Contents Guide de l’utilisateur] pour plus d’informations sur l’utilisation de ce logiciel de wiki.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Pour démarrer ==&lt;br /&gt;
* [https://www.mediawiki.org/wiki/Special:MyLanguage/Manual:Configuration_settings Liste des paramètres de configuration]&lt;br /&gt;
* [https://www.mediawiki.org/wiki/Special:MyLanguage/Manual:FAQ/fr Questions courantes sur MediaWiki]&lt;br /&gt;
* [https://lists.wikimedia.org/mailman/listinfo/mediawiki-announce Liste de discussion sur les distributions de MediaWiki]&lt;br /&gt;
* [https://www.mediawiki.org/wiki/Special:MyLanguage/Localisation#Translation_resources Adaptez MediaWiki dans votre langue]&lt;br /&gt;
* [https://www.mediawiki.org/wiki/Special:MyLanguage/Manual:Combating_spam Apprendre comment lutter contre le pourriel dans votre wiki]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>DDC</name></author>
		
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		<title>Dictionnaire historique des institutions de l&#039;Alsace du Moyen Âge à 1815</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://dhialsace.bnu.fr/w/index.php?title=Dictionnaire_historique_des_institutions_de_l%27Alsace_du_Moyen_%C3%82ge_%C3%A0_1815&amp;diff=4"/>
		<updated>2018-09-18T09:36:22Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;DDC : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;lt;strong&amp;gt;MediaWiki a été installé.&amp;lt;/strong&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Consultez le [https://www.mediawiki.org/wiki/Special:MyLanguage/Help:Contents Guide de l’utilisateur] pour plus d’informations sur l’utilisation de ce logiciel de wiki.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Pour démarrer ==&lt;br /&gt;
* [https://www.mediawiki.org/wiki/Special:MyLanguage/Manual:Configuration_settings Liste des paramètres de configuration]&lt;br /&gt;
* [https://www.mediawiki.org/wiki/Special:MyLanguage/Manual:FAQ/fr Questions courantes sur MediaWiki]&lt;br /&gt;
* [https://lists.wikimedia.org/mailman/listinfo/mediawiki-announce Liste de discussion sur les distributions de MediaWiki]&lt;br /&gt;
* [https://www.mediawiki.org/wiki/Special:MyLanguage/Localisation#Translation_resources Adaptez MediaWiki dans votre langue]&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
== essai ==&lt;/div&gt;</summary>
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